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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 07:36

fsm.jpgLa Fédération syndicale mondiale (FSM) dénonce l'intervention impérialiste française au Mali

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La Fédération Syndicale Mondiale dénonce fermement l’intervention militaire du gouvernement Français « socialiste » de François Hollande au Mali avec l’appui d’autres forces impérialistes, sous prétexte d’intensification des conflits entre l’armée malienne et les organisations combattantes qui semblent lutter pour l’indépendance du nord-Mali en Azawad.



L’intervention militaire a été présentée comme une réponse à la demande du Président Malien, Dioncounda Traoré, un Président nommé à son poste après le putsch Militaire du mois de mars.



Menée par les Français, dans leur ancienne colonie, cette opération militaire a depuis été rejointe par la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Union européenne ainsi que les États-Unis, le Canada et la CEDEAO. Tous ont déjà envoyé des troupes et des forces aériennes au Mali et ont apporté leur soutien, suivant la résolution de décembre du Conseil de sécurité des Nations unies.



Après le génocide au Rwanda et la destruction de la Libye, la France continue d'utiliser les bases militaires qu'elle conserve en Afrique afin de renforcer son rôle dans la compétition inter-impérialiste et de servir les intérêts de ses grands monopoles qui pillent les ressources les plus précieuses (or, uranium etc.)



Ce conflit monté par tous les belligérants est une nouvelle démonstration sanglante dans ce continent africain meurtri, où les Africains ont déjà payé un lourd tribut, d'un conflit visant à la sauvegarde des intérêts français liés aux mines d'uranium trouvés dans les zones Touareg d'Afrique de l'ouest, des rivalités inter-impérialistes pour le contrôle des ressources précieuses du Mali et de la mise en place de gouvernements fantoches dans les pays Africains au service des forces impérialistes dominantes.



La Fédération syndicale mondiale, en solidarité avec les travailleurs et les pauvres du M ali et des pays d'Afrique de l'ouest, dénonce fermement l'agressivité croissante des forces impérialistes dans la région qui ne fait que détériorer des conditions de vie déjà difficiles de la population de la région et ne vise qu'à sauvegarder et intensifier le pillage des ressources les plus précieuses qui appartiennent au peuple et devraient être utilisées pour satisfaire ses besoins.



Enfin, nous lançons un appel aux fédérations syndicales, avant tout des pays belligérants, afin qu'elles dénoncent et agissent contre la participation de leurs gouvernements à cette guerre. La position de chaque syndicat sur la question des guerres impérialistes est cruciale et constitue un critère pour juger du type d'organisation auquel on a à faire. Les travailleurs des pays impérialistes doivent exprimer leur solidarité internationaliste avec leurs frères d'autres pays.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:07

imper-mali.jpgNon à l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali !



Déclaration du PCF Paris 15 reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le pays et la représentation nationale sont devant le fait accompli.

François Hollande a déclaré que la France était en guerre au Mali le lendemain des premiers affrontements. Depuis des semaines, il préparait l’opinion à cette intervention. Mais il promettait de placer de la chair à canon africaine en première ligne, ce qui s’est révélé impossible. Il y a déjà un soldat français mort au Mali et au moins deux dans le ratage de l’opération coordonnée en Somalie. Hollande se réjouit de « lourdes pertes chez les adversaires ». Oui la guerre, ça coûte et ça tue !

Personne ne peut être dupe des raisons avancées le Président. On connaît trop les refrains à la George Bush sur la guerre « humanitaire » et la « lutte contre le terrorisme » et les résultats des guerres d’Irak, d’Afghanistan ou d’ailleurs.

En Libye, les impérialistes français et britanniques ont servi de sous-traitants à l’impérialisme américain pour des questions principalement de pétrole. Cette guerre a décomposé le pays, ravivé et militarisé des conflits préexistants dans plusieurs pays d’Afrique noire dont le Mali. Elle a fait le lit d’une radicalisation politique « islamiste ».

Maintenant, les intérêts impérialistes, notamment français, l’accès aux minerais, à l’uranium du Niger par exemple, se trouvent menacés par la déstabilisation de toute la région.C’est là qu’il faut chercher les vrais objectifs de guerre de l’Etat français. Certainement pas dans les appels à l’aide du président fantoche placé par l’Occident à Bamako.

Le déroulement militaire et les conséquences politiques de cette nouvelle aventure guerrière , en Afrique mais aussi ailleurs, sont imprévisibles. Afghanistan, Irak, Libye : la terreur de la guerre n’a fait que renforcer les « terroristes » ou les « islamistes » que l’OTAN prétendait combattre. La population du Mali, dans toutes ses composantes, du nord et du sud, vit des heures sombres. Mais l’issue d’une guerre menée par la puissance néocoloniale qui poursuit l’exploitation du pays, le maintient dans une extrême pauvreté et une dépendance politique, condamne une partie de sa jeunesse à l’émigration est douteuse.

François Hollande se prévaut d’un appui international général. Les puissances impérialistes chinoise et russe n’ont pas d’intérêts économiques et géopolitiques divergents avec les Etats-Unis et l’UE , dans le cas du Mali, contrairement à celui de la Syrie. Elles ne bloqueront pas les résolutions de l’ONU.

En France, les médias prétendent qu’il existe un consensus en faveur de cette guerre, de la gauche à l’extrême-droite. Là encore, le changement, ce n’est vraiment pas pour maintenant. Hollande met ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, Sarkozy en Libye et en Côte d’Ivoire, Jospin en Afghanistan, sans remonter la sinistre guerre mitterrandienne au Tchad. 

Communistes, nous ne rentrerons pas dans cette « Union sacrée », pas plus aujourd’hui qu’hier.

Nous demandons l’arrêt immédiat des opérations militaires françaises au Mali et l’ouverture de pourparlers de paix entre tous les belligérants.

Plus que jamais, nous demandons le retour en France de tous les soldats déployés en « opérations extérieures » : Plus un seul soldat français hors de France ! 

Nous demandons la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure intégrée de l’Union européenne.

Plus un homme, plus un sou pour la guerre impérialiste !

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:05

communist-party of-canadaLe Parti communiste canadien exige du gouvernement Harper qu'il « cesse d'alimenter les flammes de la guerre » contre la Syrie et l'Iran

 

Communiqué du Parti communiste du Canada repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
 
La décision du 6 Septembre du gouvernement Harper de couper toutes les relations diplomatiques entre le Canada et l'Iran est un acte dangereux et irresponsable. Les raisons invoquées par le ministre des Affaires étrangères, John Baird, pour justifier ce geste effronté ne résistent pas à l'examen. Il n'existe aucune preuve que le programme nucléaire de l'Iran comprenne des plans pour produire des armes nucléaires, et il n'existe aucune preuve que le personnel diplomatique canadien faisait face à un danger imminent. Et bien qu’il ne fasse aucun doute que Téhéran soutienne des mouvements et des formations politiques dans d'autres pays de la région, la même chose peut être dite de la plupart des autres États, dont l'Arabie saoudite, le Qatar et Israël lui-même.
 
Les accusations de M. Baird contre les prétendus plans d'armement nucléaire de l’Iran sont particulièrement hypocrites, étant donné que le gouvernement canadien n'a jamais prononcé un seul mot démontrant une quelconque préoccupation auparavant, sans parler d’une condamnation de la cache d'armes nucléaires d'Israël - ce qui a été un secret de polichinelle depuis de nombreuses années - au mépris complet du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
 
L’action unilatérale du Canada est loin d'être une erreur de parcours. Elle fait partie d'une campagne orchestrée, dont le but réel est d'accroître les tensions dans cette région déjà enflammée et donner l'apparence d’une justification internationale pour une frappe militaire contre l'Iran - très probablement provenant d’Israël avec le soutien tacite des États-Unis et de l'OTAN, même sans l’approbation de l’ONU. Le fait que cette annonce ait été faite quelques jours seulement après la conclusion du 16e Sommet du Mouvement des pays non-alignés, dont  l'Iran était l’hôte et qui a réuni plus de 120 pays, montre bien que le gouvernement Harper a changé la politique étrangère du Canada qui se retrouve désormais dans le camp des milieux les plus agressifs de l'impérialisme.
 
Ce situation devrait sonner l'alarme au mouvement pour la paix à travers le Canada et pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens épris de paix qui doivent s'exprimer et de se mobiliser en opposition à l'agression étrangère contre la Syrie et l'Iran, et contre la complicité du gouvernement Harper dans la fomentation de la guerre. Il s'agit d'un appel à l'action! Dans ce contexte, le Parti communiste du Canada accueille favorablement l'appel pour une journée internationale d'action le 6 Octobre pour prévenir une agression étrangère contre l'Iran, et prie instamment les militantes et les militants anti-guerre d’organiser des actions de paix larges et unitaires dans les villes et municipalités partout à travers le Canada ce jour-là.

 
Le Parti communiste du Canada condamne sans réserve la décision de rompre les relations diplomatiques avec l'Iran en tant qu’acte des plus irresponsables et répréhensibles. Nous nous joignons à de nombreuses autres voix pour demander que cette décision soit immédiatement annulée et que les ambassades respectives soient ré-ouvertes, et en disant à tous les partis politiques au Parlement que le Canada devrait plutôt agir dans la recherche de solutions politiques pacifiques aux problèmes de la région.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 07:27

communist-party of-canadaLe conflit syrien doit être résolu par le peuple syrien lui-même

 

 

Communiqué du Parti communiste canadien (PCC) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

La crise en Syrie s’approfondit de jour en jour. Des milliers de personnes  ont été tuées ou blessées, parmi lesquelles se retrouvent de nombreux civils pris entre les deux feux des groupes d’opposition armés et des forces gouvernementales. Des milliers d’autres ont été déplacés de leurs villes et villages et contraints par les combats à l’exil interne ou à l’étranger. En ce sens, la situation est réellement devenue une tragédie humaine et sociale de premier ordre.

 

Mais que se passe-il réellement en Syrie? Qui en réalité provoque la violence et prolonge l’agonie du peuple syrien?

 

Les médias occidentaux voudraient nous faire croire que la cause profonde du conflit est le gouvernement «tyrannique» du président Bachar El Assad, qui s’accrocherait au pouvoir à n’importe quel prix, prêt à sacrifier la santé et la sécurité de son propre peuple. Ce «grand mensonge» est au cœur de la campagne de propagande pour diffamer El Assad afin de dissimuler le rôle des forces réactionnaires et cléricales déterminées à déstabiliser et finalement, à renverser le gouvernement actuel et s’emparer du pouvoir. Et si nécessaire, cette campagne de diabolisation sera utilisée comme prétexte pour justifier une intervention militaire et une occupation impérialiste pour imposer directement le «changement de régime», comme on l’a fait en Irak et plus récemment en Libye.

 

L’offensive médiatique mondiale contre la Syrie n’est qu’un aspect d’une stratégie impérialiste à multiples facettes pour écraser (et peut-être démembrer) l’État syrien. L’objectif plus large est de façonner un «Nouveau Moyen-Orient” constitué d’États arabes faibles et soumis, dominés par les États-Unis et les puissances impérialistes européennes, ainsi que par leur gendarme local dans la région, l’État expansionniste d’Israël. Cela permettrait de leur garantir un accès sans entrave au pétrole et aux autres ressources naturelles de la région, et d’étendre leur contrôle géopolitique impérialiste sur le « bas-ventre » de l’Asie, pour encercler à la fois la Fédération de Russie et la Chine.

 

Détruire l’État syrien est essentiel dans la réalisation de cette ambition impérialiste. À cause de son emplacement central dans la région, de son caractère laïque et ses politiques sociales progressistes, de sa ferme solidarité avec la juste lutte du peuple palestinien et son opposition à la politique expansionniste de l’État sioniste, la Syrie a longtemps été dans la mire de l’impérialisme américain. Pour leurs propres raisons, les régimes arabes réactionnaires – en particulier l’Arabie saoudite et le Qatar – ainsi que la Turquie sont également anxieux d’affaiblir et d’écraser la Syrie.

 

«Le changement de régime» à Damas et son remplacement par un autre plus souple et pro-impérialiste aggraverait cette catastrophe pour le peuple syrien. Cela modifierait radicalement l’équilibre des forces dans la région, affaiblissant les forces anti-impérialistes, et servirait de prélude – et de rampe de lancement – à une agression de l’OTAN et d’Israël contre l’Iran voisin, l’État le plus puissant de la région.


Lorsque les protestations antigouvernementales ont éclaté en Syrie l’an dernier, l’impérialisme américain et ses partisans locaux et régionaux ont saisi l’occasion pour lancer leur campagne de déstabilisation, en utilisant le mécontentement populaire (et parfois les méthodes brutales utilisées par les autorités locales syriennes pour réprimer les manifestations) comme couverture pour passer à l’action. De nombreuses Syriennes et Syriens étaient avec raison en colère contre l’impact des réformes “néolibérales” qui ont affaibli la production nationale, augmenté le chômage et accru les disparités sociales et économiques entre la masse des travailleuses et des travailleurs et les capitalistes nationaux et étrangers, soutenus par des représentants gouvernementaux, faibles, mal avisés et parfois corrompus.

 

Mais les voix d’opposition légitimes ont rapidement été, ou bien cooptées, ou mises de côté par des bandes lourdement financées et armées par des puissances étrangères, déterminées à rendre la Syrie ingouvernable. Des attentats terroristes pour provoquer la répression du gouvernement, de la violence sectaire pour inciter la méfiance et l’hostilité entre la majorité sunnite et les minorités alaouites et autres, de la contrebande d’armes lourdes et même l’utilisation de mercenaires venus de l’étranger et, enfin, des appels à l’intervention étrangère directe en violation de la souveraineté nationale de la Syrie – tel est ce qui a été le plan orchestrée par l’«opposition interne». L’ampleur de l’intervention étrangère secrète déjà bien évidente dans le conflit prouve qu’il ne s’agit pas d’une «guerre civile», mais plutôt d’une conspiration impérialiste coordonnée en haut-lieu contre la Syrie.

 

Les bien mal-nommés «Amis de la Syrie» – la cabale des États-Unis et des autres puissances impérialistes, les régimes arabes réactionnaires et despotiques, et le contre-révolutionnaire Conseil National Syrien – ont rejeté toutes les tentatives du gouvernement Assad de dialoguer avec «l’opposition», pour établir un cessez-le-feu selon le plan de paix de Kofi Annan, ou pour introduire des réformes constitutionnelles mettant fin à l’état d’urgence et ouvrant la voie à des élections législatives plus ouvertes. Au lieu de cela, ils ont forcé à plusieurs reprises au Conseil de sécurité de l’ONU l’adoption de sanctions anti-syriennes, et ont dénoncé la Russie et la Chine de mettre leur véto sur des résolutions véhémentes et dangereuses qui auraient donné le feu vert à une agression impérialiste étrangère avec la sanction de l’Organisation des Nations Unies, comme cela a été fait en mars 2011 contre la Libye.

 

Le gouvernement Harper a joué un rôle particulièrement méprisable dans cette sordide affaire, battant les tambours de guerre et des sanctions contre la Syrie. Malheureusement, les principaux partis d’opposition au Parlement du Canada – les libéraux et le NPD – n’ont pas fait beaucoup mieux. En effet, les trois partis se sont joints à la conspiration impérialiste contre la Syrie, plaidant en faveur de «l’interventionnisme humanitaire» et la «responsabilité de protéger» (R2P) comme justification pour une nouvelle agression.

 

Le Parti communiste du Canada rejette fondamentalement cette escalade belliqueuse frénétique contre la Syrie et l’Iran, et avertit qu’un tel aventurisme militaire pourrait bien conduire à une dangereuse conflagration dans toute la région du Moyen-Orient, et au-delà.

 

Nous demandons:


• le plein respect de la souveraineté et de l’indépendance nationale syrienne;


• la levée des sanctions; l’arrêt immédiat de tout soutien financier et militaire de l’Armée syrienne libre et d’autres groupes armés à l’intérieur de la Syrie ; et


• la renonciation à une «solution» militaire en faveur d’un cessez-le feu par tous les combattants et d’un dialogue national global pour rétablir la paix dans ce pays troublé.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 07:07

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« Faire converger les luttes pour mettre en échec les guerres impérialistes »

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Compte-rendu d'Ilda Figueiredo, député européenne et dirigeante du Parti communiste portugais et présidente du Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC)



Faire converger la défense de la paix et la lutte contre l'impérialisme, par le progrès économique et social, c'est le défi posé aux peuples, explique Ilda Figueiredo, présidente du Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC), dans une interview accordée à Avante ! Ce fut une des conclusions centrales de l'Assemblée du Conseil mondial de la paix, qui s'est tenue du 20 au 23 juillet à Katmandou, au Népal.



Cette analyse s'appuie sur l'aggravation de la crise capitaliste, qui suit une évolution recelant d'énormes dangers et reculs de civilisation pour les travailleurs et les peuples du monde entier.



La multiplication des foyers d'intervention militaire, « impliquant des moyens toujours plus importants pour dominer un nombre croissant de pays détenteurs de ressources précieuses telles que le pétrole, le gaz naturel, ou l'eau, ou qui jouissent d'une position géographique privilégiée », révèlent la réaction belliciste de l'impérialisme aux difficultés imposées par ses propres contradictions. « Les cas les plus récents de la Libye et de la Syrie, et, auparavant, de l'Irak et de l'Afghanistan, en sont illustratifs ».



Cela s'accompagne par des manœuvres d' « encerclement, d'affaiblissement et de déstabilisation de nations émergentes, telles la Russie et la Chine », estime également Ilda Figueiredo.



Dans ce contexte, à souligner le rôle des États-Unis et de l'Union européenne, « bloc impérialiste et pilier européen affirmé de l'OTAN depuis la signature du traité de Lisbonne. »



« Le réseau tentaculaire des bases militaires nord-américaines et de l'OTAN, et le nouveau concept stratégique adopté au Sommet de Lisbonne, permettent à l'impérialisme d'intervenir à l'échelle globale, représentant une menace permanente pour la paix », raison pour laquelle, à l'Assemblée, fut réaffirmée la nécessité de la dissolution de l'organisation, qualifiée d'ennemie des peuples.



Fut également« réaffirmé le droit des peuples à exiger la sortie de leurs pays respectifs de cette structure militaire », rappelle-t-elle.



Faire converger les luttes



A côté des guerres de rapine impérialistes – qui représentent par ailleurs un commerce florissant pour le complexe militaro-industriel des grandes puissances, que ce soit à travers la livraison d'armes, ou que ce soit ensuite par la voie de la « reconstruction » des pays attaqués, remarque Ilda Figueiredo – d'autres phénomènes s'intensifient.



D'une part, « les attaques contre les revenus et les droits des travailleurs, des jeunes, des petits agriculteurs ». D'autre part, « la défiguration de la démocratie par une intense opération de conditionnement idéologique. »



Les peuples du Portugal, d'Irlande, d'Italie ou d'Espagne sont victimes des mesures d'austérité, dont le but est « d'intensifier l'exploitation, de démanteler et de privatiser les services publics et de réduire le rôle social de l’État », avec comme conséquences « la dégradation des conditions de vie des populations, l'approfondissement des inégalités et des injustices sociales », comme cela est énoncé dans la déclaration citée par Ilda Figueiredo.



Dans le même temps, « le recours à la violence contre les manifestations et les luttes se généralise, tout comme progresse le révisionnisme historique, et que sont encouragées et tolérées des positions et des procédés anti-communistes, fascistes et fascisants, y compris par des États appartenant à l'Union européenne ».



Or pour la présidente du CPPC, cela démontre que « l'intégration capitaliste de l'UE ne représente pas une contribution à la prospérité des peuples, au contraire, elle signifie un recul pour ce qui est des acquis des travailleurs » ; que la crise capitaliste a déclenché « une escalade répressive interne très dangereuse », ce qui nécessite du côté des partisans de la paix qu'ils mènent « une bataille contre la réhabilitation du fascisme » et les régimes qui s'en réclament, déjà imposés à l'Europe lors d'une autre crise capitaliste, avec des conséquences tragiques pour la paix et pour les peuples.



Cela démontre, dans le fond, que « la lutte des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits, de la démocratie et du progrès social ne peut se dissocier de la lutte pour la paix », avec comme tâche immédiate « de faire converger les différentes couches de la population, les divers courants d'opinion pour défendre la paix », étant donné que « les politiques économiques, sociales et culturelles agressives trouvent ensuite une manifestation dans le renforcement de l'appareil répressif et dans le déclenchement de guerres. »



« Nous sommes forcés de faire tous les efforts possibles pour empêcher que l'impérialisme domine les peuples du monde entier, en élargissant la conscience du fait que nous ne sommes pas condamnés à la barbarie et que les peuples peuvent construire un avenir fait de progrès social », puisque « sans une autre politique, de redistribution juste, on ne peut pas construire la paix », conclut Ilda Figueiredo.



Laissons les peuples décider de leur sort



Un aspect sur lequel l'Assemblée a beaucoup insisté, que ce soient dans des motions spécifiques, ou dans le texte final de la résolution politique, souligne la présidente du CPPC, c'est l'ingérence et les menaces contre les nations et les peuples qui « recherchent le progrès social, le renforcement de la démocratie, qui ont choisi la voie de la souveraineté, de la paix et de la coopération régionale »,et qui, pour ces raisons, se trouvent dans le camp de la lutte anti-impérialiste, notamment en Amérique latine.



« Le droit des peuples à choisir leur propre destin, à élever leurs conditions de vie et à vivre en paix, et la nécessité d'amplifier la solidarité internationale, chaque fois que ces objectifs sont remis en cause, sont partie intégrante de la lutte pour la paix », défend Ilda Figueiredo, pour qui les derniers coups d’État au Paraguay et au Honduras et les tentatives antérieures mises en échec au Vénézuela, en Bolivie et en Equateur, tout comme les pressions sur Cuba socialiste, révèlent que l'impérialisme ne peut accepter que « les peuples choisissent leur propre chemin, loin de son couperet ».



Empêcher de nouvelles guerres



« On occulte à la majorité des gens les conséquences d'une guerre pour des millions d'êtres humains, pendant des générations », ce qui est un sorti de la grande assemblée du Conseil mondial de la paix, dans une large mesure par la voix des organisations asiatiques, précise Ilda Figueiredo.



« Le cas du Vietnam, dont le peuple souffre encore des conséquences de l'utilisation de l'agent orange par les États-Unis »,notamment des enfants qui « continuent à naître avec des mal-formations congénitales »,attribués à cet agent chimique,« ou du Laos, ou les bombes qui n'ont pas explosé, lancées par les nord-américains ont mutilé et tué, encore aujourd’hui, des milliers de personnes », furent exposés en détail et firent l'objet de motions lors de l'Assemblée.



Pour corroborer l'idée de la prégnance dans le temps des effets destructeurs d'une guerre, on peut ajouter les exemples des populations martyrisées d'Irak et de Falloujah particulièrement, et il y a plusieurs décennies de cela, du Japon, « où les effets des deux seules bombes lancées dans un conflit, par les États-Unis sur Hiroshima et Nagazaki, se font encore sentir ».



Développer « la conscience des conséquences d'une guerre permet d'amplifier la mobilisation contre les nouvelles guerres impérialistes », insiste la présidente du CPPC qui, à cette fin, a mis l'accent sur la nécessité de faire obstacle au déroulement de l' « agression impérialiste contre la Syrie et, de façon prévisible, contre l'Iran », des aventures militaires aux répercussions imprévisibles.



« Je ne parle pas seulement de l'augmentation du prix du pétrole et des aliments, mais de la déstabilisation de l'ensemble du Moyen-Orient et des conséquences pour les peuples d'une éventuelle guerre dans la région », ce qui laisserait entrevoir « l'utilisation d'armements très dangereux, dont les effets perdurent et s'étendent », y compris aux régions voisines.



Dans le combat qu'il est nécessaire pour empêcher l'escalade de l'agression impérialiste contre la Syrie, Ilda Figueiredo a souligné également « l'importance de la bataille contre l’offensive médiatique dont la mission est de faciliter la vie à l'intervention impérialiste ».



A l'Assemblée, l'imperméabilité à la campagne d'intoxication publique déployée par l'impérialisme par rapport aux événements en Syrie fut absolue, de telle façon que la résolution politique adoptée insiste sur le « droit du peuple syrien à déterminer de son sort et de la direction de son pays, libre de quelque ingérence que ce soit », et dénonce « les manœuvres étrangères visant à miner la souveraineté de la Syrie », affirme Ilda Figueiredo.



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