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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 06:31

Flag-Pins-Cuba-LibyaCuba refuse de reconnaître le Conseil national de transition et ne reconnaîtra qu'un « gouvernement légitime issu de la volonté libre et souveraine du peuple Libyen »

 

 

Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères de Cuba



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Ministère des affaires étrangères de Cuba a retiré son personnel diplomatique de la Libye, où l'intervention étrangère et l’agression militaire de l'OTAN ont aggravé le conflit et empêché le peuple Libyen d'avancer vers une solution pacifique négociée, dans le plein exercice de son auto-détermination.



La République de Cuba ne reconnaît pas le Conseil national de transition, ni aucune autorité provisoire, et ne reconnaîtra qu'un gouvernement fondé en Libye d'une manière légitime, sans intervention étrangère, par la volonté libre, souveraine et commune du peuple frère de Libye.



L'Ambassadeur Víctor Ramírez Peña et le premier secrétaire Armando Pérez Suárez, accrédités à Tripoli, ont gardé une attitude irréprochable, respectant à la lettre leur statut de diplomates, bravant les risques, et restant au côté du peuple Libyen dans cette situation tragique.



Ils ont été les témoins directs des bombardements de l'OTAN contre des cibles civiles et de la mort de personnes innocentes. Sous le prétexte ubuesque de protéger les civils, l'OTAN a assassiné des milliers d'entre eux, ignoré les initiatives constructives de l'Union africaine ainsi que d'autres pays, et ont même violé des résolutions bien discutables imposées au Conseil de sécurité, en particulier par ses attaques contre des cibles civiles, par le financement et l'armement d'un camp en présence et par le déploiement de son personnel diplomatique et opérationnel sur le terrain.



Les Nations unies ont ignoré le cri de l'opinion publique internationale pour défendre la paix et ont fini par devenir les complices d'une guerre de conquête. Les faits ont confirmé les premiers avertissements lancés par le Commandant en chef Fidel Castro et la dénonciation Cubaine opportune aux Nations unies. Désormais le monde peut mieux apprécier quel fin sert la « responsabilité de protéger » quand elle est remise entre les mains des puissants.



Cuba déclare que rien ne peut justifier le massacre de personnes innocentes. Le ministre des affaires Étrangères demande la cessation immédiate des bombardements de l'OTAN, qui continuent de faire des victimes, et réaffirme l'urgente nécessité de permettre au peuple Libyen de trouver une solution pacifique négociée, sans intervention étrangère, dans l'exercice de leur droit inaliénable à l'indépendance et l'auto-détermination, à la souveraineté sur leurs ressources nationales, et à l'intégrité nationale de cette nation-sœur.



Cuba condamne la conduite de l'OTAN, qui vise à créer des conditions similaires pour une intervention en Syrie, et exige la fin de l'intervention impérialiste dans ce pays Arabe. Cuba appelle la communauté internationale à faire obstacle à une nouvelle guerre, exhorte les Nations unies à respecter sa mission qui est de protéger la paix, et soutient le droit du peuple Syrien à la pleine souveraineté et à l'auto-détermination.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 06:01

bush-obama1A propos du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001

 

 

Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

On marque cette année le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre contre les tours du World Trade Center, qui ont coûté la vie à plusieurs milliers de citoyens nord-américains et que le PCP a condamné sans équivoque, dès la première heure.



Alors que dix ans sont passés depuis ce crime terrible contre le peuple des États-Unis, la réalité démontre clairement que – vérifiant les mises en garde du PCP – les attentats du 11 septembre ont été utilisés par l'impérialisme, et en particulier l'impérialisme nord-américain, pour déclencher une escalade de guerre et d'agression visant à imposer sa domination planétaire, à contrôler les principales ressources énergétiques mondiales et à favoriser les intérêts et les profits du grand capital.



Sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » et de la « sécurité des États-Unis » furent envahis et occupés des pays souverains, causant des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés et des désastres humanitaires et civilisationnels d'une ampleur tragique. Furent créés des camps de concentration et un réseau mondial de prisons secrètes, à la marge des systèmes judiciaires et légaux. Fut justifiée et encouragée la torture. On a propagé le racisme et l'intolérance, favorisant la montée de forces d'extrême-droite et xénophobes. Sous couvert de la « lutte contre le terrorisme », se sont développées des théories racistes dont un exemple marquant est la théorie du « choc des civilisations » avec les conséquences que nous voyons désormais.



La paranoïa sécuritaire déclenchée sous le prétexte des attentats du 11 septembre 2001 a également servi à la diffusion de la fausse dichotomie sécurité/liberté avec l'adoption de législations restreignant et prévoyant la suspension des droits démocratiques. Elle est venue à l'appui de l'approfondissement de la militarisation des relations internationales, dont sont particulièrement l'expression l'augmentation exponentielle des budgets militaires ; le développement de nouvelles armes plus puissantes, y compris de destruction massive ; l'instrumentalisation du Conseil de sécurité des Nations unies, le mépris pour le Droit international et pour la Charte de l'ONU ; le renforcement de l'OTAN comme organisation globale offensive, bras armé des principales puissances impérialistes et aussi la militarisation en phase d'accélération et d'aggravation de l'Union européenne, s'affirmant de plus en plus comme une puissance impérialiste, interventionniste et avec des ambitions de domination mondiale.



Le Portugal a également participé activement à l'offensive de l'impérialisme déclenchée sous prétexte des attentats du 11 septembre. Dans les dix dernières années, la tendance à la soumission totale aux intérêts et aux ordres de l'OTAN s'est approfondie dans un mépris patent de la Constitution de la république portugaise, notamment de son article 7. Le sommet de la guerre aux Açores, la participation des forces militaires et policières portugaises dans l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan, la participation du gouvernement portugais au crime qu'ont constitué les « vols de la CIA », la réalisation du sommet de l'OTAN au Portugal qui a adopté un « nouveau concept stratégique » encore plus agressif, le soutien du Gouvernement portugais au crime commis contre le peuple Libyen, sont, entre autres, des exemples éclairants d'une politique étrangère portugaise contraire aux intérêts nationaux et aux valeurs de la paix, de l'amitié et de la coopération entre les peuples.



Comme le PCP en avait averti, le changement de président à la tête des États-Unis n'a pas changé la réalité des événements du post-11 septembre, en dépit d'un changement dans le discours et d'une alliance plus étroite avec les puissances impérialistes européennes. Les guerres en Irak et en Afghanistan se poursuivent avec l'Administration Obama, ce dernier pays ayant même été le théâtre d'une nette escalade dans les effectifs des troupes d'occupation. La barbarie impérialiste s'est maintenant tournée vers la Libye, et menace la Syrie, l'Iran et l'Algérie ainsi que d'autres pays. Le camp de concentration de Guantanamo est est toujours en place. Le Patriot act et d'autres législations d'exception profondément anti-démocratiques, aussi. Se sont intensifiées les manœuvres d'agression, de subversion et de terrorisme d’État de la part des puissances impérialistes.



Il est particulièrement choquant et révélateur de sa nature criminelle que pour le dixième anniversaire du 11 Septembre, l'impérialisme soutienne de nouveau, en Libye et dans d'autres pays, des terroristes liés au fondamentalisme islamiste, y compris des groupes qui sont sur la liste des organisations terroristes élaborée par le Département d’État des États-Unis lui-même. Le terrorisme ne cesse pas d'être, juste parce qu'il est parrainé par les États impérialistes.



L'agressivité et le bellicisme impérialistes vont de pair avec la violente offensive contre les conditions de vie et de travail des peuples, dont l'offensive des centres de commandement de l'Union européenne contre les peuples de l'UE est un exemple significatif. Le PCP met en garde contre les énormes dangers pour la paix mondial résultant de l'agressivité d'un impérialisme en profonde crise économique – dont il ne sait comment sortir – et en déclin relatif face à de nouvelles puissances émergentes.



Le PCP estime qu'il est urgent de mettre en échec l'escalade de guerre et de violence, qui menace de porter l'Humanité à de nouvelles catastrophes. Au moment où on marque les 10 ans d'un terrible crime sur lequel une explication incontestable, les réels contours et les responsabilités restent encore à établir, le PCP appelle les travailleurs et le peuple portugais à redoubler d'efforts dans leur lutte pour la paix, contre l'impérialisme et ses guerres, les agressions et les ingérences, contre l'OTAN, contre toutes les formes de terrorisme, y compris le terrorisme d’État.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:16

pceLe PC Espagnol (PCE) dénonce une guerre coloniale en Libye pour la domination économique et militaire du pays et de la région

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face à la résolution qui a rendue possible l'intervention militaire en Libye, le PCE a affiché son rejet total de cette logique de guerre du Conseil de sécurité. Après les désastres en Irak et en Afghanistan, invoquant cyniquement les intérêts du peuple, nous avons dit qu'une intervention militaire en Libye se révélerait finalement comme les autres, tuant, détruisant et violant les droits humains de façon brutale, et que nous rejetions à la fois l'intervention militaire et l'attaque contre la souveraineté nationale de la Libye.

 

 

Nous avons condamné l'agression militaire contre la Libye, et avons lancé un appel à la résolution pacifique et interne des problèmes qui existaient en Libye, et nous avons mis en garde contre les dangers qui se profilaient à l'horizon concernant l'indépendance et l'intégrité territoriale de ce pays.

 

Au fil des jours et des événements qui se déroulent en ce moment même, apparaissent au grand jour l'hypocrisie et la brutalité d'une décision qui ne visait pas à sauver des vies, mais plutôt à piller un pays et le transformer en une colonie de l'empire capitaliste, au service des entreprises transnationales.

 

 

En tant que PCE, nous affirmons :

 

 

1 – Que l'intervention militaire de l'OTAN, bras armé criminel du capitalisme, n'a fait que tuer et détruire. L'ONU, hélas dirigé par le pantin des États-Unis, Ban-ki-Moon, l'Union européenne et la Ligue arabe des cheikhs médiévaux, sont les principaux responsables de la guerre civile et de la tragédie que vit le peuple de Libye, en adoptant une résolution qui donnait carte blanche pour tuer, avec comme prétexte la protection des vies humaines. Ni l'ONU, ni l'UE, ni la Ligue arabe n'ont recherché une solution pacifique et négociée au conflit libyen, comme le proposait le président Hugo Chavez et d'autres, et l'a répété à maintes reprises l'Union africaine, car il s'agissait de piller et de prendre le contrôle de la Libye, et d'y établir la grande base de l'impérialisme capitaliste pour contrôler les richesses et la politique de l’ensemble du continent africain, et puisqu'il semblait que Kaddafi et le gouvernement libyen ne rentraient pas dans leurs plans.

 

2 – Que le massacre brutal, les tortures et les assassinats des partisans du gouvernement précédent, qui sont commis actuellement par les prétendus rebelles, encouragés et poussés par les militaires de l'OTAN et les services secrets occidentaux, était une conséquence prévisible, dont nous avons des preuves en images et des témoignages. De ceux commis par l'armée Libyenne, aucune.

 

3 – Que le Conseil national de Transition (CNT) est un bloc réactionnaire composé d'organisations créées par la CIA et les services occidentaux, d'opportunistes qui jusqu'à peu faisaient partie du gouvernement libyen, d'intégristes islamistes qui n'hésitent pas à se mettre d'accord avec l'Occident, et d'hommes d'affaires liés aux intérêts des grandes entreprises transnationales, sans oublier des « socialistes » auto-proclamés, des partisans du capitalisme le plus libéral et des anciens militaires en quête de gloire et de fortune.

 

Le président ce de CNT fut le juge qui a condamné les infirmières bulgares sous de fausses accusations d'avoir porté atteinte à la vie et à la santé du peuple libyen, ainsi que l'ancien Ministre de la Justice du gouvernement. L'ancien chef militaire des « rebelles », assassiné par les « rebelles » eux-mêmes, Mohammed Fatah Younis, avait été Ministre de l'Intérieur. C'est-à-dire que ce sont deux personnages avec des responsabilités fondamentales que sont celles de ministre de la Justice et de l'Intérieur qui ont quitté le navire prétendument pour défendre la liberté et la démocratie.

 

Sur tous ceux-là pèsera l'infamie d'avoir demandé à l'OTAN, et aux autres organisations de guerres, qu'ils bombardent leur propre peuple, sans se soucier de la mort et des destructions, mais seulement de leurs intérêts.

 

Pour l'avenir, il n'y a pas beaucoup de raisons de supposer que va s'ouvrir une ère de démocratie, mais plutôt, comme le PCE l'a dit alors, il paraît inévitable que l'on va voir apparaître un nouvel Irak ou Afghanistan qui rende possible l'organisation de la rapine que l'impérialisme a planifié pour la région, tout en lui permettant d'établir une tête de pont pour lancer les opérations militaires de l'impérialisme en Afrique, aidé par le régime vassal qui s'installe à Tripoli.

 

Dans ces conditions, ce à quoi on doit s'attendre en Libye ce n'est pas la démocratie mais le pillage des richesses, la perte de sa souveraineté nationale et sa transformation en une colonie économique, militaire et politique de l'impérialisme capitaliste des États-Unis, de l'Europe et des cheikhs médiévaux du Golfe.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 09:14

Flag-Pins-Libya-AlgeriaFace aux conséquences dangereuses dans la région de la victoire militaire des puissances impérialistes en Libye :

Front populaire anti-impérialiste patriotique démocratique progressiste pour faire échouer les plans impérialistes !



Déclaration du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les puissances impérialistes ont fini par abattre le régime libyen après 5 mois de bombardements barbares à l'aide des engins de mort les plus sophistiqués. 20 000 raids aériens et tirs de missiles meurtriers ont été effectués contre la Libye! L'OTAN, encore une fois a révélé sa véritable nature: une organisation militaire  de brigandage créée, maintenue et renforcée pour piller le monde et dominer les peuples, écraser les tentatives de renversement du capitalisme, conserver et étendre par la force la plus brutale les zones d'influence vitales à l'expansion des intérêts des oligarchies financières et militaro-industrielles qui gouvernent les pays capitalistes. Tout l'arsenal militaire réuni des USA, de la France et de la Grande-Bretagne a été mobilisé pour détruire le potentiel de défense libyen, les infrastructures économiques vitales, priver d'eau, d'électricité, de vivres et de médicaments les populations favorables au régime. Assoiffer, affamer les populations, paralyser le fonctionnement des hôpitaux ou carrément les détruire, tuer sans risque à partir du ciel des milliers de civils, pousser à un nouvel exode centaines de milliers d'Africains venus gagner leur vie en Libye après avoir fui leurs pays d'origine appauvris par le pillage impérialiste, français en particulier: c'est cela le véritable crime contre l'humanité qui a été commis par les puissances impérialistes en Libye! L'encadrement politique de l’État et de la société opposé à l'agression a été décimé par les attaques ininterrompues des drones US et des hélicoptères envoyés par Sarkozy, guidés sur place par des centaines d'agents spéciaux britanniques assistés de traîtres à la Libye.

 

L'INTERVENTION DES PUISSANCES IMPERIALISTES DANS UN CONFLIT INTERNE N'EST RIEN D'AUTRE QU'UNE EXPEDITION COLONIALE QUI LEGALISE LE DROIT D'INGERENCE SOUS N'IMPORTE QUEL PRETEXTE

 

 

Elle a été camouflée sous le prétexte hypocrite et grossièrement mensonger de défense des populations civiles en révolte contre le pouvoir d'El Gueddafi. 

 

Les buts de cette opération sont clairs: s'emparer du pétrole libyen, transformer la Libye en base militaire pour contrôler l'ensemble de l'Afrique du Nord et les pays du Sahel, préparer la prise de possession des richesses pétrolières algériennes, intervenir d'une manière ou d'une autre en Algérie pour placer à sa tête les forces politiques les plus antinationales en exploitant à leurs propres fins les contradictions internes, le mécontentement social et les luttes pour les libertés démocratiques.Les buts sont de tenir en respect les peuples tunisien et égyptien pour les  empêcher de transformer leur soulèvement contre les tyrans déchus, tyrans soutenus pendant des dizaines d'années par ces mêmes puissances qui prétendent aujourd'hui soutenir les processus démocratiques, en véritables révolutions démocratiques populaires assurant la justice sociale et affranchissant les pays arabes de la domination impérialiste directe ou indirecte. Leur hantise est la formation d'un régime égyptien authentiquement révolutionnaire rejetant les accords du Camp David, soutenant la lutte du peuple palestinien pour son État débarrassée de l'occupation sioniste, et celle du peuple syrien pour la libération du Golan à un moment où il est en butte aux complots concertés de l'impérialisme, des monarchies du Golfe, des intégristes. Les buts sont également de renforcer les positions mondiales globales des puissances impérialistes dominantes en vue de trancher les conflits ouverts ou latents qui les opposent à la Chine et à la Russie, de briser toute tentative de remodelage progressiste des rapports économiques internationaux. Dans la course au pillage des richesses pétrolières de la Libye et des pays qui résistent encore à leur diktat, chaque grande puissance impérialiste espère ramasser le maximum de dividendes aux dépens de ses rivales.

 

Ces buts véritables n'ont rien à voir avec un quelconque soutien à l'aspiration légitime des peuples arabes à mettre fin à l'arbitraire et au despotisme de leurs dirigeants, encore moins à se débarrasser de la dictature des régimes bureaucratico-compradores au service des multinationales et de leurs États impérialistes, à choisir librement des dirigeants fermement décidés à promouvoir un développement économique indépendant qui assure le progrès à leurs peuples.

 

Rien n'est plus contraire à la vérité que d'affirmer que les agresseurs n'ont fait que soutenir les "insurgés" de Benghazi. Ce sont les puissances impérialistes qui ont été "épaulées" dans leur agression contre la Libye par une coalition de forces sociales les plus réactionnaires et les plus antinationales. Le fer de lance de cette coalition ce sont les nostalgiques de la monarchie renversée en 1969, les islamistes intégristes fanatiques - boutefeux de l'insurrection armée-  partisans d'un Etat théocratique que le régime libyen a combattu à juste raison, les fractions bureaucratico-compradores corrompues du régime libyen, ralliées à l'impérialisme. Ces dernières fractions ont en fait organisé un coup d’État en suscitant les troubles armés de Benghazi avec le soutien assuré des puissances impérialistes dans le cadre d'une action coordonnée et préparée de longue date avec elles. Elles ont exploité le mécontentement populaire provoqué par les mesures socio-économiques antipopulaires et antinationales qu'elles ont elles-mêmes imposées depuis 2003 et dont elles ont largement profité sans que leur soif d'enrichissement ait été étanchée. Ces fractions étaient en conflit de plus en plus violent avec l'aile patriotique et plus ou moins antiimpérialiste représentée de fait par El Gueddafi à cause de son refus de satisfaire leur tentative d'accaparement directe des richesses nationales à travers les privatisations, la libéralisation du commerce extérieur, la remise en cause en profondeur des lois qui régissent l'exploitation des hydrocarbures.Elles ne se sont pas dressées contre El Gueddafi pour "démocratiser" la Libye mais pour prendre le contrôle total et absolu de l’État, instaurer la dictature d'une oligarchie alliée à l'impérialisme et aux monarchies du Golfe. L'instauration d'un État islamique libyen pratiquant une politique économique ultra-libérale sanctifiée par la religion est même envisagée. Les monarques rétrogrades du Golfe ont joué un rôle important dans la coordination et la préparation de l'insurrection de groupes intégristes armés infiltrés à partir de l’Égypte avec l'assistance logistique des Frères musulmans de ce pays et d'agents spéciaux des puissances impérialistes. Ces groupes se sont emparés dès les premiers jours de casernes et de dépôts de munitions et d'équipements militaires. Une propagande médiatique mensongère déversée à grands flots par El Djazeera et El Arabya, chaînes satellitaires aux mains des Émirs protégés par les USA, a fait croire que l'aviation libyenne s'est attaquée à la population civile. Cette campagne de propagande a dépassé en ampleur les mensonges sur les "charniers" de Timisoara en Roumanie, ou sur le prétendu viol des 30 000 Bosniaques par les Serbes, ou encore sur la "disparition" de 500 000 Kosovars assénée sur toutes les chaînes du monde par le porte-parole de l'OTAN en plein bombardement de la Serbie. Ces mensonges fabriqués de toutes pièces ont été largement repris pour préparer dans l'opinion, y compris en Algérie, l'acceptation de l'intervention étrangère.

 

LA SUBVERSION IMPERIALISTE A ETE GRANDEMENT FACILITEE PAR LE CARACTERE ANTIDEMOCRATIQUE DU SYSTEME POLITIQUE DE GESTION ET DE DIRECTION DE LA LIBYE

 

 

Ce système a empêché les travailleurs, les jeunes, les femmes, les fellah de s'organiser dans des syndicats indépendants. Des contradictions de plus en plus aiguës minaient le régime. Prisonnier de conceptions populistes petites-bourgeoises niant l'existence des classes et de leurs luttes, le courant représenté par El Gueddafi n'a pas été capable de rompre avec les pratiques hégémonistes et de faire appel à la mobilisation démocratique des masses pour trancher la question de savoir si les richesses libyennes doivent profiter à l'ensemble des couches laborieuses du pays ou seulement à une minorité d'affairistes véreux et aux multinationales. Il a cru que les divergences inconciliables autour de cette question fondamentale pouvaient être réglées dans les coulisses, sans débats démocratiques ouverts, dans le dos des masses populaires, par des compromis boiteux dans les cercles fermés du régime, par la ruse ou par la force pour imposer des solutions "consensuelles" utopiques, incompatibles avec les réalités d'une société traversée par des conflits de classe de plus en plus inconciliables. Il a cru qu'il pouvait obtenir la paix, grâce aux mesures de libéralisation économique de 2003, avec les pays impérialistes et le soutien de gros négociants spéculateurs libyens, de plus en plus nombreux. Il a gravement sous-estimé la duplicité des puissances impérialistes qui ne pouvaient se contenter de ces seules concessions. Elles n'ont cessé de comploter pour obtenir plus, notamment la mainmise pure et simple sur les gisements de pétrole. Elles ont réussi à tisser des liens étroits avec les couches qui ont bénéficié de cette ouverture économique. Ce sont ces couches sociales qui ont formé la base sociale la plus disposée à les aider dans leurs manœuvres subversives. Les couches sociales compradores nées de cette brutale évolution n'aspiraient qu'à pactiser avec les puissances impérialistes pour défendre leur part du gâteau contre toute velléité d'expropriation par le peuple. Le groupe El Gueddafi, sa ligne anticolonialiste et antiimpérialiste officielle ont été rejetés par cette minorité de plus en plus influente politiquement car ils étaient devenus un obstacle à la satisfaction de ses désirs d'enrichissement sans entrave. D'un autre côté, cette nouvelle politique économique a eu pour résultat de mécontenter les couches laborieuses. Elle a provoqué la chute de leur pouvoir d'achat suite à la suppression de la subvention des produits de base, le chômage en conséquence de la fermeture ou de la privatisation des entreprises publiques, la paupérisation des masses et des jeunes. Enrichissement d'une minorité de bénéficiaires et appauvrissement de la majorité, tel a été le résultat du compromis passé avec l'impérialisme et les couches compradores pour tenter d'obtenir la levée du blocus criminel imposé par les États impérialistes. Le régime s'est en conséquence trouvé coupé du peuple.

 

La résistance à 5 mois de bombardements de  l'OTAN a été en soi héroïque. Elle aurait pu être plus forte si le régime d'El Gueddafi avait coupé à temps avec son aile bureaucratico-compradore, s'il avait renoncé aux pratiques hégémonistes révolues, s'il s'était appuyé sur la mobilisation démocratique des masses et la démocratisation du système d’État pour isoler et écarter ce courant réactionnaire et antinational, s'il ne s'était pas fait des illusions sur les intentions des États impérialistes.

 

Le régime incarné par El Gueddafi a été un régime foncièrement antimonarchiste, antiintégriste, anticolonialiste et antiimpérialiste. Durant 40 ans il a incontestablement livré une bataille ininterrompue contre le néocolonialisme en Afrique et combattu sans relâche la tendance à pactiser avec les sionistes israéliens. L'Algérie ne peut oublier qu'il l'avait financièrement aidée à un moment crucial après la nationalisation des hydrocarbures du 24 février 1971 pour briser le boycottage du pétrole algérien que le gouvernement français avait tenté de mettre en place en représailles à cette décision historique. Mais ce régime a été inconséquent et s'est caractérisé par des positions instables.Il est difficile d'oublier que c'est El Gueddafi, aveuglé par un anticommunisme primaire, qui a permis au général Numeyri d'instaurer en 1970 une dictature sanglante au Soudan en lui livrant les officiers progressistes qui avaient tenté de le renverser. Ses inconséquences, son instabilité, ses initiatives internationales ou régionales souvent immatures et aventuristes, ou même nuisibles comme son projet d'Etat des Touaregs l'ont isolé des forces progressistes mondiales. C'est ce qui explique pourquoi celles-ci ne lui ont pas témoigné une solidarité inconditionnelle sans pour autant le considérer comme un ennemi à abattre.

 

De toutes les façons c'est au peuple libyen et à lui seul qu'il appartient de décider de son système politique, sans intervention étrangère. Jamais et nulle part l'impérialisme n'a apporté la démocratie et le progrès social à un peuple. Partout où il est intervenu militairement il n'a semé que mort, désolation, divisions, conflits confessionnels et ethniques. Les objectifs des impérialistes sont toujours de porter des pantins à la tête des États asservis. Il ne fait aucun doute que ceux qui seront placés à la tête de la Libye par l'OTAN ne seront que des marionnettes serviles que les antiimpérialistes devront combattre de façon résolue.

 

LES DIRIGEANTS ALGERIENS PORTENT UNE LOURDE RESPONSABILITE DANS LES CONSEQUENCES SUR LE DEVENIR DE NOTRE PAYS DES EVENEMENTS EN LIBYE, POUR LEUR SILENCE DEVANT CETTE AGRESSION SANS PRECEDENT TOUT PRES DE NOS FRONTIERES

 

 

Par son refus de la condamner sous prétexte de respecter une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, une résolution illégale qui traduit seulement la loi des rapaces, par son attitude indigne face au ministre français des Affaires étrangères venu en juin à Alger pour lui demander des comptes sur son attitude sur la Libye, le gouvernement algérien a indirectement encouragé l'impérialisme à intensifier ses raids aériens sur la Libye. D'une manière générale, la politique du pouvoir, conforme à sa nature de classe comme représentant et défenseur des intérêts de la bourgeoisie compradore, exploiteuse, affairiste et parasitaire, comme expression des couches sociales les plus antidémocratiques, conduit à la compromission objective avec l'impérialisme, à la confusion et à la démobilisation dans la société. L'existence probable au sein du régime de courants encore attachés à la défense des intérêts du pays et plus ou moins indépendantes des couches affairistes et parasitaires n'en modifie pas cette caractéristique de classe essentielle. Ces courants ne pourraient contribuer à changer la situation que s'ils se mettent résolument du côté des classes et couches sociales laborieuses en agissant pour rompre d'abord avec les orientations économiques et sociales qui ont miné le pays depuis 30 ans et en favorisant la mobilisation démocratique des masses dans la lutte contre l'arbitraire, la corruption, les inégalités sociales, l'obscurantisme, l'allégeance aux puissances impérialistes.

 

Toutes les forces politiques algériennes ainsi que la grande presse dite "démocratique", qui n'ont à aucun moment condamné l'intervention impérialiste ou qui s'en sont même réjouies assumeront elles aussi leur part de responsabilité dans les conséquences dangereuses pour la stabilité, l'unité du territoire et l'indépendance de notre pays. Cette grande presse (El Watan, Le Soir d'Algérie, Liberté, El Khabar, Ech Chourouk) a joué un rôle néfaste de relais dans la diffusion de la propagande mensongère et de l'intox fabriquées par les grands médias des pays impérialistes et des monarchies du Golfe pour justifier l'intervention de l'OTAN et le soutien à la rébellion. Ensemble et aidées par le silence du pouvoir, toutes ces forces ont contribué fortement à désorienter les masses, à les démobiliser, à empêcher le développement d'un courant d'opinion pour dénoncer et condamner les bombardements de l'OTAN.Certains plumitifs sont même allés jusqu'à justifier ouvertement les bombardements au nom du soutien à une "révolte démocratique pacifique". Des dirigeants de partis politiques comme ceux du RCD souhaitent publiquement dans leurs meetings l'intervention des puissances étrangères pour les aider à obtenir l'instauration d'un régime "démocratique" en Algérie! 

 

C'est propager consciemment un mensonge éhonté ou faire preuve d'une grande naïveté impardonnable que de faire croire que l'intervention en Libye a malgré tout pour résultat d'ébranler les "tyrans", de favoriser les luttes pour la démocratie et que la condamner revient à se mettre du côté des despotes. On peut comprendre que de larges secteurs de la population en ont assez de l'arbitraire des dirigeants des pays arabes. Mais croire que l'impérialisme s'est porté au secours des Libyens pour les aider à arracher la démocratie c'est méconnaître sa nature socio-économique et les leçons de l'histoire.

 

L'impérialisme n'a pas changé de naturemême si ses propagandistes ont réussi à charmer par leurs discours sur les nouvelles réalités internationales et les prétendus bienfaits de la "mondialisation" les rêveurs petits-bourgeois ou au contraire à tétaniser des courants vaincus par la couardise face à son agressivité. Il a besoin de tyrans pour protéger ses intérêts et réprimer les peuples. Il ne se décide à s'en débarrasser que lorsqu'ils sont discrédités. Il se dépêche alors de les  remplacer par d'autres au nom du soutien hypocrite à "l'aspiration à la liberté" et empêcher préventivement que leur chute sonne le début d'une révolution populaire antiimpérialiste. Il suffit de ne pas fermer les yeux pour voir que les régimes qui ont soutenu avec le plus d'acharnement la croisade impérialiste et qui lui ont fourni le justificatif tant attendu, à travers la position de la Ligue arabe, sont les monarchies théocratiques rétrogrades du Golfe. Par quel miracle, une intervention impérialiste soutenue par ces régimes peut-elle servir la démocratie, le progrès et l'indépendance dans les pays arabes?

 

Personne ne pourra un jour dire, quand les suites de cette agression se révéleront de façon dramatique pour les intérêts vitaux de notre pays, qu'il s'était simplement trompé en se laissant guider par sa seule haine naturelle et spontanée du despotisme. 

 

Parmi ceux qui se sont tus face à l'agression, certains pensent peut-être qu'il faut éviter de s'attirer la foudre des grandes puissances, qu'il ne sert à rien de tenter de résister à la "toute-puissance" de l'impérialisme, qu'il faut se plier aux nouveaux rapports des forces internationaux,  abandonner "l'esprit des années 1970" et qu'il vaut mieux exécuter par avance ses volontés pour ne pas subir le sort du peuple libyen et, avant lui, celui du peuple irakien. Cet esprit défaitiste et capitulard que le chef de l'Etat avait lui-même publiquement développé le 23 février 2005 pour justifier la dénationalisation des hydrocarbures, doit être combattu fermement.Il a tendance à se répandre dans la société. Il encourage l'impérialisme dans son offensive dominatrice. Il prépare le terrain à la réhabilitation de la loi Khelil d'avril 2005. 

 

Ceux qui ont laissé éclater leur joie sur la "Une" de leurs journaux à la vue des insurgés sur la Place Verte de Tripoli dévasté par les bombes de l'OTAN ne sont pas tous des naïfs désinformés par une campagne d'intox sans précédent. Beaucoup d'entre eux ont tenu à marquer de la sorte leur enrôlement dans les complots impérialistes contre notre pays. Par leur soutien inconditionnel et grossier à la campagne anti-Gueddafi, ils ont simplement manifesté leur disponibilité à la collaboration antinationale, en échange de gains matériels qu'ils espèrent tirer dans la nouvelle configuration politique que les forces les plus antinationales préparent avec fébrilité en concertation avec les États impérialistes. 

 

DES DANGERS SERIEUX PESENT MAINTENANT SUR LA STABILITE AUX FRONTIERES ORIENTALES DU PAYS ET SUR SA SOUVERAINETE SUR SES RICHESSES PETROLIERES

 

 

Désormais notre pays risque de voir se dresser sur les 800 km de ses frontières du sud-est saharien des forces militaires hostiles ne reculant devant aucun prétexte pour mettre la main sur ses ressources pétrolières et gazières. Les pantins du CNT de Benghazi, poussés par les néocolonialistes revanchards français, ne ratent aucune occasion pour distiller la haine contre l'Algérie. Ils s'emploient à justifier à l'avance les actes de belligérance programmés par les impérialistes.

 

Obama, Sarkozy, Cameron, jubilent devant les caméras. Ils incarnent le retour du colonialisme, cette fois-ci sous le drapeau de la "démocratie". D'une pierre, ils font trois coups: ils banalisent leurs interventions militaires dans le monde, ils contrôlent la Libye et les gisements de Hassi Messaoud ne se trouveront plus qu'à un battement d'ailes des Mirages sans qu'il y ait besoin de survoler ou de bombarder Alger. Il ne manque pas d'aventuriers assoiffés de lucre pour se laisser tenter par les promesses des brigands impérialistes. L'OTAN ne cache pas son intention d'installer de fait son centre de l'Africom en Libye. Le CNT a promis également à Israël de lui concéder des bases à proximité des frontières algériennes. L'Union européenne a déjà signifié une vingtaine de conditions aux fantoches du CNT de Benghazi. Elle ne lui demande pas seulement de tout privatiser. En plus, elle a tenu à lui notifier sa décision unilatérale de s'occuper elle-même de l'organisation des nouvelles forces de sécurité libyenne, notamment et précisément aux frontières!

 

L'accaparement des puits de pétrole libyens par les multinationales aura  de graves répercussions. Elles plongeront le peuple libyen dans une misère aussi épouvantable que celle du peuple irakien depuis que son territoire est occupé par les USA et dirigé par leurs marionnettes. Elles toucheront les conditions de vie de l'ensemble des pays exportateurs de pétrole. Les capacités de manœuvre de l'OPEP vont être réduites. Il ne faut pas être savant économiste pour prédire les conséquences négatives découlant de cette situation sur les recettes pétrolières de l'Algérie.

 

LA VICTOIRE DES IMPERIALISTES EN LIBYE N'EST PAS DEFINITIVE

 

 

Malgré leur incommensurable supériorité militaire, les puissances impérialistes et leurs marionnettes devront faire face à une résistance populaire qui ne manquera pas de s'organiser sur des bases nouvelles et de leur infliger une défaite inéluctable. 

 

Le devoir de tout authentique démocrate patriote algérien est de dire "non!" à cette intervention et à ses suites, de soutenir les patriotes libyens qui combattent la mainmise impérialiste sur leur pays, quelles qu'aient été leurs positions dans le passé et les clivages secondaires hérités d'un régime qui n'a pas été capable de répondre aux nécessités de la mobilisation populaire démocratique. Le devoir du démocrate patriote progressiste algérien conséquent est d’œuvrer à la formation d'un front antiimpérialiste solide à l'intérieur de son pays, de soutenir la constitution de ce front dans chaque pays menacé par les ingérences impérialistes, d'encourager la concertation et la coordination des forces antiimpérialistes dans les pays arabes et à l'échelle internationale. Le système capitaliste international est miné par des contradictions insurmontables. La crise économique les aiguise de jour en jour. Il y a un lien étroit entre son agressivité à l'extérieur contre les peuples des pays économiquement dominés et ses attaques redoublées à l'intérieur contre les conquêtes sociales des travailleurs soumis à des politiques de rigueur sans précédent. Les conséquences de cette crise attisent l'agressivité impérialiste mais l'affaiblissent en créant en même temps les bases et les conditions d'un large front mondial antiimpérialiste et anticapitaliste capable de venir à bout des oligarchies bellicistes réactionnaires qui régentent les grandes puissances impérialistes.

 

Les peuples des pays dominés et les travailleurs des pays impérialistes doivent unir leurs efforts et leurs luttes sur tous les fronts contre la grande bourgeoisie impérialiste.

 

Aux discours des défaitistes nous opposons notre certitude qu'il existe de larges forces en Algérie, dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie,  partout dans le monde, qui sont capables d'opposer un front mondial uni pour enrayer la machine impérialiste de domination et de mort.

 

 

CONSTRUIRE UN FRONT INTERIEUR UNI SOLIDE

 

 

Sa solidité en Algérie dépendra de la nature des décisions économiques pour lutter contre les privilèges insolents d'une minorité de trafiquants enrichis par l'exploitation féroce des travailleurs et le vol des biens nationaux. Elle dépendra des mesures à prendre pour casser les positions économiques des couches compradores et, partant, leurs liens politiques dans l'Etat et au sein de la société.

 

La neutralisation des manœuvres des puissances impérialistes ne peut être obtenue par de nouvelles concessions unilatérales aux multinationales, ni par la conclusion de marchés juteux avec les grandes multinationales françaises, encore moins par les faveurs scandaleuses accordées aux émirs prédateurs du Golfe, comme le port d'Alger et l'argent gracieusement mis à leur disposition par les banques publiques pour réaliser des affaires spéculatives sur le dos du pays.

 

Contrairement à ce que veulent faire croire les défaitistes capitulards, l'alternative à l'offensive impérialiste existe et les forces capables de la porter représentent l'immense majorité de la population.

 

Cette alternative c'est le front pour un véritable État démocratique populaire réalisant le progrès social le plus radical et garant de l'indépendance du pays, de la défense de ses richesses pétrolières et de l'unité de son territoire, solidaire des luttes antiimpérialistes dans le monde.

 

Elle sera le fruit de la mise en oeuvre de mesures économiques et sociales qui satisfont les revendications des masses, introduisent la justice sociale, mettent fin à une répartition injuste et scandaleuse du revenu national. Elle est conditionnée par la levée des entraves de toutes sortes à leur mobilisation démocratique nécessaire pour imposer et appliquer de telles mesures.

 

Tout cela passe par des changements radicaux qui donnent le pouvoir à une large alliance entre la classe ouvrière, les salariés, la paysannerie laborieuse, les couches intermédiaires vivant de leur travail manuel ou intellectuel, les cadres patriotes et honnêtes de l’État et des secteurs économiques. 

 

Le front intérieur ne sera cependant solide et durable dans la lutte contre le danger impérialiste que si les efforts sont intensifiés pour construire dans les luttes économiques, sociales, politiques et idéologiques de tous les jours le parti communiste enraciné au sein de la classe ouvrière, de la paysannerie, de la jeunesse, des intellectuels aspirant au renversement du capitalisme.Un parti qui ne cache pas sa volonté d'accumuler les forces indispensables à la préparation de la contre-offensive de masse pour abattre le capitalisme, matrice économique de l'impérialisme, instaurer une véritable république démocratique populaire ouvrant la voie à une révolution socialiste.

 

 

Mobilisons-nous pour que tous les enseignements soient tirés de la liquidation du régime d'El Gueddafi par les interventionnistes impérialistes!

 

Ne nous laissons pas tromper ou intimider par la propagande de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs!

 

Combattons le défaitisme, le fatalisme et l'esprit de résignation!

 

Démasquons, isolons et neutralisons les forces qui s'allient à l'impérialisme, qu'elles soient dans le pouvoir ou en opposition formelle à lui!

 

Mettons en échec l'autoritarisme du régime, ses nouveaux projets antidémocratiques qui font le jeu de l'impérialisme!

 

Unissons-nous dans les luttes sociales et politiques pour une véritable alternative de progrès!

 

 

PADS

28 août 2011

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Impérialisme
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 13:09

paz sim nato nãoSur les récents développements en Libye

 



Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le PCP condamne le massacre perpétré par l'OTAN dans la ville de Tripoli dont le nombre de victimes s'élève, en seulement deux jours, à plus de 2 000 morts.



Après plus de cinq mois d'intenses bombardements et de guerre de l'OTAN, le véritable bain de sang perpétré contre la population de la capitale Libyenne dans ce qu'ils appellent l' « Opération Sirène », tout comme les événements qui s'y déroulent confirment, une fois de plus, les objectifs réels et les véritables protagonistes de cette guerre colonialiste d'invasion et d'occupation.



La prise de Tripoli est surtout le résultat, non pas de cette victoire militaire médiatisée des pseudo « rebelles », mais plutôt de l'intervention directe de l'OTAN et d'un véritable massacre perpétré par cette structure politico-militaire.



Le peuple libyen fut et va être victime d'un crime et d'une violation flagrante du Droit international, de la Charte des Nations unies et même de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réfère hypocritement à la protection des civils Libyens et reconnaît le rôle des Autorités libyennes.



Comme le PCP avait mis en garde à l'époque, et comme la réalité est en train de le confirmer, ce qui est en jeu avec la guerre d'invasion et d'occupation de la Libye ne sont pas les droits de son peuple ou quelque aspiration à la liberté et à la démocratie. Au contraire, ce qui est en jeu, encore une fois dans l'Histoire et avec l'exemple des guerres d'Irak, de Yougoslavie et d'Afghanistan est la satisfaction des intérêts stratégiques des principales puissances de l'OTAN quant au contrôle d'importantes richesses naturelles, le pillage des fonds souverains Libyens et le fait d'imposer la domination impérialiste dans la région de l'Afrique du nord et du Moyen-Orient.



La guerre contre le peuple Libyen est indissociable du contexte international d'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, de la réponse de force impérialiste aux processus populaires qui ont lieu dans le monde Arabe, ainsi que des contradictions inter-impérialistes croissantes. Dénonçant l'hypocrisie et les campagnes médiatiques de mensonge et de désinformation qui soutiennent la stratégie agressives des principales puissances impérialistes, le PCP avertit que la guerre d'occupation de Libye, les menaces croissantes d'une intervention impérialiste en Syrie et les provocation israéliennes réitérées contre le peuple palestinien, sont des éléments dangereux de tension supplémentaire dans une situation déjà fortement marquée par l'instabilité et le danger réel de généralisation des conflits.



La prise de Tripoli par l'OTAN et les pseudo forces rebelles a constitué une nouvelle opération contre le droit de souveraineté et l'intégrité territoriale des nations. Mais, comme la réalité s'est déjà chargée de le démontrer dans diverses situations, cela ne signifiera pas la fin de la résistance du peuple Libyen et l'invasion et l'occupation de son Pays, et encore moins de la résistance des travailleurs et des peuples aux guerres, agressions et provocations de l'impérialisme.



Pour le PCP, la fin du conflit passe par le retrait des forces occupantes et par le dialogue national libyen visant une solution politique du conflit interne. Condamnant la position suiviste du gouvernement portugais de soutien à la guerre d'invasion et d'occupation de Libye et de reconnaissance du « Conseil national de transition », le PCP appelle les travailleurs, la jeunesse et le peuple portugais, indépendamment des différences d'opinion sur Muhammar Kadhaffi et le régime actuel, à rejeter la campagne médiatique gigantesque qui étaye cette intervention impérialiste, à se mobiliser et intensifier la lutte pour la paix, contre l'agression et les ingérences de l'impérialisme nord-américain et européen dans le Monde Arabe et dans d'autres régions du globe.

 

Cf déclaration du PC Grec : Le PC Grec (KKE) relance la question du retrait de son pays de l'OTAN à la lumière des derniers développements de l'agression impérialiste contre la Libye

 

Cf déclaration de 60 PC contre la guerre en Libye : Déclaration commune de 60 partis communistes et ouvriers contre l’agression impérialiste en Libye

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