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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:30

sionistaMisère des liquidateurs du communisme italien (suite) : Nichi Vendola, ancien secrétaire-général liquidateur de Refondation communiste, fait l'apologie de l’État d’Israël

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Depuis plusieurs mois, le président de la région des Pouilles Nichi Vendola est le chouchou des médias italiens, le modèle d'une « Nouvelle gauche » post-communiste, à la fois ouverte sur les questions sociétales et sur l'alliance inconditionnelle avec le Parti démocrate (PD). Placé dans les primaires pour la Présidence du Conseil, il pourrait même être le prochain tête de file de la 'gauche' italienne aux prochaines législatives.



Nous n'aurions que faire des positions du secrétaire de la formation Gauche, écologie et libertés(SEL) si pendant près de vingt ans il n'avait pas été le bras droit de Fausto Bertinotti à la tête du Parti de la refondation communiste (PRC), et dans l'entreprise européenne du Parti de la gauche européenne (PGE), et n'avait pas été le fer de lance de divers projets liquidateurs dont le dernier en date fut la Gauche arc-en-cielqui a laissé le communisme italien au bord du gouffre (3% en 2008, minimum historique et exclusion du Parlement).



Les communistes italiens sont aujourd'hui atterrés de découvrir jusqu'où peut mener l'opportunisme de celui qui fut pendant près de deux décennies le dirigeant supposé incarner la refondation du communisme en Italie et qui en fut, en réalité, son fossoyeur.



Nous connaissions le Vendola admirateur de José Luis Zapatero et de Jean-Paul II. Nous connaissions le Vendola prêt à toutes les compromissions avec le PD pour conserver sa place de président de région. Nous avons fait dernièrement connaissance avec le Vendola justifiant ouvertement la guerre de l'OTAN en Libye, et avec celui proposant une « grande alliance » allant jusqu'à solliciter le leader néo-fasciste Gianfranco Fini (cf:Misère des liquidateurs du communisme italien: l'ex secrétaire-général de Refondation communiste Nichi Vendola propose une grande coalition avec le PD.. et les néo-fascistes de Fini!)

.



Nous faisons désormais mieux connaissance avec le Vendola apologiste du sionisme et justificateur des crimes d’État commis envers le crime palestinien.



Tirant profit du Festival de la culture hébraïque, qui se déroulait dans les Pouilles, Nichi Vendola n'a pas hésité à transformer la manifestation en Festival d’Israël, avec la réception de l'Ambassadeur d'Israel Ghideon Meir et la construction d'un amalgame douteux entre hébraïsme et sionisme, que nombre d'associations pacifistes juives récusent intégralement :



« Avec le Festival de la culture hébraïque, nous avons semé, car cet événement contenait en soi l'idée que les rapports économiques, commerciaux, institutionnels doivent être insérés dans un contexte de connaissance des cultures, des coutumes et d'amitié entre les peuples. »



Le reste des déclarations de Nichi Vendola, édifiant, se passeraient presque de commentaires :



« Israëlest un pays qui a fait des événements extraordinaires depuis sa naissance, sur l'innovation. Israël est un pays qui a transformé des régions désertiques en lieux productifs et en jardins, un Pays qui affronte la question mondiale de la gestion de l'eau, de l'énergie, des déchets avec des méthodes d'avant-garde. »



De telles déclarations sont autant d'insultes jetées au visage du peuple palestinien, victime des brutalités de l'occupation Israélienne et de la captation des ressources minérales, énergétiques et surtout hydriques appartenant au peuple Palestinien.



De telles déclarations sont une insulte à la lutte palestinienne pour son droit à l'auto-détermination, à la justice et à la dignité.



La revue communiste l'Ernestoa déjà manifesté son indignation envers de tels propos et relayé les communiqués de diverses associations pro-palestiniennes mais aussi de pacifistes italiens d'origine juive révoltés par les propos du leader de Gauche, écologie et libertés.



Pour nous, communistes italiens ou français, qu'un tel dirigeant opportuniste ait pu être pendant près de vingt ans, un des dirigeants de premier plan censés incarner la reconstruction du Parti communiste italien après sa liquidation en 1991, est non seulement une aberration mais aussi un avertissement.



Les liquidateurs du communisme n'ont rien à faire à la tête des Partis communistes ! Aux communistes de se réapproprier leur parti !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 12:33

25 aprile prc pdciSans répit, reconstruire le Parti communiste

 

par Francesco Maringiò, pour l'Ernesto

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Depuis plusieurs années, le 25 avril prend de plus en plus une signification toute particulière. La chape asphyxiante qui au cours des 15-20 dernières années est tombée sur notre pays, déformant les valeurs qui sont nées de la lutte anti-fasciste, impose à tout démocrate sincère de régler ses comptes avec une nation désormais transfigurée dans sa propre histoire, sa culture et ses valeurs. Nous sommes gouvernés, maintenant depuis 15 ans, par un Président du Conseil qui n'a jamais ressenti l'exigence de commémorer la Résistance et le 25 avril, paradigme de notre éloignement des valeurs fondatrices de notre République celles qui, depuis 1945, ont mené à l'écriture de la Constitution tout d'abord puis à la vie démocratique marquée profondément par les conquêtes du mouvement ouvrier.

 

Mais nous ne devons pas non plus oublier, dans la juste dénonciation du berlusconisme et du nouveau squadrisme d'Etat, la contribution néfaste des hommes et des courants provenant des rangs démocrates et de la gauche, qui ont dédouané un révisionnisme historique aussi subtile que dangereux. Dans son intervention d'investiture à la troisième charge de l'Etat (1996), Luciano Violante, alors au PDS (Parti démocratique de la gauche) a senti le « besoin de comprendre les motivations des Républicains de Salo » et de souhaiter une pacification nationale. Et il y en eut tellement, au cours des années, des initiatives culturelles, éditoriales et politiques destinées à appuyer cette thèse et à comprendre, si ce n'est compatir, « le sang des vaincus ». Tout cela n'a fait que déchirer le drapeau d'une nation qui, justement dans la lutte partisane contre l'occupant allemand et le fascisme, retrouvait au contraire sa dimension universelle et constituait la base idéale pour la reconstruction, morale également, du pays.

 

Qu'une chape de plomb révisionniste ait enveloppé l'Italie, cela peut se voir aux actions qui ont précédé les célébrations du 25 avril cette année : en Lombardie ont été brûlées les couronnes et les bouquets sur les stèles en hommage aux partisans ; en Vénétie, a été distribué par les militants de la Ligue du nord un opuscule qui réalise une révision grossière de toute l'histoire nationale, raillant le rôle du 25 avril réduit au « jour de St-Marc » ; à Rome sont apparus, comme désormais cela est coutume, des affiches fascistes et dans plusieurs villes les dirigeants des forces gouvernementales ont déserté les célébrations officielles. A Bologne, ville médaille d'or pour la Résistance, le PDL demande que l'on « enquête sur les massacres commis par les partisans » et que l'on arrête avec cette « mythologie de la Résistance ». Pour le dirigeant local, on devrait au contraire fêter le 18 avril 1948 parce que cela représenterait « la véritable fête unificatrice de notre pays, qui avec la victoire électorale de la Démocratie chrétienne et de ses alliés a permis à l'Italie de consolider la démocratie en la libérant de la menace du communisme. »

 

Ce n'est pas que dans le reste de l'Europe la situation soit meilleure : dans les Républiques baltes, le révisionnisme et la culture nazie sont pleinement dédouanées (en Lettonie par exemple a été constitué un musée de l'occupation 'soviétique et nazie' et dans les rues de la capitale, tous les 16 mars, a lieu un défilé qui célèbre les actions des légionnaires lettons qui ont combattu dans les rangs des Waffen-SS nazis) et dans les pays de l'Est, la persécution est forte vis-à-vis des communistes et de leurs organisations (en Pologne ceux qui possèdent ou déploient un drapeau rouge risque la prison ; en Hongrie a été menée une attaque contre le Parti communiste ouvrier de Hongrie – MUNKASPART – héritier du Parti ouvrier socialiste de Hongrie et en République tchèque, où est en vigueur la Lustrace, la loi sur l'épuration des anciens communistes, on a déjà tenté de mettre hors-la-loi la Jeunesse communiste KSM et désormais également le Parti communiste de Bohême-Moravie KSCM). Ils oublient d'un coup d'un seul, ces mouvements et partis politiques à forte composante russophobe, qui dans la lutte contre le nazisme a payé le plus fort tribut du sang (20 millions de morts, la moitié d'entre eux furent des civils ou prisonniers de guerre, tués et torturés par les nazis dans les territoires soviétiques occupés) et que c'est seulement grâce à la résistance à l'invasion nazie d'abord (commencée le 21 juin 1941), la Bataille de Stalingrad ensuite (été 1942 – 2 février 1943) et encore à l'offensive hivernale et estivale de 1944 et enfin à la victoire de Berlin en 1945 avec la défaite des armées allemandes et la signature de la reddition inconditionnelle de l'Allemagne (le 8 mai 1945, dans le quartier-général du maréchal Zhukov à Berlin) que furent posées les bases tout d'abord pour le développement des mouvements partisans en Europe et ensuite pour la libération des camps d'extermination, la victoire contre le nazisme et la libération des pays européens de l'occupation et de la dictature.

 

Et seuls ceux qui ne veulent pas voir la spirale noire qui entoure le vieux continent et le fait plonger économiquement et culturellement, ne sont pas mesure de saisir le lien qu'il y a entre la propagation des mouvements néo-nazis et l'éclosion des « petites patries » (qui se définissent elles-mêmes avec une forte identité ethnique, religieuse, localiste...), avec le levain culturel qui a nourri cette Union européenne: une pâte, entre autres, de libéralisme, de technocratie, de monétarisme et de révisionnisme. Il existe un fil noir qui relie le développement des mouvements néo-nazis avec l'enracinement d'une sous-culture raciste et xénophobe (avec des accents caractéristiques d'islamophobie) et la résolution 1481 du Conseil de l'Europe, adoptée le 25 janvier 2006, sur la « nécessité d'une condamnation internationale des crimes du communisme », dans laquelle une institution de l'Union européenne avalise culturellement le front extrême du révisionnisme : la mise sur un pied d'égalité du nazisme et du communisme (et donc entre les artisans des camps d'extermination et ceux qui les ont libéré).

 

Cette opération devient de plus en plus forte et entêtée que les dynamiques internationales poussent cette partie du monde « à la périphérie », lui retirant la centralité que pendant des siècles les entreprises coloniales et les guerres impérialistes lui avaient donné. Mais justement ces conditions changeantes dessinent un monde qui s'émancipe du consensus de Washington et dans de grandes parties du monde sont expérimentées des formes de coopération et de collaboration politique opposées au modèle néo-libéral (ALBA, OCS, BRICS...) créant ainsi les conditions pour que les peuples et les organisations qui vivent sous la chape de plomb du capitalisme sauvage et du révisionnisme dominant, soient capables d'indiquer une alternative de société et de lutter pour la réaliser.

 

C'est une nouvelle résistance que nous sommes appelés à mener, pour une période tout sauf brève, dans toute l'Europe et en Italie en particulier. Ici, par rapport aux autres pays d'Europe occidentale, nous touchons le fond du point de vue du respect des règles démocratiques, avec un Gouvernement sciemment engagé à déformer les règles et les principes démocratiques dans le sens de desseins subversifs et réactionnaires qui rappellent le « plan de renaissance démocratique » de la Loge P2, plus que les axes de la Constitution républicaine. Dans cette bataille, la reconstruction d'un camp démocratique qui fasse barrage à la désolation et à l'offensive (politique et de classe), s'impose dans toute sa dramatique actualité. Cela ne peut se produire seulement si on est capable de construire un front social et politique en état de mobiliser les hommes et les femmes en chair et en os sur des batailles fondamentales qui fassent vivre les articles de notre Constitution, et donc ses principes fondamentaux et la défense des droits des travailleurs et des travailleuses (car il n'y a pas de démocratie dans un pays, si celle-ci n'est pas capable de franchir les portes des usines). En ce sens, la constitution des comités de défense des biens communs (à partir de l'eau publique), la préparation de la grève du 6 mai prochain et les tentatives de construction d'un vaste mouvement contre la guerre en Libye, représentent des casemates fondamentales d'un travail politique, social, culturel et de masse sur le long-terme.

 

Aujourd'hui plus que jamais, nous ressentons fortement l'absence dans notre pays d'un Parti communiste fort, capable non seulement d'être la force d'impulsion d'un conflit de classe de haut niveau, mais surtout en mesure de devenir la force motrice de ce que Gramsci appelait la « réforme morale et intellectuelle du pays ». Notre parcours doit partir d'ici, de la conscience que la route sera longue, mais de la détermination que c'est la seule voie possible. Si au départ de Berlusconi nous voulons associer la liquidation du berlusconisme, si à la construction de la démocratie (dans et hors des lieux de travail) nous voulons conjuguer la lutte contre de nouvelles formes de fascisme, de racisme et de révisionnisme, alors est nécessaire une bataille que historiquement, les communistes ont fait leur à divers moments-charnières difficiles de l'histoire. Pour cette raison, nous croyons qu'en Italie les communistes doivent travailler pour s'unir, inversant non seulement la « malédiction de la division » qui semble avoir rendue malade la gauche dans ce pays, mais surtout le processus de fragmentation de la classe ouvrière (des nouveaux travailleurs exploités par le capital, en usine comme dans les call center, dans les laboratoires de recherche comme dans les champs qui pullulent d'immigrés) et de sa représentation politique. Et il est nécessaire de l'inverser tout de suite cette tendance, car il n'y a plus de temps à perdre. Et pour pouvoir faire cela, il devient de plus en plus nécessaire de sortir de la dynamique auto-référentielle qui voit le parcours unitaire comme une phase tout simplement de fusion, minimale, qui relève plus du monde de l'algèbre (la somme de ce qui existe déjà) que de la nécessaire révolution de ce qui existe et du lancement d'une phase ouvrant une nouvelle page de l'histoire du mouvement communiste dans notre pays.

 

Reconstruire le Parti communiste c'est, dans le même temps, l'objectif de notre travail et le chemin à parcourir, la théorie et la praxis de notre voie politique. Sort des presses, justement ces jours-ci, un livre qui s'efforce d'imposer une vaste et ambitieuse discussion sur les raisons de l'actualité du socialisme et sur la nécessité de la reconstruction du Parti. Les auteurs (Oliviero Diliberto, Vladimiro Giacchè, Fausto Sorini), qui représentent aussi de façon souple une unité entre des parcours différents, ont le mérite de nous soumettre un puissant effort collectif d'analyses et de réflexions politiques comme il n'y en eut pas depuis des années, voire des décennies (cf l'appel dont s'inspire le livre : Plus d'un millier de militants, dirigeants et sympathisants communistes italiens ont déjà signé l'appel pour la « reconstruction du Parti communiste italien »). Il suffit de lire la table des matières du livre pour se rendre compte de la richesse d'une contribution qui ne s'érige pas en réflexion dogmatique, mais au contraire se pose comme outil qui fonctionne pour renouer le fil de la recherche et de la réflexion qui ranime le sens d'une bataille des idées parmi les communistes de ce pays. Car c'est quand ceux-ci ont perdu la curiosité de l'enquête sur le monde et sur ce qui les entourait et la rigueur d'une discussion à travers laquelle renforcer et construire le parti lui-même, qu'ils ont fait fausse route et sont entrés en crise. A travers une analyse rigoureuse et l'usage d'un langage non spécialisé, le livre a le mérite de poser des questions de fond à chaque militant communiste, le poussant à la recherche et à la confrontation d'idées. Cela faisait des années que cela n'avait pas été fait, en théorisant même l'impossibilité d'une confrontation sur ces questions, sinon le risque de divisions (qui hélas se sont produites, pour des raisons exactement opposées), ou en tournant en ridicule les efforts pour parvenir à une unité idéologique et politique dans le groupe dirigeant d'un parti communiste, comme si l’expérience réalisée en ce sens par les cubains, les vietnamiens, les chinois, les indiens, les sud-africains, les grecs, les chypriotes, les portugais... représentait une variante erronée de l'histoire communiste, à laquelle on ne pouvait se comparer.

 

Déjà dans les prochaines semaines, en toute compatibilité avec une campagne électorale et référendaire dans laquelle chaque militant doit s'engager, seront organisées des présentations du libre et des tables rondes, comme autant d'occasions de discuter hors de la rhétorique unitaire des dernières années, mais plutôt en confrontant les projets, les idées, les analyses et les réflexions sur diverses questions. Conscients que la reconstruction du parti communiste est un projet de long-terme (il durera des années) et à étapes (et il sera important de voir comment les congrès imminents du PRC et du PdCI participeront à ce processus ou si on éludera le problème), ce livre représente une précieuse contribution en ce sens.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:41

logo-partito-nazionale-fascistaIls nous refont le coup, ils veulent reconstituer le Parti fasciste



parVincenzo Calò, du Parti des communistes italiens (PdCI)

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ils nous avaient déjà fait le coup avec la loi 1360, celle qui mettait sur un même plan les Partisans de la résistance et les fascistes de la République de Salo, comme si les combattants pour la liberté et ceux qui la répriment étaient la même chose. Comme si ceux qui se battaient pour l’égalité et les défenseurs de la race aryenne étaient la même chose. Comme si ceux qui défendaient leurs villages, leurs maisons, leurs familles contre l’oppresseur étranger et ceux qui se sont vendus à lui, étaient la même chose. A ce moment-là, il y eut un soulèvement populaire des forces démocratiques et anti-fascistes de notre pays, mais aussi tout simplement des personnes de bon sens, qui renvoya la proposition à l’envoyeur.



Aujourd’hui ces forces réactionnaires nous refont le coup. Cinq sénateurs de droite ont en effet déposé auprès du Secrétariat du Sénat un projet de loi constitutionnel dans lequel on demande l’abolition de la XIIème Disposition transitoire de la Constitution républicaine qui interdit la « réorganisation, sous quelque forme que ce soit, du parti fasciste ». D’après l’ANPI (Association nationale des partisans d’Italie), il s’agit d’un « projet odieux et choquant »



Dans le fond, on aperçoit le désir plus mesquin de priver la Constitution de sa colonne vertébrale, celle de l’anti-fascisme, afin de lui porter le coup décisif et de réléguer ainsi dans les oubliettes de l’histoire la période de la Résistance d’où est née la Constitution et grâce à laquelle s’est ouverte la phase la plus importante de conquêtes sociales ainsi que de droits des citoyens.



Dans le même temps, on cherche à ouvrir la voie à ceux qui se disent, même plus de façon déguisée, nostalgiques de cette tradition et voudraient avoir les mains libres aujourd’hui, comme s’ils pouvaient vraiment donner une actualité à ces préceptes, pour se réorganiser en des formations reconnus légalement par l’Etat italien et pouvoir se dire fasciste non seulement pour ce qui est du passé mais aussi pour le présent.



Voilà un véritable acte d’inconscience, une provocation destinée à réviser l’histoire, à la déformer, afin de continuer cette œuvre de déconscientisation populaire, bien que nous constations au contraire une nouvelle prise de conscience populaire après que le péril de retour des valeurs fondatrices du fascisme a trouvé une nouvelle génération d’opposants qui puisent dans les meilleures traditions démocratiques de notre Pays.



Le fascisme fut le mal absolu, la misère, la guerre, la négation des droits et de la liberté, les crimes, les tortures et les massacres de civils. Il fut l’opportunisme et l’avilissement du sens de la Patrie. Le fascisme fut vaincu par les valeurs incarnés par la Résistance, qui furent ensuite les lignes directrices de la Constitution républicaine. Le fascisme fut vaincu par la démocratie dans notre Pays et sur cela on ne peut revenir en arrière.



La tentative de rendre sa dignité à cette expérience est plus que malvenue et la tentative d’abolir le délit d’apologie du fascisme est l’ennième faveur faite à ceux qui ont été vaincus par l’histoire. Nous nous opposerons fermement, avec tous les anti-fascistes d’aujourd’hui et au nom de ceux qui, en sacrifiant leur vie, ont pensé à un monde meilleur dont nous voulons être dignes.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 14:03

vendola-finiMisère des liquidateurs du communisme italien: l'ex secrétaire-général de Refondation communiste Nichi Vendola propose une grande coalition avec le PD.. et les néo-fascistes de Fini!

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'ancien secrétaire-général de Refondation communiste Nichi Vendola, chouchou des médias depuis qu'il a fondé son propre parti « Gauche, écologie et libertés », vient encore une fois de démontrer l'ampleur mais aussi la dangerosité des calculs opportunistes qui polluent la tête des héritiers du communisme italien depuis 1991.

 

Dans une interview à la Repubblicaaccordée le 16 février, il répond par la positive à l'hypothèse d'une grande coalition réunissant non seulement le Parti démocrate... mais aussi les néo-fascistes menées par Gianfranco Fini, leader du mouvement Alliance nationale (ex-Mouvement social italien, ex-Parti national fasciste) depuis fondu dans le Parti des Libertés de Berlusconi.

 

Nichi Vendola n'en est hélas pas à son coup d'essai.


 

Retour sur le passé/passif d'un des promoteurs de la liquidation du communisme italien


 

Dirigeant du Parti de la Refondation communiste depuis sa fondation en 1993, il fut le bras droit du secrétaire-général Fausto Bertinotti et en ce sens un des promoteurs des thèses sur la nécessaire constitution d'un « Parti de gauche sans adjectifs » se substituant au projet initial alternatif de reconstruction du Parti communiste italien.

 

En 2008, Fausto Bertinotti le désigne comme son successeur naturel et il porte l'ultime projet liquidateur de la « Gauche arc-en-ciel », effaçant définitivement les dernières références symboliques au communisme au prix d'une fusion dans un mouvement de gauche regroupant sociaux-démocrates, écologistes et post-communistes.

 

Le fiasco historique de cette expérience, qui obtient 3% des voix (alors que les communistes seuls avaient un potentiel de voix de 9%) et élimine pour la première fois les communistes du Parlement depuis 1945, n'entame pas la détermination de Vendola à en finir avec le communisme italien. Il soutient le bilan de la direction sortante au Congrès de Chianciano en 2008, où il est battu par une coalition elle-même hétéroclite et non sans ambiguïtés.

 

Il décide alors de sortir du Parti de la refondation communiste et de fonder son propre mouvement « Gauche, écologie et libertés » bénéficiant d'une publicité médiatique sans aucune commune mesure à gauche. Toutefois, aux européennes de 2009, il ne parvient pas à dépasser la liste communiste PRC/PdCI qui obtient 3,4% contre 3,1% pour le parti de Vendola.


 

Un président de région fidèle allié du PD, laudateur de José Luis Zapatero et... Jean-Paul II


 

Président de région des Pouilles depuis 2005 grâce au soutien sans failles du Parti démocrate (PD), partisan des primaires à l'américaine dans toute la gauche, l'opportunisme des positions de Vendola prêterait à sourire si elle n'avait pas porté et ne portait pas encore le danger de la subordination de ce qu'il reste de la gauche communisme à la social-démocratie.

 

Développant un moderne « culte de la personnalité », construit autour d'un charisme indéniable et sur-jouant de son identité homosexuelle décriée par la droite la plus réactionnaire, Vendola est pourtant un fervent catholique qui n'a pas hésité à renommer l'aéroport de Bari: « aéroport Jean-Paul II ».

 

Un comble dans un pays où l'identité communiste, et plus largement de gauche, s'est construite sur l'anti-cléricalisme et la laicité!

 

En 2008, dans le texte qu'il avait rédigé et porté au Congrès de Chianciano, il n'avait pas hésité à présenter comme modèle aux communistes italiens le leader socialiste espagnol José Luis Zapatero, tête de file du social-libéralisme européen et maître d'oeuvre d'un des plans d'austérité les plus durs d'Europe.


 

Jusqu'où mène la politique du renoncement, et les appels incantatoires à l'unité de la gauche... jusqu'à l'extrême-droite!


 

 

Mais, cette fois, Vendola va bien plus loin que ces positions antérieures tout aussi opportunistes que fantasques. Il montre toute la cohérence des liquidateurs du communisme italien, qui se sont répartis les rôles, transformant le grand PCI en Parti démocratie à l'Italienne et l'hypothèse d'une reconstruction en un projet opportuniste et social-démocrate.

 

Dans cette interview accordée à la Repubblica, le 16 février, Nichi Vendola propose donc la constitution d'une « grande coalition d'urgence démocratique ». Une grande coalition de Vendola à Fini?demande malicieusement le journaliste de la Repubblica.Vendola répond oui sans hésiter« pour redonner à l'Italie l'oxyègene que le berlusconisme lui a ôté ».

 

Combattre le mal par le mal!Le néo-libéralisme fascisant de Berlusconi par le néo-fascisme libéralisant de Fini!Que l'héritier du Parti de la Résistance envisage de pacter avec l'héritier du Parti de Mussolini est une insulte faite aux partisans anti-fascistes.

 

A côté de cette invraisemblable main tendue aux néo-fascistes, l'autre proposition affligeante de Vendola passerait presque inaperçue. Non seulement Vendola ne conteste pas au PD la direction de la coalition, donc sa subordination au PD, mais il propose Rosy Bindi comme tête de file de la coalition.

 

Rosy Bindi, ancienne militante de l'Action catholique italienne et député européenne démocrate-chrétienne, leader de l'aire dite « chrétienne-sociale » du Parti démocrate.

 

Une grande alliance avec les néo-fascistes menée par une démocrate-chrétienne. Un tableau pathétique proposé par celui qui prétendait encore récemment moderniser le communisme italien!


 

 

Contre ceux qui dilapident l'héritage du communisme italien, la nécessité de la reconstruction du PCI pour faire barrage au fascisme!


 

Nichi Vendola n'est plus désormais dirigeant de Refondation communiste. Il l'a été trop d'années pour salir ainsi ce que continue à représenter le Parti communiste italien. Il l'a été trop d'années pour avoir marqué de son empreinte le projet Refondation communiste, emprunt de calculs opportunistes et électoralistes, là où plus que jamais le peuple d'Italie a besoin d'un Parti communiste!

 

Certains dirigeants du Parti de la refondation communiste continuent à tendre la main à Nichi Vendola dans le vue d'un rapprochement à la prétendue « gauche de la gauche », y compris dans le cadre de la Fédération de la Gauche, nouvel avatar subtil de la liquidation du communisme italien inspiré de l'expérience Izquierda Unida espagnole.

 

Les communistes italiens n'ont rien à voir et à faire avec de tels opportunistes, dont les idées dangereuses continuent à saper les fondements branlants de la démocratie et de la laicité italienne.

 

Seule la reconstruction du Parti communiste italien, hors de tout calcul opportuniste de court-terme, peut encore faire barrage à la montée du fascisme sous toutes ces formes que Vendola et les autres politiciens de son espèce contribuent à alimenter!

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:37

pci ricostruireilpartitocomunistaPlus d'un millier de militants, dirigeants et sympathisants communistes italiens ont déjà signé l'appel pour la « reconstruction du Parti communiste italien »


 

Cet appel marque un tournant.


 

Il porte à la fois un constat d'échec et des perspectives d'avenir pour les communistes italiens orphelins du PCI liquidé par sa propre direction en 1991.

 

Constat d'échec car l'expérience Refondation communiste a déçu les espérances de ceux qui y voyaient une œuvre de reconstruction du PCI. L'absence de bases idéologiques et organisationnelles saines, les intentions liquidatrices de ses dirigeants n'ont fait qu'accélérer et achever le processus de liquidation du communisme en Italie.

 

Échec aussi de la deuxième Refondation entamée avec la phase ouverte par le Congrès de Chianciano en 2008, et l'élimination de l'aile-droite des liquidateurs, le groupe Bertinotti-Vendola. Les communistes de l'Ernesto et du PdCI avaient alors lancé un appel à l'unité des communistes, avec réunification des communistes dans un même parti et reconstruction du PCI. Le nouveau groupe dirigeant Ferrero-Grassi a suivi une autre voie, celle de la Fédération de la Gauche, menant ultimement à un projet de « Die linke à l'Italienne » avouée par plusieurs dirigeants de Refondation depuis.

 

Mais les camarades qui portent ce texte ne restent pas sur ce constat pessimiste mais lucide mais ouvrent de réelles perspectives d'avenir.

 

Les luttes se développent mais butent sur l'absence de perspective, la crise a redonné une actualité non seulement à l'alternative socialiste mais aussi à l'existence de Partis communistes. Plus que jamais le peuple Italien a besoin du PCI! Il n'est plus temps pour les communistes italiens de tergiverser, chaque étape du processus de liquidation est une saignée pour les deux partis communistes italiens, l'heure est venue d'entamer un véritable processus de reconstruction du Parti communiste italien, avec les forces des deux partis communistes conscientes de leurs responsabilités historiques.

 

Voici l'appel promu donc notamment par nos camarades de l'Ernesto et d'ores et déjà signé par plus de mille camarades communistes – militants, dirigeants et sympathisants – pour la reconstruction du Parti communiste en Italie.

 

AC

 

Introduction et Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



header web transpReconstruire le Parti communiste

 

 


 

Un manifeste politique avec ses 1000 premières signatures



La grande crise capitaliste en cours, destinée à durer encore longtemps, pousse les classes dominantes à adopter des solutions de droite tant sur le plan socio-économique que sur celui politico-institutionnel.



Dans le contexte d'une faiblesse structurelle du capitalisme italien, caractérisée par la destruction du secteur public de l'économie, par la taille insuffisante de la grande industrie, par la prédominance de la petite entreprise reposant sur les bas salaires, la super-exploitation, le travail de plus en plus précaire, les classes propriétaires choisissent le repli sur la défense de leurs privilèges.



La manœuvre de Tremonti frappe les intérêts populaires, tout en ne s'attaquent pas aux rentes et aux revenus élevés.



Le modèle Marchionne nécessite une totale liberté de manœuvre, les pleins pouvoirs sur l'utilisation de la force de travail, la suppression des conventions collectives nationales et des protections prévues par le Statut des travailleurs. Contre la FIOM, qui a saisi la signification politique de l'offensive patronale, s'est déployé un bloc des propriétaires qui va bien au-delà de l'équipe berlusconienne et qui comprend, outre les syndicats pro-patronaux, également une grande partie du PD.



L'attaque contre la Constitution vise à remettre en cause, avec les fondements de la forme de république parlementaire fondée sur un système électoral proportionnel pur, ses bases économiques et sociales.



Avec l'agression contre la magistrature et l'autonomie des divers pouvoirs de l'État, la contre-réforme de l'Université, les coupes dans l'instruction et la formation, la déstructuration plus générale du marché du travail, se dessine un projet de société anti-démocratique, fondé de plus en plus sur la précarité sociale et civile.



Les résistances et les luttes sociales, qui des usines aux écoles, des banlieues à l'Université, se développent en Italie sont pour grande partie dépourvues d'un débouché politique, et du Parti communiste intellectuel et organisateur collectifen mesure d'élaborer et de réaliser une stratégie démocratique et progressiste, tournée vers le socialisme, seule alternative réelle à la crise actuelle du système. Cela suppose un radical changement de cap dans notre pays, faisant de la défense et de la récupération de la Constitution la base de notre programme politique, avec la relance de l'intervention publique dans l'économie et la planification démocratique sous contrôle ouvrier et populaire.



Les communistes qui, dans les décennies qui ont suivi la lutte de Libération, ont manifesté une grande volonté politique, sociale, culturelle, menant à certains acquis sociaux fondamentaux, vivent aujourd'hui une situation d'extrême difficulté, crise du militantisme, de la participation, du projet stratégique, sans même de représentants aux parlements italien et européen.



L'exigence de reconstruction d'un parti communiste dans notre pays s'impose à toutes les avant-gardes les plus conscientes des luttes ouvrières, populaires, étudiantes pour donner une direction, une organisation et des perspectives aux luttes sociales et politiques.



Nous disons parti communiste, ce qui est une chose différente d'une vague force de gauche anti-capitaliste, car un parti de communistes, entre autres choses, perçoit la nécessité d'une théorie révolutionnaire construite avec rigueur et scientificité (et en tant que telle jamais dogmatique, mais en développement continuel); car une conscience communiste et d'aspiration au socialisme, ne se forme pas spontanément dans les mouvements sociaux de lutte, tout aussi radicaux qu'ils puissent être, mais a besoin du parti comme son intellectuel collectif; car, encore plus dans une phase de crise profonde du système capitaliste à l'échelle planétaire, il convient d'expliciter les objectifs généraux et la dimension internationale de la lutte pour le socialisme et le communisme. Car cette perspective ne peut être animée dans l'Italie et dans l'Europe d'aujourd'hui seulement si les avant-gardes des mouvements sociaux en lutte prennent conscience du caractère systémique de la crise et développent progressivement une vision mondiale de la lutte pour le socialisme.



Aux communistes qui sont tout de même liés – certains comme nous sont ou ont été de diverses manières militants, dirigeants, sympathisants – aux vingt ans d'expérience de Refondation, ou à ceux qui l'ont observé avec intérêt, la condition dramatique dans laquelle se trouve le mouvement communiste en Italie, au risque de sa dissolution, il est nécessaire de s'exprimer sans réticences: le projet initial de Refondation est arrivé au bout. Après la dissolution du PCI n'ont pas été posées les bases saines sur lesquels reconstruire un nouveau parti communiste à la hauteur de notre temps.



La majorité du groupe dirigeant bertinottien, au cours des années, a démoli les outils théoriques et stratégiques communistes. Le congrès de Chianciano du PRC (2008) avait nourri beaucoup d'espoirs et, parmi ceux qui signent ce document, certains ont également joué un rôle déterminant dans l'ouverture d'une nouvelle ère, en demandant un important changement de cap. Non seulement il n'y a pas eu de rupture, mais quelques années après, nous retrouvons un parti encore plus faible, plongé dans l'incertitude et en pleine crise d'identité.



Nous nous apercevons que la fragilité et l'hétérogénéité des bases stratégiques originelles de Rifondazione ont causé fractures et scissions et désormais, vingt ans après, ce qu'il en reste est un assemblage éclectique, où les luttes et les batailles de courants ont produit une grave dégénérescence de la vie interne. L'absence d'une pensée forte partagée et d'un ciment idéologique suffisamment solide, a empêché ce parti de résister aux pressions causées par les grands tournants de l'histoire. Face aux demandes réitérées d'un changement de cap, le groupe dirigeant semble vouloir toujours répéter les mêmes erreurs fatales.



Pour toutes ces raisons, même si nous savons bien qu'à Rifondazione continuent de militer de nombreux et nombreuses camarades que nous sentons proches idéologiquement et avec qui nous voulons maintenir le dialogue, nous ne nous reconnaissons plus dans cette expérience politique une force motrice pour la reconstruction du parti communiste en Italie.



Dans les trois dernières années, nombreux parmi les signataires de ce document, ont travaillé à cet objectif et ont demandé, ou espéré, que le PRC dans son ensemble s'empare de cette tâche. La réponse a été décourageante: ceux qui n'ont pas manifesté une opposition ouverte et hostile, ont simplement effacé la question de l'agenda et du débat politique.Ont ainsi été ignorés les appels de simples adhérents, d'organisations du parti ou d'anciens militants et on a gommé le fait que sur cette question ont été tenues, par en bas, des dizaines et dizaines d'initiatives sur tout le territoire national. Même quand il y a eu un timide rappel lancé par certains à l'unité des communistes, cela était vécu plus comme un problème de nature organisationnelle que politique et, de toute façon, aux déclarations n'ont jamais suivi le moindre acte concret.



Des centaines de milliers de camarades sont passés par l'expérience de Refondation pour ensuite la quitter; nombres d'entre eux vivent une condition de « diaspora », de militants potentiels sans organisation. Il est temps de leur offrir également un repère.



Si les premiers pas ne sont pas réalisés dans cette direction, rompant tout attitude attentiste et obsédée par les questions tactiques et en ouvrant une première phase d'agrégation, une nouvelle dérive et la parte de milliers de militants communistes deviendra inévitable.



Nous sommes conscients que la crise est globale et qu'ils n'existent pas d' « îles heureuses ». Limites et erreurs ont ainsi marqué l'expérience du PdCI, mais elles ont fait l'objet d'une réflexion ultérieure, comme dans le cas de la réflexion auto-critique sur la participation au gouvernement de la guerre contre la Yougoslavie. Son groupe dirigeant estime qu'aujourd'hui n'existent pas les conditions et les rapports de force pour gouverner avec le centre-gauche et prend acte de l'évolution réactionnaire de l'Union européenne, considérant que cela n'était pas évident dans les phases antérieures.Et il n'est pas dénué de sens qu'ils n'aient ni renié l'histoire du mouvement communiste du XXème siècle, ni mené des campagnes hostiles envers d'autres partis communistes ou pays suivant des orientations socialistes, ni soutenu le projet de la « Gauche européenne » (qui a gravement divisé les communistes en Europe), et contrairement à d'autres, ils ont rejeté l'idée d'un parti organisé en courants.



Nous savons que le PdCI ne représente pas la solution de la question communiste en Italie. Ses dirigeants sont les premiers à le reconnaître. Mais le fait que son groupe dirigeant ait fait sien le projet de la reconstruction d'une nouvelle force communiste unie et unitaire, et avance aujourd'hui la proposition d'ouvrir, dans les prochains mois, une phase de congrès ouverte – capable d'ouvrir un véritable chantier pour la « reconstruction du parti communiste » – conduisant à une nouvelle situation.



Nous lançons un appel à tous les travailleurs, étudiants, chômeurs – conscients de la gravité de la crise et de l'urgente nécessité du parti communiste – pour soutenir par tous les moyens possibles ce processus, dans les formes que chacun jugera les plus opportunes.



Nous nous engageons à ce que soit encouragée une réflexion ouverte sur la signification de la construction du Parti,étant donné l'actuel développement des rapports de classe et internationaux, en travaillant pour rattraper le retard des vingt dernières années. Inévitable pour nous est la question de l'enracinement social et de classe des communistes, et donc d'une organisation structurée à cet effet. Nous nous proposons d'innover et de révolutionner notre façon d'agir et de penser pour affronter ainsi, finalement, des questions politiques essentielles, avant tout celle de la ligne politique et de la stratégie de transition au socialisme dans les conditions de l'ordre impérialiste mondial actuel; la forme de parti la plus adéquate; le modèle d'organisation; l'auto-financement; la communication; le rôle des communistes dans les syndicats et dans la ré-organisation d'un syndicalisme de classe.



Il faudra du temps, de la patience et une grande capacité d'écoute, mais nous sommes conscients que si nous esquivons ce débat, les fondements de la reconstruction se révèleraient trop précaires.



Cet engagement ne contredit pas l'exigence juste et ressentie d'une plus large unité d'action de toutes les forces de gauche qui ne renoncent pas au changement, dans et hors de la Fédération de la Gauche. Il n'exclut pas non plus la recherche de convergences utiles pour endiguer la progression des forces les plus ouvertement réactionnaires. C'est dans le cadre de cette exigence d'unité d'action à gauche, certainement pas contre elle, que peut progresser et s'affirmer le processus de reconstruction d'une force communiste unitaire et indépendante. C'est-à-dire: plus un tel effort unitaire sera un succès, plus effectif deviendra le processus de reconstruction du parti communiste.



Vingt ans seulement après la fin de l'Union soviétique, quand il pouvait sembler à beaucoup que l'histoire était finie et que seuls des visionnaires pouvaient proposer de nouveau de façon crédible la question du socialisme, aujourd'hui nous nous rendons compte que non seulement la dynamique historique a repris son cours, mais qu'elle s'est même mis à filer. Le monde est touché par une crise du système capitaliste et de la suprématie des grandes puissances impérialistes qui est sans précédent.



De nouveaux pays et continents émergent comme les acteurs du monde de demain. Dans quelques décennies, ils représenteront les deux-tiers de l'économie mondiale et, pour nombre d'entre eux, est remise en avant de diverses manières la question d'une alternative possible de type socialiste et anti-impérialiste.



C'est l'exploitation néo-coloniaele mise en œuvre par les puissances impérialistes, à travers les multi-nationales dont le poids économique dépasse celui des Etats, qui est la cause première de la pauvreté qui enserre la majorité de l'humanité, principalement en Asie, en Afrique et en Amérique latine.



C'est la tentative des puissances impérialistes – en premier lieu les États-Unis – de maintenir leur suprématie qui est la cause première de la guerre. Ce sont ces puissances qui sont les principales responsables de la croissante course aux armements – y compris nucléaires – et de l'augmentation consécutive des dépenses militaires mondiales, qui enlève ces ressources à la satisfaction des besoins vitaux de l'humanité.



Pour s'opposer à un tel système qui mène le monde à la catastrophe, doivent être liées lutte contre l'injustice sociale et lutte contre la guerre, ce qui en Italie signifie avant tout s'opposer à la présence des bases américaines, de l'OTAN et à la participation aux guerres, comme celle en Afghanistan.



Nous savons que la reconstruction d'un parti communiste en Italie est un processus ardu et complexe, dont nous devons savoir distinguer des phases et des étapes intermédiaires.



Nous avons comme référence les points forts de l'expérience et de l'élaboration théorique du mouvement communiste italien et international, d'inspiration léniniste et gramscienne, qui doit être actualisée.



Nous pensons que dans la phase actuelle, il est possible et nécessaire de reconstruire un parti de cadres et de militants avec une influence de masse; qui tout en n'étant pas tout de suite grand en termes d'adhérents, sache organiser une présence efficace de ses militants dans la société, dans les syndicats, dans les organismes populaires, dans les comités de lutte qui sont en train de naître; et donc qui soit capable, en ce sens, d'y exercer une influence de masse. Qui sache marquer sa présence dans les institutions par le lien étroit qu'elle noue avec les luttes populaires. Qui laisse derrière lui la dégénérescence en courants et soit géré de façon collégial et unitaire.



Cela n'est pas facile, mais c'est indispensable.



Nous n'ignorons pas les difficultés de l'entreprise, mais nous ne voulons pas lâcher et nous sommes convaincus que nous trouverons des milliers de camarades pour la soutenir.



Nous travaillons afin qu'elle s'enrichisse de la contribution des jeunes générations, qui n'ont pas vécu les erreurs et les défaites du passé: le futur leur appartient.



Suivent les 1000 premières signatures

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Italie
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