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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 08:17

hollande kerrySyrie : le soutien militaire direct des puissances impérialistes occidentales aux rebelles se précise

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Coordonnée par la visite diplomatique du secrétaire d'Etat John Kerry, la position officielle des puissances impérialistes occidentales s'est précisée cette semaine dans le sens d'un soutien militaire direct à la rébellion syrienne.

 

Devant les difficultés sur le terrain des rebelles de l'Armée syrienne dite libre (ASL) face aux troupes du régime de Bachar el-Assad, les puissances occidentales ont officialisé cette semaine leur soutien logistique à la rébellion.

 

Les États-Unis ont préparé leur grand bond en avant dans le soutien à la rébellion par le tour diplomatique de John Kerry, auprès des alliés de l'OTAN en Europe (France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) et au Proche-Orient (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Égypte et Emirats).

 

Une promesse concrète lors de la Conférence des « Amis de la Syrie » à Rome, mercredi dernier, les États-Unis accorderont officiellement une aide de 60 millions de $, pour les rebelles, constituée de vivres et d'équipements militaires non-léthaux (sic), notamment des véhicules blindés.

 

Un programme secret de formation des cadres de l'Armée rebelle par la CIA est déjà en cours, a averti Kerry, entamé à partir de camps militaires en Jordanie1.

 

Les sommets américains hésiteraient encore sur la méthode : entre CIA, Pentagone et Département d’État prônant un soutien militaire direct aux rebelles et la Maison blanche craignant pour la légitimité politique de l'opération, risquant d'associer trop étroitement les rebelles aux États-Unis.2

 

En Europe, la Grande-Bretagne et la France poussent pour un soutien militaire direct aux insurgés

 

Tout comme en Libye puis au Mali, c'est en Europe que la balance penche vers l’interventionnisme le plus ouvert.

 

Ce qui s'insère par ailleurs dans les plans américains visant à déléguer certaines interventions en Afrique du nord et au Proche-orient à leurs vassaux européens pour se consacrer à l'endiguement de la Chine en Extrême-orient.3

 

Sous pression de la Grande-Bretagne, les ministres des affaires étrangères l'Union européenne ont voté le 18 février la levée de l'embargo, sous un délai de trois mois, sur l'envoi de « matériel militaire non-létal et l'assistance technique » aux rebelles.4

 

Soutenue par l'Italie et surtout la France, la Grande-Bretagne a poussé pour la levée immédiate de l'embargo sur les armes létales, essuyant les réticences de la majorité des États, en premier lieu de l'Allemagne.

 

William Hague, ministre des affaires étrangères britannique, a confirmé que la Grande-Bretagne allait intensifier son soutien à l'opposition par tous les moyens possibles, d'abord l'envoi d'équipements militaires non-léthaux mais l'envoi ultérieur d'armes létales n'est « pas à exclure ».5

 

Derrière le fer de lance belliciste britannique, la France de François Hollande, déjà en guerre au Mali s'inscrit dans la continuité de l’œuvre de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en Libye.

 

La visite de John Kerry à Paris mercredi fut d'une part l'occasion pour les États-Unis d'apporter leur soutien, prudent, à l'entreprise militaire française au Mali, d'autre part une opportunité pour adopter une position commune de soutien ouvert à l'opposition syrienne.

 

Le ministre des affaires étrangères française, Laurent Fabius, après s'être félicité de la levée partielle de l'embargo européen (« c'était la position de la France »6) a appuyé la position de « nos amis américains », de soutien militaire à l'opposition :

 

« La France a été la première à reconnaître la Coalition nationale syrienne. Maintenant, si nous voulons un nouveau régime, il nous faut soutenir l'opposition. »7

 

La poussée britannique et française n'est que la formalisation d'un état de fait, d'ores et déjà leurs services de renseignement accordent un soutien logistique sous formes d'informations et renseignements secrets8, de formation militaire dans les camps de Jordanie ou de Turquie9.

 

En Allemagne même, le débat fait rage. Le diplomate Wolfgang Ischinger, ancien secrétaire d'Etat au moment de la guerre de Yougoslavie et partisan historique d'une ligne d'alignement sur les Etats-unis, a déjà lancé un appel à armer les rebelles10 :

 

« Il est temps que l'Allemagne et ses partenaires discutent du soutien à apporter aux rebelles syriens, et cela comprend les armes (…) si les occidentaux livrent eux-mêmes des armes, il y a des chances qu'on puisse influencer ceux qui vont les utiliser ».

 

Les monarchies absolues du Golfe et la Turquie continuent d'armer la rebellion, malgré leurs calculs stratégiques divergents

 

Les principaux bailleurs de fonds de la rébellion continuent leur tâche. Qatar et Arabie saoudite soutiennent des groupes islamistes rivaux, combattants proches des Frères musulmans pour les premiers, les salafistes fondamentalistes pour les seconds.11

 

Des sources fiables au sein du renseignement américain ont révélé dernièrement le parcours aussi stupéfiant que banal du trafic d'armes vers la Syrie.12

 

Des milliers d'armes lourdes croates (bravant l'embargo de l'UE), des lances-roquettes anti-char aux mitrailleuses issus des stocks de la guerre de Yougoslavie, seraient achetées par l'Arabie saoudite et transportées aux rebelles via la monarchie absolue jordanienne.

 

L'Arabie saoudite et le Qatar ont multiplié les déclarations ces dernières semaines pour pousser les puissances occidentales à accorder une aide militaire directe aux rebelles :

 

« Mon pays estime que la brutalité du régime syrien contre son peuple rend nécessaire l'armement du peuple syrien », selon les termes du ministre des affaires étrangères saoudien Saoud-al-Faisal.

 

Même son de cloche pour le premier ministre qatari : « Nous soutenons l'opposition, peu importe ce dont elle a besoin, même si ce sont des armes pour se défendre ».13

 

Dans un conflit qui ressemble de plus en plus à jeu de puissances, l'Iran et la Russie apportant leur soutien logistique en sous-main au régime d'Assad, la Turquie reste toutefois l'allié proche le plus sûr de la rébellion.

 

Elle constitue non seulement une base arrière de repli capitale au nord, à Adana ou Gaziantep, mais aussi un canal de livraison pour les équipements militaires venus du Golfe et contrôlés par les services de renseignement occidentaux.14

 

La Turquie est le premier soutien du « Conseil national syrien » dont le QG se trouve à Istanbul. Pilotée par Ankara, la rébellion est sous hégémonie islamiste sunnite, autour des Frères musulmans, soutenus également par le Qatar.

 

Pour la Turquie, l'objectif est double :

 

D'une part, créer les conditions d'un État islamiste en Syrie et surtout utiliser les islamistes comme une arme contre les minorités en Syrie, chrétienne, alaouite mais surtout kurde. Le soutien aux islamistes de Jabet-al-Nousra, aux exactions reportées contre la minorité kurde, va dans ce sens.

 

D'autre part, étendre la sphère d'influence de la Turquie, dans le cadre de la constitution d'un impérialisme régional. Le nord de l'Irak et le nord de la Syrie sont d'ores et déjà compris dans la sphère d'influence économique et politique turque.15

 

Information relayée par certains médias occidentaux, mascarade éhontée, les premières « élections libres » en Syrie ont vu 250 combattants islamistes élire 30 représentants militaires pour la province d'Alep. Un vote « démocratique » organisé dans la ville turque de Gaziantep.16

 

Le seul perdant à coup sûr de la guerre civile syrienne est le peuple syrien lui-même, victime du grand jeu des puissances impérialistes tantôt rivales tantôt complices, plus que jamais hors d'état de décider du sort de son propre pays.


1Le Figaro, 1er mars, "Des forces spéciales américaines entraînent des rebelles syriens en Jordanie"

2The Wall Street Journal, 12 février, "Obama blocked rebel arms"

3Les Echos, 19 février "Les premières leçons de l'intervention au Mali"

4AFP, 18 février

5BBC, 3 mars, "William Hague 'won't rule out' arming Syrian rebels"

6AFP, 18 février

7US dept of State, 27 février

8Sunday Times, 19 août 2012, "Syria rebels aides by UK intelligence"

9The Times, 1er mars, "US and allies are training rebels in fight against Assad"

10Der Spiegel, 4 mars, "EU may provide training to syrian rebels"

11The Guardian, 10 octobre 2012, "Arms supplies to Syrian rebels dry up amid rivalries and divisions"

12New York Times, 25 février, "Saudis Step Up Help for Rebels in Syria With Croatian Arms"

13Reuters, 20 février

14New York Times, 21 juin 2012, "CIA said in steering arms to syrian rebels"

15New York Times, 27 février, Turkey’s Foray Into the Fertile Crescent

16AFP, 2 mars

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:13

syrian-cp-logoSyrie : appel du Parti Communiste unifié sur les graves conséquences de l’ingérence impérialiste





Traduction proposée et remanée par la rédaction d'Alger Républicain reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Vous savez que notre pays- la Syrie - vit depuis plus de vingt mois, une guerre déclenchée contre elle par de nombreux pays impérialistes, aux côtés d’autres pays qui tournent autour d’eux comme des satellites. Leur but est de détruire l’Etat syrien qui se tient comme un obstacle sur le chemin de ceux qui essaient d’imposer le plan d’un " Grand Moyen Orient", après avoir brisé les Etats de la région en les divisant en petites entités se combattant les unes les autres, afin d’imposer une domination absolue sur les ressources pétrolières et en gaz ; éliminer le problème palestinien d’une manière entièrement opposée aux intérêts du peuple palestinien.



Ces pays ont exploité les erreurs et les défauts du régime d’un côté, et les mouvements s’opposant à ces défauts, de l’autre. Ces mouvements étaient au début pacifiques. Ensuite certains se transformèrent en mouvements armés recevant le soutien sur une vaste échelle de l’alliance qui a émergé comprenant les USA, la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite. La Turquie a occupé la frontière existante avec la Syrie pour aider à la contrebande des armes, l’entrée de milliers de mercenaires se nommant eux-mêmes "Jihadistes". Ils ont ouvert des camps pour l’entraînement de leurs soutiens et de leurs alliés. Des milliards de pétrodollars US ont été dispensés dans ce but. Ils ont eu recours aux formes les plus provocantes de la guerre psychologique, relayées par les l’action d’environ une centaine de stations de TV pour semer le sectarisme et les conflits ethniques dans les esprits et parmi les membres d’un même peuple. Ensuite, les prétendus groupes djihadistes se sont mis à détruire l’économie syrienne. Ils ont déclaré la guerre contre le peuple syrien en décrétant l’embargo économique et les sanctions. Des attaques armées furent déclenchées contre les propriétés populaires et privées. Des explosifs et des véhicules chargés d’explosifs furent aussi utilisés.



Les stations génératrices d’électricité ont été dynamitées. Les câbles des réseaux d’électricité ont été détruits, les puits de pétrole incendiés, les tankers transportant le pétrole brûlés. Des milliers de tonnes d’acier ont été dérobés et passés en contrebande en Turquie. Environ un millier d’usines et ateliers d’Alep ont été pillés. Les machines de ces usines ont été revendues en pièces détaches en Turquie à de bas prix. Les projets d’irrigation et également les centres d’élevage des animaux ont été attaqués, les routes reliant les villes et les cités entre elles à travers la Syrie fermées ; les centres de santé, les écoles et les universités ciblées. Des scientifiques, des docteurs ont été ciblés, kidnappés ou capturés et souvent assassinés.



Des milliers de soldats et également des civils ont été kidnappés. Il a été découvert que les gangs armés ont mis à exécution les massacres. Les corps des victimes ont été jetés dans les rivières.



Certaines victimes ont été décapitées. D’autres ont été mutilées. Ces formes de crimes appartiennent au moyen âge.



Peu de jours après, les criminels mirent à exécution une série de crimes au moyen de véhicules chargés d’explosifs, particulièrement à Alep où 85 étudiants de l’université ont été tués et des centaines blessés.



Aujourd’hui la Syrie est directement la cible de la Turquie à travers une guerre directe. La Turquie a admis publiquement qu’elle fournit aux terroristes et aux criminels, des armes de toutes sortes, des assassins qui appartiennent à 20 pays.



Ces actions sont contraires de façon flagrante au droit international qui interdit à tout pays d’utiliser ses territoires pour attaquer ses voisins. Nous savons que la Turquie, seule, ne peut pas du tout accomplir ces choses sans le soutien des Etats américain, européens et du Golf. De toute manière, la Syrie qui est un pays en auto-défense résiste à cette agression et inflige de lourdes pertes à ces gangs. En conséquence, les criminels et aussi bien les terroristes ne sont pas en mesure d’atteindre tous leurs objectifs. Mais les Syriens paient un lourd prix dans leur résistance.



La Syrie ne croit pas non plus que la solution du problème est militaire. Au contraire, elle s’est prononcée depuis la naissance du problème pour une solution pacifique et politique à travers un dialogue national d’ensemble. En même temps, l’alliance agressive impose des conditions préalables au dialogue national de façon à rendre impossible la solution politique.



Le gouvernement syrien a fait une déclaration importante en lançant une nouvelle initiative pacifique, en accord total avec le droit international qui interdit l’ingérence dans les affaires des pays voisins. Les initiatives soulignent encore plus le besoin de réformes démocratiques, une nouvelle Constitution, à côté d’un nouveau pacte général et national qui serait préparé par toutes les forces y compris l’opposition. Le pacte insisterait sur la fin de toutes les opérations militaires conduites d’une part par l’Armée Syrienne, et d’autre part la cessation de l’infiltration de mercenaires en Syrie. Malheureusement, l’initiative a été immédiatement refusée par les groupes armés terroristes et par ceux qui les soutiennent et qui incitent à la poursuite de la violence et du terrorisme.



La situation a connu il y a deux jours un nouveau développement, susceptible de changer la direction des événements en Syrie. Que signifie l’agression soudaine d’Israël contre le centre de recherche scientifique de Syrie près des frontières syriennes et libanaises ? En commettant une telle agression, Israël a dévoilé sa nature réelle, ses tentatives de manipuler les événements actuels en Syrie pour affaiblir l’armée syrienne et ouvrir de nouveaux fronts.



Plus encore le peuple syrien doit payer un très lourd prix, des dizaines de milliers de civils ont été tués. Aujourd’hui la Syrie est exposée à une catastrophe humanitaire.



Environ trois millions de citoyens syriens ont fui leurs domiciles et deviennent des réfugiés constamment déplacés dans les pays voisins vivant dans des conditions misérables incroyables et ils ont des besoins en nourriture et en médicaments. Ces réfugiés en appellent à l’opinion publique internationale pour faire pression sur les gouvernements des USA et d’Europe, du Qatar et de l’Arabie Saoudite afin qu’ils mettent un terme au siège économique et aux sanctions imposées à la Syrie. En outre, ils demandent que le soutien armé aux gangs cesse immédiatement, parce qu’il menace non seulement la Syrie mais un grand nombres de régions dans le monde.



Votre solidarité et votre soutien à notre peuple seront hautement appréciés par notre peuple en ces jours. Plus encore, ils représentent une autre preuve indiquant l’unité et la solidarité des forces révolutionnaires dans le monde entier.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 14:53
Flag-Pins-Lebanon-Syria.jpgLe Parti communiste libanais condamne le massacre des étudiants à Alep 

Il propose aux forces démocratiques syriennes de s'unir

 

 

Communiqué du Parti communiste libanais repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Une fois de plus, le crime et le terrorisme frappent la Syrie, attaquant, cette fois, l'Université d'Alep et laissant derrière eux des dizaines de martyrs et des centaines de blessés.


Le Parti Communiste libanais, tout en condamnant sévèrement l'explosion terroriste contre ceux qui tentent de faire face à ceux qui poussent leur peuple vers le suicide collectif, exprime sa solidarité avec les parents des victimes. Il réaffirme que la seule voie pour en finir avec la crise grave qui ébranle la Syrie réside dans le dialogue qui mènerait à une conférence nationale ayant pour but de mettre fin massacres et à la destruction. A cela doit s'ajouter, comme nous l'avons maintes fois répété, le refus de toute ingérence extérieure, et, ce, afin de construire un Etat civil, démocratique et militant en Syrie.


Le PCL réaffirme aussi la nécessité pour les forces de la gauche et de la démocratie, tant au sein du gouvernement que dans l'opposition, de s'unir sous le slogan d'une troisième alternative faisant en même temps face aux solutions préconisés par le régime et par la partie de l'opposition qui appelle à une intervention étrangère, jouant ainsi délibérément le rôle du cheval de Troie pour les projets politiques des Etats-Unis dans la région.


Il voit dans une telle solution la possibilité d'atténuer les souffrances du peuple syrien et d'empêcher la Syrie de glisser vers une guerre civile confessionnelle qui se profile de plus en plus à l'horizon.


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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:19

Flag-Pins-Syria-Iran.jpg« Nous dénonçons les manœuvres bellicistes de l'impérialisme contre la Syrie »

 

 

Article publié dans l'organe central du Parti Tudeh d'Iran (Nameh Mardom)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ensemble avec les forces éprises de liberté et le peuple de Syrie, côte à côte avec toutes les forces progressistes et pacifistes du Moyen-orient et du monde entier, nous lançons un appel à la fin immédiate des affrontements armés en Syrie et à une résolution négociée de la crise socio-politique que connaît le pays.

 

Le Parti Tudeh d'Iran suit avec beaucoup d'inquiétude les derniers événements politiques en Syrie et autour d'elle, dans la région. Après vingt-et-un mois d'affrontements violents et sanglants qui ont causé la mort de dizaines de milliers de personnes, et en raison des interventions de l'impérialisme et de ses actions délibérées pour effacer toute possibilité de résolution politique du conflit par la voie négociée, la Syrie est désormais au bord d'une véritable guerre civile.

 

Les affrontements armés ont provoqué la destruction de villes et de villages syriens, et ont infligé des dégâts irréparables, tant humains qu'économiques. Les dirigeants de l'OTAN ont récemment annoncé que des systèmes de missiles Patriot seraient stationnés le mois prochain le long de la frontière turco-syrienne. Les États-Unis, et d'autres pays-clés de l'OTAN, ont de façon explicite et irresponsable étendu leurs actions illégitimes et belliqueuses visant la Syrie. Avec une implication directe dans l'organisation de sommets de l'opposition à Bachar el-Assad, à Doha au Qatar, et la constitution d'une coalition réactionnaire de forces liés à l'impérialisme et de salafistes sous le nom de « Coalition nationale des forces d'opposition et de la révolution » révèle le rôle direct des États-Unis dans les manœuvres de déstabilisation du régime en place en Syrie. A la suite de la rencontre de Doha, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Etats-unis, l'un après l'autre, ont reconnu la « Coalition nationale des forces d'opposition et de la révolution » comme force représentant le peuple de Syrie.

 

Après la rencontre de Doha, le Japon a accueilli des représentants de 60 pays du monde entier pour discuter de sanctions économiques contre le régime Syrien. Et le 12 décembre, le Maroc a accueilli la conférence des soi-disant « Amis de la Syrie » montée par les États-Unis avec la participation active de la Grande-Bretagne et de la France, et avec comme objectif de trouver un prétexte pour fournir une aide militaire de grande ampleur à des groupes islamistes extrémistes liés aux États de l'OTAN et à d'autres cercles de droite et réactionnaires. A la suite de la conférence au Maroc, il a été annoncé que 100 pays à travers le monde soutenait les réactionnaires de la « Coalition nationale ». L'Arabie saoudite a alloué 100 millions de dollars aux groupes d'opposition au régime syrien. Les groupes djihadistes et les salafistes reçoivent l'essentiel de leurs armes des États de l'OTAN, tel la Turquie, et bénéficient de l'aide de leurs conseillers militaires. La décision de l'OTAN de positionner des systèmes de missile Patriot le long des frontières de la Turquie avec la Syrie est la première étape pour imposer une zone de non-exclusion aérienne pour les avions Syriens et par conséquent intensifier le bombardement des régions stratégiques du pays. C'est exactement le scénario employé pendant l'action militaire engagée par les États de l'OTAN lors de l'attaque contre la Libye en 2011. Le positionnement des systèmes de missile Patriot pourrait également être utilisé dans d'autres projets de l'impérialisme au Moyen-orient, notamment comme menace militaire contre l'Iran. C'est un fait qu'en cas de dégradation à venir de l'affrontement entre les États-Unis et l'Iran, ces systèmes de missile pourraient être utilisés pour contrer les systèmes de missile iraniens.

 

Le Parti Tudeh juge que les actions interventionnistes et provocatrices des États de l'OTAN, et surtout des États-Unis, ont fait concrètement obstacle à toute résolution pacifique de la situation en Syrie, et ont pris le risque d'une guerre totale et imminente au Moyen-orient. Que cette situation perdure n'est pas dans l'intérêt de la lutte des nations dans cette région, y compris le peuple syrien, pour de grandes réformes sociales, politiques radicales et progressistes.

 

Ensemble avec les forces éprises de liberté et le peuple de Syrie, côte à côte avec toutes les forces progressistes et pacifistes du Moyen-orient et du monde entier, nous lançons un appel à la fin immédiate des affrontements armés en Syrie et à une résolution de la crise socio-politique que connaît le pays par la voie des négociations.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 07:33

le-nobel-de-la-litterature-turque-orhan-pamuk-decore-de-la-.jpgLes communistes turcs dénoncent la lettre à Libération, signée notamment par Orhan Pamuk, appelant à une intervention en Syrie

 

Traduction NB pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Voir la lettre à Libération signée par Orhan Pamuk et cinq autres intellectuels : http://www.liberation.fr/monde/2012/12/09/lettre-a-bachar-al-assad_866288

 

A l’attention des peuples du monde entier,

 

L’écrivain turc, Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature, agit comme une avant-garde de l'occupation en Syrie. Nous déclarons qu’il ne représente aucunement les intellectuels de Turquie.

 

Une lettre adressée au Président syrien, Bachar al-Assad vient d’être publiée dans le journal Libération. Orhan Pamuk en est un des signataires, aux côtés d'autres écrivains célèbres, qu'ils soient algérien (Boualem Sansal), israélien (David Grossman), allemand (Michael Walser), italien (Claudio Magris) ou français (Alfred Grosser). Les signataires lancent un appel à Assad afin qu'il renonce au pouvoir et quitte la Syrie, l'avertissant qu'il risque autrement de finir comme Kaddafi. Cette lettre bourrée de menaces et d'intimidation, ne s'épargne pas le sarcasme lorsqu'elle suggère à Assad de partir s'installer en Algérie.

 

Publier cette lettre pose un véritable problème en termes de responsabilité des intellectuels en cette période cruciale où l'ensemble du Moyen-Orient, y compris la Turquie, est sous la menace d'une occupation impérialiste, alors que des centaines de milliers de personnes innocentes sont en train d’être massacrées en Irak, en Afghanistan, en Palestine et en Syrie par les forces impérialistes.

 

La responsabilité d’un intellectuel, c'est de dénoncer les politiques d’occupation impérialiste. La responsabilité d'un intellectuel, c'est aussi de ne pas compter sur les forces armées des puissances étrangères.

 

Les signataires de cette lettre ne font qu'appeler les centres impérialistes à occuper la Syrie. Ces auteurs sont clairement devenus des pions de l'OTAN.

 

Nous déclarons aux peuples du monde entier : la lettre en question ne représente pas l’humanité. L’écrivain lauréat du Nobel de littérature turc, un des signataires de la lettre, ne représente pas les intellectuels turcs ni la conscience de l’opinion publique de ce pays. Notre peuple n'a jamais pris le parti d'une guerre et de l'occupation de la Syrie, et ce ne sera jamais le cas. Voilà la promesse que nous faisons aux peuples du monde entier

 

Cet écrivain, qui se fait par sa plume le fer de lance de l'occupation d’un autre pays, sera isolé par le peuple et les intellectuels de notre pays.

 

Centre Culturel Nazım Hikmet, institution culturelle liée au Parti communiste turc (TKP)

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