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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:19

Flag-Pins-Syria-Iran.jpg« Nous dénonçons les manœuvres bellicistes de l'impérialisme contre la Syrie »

 

 

Article publié dans l'organe central du Parti Tudeh d'Iran (Nameh Mardom)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ensemble avec les forces éprises de liberté et le peuple de Syrie, côte à côte avec toutes les forces progressistes et pacifistes du Moyen-orient et du monde entier, nous lançons un appel à la fin immédiate des affrontements armés en Syrie et à une résolution négociée de la crise socio-politique que connaît le pays.

 

Le Parti Tudeh d'Iran suit avec beaucoup d'inquiétude les derniers événements politiques en Syrie et autour d'elle, dans la région. Après vingt-et-un mois d'affrontements violents et sanglants qui ont causé la mort de dizaines de milliers de personnes, et en raison des interventions de l'impérialisme et de ses actions délibérées pour effacer toute possibilité de résolution politique du conflit par la voie négociée, la Syrie est désormais au bord d'une véritable guerre civile.

 

Les affrontements armés ont provoqué la destruction de villes et de villages syriens, et ont infligé des dégâts irréparables, tant humains qu'économiques. Les dirigeants de l'OTAN ont récemment annoncé que des systèmes de missiles Patriot seraient stationnés le mois prochain le long de la frontière turco-syrienne. Les États-Unis, et d'autres pays-clés de l'OTAN, ont de façon explicite et irresponsable étendu leurs actions illégitimes et belliqueuses visant la Syrie. Avec une implication directe dans l'organisation de sommets de l'opposition à Bachar el-Assad, à Doha au Qatar, et la constitution d'une coalition réactionnaire de forces liés à l'impérialisme et de salafistes sous le nom de « Coalition nationale des forces d'opposition et de la révolution » révèle le rôle direct des États-Unis dans les manœuvres de déstabilisation du régime en place en Syrie. A la suite de la rencontre de Doha, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Etats-unis, l'un après l'autre, ont reconnu la « Coalition nationale des forces d'opposition et de la révolution » comme force représentant le peuple de Syrie.

 

Après la rencontre de Doha, le Japon a accueilli des représentants de 60 pays du monde entier pour discuter de sanctions économiques contre le régime Syrien. Et le 12 décembre, le Maroc a accueilli la conférence des soi-disant « Amis de la Syrie » montée par les États-Unis avec la participation active de la Grande-Bretagne et de la France, et avec comme objectif de trouver un prétexte pour fournir une aide militaire de grande ampleur à des groupes islamistes extrémistes liés aux États de l'OTAN et à d'autres cercles de droite et réactionnaires. A la suite de la conférence au Maroc, il a été annoncé que 100 pays à travers le monde soutenait les réactionnaires de la « Coalition nationale ». L'Arabie saoudite a alloué 100 millions de dollars aux groupes d'opposition au régime syrien. Les groupes djihadistes et les salafistes reçoivent l'essentiel de leurs armes des États de l'OTAN, tel la Turquie, et bénéficient de l'aide de leurs conseillers militaires. La décision de l'OTAN de positionner des systèmes de missile Patriot le long des frontières de la Turquie avec la Syrie est la première étape pour imposer une zone de non-exclusion aérienne pour les avions Syriens et par conséquent intensifier le bombardement des régions stratégiques du pays. C'est exactement le scénario employé pendant l'action militaire engagée par les États de l'OTAN lors de l'attaque contre la Libye en 2011. Le positionnement des systèmes de missile Patriot pourrait également être utilisé dans d'autres projets de l'impérialisme au Moyen-orient, notamment comme menace militaire contre l'Iran. C'est un fait qu'en cas de dégradation à venir de l'affrontement entre les États-Unis et l'Iran, ces systèmes de missile pourraient être utilisés pour contrer les systèmes de missile iraniens.

 

Le Parti Tudeh juge que les actions interventionnistes et provocatrices des États de l'OTAN, et surtout des États-Unis, ont fait concrètement obstacle à toute résolution pacifique de la situation en Syrie, et ont pris le risque d'une guerre totale et imminente au Moyen-orient. Que cette situation perdure n'est pas dans l'intérêt de la lutte des nations dans cette région, y compris le peuple syrien, pour de grandes réformes sociales, politiques radicales et progressistes.

 

Ensemble avec les forces éprises de liberté et le peuple de Syrie, côte à côte avec toutes les forces progressistes et pacifistes du Moyen-orient et du monde entier, nous lançons un appel à la fin immédiate des affrontements armés en Syrie et à une résolution de la crise socio-politique que connaît le pays par la voie des négociations.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 07:33

le-nobel-de-la-litterature-turque-orhan-pamuk-decore-de-la-.jpgLes communistes turcs dénoncent la lettre à Libération, signée notamment par Orhan Pamuk, appelant à une intervention en Syrie

 

Traduction NB pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Voir la lettre à Libération signée par Orhan Pamuk et cinq autres intellectuels : http://www.liberation.fr/monde/2012/12/09/lettre-a-bachar-al-assad_866288

 

A l’attention des peuples du monde entier,

 

L’écrivain turc, Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature, agit comme une avant-garde de l'occupation en Syrie. Nous déclarons qu’il ne représente aucunement les intellectuels de Turquie.

 

Une lettre adressée au Président syrien, Bachar al-Assad vient d’être publiée dans le journal Libération. Orhan Pamuk en est un des signataires, aux côtés d'autres écrivains célèbres, qu'ils soient algérien (Boualem Sansal), israélien (David Grossman), allemand (Michael Walser), italien (Claudio Magris) ou français (Alfred Grosser). Les signataires lancent un appel à Assad afin qu'il renonce au pouvoir et quitte la Syrie, l'avertissant qu'il risque autrement de finir comme Kaddafi. Cette lettre bourrée de menaces et d'intimidation, ne s'épargne pas le sarcasme lorsqu'elle suggère à Assad de partir s'installer en Algérie.

 

Publier cette lettre pose un véritable problème en termes de responsabilité des intellectuels en cette période cruciale où l'ensemble du Moyen-Orient, y compris la Turquie, est sous la menace d'une occupation impérialiste, alors que des centaines de milliers de personnes innocentes sont en train d’être massacrées en Irak, en Afghanistan, en Palestine et en Syrie par les forces impérialistes.

 

La responsabilité d’un intellectuel, c'est de dénoncer les politiques d’occupation impérialiste. La responsabilité d'un intellectuel, c'est aussi de ne pas compter sur les forces armées des puissances étrangères.

 

Les signataires de cette lettre ne font qu'appeler les centres impérialistes à occuper la Syrie. Ces auteurs sont clairement devenus des pions de l'OTAN.

 

Nous déclarons aux peuples du monde entier : la lettre en question ne représente pas l’humanité. L’écrivain lauréat du Nobel de littérature turc, un des signataires de la lettre, ne représente pas les intellectuels turcs ni la conscience de l’opinion publique de ce pays. Notre peuple n'a jamais pris le parti d'une guerre et de l'occupation de la Syrie, et ce ne sera jamais le cas. Voilà la promesse que nous faisons aux peuples du monde entier

 

Cet écrivain, qui se fait par sa plume le fer de lance de l'occupation d’un autre pays, sera isolé par le peuple et les intellectuels de notre pays.

 

Centre Culturel Nazım Hikmet, institution culturelle liée au Parti communiste turc (TKP)

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:08

Flag-map of SyriaLe Parti communiste syrien livre son analyse de la situation en Syrie et appelle au renforcement de la résistance contre l'agression impérialiste

Communiqué du Parti communiste syrien

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le Comité central du Parti communiste syrien a organisé une session élargie ce 5 décembre, présidée par le secrétaire-général Ammar Bagdache, auquel se sont joints les membres du Comité central, membres de la commission de contrôle et les secrétaires fédéraux. La session a commencé par une minute de silence en hommage à la mémoire du camarade Wissal Farha Bagdache, président du parti, et de deuil pour les martyrs morts pour la patrie.

 

Pendant la discussion sur la situation politique, le comité central s'est concentré sur l'évolution de la situation intérieure dans le pays, où les affrontements armés ne cessent de s'intensifier entre les forces gouvernementales qui défendent une approche nationale Syrienne opposée aux plans belliqueux et expansionnistes de l'impérialisme et du sionisme, et de l'autre côté les forces rebelles dont la force de frappe est constituée par des groupes terroristes loyaux à l'impérialisme et aux régimes réactionnaires arabes, qui veulent détruire la Syrie perçue comme une forteresse des forces de libération dans le monde arabe, et comme un point de repère important de la lutte internationale de libération anti-impérialiste.

 

En dépit de l'expansion de l'insurrection et de son intensification, ils n'ont pas atteint leurs objectifs : renverser le régime par la destruction de la capacité de combat de l'armée Syrienne, qui fait face courageusement aux attaques répétées des rebelles sur la capitale Damas, et Alep a résisté avec ténacité, orgueil, levant haut le drapeau de la dignité nationale. L'hostilité des masses Syriennes vis-à-vis des rebelles se renforce, au fur et à mesure que leur visage barbare se révèle au grand jour, avec les crimes commis contre les civils, en particulier dans les régions qui refusent de les rejoindre. Pour ce qui des méthodes de combat concrètes des rebelles, les opérations terroristes visant les quartiers et les cibles civils sont toujours plus nombreuses, renforçant d'autant plus la haine du peuple à leur égard.

 

Le Comité central estime qu'il n'est pas possible que l'insurrection ait pu prendre une telle ampleur, sans le soutien massif que reçoivent les rebelles des États impérialistes et des régimes arabes réactionnaires, en particulier des États du Golfe et de la Turquie d'Erdogan qui est le poste avancé de l'OTAN dans la région, acteur d'un travail incessant contre la Syrie, une œuvre qui n'a rien à voir avec les normes du droit international, et ne peut qu'être qualifié d'actes d'agression. Une des dernières manifestations de l'orientation belliciste de la Turquie, le déploiement du système de missiles Patriot sur son territoire.

 

La Turquie appuie également de façon éhontée les opérations depuis son territoire contre la Syrie, mais elle participe concrètement à ces opérations, comme cela s'est déroulé dans la ville de Ras al-Ain. Tout le monde sait que la Turquie soutient les bases de rebelles armés sur son territoire, tout comme la présence du centre Atlantique de renseignement, qui dirige et coordonne les efforts des rebelles se trouvant en Turquie.

 

Le Comité central a estimé que la première tâche des communistes, comme de tous les patriotes, est de défendre l'indépendance nationale de la Syrie et de défendre l'intégrité du territoire national, face à la conspiration impérialiste, sioniste, des régimes arabes réactionnaires et de s'opposer aux agissements criminels des ennemis de la patrie, des exécutants des volontés du colonisateur.

 

Pendant la discussion sur la situation socio-économique, les camarades présents ont fait écho des difficultés des masses vis-à-vis de la détérioration de leur condition de vie provoquée par la chute du pouvoir d'achat des familles syriennes, et la vague de hausse des prix conduisant à une dégradation dramatique des conditions de vie. La réunion a rapporté les nombreuses difficultés que rencontrent la production nationale et les producteurs. Le Comité central a jugé qu'une bonne part de la situation est due au siège imposé à la Syrie et aux actes de sabotage. Mais tant que le gouvernement ne prendra pas d'actions claires pour faire face à cette situation, ne s'éloignera pas de son approche économique libérale, qui a contribué finalement à créer les conditions de la crise que connaît actuellement la Syrie.

 

Ce qu'il faut désormais, c'est renforcer le contrôle étatique sur les secteurs stratégiques de l'économie nationale, accroître son rôle en particulier dans le secteur commercial lié aux produits de base, restaurer ses positions dans le commerce extérieur, tout particulièrement pour ce qui est des matières premières stratégiques nécessaires pour assurer la continuité de la production et satisfaire les besoins des citoyens. Le Comité central a estimé que tout ce qui était avancé par certains dignitaires gouvernementales pour renvoyer à demain cette question, renvoyer le choix d'une politique économique alternative à après la crise, ne fait que prolonger la crise avec ses conséquences prévisibles.

 

Il est devenu clair que après que les puissances coloniales ne sont pas parvenus à remporter une victoire militaire rapide sur la Syrie, elles cherchent à mener une guerre d'usure contre elle, pour faire en sorte que la Syrie qui sorte de la crise soit incapable de s'opposer aux plans expansionnistes de l'impérialisme et du sionisme dans la région.

 

D'où l'importance du Front social et économique, l'importance de suivre une autre politique économique qui protège et renforce la production nationale, réponde aux intérêts des masses qui sont le pilier de la résistance nationale syrienne, et cela ne passe que par un changement de cap radical dans les orientations sociales et économiques du gouvernement, et une rupture avec le libéralisme économique sous toutes ses formes.

 

Le Comité central a noté qu'il y avait une condamnation de plus en plus forte, à l'échelle mondiale, des actions perpétrées par l'impérialisme international et ses fidèles serviteurs contre la Syrie, une de ses manifestations les plus patentes a été le communiqué de solidarité avec la Syrie publié par les partis communistes et ouvriers participant à la 14ème Rencontre internationale. Le rejet de l'intervention militaire directe contre la Syrie progresse également au niveau des États, et même des centres impérialistes. C'est également le cercle de ceux comprenant les risques découlant des conséquences de la crise syrienne qui s'élargit.

 

Cette situation renforce la furie des régimes arabes réactionnaires contre la Syrie. Ces régimes réalisent que leur existence serait menacée en cas d'échec des plans contre la Syrie. Cela conduit à alimenter la fièvre belliciste de ces régimes et leur soutien à toutes les opérations bellicistes et subversives visant la Syrie, en pleine coopération avec la Turquie et ses dirigeants réactionnaires.

 

Le Parti communiste syrien confirme, comme il l'avait déjà fait auparavant, que la résistance n'est pas seulement un devoir mais qu'elle est possible. Toutes les preuves sont là au niveau national, régional et international pour le confirmer. La chose importante désormais est de soutenir, renforcer tout ce qui va dans le sens d'une mobilisation des masses, d'un renforcement de la capacité combattante de l'armée syrienne et du maintien de la production nationale.

Le Comité central s'est arrêté sur la participation de notre parti à la rencontre des partis et coalitions nationales, insistant sur l'importance de l'alliance de toutes les forces nationales et de leur unité tout particulièrement dans les circonstances difficiles que rencontre notre pays. L'unité du Front national est un devoir face aux forces réactionnaires.

 

La scène politique arabe nous montre la face sombre et le contenu obscurantiste des forces réactionnaires, qui s'opposent aux concepts de démocratie et de progrès, et aux questions de civilisation et humanistes. C'est ce que nous prouvent les événements en Tunisie et en Libye, et en particulier la situation en Égypte, où les masses résistent aux tentatives d'imposer un régime dictatorial et obscurantiste tout aussi fidèle à l'impérialisme que ces prédécesseurs. Les évolutions rapides des événements dans le monde arabe laissent présager de sérieux changements de cap dans la voie suivie par le mouvement de libération nationale arabe.

 

Le Comité central affiche sa solidarité avec tous ceux épris de liberté dans le monde arabe qui rejettent la tutelle coloniale et les autorités réactionnaires sous toutes les formes, pointe le risque représenté par les forces réactionnaires.

 

Durant la discussion de la situation internationale, le Comité central a poursuivi l'analyse du parti sur l'escalade actuelle de contradictions impérialistes, en particulier dans les circonstances de la crise structurelle vécue dans les centres impérialistes et l'aiguisement du conflit en leur sein entre travail et capital, ainsi que la renaissance d'un mouvement de libération nationale globale dans la résistance aux politiques de paupérisation et aux tentatives d'imposer une domination absolue du capital financier global.

 

Le Comité central a envoyé ses salutations à toutes les forces progressistes et anti-impérialistes dans le monde, tout particulièrement aux partis communistes en première ligne de la lutte contre le pouvoir du capital. Soulignant que la lutte des communistes syriens pour renforcer la résistance nationale syrienne est également une tâche internationale, celle de renforcer le front mondial anti-impérialiste.

 

Le Comité central a également écouté le rapport des activités consacrées au centième anniversaire de la naissance du camarade Khalid Bagdache, dirigeant historique des communistes syriens, qui a maintenu les organisations du parti dans tout le pays dans des conditions difficiles, qui s'est concentré sur les aspects de la lutte de classe, nationale et internationale, du Parti communiste syrien.

 

Le Comité central a également discuté de certaines questions d'organisation et a pris les décisions nécessaires et les recommandations dans ce domaine. Le Comité central a salué les activités des organisations du parti et la lutte des camarades communistes côte à côte avec tous les patriotes pour la défense de la patrie, de sa souveraineté et de sa dignité

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 08:43

pclibdrapeauEnsemble pour consolider la paix civile

 

Ensemble pour le changement démocratique radical



Communiqué du Parti communiste libanais repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Parti Communiste libanais a publié, à l'occasion du 88ème anniversaire de sa création, le communiqué suivant adressé au peuple libanais, spécialement aux Communistes :
 

Libanaises, Libanais,

 

Le 88ème anniversaire de la création du PCL coïncide cette année avec de grands dangers qui menacent notre pays dans son unité et peuvent l'entrainer, si nous n'y prenons pas garde, dans le cercle vicieux de la violence basée sur les divisions confessionnelles abhorrés.


En effet, depuis l'assassinat du général Wissam El Hassan, chef de la division de l'information au sein des FSI, les deux parties de la classe dirigeante, surtout les représentants des forces du 14 mars, cherchent toute sorte d'opportunités afin de déstabiliser « la partie adverse », s'appuyant pour y faire sur les divisions confessionnelles qu'ils avaient déjà utilisées afin de renforcer leur régime et d'augmenter leurs parts et leurs intérêts. Tandis que ceux qui se trouvent aujourd'hui au gouvernement ne font rien pour atténuer la crise sociale qui sévit, bien au contraire, ils renforcent cette crise et, en même temps, se désintéressent de la sécurité des Libanais, ouvrant les portes de la patrie aux vents des guerres qui nous viennent des régions alentour.


Libanais, Camarades,


Les gens du régime tentent de remettre notre pays dans l'œil du cyclone. Ne peut-on voir dans les événements des derniers jours, à Beyrouth, Tripoli et tout le long de la route côtière, du Nord au Sud, une tentative de remettre en avant les projets visant à émietter le territoire national et à diviser le peuple ? Ce qui veut dire en clair la liquidation du Liban et la transformation du peuple libanais en une multitude de groupes confessionnels ?


N'avons-nous pas appris des quinze années de guerre civile, entrecoupée de plusieurs agressions israéliennes et multinationales, que la division ne peut que mener notre pays à la mort et nos concitoyens à la désespérance et à l'émigration ? N'avons- nous pas assez payé de notre vie et avons-nous oublié si rapidement que notre résistance et notre unité, il y a trente ans, ont pu libérer notre pays ; bien plus, elles ont créé un exemple suivi par les peuples arabes.


C'est pourquoi nous nous adressons aujourd'hui à vous, pour vous demander de refuser tout appel à la division lancé par ceux qui veulent nous diviser pour asseoir leurs pouvoir et leurs privilèges.


Nous vous appelons à l'unité afin de préserver la paix civile.


Nous vous appelons à faire front commun contre les comploteurs et ceux qui propagent le terrorisme et la mort, de créer une unité populaire solide basée sur un programme de changement radical revalorisant l'esprit du « Front de Resistance patriotique libanaise ». Un programme ayant pour fondement les reformes politiques nécessaires visant à mettre fin à l'Etat des quotas confessionnels et préparant notre avancée vers un Liban souverain, indépendant, démocratique, arabe.


Ensemble nous bâtirons un pays où règnent l'égalité et la justice sociale.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:14

WFDY.jpgSur les événements au Moyen-Orient et en Syrie





Communiqué de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD)



Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les contradictions et les agressions impérialistes dans la région du Moyen-Orient et en Méditerranée orientale s'intensifient, visant la Syrie depuis plus d'un an désormais.



La dernière agression en date est l’œuvre de l'Etat turc, lorsque le parlement Turc a autorisé l'armée à réaliser des « opérations trans-frontalières » contre la Syrie « si nécessaire ». Le gouvernement turc ne veut pas seulement renforcer son rôle de promoteur des intérêts de l'OTAN dans la région, mais aussi s'affirmer comme une puissance régionale.



Tous ces événements ne peuvent pas être analysés indépendamment du plan des États-Unis, de l'OTAN et de leurs alliés (régionaux et internationaux) de créer un « Nouveau Moyen-Orient ». Les intérêts des monopoles se focalisent sur qui aura la plus grosse part de ce Moyen-Orient reconfiguré.



La semaine dernière, l'agression turque a été soutenue par l'OTAN, par la voix de son secrétaire-général. Dans le même temps, les tensions à la frontière Turco-syrienne s'intensifient.



La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique condamne encore une fois l'agression impérialiste contre la Syrie. Nous soulignons que les derniers événements et l'agression impérialiste contre la Syrie sont non seulement dangereux pour le peuple syrien mais aussi pour les peuples de toute la région, au vu de la complexité des intérêts impérialistes en jeu.



Nous appelons les membres de nos organisations, chaque jeune homme et jeune femme du monde entier à exprimer leur opposition à une autre guerre impérialiste.



La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique insiste sur le fait que les intérêts et le sort du peuple Syrien ne peuvent et ne doivent être décidés que par eux-mêmes, loin de toute menace, intervention et guerre étrangères.



Une fois encore, nous exprimons notre solidarité et notre soutien le plus total à la lutte de la jeunesse syrienne.

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