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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:14

armee-suisse-448x293.gifLes communistes suisses dénoncent l'hypocrisie de la « neutralité » suisse avec un gouvernement qui finance indirectement la guerre civile en Syrie

 

 

Communiqué du Parti communiste du Tessin

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a alloué 50 000 € pour les dépenses logistiques des réunions à Berlin destinées à préparer l'opposition syrienne à un éventuel départ du président de la République arabe de Syrie, Bashar al-Assad. Concrètement, Berne aide explicitement des groupes fondamentalistes islamistes à prendre le pouvoir par la voie armée dans un pays qui n'a rien fait de mal au peuple suisse.

 

Il s'agit, de la part du gouvernement suisse, d'une tentative éhontée d'ingérence dans les affaires d'un pays souverain, qui subit une guerre civile en grande partie organisée par les États-Unis et par certains pays de l'Union européenne (la France en premier lieu) pour imposer aux syriens un gouvernement plus loyal envers les intérêts économiques des multi-nationales occidentales. Nous rappelons que l'opposition libyenne (le CNT) a promis au gouvernement français l'exploitation de 35% des ressources pétrolières libyennes, lorsque l'Elysée a décidé d'envahir militairement le pays.

 

La Suisse a encore une fois abandonné sa « neutralité » officielle pour s'afficher aux côtés des puissances néo-colonialistes qui se préparent à une nouvelle guerre de rapine comme ce fut le cas en Irak et en Libye, qui ne plonge pas seulement le Moyen-Orient dans le chaos, mais qui provoque de façon irresponsable la Chine et la Russie, mettant grandement en péril la paix mondiale. Exprimant notre solidarité envers le peuple syrien, aux partis communistes et syndicats syriens engagés à préserver l'indépendance du pays, la laïcité et les droits sociaux, comme anti-impérialistes nous réaffirmons le fait que la Suisse, en tant que pays neutre, doit juste agir pour favoriser le dialogue entre les parties en conflit, et certainement pas pour en aider une des deux, d'autant plus au vu d'une opposition syrienne loin d'être démocratique.

 

Source : Resistenze

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:23

siria-islamitas.jpgAgression impérialiste contre la Syrie : l' « opposition » accusée de crimes par les ONG et les organismes de l'ONU chargés de la défense des droits de l'Homme

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Haut commissariat aux droits de l'Homme des Nations unies, Human Rights Watch(HRW) et le rapporteur de la commission d'enquête de l'ONU pour la Syrie admettent que l' « opposition syrienne » commet toutes sortes d'atrocités dans la campagne pour renverser le gouvernement de Bachar el-Assad.



S'adressant au Conseil des droits de l'Homme, Navi Pillay, qu'on ne peut guère soupçonner de sympathies pour le gouvernement syrien, a dénoncé le fait que « les groupes anti-gouvernementaux utilisent des mineurs comme soldats », un crime qui s'ajoute au « recours à des franc-tireurs qui tirent sur des civils » et les « tortures, détentions arbitraires et exécutions sommaires », des pratiques qui, insiste la responsable, sont constatées également du côté du gouvernement.



Pillay n'avait jamais admis officiellement les atrocités commises par les terroristes en Syrie. Ses déclarations – qui insistent également sur des accusations réitérées de bombardements contre les civils, supposément perpétrés par les autorités de Damas – sortent après que le rapporteur de la Commission de l'ONU pour le pays, Paulo Pinheiro, a lancé une mise en garde contre la progression exponentielle des « violations flagrantes des droits de l'Homme, en nombre, rythme et intensité ».



Dans son rapport, Pinheiro a confirmé également la présence « croissante et alarmante » de combattants islamistes étrangers parmi les miliciens et les a accusé de radicaliser le conflit.



Dans la même veine, Human Rights Watch a accusé les bandes armées de torturer et d'exécuter les prisonniers, en donnant les exemples de plus d'une dizaine de cas documentés à Idleb, Alep, Latakia.



Pinheiro et Pillay défendent l'idée que le Conseil de Sécurité adopte une position interventionniste en Syrie, dont l'objectif, disent-ils, serait de mettre un terme au conflit, une position à laquelle la Russie et la Chine ont opposé leur veto.



Moscou et Pékin exigent d'abord que les puissances impérialistes cessent de soutenir les insurgés. Le fait est que toutes les semaines des éléments se font jour attestant de ce soutien.



Ces derniers jours, l'armée du Liban a annoncé la confiscation d'une nouvelle livraison d'armes destinée aux mercenaires syriens. Par ailleurs, sont parvenus entre les mains de l' « opposition » 400 tonnes d'équipement lourd, a affirmé ce vendredi 14 septembre le quotidien britannique Times. Parmi ces armes lourdes, des missiles sol-air et des lance-roquettes provenant de Libye.



Le trafic se produit via la Turquie, où, selon un ancien responsable de la CIA, Philip Giraldi, dans un entretien à un quotidien turc, se trouveraient des agents secrets nord-américains, français, allemands, britanniques chargés de soutien les groupes armés.



Une partie de leur mission est de trier les candidats au mercenariat, des candidats qui pourraient augmenter significativement si se confirmerait l'accord secret signé récemment entre les Etats-unis, l'Arabie saoudite et un seigneur de guerre yéménite pour le transfert de milliers de djihadistespour la Syrie.

 

Source: Avante, organe du Parti communiste portugais

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:13

pclibdrapeauLa lutte et les défis des peuples arabes

 



Intervention de Marie Nassif-Debs, secrétaire générale adjointe du PC Libanais, au Festival de l'Avante, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Monde arabe se trouve aujourd’hui à un croisement de chemins que certains historiens comparent à celui dans lequel les peuples arabes furent placés durant les années Cinquante (et, même, Soixante) du XXème siècle, à la suite de la « Nakba » du peuple palestinien et de la partition, par l’ONU, de la Palestine en deux Etats, dont l’un (la Palestine) ne vit pas le jour tandis que l’autre (Israël), créé de toutes pièces, continue à s’agrandir par les guerres, les agressions et, surtout, les colonisations.

 

Mais si cette comparaison trouve quelque fondement historique dans les appels, lancés actuellement comme jadis, par les peuples arabes pour mettre fin à des régimes de dictature, inféodés à l’étranger et faisant la politique des grandes puissances capitalistes, il n’en va pas moins que les deux situations sont très différentes, tant par les slogans que par les forces qui les portent.

 

En effet, les années Cinquante (et Soixante) furent celles d’un mouvement dit « de libération nationale » contre le colonialisme, tant britannique que français. Ce mouvement, ayant à sa tête des militaires appartenant à des partis politiques nouveaux, formés dans la petite bourgeoisie, tels le Baas, le Mouvement des nationalistes arabes et, plus tard, le Nassérisme, préconisait le coup d’Etat comme moyen de changement. Il était mené par des idéaux nationalistes arabes, dont, en premier lieu, le refus de la partition de la Palestine, la fin du colonialisme et l’unité arabe. A ces idéaux s’ajoutait, chez certains, celui d’un socialisme basé sur une réforme agraire, mais aussi sur l’élargissement du secteur public et les nationalisations.

 

Ajoutons à cela que la présence de l’Union soviétique, et du camp socialiste, aida à asseoir ces mouvements, surtout à la suite de leur arrivée au pouvoir, tant en Egypte (1952) qu’en Irak (1958) ou en Syrie (à la suite de l’échec de l’unité de la bourgeoisie syrienne avec l’Egypte nassériste en 1961). Des relations bilatérales bien solides poussèrent même les théoriciens de l’Union soviétique du temps de Khroutchev, à présenter des thèses concernant la possibilité d’un changement suivant une nouvelle voie appelée « la voie du développement non capitaliste » basée sur la petite bourgeoisie et ses représentants au pouvoir et qui ne nécessitait nullement la présence d’une classe ouvrière ou d’un parti communiste pouvant la représenter… Ce qui aida la nouvelle petite bourgeoisie au pouvoir à liquider ou à interdire les partis communistes dans plusieurs pays, dont l’Egypte ou l’Algérie…

 

Que se passe-t-il actuellement, dans le Monde arabe, au Maghreb (partie occidentale) comme au Machreq (partie orientale) ?

 

Comment pouvons-nous évaluer les mouvements de masse qui s’étendent, depuis deux ans déjà sur ce monde ?

Quels sont les défis auxquels les peuples arabes sont soumis et quels enjeux font que les territoires arabes sont de nouveaux le centre d’une possible troisième guerre mondiale où pourraient s’affronter le vieux impérialisme, mené par les Etats-Unis, et les nouvelles puissances capitalistes, appelées aussi puissances émergentes, ayant à leur tête la Russie?

 

Commençons, d’abord, par préciser que le Monde arabe actuel est en ébullition. Dans tous les pays arabes, se créent des mouvements appelant à la chute des régimes, tant ceux que le colonialisme mit en place ou créa de toutes pièces (monarchies et émirats) que ceux qui naquirent des coups d’Etat nationalistes des années Cinquante et qui, une fois bien assis, oublièrent ce pourquoi ils luttèrent et s’impliquèrent tout aussi bien que leurs adversaires dans la corruption et la dictature…

 

Ce qui se passe dans notre monde ?

 

Certains théoriciens bourgeois, proches des vues impérialistes, lui donnent le nom emphatique de « printemps arabe » par analogie à ce qui fut nommé « le printemps de Prague » et à ce qui s’en est suivi jusqu’à l’implosion de l’Union soviétique. Tandis que d’autres, appartenant au monde de la petite bourgeoisie qui disparaît, trouvent dans les soulèvements populaires qui envahissent presque tous les pays arabes un « automne arabe » né du complot impérialiste universel visant à mettre fin au rôle qu’ils peuvent jouer dans la lutte anti impérialiste et anti sioniste et, par suite, à liquider la cause palestinienne et normaliser les relations avec Israël.

 

Nous pensons que les deux groupes se trompent dans leurs analyses.

 

Il est vrai que le projet du « Nouveau Moyen Orient » constitue un nouveau complot perpétré par l’impérialisme, un nouveau « Sykes-Picot » visant à imploser le Monde arabe en une multitude de mini Etats se faisant la guerre sur des bases religieuses ou ethniques. Il est vrai aussi que ce projet a enregistré quelques succès en envenimant dans plusieurs pays les dissensions entre Sunnites et Chiites. Cependant, réduire les soulèvements qui ont eu lieu à un simple complot et réduire les peuples en de simples marionnettes que l’on peut bouger comme on veut et quand on veut c’est suivre à l’envers le courant de l’Histoire.

 

Ce qui se passe dans nos pays constitue un vrai mouvement révolutionnaire, tant par les slogans qu’il développe que par les forces qui le dirigent. Ce mouvement est né de la lutte menée, depuis l’année 1982, par le « Front de Résistance Patriotique Libanaise » que les Communistes ont créé contre l’occupation israélienne, suivi par la première Intifada du peuple palestinien et par les dizaines de milliers de mouvements de masses en Egypte, au Soudan, en Tunisie. Tout cela, et non l’argent saoudien et qatari ou les directives impérialistes constitue la toile de fond de la révolte ouvrière et populaire de Sidi Bouzid, en décembre 2010, et de la révolution du 25 janvier 2011 en Egypte.

 

Les slogans étaient des slogans de classe basés sur la lutte sociale et nationale en même temps ; ils visaient le changement basé sur la dignité humaine et les libertés démocratiques, tout en stigmatisant l’inféodation des régimes sortant à l’impérialisme et à ses politiques néolibérales. Quant aux forces qui furent à la base de ces mouvements, elles appartenaient, en majorité, à la classe ouvrière, aux marginaux et aux groupes fragilisés de cette classe, chômeurs et intermittents, jeunes en recherche d’un premier emploi et femmes subissant la discrimination sur le lieu du travail tout aussi bien que dans leur foyer.

 

Il est vrai que les forces de la réaction arabe, tant la grande bourgeoisie que les partis politiques islamistes, tentent de récupérer ou d’occuper le pouvoir. Surtout les islamistes qui s’étaient démarqués de la foule en refusant de participer aux mouvements avant de voir que ceux-ci allaient réussir, et qui avaient brandi la religion comme paravent ; mais, malgré leur succès, tant en Tunisie qu’en Egypte, ils n’ont pas longtemps résisté avant d’être mis à découvert, puisqu’ils utilisent tous les moyens mis à leur portée, la répression sauvage en premier lieu, afin de mater les masses populaires qui font face à leur politique visant à transformer les régimes de ces deux pays en « républiques islamiques » suivant la Charia.

 

Il nous faudra ajouter que de tels agissements ne nous surprennent pas ; ce qui aurait pu surprendre, c’est que la bourgeoisie arabe, tant laïque que recouverte du manteau de la religion, ne réagisse pas à la perte de ses prérogatives ou que l’impérialisme, les Etats-Unis comme l’Union européenne, surpris par la révolution tunisienne ou par les millions d’Egyptiens qui ont fait face aux sbires de Hosni Moubarak, se laisse faire sans réagir. Surtout que les Etats-Unis pataugeant dans le sable mouvant de l’Irak, étaient obligés de se retirer de ce pays, et que le mouvement de protestation et de révolte avait vite gagné le Bahreïn, le Yémen, la Libye, le Kuweit et l’Arabie saoudite, mettant en péril les gros intérêts des compagnies pétrolières et, surtout, le Nouveau régime mondial, né, il y a vingt ans, à la suite de l’implosion de l’Union soviétique et dominé, jusqu’en 2011, par le seul impérialisme étasunien. Sans oublier, non plus, que ce nouveau régime mondial avait, plus que jamais,  besoin de rasseoir son autorité et de mettre fin à la concurrence de la Russie et de la Chine, tant en Afrique qu’au Moyen Orient. Rappelons que le gazoduc Nabuko a mis le feu en Géorgie-Ossétie et qu’il est une des raisons principales des vetos russes.

 

La guerre menée par l’impérialisme étasunien contre les peuples arabes est, donc, une guerre pour contrôler les sources d’énergie, les routes et les marchés du pétrole et du gaz, tant au Moyen Orient qu’en Afrique, afin d’échapper au triste sort résultant de la crise virulente dans laquelle il se trouve depuis 2002 et qui avait explosé en 2008. La mainmise sur l’Egypte, la Libye, le Yémen, le sud du Soudan (après la division de ce pays) et la tentative de mettre la main sur la Syrie vont dans ce sens. Et, pour y parvenir, il est nécessaire de fomenter une multitude de conflits armés internes et régionaux, dont la base serait la religion, ou ce qui fut appelé le retour à l’histoire des luttes musulmanes intestines afin de recréer les deux « croissants » antagonistes, le chiite et le sunnite, mais aussi de pousser les Kurdes, disséminés dans plusieurs pays de la région à créer leur Etat. C’est pourquoi, nous pensons que la carte du lieutenant – colonel US Ralph Peters, publié en 2006 dans « Armed Force Journal » ne relève pas de l’imaginaire  d’un militaire étasunien, tout comme ne l’était pas le contenu du livre de zbigniew Brezinski « Le Grand échiquier » sur les intérêts directs des Etats-Unis en Eurasie et la façon de gérer ces intérêts, surtout au Liban, ventre mou de la Syrie qui constitue, d’après Brezinski, la porte centrale de l’Eurasie.

 

D’où les agressions israéliennes répétées contre le Liban. Et, d’où les défis immenses que les peuples arabes, les Libanais surtout, doivent résoudre afin de contrecarrer les projets impérialistes tout en sauvant leurs aspirations au changement.

 

Deux défis essentiels se présentent à nous :

 

Le premier est de développer le mouvement de résistance anti-impérialiste et antisioniste sur tous les plans, y compris la résistance armée, que le parti Communiste libanais a utilisée depuis la fin des années Soixante, tant aux côtés de la Résistance palestinienne que seul. La création de « La Garde populaire », en 1968, afin de stopper les attaques israéliennes contre le Sud, et des  « Forces des partisans », en 1970, a facilité, douze ans plus tard, la naissance du « Front de Résistance Patriotique Libanaise » qui mit fin à l’occupation israélienne d’une grande partie du territoire libanais, depuis Beyrouth et jusqu’au Sud.

 

Le second est la nécessité de lier le changement intérieur à la résistance généralisée contre les plans impérialistes, vu que les deux sont complémentaires et indissociables. Il est impensable, en effet, de pouvoir instaurer un tel changement démocratique de la société arabe, ou de le consolider, sans mener une lutte bien ciblée contre les projets de l’impérialisme dans la région, surtout ceux se rapportant à la géostratégie et à l’économie. Cette lutte doit  aller à la rencontre de celle que mènent les Partis Communistes et Ouvriers sur le plan international afin de faire face à la crise, de contrecarrer les plans de mainmise des grandes puissances capitalistes sur les richesses que recèle notre planète et de mettre fin à la présence de l’OTAN afin d’empêcher les guerres impérialistes.

 

Dans cet objectif, nous devons, en tant que gauche arabe, consacrer un partie essentielle de notre lutte politique et idéologique à contrer les nouveaux pouvoirs politiques islamistes instaurés et qui sont, en fait, une nouvelle forme de la bourgeoisie, vu que leurs représentants appartiennent à cette classe et que les politiques économiques et sociales, prévues ou adoptées, sont celles que les régimes bourgeois avaient appliquées. Surtout que ces nouveaux pouvoirs ont fait amende honorable en ce qui concerne les accords déjà signés avec Israël et se déclarent prêts à poursuivre les mêmes politiques extérieures que celles adoptées par leurs prédécesseurs.

 

Il est nécessaire que la gauche arabe s’unisse dans un Front de lutte ayant un programme politique, économique, social et idéologique bien défini. C’est ce qui a guidé la création de la « Rencontre de la gauche arabe » qui a tenu trois conférences à Beyrouth et qui regroupe déjà plus de 24 partis œuvrant dans dix pays arabes. Il est vrai qu’une certaine dissension continue à exister entre ces partis, surtout en ce qui concerne la vision de l’avenir et les politiques à suivre sur le plan arabe. Cependant de grands pas ont pu être faits, tant sur le plan des priorités que sur celui de l’organisation d’actions communes ou la lutte pour le socialisme.

 

Il est vrai que rien n’est encore acquis, mais agir quand il faut peut raccourcir le chemin du changement.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:01

bashar-hafez-al-assad.jpgLes germes de l'offensive contre la Syrie



Article de Kenny Coyle, pour le Morning Star (quotidien du PC Britannique)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





La corruption, le néo-libéralisme et le « capitalisme parasitaire » ont affaibli la base de soutien populaire du Parti Baath – mais il s'agit désormais d'une guerre internationale.



Dans les décennies suivant l'arrivée au pouvoir d'Hafez al-Assad, dans les années 1970, le système politique et économique Syrien a semblé garantir la stabilité et l'indépendance du pays.



La version Baathiste du « socialisme Arabe » a maintenu le pays hors de portée des griffes de l'Occident, sa position anti-israélienne en a fait une puissance régionale et Arabe de premier plan et son secteur public a également permis au pays d'améliorer ses conditions de vie et de mener à bien sa modernisation.



Au début des années 1970, Assad renforçait les liens avec l'Union soviétique.



En 1972, il intégrait le Parti communiste syrien (PCS) à son Front national progressiste aux côtés de groupes arabes socialistes, nasséristes et nationalistes.



Du point de vue d'Assad, cela ne renforçait pas seulement la base du régime mais cela était aussi un moyen de transformer des forces potentiellement critiques en alliés subordonnés.



Alors que le PCS a tenté d'utiliser sa légalisation pour pousser dans le sens de transformations sociales plus profondes, son acceptation de l'ordre légal signifiait également qu'il était contraint d’œuvrer dans les limites définies par le Baath.



Bien qu'Assad ait amélioré ses relations avec l'Occident et avec d'autres États arabes – à l'exception de l'Irak, dirigé par un courant rival du Baathisme – l'Union soviétique était devenu un allié proche, militaire et économique, de la Syrie.



Les experts Soviétiques ont classé la Syrie comme un des pays d' « orientation socialiste » et assimilé le parti Baath au courant international des « démocrates révolutionnaires ».



Les deux termes supposaient certaines distinctions importantes entre la Syrie et ce que les Soviétiques estimaient être des États pleinement socialistes. Néanmoins, il était affirmé que le développement social de la Syrie posait les bases d'un développement socialiste.



Les évolutions ultérieures en Syrie et ailleurs – à plusieurs reprises, les auteurs soviétiques ont parlé également de l’Égypte, l'Algérie et l'Irak dans des termes idylliques analogues – ont démontré combien il était aisé d'inverser un tel processus. Par la suite, ces mêmes pays ont opté pour une orientation capitaliste sous couvert de régimes réactionnaires anti-démocratiques.



Et pourtant, tout au long des années 1960 et 1970, il semblait y avoir des raisons d'être optimiste.



Un rapport du Congrès américain notait que « dans les années 1960, la réforme agraire, la nationalisation des industries de base et la transformation socialiste de l'économie ont eu un impact sur le rythme et l'ampleur du développement économique. La croissance de l'économie, mesurée par le PIB aux prix du marché en dollars constants de 1980, a été en moyenne de 9,7% par an pendant les années 1970 ».



Malgré les performances exceptionnelles des années 1970, à partir du début des années 1980 des signes avant-coureurs s'étaient déjà fait jour.



Se développait, en parallèle à l'existence du secteur public, une forme particulière de développement capitaliste se nourrissant des appels d'offre publics lucratifs et détournant des fonds par la corruption et le marché noir.



Qualifiés par les marxistes de « bourgeoisie bureaucratique » ou de « bourgeoisie parasitaire », ces capitalistes clientélistes ont usé de leurs réseaux personnels et de leurs soutiens politiques pour amasser des fortunes.



Notant des évolutions similaires dans leur propre pays, les communistes sud-africains ont décrit de façon imagée cette couche économique comme celle des « tenderpreneurs » [NdT : jeu de mot en anglais à partir de tender, marché public et d'entrepreneur].



En juin 1984, le membre du Politburo du PCS Khalid Hammami écrivait dans la Revue marxiste mondiale que dans son pays « la bourgeoisie parasitaire était en plein essor et la corruption monnaie courante. Les cercles dirigeants sont méfiants et inquiets de toute initiative ou activité indépendante qui viendrait des masses ».



Cette vision est renforcée, selon un point de vue différent, par une étude récente réalisée par Jihad Yazigi, éditeur du magazine d'affaires Syria Report.



Il défend l'idée que dans le passé les avancées dans le secteur public ont permis au gouvernement Syrien d'acquérir une immense légitimité auprès des gens du peuple mais qu'elle a laissé place à « la désillusion depuis lors, après trois décennies de désinvestissement de l'Etat, de libéralisation du commerce, de mépris pour l'agriculture et les zones rurales, et de priorité mise sur le secteur des services ».



Yazigi fait remarquer que les efforts réalisés par Bashar al-Assad pour ouvrir l'économie ont également eu un impact négatif, puisque les accords de libre-échange et les réductions de droits de douane ont permis à la masse des produits étrangers d'écraser les producteurs locaux.



Parmi ceux qui ont été les plus durement frappés, les fermiers dans les zones rurales, touchés par la sécheresse mais aussi par les coupes dans les subventions publiques, qui « ont réduit la part de l'agriculture dans le PIB de 25 à 19% en moins d'une décennie. »



Les problèmes économiques actuels de la Syrie ont été aggravés par la croissance explosive des secteurs non-productifs du secteur privé, la « bourgeoisie parasitaire » contre laquelle Hammami nous mettait en garde.



L'économie marxiste Qadri Jamil estime que la corruption représente entre 20 et 40% du PIB syrien, nourrie par les contrats publics et l'exploitation des ressources de l’État, par exemple par la vente de biens subventionnés sur le marché noir.



Les proches et la famille de Bashar al-Assad en ont certainement été des bénéficiaires.



L'homme le plus riche du pays, Rami Makhlouf, est le cousin maternel d'Assad et possède des actifs allant de l'immobilier au principal opérateur de téléphone mobile du pays. Tous ces secteurs d'activité sont fortement tributaires des autorisations et des licences accordées par l’État.



Le chômage croissant – en particulier parmi les jeunes – la progression de la pauvreté et l'émergence visible d'une classe d’affairiste liée au pouvoir ont été des causes internes essentielles des troubles Syriens ainsi que des revendications portant sur une plus grande liberté politique.



Toutefois, les tentatives dans le passé pour pousser le parti Baath et le pays sur la voie des réformes politiques et du rajeunissement économique ont été vaines et le régime d'Assad a répondu mollement, et seulement après les manifestations de masse qui ont éclaté en 2011.



Depuis que la lutte a changé de nature, passant des manifestations civiles à la lutte armée, les doléances et revendications légitimes des manifestations initiales et les propositions de réforme d'Assad ont été rayées de l'ordre du jour.



Au lieu de cela, les vraies lignes de fractures sont tracées autour de questions d'importance régionale. La Syrie est un point d'appui fondamental dans la résistance à l'hégémonie américaine au Moyen-Orient, par les liens étroits qu'elle entretient avec le Hezbollah au Liban et avec l'Iran.



Il ne s'agit pas de réhabiliter l'ensemble de l'histoire de la politique étrangère de la Syrie. Hafez al-Assad est intervenu dans la guerre civile libanaise aux côtés des forces Maronites de droite en 1976 contre les Palestiniens et la gauche libanaise.



La Syrie a continué à occuper une bonne partie du Nord-Liban jusqu'en 2005. L'ingérence du « grand frère » Syrien au Liban a créé un énorme ressentiment qui perdure.



Dans la première guerre du Golfe de 1990-91, la Syrie a soutenu les États-Unis contre son voisin l'Irak. Le secrétaire d’État James Baker était à l'époque régulièrement invité à Damas.



Malgré tout, la Syrie a suivi en général une ligne indépendante au niveau international.



Désormais, les États-Unis perçoivent une occasion de changer la donne et de revendiquer une Syrie post-Assad, qui serait leur État client.



La stratégie américaine actuelle esquive l'intervention directe, optant plutôt par le recours à des forces agissant par procuration.



Le chroniqueur du Washington Post David Ignatius, bien informé généralement, écrivait le 19 juillet dernier que « la CIA travaille avec l'opposition Syrienne depuis des semaines, avec des directives non-létales, qui permet aux États-Unis de juger des groupes qu'il faut aider, dans le commandement et le contrôle des opérations. Des dizaines d'officiers de renseignement israéliens agissent également le long de la frontière Syrienne, tout en faisant profil bas ».



Ce en quoi consiste les directives létales et non-létales de la CIA est un point discutable, en particulier si on prend en compte les compte-rendus crédibles sur l'engagement direct de l'agence dans l'armement de milices triées sur le volet au sein de l'Armée syrienne libre. A côté des suspects habituels – les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne – la coalition internationale anti-Assad repose sur des partenaires plus improbables en apparence.



L'Arabie saoudite, qui fait face actuellement à des mouvements de protestation touchant sa population chiite, aimerait voir un régime pro-Riyad s'installer à Damas, privant ainsi l'Iran d'un allié essentiel.



Le gouvernement islamiste turc a assidûment courtisé la direction des Frères musulmans et reste la base logistique principale du commandement de l'Armée syrienne libre. En outre, il souhaiterait neutraliser les mouvements nationaux kurdes de Syrie, qui soutiennent la minorité kurde vivant en Turquie.



Israël continue à occuper des territoires non seulement palestiniens, mais aussi syriens et libanais. Israël s'est emparé des plateaux du Golan après la guerre de 1967 et la région abrite désormais certaines des technologies israéliennes d'espionnage les plus sophistiquées. Damas ne se trouve qu'à 50 km de là.



Dans une interview publiée dans le Miami Herald le 17 juillet, un haut responsable des services de renseignement israéliens, se trouvant à la frontière avec la Syrie, admettait qu’Israël réunissait des détails essentiels sur le déroulement du conflit.



« Nous savons, jusqu'aux noms des commandements de bataillons, ce qui se passe en Syrie », déclarait le responsable. « Ce sont des informations que nous partageons avec nos partenaires ».



On ne peut que devenir qui sont ces « partenaires », mais on peut raisonnablement supposer que, directement ou indirectement, ces informations militaires sensibles sont envoyées aux milices rebelles afin de leur permettre de coordonner leurs attaques.



La gauche en Grande-Bretagne, quelles que soient les critiques qu'elles puissent nourrir sur le gouvernement Assad, ne doit pas avoir beaucoup d'illusions sur qui sont les bénéficiaires actuels de la « révolution Syrienne ».

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:32

Flag-Pins-Syria-Algeria.jpgLe PADS appelle à condamner les agissements impérialistes en Syrie 

 

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

-Combattre les ingérences imperialistes

 

-Soutenir la mobilisation des forces patriotiques et progressistes contre la guerre déclenchée par les forces coalisées de l'impérialisme, de la réaction arabe et de l'obscurantisme 

 

Les Etats impérialistes ont franchi ces derniers jours un pas supplémentaire dans leur guerre déclarée contre la Syrie. Ils ne cachent plus leur volonté de passer outre l'opposition de la Russie et de la Chine au Conseil de Sécurité de l'ONU à leurs menées contre ce pays sous une couverture internationale "légale" dans le but de placer à sa tête des pantins serviles. La divulgation organisée des directives soi-disant secrètes d'Obama, directives donnant le feu vert à l'action de la CIA, est le signal d'une offensive sans précédent pour assassiner à l'aide de tous les moyens militaires les dirigeants, personnalités et militants qui refusent de se soumettre à leurs plans criminels et barbares d'asservissement des pays arabes. A travers cette divulgation, les USA officialisent des opérations secrètes programmées depuis des années et exécutées depuis l'an dernier en même temps qu'ils lançaient leurs opérations en Libye pour abattre le régime de Kaddafi. Ils donnent ouvertement le feu vert à la coordination des actions de toutes les forces impérialistes et réactionnaires internes pour détruire par la force la plus brutale un pays qui ne se plie pas à leurs volontés. 

 

La divulgation des directives d'Obama est intervenue au moment même où de toutes parts affluent vers la Syrie des groupes d'obscurantistes mercenaires grassement payés par l'Arabie saoudite et le Qatar, entraînés par des agents des USA, de la France et de la Grande-Bretagne, abondamment dotés d'armements modernes et de munitions de tout genre, de matériel de téléphonie sophistiqué. Des infiltrations massives ont lieu à partir de la Turquie, principalement, mais aussi de la Jordanie et des régions libanaises contrôlées par les forces de Hariri, pour semer la mort et les destructions dans les villes et les campagnes syriennes. L'Union européenne participe activement à ces opérations. Sous la direction du parti socialiste, la France impérialiste multiplie les menaces et les actes pour participer au dépeçage de la Syrie. L'envoi de militaires français à la frontière jordano-syrienne sous couvert d'aide médicale aux réfugiés syriens dissimule hypocritement des opérations d'espionnage préludant à une intervention militaire directe, comme au bon vieux temps du colonialisme quand la droite et la sociale-démocratie se relayaient pour satisfaire les intérêts de la bourgeoisie en bombardant Damas, menant la guerre contre le peuple algérien, aéroportant leurs paras à Suez, etc. L'Allemagne de son côté ne se croise pas les bras. Elle préside les commissions d'experts composés de représentants des multinationales et de harkis syriens qui s'affairent, avant même d'avoir remporter la partie, à distribuer les richesses de la Syrie entre les rapaces impérialistes sans oublier d'appâter les hommes d'affaires syriens qui accepteront une petite carotte en échange de leur félonie et de leur allégeance aux puissances étrangères.

 

Une insurrection armée qui n'a rien à voir avec les libertés démocratiques  

 

 

Il est évident depuis déjà l'an dernier que l'insurrection armée en Syrie soutenue par les puissances impérialistes et les monarchies théocratiques du Golfe n'a rien à voir avec un quelconque combat pour les libertés démocratiques et le progrès social. L'insurrection armée est le fait de groupes qui cachent de moins en moins leur volonté d'instaurer un Etat sectaire, remettant en cause la liberté de conscience et les libertés confessionnelles, qui ont fait jusqu'ici la particularité de la Syrie par rapport aux pays arabes et musulmans, et utilisant l'Islam pour faire accepter par les travailleurs et la paysannerie une exploitation des plus féroces. Seuls des gens de mauvaise foi ou à la solde de la grande bourgeoisie impérialiste peuvent continuer à afficher leur sympathie pour cette insurrection, à souhaiter l'intervention impérialiste et à répandre des mensonges pour tenter de la justifier. Il est clair comme le jour que les objectifs réels des puissances impérialistes sont de contrôler les richesses pétrolière des pays arabes, de soumettre les travailleurs de cette région à une surexploitation sans précédent pour régler sur leur dos les conséquences de la crise du système capitaliste. Il est clair que ces puissances cherchent à faire avorter les aspirations des peuples arabes à de vrais changements, à l'avènement de régimes démocratiques populaires qui expriment les intérêts des travailleurs, de la paysannerie laborieuse, des couches intermédiaires vivant du revenu de leur travail, qui mettent fin à l'accaparement et à  l'exploitation des richesses et du fruit du travail des producteurs par les multinationales et une minorité d'exploiteurs et de profiteurs locaux. 

 

Même si le régime syrien a changé de nature de classe et n'exprime plus depuis des années les intérêts fondamentaux des classes laborieuses de la Syrie, il est impossible de le placer sur le même plan que les terroristes islamistes et les puissances impérialistes. L'insurrection armée en Syrie a un caractère nettement réactionnaire, en raison des objectifs obscurantistes et de la vision sociale et économique ultra-libérale de ses chefs, de sa dépendance politique, financière et militaire des pays impérialistes et des monarchies théocratiques du Golfe, de son rôle de bras armé de cette coalition de forces étrangères. Ayant perdu le soutien d'une partie de la population qui avait sympathisé au début avec eux et qui avait été trompée par la propagande menée sous le masque de l'Islam, les chefs de l'insurrection tentent de s'imposer par la terreur et la violence la plus sauvage.

 

La responsabilité principale des malheurs qui se sont abattus sur le peuple syrien incombe aux dirigeants et aux politiciens bourgeois ou sociaux-démocrates des pays impérialistes. Les criminels de guerre sont ceux qui incitent depuis le début des troubles au refus de toute solution pacifique, au départ préalable du chef de l'Etat syrien, malgré le fait qu'il jouit du soutien de plus de la moitié de la population. C'est en premier lieu Hillary Clinton qui a appelé les rebelles intégristes à ne pas cesser la lutte armée au moment précis où hypocritement les USA donnaient leur accord au plan Annan. Ce sont aussi les dirigeants turcs, tunisiens, ceux de la France, de droite ou de "gauche" qui abritent les réunions des faux "Amis de la Syrie" ou celles des marionnettes syriennes baptisées CNS.  En fait les Etats impérialistes n'ont cherché qu'à discréditer les forces opposées à leur diktat. Ils ont manoeuvré pour obtenir un désarmement unilatéral de l'Etat syrien face aux groupes armés, avec l'aide habile de Kofi Annan et du chef des observateurs de l'ONU qui viennent de jeter le masque par leur déclaration sur l'inéluctabilité du départ du président syrien. Sous le mensonge grossier de faire reconnaître le droit à manifester, Hillary Clinton et ses féaux européens ont activement encouragé les groupes armés à poursuivre l'investigation de quartiers et de territoires en de nombreux points de la Syrie avec le renfort d'intégristes de toutes nationalités, turcs, libyens, tunisiens, algériens, etc. Ils leur ont donné le signal pour commettre des crimes sauvages imputés systématiquement et au mépris de la vérité à l'armée syrienne, comme ceux de Houlé de Treimsa et de bien d'autres. Comme par hasard ces crimes étaient à chaque fois organisés à la veille de rencontres internationales ou de réunions du Conseil de Sécurité de l'ONU pour arracher des décisions autorisant l'intervention de l'OTAN à l'instar de ce qui s'est passé en Libye.

 

L'impérialisme destructeur des nations  

 

      L'impérialisme ne se contente plus d'obtenir des nations économiquement dominées qu'elles livrent complètement leurs richesses aux appétits insatiables de ses multinationales. Il ne se satisfait pas de réformes politiques à l'ombre desquelles les classes possédantes jouent la comédie de la démocratie bourgeoisie formelle. Chaque fois que sa tendance à la domination sans frein se heurte à une résistance interne, quand bien même elle serait exprimée de façon timorée par ces classes, il est porté à détruire ces nations, à les morceler sur des bases confessionnelles ou ethniques sans se préoccuper des tragédies qu'il provoque au sein des peuples livrés à la logique folle de la course pour les surprofits. Indépendamment de la nature de classe des régimes dirigeants, la défense de la nation et de son intégrité territoriale, conquête importante et progressiste du mouvement de libération moderne, le combat pour empêcher le retour rétrograde au tribalisme, aux solidarités claniques ou aux communautarismes religieux, devient un aspect crucial de la lutte antiimpérialiste. Cette lutte ne peut être dissociée de la défense des intérêts et des aspirations sociales et politiques des classes laborieuses. Ce sont les masses populaires qui sont les meilleurs défenseurs des intérêts généraux de la nation. Les classes exploiteuses et affairistes, les couches sociales qui contribuent à la défense des intérêts de ces classes et des positions des multinationales, cherchent constamment le compromis avec l'impérialisme pour le convaincre de leur laisser quelques miettes du gâteau. 

 

L'attitude scandaleusement passive du pouvoir algérien face aux ingérences des pays impérialistes au Moyen Orient ou en Afrique n'est pas de nature à étonner. Elle reflète sa nature de classe antipopulaire, les liaisons financières et organiques qui se sont consolidées ces dernières années entre la bourgeoisie et les oligarchies impérialistes.

 

Les classes exploiteuses et affairistes ont plus peur des masses populaires que de l'impérialisme. C'est auprès de lui qu'elles cherchent la protection contre le mécontentement des classes populaires indignées par l'approfondissement des inégalités sociales et l'accaparement des richesses du pays par une minorité parasitaire.

 

Le PADS exprime sa solidarité aux forces antiimpérialistes et progressistes syriennes dans leur résistance héroïque à la guerre fomentée par la coalition des forces impérialistes, monarcho-théocratiques et des groupes qui utilisent l'Islam pour masquer leurs objectifs ultra-réactionnaires et leur trahison.

 

Il appuie les communistes syriens dans leur lutte pour lier la résistance à l'agression impérialo-réactionnaire, à la mobilisation démocratique des masses, à la mise en oeuvre d'une politique économique et sociale favorable aux intérêts de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse, des petits producteurs, et rompant avec les mesures ultra-libérales qui ont affaibli l'économie syrienne, appauvri les masses populaires, enrichi une minorité de syriens et d'affairistes du Golfe. C'est cette politique qui a provoqué le mécontentement populaire et encouragé la réaction interne à se lancer dans une insurrection pour la prise du pouvoir sous le mot d'ordre démagogique et mensonger de la "liberté". Il appuie les efforts politiques et idéologiques déployés pour donner à leur action un caractère de classe indépendant des vues des courants antiimpérialistes petits-bourgeois ou de certaines tendances bourgeoises objectivement patriotiques.

 

Le PADS appelle à la condamnation des agissements impérialistes  

 

Le PADS dénonce le silence des responsables algériens devant les ingérences impérialistes en Syrie, la caution qu'ils apportent aux rôle interventionniste réactionnaire de la Ligue arabe dans les affaires de ce pays. La Ligue arabe est devenue un foyer de pressions et d'ingérences aux mains des régimes monarcho-théocratiques arabes actionnés par l'impérialisme. L'Algérie doit se retirer de cet organisme transformé en institution hostile aux intérêts des peuples arabes et à leur indépendance.

 

Le silence du gouvernement algérien et du chef de l'Etat sur ce sujet lors de la visite du ministre français des Affaires étrangères, l'absence de démenti aux propos de ce dernier sur la similitude de vues entre les responsables algériens et français sur les événements qui se déroulent au Mali et aux frontières de l'Algérie avec ce pays, événements créés par les intrigues impérialistes, français et américains notamment, pour contrôler le Sahel et ses richesses, ont encouragé les Etats impérialistes à intensifier leurs manoeuvres contre les peuples arabes et africains.

 

Le PADS dénonce le rôle des médias et des journaux algériens qui participent à la propagation des mensonges des puissances impérialistes pour justifier les sanctions prises et la guerre menée contre la Syrie.

 

Il appelle les antiimpérialistes algériens à combattre cette propagande, à dénoncer ceux qui la relayent consciemment et à condamner les agissements des puissances impérialistes et de leurs valets internes.

 

le 10 août 2012

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Liban-Syrie
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