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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:09

Blade Nzimande« En pleine crise économique mondiale, il y a une nouvelle 'course' à l'Afrique »

 

Discours du secrétaire-général du Parti communiste sud-africain (SACP), le camarade Blade Nzimande à l'occasion de l'ouverture de la 12ème Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers.



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Chers camarades,



Bienvenue à ce grand rassemblement de la gauche anti-impérialiste, anti-capitaliste et pacifiste, rassemblement démocratique et de solidarité avec les travailleurs du monde entier.



Nous sommes tous réunis ici en Afrique du sud – pour la toute première fois qu'un tel rassemblement se tient en terre Africaine – dans une période très importante du calendrier politique sud-africain.



En ce mois de Décembre 2010, il y aura cette 12ème Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, suivie par le 25ème anniversaire de la plus importante fédération syndicale de notre pays, la COSATU – notre allié et sans aucun doute la plus grosse fédération syndicale du continent Africain, qui sera tout de suite suivi par le 3ème Congrès national de la Ligue de la jeunesse communiste du SACP (uFasimba), et finalement, pour la toute première fois dans notre pays, le rassemblement du 17ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, organisé par cette organisation de masse alliée qu'est la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD).



Ainsi, en décembre, les forces anti-impérialistes et anti-capitalistes, et toutes les forces progressistes socialistes, devront toutes, à l'unisson, brandir le drapeau rouge, qui symbolise le sang des travailleurs du monde entier, faisant entendre fortement et clairement la grande importance que revêtent l'avenir de l'Afrique et la paix mondiale, qui sont des objectifs réalistes pour lesquels la classe ouvrière et les pauvres du continent sont prêts à se battre.



La tenue de cette toute première rencontre des partis communistes et ouvriers sur le continent africain continue de symboliser des décennies de solidarité des partis communistes et ouvriers avec la cause de la libération nationale, des luttes anti-coloniales et anti-impérialistes menées par les peuples du continent Africain.Ces luttes de solidarité ont été portées à de très haut niveau immédiatement après la victoire de la grande révolution socialiste d'Octobre, par les pays de l'ancien bloc de l'Est socialiste, ainsi que par les forces communistes du monde entier.



Le mouvement de libération Sud-africain, dont le Parti communiste sud-africain a toujours été partie intégrante, a grandement bénéficié de cette solidarité internationale socialiste et progressiste. C'est cette solidarité progressiste mondiale, couplée aux luttes héroïques du peuple Sud-africain, sous la direction de l'African National Congress (ANC), qui a mené à la défaite finale du régime criminel d'apartheid et à l'avènement de la percée démocratique de 1994.



Nous avons caractérisé la première élection de 1994 de percée démocratique pour deux raisons majeures. Premièrement, c'était une percée car cela ne signifiait pas la défaite finale de l'ensemble des forces réactionnaires, signalant par là que la lutte pour l'émancipation totale de la majorité opprimée était loin d'être terminée. C'était, et c'est toujours, pour cette raison que le Parti communiste d'Afrique du sud a décidé de faire partie de façon critique de l'alliance menée par l'ANC.



Nous avons caractérisé 1994 comme une percée démocratique également parce que nous savons, en tant que communistes sud-africains, que la libération totale du peuple noir de notre pays, où la classe ouvrière est toujours majoritaire, ne sera jamais pleinement réalisée à moins qu'il y ait transition vers le socialisme – le seul système qui est le mieux capable de détruire les restes d'exploitation capitaliste, d'oppression de genre et d'oppression nationale pesant sur notre peuple. En d'autres termes, les tâches de la révolution national-démocratique peuvent seulement être accomplies par un régime socialiste.



Les tâches de la révolution Sud-africaine reflètent encore largement les défis politiques que rencontre le continent sud-africain dans son ensemble. Le défi fondamental de notre continent est la réalisation de révolutions national-démocratiques dans chaque pays, une tâche qui est en même temps la principale plate-forme sur laquelle consolider et faire progresser la lutte pour le socialisme. Autrement dit, la lutte pour consolider, faire progresser et renforcer les révolutions national-démocratiques progressistes est notre voie directe vers le socialisme.



La nouvelle course capitaliste à l'Afrique et la crise capitaliste mondiale



L'approfondissement de la crise du capitalisme mondialisé s'accompagne d'une intensification d'une nouvelle course à l'Afrique, faisant penser à l'essor de la colonisation Européenne du continent Africain au XIXème siècle.



Le SACP, en chœur avec le reste des partis communistes et ouvriers du monde entier, a constamment insisté sur le fait que la crise capitaliste mondiale actuelle n'est pas qu'une aberration, mais une partie intégrante du système capitaliste.



Il existe de nombreuses similarités entre la course au continent Africain au XIXème siècle et la course à l'Afrique aujourd'hui. C'est une course à la super-exploitation des ressources naturelles de l'Afrique sans aucune initiative de développement local pour l'Afrique.



Elle est désormais appuyée par la toute-puissance militaire des Etats-unis, qui construit en ce moment une nouvelle force militaire en Afrique, nommée de façon volontairement équivoque 'Africa Command', comme s'il s'agissait d'une armée Africaine dans les intérêts de notre continent, alors qu'il s'agit en réalité de la constitution d'une force militaire unifiée destinée à protéger et à faire progresser les intérêts de l'impérialisme sur le continent Africain.



Dans le même temps, il y a quelque chose de nouveau à propos de l'actuelle course à l'Afrique. Il s'agit désormais d'une nouvelle offensive capitaliste essayant de s'accrocher à sa domination économique au vu de l'émergence de centres de pouvoir économiques alternatifs potentiels, en particulier la Chine, l'Inde et le Brésil.



Compte tenu de ces nouvelles réalités, il existe en effet de nouvelles possibilités de forger de nouveaux types de rapports avec les classes ouvrières et les autres forces progressistes dans le monde en développement pour essayer d'exploiter ces nouveaux espaces pour contester l'impérialisme.



Puisque cette 12ème Rencontre des partis communistes et ouvriers se déroule dans notre pays, il convient de souligner que nombreux sont ceux sur le continent qui, au cours de cette année, ont réfléchi et demandé tout haut ce que les commémorations marquant les 50 ans de la décolonisation ont signifié pour eux, tout comme les luttes de libération nationale pour lesquelles ils auraient donné leur vie.



En organisant cette 12ème Rencontre en Afrique du sud, le mouvement communiste international se recentre sur les questions et problèmes politiques posés par la thèse de la Révolution africaine. En tant que SACP, nous nous sommes saisis de la question depuis bien longtemps.



Servons-nous donc de cette 12ème rencontre des Partis communistes et ouvriers comme d'une opportunité de renforcer la solidarité des forces progressistes mondiales avec les luttes des peuples du continent Africain. Profitons également de cette occasion pour exprimer le soutien des forces progressistes mondiales avec les luttes héroïques du peuple Saharoui (au Sahara occidental) pour libérer la dernière colonie sur le continent Africain, hélas toujours colonisé par un autre pays Africains, bénéficiant de l'appui inconditionnel des forces impérialistes Françaises et Etats-uniennes essentiellement.



Profitons également de cette occasion pour exprimer notre solidarité avec le peuple du Swaziland qui subit encore le joug d'un régime féodal qui a supprimé tous les partis politiques et toute liberté d'organisation et d'expression.



Voilà ce qui constituent quelqu'uns des défis majeurs que doit affronter la Révolution africaine aujourd'hui!



Les principaux défis de la Révolution sud-africaine aujourd'hui



Avec la conférence nationale historique de l'ANC en 2007, ont émergé de nouvelles opportunités dans notre pays pour approfondir une révolution national-démocratique radicale. Cette conférence historique de notre allié en 2007 a marqué la défaite d'un agenda néo-libéral qui avait tenté de faire de notre principale organisation de libération nationale, l'ANC, un parti étroitement électoraliste menant des politiques néo-libérales et cherchant à marginaliser si ce n'est à effacer la classe ouvrière et ses organisations principales en Afrique du sud, le SACP et la COSATU.



Le SACP a été guidé, depuis 1995 – une année après notre percée démocratique de 1994 – par deux objectifs stratégiques et programmatiques essentiels. Le premier a été de chercher à consolider une révolution national-démocratique menée par la classe ouvrière comme plate-forme principale sur laquelle on pouvait solidifier un pouvoir d'Etat dirigé par l'ANC, dans le cadre d'une alliance avec le SACP et la COSATU. Notre mot d'ordre adopté immédiatement après 1994 est que « Le socialisme est l'avenir, construisons-le dès maintenant ». Le contenu principal de cette orientation stratégique a été que la consolidation de la révolution national-démocratique rend nécessaire une organisation et une mobilisation active de type socialiste comme seule garantie pour assurer une transition vers le socialisme à l'avenir.



Depuis le début des années 2000, nous avons enrichi nos perspectives stratégiques et mis sur pied un programme et des campagnes pour constituer une influence de classe dans six lieux de pouvoir capitaux: dans l'Etat, dans l'économie, sur les lieux de travail, dans les quartiers/communautés, dans la lutte idéologique et par la solidarité internationaliste. A cette fin, nous avons intensifié le travail et les campagnes de masse, articulés à la participation communiste au gouvernement et à d'autres institutions de l'Etat, principalement mais non exclusivement par notre campagne de masse annuelle que nous avons intitulé 'La campagne d'Octobre rouge', en s'inspirant de la grande Révolution d'Octobre socialiste.



Notre conception stratégique s'est appuyée sur une analyse selon laquelle dans nos conditions, et sous la direction de l'ANC, il n'y a pas de contradiction, dans la période actuelle, entre la participation communiste à l'État et la construction en parallèle d'un pouvoir indépendant ouvrier et populaire à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de l'État.



Ce sont pour les mêmes raisons, entre autres, que le SACP a cherché à approfondir et à renforcer notre alliance avec l'ANC et la COSATU, comme une plate-forme essentielle pour consolider le pouvoir ouvrier, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de l'État. Ce sont ces considérations qui nous ont également poussé à participer au gouvernement, sans pour autant mettre en péril les programmes indépendants du SACP. C'est également par ce moyen que nous cherchons à élargir les possibilités et les conditions d'une agitation socialiste.



Nous venons juste de traverser une des plus grandes périodes de boom sur le marché mondial des matières premières juste avant la crise capitaliste mondiale actuelle. Tandis que certains secteurs du capital s'en sont sortis très bien, nous n'avons pas créé suffisamment d'emplois et les problèmes systémiques de l'économie Sud-africaine (énormes inégalités, marginalisation spatiale d'au moins la moitié de la population, et des niveaux critiques de chômage) ont subsisté et se sont même activement reproduits au beau milieu des 5% de croissance annuelle que nous avons connu entre 2002 et 2007.



Le SACP, travaillant en collaboration avec ses alliés, a constamment cherché à créer les conditions de la rupture avec notre voie de croissance semi-coloniale qui est portée par les exportations et dépendant des importations, tout en se concentrant sur la constitution de la capacité productive de notre économie. Tout cela nécessite, dans nos calculs stratégiques, la mobilisation de la classe ouvrière et de notre peuple dans son ensemble, et le maintien de l'orientation progressiste de notre Alliance.



La crise capitaliste mondiale fait des ravages dans la vie des travailleurs et des pauvres aux quatre coins du monde, y compris ici en Afrique du sud. Tout en mettant en œuvre des mesures défensives pour atténuer au maximum les effets de la crise, nous devons profiter de la crise pour mettre en place de façon audacieuses des mesures qui transformeront notre économie et notre pays, et les placeront sur la voie d'une croissance dans les intérêts des travailleurs.



Au cœur de notre réponse stratégique, tactique et programmatique doit se trouver la mobilisation de masse de la classe ouvrière – la force motrice et directrice de notre révolution national-démocratique – qui apportera la force de frappe des masses, les objectifs stratégiques et la flexibilité tactique nécessaires au dépassement des crises capitalistes actuelles et à la poursuite d'une nouvelle voie de croissance développementaliste.



La nécessité d'une solidarité internationaliste prolétarienne et la plate-forme des Partis communistes et ouvriers



C'est à partir des réalités sud-africaines décrites ci-dessus que le SACP croit fermement en la nécessité de continuer à renforcer la solidarité prolétarienne mondiale. La plate-forme des Partis communistes et ouvriers reste pertinente et essentielle pour pouvoir mener des politiques progressistes et indépendantes en tant que pays et sur le continent Africain, en tant que terrain de lutte le plus immédiat pour le socialisme dans notre pays, sur le continent et en réalité dans le monde entier.



A notre façon, nous avons au cours des deux dernières années lancé l'initiative d'un réseau des forces progressistes de gauche sur le continent Africain afin d'approfondir la lutte pour la démocratie, la paix et le socialisme. Nous avons fait cela sous l'égide d'une organisation plus large, le Forum du réseau de la Gauche africaine (ALNEF). En réalité, ce n'est pas un forum constitué uniquement de partis ou de formations marxistes-léninistes, mais plutôt un forum pour des organisations et des partis progressistes sur le continent qui s'identifient d'une façon large avec la lutte pour la justice économique et sociale, la pleine et entière libération nationale et une alternative juste, si ce n'est un avenir socialiste, pour notre continent. C'est ce forum que nous aimerions également que les Partis communistes et ouvriers soutiennent et cherchent à consolider comme principal partenaire continental en Afrique.



Au nom du SACP, et donc des travailleurs et des pauvres de notre pays, nous accueillons tous nos camarades et amis dans cette toute première rencontre en Afrique, véritablement historique, des partis communistes et ouvriers du monde entier. Profitez de l'hospitalité sud-africaine, et nous offrons l'amitié de notre peuple à tous les délégués à ce rassemblement.



Le socialisme est l'avenir – construisons-le maintenant!

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:15

grèves franceLes communistes et syndicalistes de classe du monde entier solidaires avec la lutte des travailleurs français prise comme un exemple à suivre



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'internationalisme prolétarien et la solidarité internationaliste sont au cœur même de notre engagement de communistes. Habitués sur ce site à exprimer notre solidarité avec la lutte des travailleurs, le combat des communistes, dans des circonstances parfois difficiles, dans le monde entier, il est revigorant de constater qu'une telle conception de l'internationalisme est encore dominante dans les mouvements ouvriers d'une bonne partie du globe.



Plusieurs partis communistes ont déjà adressé des messages de soutien aux travailleurs français en lutte, et aux organisations de classe qui mènent le combat. Le Parti Travail de Belgique (PTB)a adressé une « lettre de solidarité avec le peuple français »dans laquelle le PTB félicite « un exemple de détermination, de résistance et d'unité ». Pour le PTB, « la classe ouvrière française, une nouvelle fois à l'avant-garde de la lutte (…) nous montre la voie à suivre ». Le Parti communiste du Luxembourg (KPL)se joint également à « la lutte sans merci que vous menez pour défendre vos acquis sociaux et vos droits, eux mêmes conquis de haute lutte »et appelle à ce que « tous les travailleurs d'Europe (…) descendent eux aussi dans la rue pour exprimer leur colère et leur opposition à ces mesures. »




Des communistes les yeux tournés vers « l'exemple Français »




Les autres communistes européens suivent le mouvement par leur presse partisane, et en tirent des leçons pour leur mouvement.



Nos camarades portugais d'Avante!notent semaine après semaine la radicalisation du mouvement, son amplification et tentent ainsi de donner de la vigueur au mouvement analogue qui se dessine au Portugal avec la grève générale du 24 novembre en perspective. Certains communistes portugais, comme ceux dirigeant le site O Diarioparlent déjà d' « exemple de la France ». Nos camarades anglais du Morning Starconsacrent presque chaque jour leur une internationale à la France, et comparent avec regret le mouvement atone anglais sous hégémonie travailliste à l'ébullition sociale en France, où la tradition révolutionnaire représentée par le PCF et la CGT est encore vivace. Jusqu'à nos camarades grecs du KKE, et leur organe Rizospastis, qui ont désormais les yeux tournés vers la France, et y voient plus qu'un relais à la lutte qu'ils ont entamé il y a un an de cela et qui ne s'essouffle toujours pas.



Mais les échos du mouvement traversent les mers. Sur le continent américain, les communistes colombiens évoquent une grève contre le néo-libéralisme qui pourrait bientôt devenir un nouveau « Mai 68 ». Nos camarades péruviens, vénézueliens, cubains, états-uniens – dans les contextes nationaux divers dans lesquels se déploie leur lutte et pour laquelle ils essaient de dresser des parallèles – suivent également avec attention les événements en France.



Le Parti communiste brésilien (PCB)vient même de publier une note politique où il exprime « son soutien total à la lutte des travailleurs français »et caractérise également le mouvement français « d'exemple pour les travailleurs de toute l'Europe et du monde entier ».




« Faire comme en France », ou comment la base secoue des directions syndicales timorées en Espagne et en Italie




En Espagne et en Italie, le mouvement français est mis en avant par les forces révolutionnaires, pour faire bouger les lignes dans le mouvement politique et syndical représentant cette tradition.



Plusieurs fédérations politiques du PCE et syndicales des CC.OO appellent à amplifier le mouvement après la grève du 29 septembre et à prendre comme exemple. Le journal reconstructeur (cad, pour la reconstruction du PCE) La Republicatitrait même dernièrement, en français dans le texte: « Vive la classe ouvrière française! » après la journée du 15 octobre. Malgré un message de soutien du secrétaire-général des CC.OO Ignacio Toxo le 7 septembre adressé à la CGT, depuis ce dernier ne cesse de répéter que les conditions ne sont pas les mêmes en France et en Espagne et récuse toute radicalisation du mouvement en Espagne.



En Italie, le mot d'ordre « Fare come in Francia »(Faire comme en France) monte de plus en plus depuis la base des partis communistes et des syndicats de tradition révolutionnaire. Il trouve désormais un écho tant à la direction du PdCI(Parti des communistes italiens) qu'à celle du PRC(Parti de la refondation communiste). Face à une direction syndicale de la CGIL trop timorée, c'est sa branche métallurgiste de la FIOMqui a montré l'exemple le 16 octobre dernier, portant plus d'un million de métallos dans les rues de Rome.



Chez les métallurgistes, le mot d'ordre de la « grève générale », désormais adopté par les directions de la FIOM et de la CGIL, a pris de l'ampleur à partir du moment où le mouvement s'est développé en France et a prouvé la possibilité d'une victoire face aux politiques du capital.




De la Belgique au Brésil, de l'Allemagne à l'Afrique noire: la lutte des travailleurs français suscite solidarité syndicale et aiguise l'esprit de lutte!




Les syndicalistes apportent aussi désormais leur soutien, notamment par la voix d'un communiqué de la Fédération syndicale mondiale (FSM)dans lequel la FSM « salue la lutte grandiose des travailleurs, des jeunes travailleurs, des lycéens en France, qui se renforce jour après jour, et elle exprime sa solidarité internationaliste et profonde avec cette lutte ».



Sans surprise, le PAMEgrec et la CGTP-IN portugaise ont déjà exprimé leur entière solidarité avec le mouvement en cours. Le premier syndicat allemand DSBavec ses 7 millions de membres a adressé le 21 octobre dernier une lettre de soutien au secrétaire-général de la CGT dans laquelle nos camarades allemands tiennent à nous confirmer que « les expériences en Allemagne ont montré que l'allongement de l'âge de départ à la retraite n'a pas rendu la retraite plus sûre ». Pour la DSB, travailleurs allemands et français doivent mener une lutte commune contre cette politique « socialement injuste et qui conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale ».



En Belgique, la FGTB,et sa branche CGSP,ont déjà dépassé la simple solidarité verbale avec le mouvement des travailleurs français et sont passés aux actes, en contribuant au blocage de plusieurs dépôts pétroliers dans le pays.



Encore une fois, la solidarité va bien au-delà du continent européen. Du syndicat de masse brésilien (3 millions d'adhérents) critique envers le lulisme Conlutasau LKPguadeloupéen qui avait montré la voie aux travailleurs métropolitains en passant par la DISK(Confédération des syndicats révolutionnaires) turque et ses 400 000 syndiqués. Tous ont déjà envoyé un message de solidarité adressé à la CGT. Tout comme des dizaines de syndicats d'Afrique noire francophone – de Madagascar, de Djibouti, de la Cote d'Ivoire, du Sénégal, du Burundi, du Tchad ou encore du Burkina Faso – ont également exprimé leur soutien et leur solidarité au syndicat représentant historiquement la lutte de classe en France.



Car tous y voient une lutte menée sur territoire Français au nom des travailleurs du monde entier.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 11:27

Refundación ComunistaDix-neuf ans après sa dissolution, renaissance du Parti communiste de Porto Rico (PCPR) dans un climat d'ébullition sociale



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



Il y a 19 ans, au plein cœur de la crise que connaissait le mouvement communiste international consécutive à la dissolution de l'Union Soviétique, plusieurs directions des Partis Communistes, plus communistes depuis longtemps, ont décidé de l'arrêt de mort de leurs partis. Parmi eux, le Parti Communiste Porto-Ricain (PCP).



Le PCP fondé le 23 septembre 1934 dans la ville de Ponce, dans l'effervescence d'une grève des travailleurs agricoles des cannes à sucre et dissous en 1991 connut une première renaissance avec la formation du parti dit de la « Refondation communiste ». Constituée en 2001, cette organisation était conçue comme une première étape vers la reconstitution d'un véritable parti communiste dans cette île sous dépendance états-unienne.



Ce 19 juin 2010, lors d'un congrès de la « Refondation communiste » organisé au siège du syndicat des travailleurs de l'électricité, cette organisation transitoire a pris le nom de Parti Communiste de Porto-Rico (PCPR). Comme l'a souligné Miguel Cruz, élu à la commission politique du PCPR, le Parti Communiste « renaît avec sa vision scientifique et de lutte de classes ».



Cet événement historique se tient dans une atmosphère d'ébullition sociale, incarnée par la grève de plus d'un mois des étudiants porto-ricains contre la hausse des frais d'inscription, de la privatisation rampante de l'enseignement supérieur, qui a fait reculer la direction de l'Université de Porto-Rico (cf L'Université de Porto-Rico en grève depuis un mois: chronique d'une lutte pour le droit à l'éducation dans un pays sous tutelle états-unienne)



C'est dans ce cadre que les dirigeants du parti Miguel Cruz et Guillermo de la Paz avaient inscrit cette 'renaissance', dans un pays où 250 000 salariés ont perdu leur emploi au cours des six dernières années, dans un pays de seulement 3 millions d'habitants:



puertoricopg1 0« L'exploitation s'étend, la pauvreté se développe, il n'y a pas d'accès aux soins et le pouvoir d'achat est toujours plus faible dans une société qui valorise l'acquisition effrénée de biens de consommation, alors qu'il n'y a pas de travail ».

 

 

« L'approfondissement de la crise capitaliste déjà irréversible et les conséquences, toujours plus sévères pour les masses laborieuses, déshéritées et exploitées rend aujourd'hui plus que jamais nécessaire l'existence active du principal instrument entre les mains de la classe sociale qui a la mission historique de renverser et d'enterrer le capitalisme ».



« Le Parti communiste de Porto-Rico prend cette responsabilité politique unique de guide et d'organisateur des travailleurs et des travailleuses, des masses déshéritées et opprimées qui se lèvent et sont de plus en plus attirées par la dynamique de luttes revendicatives et révolutionnaires en opposition au capitalisme et à tout régime d'exploitation, pour la révolution socialiste et le triomphe définitif du communisme. »



Durant sa première vie, le Parti Communiste Porto-Ricain était parvenu à conquérir des bastions dans les couches sociales des travailleurs portuaires, des salariés agricoles, à devenir la force la plus résolue en faveur de l'indépendance réelle de l'île, sans pour autant réussir à devenir un parti réellement de masse.



La trahison de ces dirigeants en 1991 prouvait sans doute que le mal était profond, et que sa tête avait sans doute depuis un temps renoncé à la lutte révolutionnaire. Lors de ce congrès, c'est une toute nouvelle direction du Parti Communiste qui a tenu à réaffirmer « l'actualité de l'idéologie marxiste-léniniste »en ajoutant que le « communiste restera actuel tant qu'existera un ordre économique qui aiguise les inégalités et nie à la population les droits humains fondamentaux ».



Alors que la propagande médiatique essaie de nous convaincre de la « fin inéluctable du communisme et des partis communistes », l'exemple de la renaissance du Parti communiste de Porto-Rico apporte une nouvelle pierre à l'édifice de ceux qui croient, qu'en ces temps de crise du capitalisme, le communisme a plus que jamais de l'avenir.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 23:12

pcbPlutôt un Front Anti-Impérialiste Mondial et le renforcement de la coopération entre Partis Communistes qu'une Vème Internationale


Note politique du Parti Communiste Brésilien

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La Commission Politique Nationale du Parti Communiste Brésilien (PCB) a étudié très attentivement la proposition bien intentionnée du président Hugo Chavez, annoncée lors du récent congrès du Parti Socialiste Unifié du Vénézuela (PSUV), sur la création du Vème Internationale Socialiste, dont la date de fondation serait prévue pour avril 2010:



1) Nous saluons l'initiative du président vénézuelien, qui vise à rassembler de larges forces afin de mieux coordonner leur lutte contre l'impérialisme, entendu comme l'ensemble des actions mises en œuvre par les Etats capitalistes pour la défense de leurs grandes entreprises et de la bourgeoisie en général.



2) Toutefois, nous ne sommes pas d'accord sur la manière dont est menée cette initiative, car nous croyons que la fondation d'une structure de cette nature nécessite une accumulation de débats au préalable, et une unité politique et idéologique ainsi qu'une unité d'action que nous ne voyons pas encore dans les partis qui sont disposés à adhérer à la proposition.



3) Les processus historiques de constitution des Internationales ont pris forme au cœur du combat du prolétariat sous l'égide de partis qui s'identifiaient à lui, ce qui ressort de la Troisième Internationale, fondée par Lénine, à laquelle ont seulement pris part les Partis Communistes et Ouvriers.



4) En outre, quand nous parlons de la Vème Internationale, nous prenons en compte la soi-disant IVème Internationale qui fut, en fait, une articulation de groupes trotskistes, avec une influence sociale et politique très faible, qui ont fini par se diviser en différents petits groupes, chacun se revendiquant comme son héritier légitime, certains jusqu'à nos jours.



5) Au vu des différences de contexte historique et des spécificités qu'ont prises les initiatives antérieures, il ne nous paraît ni correct ni nécessaire d'inscrire ce rassemblement précis dans cette numérotation historique.



6) Nous avons des réticences également, quant à la définition de cette « Vème Internationale » comme socialiste; pas seulement à cause de la banalisation du terme, utilisé jusque par des courants du camp du capital. Il peut générer de la confusion par ceux qui n'ont pas banalisé le concept de socialisme et qui l'entendent correctement comme une transition vers le communisme.



7) Le PCB défend, dans notre pays, un front anti-impérialiste et anti-capitaliste, étant entendu qu'au Brésil le capitalisme est pleinement développé et que les contradictions entre la bourgeoisie brésilienne et l'impérialisme – dont le capitalisme brésilien fait partie – sont résiduelles.



8) Dans le cadre mondial, cependant, avec l'immense diversité des réalités nationales et régionales, tous les partis, mouvements, organisations et forces politiques qui s'opposent à l'impérialisme ne sont pas favorables à la construction d'une société socialiste et, encore moins, d'une société communiste. Il y a des pays colonisés, occupés; il y a des pays dans lesquels le capitalisme est peu développé; il y a des peuples et des nations qui n'ont pas conquis ni le droit d'avoir un État, un pays. De notre point de vue, dans des cas bien déterminés, il est possible que le processus révolutionnaires comprenne des fronts nationaux contre l'impérialisme.



9) Le Parti Communiste Brésilien (PCB), devant ce moment historique dans lequel nous vivons – où une grave crise économique touche pratiquement tous les pays du monde – défend la nécessité de la formation d'un Front Anti-Impérialiste Mondial, qui rassemble tous les partis, organisations et mouvements prêts à lutter, de manière coordonnée, contre l'impérialisme.



10) Le PCB continuera à valoriser toutes les initiatives qui cherchent à mettre en avant un programme de lutte, sur notre continent et dans toutes les régions du monde, de manière à ce que renforce l'unité d'action et se forge une organisation capable de répondre collectivement aux attaques de l'impérialisme.



11) Le PCB continuera également à valoriser les Rencontres Internationales des Partis Communistes, la Revue Communiste Internationale, et travaillera inlassablement pour que les communistes d'Amérique Latine et des Caraïbes cherchent une coordination pour affronter de la manière la plus organisée possible la bourgeoisie, l'impérialisme et mener la lutte idéologique contre le réformisme.



Rio de Janeiro, avril 2010

Commission Politique Nationale du PCB



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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 00:04

8th-Meeting-of-European-Communist-Youth-Organisations8ème rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe, Bruxelles, 16 et 17 mars 2010

Déclaration commune

 

 

 

Traduction EDT pour Vive le PCF!

 

Les délégués qui ont participé à la 8ème rencontre des organisations de jeunesse communistes d’Europe, qui s’est tenue à Bruxelles les 16 et 17 mars 2010, sous le slogan “ La lutte des jeunes communistes contre la barbarie capitaliste, l’anticommunisme et pour le socialisme” ont adopté la déclaration suivante :

Depuis la dernière rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe en novembre 2008 à Barcelone, la crise capitaliste s’est approfondie dans les pays européens et les attaques contre les droits de la classe ouvrière et contre la jeunesse se sont encore intensifiées. Les jeunes travailleurs sont les premières victimes du chômage, de l’extension de la précarité, de la remise en cause des acquis sociaux, des changements des systèmes de protection sociale, de la privatisation des services publics, de la destruction de l’environnement, de la marchandisation de la santé, de celle de l’éducation liée aux besoins des monopoles en travailleurs diplômés, privés de droits, flexibles et dociles.

Ces évolutions négatives confirment que l’apparition et l’approfondissement de la crise capitaliste servent à mettre en œuvre les mesures contre les travailleurs et les peuples qui ont été décidées, il y a des années, à l’unanimité dans l’Union européenne, par les gouvernements néolibéraux et socio-démocrates ensemble. Ces mesures sont intégrées à la stratégie de Lisbonne.

Ces évolutions confirment, une nouvelle fois, le caractère impérialiste de l’Union européenne, qui n’a rien à voir avec une coopération entre les peuples d’Europe. Avec la mise en œuvre du Traité de Lisbonne et de nombreux « plans d’austérité », le caractère structurellement antipopulaire de l’Union européenne est devenu encore plus évident, dirigé vers la satisfaction des intérêts des monopoles, dans les conditions actuelles de la crise et de l’intensification des contradictions capitalistes.


Dans le même temps, nous concentrons notre attention, avec grande inquiétude, sur l’intensification des antagonismes entre puissances impérialistes, les Etats-Unis, l’Union européenne, des puissances impérialistes montantes comme la Russie, à un niveau international et régional. Le processus d’intégration de l’UE dans la stratégie des Etats-Unis et de l’Otan, ainsi que dans ses aspects militaristes, interventionnistes, avec la « Stratégie de sécurité commune », le prouve. Les rivalités pour le contrôle des grandes voies commerciales, pour le gaz et le pétrole, prennent une importance centrale. Le risque de nouveaux conflits, de résurgence d’anciennes tensions militaires et de nouveaux crimes de l’impérialisme contre les peuples s’accroît.


Nous rejetons les théories bourgeoises et opportunistes sur la « moralisation du capitalisme » qui accusent de la crise la corruption et l’avidité de quelques dirigeants et monopoles bancaires tout en disculpant le capitalisme lui-même. Ces théories répandent des illusions sur « l’humanisation du capitalisme ». Elles veulent enfermer les luttes de la classe ouvrière et de la jeunesse dans l’objectif d’une illusoire meilleure gestion du système.

Au contraire, la crise capitaliste est une crise de surproduction. Ses causes résident dans le mode de production capitaliste, dans la recherche du profit. La crise est inévitable dans le cadre du mode de production capitaliste. Aucune forme de gestion, aucune intervention de l’Etat ne peuvent débarrasser le capitalisme de ses crises.

La manifestation de cette crise met en évidence la vitalité de l’analyse par Marx de l’économie capitaliste et de l’analyse par Lénine de l’impérialisme. Elle montre les limites historiques du capitalisme et le besoin de son renversement révolutionnaire. Elle confirme la nécessité de la lutte pour une autre voie de développement, la voie socialiste.


Nous saluons les luttes des travailleurs et des jeunes dans les pays européens contre les mesures antipopulaires. Nous montrons clairement que la crise doit être payée par ceux qui en sont responsables, le grand capital et ses représentants politiques. Non par le peuple. Nous condamnons les représentants politiques des monopoles et ces forces qui appellent les travailleurs au sacrifice, à « l’union nationale » et à la « collaboration » avec les capitalistes afin de surmonter la crise. C’est un appel à la soumission et à d’autres sacrifices pour les profits du capital et la perpétuation de sa domination.

Nous pensons que dans les conditions actuelles, de nouvelles possibilités d’action existent pour les communistes. La crise aide la jeunesse à tirer de nouvelles conclusions. Les organisations de jeunesse communistes portent la grande responsabilité d’organiser les luttes de la jeunesse pour assurer la satisfaction des besoins de son temps, pour le plein emploi, la stabilité de l’emploi, pour une éducation, une santé et une protection sociale entièrement publiques et gratuites pour tous. Les organisations de jeunesse communistes doivent contribuer à la riposte non seulement pour défendre les droits acquis mais pour en conquérir de nouveaux (après tout, du point de vue des jeunes générations, presque tous les droits gagnés les années passées ont été abolis), non seulement pour la conquête de droits nouveaux, mais aussi pour porter le coup décisif au système capitaliste lui-même, pour la bataille sans répit contre la domination du capital, pour une solution politique alternative, le socialisme.


De nos jours, la richesse produite, la productivité du travail et le développement de la science et des technologies permettent de satisfaire tous les besoins actuels des peuples, de réduire le temps de travail, d’éradiquer le chômage et d’élever le niveau de culture et d’éducation des travailleurs. Il n’est plus possible que les moyens de production et la science soient propriétés privées et utilisés pour exploiter les travailleurs et produire toujours plus de profit. Il est nécessaire qu’ils deviennent propriétés sociales et qu’ils soient développés selon l’intérêt des travailleurs, dans une société où il n’y aura pas d’exploitation de l’Homme par l’Homme, où le développement sera basé sur l’égalité entre Etats souverains et où les peuples seront maîtres de leur avenir, délivrés des interventions impérialistes. Cette société, c’est le socialisme. La nouvelle génération a tout intérêt à se battre du côté de la classe ouvrière pour cette société nouvelle, une société de paix et de solidarité entre les peuples.

Nous sommes certains que cette vérité, alliée à l’action révolutionnaire des organisations de jeunesse communistes, sera source d’inspiration pour la conscience et pour l’action de la majorité de la jeunesse. Nous nous engageons à redoubler d’efforts pour disqualifier l’anticommunisme, la propagande contre le socialisme et les mensonges à propos de la construction socialiste au 20ème siècle, que les capitalistes, leurs idéologues politiques, et leurs représentants utilisent pour empoisonner les esprits des jeunes. Ainsi nous serons capables de défendre l’apport et la supériorité du socialisme, de déclarer que le socialisme est la seule véritable solution alternative pour l’avenir de l‘humanité.

L’avenir nous appartient.

 

Liste des organisations de jeunesse communistes qui ont participé à la 8ème rencontre :  

1. KJOe – Autriche ;
2. COMAC – Belgique
3. YCL - Grande-Bretagne
4. EDON – Chypre
5. KSM – République Tchèque
6. MJCF – France
7. SDAJ - Allemagne
8. KNE – Grèce
9. UNGKOM - Norvège
10 JCP – Portugal
11 RKSM (b) – Russie
12 SKOJ – Serbie
13 UJCE – Espagne
14 CJC – Espagne
15 YOUTH TKP – Turquie


La FMJD était présente comme observateur, représentée par son président, le camarade Tiago Viera

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Mouvement Communiste International
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