Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:36

europedemoc.jpg« Plus d'Europe, c'est moins de démocratie »



par Mauricio Miguel, membre du secrétariat de la délégation du PCP au Parlement européen



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La crise de l'UE est utilisée par le pouvoir politique pour déclencher une offensive brutale contre la démocratie politique – indissociable de la tentative d'imposer un recul civilisationnel dans les droits et les acquis sociaux des travailleurs et des peuples.



En accentuant le processus de concentration et de centralisation du capital dans l'UE, les grandes puissances et les monopoles capitalistes qui les dominent tentent de détruire les souverainetés nationales et de pervertir de ce qui devrait être un régime démocratique, pour instaurer un régime autoritaire.



Les mesures, actions, tentatives et projets qui prétendent « sauver » l'euro et l'UE visent au transfert du pouvoir politique des organes de souveraineté nationale vers les « institutions européennes », les dépossédant de leurs compétences, éloignant toujours plus les peuples de l'exercice du pouvoir, limitant ou empêchant même sa participation aux processus politiques, pour imposer une politique de plus en plus contraire à ses intérêts et ses aspirations.



La soumission et la mise sous tutelle des États nationaux – dont le Pacte d'agression des troïkas nationales et étrangères n'est qu'un exemple – vise à la destruction des mécanismes de contrôle de l'exercice du pouvoir politique que la lutte des travailleurs et des peuples a arraché dans chaque pays aux bourgeoisies nationales. Elle vise à empêcher la participation directe des peuples aux processus politiques et à les éloigner de plus en plus des mécanismes de contrôle du pouvoir politique – ou même par la destruction des mécanismes existants – pour s'assurer l'impunité.



Ils veulent imposer des modèles politico-institutionnels « fonctionnels » basés sur le détournement des souverainetés nationales et sur des constats de fatalité politique, économique et sociale – jamais confirmés, jamais discutés ni expliqués, au contraire, démentis par la réalité et par les contradictions insolubles qui sont dans la nature même du capitalisme.



Ils veulent imposer un modèle unique qui marginalise ou élimine les oppositions, non par la voie brutale des « bottes » nazies du passé mais par la voie plutôt de l'hégémonie idéologique, qui créera des sorties de secours politiques – ce qu'est l'UE elle-même – pour garantir sa domination de classe.



C'est tout le sens du renforcement du pouvoir des grandes puissances au Conseil européen, au Parlement européen et dans la Commission européenne. C'est le sens du détournement de la politique monétaire en faveur de la Banque centrale européenneet de sa fausse « indépendance » - sans mandat ni contrôle démocratiques. Voilà en quoi réside la tentative d'imposer ses priorités dans les budgets de chaque pays, ôtant aux parlements nationaux cette compétence, imposant de façon directe ses intérêts de classe. Voilà ce qu'il faut chercher derrière la tentative également de discréditer le pouvoir local démocratique, de réduire le nombre de communes et des collectivités locales, limiter sa capacité d'action en étranglant ses finances. Voilà ce qui explique les limitations posées au droit à la grève, à l'action et à l'organisation des travailleurs dans les entreprises.



Un véritable régime de liberté, de démocratie et de participation politique et social est indissociable de l'existence des conditions matérielles et culturelles de son exercice et de l'égalité des droits, des devoirs et des opportunités. La paupérisation et l'exploitation croissante des travailleurs et des couches populaires, les limites posées à l'exercice des droits fondamentaux dans les domaines de la sécurité sociale, de la santé, de l’éducation, du logement, de la cultureont comme conséquences la perte de libertés fondamentales, des limitations à la participation et à l'activité politiques et à la liberté du peuple à décider de son propre sort. Le pouvoir sait bien que l'éloignement et la limitation de la participation populaire à l'exercice du pouvoir est la condition même de la poursuite de ces politiques, pour pousser l'exploitation encore plus loin.



En agissant ainsi, en cherchant à détruire les souverainetés nationales et les régimes démocratiques, il remet en cause leur légitimité. Le pouvoir politique émergeant dans l'Union européenne rentre de plus en plus en conflit avec les intérêts et les aspirations des classes populaires. Il revient aux travailleurs et au peuple portugais de mettre en échec cette perspective et redonner toute la légitimité aux institutions qui doivent effectivement l'avoir.



Les conquêtes de demain seront difficiles à obtenir, mais elles sont possibles et nécessaires. Rien n'a été conquis sans beaucoup de sueur, de sang et de larmes. Cela nous encourage à être du bon côté de la barricade de la lutte de classes : du côté de la classe ouvrière et de tous les travailleurs. Cela nous encourage à développer nos sentiments patriotiques et à porter haut la défense des intérêts et des aspiration de notre peuple. Cela nous encourage à en finir une bonne fois pour toute avec l'exploitation de l'homme par l'homme, sans quoi aucune société véritablement démocratique ne sera possible.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Non à l'UE du Capital
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:14

UE-barbelésPrix nobel de la Paix accordé à l'Union européenne

 

Les communistes grecs, portugais, irlandais dénoncent un prix récompensant la guerre menée par l'UE contre leurs peuples

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

L'octroi ce 11 octobre du Prix nobel de la Paix à l'Union européenne apparaît aux yeux des communistes et des pacifistes, après le prix décerné en 2009 au président nord-américain Barack Obama, comme un comble de cynisme dans contexte actuel de guerre interne et externe menée par l'UE contre les peuples.

 

Le comité norvégien a justifié son choix par la contribution supposée de l'UE « au progrès de la réconciliation, de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme en Europe ».

 

Au moment où l'Union européenne est impliquée directement ou indirectement dans les manœuvres bellicistes en Libye, en Syrie, au Mali et vingt ans après le démantèlement de l'ex-Yougoslavie encouragé par l'UE et qui a ensanglanté toute une partie de l'Europe.

 

A l'heure où l'UE lance une offensive sans précédent contre les droits démocratiques et sociaux des peuples d'Europe, les partis communistes représentant les peuples les plus touchés par cette offensive ne cachent pas leur indignation.

 

Les communistes grecs dénoncent une « récompense » pour l'UE des guerres impérialistes et de la casse des droits sociaux

 

KKE.jpgLe Parti communiste grec (KKE) a tenu à réagir de façon laconique dans un communiqué de presse, au nom d'un des peuples les plus touchés par l'offensive barbare de l'UE et une dizaine d'années après une guerre européenne, encouragée par l'UE, aux frontières de la Grèce :

 

« Ce prix est une récompense pour les enfants morts et mutilés par les bombardements en Yougoslavie, les victimes de la guerre en Afghanistan, en Libye et dans d'autres guerres dans lesquelles l'UE a joué un rôle de premier ordre. C'est la récompense pour la casse impitoyable, orchestrée par l'UE, des droits de la classe ouvrière ».

 

Une « mauvaise blague » pour les communistes irlandais, récompensant une puissance coloniale et belliciste



CPILes communistes irlandais parlent d'une « mauvaise blague » de la part des élites européennes, poussant l' « absurde à un niveau inédit ».

 

Concernant les droits démocratiques, le PC Irlandais rappelle que « l'UE a déjà remplacé deux gouvernements démocratiquement élus en Grèce et en Italie et maintient une tutelle coloniale en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Irlande et en Italie »

 

Il dénonce un Nobel de la paix accordé à une union qui « mène la guerre contre les pauvres au nom des grands monopoles », rappelant les millions de personnes poussées dans la misère et le chômage par les mesures d'austérité, avec son lot de « souffrances inimaginables » imposées aux travailleurs.

 

Concernant le rôle impérialiste de l'UE, les communistes irlandais soulignent le contre-poids joué historiquement par l'URSS, dont l'importance a été révélée par l'implication depuis sa dissolution de l'UE dans toutes les aventures impérialistes, en premier lieu « son intervention directe en Yougoslavie, faisant éclater toute une série de guerres civiles dans ce pays ».

 

Le Parti communiste d'Irlande conclut en qualifiant ce prix Nobel d'aussi peu crédible que celui accordé à Henry Kissinger en 1973, alors qu'il supervisait le « bombardement secret du Laos et du Cambodge et le coup d’État fasciste au Chili ».

 

Une « manipulation idéologique » pour les communistes portugais, face à une UE néo-libérale, militariste et fédéraliste

 

 

pcp3Pour le Parti communiste portugais (PCP), cette attribution du Nobel à l'UE porte un « coup irrémédiable à la crédibilité de ce prix ».

 

Le PCP s'attaque à une « décision inacceptable, d'autant plus hypocrite que l'Union européenne, pilier européen de l'OTAN, joue en ce moment un rôle important dans les opérations d'ingérence, de chantage et d'agression militaire au Moyen-Orient, notamment par les menaces d'agression contre la Syrie et d'autres pays souverains de la région ».

 

Il rappelle aussi l'opération de « blanchissement de l'histoire de l'Union européenne – marquée par sa militarisation et sa participation à certaines des principales guerres d'agression impérialiste dans les 20 dernières années – et d'une tentative éhontée d'effacer de la mémoire les millions d'êtres humains qui ont donné leur vie pour libérer l'Europe de la guerre et du joug du nazisme et du fascisme ».



Le PCP dénonce enfin une « manipulation idéologique » au moment où « l'Union européenne conduit une offensive brutale contre les droits sociaux, et des travailleurs, contre la souveraineté des États et la démocratie elle-même ». Les communistes portugais y voient une affirmation cynique de l' « approfondissement de la nature néo-libérale, militariste et fédéraliste de l'UE ».



Les pacifistes d'Europe choqués par le prix décerné à un bloc militariste, pilier européen de l'OTAN



Les pacifistes et progressistes d'Europe rejoignent les communistes dans la condamnation de l'attribution cynique de ce prix à l'Union européenne.



Le Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC), qui fait partie de l'exécutif du Conseil mondial pour la paix, se permet de rappeler, entre autres, le « rôle de pilier européen de l'OTAN » conféré à l'UE depuis 1999.



Le CPPC rappelle que l'UE a ainsi collaboré tant avec les guerres d'agression menées par l'OTAN qu'avec des opérations secrètes comme les tristement célèbres « vols de la CIA ».

 

Chez les pacifistes britanniques, l'humour est de mise. Le Morning Star titre ainsi « EU've got to be kidding » (Vous devez plaisanter).



La responsable de la Coalition « Stop à la guerre », Lindsey German a ainsi révélé sa stupeur : « C'est une des plus grosses organisations militaires dans le monde. Elle est intervenue en Afghanistan et s'ingère dans les affaires du Moyen-Orient ».



Elle a souligné la suite de choix aberrants du Comité : « Il y a quatre ans, c'était quand même le président américain Barack Obama ».



Les responsables de la « Campagne contre le trafic d'armes » ont également exprimé leur surprise alors que « cinq des plus grands exportateurs d'armes sont des Etats européens », et que les pays acheteurs comprennent des tyrannies comme Bahrein ou l'Arabie saoudite.



Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Non à l'UE du Capital
commenter cet article
18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 06:11

barrosoue.jpgLe Parti communiste portugais (PCP) dénonce dans la proposition de Barroso un nouveau saut fédéraliste et appelle à rompre avec le cap de l'intégration européenne



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Dans le discours prononcé le 12 septembre dernier par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au Parlement européen, à Strasbourg, sur l'Etat de l'Union, il a été défendu la création d'une Fédération d'Etats, conditionnée à la modification préalable du Traité européen.



Confronté à l'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, à la forme toujours plus violente que prend cette crise dans l'UE et dans la zone euro, le discrédit croissant de l'UE et de ses institutions aux yeux des travailleurs et des peuples européens, le président de la Commission européenne choisit une fois de plus la fuite en avant. Cette proposition – qui constituerait un bond qualitatif sans précédent dans l'imposition supra-nationale des politiques et orientations qui sont à l'origine de la crise actuelle et dans l'intensification de l'offensive contre la démocratie et la souveraineté des peuples – ne résout aucun des problèmes auxquelles sont confrontés les travailleurs et les peuples d'Europe, au contraire elle constituerait, si elle venait à se réaliser, un facteur de leur aggravation. La crise profonde, dans laquelle l'UE est plongée, est la conséquence de ces politiques et orientations qui, depuis des années, ont été imposées aux travailleurs et aux peuples. Des politiques qui défendent l'exploitation des travailleurs, qui s'attaquent à la démocratie et à la souveraineté, creusent les inégalités et les trajectoires divergentes entre pays, et imposent un transfert de richesses des travailleurs vers le grand capital économique et financier. Il n'y aura pas d'issue à la crise en poursuivant les politiques qui sont menées actuellement, il n'y aura pas d'issue à la crise en maintenant le cap actuel de l'intégration européenne.



La position de l'Union européenne adoptée par M.Barroso qui est de proposer des modifications dans le schéma institutionnel de l'UE ne fait que dévoiler que les familles politiques qui depuis des décennies contrôlent le processus d'intégration – la droite et la social-démocratie – n'ont pas de solution à la crise si ce n'est la poursuite et l'approfondissement des politiques qui sont à l'origine de la crise. Des modifications qui visent, avant tout, à créer de nouvelles conditions plus favorables pour poursuivre ces mêmes politiques catastrophiques, de recul social qui ont été imposées aux travailleurs et aux peuples, avec la brutalité que l'on connaît.



Parmi les changements annoncés, on compte de nouveaux pas en avant dans l'intégration économique et politique, la modification du statut des partis politiques européens, avec la modification des modalités d'élection du parlement européen et du président de la Commission européenne – des changements, selon Barroso, ne pensant pas par une quelconque modification du Traité. C'est plutôt un coup d'Etat institutionnel qui s'annonce, apportant une nouvelle manifestations plus claire au conflit croissant entre cette UE et les pruncipes et les valeurs démocratiques les plus élémentaires.



Fut également présentée la proposition de création d'une Union bancaire, attribuant à la BCE le rôle de supervision bancaire supra-nationale. Il convient de rappeler que la BCE est l'entité qui, au nom d'une indépendance de façade, a rempli le triple rôle de jeter les Etats entre la gueule des spéculateurs financiers, de réduire les coûts de financement pour le grand capital et de promouvoir l'exploitation du travail, via la compression des salaires.



L'Union économique et monétaire a privé les Etats de la zone euro de leur politique monétaire, en même temps qu'elle a limité fortement leur politique budgétaire et fiscale. Les résultats sont déjà visibles, en Portugal et dans les autres économies périphériques. Ce sont des instruments fondamentaux pour adapter les politiques publiques à la situation, aux besoins et aux aspirations de chaque pays et de chaque peuple. Désormais, on cherche à retirer le contrôle des Etats à la supervision et à la régulation du secteur financier – secteur fondamental pour le financement des économies – qui cesserait ainsi d'être sous contrôle et publics, démocratiques. Une telle situation, si elle venait à se vérifier, serait la confirmation de toute la fausseté de la prétendue indépendance de la BCE, un fait patent par ailleurs dans la façon dont la BCE a décidé d'intervenir sur le marché secondaire de la dette.



Ce que l'économie portugaise a besoin pour croître, c'est avant tout la nationalisation des banques commerciales, la plaçant au service de l'économie nationale. Le Portugal a besoin d'une banque publique qui finance l'augmentation de la production nationale et un programme de ré-industrialisation, instrument fondamental pour créer des emplois avec des droits, augmenter les salaires, diminuer la dépendance extérieure du pays, résolvant ainsi les problèmes du déficit et de la dette publique.



Ce dont le Portugal a besoin n'est pas d'un approfondissement du caractère néo-libéral et fédéraliste de l'Union européenne et de nouvelles mesures qui confirment combien l'Union européenne est un bloc fondamentalement impérialiste, avec des rapports de domination de type coloniale en son sein. Ce dont le Portugal, les travailleurs et le peuple portugais ont besoin c'est d'un changement complet de cap, d'objectifs et de nature du processus d'intégration européen.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Non à l'UE du Capital
commenter cet article
9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 07:30

redwedgermt.jpgLe syndicat des cheminots britanniques RMT va défendre la sortie de l'Union européenne du capital à la conférence de la confédération syndicale TUC



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'appartenance de la Grande-Bretagne à « l’État supra-national du capital » qu'est l'UE sera mise à l'épreuve lors de la conférence du Trade Union Congress (TUC) qui se tiendra la semaine prochaine, après que le syndicat des cheminots RMT a confirmé hier qu'il préparait une motion appelant à un référendum sur la question.



Le syndicat est tout particulièrement inquiet des récentes propositions Monti II, qui mettent en péril les conventions collectives ainsi que le code du travail.



Monti II permettrait aux tribunaux de mettre les grèves hors-la-loi à partir du principe de « proportionnalité » et ouvrirait une nouvelle ère de « dumping social » - où des travailleurs exploités seraient attirés en Grande-Bretagne dans le seul but de niveler les salaires vers les bas et de détériorer encore les conditions de travail pour tous.



Le secrétaire-général du RMT Bob Crow a annoncé la décision du syndicat en ces termes : « Nous savons par nos collègues en Grèce, en Espagne et d'ailleurs en Europe qu'il y a un effort délibéré et coordonné pour se saisir des plans d'austérité comme d'un moyen pour accélérer le rythme des privatisations et des attaques contre les travailleurs.



Rien de ce qui s'est produit ne l'a été par hasard, cela touche au cœur même de ce que l'UE et ses institutions représentent.



Nous savons également que l'élite européenne, et leurs exécuteurs de la Troïka (BCE, UE et FMI) ont le couteau entre les dents et font monter les enchères.



Leur proposition Monti II donnerait aux jugements anti-syndicaux Viking et Laval de l'Union européenne un statut réglementaire à part entière, ouvrant la porte à des attaques sur les droits des travailleurs et à l'escalade du dumping social dans tous les secteurs »



Bob Crow a souligné que si les syndicats osaient défier une décision d'un juge basée sur la « proportionnalité », ils risquaient des amendes compensatoires non-plafonnées.



Il a ajouté : « Monti II n'est pas une option de plus dans la machine européenne, il s'inscrit dans la continuité de l'ensemble du projet européen et montre toute la vacuité des arguments avancés par ceux qui continuent d'essayer de nous vendre cette arnaque qu'est l'Europe sociale ».



« C'est une illusion, et c'est pourquoi le RMT pose encore la question d'un référendum sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à l’État supra-national au service du capital qu'est l'UE. Et qu'elle la posera à la conférence du TUC avec un appel sans équivoque à la sortie de l'UE ».

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Non à l'UE du Capital
commenter cet article
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 07:41

ubsanalyse_bdquooesterreich_sieht_alarmierend_launchy-view-.jpgDepuis l'introduction de l'euro, les travailleurs autrichiens ont perdu entre 25 et 35% de leur pouvoir d'achat

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La défiance envers l'Union européenne et son instrument monétaire, l'euro, ne cesse de grandir au sein de la population autrichienne. Elle va trouver à s'alimenter dans un rapport publié par la banque suisse UBS, révélant une chute vertigineuse du pouvoir d'achat après l'introduction de la monnaie unique.

 

Selon l'étude de la banque suisse, le revenu réel – déduit de l'inflation et des impôts – des salariés autrichiens a chuté après l'adoption de l'euro. Entre 2002 et 2010, les 10% des salariés les plus modestes ont ainsi vu leurs revenus baisser de 35%.

 

Non content de diminuer le pouvoir d'achat de tous les travailleurs autrichiens, l'euro aurait selon cette étude contribué à l'augmentation des inégalités dans la période. En effet, plus les revenus sont faibles, plus la baisse du revenu réel a été conséquente.

 

Ainsi, les couches populaires autrichiennes, correspondant approximativement aux 50% de la population aux revenus inférieurs, ont subi une baisse de pouvoir d'achat comprise entre 30 et 35% tandis que les 10% les plus aisés ont eux connu une diminution de l'ordre de 10%.

 

Les couches moyennes, comprises dans la fourchette du sixième au neuvième décile, ont eux aussi payé le prix fort de l'euro, avec une chute du revenu réel inversement proportionnel au revenu, comprise entre 22 et 30%.

 

Si l'enquête a révélé que les autrichiens avaient été les plus touchés par l'introduction de la monnaie unique, elle permet de constater que les autres peuples d'Europe n'ont pas été épargnés non plus.

 

Les couches populaires et moyennes Italiennes, Allemandes mais aussi Françaises auraient subi une baisse similaire de leur pouvoir d'achat, mais dans des proportions plus modestes.

 

Si l'étude d'UBS, qui révélerait que les populations Grecques, Portugaises, Espagnols auraient bénéficié de l'euro, a pu être utilisé par certains pour dénoncer les « privilégiés » de la zone euro que seraient les pays du Sud, le responsable de l'enquête y voit plutôt une des limites de l'étude.

 

Selon Paul Donovan, en effet, cette étude présente deux limites quant aux pays du sud: d'une part, elle ne prend pas en compte les mesures d''austérité adoptées depuis 2010, d'autre part, elle ne permet pas de saisir l'ampleur des inégalités de revenus persistant entre pays en 2002 et en 2010.

 

Ainsi, en 2010, le revenu réel des 10% des ménages les plus modestes en Grèce restait deux fois inférieur à celui de la population correspondante en France.

 

En tout cas, cette enquête ne fait que confirmer ce que nous savons déjà : que la monnaie unique a contribué à appauvrir les peuples, en les mettant en concurrence les uns avec les autres.

 

Modération salariale à l'Ouest, casse de l'appareil productif au Sud : c'est le même instrument qui a permis au capital européen d'atteindre ce double objectif, qui lui a permis d'imposer la voie de la « dévaluation interne », autrement dit de l'austérité permanente, comme unique perspective.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Non à l'UE du Capital
commenter cet article