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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:33

apartheid-israel-latuffEntretien avec le député européen communiste portugais João Ferreira, de retour d'un séjour politique en Palestine et en Israël

 

« Parler d'apartheid n'est pas exagéré »

 

 

Paru dans Avante, organe du PC Portugais

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



FERREIRA JOAO PTRevenu récemment de Palestine et d’Israël, le député communiste européen João Ferreira a fait avec Avante le point sur la situation dans les territoires et a souligné que la consolidation et l'avancée de l'occupation Israélienne s'est accompagnée de la promotion d'une politique raciste d’État et qu'il n'est pas exagéré de dire que les sionistes sont en train de mettre en place un régime d'apartheid.



Le voyage intégré dans une délégation de députés du Groupe confédérale de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), s'est déroulé dans le cadre de la participation à une conférence sur la reconnaissance, par l'Assemblée générale des Nations unies (AG), de l’État palestinien dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale, organisée par le Parti du peuple palestinien.



L'initiative et les rencontres organisées par João Ferreira avec Mahmud Abbas et Salam Fayad, respectivement président et premier-ministre de l'Autorité nationale palestinienne (ANP) ; avec des membres du Conseil législatif de la Palestine, et des dirigeants du Fatah, du FPLP et du FDLP ont permis de réaliser que sur la reconnaissance formelle à l'ONU, prévue pour Septembre, subsistent encore de nombreuses inconnues.



« Sauf erreur, aujourd'hui 117 pays reconnaissent l’État de Palestine indépendant, souverain et avec Jérusalem-Est comme capitale », rappelle-t-il. L'enjeu fondamental, c'est que la reconnaissance par l'AG de l'ONU « contraigne le Conseil de sécurité à donner un avis favorable », et comme les États-Unis ont déjà déclaré qu'ils allaient user de leur droit de veto, l'initiative se trouve tuée dans l’œuf.



« Cela ne signifie pas que cette exigence n'avance pas », car« s'il y a antagonisme entre le vote en plénière et le veto des États-Unis, cela est en soi la preuve évidente que ce sont les nord-américains qui empêchent l'existence de l’État de Palestine », a-t-il expliqué. Malgré tout, « d'autres hypothèses sont sur la table. On peut avancer vers une résolution appelant à la reconnaissance », dit-il.



L'Union européenne a, dans ce contexte,« un rôle charnière », explique João Ferreira. « Elle est membre du Quartet [pour la paix au Moyen-Orient] et, quoi qu'on en dise, elle a un poids déterminant. En commençant par l'influence qu'elle a sur d'autres nations. Ensuite parce que, en décembre 2009 et 2010, elle a adopté des résolutions où elle reconnaissait l’État de Palestine dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale ».



Nous savons, poursuit-il que« entre le rôle en théorie et la pratique, il y a un grand écart »,mais c'est aussi pour cette raison que cette visite est importante, insiste le député européen communiste, rappelant que, à la suite du voyage, le Parti a interrogé la Commission européenne « sur la position que prendra l'UE à l'AG des Nations unies à propos de la reconnaissance de l’État de Palestine ; sur les efforts qui seront faits pour mettre un terme aux colonies existantes et à la construction de nouvelles dans les territoires occupées, pour le retrait des troupes d'invasion, y compris celles du plateau du Golan, en Syrie, et du Sud-Liban, pour le retour des réfugiés palestiniens et la fin des blocus qui pèsent sur les épaules des populations de Gaza et de Cisjordanie ; pour la démolition du mur qui sépare Jérusalem-Est de la Cisjordanie ».



Face au non-respect des droits humains les plus élémentaires, João Ferreira a encore demandé « quelles conséquences tire de ce constat la Commission quant à l'Accord d'association avec Israël », et comment l'UE peut garantir, dans le cadre de ce protocole, que ne seront pas importés des produits originaires des colonies israéliennes, ou que des entreprises de « sécurité » et de « défense » – dont celles qui produisent les fameux drones utilisés pour les bombardements – ne bénéficieront pas des fonds européens octroyés pour la recherche.





Une occupation en cours

 

Outre les contacts avec les autorités palestiniens, l'élu du PCP au Parlement européen a pu aussi « suivre l'évolution de la situation sur le terrain », l'occasion de confirmer que « l'occupation se consolide et progresse ».



« C'est un élément important » qui se déroule « au mépris de toutes les résolutions de l'ONU ». La pratique israélienne à Jérusalem-Est vise à « expulser les palestiniens de la ville », estime João Ferreira. Comme cela se passe-t-il ?, avons-nous demandé.



« Dans les quartiers où nous étions, une partie des maisons fut démolie », surtout parmi ceux qui « ont une histoire et une tradition de présence palestinienne déjà bien enracinées. Les Israéliens ont, en réalité depuis plusieurs années, des plans de démolition bien précis », par exemple « pour le quartier de Silwan, contigu aux murs de la ville et face au fameux Mont des Oliviers ».



« Dans d'autres cas – dit-il – les colons ont occupé des maisons avec la complicité pleine et entière de la police ». Pour João Ferreira, particulièrement choquant fut le témoignage d'une famille expulsée par des ultra-orthodoxes.« Ils sont arrivés armés et avec des chiens. Ils ont expulsé toute une famille qui se trouvait là depuis 50 ou 60 ans pour les mettre dans la maison d'à côté, ils ont accroché des drapeaux Israéliens et, depuis lors, coexistent côte à côte les victimes et les bourreaux, séparés seulement par une cour, où des activistes de plusieurs nationalités ont monté une tente pour s'interposer face à la terreur que les israéliens imposaient, cherchant à déloger définitivement les habitants palestiniens », résume-t-il.



« Donc », poursuit João Ferreira on mate la révolte « soit au moyen des démolitions, de l'occupation violente, du confinement des zones habitées par les palestiniens et de la non-autorisation des travaux de réhabilitation des maisons, avec la détérioration du parc de logements qui en découle ; soit encore par la non-construction d'écoles et d'infrastructures, les occupants qui gèrent le territoire de cette manière, tout en continuant à percevoir des impôts, ont comme objectif de pousser les populations palestiniennes à l'exode. Cela nous conduit à la question de Jérusalem-Est comme capitale d'un État palestinien indépendant, souverain et viable », a-t-il déclaré.



Pour le député européen communiste, « sans Jérusalem comme capitale, l’État palestinien pourra difficilement être viable. Israël met en œuvre une politique qui incarne la vision opposée », à savoir « d'un État sans continuité territoriale entre la Cisjordanie du Nord et du Sud », coupant justement « le cœur économique et démographique de cette région ».



Voilà où entre en jeu la question du mur, « une des faces les plus brutales de cette occupation », souligne-t-il.« Nous avons vu des rues qui, il y a quelques années encore, étaient des lieux plein de vie, sociale et commerciale, et qui aujourd'hui sont désertes », en contraste « avec des quartiers clairement sur-peuplés ».



« Avec le mur, on sépare les communautés des écoles ou des hôpitaux, rendant la vie de plus en plus difficile aux palestiniens, afin de les expulser définitivement », précise-t-il encore.



Le racisme comme politique d’État



Du côté de Jérusalem-Ouest, João Ferreira n'a pas rapporté à Avante de meilleures nouvelles, constatant aux côtés de la population et dans les rencontres avec les dirigeants du Parti communiste d’Israël, avec des députés élus à la Knesset [parlement israélien], et avec des activistes d'ONG, la politique de discrimination déclarée dont sont la cible les palestiniens dans les territoires occupés et les arabes citoyens d’Israël.



« Un grand proportion de cette population est pauvre », tout comme sont patentes des « différences abyssales en termes de taux d'analphabétisme, de mortalité infantile ou de chômage », ainsi que « dans la distribution des fonds du Budget d’État pour les zones à majorité arabo-israélienne, ou dans le maillage des services publics franchement disproportionné », fait-il remarquer.



« Les inégalités apparaissent clairement au fil des conversations, et je me suis demandé s'il serait exagéré de parler d'apartheid, si on prend en considération ce que cela a signifié en Afrique du sud en termes de différences sociales, de ségrégation et de racisme fait politique d’État ».



En fait, c'est plus que pertinent dans le contexte historique actuel, on constate que « parler d'apartheid n'est pas exagéré », d'autant plus, souligne-t-il, que « au niveau législatif, on est en train de faire passer un ensemble de normes qui vise trois grands objectifs : poursuivre et approfondir l'occupation ; persécuter tous ceux qui, dans les territoires occupés ou en Israël, luttent pour la cause palestinienne et pour les droits de la population arabe ; et institutionnaliser un régime d'apartheid ».



Concrètement, « cela se traduit par une intrusion de l’État dans la vie privée des citoyens, à travers, par exemple la loi sur la nationalité », qui « limite les mariages entre la population Israélienne et celle des territoires occupés. »



« Cela vaut aussi pour les questions de propriété de la terre avec comme objectif de légitimer les occupations et les expropriations », et pour les « sanctions sévères envers les organisations sociales et politiques qui agissent en faveur de la Palestine ». Cette dernière loi« est remise en cause par les Israéliens eux-mêmes et par toutes les structures qui appellent au boycott des produits originaires des colonies. Figurez-vous que le simple appel au boycott est un crime ! Il n'est même pas nécessaire de prouver l'existence d'un préjudice matériel effectif découlant de cet appel »,explique João Ferreira.

 

La résistance est possible

 

En dépit des pratiques fascisantes encouragées par une superstructure de type autoritaire et terroriste, João Ferreira a mis en avant le fait que « on nous a fait savoir qu'une majorité de la population israélienne soutient la solution d'un État palestinien, ce qui révèle une évolution par rapport à quelques années auparavant, où les protestations étaient centrées sur le mot d'ordre général de la paix ».



Le « changement qualitatif » ressort aussi du fait que « de plus en plus d'Israéliens ont conscience que, comme le disait Karl Marx, « un peuple qui en opprime un autre ne peut être libre ». Ils s'aperçoivent non seulement de la répression dans les territoires occupées, mais aussi qu'elle est appliquée par le même État qui les opprime », dit-il.



« Les camarades nous disaient, à propos des récentes mobilisations de masse en Israël, qu'apparaissent ici et là certaines franges de l'élite économique, politique, sociale, des couches d'intellectuels du régime et d'anciens officiers des Forces armées se démarquant de Netanyahu, déclarant qu'il est allé trop loin », a raconté João Ferreira avant de laisser transparaître que, pour ce qui est du bilan de cette visite, il en garde des souvenirs crus, amers et durs. Mais il en garde, surtout, une plus grande force d'âme pour impulser la solidarité et la lutte pour les droits du peuple palestinien.



Et que, à proprement parler, après plus de 60 années de consolidation et de progression de l'occupation israélienne, il ne reste guère plus aux palestiniens que l'affection fraternelle et l'action des autres peuples du monde. Avec les révolutionnaires en première ligne, quelque soit la place qu'ils occupent dans la lutte.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:43

300 000 telaviv300 000 Israéliens, Juifs et Arabes, travailleurs et étudiants, descendent dans la rue pour protester contre la politique de classe du gouvernement Netanyahu



Article du Parti communiste d’Israël


 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 300 000 Israéliens sont descendus dans la rue ce samedi, dans tout le pays, pour ce qui compte parmi les manifestations les plus massives de l'histoire d’Israël, alors que la colère populaire vis-à-vis de la flambée du coût de la vie atteint des sommets, colère également tourné contre ce gouvernement néo-libéral.



Au moins, 250 000 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Tel-Aviv pour une énorme manifestation, paralysant le trafic dans une bonne partie de la ville. Des milliers d'autres espérant rejoindre Tel-Aviv en train n'ont pu le faire après que les chemins de fer Israéliens ont annulé un train et réduit leurs services au vu des conditions de transport, avec des trains bondés.



Dans le même temps, au moins 30 000 personnes se sont réunies à Jérusalem pour un rassemblement important dans la place Paris de la capitale. Des manifestations se sont tenues également dans le nord du pays à Kiryat Shomna, où plusieurs milliers de personnes ont bloqué un carrefour de la ville, et à Eliat, dans la ville la plus au sud d’Israël, où plus de 2 000 manifestants avaient répondu présents. Des milliers de manifestants ont également pris part à des rassemblements ailleurs, par exemple à Tzemach, Tamra, Petach Tikva, Raanana, Ashkelon, au carrefour de HaOgen, Dimona, Hadera et à Rosh Pina. La manifestation de samedi soir a commencé au carrefour de HaShomrim dans le nord d’Israël, où près de 1 000 personnes se sont réunies pour afficher leur solidarité avec la lutte nationale et ont bloqué la route.



Les manifestations à Tel-Aviv, Jérusalem et dans d'autres bourgades du pays ont attiré des Israéliens de tous les milieux, Juifs et Arabes, des ouvriers, des étudiants, des salariés du public et des activistes. Certains des plus grands artistes Israéliens, parmi lesquels Shlomo Artzi, Yehudit Ravitz et Rita, sont montés sur scène à Tel-Aviv pour soutenir les manifestants. Le Hadash et le Parti communiste d’Israël ont brandi plus de 900 drapeaux rouges et des milliers de banderoles : « Les gens avant les profits » et « Le gouvernement contre le peuple – Le peuple contre le gouvernement ».



Nombre de manifestants ont lancé des mots d'ordre contre le premier ministre Binyamin Netanyahu, et certains d'entre eux des appels à la démission. Parmi les orateurs à Tel-Aviv : ancien militant des Black panthers et député du Hadash (coalition menée par les communistes) pendant plus de 14 ans, Charlie Biton, a interpellé les manifestants : « Avec vous, nous allons vaincre ce gouvernement lamentable ». Comme c'était le cas lors des précédents rassemblements, les slogans les plus populaires étaient « le peuple exige la justice sociale », suivis de « Voilà l’État social ».



Le célèbre auteur Odeh Bisharat, membre éminent du Hadash et journaliste d'Al Ittihad (quotidien communiste en arabe), s'est adressé aux manifestants de Tel-Aviv en leur disant : « Il est temps que cette manifestation devienne la manifestation de tous les exploités, des Juifs et des Arabes ».



Bisharat a ajouté :« Les jeunes de Rothschild [campement de jeunes protestataires sur le Boulevard Rothschild à Tel-Aviv] ont semé les graines de l'espoir du changement dans les cœurs de la population Arabe. Il est temps que ces protestations effacent la séparation entre nos deux peuples, que les Arabes et les Juifs se refusent à être des ennemis. »Un autre intervenant, Shira Ohayon, militante syndicale d'Ashdod : « Il est temps de lutter contre le capitalisme »,a-t-elle déclaré. Les organisateurs ont déclaré leur intention de multiplier les événements de ce type dans les jours à venir.



Pour la troisième semaine d'affilée, des manifestants ont bloqué l'intersection de Rehov Kaplan et d'Ibn Grivol après que nombre des manifestants pour la justice sociale s'étaient dispersés. Plusieurs milliers de manifestants sont restés à l'intersection, scandant des chants désormais emblématiques du mouvement : « Le peuple exige la justice sociale », « La réponse à la privatisation est la révolution », et « Bibi, dégage ».



Près de quarante minutes après que le gros des manifestants restants ont quitté l'intersection, la police a déclaré la manifestation « illégale » et a annoncé par haut-parleurs que les manifestants avaient dix minutes pour évacuer la rue.



L'ordre de la police a essuyé un refus de se disperser, accompagné de chants « La police avec nous, vous n'avez pas le choix »et « M. l'officier, vous aussi, vous valez plus que cela ».



Environ dix minutes plus tard, des forces de police anti-émeutes sont arrivées en nombre sur les lieux et ont commencé à se mettre en rang et à expulser par la force les manifestants et passants restants hors de l'intersection vers une zone de confinement improvisée dans ce qui est apparu comme une manœuvre d' « encerclement ». Cinq manifestants ont été arrêtés, bien que plusieurs dizaines d'entre eux avaient été détenus dans un premier temps.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 16:44

2011-07-31 LManifestations de masse en Israël, avec notamment 120 000 manifestants à Tel-Aviv, contre la politique réactionnaire du gouvernement Netanyahu

 

 

Communiqué du Parti communiste d'Israël

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 150 000 personnes sont descendues dans la rue samedi soir pour protester contre l'escalade du coût de la vie en Israël, contre le gouvernement Netanyahu et pour la justice sociale. Des défilés et des rassemblements ont eu lieu dans onze villes du pays, avec les plus importantes à Tel-Aviv, Jerusalem, Be'er Sheva et Haifa. Les manifestants scandaient « le peuple demande la justice sociale », « Bibi (Benyamin Netanyahu) go home ! » et « nous voulons la justice, pas la charité. »



La manifestation la plus massive eut lieu à Tel-Aviv, où 120 000 manifestants ont défilé depuis la place HaBima jusqu'au musée de Tel-Aviv. Des milliers de manifestants brandissannt des drapeaux rouges et et des banderoles du Hadash [Alliance politique menée par le Parti communiste] : « Le peuple avant les profits » et « Le gouvernement contre le peuple – Le peuple contre le gouvernement ».« Nous sommes très contents de voir le peuple Israélien descendre dans la rue », a déclaré Yonatan Levy, un des organisateurs. « Nous avons été étonnés de voir tout au long de la journée que les questions soulevées dans les divers rassemblements et campements qui ont émaillé le pays ne sont pas si éloignés que cela les uns des autres ». A la tête des protestations sociales aux quatre coins du pays, le député communiste du Hadash Dov Khenin a appelé le premier ministre Binyamin Netanyahu à démissionner : « Le gouvernement Netanyahu qui met en place des politiques qui enrichissent les grands patrons et s'en prennent à l'immense majorité des citoyens doit partir maintenant »,a déclaré Khenin à des journalistes pendant le rassemblement.



« Une lutte qui a débuté à Tel-Aviv et s'est propagé à toutes les villes Israélienne, du Nord au sud du pays », a-t-il ajouté. « On ne mettra pas fin à cette lutte à cette lutte avec des clopinettes tout comme elle ne cédera pas face à effets médiatiques ».



A Haifa, 10 000 personnes ont défilé à travers la ville. A Jérusalem, 15 000 ont marché de Horse Park jusqu'à la résidence du premier ministre, Benjamin Netanyahu. A Be'er Sheva, 3 000 manifestants ont défilé en brandissant des banderoles où on pouvait lire : « Be'er Sheva crie puissance sept », sachant que 'Sheva' est le terme Hébreu pour désigner le nombre sept. A Ashdod, le manifestants sont partis de City park. Près de 150 personnes se sont rassemblés au campement d'Ashdod sur le chemin. Les étudiants de Beit Barl ont défilé depuis le campement de Kfar Sava jusqu'au carrefour central de Ra'anana. A Nazareth, une manifestation commune Arabe-juive a été organisée en centre-ville par le Hadash et les militants communistes. A Kiryat Shmona, près de la frontière libanaise, 1 000 manifestants ont emprunté l'artère principale de la ville pour se diriger vers la sortie sud de la ville. Nombre de grands musiciens Israéliens ont joué lors des rassemblements, Hemi Rodner, Dan Toren, Yehuda Poliker, Barry Sakharov, Yishai Levi, Aviv Geffen entre autres.



Des centaines de personnes ont continué leur manifestation samedi soir à Tel-Aviv, bien après la fin du rassemblement. A midi, les manifestants ont bloqué les rues Kaplan et Ibn Gabirol de la ville, scandant « Le peuple demande la justice sociale ». Vers 13h30, après avoir échoué dans leurs négociations pour parvenir à mettre fin pacifiquement au rassemblement, qui ne montrait aucun signe d'épuisement, la police de Tel Aviv a commencé à disperser par la force les manifestants. Ces derniers ont commencé à huer les forces de l'ordre, tout en chantant « Non, nous ne partirons pas » et « État policier ». Plusieurs manifestants ont répliqué violemment et 12 d'entre eux ont été arrêtés.



Plusieurs milliers de docteurs et de particuliers ont manifesté dimanche au Jardin Rose devant la Knesset à Jérusalem, pour demander qu'une solution soit trouvée à la crise du système de Sécurité sociale. Le président de l'Association médicale d’Israël, le Dr. Leonid Eidelman, qui a entamé une grève de la faim depuis près d'une semaine, a été le premier à prendre la parole : « Pendant neuf mois, nous avons été à la table des négociations, et nous ne sommes encore parvenus à aucun accord », a-t-il affirmé. « Le trésor continue à économiser de l'argent au détriment de la Sécurité sociale. Les docteurs font des efforts, et bien que nous ayons réalisé des progrès dans l'élaboration de l'accord, nous ne sommes toujours pas d'accord sur les principales questions : la normalisation, le coût de l'accord, la répartition entre les dépenses et les recettes ».

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 16:09

manif jerusalem etat palPlusieurs milliers de militants communistes et pacifistes, Israéliens et Palestiniens, manifestent dans les rues de Jérusalem pour exiger un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967





Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plusieurs milliers de militants de gauche ont défilé hier (vendredi après-midi) dans Jérusalem pour ce qui est une des plus grandes manifestations de soutien à un État Palestinien indépendant. Sous la bannière de l'« Indépendance pour la Palestine », la marche, qui était organisée par le Mouvement de solidarité avec Sheikh Jarrah, a attiré des milliers de participants, parmi eux des militants du Parti communiste d’Israël et du Hadash, venant de tout le pays.



La marche est partie de la porte de Jaffa et s'est achevée par la manifestation hebdomadaire à Sheikh Jarrah, une réplique directe à la « Marche du drapeau » lors de la Journée de Jérusalem, lorsque des tensions se sont exacerbées à Jérusalem-Est entre des manifestants de droite et des résidents Arabes. Les organisateurs de la marche ont déclaré que le parcours avait également été choisi en fonction de la frontière qui séparait Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest avant l'occupation en 1967.



Plusieurs députés ont participé au rassemblement, dont le communiste Dov Khenin (Hadash) et Zehava Galon (Meretz). D'autres personnalités publiques y ont également pris part, tel que l'ancien président de la Knesset Abraham Burg (Travailliste), l'ancienne députée communiste Tamar Gozansky (Hadash) et l'ancien procureur général Michael Ben Yair.



Des drapeaux Palestiniens, rouges et Israéliens flottaient au vent tandis que des militants, jeunes et vieux, portaient des pancartes où on pouvait lire « Seul un peuple libre peut négocier », et « 67 », signifiant un retour aux frontières de 67.



Le député communiste Khenin a déclaré « la lutte pour l'indépendance Palestinienne est déterminante pour l'avenir de ce pays. Le gouvernement d’Israël continue à prendre des mesures unilatérales, en établissant des colonies et en refusant de geler les constructions. Les Palestiniens ont réalisé qu'ils ne pouvaient rester les bras croisés pendant que cela se passe. Avancer vers un État palestinien basé sur les frontières de 67 est un pas dans la bonne direction, et est compatible avec les intérêts d’Israël ».



Le mouvement de solidarité avec Sheikh Jarrah a affirmé dans un communiqué que le message porté par la manifestation était de changer la perception du pays selon laquelle une déclaration de l'ONU pour un Etat palestinien serait une « catastrophe naturelle semblable à un tsunami politique » pour la faire apparaître comme « un acte d'un peuple épris de liberté ».

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 12:11

boycottIsraël adopte un projet de loi interdisant les appels au boycott

 

 

Article du Parti communiste d’Israël



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le « Projet de loi sur le boycott » a été adopté en dernière lecture à la Knesset ce lundi 11 juillet, dans la soirée, après une discussion en plénière qui a duré près de six heures et une incertitude de toute une journée sur l'éventualité même que se tienne le vote. Le projet de loi a été adopté avec 47 voix pour et 38 contre, en dépit de l'absence de nombreux députés du parti orthodoxe Shas. En outre, de nombreux membres du cabinet – dont le premier ministre Binyamin Netanyahu – n'ont pas assisté au vote et le parti Indépendance (ex-Travailliste, et aujourd'hui dirigé par le ministre de la Défense Ehud Barak) a choisi de ne pas y participer.



La nouvelle loi permet aux citoyens de mener des poursuites civiles contre des personnes et des organisations qui appellent à des boycotts économiques, culturels ou universitaires contre Israël, les institutions Israéliennes ou des régions sous « contrôle Israélien » - les territoires occupés Palestiniens. Il empêche également le gouvernement de faire des affaires avec des entreprises qui lancent ou réalisent de tels boycotts. Le conseiller juridique de la Knesset Eyal Yinon a déclaré dimanche que le projet de loi pourrait être anti-constitutionnel : « La définition très large [dans la loi] de ce qu'est un boycott contre l’État d’Israël est une violation du principe fondamental de la liberté d'expression politique », a écrit Yinon.



Le député du Hadash [coalition menée par les communistes]Hanna Sweid a déclaré durant le débat parlementaire :« C'est le gouvernement du sénateur McCarthy, mais avec des kippas ».Le député communiste du Hadash Dov Khenin a demandé que le vote soit annulé : « La loi passe la ligne rouge et sacralise les colonies, punissant quiconque contestant leur sacralité de fortes amendes », a-t-il affirmé.« L'extrême-droite insiste pour battre de nouveaux records en termes de législation anti-démocratique. »



boycott lawQuatre organisations de défense des droits de l'Homme ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu'elles feraient appel du « Projet de loi sur le boycott », tout juste adopté, devant la Cour suprême, dans une lettre envoyée aux membres du gouvernement avant l'adoption de la loi à la Knesset. Parmi les groupes s'inscrivant dans cet appel : Adalah – Centre légal pour les droits de la minorité Arabe en Israël ; le Comité public contre la torture en Israël ; les physiciens pour les droits de l'Homme et la Coalition des femmes pour la paix. Les quatre organisations ont envoyé une lettre au président de la Knesset, Reuven Rivlin, au ministre de la Justice Yaakov Neeman et au ministre des Finances Yuval Steinitz exigeant une suspension du processus d'adoption de la loi. Selon les organisations de défense des droits, le « Projet de loi sur le boycott » est « une loi complètement anti-constitutionnelle qui restreint la liberté d'expression politique et est au contraire au droit international. » Par ailleurs, ces groupes affirment que la loi « force les résidents de Jérusalem-Est à collaborer avec l'occupation » et « viole le principe d'égalité en tentant de défendre une position politique tout en limitant l'expression des autres positions ».



« Non seulement la Knesset israélienne tente de réduire au silence le mouvement de protestation contre l'occupation, mais elle essaie aussi d'imposer aux victimes et à ceux qui s'opposent à l’occupation, d'y collaborer et de la soutenir activement », a déclaré le directeur-général d'Adalah, l'avocat Hassan Jabareen. « Le projet de loi ne répond à aucun des critères du droit international et nous croyons que le projet de loi ne recevra pas l'approbation de la Cour suprême. » Il est impossible d'établir une distinction entre un boycott qui est anti-constitutionnel et punissable, d'un autre boycott contre toutes sortes d'entreprises ou de municipalités, a continué Jabareen : « La distinction entre différents types d'actions de protestation préjudiciables révèle les intentions politiques inacceptables de cette loi, qui ne cherche à avantager qu'un seul côté du spectre politique et à étouffer le débat public sur une question centrale et controversée », a ajouté Jabareen.



Semel MakiLe mouvement Peace Now a annoncé lundi qu'il ouvrirait une page Facebook appelant au boycott des produits venant des colonies. Mardi, il envisage de lancer une campagne nationale avec comme objectif de convaincre des dizaines de milliers de personnes de soutenir le boycott. La dernière session du Comité central du Parti communiste d'Israel, vendredi 9 juillet, a publié une déclaration contre le projet de loi sur le boycott : « Des partis et des leaders de droite continuent de détruire la démocratie israélienne. La proposition d'un 'projet de loi sur le boycott', actuellement discutée à la Knesset, rentre en contradiction avec la signification de la liberté d'expression – c'est-à-dire, de la liberté politique de critiquer. La loi proposée impose des sanctions envers les protestations politiques ; s'attaque à la démocratie ; remet en cause le droit de tout citoyen à critiquer la politique du gouvernement et à tenter de la changer. »



« Dans l'esprit des autres lois anti-démocratiques, adoptées en Israël ces dernières années, ce projet de loi sur les boycotts signifie, par exemple, qu'un appel lancé par des citoyens Israéliens – Juifs ou Arabes – pour un boycott contre un produit originaire de telle colonie, en tant que protestation contre les colonies en général, serait passible de poursuites civiles qui, à leur tour, pourrait exiger de la partie poursuivie des indemnités considérables – sans avoir à prouver que le mouvement n'ait causé le moindre tort. De plus, si quelqu'un devait enfreindre la loi sur les boycotts, il y aurait des chances pour qu'il doive répondre d'accusations criminelles. Son seul véritable objectif est de faire taire les critiques politiques, visant la politique de Netanyahu, et de réduire au silence les partis de gauche et les organisations pacifiques ».

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Palestine-Israël
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