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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:54

barakeh.jpg« Israël, État juif » : un projet de loi dénoncé par les députés communistes et arabes qui se font exclure du Parlement !

 

Article JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Israel, Etat juif. Rien de nouveau sous le soleil. Sauf que le gouvernement de Netanyahou a décidé d'intégrer la dénomination dans la Constitution. Les communistes, arabes israéliens ont dénoncé la manœuvre. Le débat a été très mouvementé à la Knesset.

 

Cela fait des années que le projet de loi sur la définition d’Israël comme État juif est discuté. Le projet actuel dérive d'une proposition faite en 2011 par le député du Likoud, Zeev Elkin, cela en est sans doute la version la plus extrémiste.

 

« Israel, Etat du peuple juif » : une déclaration de guerre contre les Arabes

 

Ce dimanche 23 novembre, la Knesset (le parlement israélien) devait adopter un projet de loi qui intègre la qualification « Israel, Etat-nation du peuple juif » à la Loi fondamentale, lui donnant une valeur constitutionnelle.

 

Le symbole est fort envers la minorité arabe, quelques mois après l'offensive sur Gaza. Les conséquences concrètes sont inquiétantes : la loi Juive deviendrait une inspiration pour la législation étatique, tandis que l'Arabe perdrait toute reconnaissance comme langue officielle.

 

Les Arabes représentent près de 20 % de la population en Israel, ils subissent les discriminations et un statut de seconde zone qui connaîtra une nouvelle dégradation avec cette loi.

 

Le projet n'a trouvé d'opposition radicale que parmi les députés communistes, membres du Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité), ainsi que parmi les élus des partis arabes.

 

« Israel – un Etat démocratique et égalitaire », le contre-projet communiste

 

Ainsi, quelques jours avant le vote à la Knesset, le député communiste arabe Mohammed Barakeh a confié au journal Haaretz son impression que :

 

« Netayanhou pose les fondements constitutionnels d'un régime d'apartheid, réduisant Israël à un statut d'Etat-paria. Il pousse à la guerre contre Gaza et l'Iran, construit des murs de séparation, et perpétue l'occupation et les colonies ».

 

Barakeh proposait l'adoption d'un contre projet de loi appelé « Israël – Un État démocratique et égalitaire » affirmant que « toute personne en Israël a le droit à une protection égale de la loi et une complète égalité des chances ».

 

Les députés communistes et arabes exclus du Parlement !

 

La discussion le week-end dernier a été très houleuse. Le député communiste Dov Khenin a accusé Netanyahou de « jeter de l'huile sur le feu de la haine ».

 

Il a ajouté qu' « au lieu de tendre une main aux citoyens arabes, Netanyahou choisit de provoquer. Au lieu de travailler à une réconciliation historique avec le peuple palestinien, il bloque toute avancée vers un accord. Au lieu de construire un avenir fait de paix et d'égalité, il nous conduit à la guerre et à la tragédie. »

 

Pour d'autres députés, le débat s'est fini hors de l'enceinte parlementaire. Le député arabe de Balad, Jamal Zahalka, a été dégagé de la tribune et conduit manu militari à l'extérieur de l'Assemblée, après qu'il a traité l'intervenant Moshe Feiglin, du Likoud, de « fasciste ».

 

On peut rappeler que ce fameux Moshe Feiglin est celui qui préconisait, lors de l'attaque contre Gaza, de placer les Palestiniens dans des camps de concentration. Il représente l'aile-dure de la droite sioniste, décidée à annexer Gaza à l'Etat israélien, et à liquider toute résistance.

 

Le député communiste arabe Mohammed Barakeh a, lui aussi, été expulsé. Encore pour une invective lancée contre Feiglin, lui signifiant qu'il devrait avoir honte de tenir de tels propos.

 

Le gouvernement en difficulté, des milliers de manifestants dans la rue

 

Contrairement aux procédures en vigueur à la Knesset, Barakeh a été viré sans avertissement préalable. Le débat a ensuite été ajourné lundi dernier, après la protestation vigoureuse des députés de l'opposition.

 

F141129YS20.jpgL'extrémisme de Netanyahou semble lui avoir aliéné une partie de ses alliés naturels, ce qui expliquerait le flottement depuis une semaine et l'ajournement du vote sur le projet de loi controversé.

 

Le mouvement social et pacifiste a profité de la brèche. Ce samedi 29 novembre, ce sont plusieurs milliers de manifestants décidés à dire « Non » à ce projet raciste et belliciste à Jérusalem. Ils ont entouré la résidence du Premier Ministre.

 

bill-jew.jpgTous dénonçaient la dérive anti-démocratique du Premier ministre, la fin de toute perspective de co-existence avec la minorité arabe avec ce projet et le péril d'une fascisation de la société..

 

Un nouveau projet de loi devrait être présenté le 7 décembre, dans les mêmes lignes sans doute sous une version légèrement remaniée. Encore une fois, seuls les communistes s'opposeront de façon conséquente à l'accélération de la dérive raciste de l’État sioniste.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:07

Semel MakiLes communistes israéliens dénoncent la poursuite de la colonisation illégale à Jérusalem-Est

Communiqué du Parti communiste d'Israel

Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Le membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, Saeb Erekat a fortement condamné la dernière annonce d'extension illégale des colonies dans et autour de Jérusalem-est occupé. "Cette annonce est la preuve d'une volonté de commettre des crimes délimités et sanctionnables en vertu du droit international",a souligné Erekat.



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a donné ordre de mettre en place les projets visant à construite 1 060 logements dans les colonies de Jérusalem-Est ; 660 nouvelles unités à 'Ramot Shlomo' et 400 à 'Har Homa', en plus des 12 nouvelles routes construites en Cisjordanie.



Erekat a dit que la communauté internationale doit agir de façon résolue afin de sauver la solution des deux Etats de l'expansionnisme colonial de l'Etat d'Israel, en reconnaissant la Palestine comme un Etat compris dans les frontières de 1967, soutenant les efforts pour fixer une date limite à la fin de l'occupation israélienne, en interdisant tous les produits venant des colonies et en se détournant de toutes les organisations et entreprises liées directement ou indirectement à l'occupation israélienne, à la colonisation et aux politiques d'Apartheid.



Cette expansion coloniale coincide avec le projet de loi israélien cherchant à revenir sur le statu quo concernant la Mosquée d'Al-Asqa et sur la saisie de 35 maisons palestiniennes à Silwan par des colons d'extrême-droite soutenus par l'Etat. Concernant l'annonce du Ministre du logement israélien, Uri Ariel, sur sa volonté d'occuper une maison palestinienne saisie à Silwan, Erekat a déclaré que cette action "n'est qu'un rappel de plus des efforts réitérés d'Israel pour déloger par la force les Palestiniens de Jérusalem et transformer la Cité Sainte commune aux trois religions en une cité exclusivement juive."



Dans le même temps, le président du Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité – Parti communiste d'Israel) et député communiste à la Knesset, Mohammed Barakeh, a déclaré que trois semaines avant le soutien de Netanyahou à cette politique, la municipalité israélienne de Jérusalem-Ouest avait approuvé un projet de construction de 2 600 unités de logement près du quartier de Jérusalem-Est, à Beit Safafa. Cela porterait le nombre total de logements, dont la construction est en cours, à 3 700, a dit le député Barakeh. Le député communiste de la Knesset a conclu que, en continuant sur sa ligne d'expansion coloniale, Netanyahou cherchait à ruiner les conditions de la paix et à rendre impossible toute reprise des négociations entre les camps israélien et palestinien.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 05:19

gaza_school-photo_gallery_97083227.jpgCes 26 écoles palestiniennes détruites par l'armée israélienne et ces 447 enfants assassinés qui n'ont pas connu la rentrée



Communiqué du Parti communiste d’Israël



Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



« Beaucoup de morts sont des enfants tués dans leur sommeil » : ce sont les mots que Adalah [NdT : Centre légal pour les droits de la minorité arabe en Israel] et Al Mezan [NdT : Centre pour les droits de l'Homme] ont utilisé pour les bombardements brutaux de l'armée israélienne des écoles et équipements de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) où plus de 10 000 personnes déplacées ont fui leurs domiciles pour des raisons de sécurité, pendant les bombardements.



Avec le début de l'année scolaire, Adalah à Haifa en Israel, et Al Mezan à Gaza en Palestine, ont envoyé une lettre demandant que le Ministère de la Défense israélien, le Procureur général et l'Avocat général militaire ouvrent des enquêtes criminelles immédiates sur les attaques militaires israéliennes ayant touché les écoles et installations de l'UNRWA.



Les organisations des droits de l'Homme estiment que ces actes constituent des violations sérieuses du droit humanitaire international, et des lois internationales sur les droits de l'homme, pouvant s'apparenter à des crimes de guerre, se référant au bombardement israélien de cinq écoles et installations de l'UNRWA à Gaza. La lettre a été préparée par l'avocate d'Adalah, Sawsan Zaher. Les cinq cas sont les suivants :



selon les témoignages recueillis par Al Mezan, le 30 juillet 2014, dans la matinée, les forces aériennes israéliennes ont bombardé les bureaux de l'UNRWA dans le camp de réfugiés de Jabalia avec cinq frappes aériennes consécutives. Ces frappes ont tué 21 civils palestiniens et blessé plus de 100 des 3 200 personnes déplacées se trouvant sur place. Un certain nombre d'enfants morts ont été tués pendant leur sommeil.



Le 3 août 2014, l'armée israélienne a tué 11 civils, dont 5 enfants, et blessé 25 personnes déplacées sur 3 000 qui se trouvaient dans les locaux de l'UNRWA à Rafah.



Le bombardement direct des écoles de l'UNRWA à Deir al Balah par l'armée israélienne le 23 juillet 2014 a blessé 5 civils se trouvant dans l'école sur les 1 500 réfugiés qui vivaient là.



Le 29 juillet 2014, l'armée israélienne a bombardé les locaux de l'UNRWA dans le quartier d'Al Zaytoun. Cette installation abritait 2 200 personnes déplacées, et 8 personnes ont été blessées à cause de l'attaque.



Le 24 juillet 2014, l'armée israélienne a bombardé des écoles de l'UNRWA à Beit Hanoun. Ces bâtiments accueillaient 300 personnes déplacées, 15 ont été tuées et plus de 100 blessées. La majorité de ceux blessés était des femmes et des enfants.



Adalah et Al Mezan, dans une lettre précédente datant du 27 juillet 2014, ont demandé aux autorités israéliennes d'ouvrir une enquête criminelle indépendante sur des crimes de guerre de l'armée israélienne dans ce cas.



Adalah et Al Mezan avancent dans ces lettres que l'armée israélienne n'a pas différencié les cibles militaires et civils sur chacune de ces attaques contre les installations de l'UNRWA, et a violé son devoir de protéger les civils pendant les affrontements :



« Le droit humanitaire international exige aussi d'Israel qu'il ouvre une enquête criminelle immédiate sur ces soupçons de crime de guerre, et de demander à ceux qui les ont réalisé de rendre des comptes ».



Pendant la guerre, 174 écoles à Gaza ont été bombardés et endommagées, 26 écoles publiques et une école de l'UNRWA à Gaza n'ont pas ouvert leurs écoles au début de l'année scolaire 2014/2015 après avoir été complètement détruites par l'armée israélienne.



30 écoles n'ont aussi pas pu ouvrir leurs portes en raison du nombre important de personnes déplacées occupant encore les locaux, alors que 447 enfants tués pendant les attaques militaires israéliennes ne retourneront pas du tout à l'école.



La liste des écoles publiques à Gaza qui ont été complètement détruites et endommagées en résultat de l'agression militaire israélienne a été publiée en arabe par le Ministère de l’Éducation palestinien.



1 – Ecole d'agriculture Hani Na’eem

2 – Ecole élémentaire Abu Tammam

3 – Ecole Hayel Abdel Hamid

4 – Ecole Mahdeya el Shawa

5 – Ecole Subhi Abou Kartch

6 – Ecole des martyrs de Shujayea

7 – Ecole Beit Dajan

8 – Ecole Ali Ben Abi Talib

9 – Ecole élémentaire Shujayea

10 – Ecole secondaire Abbas

11 – Ecole Jamal abdel Nasser

12 – Ecole Moaz ben Jabal

13 – Ecole Mahatet Miyah el Karamah

14 – Ecole Caesarea

15 – Ecole Soukina ben Hussein

16 – Ecole Khaoula bint el Azur

17 – Ecole Rudolph Filter

18 – Ecole Ibn Zaidoun

19 – Ecole el Barij

20 – Ecole Fathi el Balaoui

21 – Ecole Maari pour garçons

22 – Ecole Maari pour filles

23 – Ecole Ibn el Nafis

24 – Ecole nouvelle Absan

25 – Ecole Ghassan Kanafani pour filles

26 – Ecole Ghassan Kanafani pour garçons

 



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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:17

jews-against-israel.jpgLes survivants juifs et descendants de survivants et victimes du génocide nazi condamnent sans équivoque l'assaut israélien contre Gaza



327 survivants juifs et descendants de survivants et victimes du génocide nazi ont publié cette lettre en réponse à la manipulation du génocide juif opérée par par Elie Wiesel ce samedi 23 août dans le New York Times. Depuis, plusieurs autres ont apposé leurs signatures.



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



En tant que survivants et descendants des survivants juifs, et victimes du génocide nazi, nous condamnons sans équivoque le massacre des Palestiniens à Gaza, ainsi que l'occupation et colonisation de la Palestine.



Nous condamnons par ailleurs les États-Unis, pour avoir donné à Israël les financements qui lui ont permis de mener l'attaque, et les États occidentaux plus généralement qui utilisent leurs muscles diplomatiques pour protéger Israël de toute condamnation.



Un génocide commence quand le monde se tait.



Nous sommes inquiets de l'extrême et raciste déshumanisation des Palestiniens dans la société israélienne, qui atteint son paroxysme. En Israël, les politiciens et les chroniques du Times of Israel ou du Jerusalem Post ont appelé ouvertement à un génocide des Palestiniens, et certains militants israéliens d'extrême-droite reprennent maintenant des symboles néo-nazis.



En outre, nous sommes dégoûtés, indignés par ce que fait Elie Wiesel, qui fait une utilisation abusive et malhonnête de notre histoire dans des pages qui justifient l'injustifiable : l'effort massif israélien pour détruire Gaza et assassiner plus de 2 000 Palestiniens, y compris de nombreux enfants.



Rien ne justifie le bombardement d'abris de l'ONU, de maisons, d’hôpitaux et d'universités. Rien ne justifie le fait de priver des gens d'électricité et d'eau.



Il faut élever nos voix, collectivement, et utiliser notre force collective pour mettre un terme à toutes les formes de racisme, y compris le génocide en cours dont est victime le peuple palestinien.



Nous appelons à ce que le siège et le blocus de Gaza soit levé sur-le-champ. Nous appelons à un boycott économique, académique et culturel d'Israel.



« Plus jamais ça », cela signifie : PLUS JAMAIS CA POUR QUICONQUE !



Ici, les 44 premiers signataires, les survivants directs :



  1. Hajo Meyer, survivant d'Auschwitz, Pays-bas.

  2. Henri Wajnblum, survivant d'Auschwitz de Lodz, Pologne. Vit en Belgique.

  3. Renate Bridenthal, enfant réfugiée d'Hitler, grand-fille d'une victime d'Autschwitz, Etats-unis

  4. Marianka Ehrlich Ross, survivante du nettoyage ethnique nazi à Vienne, Autriche. Vit maintenant aux Etats-unis (USA).

  5. Irena Klepfisz, survécut au ghetto de Varsovie, Pologne. Vit aux Etats-unis.

  6. Hedy Epstein, ses parents, sa famille furent déportés au Camp de Gurs et périt à Auschwitz. Vit aux USA.

  7. Lillian Rosengarten, survivant de l'holocauste nazi, USA.

  8. Suzanne Weiss, a survécu en se cachant en France, sa mère est morte à Auschwitz. Vit au Canada.

  9. H. Richard Leuchtag, survivant, USA.

  10. Ervin Somogyi, survivant et enfant de survivants, USA.

  11. Ilse Hadda, survivant grâce au Kindertransport vers l'Angleterre. Vit aux USA.

  12. Jacques Glaser, survivant, France.

  13. Eva Naylor, surivante, Nouvelle Zélande.

  14. Suzanne Ross, enfant-réfugié de l'occupation nazie en Belgique, deux-tiers de sa famille péri dans le ghetto de Lodz Ghetto, à Auschwitz, dans les camps, USA.

  15. Bernard Swierszcz, survivant polonais, a perdu des proches à Majdanek. Vit aux USA.

  16. Joseph Klinkov, enfant caché en Pologne. Vit aux USA.

  17. Nicole Milner, survivante de Belgique. Vit aux USA.

  18. Hedi Saraf, survivant et enfant de survivant de Dachau, USA.

  19. Michael Rice, survivant, fils et petit-fils de survivant, USA.

  20. Barbara Roose, survivante d'Allemagne, demi-soeur tuée à Auschwitz, USA.

  21. Sonia Herzbrun, survivante du génocide nazi, France.

  22. Ivan Huber, survivant avec mes parents, USA.

  23. Altman Janina, survivant à Janowski, originaire de Lvov. Vit en Israel.

  24. Leibu Strul Zalman, survivant deVaslui, Roumanie. Vit à Jerusalem, Palestine.

  25. Miriam Almeleh, survivante, USA.

  26. George Bartenieff, survivant d'Allemagne, fils de survivant, USA.

  27. Margarete Liebstaedter, survivante, cachée par des chrétiens en Hollande. Vit en Belgique.

  28. Edith Bell, survivante de Westerbork, Theresienstadt, Auschwitz et Kurzbach. Vit aux USA.

  29. Janine Euvrard, survivante, France.

  30. Harry Halbreich, survivant, Allemagne.

  31. Ruth Kupferschmidt, survivante, a passé cinq ans à se cacher, Pays-bas.

  32. Annette Herskovits, enfant cachée et fille de déportés à Auschwitz, vient de France. Vit aux USA.

  33. Felicia Langer, survivante d'Allemagne. Vit en Allemagne.

  34. Moshe Langer, survivant d'Allemagne, Moshe a survécu à 5 camps, sa famille a été exterminée. Vit en Allemagne.

  35. Adam Policzer, enfant caché de Hongrie. Vit au Canada.

  36. Juliane Biro, survivante via le Kindertransport en Angleterre, fille de survivants, USA.

  37. Edith Rubinstein, enfant-réfugiée, grand-fille de 3 victimes, Belgique.

  38. Jacques Bude, survivant, ses parents sont morts à Auschwitz, Belgique.

  39. Nicole Kahn, survivante, France.

  40. Shimon Schwarzschild, survivant d'Allemagne, USA.

  41. George Winston, survivant, Australie.

  42. Marietta Elliott-Kleerkoper, survivante, cachée de 1942 à 1945 dans la campagne hollandaise avec des chrétiens, Australie.

  43. Susan Varga, survivante, Australie.

  44. Gilles Cocos, survivant et frère et enfant de survivants, a perdu plusieurs proches dans les camps, USA.



 

Voir la liste complète des 360 signataires ici : http://ijsn.net/gaza/survivors-and-descendants-letter/

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 12:14

wpid-zionism1.jpgComment Israël a favorisé l'émergence du Hamas



Article d'Anthony Higgins, pour le Wall Street Journal, publié initialement en janvier 2009



Traduction (et intro) MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La rédaction du site ne partage pas nécessairement l'intégralité des opinions, assertions indiquées par l'auteur dans cet article rédigé pour le journal de référence de la bourgeoisie financière nord-américaine, néanmoins nous estimons qu'il s'agit d'une pièce utile à la réflexion, apportant des témoignages de première main du côté israélien.



Il révèle les liaisons dangereuses entre l’État sioniste et le mouvement islamiste – bien qu'il soit mal-aisé d'identifier le degré d'influence, de connivence, de soutien du premier au second – dans les années 1970-1980 au moment où ils avaient un ennemi commun : la résistance palestinienne laïque, nationaliste de gauche, marxiste (ou marxisante).



Comme ailleurs avec les Frères musulmans (contre les nassériens), ou avec les Talibans (contre les Soviétiques en Afghanistan) – et les exemples pourraient être déclinés à l'infini – les forces de l'impérialisme n'ont jamais hésité devant les alliances avec les islamistes radicaux.



En lorgnant sur l'épave d'un bungalow voisin touché par une roquette palestinienne, un fonctionnaire israélien Avner Cohen fait remonter la trajectoire du missile à une « erreur stupide, énorme », il y a trente ans de cela.



Le Hamas, une création d’Israël



« Le Hamas, à mon grand regret, est une création d’Israël », déclare M.Cohen, un juif né en Tunisie qui travaille à Gaza depuis plus de deux décennies.



Responsable aux affaires religieuses dans la région jusqu'en 1994, M.Cohen a pu observer la formation du mouvement islamiste, son renforcement aux côtés de ses rivaux laïcs et sa métamorphose dans le Hamas actuel, un groupe militant se vouant à la destruction d’Israël.



Au lieu d'essayer d'endiguer les islamistes de Gaza dès le début, affirme M.Cohen, Israël les a pendant des années tolérés et, dans certains cas, encouragés comme contre-poids aux nationalistes laïcs de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et sa faction dominante, le Fatah de Yasser Arafat.



Israel a coopéré avec un clerc paralysé, à moitié aveugle, nommé Cheikh Ahmed Yacine, même si il posait les fondations de ce qui allait devenir le Hamas.



Le Cheikh Yacine continue à inspirer les militants actuels ; pendant la récente guerre à Gaza, les combattants du Hamas ont affronté les troupes israéliens avec des « Yacines », des grenades intégrées à des roquettes nommées en l'honneur du clerc. (…)



Un regard sur ces relations avec les radicaux palestiniens – y compris certains tentatives peu connues de coopération avec les Islamistes – qui doit remonter à plusieurs décennies, et révèle un catalogue aux conséquences inattendues et souvent périlleuses. (…)



L'expérience d’Israël fait écho à celle des États-Unis qui, durant la Guerre froide, ont perçu les Islamistes comme un allié utile contre le communisme. Les forces anti-soviétiques soutenues par les Etats-unis après l'invasion de l'Afghanistan par Moscou en 1979, sont devenues ensuite Al-Qaeda.



Ce qui est en jeu, c'est l'avenir de ce qui fut le Mandat britannique de Palestine, les terres bibliques comprenant désormais Israël et les territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. Depuis 1948, date de création de l’État d’Israël, les Israéliens et les Palestiniens revendiquent le même territoire.



La cause palestinienne fut portée pendant des décennies par l'OLP, qu’Israël percevait comme une organisation terroriste, à détruire jusqu'aux années 1990, au moment où l'OLP a abandonné son objectif de destruction de l’État juif.



Le rival palestinien de l'OLP, le Hamas, mené par des militants islamistes, refusait de reconnaître Israël et appelait à continuer la « résistance ». Le Hamas contrôle désormais Gaza, une bande de terre sur-peuplée, appauvrie sur la Méditerranée où Israël a retiré ses troupes et ses colons en 2005.



Israel reconnaît l'ancêtre du Hamas comme

« organisation de charité islamique »



Quand Israël a rencontré pour la première fois les Islamistes à Gaza dans les années 1970 et 1980, ils semblaient se concentrer sur l'étude du Coran, pas sur l'affrontement avec Israël.



Le gouvernement israélien a officiellement reconnu le précurseur du Hamas, « Mujama Al-Islamiya », comme une organisation de charité.



Il autorisa les membres de Mujama à fonder une université islamique et à construire des mosquées, des associations et des écoles. Israël resta en retrait lorsque les Islamistes et leurs rivaux de gauche laics s'affrontèrent, souvent violemment, pour l'influence sur Gaza et la Cisjordanie.



« Quand je regarde à l'enchaînement des événements, je pense que nous avons réalisé une erreur », déclare David Hacham, qui a travaillé à Gaza à la fin des années 1980, au début des années 1990 comme expert pour les Affaires arabes dans l'armée israélienne. « Mais à l'époque, personne ne pensait à ce qui aurait pu arriver ensuite ».



Les responsables israéliens qui ont servi à Gaza ne sont pas tous d'accord sur l'estimation du poids de leurs actions sur l'émergence du Hamas. Certains accusent des outsiders de la montée en puissante récente du groupe, en premier lieu l'Iran.



C'est l'opinion propagée par le gouvernement israélien : « Le Hamas à Gaza a été construit par l'Iran comme une base pour son pouvoir, et il le soutient, le finance, entraîne ses troupes, lui fournit des armes modernes », a déclaré samedi dernier M.Olmert. Hamas a toujours dénié avoir reçu la moindre aide militaire de l'Iran (…)



Quand il devint clair au début des années 1990 que les Islamistes de Gaza étaient devenus un groupe religieux luttant contre Israel – particulièrement après les attentats suicide de 1994 – Israel a alors engagé une répression féroce contre le Hamas. (...)

Nasser face à Israël et aux Frères musulmans



Le Hamas plonge ses origines dans les Frères musulmans, un groupe fondé en Egypte en 1928. Les Frères pensent que les malheurs du monde arabe proviennent d'un manque de foi islamique.



Son slogan : « l'Islam est la solution, le Coran notre constitution ». Sa philosophie sous-tend un Islam politique modernisé, mais souvent violemment intolérant, de l'Algérie à l'Indonésie.



Après la création d’Israël en 1948, les Frères recrutaient quelques partisans dans les camps de réfugiés palestiniens à Gaza et ailleurs, mais les activistes laïcs dominèrent le mouvement nationaliste palestinien.



A l'époque, Gaza était sous contrôle égyptien. Le président était alors Gamal Abdel Nasser, un nationaliste laïc qui avait brutalement réprimé les Frères. En 1967, Nasser subit une défaite cuisante après le triomphe israélien de la guerre des Six jours. Israël prend le contrôle de Gaza et de la Cisjordanie.



« Nous étions tous sous le choc », déclare l'écrivain palestinien et partisan du Hamas Azzam Tamimi. Il était alors étudiant au Koweit et déclare qu'il s'est alors rapproché d'un camarade de classe du nom de Khaled Mashaal, désormais chef politique du Hamas à Damas.



« La défaite arabe de 1967 a été une formidable opportunité pour les Frères », affirme M.Tamimi.



A Gaza après 1967, Israel lance la chasse aux nationalistes laics palestiniens … et légalise les islamistes



A Gaza, Israël lance la chasse aux membres du Fatah et des autres factions laiques de l'OLP, mais il abandonne les restrictions imposées aux activistes islamistes par les anciens possesseurs égyptiens.



Le Fatah, établi en 1964, était la colonne vertébrale de l'OLP, responsable d'enlèvements, d'attentats et d'actes de violence contre Israel. Les États arabes en 1974 déclarèrent l'OLP « seul représentant légitime » du peuple palestinien au niveau mondial.



Les Frères musulmans, menés à Gaza par le Cheikh Yacine, pouvait enfin diffuser leur message librement.



Tout en lançant divers programmes de charité, le Cheikh Yacine recevait de l'argent pour republier les écrits de Said Qoutb, membre égyptien des Frères qui, avant son exécution par le Président Nasser, prônait le djihad mondial. Il est désormais vu comme un des idéologues fondateurs de l'Islam politique militant.



M.Cohen, qui travaillait à l'époque pour le département aux affaires religieuses du gouvernement israélien à Gaza, dit qu'il a commencé à entendre des rapports inquiétants dans les années 1970 sur le Cheikh Yacine, de la part de clercs musulmans traditionnels.



Il dit qu'ils l'ont mis en garde sur le fait que le cheikh n'avait aucune formation islamique officielle et qu'il s'intéressait en fait plus aux questions politiques qu'à celles se rapportant à la foi. « Ils disaient, 'éloignez-vous de Yacine, c'est un grand danger' », se rappelle M.Cohen.



En revanche, l'administration militaire israélienne à Gaza jetait un regard favorable sur le clerc paralysé, qui avait mis sur pied un vaste réseau d'écoles, de cliniques, de bibliothèques et de crèches.



Le Cheikh Yacine avait formé le groupe islamiste Mujama Al-Islamiya, officiellement reconnu comme organisation de charité et ensuite, en 1979, comme association. Israël appuya également la création de l'Université islamique de Gaza, désormais vu comme un foyer militant. (…)



Le Général de brigade Yitzhak Segev, gouverneur à Gaza en 1979, affirme qu'il n'avait aucune illusion sur les intentions à long-terme du Cheikh Yacine ou les dangers de l'Islam politique (…)



Un ennemi commun : « les militants palestiniens laïcs »



Cependant, à Gaza, dit-il, « notre principal ennemi était le Fatah » et le clerc « était à 100 % pacifique » envers Israël. Les anciens responsables disent aussi qu’Israël à l'époque craignait d'être perçu comme un ennemi de l'Islam.



M.Segev prétend qu'il avait des contacts réguliers avec le Cheikh Yacine, en partie pour garder un œil sur lui. Il visita sa mosquée et rencontra le clerc une dizaine de fois. Il était alors illégal pour tout Israélien de rencontrer quelqu'un de l'OLP.



M.Segev s'est ensuite arrangé pour que le clerc puisse être conduit en Israël pour suivre un traitement médical. « Nous avions aucun problème avec lui », dit-il.



En fait, le clerc et Israël avaient un ennemi commun : les militants palestiniens laïcs.



Après l'échec d'une tentative à Gaza d'expulser les laïcs de la direction du Croissant-rouge palestinien, la version musulmane de la Croix-rouge, Mujama organisa une manifestation violente, prenant d’assaut le bâtiment du Croissant-rouge.



Les Islamistes attaquèrent également des commerces vendant de l'alcool ainsi que des cinémas. L'armée israélienne n'intervint pas. (…)



« Une alternative à l'OLP »



Les affrontements entre Islamistes et nationalistes laïcs se sont étendus à la Cisjordanie et sont montés d'un cran au début des années 1980, touchant les campus universitaires, en particulier l'Université Birzeit, centre de l'activisme politique.



Alors que la lutte entre factions étudiantes rivales à Birzeit devenait de plus en plus violente, le Général de brigade, Shalom Harari, qui était un officier des services de renseignement à Gaza, reçut un appel de la part des soldats israéliens surveillant un check-point sur la route de Gaza.



Ils avaient arrêté un bus transportant des militants islamistes qui voulaient se joindre à la bataille contre le Fatah à Birzeit. « J'ai dit : si ils veulent s'exterminer mutuellement, qu'ils y aillent »,se rappelle M.Harari.



Un leader de la faction islamiste de Birzeit était à l'époque Mahmoud Musleh, désormais député pro-Hamas élu en 2006. Il se souvient comment les forces de sécurité israéliennes, si agressives habituellement, se sont mises en retrait, laissant se développer la conflagration.



Il dénie toute collusion entre son propre camp et les Israéliens, mais dit-il : « ils espéraient que nous allions devenir une alternative à l'OLP ».



Une année plus tard, en 1984, l'armée israélienne fut renseignée de la part de partisans du Hamas que le Cheikh Gaza et les Islamistes de Gaza collectaient des armes. Les troupes israéliennes firent une descente dans une mosquée et trouvèrent une cache d'armes. Le Cheikh Yacine fut emprisonné.



Il dit aux interrogateurs israéliens que les armes étaient destinées à être utilisées contre les rivaux palestiniens, pas contre Israël, selon M.Hacham, expert aux affaires militaires qui s'entretenait fréquemment avec les Islamistes incarcérés.



Le clerc fut libéré un an après et continua à étendre l'organisation de Mujama à travers toute la bande de Gaza.



Au moment de l'arrestation du Cheikh Yacine, M.Cohen, responsable aux affaires religieuses, adressa un rapport aux responsables militaires et civils israéliens à Gaza décrivant le clerc comme une figure « diabolique », et mettant en garde contre la politique israélienne qui permettait à Mujama de se développer et devenir une force dangereuse. (…)



M.Harari, officier des services de renseignement, dit que cette mise en garde comme d'autres furent ignorées. La raison, selon lui, est pure négligence, pas un désir de renforcer les Islamistes : « Israel n'a jamais financé le Hamas. Israel n'a jamais armé le Hamas ». (...)

Après l'Intifada, les contacts maintenus entre Israel et Hamas



En 1987, plusieurs Palestiniens étaient tués lors d'un accident de la route impliquant un conducteur israélien, déclenchant une vague de protestation connue comme la première Intifada. M.Yacine et six autres Islamistes du Mujama lancèrent le Hamas, ou le Mouvement de résistance islamique.



La Charte du Hamas, publiée un an après, est imprégnée d'anti-sémitisme et déclare que le « djihad est la voie, et la mort pour la cause d'Allah est la croyance la plus sublime ».



Les responsables israéliens, toujours focalisés sur le Fatah, continuèrent à maintenir des contacts avec les Islamistes de Gaza.



M.Hacham, l'expert militaire aux affaires arabes, se rappelle avoir fait se rencontrer un des fondateurs du Hamas, Mahmoud Zahar, avec le ministre de Défense israélien, Yitzhak Rabin, dans le cadre des consultations régulières entre responsables israéliens et palestiniens qui n'étaient pas associés à l'OLP. (…)



Dans le même temps, son ennemi, l'OLP abandonna l'idée d'une destruction d’Israël et commença à négocier pour une solution à deux États. Le Hamas l'accusa de trahison. Cette accusation trouva une certaine résonance lorsqu'Israel continua à construire des colonies sur les territoires palestiniens occupés, en particulier en Cisjordanie. (…)



Incapable de déraciner un réseau islamiste désormais bien établi, qui avait tout à coup remplacé l'OLP comme son principal ennemi, Israël a tenté de le décapiter. Il a commencé à viser les leaders du Hamas. Cela n'a pas ébranlé la force du Hamas, et cela a même parfois aidé le groupe. (…)



Efraim Halevy, officier du Mossad (…) a poussé ces dernières années à la négociation avec le Hamas. Il prétend que le « Hamas peut être écrasé » mais pense que le « prix à payer serait trop élevé pour Israël ».



Quand le voisin laïc et autoritaire d’Israël, la Syrie, a lancé une campagne pour écraser les Frères musulmans au début des années 1980, elle a tué plus de 20 000 personnes, la plupart des civils. (…)



De retour dans sa maison, après avoir constaté les dégâts chez son voisin, M.Cohen, ancien responsable aux affaires religieuses à Gaza, maudit le Hamas et ce qu'il voit comme des erreurs qui ont permis aux Islamistes de s'enraciner à Gaza.



 

Il se rappelle d'une rencontre dans les années 1970 avec un clerc islamique traditionnel qui voulait qu’Israël cesse de coopérer avec les Frères musulmans suivant le Cheikh Yacine. « Il me dit : vous allez avoir de gros regrets dans 20 ou 30 ans. Il avait raison ».

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Palestine-Israël
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