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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 00:33

baraka mohamedSolidarité avec Mohammed Barakeh, dirigeant communiste arabe israélien, poursuivi par la justice israélienne



Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le 10 mars dernier commençait le procès du secrétaire-général du Hadash (Front Démocratique pour la Paix et l'Egalité) et dirigeant du Parti Communiste d'Israël, Mohammed Barakeh.



Poursuivi pour quatre incidents séparés, mais regroupés autour d'un même acte d'accusation, Barakeh est inculpé pour « insulte, agression et obstruction à agent » et risque 5 ans de prison. Ces délits auraient été commis lors de plusieurs manifestations s'étant déroulées entre 2005 et 2008.



Dans un communiqué, le PC d'Israël tient à signaler que cette accusation tend en réalité à inverser les rôles, en escamotant le rôle de médiateur qu'a joué Barakeh dans ce genre de manifestations et en dédouanant les véritables fauteurs de violence, les forces de l'ordre: « Durant la même période, Barakeh a participé à des centaines d'événements de ce genre, quand la police ou l'Armée Israélienne ont essayé de réprimer les manifestations menées par des militants pacifistes et des citoyens Arabo-Palestiniens, en Israël et dans la bande de Gaza. Lors de ces événements, M.Barakeh a joué un rôle important de médiateur avec la police et l'Armée d'après le témoignage même de plusieurs manifestants et, dans certains cas, a dû subir des actes de violence de la part des forces de l'ordre. Plus tard, ces mêmes officiers ont déposé de fausses plaintes contre lui pour agression, essayant de justifier leurs mauvais agissements; elles forment la base de certains des accusations portées contre lui »



Pour Mohammed Barakeh, il ne fait aucun doute que ce procès est un procès politique, dont l'objectif premier est de ternir son image: « L'acte d'accusation lie quatre incidents séparés sur une période de deux ans et demi qui n'ont rien avoir les uns avec les autres (…) La véritable raison pour laquelle ils les ont mis ensemble, c'est pour donner une mauvaise image de moi ».



Plus largement, c'est la question de la liberté d'expression et de manifestation qui est en jeu, car ce procès s'insère dans une campagne d'intimidation contre les militants pacifistes Arabes et Juifs, Israéliens et Palestiniens, communistes et progressistes. Barakeh a ainsi confié au Jerusalem Post que « Toutes les charges concernent des incidents qui se sont déroulés pendant des manifestations politiques et j'y ai assisté dans l'exercice de mes responsabilités politiques. » Et le député communiste d'en déduire que cela fait partie d'une « campagne de persécution visant à réprimer la liberté d'expression. »



Figure exemplaire de la lutte pour la paix, Barakeh a déjà été à plusieurs reprises menacé de mort et contraint à limiter ces mouvements. Cela ne l'a pas empêché de participer aux manifestations contre les nouvelles colonies, que la justice Israélienne cherche désormais à criminaliser.



La solidarité avec le dirigeant communiste s'exprime déjà en Israël et en Palestine. Dès le premier jour du procès où plusieurs dizaines de militants pacifistes dont des membres éminents du PC d'Israel/Hadash – les députés Dov Khenin, Afou Agbaria et Hanna Swaid – se sont réunis au Tribunal de Tel-Aviv pour manifester leur indignation et leur colère.



Personnalité à la moralité irréprochable, attaché à certains principes politiques intangibles, dirigeant communiste conséquent, Barakeh avait dernièrement participé à un hommage rendu aux victimes de la Shoah à Auschwitz, en tant que membre d'une délégation de la Knesset.



Attaqué par la droite sioniste – pour qui un Arabe, communiste de surcroît ne peut s'associer aux commémorations de l'Holocauste – comme par les milieux islamistes – qui confondent anti-sionisme et anti-sémitisme, Barakeh avait néanmoins refusé de céder à ces menaces et avait prononcé dans l'ancien camp d'extermination un discours vibrant et tourné vers le présent et vers un avenir qui s'assombrit, concluant ainsi: « Les choses prennent un tout autre sens ici (…) On doit en tirer la vraie leçon, c'est qu'on doit se battre contre toutes les formes de répression et d'oppression, en tout lieu et en tout temps. »



Ces paroles sonnent hélas justes au moment où le procès de Barakeh débute et que la justice Israélienne, oubliant le sort tragique des victimes de l'Holocauste, tente de réduire au silence les dernières voix de la conscience, de ceux qui refusent le silence face à ce crime contre l'Humanité.



Solidarité avec le camarade Mohammed Barakeh, dirigeant communiste arabe israélien et voix de la Justice et de la Paix en Israël!



Son combat pour la liberté d'expression, d'opinion et de manifestation est inséparable du combat pour la paix et pour la fin de l'occupation et de la colonisation de la Palestine!

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 13:45

juifsarabes5 000 militants pacifistes Juifs et Arabes ont manifesté dimanche dernier à Jérusalem-Est contre les nouvelles colonies



C     Communiqué du PC d'Israël

 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Près de 5 000 militants pacifistes Juifs et Arabes se sont rassemblés ce Dimanche 6 Mars, parmi eux de nombreux membres du Hadash (le Front Démocratique pour la Paix et l'Egalité/Parti Communiste d'Israël), dans le quartier Palestinien Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est afin de protester contre les nouvelles colonies Juives dans le secteur et l'expulsion de familles arabes de leurs foyers.

 

Les manifestants se sont réunis sur un terrain de football du quartier et ont agité des drapeaux Israéliens et Palestiniens avant de marcher vers la tombe de Simon le Juste. Le député Dov Khenin, dirigeant du Parti Communiste d'Israël, a fait remarquer que « tout accord politique supposerait la division de Jérusalem et ces colonies visent à empêcher la paix ». Les manifestants brandissaient des drapeaux Rouges et des drapeaux Palestiniens et chantaient « Arrêtez la démolition des maisons » et « Il n'y a pas de sainteté dans une ville occupée. »

 

Des milliers de militants pour la paix Juifs et d'Arabes se sont rassemblés dimanche à Sheikh Jarrah

 

Dans les six derniers mois, un groupe de militants pour la paix Israéliens a manifesté chaque vendredi dans ces quartiers de Jérusalem-Est, pour protester contre la confiscation des maisons Palestiniennes par les colons.

 

La semaine dernière, les manifestants ont demandé à la police de Jérusalem la permission d'organiser un large rassemblement, dans la rue, menant jusqu'à une maison confisquée, pour protester contre les colons et pour montrer leur solidarité avec les résidents Palestiniens du quartier. Plusieurs familles Palestiniennes de Sheikh Jarrah ont été expulsées dans les derniers mois au profit de colons Israéliens. Ces évictions ont mené à des manifestations qui ont été réprimées par la police, qui a elle-même arrêté des dizaines de militants pacifistes Israéliens.

 

La police a refusé d'autoriser le rassemblement et a approuvé au contraire un rassemblement plus petit sur un terrain de football situé à 300 mètres de cette maison. Les manifestations ont tenu à affirmer que le terrain était encerclé par un mur et qu'il ne pouvait donc pas être vusde l'extérieur et était donc totalement isolé de la zone autour de la maison confisquée, qui était au cœur de l'action de protestation.

 

Les juges de la Cour Suprême ont critiqué vivement la décision de la police de Jérusalem, cette semaine, après qu'ils ont refusé la demande des manifestants. « La police fait faire au droit de manifester un bond en arrière de 30 ans », a déclaré le président de la Cour Suprême, Dorit Beinisch, au cours des délibérations.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 00:51

berlusconi israelVisite de Berlusconi en Israël


Inacceptable soutien politique au régime israélien massacreur de Gaza



par Fabio Amato, secrétaire aux relations internationales du Parti de la Refondation Communiste (PRC)



dans Liberazione, organe du PRC



Traduit par MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La visite de Berlusconi en Israël a été célébrée sans qu'aucune voix critique venant de l'opposition parlementaire ne se soit élevée. Un an après Plomb durci, caractérisée comme un crime de guerre même par l'ONU, et après deux jours de propos louangeux en Israël, le Président du Conseil se rappelle enfin que Gaza existe, mais seulement pour absoudre l'agresseur et condamner les victimes. Quelle honte! Il qualifie de « juste réaction » le massacre de 1500 victimes innocentes, les destructions par milliers, l'utilisation d'armes interdites comme le phosphore blanc, l'embargo immoral et inhumain, avec plus d'1,5 million de personnes privées de tout, entassées dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde. On le sait, l'homme aime se pavaner, et se faire bien voir par tout le monde. Où qu'il aille, il doit en sortir les unes plus grosses que les autres juste pour satisfaire son ego, et ne pas perdre la face devant son vis-à-vis. Il rend visite à Loukachenko, le reconnaît comme un leader aimé de son peuple, et se contre-fiche des valeurs libéraux-démocrates tant vantées, la même chose quand il rencontre Khadafi, à qui il délègue le sale travail contre les immigrés. Avec Poutine, c'est tape dans le dos, petites blagues et odeur de gaz. En Israël, donc, en plus de louer les mérites d'Israël, il oublie tout à coup qu'il est le chef d'un gouvernement d'extrême-droite, où on trouve des ministres de la Défense qui font l'apologie de la X-Mas [corps d'élite du régime fasciste placé sous commandement nazi à partir de 1941 spécialisé dans la traque et le massacre des communistes italiens], un parti comme la Ligue du Nord infesté de dirigeants qui appellent à la haine raciale, des nostalgiques et des révisionnistes qui veulent mettre sur un même plan les fascistes de la République de Salo et les partisans de la Résistance et pourtant, contrairement à ce qu'il fait en Italie, il est donc prêt à célébrer la lutte de libération contre le nazisme et le fascisme. Le gouvernement Israélien, de son côté, se moque de l'alliage idéologique xénophobe et néo-fasciste de la droite italienne, et jubile de pouvoir bénéficier d'un soutien venant du coeur de la Méditerrannée et de l'Europe. Il n'y a pas à s'en étonner.



La politique israelienne dans les territoires occupés et à Gaza est du colonialisme pur et dur, c'est la création d'un véritable système d'apartheid.


 

Ce gouvernement et ses représentants se sont toujours opposés à la naissance d'un État palestinien. Le ministre des Affaires Étrangères Liberman est un fanatique extrémiste avec des positions ouvertement racistes, qui par ses sorties xénophobes rivalise avec Borghezio [dirigeant de la Ligue du Nord – connu notamment pour ses sorties anti-arabes]. Mais le soutien inconditionnel à Israël et à sa politique intransigeante n'est certainement pas dû au caractère du Président du Conseil. On peut bien mettre ses sorties malheureuses sur son compte. Ce soutien à Israël est revendiqué consciemment par Berlusconi comme un changement géopolitique stratégique.

 

C'est la fin de soixante ans de politique étrangère de notre pays. Son voyage porte un coup à l'idée d'une Italie et d'une Europe fortes en Méditerranée, autonomes et capables de dresser des ponts avec le monde arabe, de favoriser un dialogue et une solution politique au conflit israélo-palestinienne. Et, à l'opposé, la relance de l'idéologie néo-conservatrice est le coup de queue d'un vétéran non repenti de l'époque de la guerre préventive. Berlusconi est un formidable incitateur à la haine, qui attise les fondamentalismes; à commencer par le sien. Celui de la défense de l'occident au nom des droits de l'Homme, sur courant alternatif. Et la politique idéologique qui nourrit le choc des civilisations, qui unit nos droites et les droites du monde entier dans leur entreprise commune d'instrumentalisation politique de la peur. Elle est rendue possible actuellement pour deux raisons. La première, c'est que celui qui devrait mettre un terme à cette ère, Barack Obama, ne l'a pas fait. Du discours d'automne dernier du Caire, il reste bien peu de choses. Israël continue à construire des colonies et à voler la terre des palestiniens, à les chasser de Jérusalem-Est et à étrangler Gaza. Dans son bras de fer avec le gouvernement de Tel-Aviv, ce dernier en est sorti victorieux. L'autre raison, c'est l'Europe, pour la simple et bonne raison qu'elle n'existe pas, un nain politique divisé et incapable d'avoir une politique étrangère autonome; à la botte de l'OTAN comme le sont les nouveaux pays de l'Est dont l'Italie s'est fait le chef de file, en se complaisant dans l'atlantisme le plus extrême. La paix au Moyen-Orient et la fin de la désastreuse époque de la guerre contre le terrorisme, de l'affreuse théorie du choc des civilisations, dont s'abreuvent les fondamentalistes de tout bord, passent par une seule voie: la reconnaissance du droit du peuple palestinien à avoir son État et sa terre. Une paix qui ne peut que reposer sur le respect du droit international, des résolutions bafouées en toute impunité par tous les gouvernements israéliens.



C'est ce que devrait faire l'Italie: au lieu d'absoudre Israël pour le massacre de Gaza, exiger qu'il mette fin à l'occupation militaire.



Nous voudrions dire au peuple palestinien, qu'il a le plus profond respect du peuple italien, qui n'est représenté en rien par les prises de position et de parole d'un égocentrique qui a pris en otage ce pays pour défendre avant tout ses intérêts, l'a plongé dans le recul de civilisation et l'a ridiculisé aux yeux du monde. A cet égard, un homme comme Sandro Petrini [président socialiste de la République italienne de 1978 à 1985] nous manque cruellement. L'Italie, c'est la solidarité encore forte exprimée par la société civile, qui par chance continue à vivre, quotidiennement. Par le bas. Avec les campagnes d'information et de solidarité à la cause palestinienne, à travers les instruments, comme la campagne BDS, qui peuvent pointer du doigt les décisions et la complicité des gouvernements, à commencer par le nôtre.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 22:02
manif 6 fevrier logoGaza, 1 an après : Briser 3 ans de siège israélien, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël

Manifestation pour la Palestine, Samedi 6 Février 2010 à 14h

Départ Place de la république en direction de l’ambassade d’Israël, arrivée Place de l’Opéra

A l’initiative du « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens ».

 

 

Le 27 décembre marquait le premier anniversaire du début de l’agression israélienne contre les Palestiniens de la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une majorité de civils), sont venus s’ajouter aux effets désastreux du siège total, suscitant l’indignation des opinions publiques internationales. En France, le 10 janvier dernier, nous étions 300 000, unis dans la diversité, à l’appel du Collectif National, dans 100 villes de France.


Les Nations-Unies ont depuis explicitement endossé le rapport du juge Goldstone. Celui-ci demande une levée immédiate du bouclage de Gaza et affirme notamment que l’armée israélienne a sans doute commis des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité.


Un an après, l’objet de nos mobilisations reste d’actualité. Le blocus est toujours aussi dur, si ce n’est plus puisqu’il interdit en plus toute reconstruction des habitations et édifices détruits. Le gouvernement d’extrême-droite israélien refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l’impasse des négociations entre Israéliens et Palestiniens, c’est à nous, citoyens, organisations de la société civile, syndicats et partis politiques d’amener nos dirigeants à imposer le respect du droit international.

 

Signataires:

 

Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui Alliance For Freedom And Dignity –France (AFD-France), Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.), Association républicaine des anciens Combattants, Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Cedetim, CICUP, CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, Droit-Solidarité, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Génération Palestine (GP), GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine, La Courneuve-Palestine, Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR), Les Alternatifs, Les femmes en Noir, Les Verts, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Organisation de Femmes Egalité, Parti Communiste Français (PCF), Solidarité Palestine 18°, Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Union Juive Française Pour la Paix (UJFP), Union syndicale Solidaires
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 23:36

camp_children1.jpgBarakeh, député communiste arabe israélien, à Auschwitz: poursuivre la lutte contre le racisme et le fascisme



Traduction d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Déclaration du Bureau Politique du Parti Communiste d'Israël



Le député Muhammad Barakeh, président du Hadash-Front démocratique pour la paix et l'égalité (FDPE) et membre du Bureau Politique du Parti Communiste d'Israël (PCI), fera partie ce mois-ci [aujourd’hui 27 janvier], avec les bénédictions des directions PC et du Hadash, à la délégation parlementaire Israélienne qui participera aux cérémonies pour le Jour International de la Libération du Camp de Mort par l'Armée Rouge. Sa participation est une expression claire de la ligne idéologique et politique, portée par le PCI et le Hadash depuis des années:



Le 27 janvier, jour de la libération de Auschwitz par l'Armée Rouge, a été désigné par l'ONU comme le jour international du souvenir pour les victimes du Fascisme et de l'Holocauste. Tout au long du 20ème siècle, les communistes ont mené la lutte contre le fascisme et le racisme. Nous sommes fiers de cette lutte et nous engageons pour ces valeurs humaines qui l'animent, maintenant et à l'avenir.



L'Holocauste des Juifs européens est un élément indissociable de la nature raciste et de la pratique monstrueuse du fascisme. La leçon de l'Holocauste est universelle et humaine. La faire sienne est à la fois un devoir d'humaniste et un devoir de communiste. Ces dangers existent dans la société Israélienne également, et lutter contre ceux-ci nous oblige à former, au sein de la société Israélienne, un large front démocratique de résistance et d'action.



Le PCI est bien conscient que dans les dernières années, l'establishment Israélien a fait de grands efforts pour s'approprier l'Holocauste et le mettre au profit de la propagande officielle Israélienne. C'est un rapprochement fallacieux. En tant que Parti Communiste d'Israël, il est de notre devoir de contribuer à la lutte contre le mauvais usage de la mémoire de l'Holocauste, qui est censée justifier l'Occupation. La façon de traiter cette question ne peut pas être ni de fuir ni d'esquiver la question. Traiter cette question ne signifie pas laisser entre les mains de l'establishment Israélien l'organisation universelle d'événements et de cérémonies commémorant les victimes du Nazisme.



Choisir le jour de la libération d'Auschwitz par l'Armée Rouge pour être le Jour International du Souvenir pour les victimes du Fascisme et de l'Holocauste, était un succès important dans la lutte progressiste international contre les tentatives pour minimiser et effacer le rôle décisif joué par l'Union Soviétique dans la victoire contre la bête Nazie. En Israël, le PCI s'est tenu pendant de nombreuses années au premier rang des commémorations du 9 mai – Jour de la Victoire contre l'Allemagne Nazie – même à l'époque où l'establishment Israélien choisissait d'ignorer complètement cet événement décisif dans l'histoire de l'humanité



Dans le cadre du mouvement communiste et progressiste mondial, le PCI continuera à participer activement aux commémorations de la victoire contre le Nazisme, et de la libération d'Auschwitz par l'Armée Rouge, sur la scène internationale également.



Notre participation à la délégation parlementaire découle de notre décision historique et stratégique de jouer un rôle actif dans la scène parlementaire Israélienne. Cette décision est, pour nous, un élément indissociable de notre lutte pour gagner l'opinion publique Israélienne, afin d'emmener à une profonde transformation politique dans ce pays. Nous faisons partie de la Knesset. Nous ne la boycottons pas, ni son activité, mais la traitons comme une arène de la lutte politique, dans laquelle nous nous battons pour nos valeurs et nos principes. Une délégation parlementaire n'est pas une délégation parlementaire. Dans une délégation parlementaire, chaque membre exprime les opinions et les valeurs de son parti.



Pendant toutes ces années, le PCI s'est opposé, et s'oppose toujours, aux politiques dangereuses et destructrices des gouvernements Israéliens. Nous luttons contre celles-ci de toute force dans toutes les arènes politiques. Dans cette lutte, nous rejetons la tentative visant à identifier le gouvernement d'Israël avec le peuple d'Israël Nous voulons remplacer le gouvernement d'Israël Nous voulons convaincre le peuple d'Israël



Au-delà de l'importance idéologique de notre participation dans la visite du camp d'Auschwitz, le PCI y voit un acte important dans la lutte politique actuelle. Face au danger que pose l'extrême-droite en Israël, le PCI et le Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité) a posé comme une question politique majeure, la question de qui va isoler qui: la droite Israélienne parviendra-t-elle à isoler la Gauche et la population Arabe, ou parviendrons-nous à les isoler? Dans la discussion publique entourant la visite du député Barakeh à Auschwitz, nous pouvons y voir un excellent exemple de comment nous pouvons, en pratique, autour d'une cause juste, isoler l'extrême-droite, à la fois dans l'opinion publique Israélienne et même à la Knesset, malgré sa composition politique problématique.



Le Bureau Politique du PCI souhaite au député Barakeh un bon voyage. Nous en appelons aux membres et aux sympathisants du Parti, aux membres et aux sympathisants du Hadash, pour qu'ils participent activement à la discussion autour de la question, et qu'ils y voient une occasion pour clarifier et renforcer nos positions de principe.



Site du Parti Communiste d'Israël: http://www.maki.org.il/



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