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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 05:55

maki-manif-tel-aviv-copie-1.jpg10 000 manifestants à Tel-Aviv contre la guerre meurtrière à Gaza à l'appel des communistes et pacifistes israéliens



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 10 000 personnes se sont rassemblés samedi soir place Rabin pour trouver une solution politique à l'occupation des territoires palestiniens sous le mot d'ordre : « Changer de cap : loin de la guerre, visons la paix ».



On y retrouvait de nombreuses pancartes affirmant : « Qui ne veut la paix trouve toujours des prétextes » et « Oui à la démocratie, non au fascisme ».



Lors de ce rassemblement, des discours ont été prononcés par l'écrivain David Grossman, le journaliste Zoheir Bahloul, la présidente de Meretz, la députée Zahava Gal-On, le président du Hadash, le député communiste Mohammed Barakeh et Nomika Tzion, résidente de Sderot.



Le meeting a aussi vu des performances musicales de Achinoam Nini [NdT : plus connue en France sous le nom de 'Noa', célèbre par sa performance dans la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris], Mira Awad, Yair Dalal et Adam Gorlitsky.



La présidente de Meretz Zahava Gal-On a lancé un appel au Premier ministre Benyamin Netanyahu, afin qu'il présente a démission :



« Bibi, tu as échoué. Il faut partir, laisse les clés et rentre chez toi. Tu as gravement échoué, parce que depuis cinq ans, tu refuses la diplomatie, tu refuses d'adopter l'Initiative pour la paix arabe ».



La manifestation était organisée par deux partis de gauche : Meretz et le Hadash (Le Front démocratique pour la paix et l'égalité – Parti communiste d'Israel) ainsi que par Peace Now et le Forum des familles endeuillées.



Le rassemblement devait avoir lieu la semaine dernière, mais il fut reporté sur ordre de la police et du Commandement du Front intérieur, qui interdisait alors les rassemblements de plus de 1 000 personnes à Tel-Aviv.



La page Facebook de l'événement se présentait ainsi : « après un mois douloureux de guerre et de morts, au vu des vagues d'incitations à la haine qui déchirent la société israélienne, nous appelons à une manifestation pour la paix et la démocratie.



Le prochain cycle (de violences) peut être évité. Il ne nous faut pas sombrer dans un abîme de guerres toujours plus cruelles, de haine exacerbée et de destruction de nos voisins et de nous-mêmes.



Seul un accord garantira à la sécurité à long-terme pour les résidents du sud et pour l'ensemble du pays. Il y a une alternative – dialogue immédiat avec les Palestiniens pour s'assurer d'une paix juste, la levée du blocus à Gaza et une position ferme des Arabes et des Juifs contre le racisme et pour la vie.



Seule une solution politique à deux États garantira l'indépendance, la justice, la sécurité et l'espoir pour tous ceux qui vivent sur cette terre ».



Lors de son discours, l'écrivain David Grossman déclarait : « Aucun camp dans cette guerre ne porte le visage de la victoire. Il n'y a que d'indescriptibles images de mort et de destruction. Chaque image ne dépeint que la défaite des deux peuples.



Il n'y a pas de solution militaire au conflit entre Israël et le Hamas. Il n'y a pas de solution militaire qui mette fin aux souffrances des Israéliens dans le sud et aux souffrances inhumaines des Gazaouis. Le gens en Israël ne pourront respirer librement non plus, tant que l'étau enserrant Gaza ne sera pas levé ».



Sous un tonnerre d’applaudissement, le député communiste du Hadash, Mohammed Barakeh, a affirmé en Hébreu et en Arabe : « nous construisons un partenariat contre l'occupation, pour une Palestine libre aux côtés de l’État d’Israël ».



Il continua : « Nous sommes ici pour une solution à deux États, pour la vie et pour un avenir pour les gens à Gaza et dans le Sud ».



Barakeh s'est également adressé à la foule, décrivant un désir « de construire une véritable amitié entre Arabes et Juifs ».



« Depuis la signature des Accords d'Oslo », dit-il, « l’État et la droite ont essayé de nier la légitimité civique des Arabo-palestiniens en Israël, qui n'opteront jamais pour la guerre et seront toujours en faveur de la paix ».



Nomika Tzion, résidente à Sderot, a appelé la foule à penser à ceux à Gaza qui sont réfugiés pour la seconde fois ou la troisième, ajoutant : « Le vrai crachat au visage des résidents de Sderot ? Les tentatives de nous caractériser tous comme un seul et unique groupe stéréotypé ».



Gaza est « la plus grande prison du monde », a-t-elle continué.



 

Partageant ce sentiment anti-guerre, les manifestants ont exprimé leur colère envers le gouvernement d'extrême-droite israélien en chantant : « Bibi, go home ! »

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 06:21

GazaProtest.jpgManifestation monstre à Londres en solidarité avec la Palestine : 150 000 personnes dans la rue pour dénoncer l'agression israélienne

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Voilà ce que craint le gouvernement français, aligné derrière la politique de guerre israélienne : des dizaines de milliers de citoyens dans la rue en solidarité avec la cause palestinienne, dénonçant la politique israélienne. C'est en Grande-Bretagne que cela se passe.

 

Ce 9 août restera une date spéciale pour les militants de la cause palestinienne en Grande-Bretagne : celle de la plus grande manifestation de dénonciation de la politique criminelle israélienne de l'autre côté de la Manche.

 

Les médias évoquent « plusieurs dizaines de milliers de manifestants », les organisateurs parlent de 150 000 personnes dans les rues de Londres, en ce « Jour de la colère » qui se déclinait par des manifestations de solidarité à travers le monde, du Cap à Athènes, de Berlin à Paris.

 

Cette troisième manifestation en un mois dans la capitale britannique est de loin la plus massive, non seulement depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza mais de l'histoire du pays, en solidarité avec le peuple palestinien.

 

La manifestation londonienne – convoquée par « Palestine solidarity campaign » et d'autres organisations de solidarité – partait des studios de la BBC à Portland Place pour se diriger vers un meeting à Hyde Park, tout en longeant l'ambassade américaine Grosvenor Square.

 

Des voitures, des bus de toutes les villes d'Angleterre mais aussi d’Écosse ont alimenté le cortège, faisant de cette journée une démonstration de force éclatante.

 

Une réussite d'autant plus remarquable que – de l'aveu même de la police, rapporté par The Independent – aucun débordement n'a été signalé, aucune arrestation n'a été nécessaire, tandis que les slogans anti-sémites n'ont rencontré aucun écho.

 

Parmi les banderoles, pancartes prédominantes « Free Palestine » et « Mettons fin au blocus de Gaza », tandis que les chants « Libérer, libérer la Palestine » et « Brique par brique, mur par mur, l'apartheid israélien doit tomber » rythmaient la marche.

 

A Hyde Park, les interventions ont toutes dénoncé la politique britannique de complaisance avec la politique sioniste.

 

Ainsi, pour Sarah Colborne, directrice de la Campagne de solidarité avec la Palestine : « nous sommes ici pour envoyer un message à notre gouvernement, nous avons honte, nous sommes dégoûtés par le massacre à Gaza et la complicité du gouvernement britannique ».

 

« Il y a des personnes issues de différents partis politiques, de toutes les couches de la société, des gens de toutes les confessions et certains qui n'en ont pas, nous disons tous : Sanctions maintenant, libérons la Palestine ».

 

Seamus Milne, chroniqueur et rédacteur en chef adjoint du Guardian, expose la situation avec lucidité :

 

« Israel occupe illégalement Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Israël n'a aucun droit de se défendre des territoires qu'il occupe. Il n'a qu'une obligation : se retirer. Les Palestiniens sont un peuple occupé. Ils ont le droit de se défendre de l'occupant ».

 

Deux interventions ont particulièrement ému la foule. Celle d'abord de Glyn Secker de l'asociation « Juifs pour la Justice pour les Palestiniens » :



« Aujourd'hui, une image reste dans ma tête. L'image d'un parent palestinien transportant la chair de son enfant dans un sac plastique. En tant que Juif, je ne laisserai jamais associé à de telles monstruosités. Jamais en mon nom, jamais dans ma vie ».



Le jeune Barnaby Reine, âgé de 19 ans, a balayé les accusations d'anti-sémitisme cherchant à faire taire les manifestants pour la justice :



« La leçon de l'Holocauste est que des crimes sont perpétrés quand les gens oublient que nous sommes tous des êtres humains. Je ne suis pas ici malgré l'histoire juive mais à cause de l'histoire juive ».



Quelques représentants, députés du Parti travailliste étaient également présents à la manifestations à titre individuel,tels Rushanara Ali, Diane Abbott ou Jeremy Corbyn, dénonçant la complaisance du gouvernement Cameron avec la politique criminelle du gouvernement israélien.



Si le leader de l'opposition Ed Miliband a lui aussi questionné le 2 août dernier l' « inexplicable silence » de David Cameron sur le massacre à Gaza, l'incursion israélienne il se contente ensuite de renvoyer dos à dos l'agresseur israélien et la résistance palestinienne.



 

Quoiqu'il en soit, cette manifestation montre à Londres montre que le mouvement de solidarité internationale avec la Palestine ne cesse de croître, Israël est plus que jamais isolé dans le monde. Free Palestine !

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 05:23

Imad-Assfour.JPGUn jeune cadre du Parti communiste palestinien, Imad Asfour, tué lors de l'offensive criminelle israélienne à Gaza

 

Communiqué du Parti communiste d’Israël

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Parti communiste d’Israël (PCI) et le Front démocratique pour la paix et l'égalité (Hadash) expriment leur profonde stupeur, leur douleur et leur rage par rapport au meurtre de sang-froid du camarade du Parti du peuple palestinien (PPP) Imad Asfour, victime de l'offensive militaire criminelle israélienne dans la bande de Gaza.

 

Notre camarade et ami Asfour était vice-président de la Commission de contrôle et responsable au développement de l'organisation de jeunesse, il était une figure importante du PPP.

 

Juste deux jours avant le meurtre d'Imad, son père avait été également tué par une attaque israélienne.

 

Comme nous le savons, dans les trois dernières semaines, il y a eu plus d'un millier de morts palestiniens dans la bande de Gaza!

 

Il faut mettre un terme à cela !

 

Le PCI et le Hadash transmettent leurs condoléances au PPP et à la famille d'Asfour, à ses proches et ses amis, et réaffirment leur condamnation ferme et sans équivoque des crimes de guerre israéliens et des massacres de masse dans la bande de Gaza.

 

Que le souvenir d'Asfour soit éternel !

 

Que l'âme d'Asfour repose en paix !

 

Stoppons les crimes de guerre israéliens !

 

 

A bas l'occupation !

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 06:50

Arafat_Darwish_Habash.jpgLe poème de Mahmoud Darwich symbole de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne: « Identité »

 

Introduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

On ne présente plus Mahmoud Darwich, considéré comme le poète de lca résistance nationale palestinienne, un des plus grands poètes de langue arabe du XX ème siècle, à l'inspiration bercée par la perte, par l'exil, par la lutte tragique du peuple palestinien.

 

Darwich a toujours mêlé sa quête artistique à ses combats politiques – sans sacrifier ni l'aspiration à la beauté formelle, ni l'idéal d'une autre société plus juste – il fut un militant du Parti communiste d’Israël dans les années 1960, publiant ses premiers poèmes dans la presse du parti.

 

Il continua ensuite ses études en URSS avant de revenir en Palestine pour intégrer l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) en 1973, dont il occupa les fonctions les plus élevées avant de la quitter en 1993 pour protester contre les accords d'Oslo qui désarmaient la résistance.

 

Darwich fut donc un poète de la lutte acharnée de la lutte du peuple palestinien, de la fierté arabe, mais aussi celui de l'unité, dans la résistance palestinienne, ainsi qu'ultimement entre les peuples de la terre palestinienne quelle que soit leur origine, confession : juifs, arabes, ou autres.

 

Nous proposons ici – en ces temps de résistance à l'agression israélienne contre Gaza – son poème qui a le plus contribué à sa réputation de poète national palestinien : « Identité ».

 

 

 

 

Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d'enfants : huit
Et le neuvième... arrivera après l'été !
Et te voilà furieux !


Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j'ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d'écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n'irai pas quémander l'aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !


Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille - je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines...
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l'effusion de la durée
Avant le cyprès et l'olivier
...avant l'éclosion de l'herbe
Mon père... est d'une famille de laboureurs
N'a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan - être
Sans valeur - ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.


Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux... couleur du charbon
Mes yeux... couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
...elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c'est
L'huile d'olive et le thym


Mon adresse :
Je suis d'un village isolé...
Où les rues n'ont plus de noms
Et tous les hommes... à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !


Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as raflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
...à ce que l'on dit !


DONC


Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n'ai pas de haine pour les hommes
Que je n'assaille personne mais que
Si j'ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !


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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 05:28

Soda-Stream-Picket-10.11.12---J-Big-Banner.JPGJ-Big – ces Juifs qui soutiennent le boycott d'Israel

 

Article du Morning Star, quotidien communiste britannique

 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les deux se sont rencontrées à travers Juifs pour la justice pour les palestiniens (JfJfP en anglais), fondé en février 2002 en réponse à la seconde intifada.

 

Fink a rejoint le mouvement en juillet de l'année dernière. Venant d'un milieu conservateur, pro-israélien, elle a été rassuré de pouvoir rencontrer des congénères juifs qui étaient opposés à la politique israélienne en Palestine.

 

Elle perçoit la JfJfP comme une organisation importante.

 

On montre qu'« Israël ne représente pas tous les Juifs »

 

« Elle montre au monde qu’Israël ne représente pas tous les Juifs, qu'ils ne peuvent pas compter sur le soutien de tous les Juifs », dit-elle. « Et dans une certaine mesure, elle protège les critiques non-juifs de la politique israélienne des accusations fallacieuses d'anti-sémitisme ».

 

L'anti-sémitisme est souvent l'accusation lancée à ceux qui osent critiquer Israël, dans le but de les intimider pour mieux les réduire au silence.

 

Fink sentait qu'il fallait être une voix spécifiquement juive pour soutenir la campagne de boycott des biens israéliens, elle a donc fondé avec Wimborne-Idrissi J-Big en 2006.

 

Boycotter les biens israéliens, c'est « kascher » !

 

Elles ont choisi le slogan pince-sans-rire : « il est kascher de boycotter les biens israéliens », soulignant le fait que de nombreux Juifs sont impliqués dans la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), donc qu'il est « kascher » d'y participer.

 

Wimborne-Idrissi vient d'une famille juive de gauche. Son père vendait le prédécesseur du Morning Star, le Daily Worker, donc la solidarité avec les peuples opprimés est quelque chose avec lequel elle a grandi.

 

Elle a découvert JfJfP dans la campagne contre la guerre en Irak, en 2003. Un intervenant lors d'une manifestation « Stop the war » parlait, en tant que Juif, pour les droits des Palestiniens. Wimborne-Idrissi s'est engagée sur-le-champ.

 

Elle a senti que JfJfP, tout en faisant du bon travail dans la communauté juive, n'était pas allé aussi loin qu'elle et d'autres le souhaitaient dans la campagne de boycott. Il fallait aller un peu plus loin.

 

La Campagne de Solidarité avec la Palestine avait monté une campagne pour le boycott des biens israéliens et se montrait intéressé à se voir soutenu par une voix spécifiquement juive.

 

Wimborne-Idrissi et Fink ont rassemblé des personnes partageant leurs convictions et ont créé J-Big. Une déclaration fondatrice était publiée, une banderole avec le slogan « kascher » était produite et J-Big commençait à construire la mobilisation de solidarité.

 

Résister aux accusations fielleuses des extrémistes sionistes

 

Wimborne-Idrissi dit qu'il n'a pas fallu attendre longtemps avant que ne se déchaîne un déluge d'accusations fielleuses.

 

Elles se voyaient stigmatisées comme des « Juifs qui ne s'assumaient pas » (self-hating Jews) et des « traîtres à l’État juif d’Israël ».

 

« Nous n'avions pas d'illusions sur le fait que la campagne puisse faire s'effondrer l'économie israélienne », dit-elle.

 

« Boycotter les avocats et les poivrons qui ont poussé dans les territoires palestiniens occupés, et qui sont vendus ensuite comme israéliens, cela n'allait pas mettre l'économie du pays à genoux, mais pointer l’immoralité sur comment et où ces biens sont produits, c'est un message important à faire passer ».

 

Une participation active au boycott culturel d’Israël

 

J-Big s'est de plus en plus intéressée au boycott d'Israel à un niveau institutionnel – par exemple, en boycottant certains événements culturels tels que les musiciens israéliens venant en Grande-Bretagne sous la bannière israélienne pour se produire ici pendant que des artistes palestiniens subissent l'occupation.

 

Ici, la formation musicale de Fink – elle est diplômée de musique et soprano expérimentée – a fait irruption sur le devant de scène.

 

En travaillant avec d'autres dans le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), Fink a commencé par interrompre le Quartet de Jérusalem au Wigmore Hall en 2010, chantant une parodie de Jerusalem, Holy city.

 

J-Big était aussi impliquée quand la campagne a touché une cible d'un niveau encore supérieur, encourageant le maximum de personnes possible à se joindre aux manifestations quand l'Orchestre philharmonique d’Israël a joué au Royal Albert Hall en 2011.

 

Il y eut de nombreuses perturbations lors de la prestation de l'orchestre, la première impliqua 13 militants dans un chœur dirigé par Fink.

 

Sue Blackwell, membre éminent du Comité britannique pour les Universités de Palestine qui a écrit les paroles de la parodie de Wigmore, écrivit une nouvelle version de l'Hymne à la joie transformé en Hymne au boycott, incluant les paroles « Israel, cesse ton occupation, la Palestine doit désormais être libre, le nettoyage ethnique et l'apartheid doivent être de l'histoire ancienne ! ».

 

Manifestants, qui venaient de loin – d'Edinbourg ou de Brighton – étaient placés de façon stratégique autour de l'auditorium et leurs interventions étaient parfaitement calibrées.

 

Lors d'un intermède musical, les manifestants dans les sièges vides du choeur se sont levés et ont brandi des pancartes qui, toutes mises ensemble, formaient le mot d'ordre : « Free Palestine ».

 

Les manifestants furent finalement escortés hors de la salle de concert, mais l'action a fait le tour du monde.

 

Fink explique que l'action controversée visait à pointer du doigt la façon dont l'orchestre agissait comme un ambassadeur culturel, faisant apparaître Israël comme un pays civilisé.

 

« En tant que musicien, j'ai trouvé cela difficile d'interrompre une si belle musique », dit-elle. « Mais les droits humains fondamentaux sont plus importants ».

 

« Il ne s'agit pas seulement d'influencer le public du concert, mais d'influencer l'opinion monndiale. Vous ne pouvez pas faire cela en distribuant quelques tracts ».

 

Wimborne-Idrissi ajoute que les manifestations étaient prévues pour perturber le moins possible la beauté de la musique.

 

Le concerto de violon de Bruch faisait ainsi partie du programme. Donc, le « Free Palestine ! » devait être crié quand le chef d'orchestre levait sa baguette au début de la pièce, mais pas une fois que le violon avait commencé à jouer.

 

Les perturbations étaient orchestrées de façon à s'harmoniser avec la performance, la transformant en une arme pour les Palestiniens.

 

Le concert ne fut pas annulé. C'est la BBC qui a interrompu le programme – chose qui n'était jamais arrivée auparavant dans l'histoire des représentations de concerts. Ce fut une opération encore plus réussie que l'action précédente à Wigmore Hall.

 

J'ai suggéré que ce que cette bande d'une trentaine de personnes avait fait cette nuit à Albert Hall ne visait pas tant à déranger Beethoven, qui était joué, qu'à être fidèle à son esprit. Fink et Wimborne-Idrissi étaient d'accord : « Beethoven était un révolutionnaire ».

 

Une pierre au mouvement mondial contre le boycott

 

Wimborne-Idrissi souligne que le mouvement mondial pour le boycott, commencé par les Palestiniens eux-mêmes, ne vise pas des Israéliens en tant qu'individus – et certainement pas des Juifs en tant que Juifs.

 

Il cible des institutions et vise à l'égalité pour les Palestiniens vivant en Israel, la liberté pour les Palestiniens vivant en territoires occupés et la justice pour les réfugiés palestiniens, y compris le droit au retour pour tous ceux contraints de fuir leurs maisons depuis la Nakba (« catastrophe ») de 1948.

 

 

Ensemble, ces mouvements espèrent gagner leur bataille pour la justice pour les Palestiniens – quelque chose que l'ONU n'a visiblement pas pu conquérir.

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