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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:39

goldman-2.jpg« Moi, Omer Goldman, à 19 ans, j'ai refusé de servir dans l'armée d'occupation israélienne » – juive et anti-sioniste, oui c'est possible !

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

C'était il y a cinq ans, déjà. Omer Goldman avait été une des premières non seulement à dire non au service de l'armée coloniale israélienne mais aussi à le faire savoir publiquement, à mener le combat pour la désobéissance des jeunes israéliens, juifs ou non.

 

On les appelle les « shminitism », les objecteurs de conscience. Ils étaient quarante lycéens en 2008 à signer une lettre de protestation contre l'enrôlement dans l'armée d'occupation israélienne. Aujourd'hui, ils se comptent par dizaines à refuser le service, âgés entre 18 et 22 ans.

 

Omer Goldman fut le visage de ce courage collectif. Elle avait 19 ans en septembre 2008, ses idées fortes contrastant avec ses traits fins. Immédiatement arrêtée, elle a passé plus d'un mois dans les geôles israéliennes comme cadeau d'entrée dans la vie adulte.

 

Le temps est passé, mais nous estimons nécessaire de rappeler son combat, son témoignage, aussi pour couper l'herbe aux faux amis de la cause palestinienne, ceux qui voudraient penser qu'on ne peut être « juif » sans être sioniste, qu'on ne peut être anti-sioniste sans être anti-sémite.

 

« Papa, je ne servirai pas pour ton Israel ! »

 

La lettre qu'avait communiqué Omer pour justifier son refus révèle son courage. Oui, Omer est fille d'un ancien (très) haut responsable du Mossad, les sinistres services secrets israéliens. Mais Omer, à 19 ans lui a dit : « Pardonne-moi Papa, mais je ne battrai pas pour ton Israël ! »

 

Que de conflits avec son père qui a publiquement désapprouvé sa décision (« On est tous les deux opposés idéologiquement ») tout en respectant la décision de sa fille : « Nous, tous les deux, avec des caractères très similaires nous nous battrons pour ce en quoi nous croyons ».

 

Pas de doute qu'elle n'a pas les mêmes idées que son père, sa lettre n'est pas celle d'une enfant crédule :

 

« Je refuse de servir dans l'armée israélienne. Je ne ferai pas partie d'une armée qui met en place une politique violente, et viole les droits de l'Homme tous les jours.

 

Comme nombre de mes pairs, moi-même n'avais pas posé soulevé la question éthique de l'armée israélienne. Mais quand j'ai visité les territoires occupés, j'ai vu une réalité complètement différente : une réalité violente, oppressive, extrême qui doit cesser.

 

Je crois au service en la société dans laquelle je vis, et c'est précisément pourquoi je refuse de participer aux crimes de guerre commis par mon pays. La violence n'apportera aucune solution, et je ne commettrai pas d'actes violents, advienne qui pourra ».

 

Pas facile d'avoir 19 ans dans un Etat colonialiste … la prise de conscience de l'injustice

 

Son acte de courage est venu d'une prise de conscience, d'une indignation face à l'injustice. A la fin du lycée, Omer est parti, sans la permission de son père, dans un village palestinien de Cisjordanie.

 

Au check-point, accompagné de connaissances palestiniennes qu'elle aurait du haïr, les soldats israéliens lui ont tiré dessus :

 

« On parlait sur le bord de la route, les soldats se sont approchés et après quelques secondes, ils ont reçu un ordre, tiré des grenades lacrymo et des balles de caoutchouc contre nous. Cela m'a frappé que des soldats suivent un ordre sans réfléchir.

 

Pour la première fois dans ma vie, un soldat israélien m'avait mis dans le viseur et avait tiré sur moi ! »

 

Ce que Omer a connu ce jour-ci, c'est ce que connaissent des millions de Palestiniens depuis des décennies. A partir de ce moment-là, plus question pour elle de joindre ses mains à celle d'une machine d'oppression.

 

Pour Natan, Noam, Alon, oui, on peut être juif et refuser le sionisme. A bas le sionisme et … l'anti-sémitisme !

 

Nous nous sommes fait le relais ces derniers mois, dernières années de ces « refuzniks », jeunes israéliens, juifs (ou étiquetés comme tels par les sionistes .. et les anti-sémites!) qui se sont indignés, ont refusé de servir.

 

On pense à Noam Gur et Alon Gurman, deux jeunes lycéens de 18 et 19 ans condamnés à la prison en avril 201. On pense à Natan Blanc, 19 ans, qui a passé six mois de sa vie en prison. Tous ont vaincu l'injustice au cœur, tous ont osé défier un gouvernement criminel au nom de leurs idéaux.

 

Leur acte d'indignation était individuel, leur ambition collective : réveiller un peuple endormi par le venin de la haine sioniste. Le Parti communiste d’Israël, la Jeunesse communiste d’Israël, ont soutenu ces shminitism, mené campagne pour leur libération.

 

Rappelons que, comme dans l'Afrique du sud de l'apartheid, seules les organisations communistes accueillent les travailleurs, étudiants sans distinction de couleur de peau, de religion ou d'ethnie supposée : d'origine chrétienne, arabe musulman, juifs séfarades ou ashkénazes !

 

L'exemple de ces jeunes courageux, l'exemple des communistes d’Israël doit nous éclairer au moment où des semeurs de haine essaient en France d'assimiler les juifs au sionisme, et l'anti-sionisme à l'anti-sémitisme.

 

Oui, on peut être juif ou d'origine juive et refuser le sionisme, c'est même avoir pris conscience du jeu pervers et parallèle que jouent sionistes et anti-sémites s'alimentant dans leur haine : créer de faux clivages communautaires, préparer l'épuration ethnique, gommer les clivages de classe.

 

Omer disait en 2008 :

 

« L'occupation empoisonne Israël de l’intérieur. Elle crée un peuple agressif, un nationalisme extrémiste, et efface des valeurs importantes telle que la solidarité et l'égalité. C'est pourquoi prendre position contre cela, en tant qu'israélienne, est vital pour les Palestiniens comme pour les Israéliens »

 

Honneur à Omer Goldman, qui avait montré la voie ! Honneur à Alan, Noam, Natan, David, Tamar, Maya, Udi, Sahar, tous ces jeunes israéliens qui depuis 2008 ont refusé de servir dans l'armée de la honte !

 

Unité entre jeunes Palestiniens et Israéliens, arabes et juifs, pour la paix, la justice sociale, contre toute forme de colonialisme, de racisme. A bas le sionisme, à bas l'anti-sémitisme !

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 07:45

palestine-onu.jpg2014 « année de solidarité avec le peuple palestinien » pour l'ONU : Israël de plus en isolé, luttons en France contre ses complices !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

2014 sera l' « année de la solidarité avec le peuple palestinien », l'Assemblée générale du 28 novembre a tranché, c'est officiel depuis le 2 janvier 2014. C'est un point d'appui qui ne nous exonère pas de mener une campagne en France contre la complicité de notre impérialisme.

 

Israël est plus que jamais isolé, dans sa politique colonialiste. Avec 110 voix pour le vote de cette résolution sur la « solidarité avec la Palestine » contre seulement 7 affirmant leur soutien à Israël, et 56 abstentions, la Palestine comme Cuba, n'est pas seule.

 

Parmi les soutiens d’Israël, les États-Unis, ses vassaux australiens et canadiens et quelques îles fantomatiques du Pacifique. Parmi les hypocrites, ceux qui s'abstiennent, on retrouve la quasi-totalité des États européens, dont la France.

 

L'Assemblée générale a en réalité adopté six résolutions, condamnant toutes la politique d’Israël, appelant au respect des résolutions précédentes votées aux Nations unies :

 

retrait des troupes israéliennes du Golan syrien, soutien aux agences onusiennes pour les droits du peuple palestinien, condamnation de la politique de colonisation israélienne en territoire occupé, dénonciation de l'occupation de Jérusalem-est, et enfin vote de la « résolution de solidarité ».

 

Ces résolutions, comme cette année 2014 de « solidarité internationale avec le peuple palestinien », sont un point d'appui pour la lutte à mener en France contre l'hypocrisie du gouvernement socialiste, contre la politique de notre impérialisme sur le terrain.

 

Dénoncer l'hypocrisie française, la collaboration de l'impérialisme français : une bonne résolution pour 2014 !

 

Double discours. François Hollande est prêt à sécher une larme sur le sort des Palestiniens, à s'abstenir pudiquement à l'ONU … mais de confier au Parlement israélien en novembre dernier : « que la France a toujours été du côté d’Israël ». Hollande ne dit la vérité qu'à l'extérieur !

 

Le spectacle de la visite de novembre 2013 en Israel, c'était un acte d'allégeance du socialiste Hollande, il y avait même fait l'apologie de la « démocratie israélienne », synonyme selon lui de « démocratie, pluralisme, droits ».

 

La démocratie israélienne, c'est comme la démocratie sud-africaine avant 1994, apartheid, racisme d'Etat, colonisation ! Hollande est allé déposer une gerbe sur la tombe de Mandela. Doit-on lui rappeler que Mandela considérait qu’Israël menait une « politique d'apartheid » en Palestine ?

 

Dénonçons ces hypocrites, ces Valls, Fabius, Delanoë, Hollande, premiers thuriféraires de la politique sioniste !

 

Ce n'est pas nouveau, la SFIO (ancêtre du PS) a été un soutien de première date de l’État sioniste, c'est sous gouvernement socialiste que la France va offrir à Israël les bases de son programme nucléaire.

 

Depuis 1994, des accords de coopération militaire ont été signés dans la discrétion avec Israël. Sous Sarkozy, la coopération fut même plus concrète, en 2009 était actée la « réalisation d'exercices conjoints entre France et Israël ».

 

En 2011, la France a acheté pour 500 millions d'euros de drones israéliens. Le premier poste d'exportation israélien, ce sont les armements : 7,2 milliards de $ l'an dernier. A Israël, c'est les armes, à Cuba, le premier poste, c'est la santé. Rien à ajouter.

 

Dénoncer l'hypocrisie européenne, l'UE premier partenaire d’Israël !

 

Hypocrisie européenne aussi. En juillet 2012, l'Union européenne signait un accord de coopération dans 60 programmes concrets, sur 15 domaines d'action.

 

L'accord prévoyait une collaboration dans des secteurs stratégiques et hautement politiques : coopération policière (Europol), judiciaire (Eurojust), spatial (ESA), militaire enfin euphémisée derrière la collaboration dans les domaines de la « sécurité maritime et aérienne ».

 

Rappelons juste que l'UE est le premier partenaire commercial d’Israël (1/3 de ses importations, 30 % de ses exportations), 11 des 20 principaux fournisseurs d'armes à Israël sont de l'UE.

 

On a même retrouvé des inscriptions « Made in France » sur les missiles Hellfire qui s’abattirent sur Gaza en 2009 !

 

Amplifions le mouvement pour le désinvestissement, le boycott, les sanctions !

 

La plus grande hypocrisie, la plus grande collaboration, c'est la politique d'investissements économiques français en Israël.

 

C'est la banque franco-belge Dexia, renflouée à hauteur de 6,5 milliards d'euros par nos impôts (ce que va reporter à l’État la TVA anti-sociale de Hollande !), Dexia qui collabore à une dizaine de projets de colonisation.

 

C'est aussi Véolia, Alstom, Bouygues, Orange, tous impliqués dans les projets de colonisation israéliens : construction du réseau électrique dans les colonies, finalement et construction des complexes immobiliers, réalisation du tramway d'apartheid de Jérusalem.

 

Disons stop, notre argent ne doit pas aller à des projets de colonisation, nous pouvons imposer le désinvestissement, nous pouvons faire avancer le mouvement pour le boycott des produits venant des territoires occupés !

 

La lutte contre le sionisme doit s'accompagner du combat contre l'anti-sémitisme !

 

Refusons la perfide opération de décrédibilisation de l'anti-sionisme assimilée à l'anti-sémitisme – à coups de bras tendus masquées en « quenelles » et de condamnation tartuffe d'Hollande depuis Riyad –, notre condamnation du sionisme s'alimente de la condamnation de toute forme de racisme et d'anti-sémitisme !

 

Elle rappelle même que sionistes et anti-sémites ont souvent collaboré de façon fructueuse.

 

C'est l'Allemagne nazie entre 1933 et 1939 avec le projet coordonné avec les associations sionistes de déportation des Juifs en Palestine, ce fut le cas de l'Afrique du sud d'apartheid gouvernée par les anti-sémites philo-nazis du Parti national, premiers alliés de l’Etat d’Israël en 1948 !

 

Dénonçons la politique de l'Etat sioniste, combattons la complicité de notre Etat et de ses grandes entreprises.Refusons avec la plus grande fermeté le colonialisme au XXI ème siècle, refusons sans la moindre ambiguité toute forme de racisme et d'anti-sémitisme.

 

« L'anti-sémitisme est le socialisme des imbéciles », disait le dirigeant socialiste allemand du XIX ème siècle August Bebel. Une phrase toujours aussi juste que nous faisons nôtre !

 

 

Solidarité avec les militants de la paix et de la cause palestinienne, en particulier ceux en Israël qui refusent de combattre dans l'armée d'occupation, veulent une paix juste, luttent auprès des communistes et des pacifistes, Arabes et Juifs main dans la main !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:10

131121_hollande_israel-267x300.pngVisite de François Hollande à l’Etat d’Israël : indignons-nous ! Agissons!

 

Article EDT pour http://vivelepcf.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Indignez-vous ! Rarement, le slogan de Stéphane Hessel, n’aura été si juste que devant la politique de l’Etat d’Israël, qu’il condamnait publiquement au prix des insultes d’organisations comme le CRIF.


La récente visite de François Hollande en Israël, avec un passage éclair en Cisjordanie, a de quoi susciter l’indignation.


Hollande a commis un acte politique lourd. Il est venu apporter un appui quasi inconditionnel à la politique de l’Etat d’Israël, concordant avec l’orientation de la diplomatie et de la politique étrangère de la France depuis plusieurs quinquennats.


Hollande est allé très loin, au-delà même de Sarkozy, jusqu’à la flagornerie, jusqu’à même tutoyer publiquement le premier ministre Netanyahou, politicien de droite extrême qui gouverne avec l’extrême-droite. France et Israël seraient liés presque « charnellement » ! Même Netanyahou a fait un geste de recul, stupéfait par de telles avances qu’il ne partage certainement pas.


Devant le Parlement israélien, Hollande a fait acte d’allégeance au nom de l’Histoire, après avoir repris à son compte toute l’idéologie sioniste : « Oui, la France a toujours été du côté d’Israël… Cette amitié, elle vous est acquise. Elle est d’autant plus forte qu’elle dépasse les alternances politiques, les dirigeants successifs et même les aléas de la vie internationale ».


Hollande a célébré, toujours hors du temps, la « démocratie israélienne ». Dès son arrivée, il déclame au Président Pérès : « Vous êtes une grande démocratie, car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. »


Au même moment, l’Etat d’Israël et son armée se livrent au « nettoyage » du Néguev, au regroupement forcé au parcage de 40.000 bédouins et à la destruction de leurs villages. Une diplomate française s’en était émue. Elle a été rappelée.


La « démocratie » en Israël, c’est l’Apartheid, la ségrégation, le racisme d’Etat, la colonisation !


Hollande a vanté les performances de l’économie israélienne. Quel modèle en effet ! C’est le pays de l’OCDE qui compte le plus grand nombre de pauvres. L’ultralibéralisme fait des ravages tout en profitant de la colonisation et de transferts massifs des Etats-Unis.


Hollande a eu sans cesse le mot « paix » à la bouche, mais surtout pas pour condamner les violations du droit international, les crimes de guerre commis par Israël, qui font régulièrement l’objet de résolutions de l’ONU.


Pour François Hollande, la « paix », c’est d’abord la guerre. En Libye, en Syrie, au Mali, demain en Iran peut-être. Hollande promet : « La lutte contre le terrorisme ne connaît pas de frontières ». Une phraséologie que Netanyahou comprend bien et maîtrise ! Avec l’activiste Laurent Fabius, la France dépasse même les Etats-Unis dans les prétentions à cette politique. La décomposition politique des Etats arabes voisins est un objectif de l’impérialisme israélien en passe d’être réalisé. La France en est un bras armé.


Reste l’Iran. Le comble de l’hypocrisie française est atteint sur ce sujet. Citons Hollande déclarant à Netanyahou : « Le but, c’est que l’Iran renonce à tout jamais à l’arme nucléaire. Je dis cela pour l’Iran comme je dis cela pour d’autres pays. Mais il se trouve que c’est l’Iran et que nous sommes contre la prolifération nucléaire ». Et il dit cela dans un pays qui – secret de polichinelle – compte des dizaines de têtes nucléaires et qui a multiplié les guerres et actions militaires agressives au mépris du droit international !


La question palestinienne a presqu’été renvoyée au second plan par Hollande. Mais son soutien sans réserve à la politique globale de Netanyahou est déjà plus qu’une prise de position française. Hollande, après Sarkozy, a rappelé l’objectif de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale. Mais ces déclarations sont devenues un rituel hypocrite, destiné à donner le change. La politique d’Israël, la colonisation, l’encerclement de Jérusalem, de démantèlement de la Cisjordanie, le blocus de Gaza rendent évidemment virtuelle la perspective d’un Etat palestinien, qui plus est, « viable ».


Hollande félicite Netanyahou pour la reprise de négociations, acte politique pourtant sans conséquence, on l’a vu. Il compatit aux « efforts » israéliens, « notamment du côté de la libération des prisonniers. J’imagine, dit-il, la difficulté de prendre des décisions comme celle-là ».


A l’oppresseur israélien, Hollande demande juste, timidement, l’arrêt du processus de colonisation, non qu’il la juge « illégitime », mais « parce qu’elle compromet la solution des deux Etats ». Quelle découverte ! Mais dès qu’il reprend, la France ne fait rien…


Aux opprimés palestiniens, à Ramallah, Hollande demande aussi des gestes, mais autrement coûteux politiquement. Les frontières de 1967, qu’il n’a même pas mentionnées côté israélien, sont réduites à une référence pour l’éventuel Etat palestinien, à la base d’un processus d’échanges de territoires entérinant les annexions des colonies. Et, malgré les résolutions l’ONU, Hollande appelle les Palestiniens à faire « des propositions réalistes » et à faire des « efforts sur les réfugiés ».


A l’Etat d’Israël, Hollande, flanqué de sa kyrielle de patrons, vient quémander des marchés. On notera au passage que PSA a dû abandonner son premier marché à l’export, l’Iran, à cause de la politique impérialiste en faveur d’Israël, pour une association éphémère avec General Motors…


Aux Palestiniens, Hollande agite, comme une carotte au bout d’un bâton, l’aide de 300 millions d’euros par an versé à l’appareil de l’Autorité palestinienne. Israël étouffe l’économie palestinienne, les contribuables français paient à sa place pour maintenir le statu quo.


Le voyage de Hollande en Israël représente un acte politique très important et très inquiétant. L’alignement sur les intérêts de l’impérialisme israélien confirme et prolonge la nouvelle étape de l’intégration de l’impérialisme français dans le bloc atlantique. L’évolution des intérêts et des rapports de force à l’origine de cette inflexion exigent une analyse.


Communistes, nous ne pouvons que dénoncer et combattre frontalement le positionnement de l’impérialisme français, le soutien global du pouvoir à la politique de l’Etat d’Israël, les prises de position précises de Fabius et Hollande, complices de ses agissements.  


C’est une question de solidarité avec le peuple palestinien, aussi, autrement, avec le peuple israélien. C’est une question décisive dans notre lutte pour la paix, tant le Proche-Orient reste, plus que jamais, une zone sensible de l’affrontement inter-impérialiste.


Dans l’immédiat, nous appelons


-          à dénoncer le plan d’expulsion des bédouins du désert du Neguev,

-          à demander un étiquetage marquant la provenance de produits importés des territoires palestiniens


Nous demandons des autorités françaises des actes, dont des sanctions économiques, pour


-          la fin du processus de colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, le lancement d’un programme de destructions des implantations existantes et de restitution des terres au peuple palestinien,

-          la fin du blocus inhumain de Gaza,

-          le retrait de l’armée israélienne de toute la Cisjordanie

-          la destruction du « mur de séparation »

-          le respect des droits civiques des Arabes israéliens

-          l’envoi d’inspecteurs internationaux contrôler les armements nucléaires israéliens, puis leur démantèlement,


Notre perspective pour une paix juste et durable demeure plus que jamais la constitution d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, droit au retour des réfugiés et de leurs descendants.


Libye, Syrie, Iran, Israël… : la politique étrangère de la France, poursuivie par Hollande après Sarkozy, est dangereuse.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 07:26

FPLP_Logo.pngLe Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) appelle à préparer « un soulèvement populaire » face à la colonisation israélienne



Communiqué du Bureau politique du Front populaire de libération de Palestine (FPLP)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



A la lumière des derniers événements, avec la réaffirmation de la colonisation et de la judaisation de Jérusalem, se révèlent les objectifs cachés du sionisme derrière le processus de négociations, pour ceux parmi les groupes de résistance et la masse de notre peuple n'auraient pas encore saisi cette vérité évidente. Les négociations sont un non-sens et un danger pour le peuple palestinien, elles ne bénéficient qu'à l'ennemi sioniste et à l'administration américaine.



 

Nous voulons donc lancer un appel au Comité central du Fatah, pour suspendre les négociations et préparer un soulèvement populaire contre l'occupant, en comptant sur la lutte de notre peuple. C'est le seul moyen de mettre fin aux crimes de l'ennemi et de réaliser les objectifs de notre peuple : la liberté et l'indépendance, la création d'un État palestinien indépendant, avec Jérusalem comme capitale, le retour des réfugiés Palestiniens sur les terres d'où ils ont été chassés. Nous comptons également nous adresser à la direction de l'Organisation de libération de la Palestine pour qu'elle fixe sa position et refuse la poursuite des négociations.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 07:01

dexia3x2_FR_4.jpgDexia, banque renflouée par l’Etat français, continue à collaborer à la colonisation de la Palestine

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le scandale Dexia continue. Renflouée par les Etats français et belges l’an dernier, la banque continue à financer la colonisation israélienne de la Palestine, au mépris du droit international et des droits les plus élémentaires du peuple palestinien.


Le rapport présenté par Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur « la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 », le 29 octobre dernier devant l’Assemblée générale de l’ONU épingle les pratiques de Dexia en Palestine.


Selon Falk, « Dexia Israël » ne respecte pas les droits de l’Homme, bafoue les résolutions de l’ONU sur la libération des territoires occupés. Il brandit la menace de sanctions, voire d’une poursuite de la Cour Pénale Internationale en cas de collaboration à des crimes de guerre.


Dexia, faillite d’une privatisation et renflouement massif


Revenons en arrière, qu’est-ce que Dexia et qui la contrôle ? Née en 1996 de la fusion du Crédit communal de Belgique et du Crédit local de France (CLF), ce dernier issu de la privatisation en 1987 de la Caisse d’aide à l’équipement des collectivités.


Qu’est-ce qui a fait sa fortune ? La spéculation pure. Emprunter à bas taux pour proposer des prêts au prix fort, dans des montages financiers complexes, dépendant de la conjoncture.


Plus de 5 000 communes françaises ont contracté pour 25 milliards d’euros de prêts auprès de Dexia … dont 6 milliards d’actifs « toxiques », et se retrouvent désormais avec un endettement exponentiel.


Dans le même temps, la folie des grandeurs conduit Dexia à racheter ses homologues-concurrents à travers le monde : Italie, Canada, Turquie, Japon et bien sûr Israël, et à se constituer en empire financier international.


Sauf qu’en 2008, ce gigantesque appareil spéculatif s’écroule et ce sont les Etats belges et français qui sont appelés à la rescousse, conduisant à une « quasi-nationalisation ».

 

L’Etat belge contrôle désormais 51% du capital, l’Etat français (via la Banque sociale et la Caisse des dépôt et consignations) 44 %.


Les deux Etats ont renfloué Dexia à hauteur de 6 milliards en 2008 puis à nouveau en 2013 à hauteur de 5,5 milliards dont 2,6 milliards injectés par l’Etat français. Socialisation des pertes, privatisation des profits.


Selon la Cour des comptes, le renflouement de Dexia a donc coûté 6,6 milliards d’euros net à l’Etat (l’équivalent de la hausse de la TVA prévue pour 2014 !). Cela n’empêchera pas Dexia de réaliser un résultat net de 2 milliards d’euros en 2014.


Dexia Israel : la collaboration directe à une dizaine de projets de colonisation


Et sur la question palestinienne ?Dans sa stratégie de constitution d’un empire financier mondial, Dexia SA rachète en 2001 Otzar Hashilton Hamekomi, banque israélienne spécialisée dans les prêts aux collectivités locales. Elle devient « Dexia Israël ».


« Dexia Israël » signe en 2005 un contrat avec l’Etat israélien pour financer les projets de 67 municipalités et colonies, en proie à des difficultés financières.


Un financement de la colonisation israélienne en Palestine nié en Europe … mais reconnu par ses dirigeants devant la Knesset (parlement israélien) en 2007, lorsque le groupe est accusé par une colonie (Emmanuel) de refuser de la financer pour des raisons politiques.


David Kappah, PDG de Dexia Israel riposte alors : « une banque peut choisir ses clients, la solvabilité est l’élément déterminant ».


Des colonies solvables puisque M.Kappah défend ses investissements illégaux : « pour les municipalités situées au-delà de la ligne verte, nous avons octroyé une aide financière ces deux dernières années et demi à Alfei Menasheh, Elkana, Beit El, Ariel, Conseil régional de la Vallée du Jourdain (11 colonies), Giv’at Ze’ev, Har Hevron, Kedumim, Beit Aryeh (…) ».


Le PDG de Dexia Israel de conclure face à l’évocation de ces colonies israéliennes en Cisjordanie occupée : « Oui, c’est nous qui les soutenons financièrement et c’est encore vers nous que l’on vient pour recevoir du crédit ».


En 2010, le PDG de Dexia SA Jean-Luc Dehaene avait certifié que plus aucun accord de financement des colonies israéliennes n’était signé par la banque.


Or, les derniers éléments apportés par l’association « Dexia out of Israel » et la plate-forme « Palestine occupée – Dexia impliquée » révèlent le contraire : Dexia continue à financer la colonisation.


S’appuyant sur les données de la dernière AG du groupe, on apprend premièrement que Dexia a signé un protocole avec la colonie de Kedumim en novembre 2012 pour se porter garant d’un projet auprès du ministre israélien de la Défense.


Deuxièmement, qu’une autre proposition a été faite ave Ariel, plus grande colonie en Cisjordanie occupée, afin de lui accorder un prêt de 500 000 €.


Troisièmement, Dexia Israel a réalisé un audit financier auprès des colonies d’Elkana et Karnai Shomron. L’enquête de solvabilité d’un établissement public est un préalable à l’octroi de nouveaux prêts.


Quatrièmement, Dexia Israel a offert à Ariel et Kedumim la possibilité d’ouvrir de nouveaux comptes auprès de sa banque pour recevoir l’argent public de l’Etat sioniste. Pour Ariel, il s’agit de 1,8 millions d’euros.


Construire la mobilisation contre l’implication des entreprises françaises dans les projets de colonisation !


Les militants belges pour la cause palestinienne d’Intal pointe les responsabilités de l’Etat belge dans le fonctionnement de la banque coloniale. Nous, militants français, devons pointer les responsabilités de l’Etat français, actionnaire à 44% du groupe.


C'est le travail que font le militants de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS), notamment de l’AFPS 59/62. L’Etat français, avec l’aval de la Commission européenne, a renfloué la banque coloniale, en fermant les yeux sur ses activités en territoire occupé.


Cela pose la question de la responsabilité de l’Etat français dans les investissements de multi-nationales françaises en Palestine. Outre Dexia, Veolia, Alstom, Bouygues ou Orange sont impliqués dans les projets de colonisation.


Au moment même où l’Etat sioniste relance les projets de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, deux semaines avant la visite de François Hollande en Israël, il est temps de faire monter la pression contre la collaboration de ces entreprises.


 

La lutte contre la colonisation en Palestine se construit d’abord par la mobilisation en France, pour le boycott, le retrait des investissements et des sanctions contre les entreprises françaises impliquées dans la colonisation !

 

Voir le dernier communiqué de l'AFPS 59/62 : http://www.france-palestine.org/Dexia-en-ligne-de-mire-a-l-ONU

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Palestine-Israël
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