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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 04:15

akel-taqz.jpegEntretien avec Akel Taqz, du Comité palestinien pour la paix

 

« La solidarité avec la Palestine est plus nécessaire que jamais »

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Seule la pression internationale et la solidarité des peuples peuvent faire obstacle à la politique sioniste d'Israel et garantir les droits des Palestiniens, souligne Akel Taqz, du Comité palestinien pour la paix et la solidarité, qui en marge aux réunions du Secrétariat et de la Région Europe du Conseil mondial de la paix à Seixal au Portugal, en juin dernier, a accordé une interview à Avante, organe du Parti communiste portugais.



Q: La lutte des prisonniers palestiniens s'est intensifiée ces derniers mois. Cela a été un élément moteur de revendications plus globales du peuple palestinien ?



Oui, c'est évident. On trouve près de 5 000 prisonniers palestiniens dans les cellules israéliennes, parmi lesquels il y a des malades, près de 300 mineurs et de nombreuses femmes. 25 prisonniers souffrent de cancers et certains des détenus finissent par mourir faute d'assistance médicale.



La longue grève des prisonniers palestiniens, en particulier celle menée par Samir Issawi, qui a passé plus de 300 jours en lutte, suivi par d'autres qui partageaient le même enfer, a démontré que ce sujet devrait être à l'agenda de la communauté internationale. Les conditions que subissent les prisonniers palestiniens, tout comme leur maintien en prison sans accusation formelle, sans avoir été entendus dans un tribunal, ne peuvent plus durer. Elles méritent un vaste mouvement de rejet.



Les Palestiniens, seuls, ne peuvent pas changer cette situation. Seule la pression des institutions et organismes internationaux sur Israël, ainsi que la solidarité des organisations de défense des droits de l'Homme, de la paix et de la cause palestinienne, sera capable d'imposer des changements de fond.



Q: Mais comment cette lutte s'articule avec la question fondamentale de la conquête d'un État indépendant du côté palestinien ?



Il existe des résolutions des Nations unies sur la création d'un État palestinien, des positions adoptées par l'ONU où l'on reconnaît la légitimité et la justesse de notre cause, de nombreux votes qui condamnent les colonies, l'occupation illégale de nos territoires de la part d’Israël. L'admission de la Palestine comme État-membre par l'Assemblée générale de l'ONU fut un coup dur pour la politique d’Israël, toujours soutenue diplomatiquement et militairement par les États-Unis.



Mais ce que l'histoire prouve c'est qu’Israël ne respecte pas, ni n'a jamais observé aucune de ces résolutions. Au contraire, elle a violé systématiquement les principes les plus élémentaires du droit international.



Dans ce contexte, et tout comme pour la lutte des prisonniers palestiniens enfermés par Israël, nous pensons que la pression internationale, le travail d'information auprès de l'opinion publique et sa mobilisation pour une action de solidarité, peuvent contribuer de façon décisive pour mettre en échec Israël et faire valoir les droits des Palestiniens.



Nous pouvons observer une agressivité croissante de la part d’Israël. Cette orientation est-elle le plus grand obstacle à la paix ?



La politique sioniste d'agression contre le peuple palestinien n'a pas cessé depuis la création de l’État d’Israël, toujours soutenue par les États-Unis.



En 1947, l'ONU a approuvé la division de la Palestine en deux États. Israël a empêché sa réalisation. En 1967, Israël a occupé de nouveaux territoires palestiniens, y compris Jérusalem, le plateau du Golan, en Syrie. En 1982, il envahit le Liban, expulse l'Organisation de Libération de la Palestine, et jusqu'à l'année 2000, il continue d'occuper le sud du pays. En 2006, il attaque encore le Liban, et en 2007, il impose un blocus dans la bande de Gaza, ayant, ensuite, conduit plusieurs offensives militaires sur le territoire. La construction de colonies avance de façon inexorable, et en Cisjordanie fut érigé un mur de séparation de plusieurs kilomètres. Les réserves d'eau ont été volées aux Palestiniens. Que cherche Israël avec tout cela ?



L'objectif est de rendre non-viable la constitution d'un État palestinien, empêchant, ainsi, la résolution pacifique du conflit avec la coexistence de deux États souverains. Et c'est pour cela que nous avons alerté la communauté internationale : nous n'avons plus le temps, Israël est en train de détruire, sur le terrain, les conditions d'une solution juste.



Si on continue sur cette voie, non seulement il n'y aura pas de paix entre Palestiniens et Israéliens, mais dans tout le Moyen-Orient. Le conflit dans la région va s'éterniser. Il faut arrêter Israël, sinon il continuera avec son projet sioniste de ségrégation et d'expulsion des Palestiniens, de consolidation d'un territoire exclusivement juif où les Palestiniens n'auraient pas leur place. On note que, actuellement, deux-tiers des Palestiniens sont déjà des réfugiés.



Si les États-Unis et l'Union européenne ne changent pas de politique face à Israël, les guerres, les massacres vont continuer. Ce n'est pas ce que veulent les peuples de la région. Je crois que la majorité d'entre eux refuse que l'on continue à subir les conséquences de la politique d'un État qui, pendant des décennies, a été un instrument de l'impérialisme au Moyen-orient.



Vous voyez avec espoir l'éclosion de mouvements sociaux en Israël ?



Il est évident que c'est encourageant. Toutefois, il faut être réalistes. Les manifestations en Israel ne sont pas axées sur la question de la paix et de la cause palestinienne. Elles ont éclaté sur de graves problèmes sociaux et économiques qui touchent les couches populaires. D'autre part, nous ne pouvons pas oublier que les dernières élections ont montré que les Israéliens votent pour des partis toujours plus extrémistes, dans les urnes ils choisissent des formations de plus en plus à droite.



Nous voyons, également, que le mouvement pour la paix et les forces progressistes et démocratiques d’Israël, le Parti communiste d’Israël lui-même, n'ont pas au sein de la population la force qu'ils voudraient, et pour laquelle ils travaillent. La majorité de leurs partisans sont des arabes-israéliens. Dans ce contexte, des changements radicaux à court terme sont improbables.



Nous observons par ailleurs avec beaucoup d'appréhension les changements opérés dans certains pays arabes et la disparition de la question palestinienne comme thème central de leur agenda politique. L'OTAN et les États-Unis ont détruit l'Irak. Ensuite, ils ont détruit la Libye. Aujourd'hui, ils détruisent la Syrie et entraînent le Liban dans le conflit. En fait, les nations qui ont toujours joué et peuvent continuer à jouer un rôle significatif dans la résolution de la question palestinienne et dans le soutien à notre lutte, ont été la cible d'agressions et sont plongés dans des troubles intérieurs.



Ce fut, en effet, une partie importante de la stratégie des forces impérialistes : garder les nations soutenant notre cause impliquées dans des guerres, les obliger à ne pas donner la priorité à la question palestinienne. Les pays arabes du Golfe sont contrôlés par l'impérialisme et subordonnés à leur stratégie.



J'insiste donc sur le fait que le peuple palestinien, seul, ne peut réussir à briser l'état de siège et, je souligne sur le fait que la solidarité internationale dans la défense des droits des Palestiniens est un élément fondamental.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 04:35

palestine libreLe coût de l'occupation israélienne : l'économie palestinienne amputée d'un tiers par les restrictions israéliennes



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Selon la Banque mondiale, l'occupation israélienne en Cisjordanie coûte à l'économie palestinienne plusieurs milliards de dollars chaque année, privant délibérément un État palestinien, actuel et futur, de toute viabilité économique.



Le coût de l'occupation israélienne vient d'être quantifiée par la Banque mondiale dans son rapport « La zone C et l'avenir de l'économie palestinienne ».



La zone C, située en Cisjordanie est actuellement occupée par l’État israélien. Elle concentre les 300 000 colons israéliens qui s'approprient les ressources naturelles, en premier lieu la terre et l'eau. Ces territoires auraient dû être rendus à l'Autorité palestinienne en 1998. Ils ne l'ont jamais été.



Un tiers du PIB amputé, la moitié du déficit budgétaire : une stratégie de sape de l'économie palestinienne



Selon le rapport, « sans la capacité de mener à bien une activité économique déterminée dans la zone C, la région de la Cisjordanie restera sur-peuplée et arriérée, habitée par une population dont les interactions avec Israël seront caractérisées par le malaise, la rancœur et la frustration ».



La Banque mondiale caractérise le manque à gagner comme s'élevant à 3,5 milliards de $ par an, soit 35% du PIB palestinien, et une perte de 800 millions de $ dans les caisses de l’État, soit la moitié du déficit budgétaire palestinien.



Le rapport dénonce également les restrictions qu'impose Israël au développement de l'économie palestinienne dans au moins six secteurs : agriculture, exploitation des minerais de la Mer Morte, exploitation de mines et carrières, bâtiment, tourisme et télecommunications.



Ainsi dans l'agriculture, les restrictions israéliennes sur l'accès à l'eau et à la terre handicapent dramatiquement le développement de cultures palestiniennes auto-suffisantes, tandis que les colons israéliens peuvent, eux, se doter de cultures (dattes, grenades) d'exportation.



De la même façon, les minerais de potasse et de bromure de la Mer Morte constitueraient un atout décisif pour le décollage de l'économie palestinienne.



« La levée des restrictions aurait des avantages énormes pour l'économie palestinienne, lançant une nouvelle période de croissance durable », souligne le rapport qui précise que le chômage pourrait être réduit d'un tiers si Israel laissait l'économie palestinienne se développe.



Le rapport a été salué par les représentants de l'Autorité palestinienne comme une « analyse objective », dénoncée naturellement par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères israélien comme « incomplet et partial ».



Jeux et double-jeux autour du rapport : calculs sécuritaires et recherche de profits faciles en toute hypocrisie



Si le rapport constitue assurément un point d'appui dans la lutte palestinienne pour un État indépendant et viable, il ne doit pas masquer aussi les jeux et doubles jeux des grandes puissances occidentales, des pétro-monarchies du Golfe et des institutions internationales.



On se souvient de la visite du cheikh du Qatar à Gaza, du renforcement des liens historiques avec le Hamas et surtout des promesses d'investissement massifs en Palestine. Le Qatar entretient pourtant des relations cordiales avec l’État sioniste et soutient la rébellion syrienne contre le régime d'Assad.



Surtout, ce rapport tombe deux semaines après la visite de Tony Blair en Palestine. Représentant du « Quartet » (Union européenne, ONU, Etats-unis, Russie), il y a exposé un « plan pour l'économie palestinienne » soutenu par les capitaux nord-américains.



Dans ce plan, une insistance sur le « développement du secteur privé » pour relancer l'économie palestinienne, appelant Israel à « un assouplissement des restrictions », s'appuyant sur un plan d'investissement américain de 4 milliards de $ dans huit secteurs de l'économie palestinienne.



Outre le rapport de la Banque mondiale insistant sur le potentiel privé de l'économie palestinienne, un autre rapport du FMI souligne la non-viabilité des finances palestiniennes, dépendante des aides extérieures, faisant craindre un effondrement aux conséquences sociales et politiques imprévisibles.



Du côté des puissances occidentales, la recherche de profits faciles dans des secteurs encore peu exploités se couple à l'exigence sécuritaire dans le nouveau « Grand Moyen-orient », ce qui suppose d'éviter à tout prix dans la période un embrasement général en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza … sans pour autant remettre en cause frontalement le principe de l'occupation israélienne.



 

Vigilance face aux manœuvres derrière la publication de tels rapports mais aussi confirmation de l'infamie de l'occupation israélienne et de la nécessité politique de lutter pour le retrait immédiat des troupes d'occupation, des colonies des territoires palestiniens de Cisjordanie.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 04:47
kenya_israel_2011_11_14-copie-2.jpgLe bras long d’Israël en Afrique

 

Article de Carlos Lopes Pereira, pour Avante (organe du Parti communiste portugais

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Des forces d'élite israéliennes ont participé à l'opération militaire de secours aux otages capturés par un commando islamiste somalien dans un centre commercial de Nairobi.

 

« Des conseillers » des services de renseignement nord-américains et britanniques encadraient également les troupes kényanes.

 

L'attaque contre le luxueux « Westgate Mall » fut déclenchée samedi après-midi et elle ne fut repoussée que mardi. Elle a causé la mort de dizaines de personnes et a laissé une centaine de blessés, kényans et étrangers.

 

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à Nairobi depuis l'action suicide, en 1998, contre l'ambassade des États-Unis, revendiquée par Al-Qaeda et qui a causé plus de 200 victimes.

 

La responsabilité de l'attaque de ce week-end a été attribuée par les autorités du Kenya au groupe Al Shabab, une milice islamiste de la Somalie voisine, en représailles à la présence de troupes kényanes dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

 

Les militaires kényans font partie de l'Amisom, la mission de paix de l'Union africaine en Somalie, dont l’État s'est effondré à partir de 1991 et qui est disputé depuis entre les différentes milices armées rivales.

 

Quant à Al Shabab, qui contrôle une partie du territoire somalien et a déjà mené des actions contre les intérêts kényans, elle est considérée par la CIA comme une organisation terroriste, entrenant des liens avec Al Qaeda.

 

Ce qui n'a guère de sens : on sait que l'agence nord-américaine a créé, financé et armé plusieurs groupes terroristes – depuis l'Afghanistan et l'Irak jusqu'à la Syrie, en passant par la Libye, le Mali ou la Somalie – les manipulant comme de véritables « troupes de choc » au service des intérêts impérialistes et de sa stratégie de division des peuples pour les dominer et piller plus facilement leurs richesses.

 

En Somalie, Al Shabab et d'autres milices des seigneurs de guerre sont financées par le trafic de drogue, par les rançons obtenues à partir d'enlèvement d'étrangers, par la piraterie maritime (déclenchée par l'arrivée sur les côtes somaliennes de flottes occidentales) et jusqu'à la « gestion », en partenariat avec la camorra napolitaine, du trafic de déchets toxiques rejetés dans cette région de l'Océan Indien...

 

Notée de façon discrète en Occident, l'intervention d'unités d'élite de la police israélienne (il s'agit de la Yamam, spécialisée dans la « lutte anti-terroriste ») à Nairobi n'est guère surprenante et confirme les bonnes relations Israel-Kenya et l'influence croissante de la diplomatie israélienne en Afrique sub-saharienne.

 

Pas surprenant parce que le « Westgate Mall » est propriété d'un homme d'affaires israélien, Alex Tratchenberg, installé dans la capitale kényane depuis des décennies. Et ce n'est pas surprenant au vu de la grande « expérience » de Tel-Aviv dans les opérations militaires à l'étranger et des relations politiques et économiques qu'il maintient avec des dizaines de gouvernements africains.

 

Cela fait longtemps que Nairobi et Tel-Aviv ont établi des relations diplomatiques, économiques et de sécurité. Le Kenya est un vieil allié d’Israël en Afrique orientale et, par exemple, en 1976, il a soutenu l'action israélienne contre les palestiniens, sur l'aéroport d'Entebbe, en Ouganda. Actuellement, les deux pays coopèrent dans les domaines militaires, de sécurité et agricole.

 

Des relations avec 40 pays.

 

 

Un article publié fin août sur le site internet de la revue « Afrique-Asie » rappelle l'évolution de la politique africaine de l'Etat hébreu.

 

Dans la décennie 1970, après les guerres d'agression d’Israël contre les palestiniens et d'autres peuples arabes (1967 et 1973) et quand les Nations unies ont adopté l'idée que le « sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale », seuls quelques pays d'Afrique ont maintenu des relations diplomatiques avec Israël.

 

Après les accords de Camp David (1978) et d'Oslo (1993), couronnés par la poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin à la Maison Blanche, de nombreux États africains ont tissé des liens avec Tel-Aviv. Ils le justifiaient alors selon l'idée qu'ils « n'avaient pas à être plus arabes que les arabes ».

 

L'offensive israélienne en Afrique fut soutenue politiquement et financée par Washington. Dès les années 60 et 70, le budget consacré par la CIA aux opérations secrètes du Mossad au sud du Sahara – notamment en Angola, au Congo-Kinshasa, au Soudan et en Ouganda – approchait les 20 millions de $ par an.

 

Dès lors, de façon discrète et patiente, Israël a multiplié les formes de « coopération » avec les pays africains. Il accueille des étudiants, forme des techniciens dans le domaine agricole, entraîne des militaires – ce qui lui a permis de mettre en place des réseaux d'influence et d'information sur une bonne partie du continent.

 

La vente d'armes (en 2012, Israël était le 8 ème exportateur mondial d'armes) et, surtout, la formation d'agents de services de sécurité et de corps de policiers d'élite, occupent aujourd'hui une place privilégiée dans les relations entre Israël et près de 40 pays africains – parmi lesquels les plus riches, comme l'Afrique du sud et le Nigeria.

 

Ainsi Israël joue non seulement le rôle de gendarme des États-Unis au Moyen-orient mais il est un des bras longs de l'impérialisme nord-américain en Afrique.

 

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 04:35

osloposter-228x300-copie-1.jpgSur le 20 ème anniversaire des accords d'Oslo

Communiqué du Front populaire pour la libération de la Palestine

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

En ce vingtième anniversaire de la signature des accords d'Oslo, le Front populaire pour la libération de la Palestine demande que soit abandonnée la voie d'Oslo et des négociations. En ce vingtième anniversaire de la signature des accords d'Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche à Washington, le 13 septembre 1993, le FPLP exige que l'équipe de négociation palestinienne se retire de négociations bi-latérales confidentielles, douteuses et en revienne aux Nations unies et à ses institutions ainsi qu'à la mise en œuvre des résolutions correspondantes.

 

Par ailleurs, le Front demande que l'Autorité reconnaisse et s'en remette à la position du consensus national, refusant les pressions et interventions extérieures qui sapent la position palestinienne de ne pas revenir aux négociations. Au contraire, toutes les forces politiques palestiniennes doivent placer la priorité dans la lutte contre l'occupant, la construction de l'unité nationale, la fin des divisions, comme moyen d'inverser le rapport de force actuellement en faveur de l'occupation, et de faire triompher les droits de notre peuple à la liberté, à l'indépendance et au retour.

 

Le Front met en garde contre l'insistance des États-Unis et de l'occupant à procéder par la voie de confidentielles « négociations » et solutions bi-latérales loin de toute légitimité internationale, tout en continuant la judaisation de Jérusalem, les attaques contre la mosquée Al-Aqsa, la colonisation effrénée, le terrorisme d’État ainsi que la terreur et les violences des colons.

 

L'occupant soutient les négociations comme une façon de dissimuler son mépris constant des droits des Palestiniens, dont ceux à l'indépendance, au retour et à l'auto-détermination, reconnus dans le droit international, ainsi que le droit Palestinien sur Jérusalem. Les négociations font le jeu de l'occupant, ainsi que de la stratégie de domination des États-Unis sur la région, ses peuples et leurs richesses, tout en minant la culture de la résistance, en endiguant les processus, luttes et transformations démocratiques dans les pays arabes.

 

Le Front demande que les responsables palestiniens, les États de la Ligue arabe et l'Organisation de la Conférence islamique prennent leurs responsabilités et en appellent au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner et arrêter les crimes de guerre, la colonisation et le nettoyage ethnique en Palestine, ainsi que pour remettre en question la crédibilité de l'administration américaine sur la question des colonies illégales.

 

 

En outre, le Front demande que les responsables israéliens soient poursuivis et rendent des comptes devant les tribunaux internationaux, et que cette orientation soit discutée à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, coupant court aux manipulations, duperies et désinformations orchestrées par le gouvernement israélien sur la question de la Palestine. Les États-Unis et Israël cherchent à substituer à la lutte palestinienne comme conflit central dans la région celui entre Sunnites et Chiites, autour du « dossier nucléaire iranien », selon le Front.

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 10:42

barakehsil.jpgLe parlement israélien adopte un projet de loi qui vise à sortir le Parti communiste et les partis arabes du Parlement



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Lors de la dernière session de la Knesset avant la pause estivale, la coalition gouvernementale a pu faire adopter en première lecture la « loi sur la gouvernance » – un amendement aux Lois fondamentales d’Israël – qui rendrait plus difficile le renversement du gouvernement par l'opposition et l'entrée au parlement de plus petites formations. Ceux qui seront les plus touchés par ces amendements, ce sont le Parti communiste et sa coalition le Hadash, ainsi que les partis représentant les électeurs arabo-palestiniens. La législation, qui pourrait voir tous ces partis éliminés lors des prochaines élections, est considérée comme une étape majeure dans la tentative de limiter la représentation des Arabo-palestiniens et de la gauche dans la vie politique israélienne.



La réforme a suscité des protestations spectaculaires, inhabituelles qui sont parties des députés arabes et se sont rapidement diffusées aux autres partis d'opposition, en particulier, Meretz et le Parti travailliste. Après l'adoption de la première moitié de la réforme, mais avant le vote sur la seconde, le député Mohammed Barakeh (Parti communiste/Hadash) a utilisé ses trois minutes à la tribune pour rester silencieux en guise de protestation contre le projet de loi. Barakeh a été suivi par Hana Swed, Dov Khenin, Afu Agbariya – tous députés communistes du Hadash – et de députés d'opposition des partis arabes, de Yahadut Hatorah, de Meretz et du Parti travailliste. A la tribune de la Knesset, ils ont utilisé leur temps de parole en réalisant une protestation silencieuse contre la législation qui cherche à relever le seuil minimum pour entrer à la Knesset, de 2 à 4 % des voix.



La nouvelle législation est une initiative commune du parti Yesh Atid de Yair Lapid et du parti d'extrême-droite Israël Beitenou, d'Avigdor Liberman. Lapid et Avigdor Liberman ont lancé tout leur poids politique dans cette nouvelle loi, qui nécessitait une majorité absolue de plus de 61 voix pour être adoptée. Suite à une tentative d'obstruction de l'opposition, la nuit précédente, David Rotem du parti de Liberman, Israel Beitenou, a convoqué une session extraordinaire à 3 h 30 du matin afin que sa commission de la Knesset puisse faire passer le projet.



Adi Koll, membre du parti de Lapid, s'est abstenue pendant la première partie du vote, traitant de la question d'un vote de défiance et cela s'est terminé par une victoire de la coalition, à 63 voix contre 46. Koll fut contrainte de s'excuser publiquement, et ensuite privée de certains de ses droits à la Knesset par Lapid. Elle a ensuite soutenu le projet de loi dans la seconde partie du vote, qui traitait spécifiquement du barrage à la Knesset, et fut également adopté par 64 voix contre 49.



Le vote a été retardé dans la soirée afin que la Ministre de la justice Tzipi Livini (qui revenait de négociations à Washington) puisse y assister. Avec les « colombes » de son parti, les anciens présidents du Parti travailliste, Amir Peretz et Amram Mitzna, Livni a offert les votes nécessaires pour garantir le succès du projet de loi. L'ancien porte-parole à la Knesset, Reuven Rivlin, le seul membre du Likoud à s'opposer au projet de loi, en raison de son effet sur la représentation politique des minorités en Israël.



La « loi sur la gouvernance » va maintenant revenir dans les commissions de la Knesset, où certains amendements peuvent encore être introduits. On attend encore les seconde et troisième lecture à l'automne.



Plus tard dans la nuit, la coalition a encore fait passer un projet de loi imposant un référendum populaire en cas d'évacuation de territoires occupés. La loi doit aussi être retravaillée à l'automne.

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