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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 05:49

Intervention du PCP à l'Assemblée de la République dans le cadre des commémorations de la révolution d'Avril


 

Article traduit par AC  pour Solidarité-Internationale-PCF


 

Revenir au projet d'Avril


 

« Le projet émancipateur d'Avril maintient toute son actualité comme véritable projet politique de progrès social et économique et de justice sociale. »

 

Joao Oliveira, député du PCP

 

« Le 25 avril 1974, le Mouvement des Forces Armées, couronnant la longue résistance du peuple portugais et interprétant ses sentiments profonds, a renversé le régime fasciste.


Libérer le Portugal de la dictature, de l'oppression et du colonialisme a représenté une transformation révolutionnaire et le début d'un tournant historique pour la société portugaise »

Ce fut avec ces mots que les Députés de la Constituante ont commencé le préambule de la Constitution de la République Portugaise, affirmant clairement les traits fondamentaux de la Révolution d'Avril de 1974 qui a mis fin à la longue nuit fasciste et qui, en même temps, a ouvert les horizons de temps nouveaux, de liberté, de démocratie, de progrès, de justice sociale et d'indépendance nationale.

En interprétant véritablement les sentiments profonds du peuple portugais, le Mouvement des Forces Armées – que nous saluons ici en la personne des Capitaines d'Avril – a mis fin au régime fasciste de Salazar et de Caetano qui, pendant quarante et un ans, a imposé une dictature criminelle au peuple portugais.

Dans une période trouble où certains tentent de blanchir ou de réhabiliter le fascisme, il est nécessaire que tous les responsables politiques réaffirment la nature criminelle du régime fasciste.

On en fera jamais assez en rappelant la nature criminelle de cette dictature qui a réduit le peuple à la misère, la pauvreté et à la famine pour enrichir une minorité. Qui a condamné notre pays à l'analphabétisme et à l'arriération; une facture que, sous bien des aspects, nous continuons encore aujourd'hui à payer.

Une dictature criminelle qui a réprimé, censuré, incarcéré, torturé et assassiné tous ceux qui osèrent s'opposer à elle.


En prenant en compte que le PCP a été particulièrement touché par cette répression et qu'il a perdu bon nombre de ses militants dans cette sombre nécrologie des crimes du régime fasciste, encore une fois, ici, nous nous souvenons pour que jamais plus cela puisse se répéter.

 

Mais la Révolution d'Avril a ouvert également de nouveaux horzions à notre peuple et à notre pays. Des horizons d'espérance et de confiance en un futur meilleur qui serait construit des mains de ceux qui pendant quarante et un ans ont été privés de leur dignité et de leur droits, par les travailleurs qui se libéraient de l'exploitation et exigeaient une société nouvelle entrant, pour reprendre les paroles de Ary dos Santos, par les « portes qu'Avril a ouvertes »


Cet avenir ouvert par la révolution d'Avril s'est construit avec l'instauration des libertés et d'une démocratie qui se prétendait pleine, dans ses dimensions politiques, économiques, sociales et culturelles.

- Il s'est construit en mettant l'Etat au service du peuple et du pays, en garantissant l'accès à l'éducation et à la santé, le droit à la sécurité sociale et à une protection sociale permettant de vivre dignement.

- Il s'est construit avec le droit à l'emploi, la reconnaissance des droits des travailleurs, des femmes et des jeunes et l'amélioration significative des conditions de vie de la population.

- Il s'est construit avec la Réforme Agraire et la nationalisation des secteurs stratégiques, qui ont mis les potentialités du pays au service du développement et du bien-être collectifs.

Les commémorations du 25 avril dans l'Assemblée de la République sont pour ces raisons-ci la juste et indispensable commémoration de ce moment unique dans l'histoire portugaise qui, ensemble avec le premier Mai, retrouve une nouvelle vigueur dans les fêtes populaires à travers le pays.

 


Mais les commémorations d'aujourd'hui ne doivent pas nous dispenser de penser à la situation actuelle, et à la mise en perspective de cet avenir que la Révolution d'Avril s'est proposé de construire face à la réalité dans laquelle nous vivons aujourd'hui.

Et, pour nous, la réponse est évidente: contrairement aux fausses modernités qui veulent faire revenir les portugais aux relations salariales et sociales du XIXème siècle, le projet émancipateur d'Avril maintient toute son actualité comme véritable projet politique de progrès social et économique et de justice sociale.

La dramatique réalité que vivent aujourd'hui les portugais est justement le résultat de l'abandon de ce projet de société que la révolution d'Avril avait affirmé.

Le Pays que nous avons aujourd'hui sous nos yeux est l'exemple même de la faillite des politiques qui ont accentué l'exploitation et la concentration de richesse à un tel point que les pauvres n'arrivent déjà plus à supporter la fortune des riches.

Au moment où le système capitaliste montre à nouveau clairement ses conséquences dramatiques pour les peuples, au moment où s'intensifient les contradictions du système économique basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme, nous devons justement revenir à Avril.

- Revenir à Avril, cela veut dire rompre avec les discours fatalistes et les dogmes grâces auxquels le néo-libéralisme cherche à faire obstacle à la marche en avant de l'Humanité et offrir des réponses aux urgences dans notre pays.

- Au Portugal, revenir à Avril, cela veut dire adopter des politiques économiques qui mettent la richesse du pays au service du bien-être collectif, qui mettent en valeur nos secteurs productifs, qui soient capables de mettre fin au chômage qui touche plus d'un demi-million de portugais ainsi qu'à notre dépendance vis-à-vis de l'étranger.

- Revenir à Avril, cela veut dire définir des politiques d'emploi qui mettent en valeur le Travail et respectent les droits des travailleurs, qui mettent fin aux bas salaires et aux maigres retraites, à la précarité du travail qui concerne plus d'un million de travailleurs et qui ouvrent aux jeunes une voie qui ne soit pas celle des petits boulots, du travail temporaire.

- Revenir à Avril, cela veut dire trouver des politiques sociales qui mettent fin à la pauvreté qui touche plus de deux millions de portugais et qui débouche de plus en plus sur l'exclusion sociale.

- Revenir à Avril, cela veut dire mettre l'Etat au service du peuple, en garantissant l'accès universel et gratuit à la santé, à l'éducation et à la justice et en redonnant à l'Ecole Publique son objectif central, celui de donner une formation de culture générale aux individus.


 

Pour toutes ces raisons, revenir à Avril cela veut dire entreprendre de profondes ruptures.

 


- Cela veut dire rompre avec les politiques qui soumettent le pays aux volontés des puissances européennes et mondiales, et qui intensifent l'exploitation et creusent les inégalités sociales.

- Cela veut dire rompre avec la subordination du pouvoir politique au pouvoir économique qui transforme l'Etat en un instrument visant à l'obtention du profit maximal pour les grands groupes économiques et les seigneurs de l'argent.

- Cela veut dire rompre avec les politiques qui mettent de côté le combat contre la corruption et la criminalité économico-financière mais utilisent l'appareil répressif d'Etat pour réprimer les syndicats et les travailleurs en grève ou pour limiter les libertés fondamentales telles que la liberté de manifester et celle de diffuser des opinions politiques.

 

Ces transformations qui faisaient du projet d'Abril un projet de progrès pour l'avenir, s'impose en même temps comme une nécessité de notre temps.


 

Persévérer dans la voie des recettes néo-libérales, qui bien qu'elles aient été des échecs patents ne sont désavouées qu'à demi-mot dans les discours et continuent à être appliquées dans la pratique politique, n'apportera dans son sillage que l'aggravation des conditions de vie des masses laborieuses et l'intensification de sa lutte pour une société nouvelle. En reprenant l'expression de Soeiro Pereira Gomes, dont nous fêtons le centenaire de sa naissance cette année, les « travailleurs sans travail – roues arrêtées dans un engrenage caduc » ne peuvent que souhaiter le retour à Avril.

La certitude avec laquelle le PCP fête ce trente-cinquième anniversaire de la Révolution d'Avril est, donc, celle que tôt ou tard le peuple portugais ne pourra que souhaiter le retour à cette voie libératrice ouverte par la Révolution d'Avril, dans une patrie d'hommes et de femmes libres avec, comme ouvriers du futur, notre jeunesse.


 

Vive le retour à la révolution d'Avril!


 

Traduit depuis le portugais: http://www.pcp.pt/

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Portugal
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 18:01

Succès de la grève générale au Portugal, mercredi 30 mai 2007


Nous mettons en ligne ci-dessous la déclaration aux media du secrétaire sénéral du Parti communiste portugais après l'immense succès de la grève générale du 30 mai. Les travailleurs portugais ont fait une démonstration de forces contre la politique de casse sociale, de privatisation du gouvernement des amis de M. Barroso au service du patronat et des possédants. Ils ont défié les manoeuvres de répression, notamment pour les salariés des transports, les "servieces minimum". La grève s'est construite sur la base d'un profond travail de mobilisation dans les entreprises. Le PCP, parti communiste fidèle au choix de la lutte, y a largement contribué. Malgré les conditions différentes, l'exemple portugais est un exemple pour les travailleurs français.


Déclaration de Jéronimo de Sousa, secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP)


« La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte ! « La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte !

La situation dans le pays est devenue insupportable pour les travailleurs et la population dans son ensemble. Près d’un demi million de portugais sont au chômage, le taux le plus élevé des 20 dernières années. La précarité qui touche plus d’1,2 millions de travailleurs constitue un facteur d’instabilité dans leurs conditions de travail mais aussi dans l’ensemble de leur vie.

Les changements opérés dans les fonctions et le rôle de l’Etat, avec la disparition et la privatisation des services publics, compromettent la Sécurité Sociale et attaquent les droits les plus élémentaires des travailleurs de la fonction publique et de la population.

Au nom de la “flexsécurité”, le gouvernement prépare la simplification des licenciements sans raisons valables, instituant la possibilité d’un renvoi dans l’heure et en dérégulant les horaires, les carrières, les professions, les salaires et les conditions de travail.

Les injustices sociales et les inégalités se creusent, le pouvoir d’achat diminue, la diminution des pensions et des retraites a commencé, la pauvreté et l’endettement des familles a augmenté, contrastant avec les profits-records des groupes économiques et financiers. En 2006, 5,3 milliards d’euros de profits ont été engrangés par seulement huit sociétés. Certains chefs d’entreprises privées ont gagné plus de 130 fois le SMIC.

Ces profondes raisons justifient cette grève générale et expliquent le large soutien des travailleurs.

La grève générale du 30 mai est une grande grève avec un fort soutien dans tout le pays et dans tous les secteurs d’activité.

Nous devons souligner l’ampleur qu’elle a prise dans le secteur des transports, avec une l’interruption totale ou presque totale du trafic du métro de Lisbonne, des sociétés Transtejo et Soflusa (réseau de transport fluvial), TST, des transports urbains de Braga, Guimarães, Aveiro, Coimbra, Viseu, Barreiro, des Bus des régions du Douro et du Minho, des Bus de la région de Beira littorale, de la société de transport de l’Algarve, et d’autres entreprises de transport routier. Elle a également été très suivie sur plusieurs lignes de chemins de fer ainsi que dans plusieurs ports maritimes (avec leur fermeture en Algarve et aux Acores) et dans le transport aérien avec l’annulation de 63 vols à l’aéroport de Lisbonne, 18 à l’aéroport de Faro et la paralysie de la SATA aux Acores.

Il faut souligner que le mouvement a également été suivi dans d’importantes entreprises industrielles comme les chantiers navals de Viana do Castelo , les chantiers navals Lisnave à Lisbonne (avec une grève menée par des travailleurs précaires et des centaines de travailleurs immigrés), les Arsenaux d’Alfeite, Portucel [papeterie] (avec une grève des intérimaires), Portcast (métallurgie), Lear, Blaupunkt (autoradios), Robert Bosch (appareils ménagers), Qimonda (électronique), Centralcer (brasserie), Unicer (brasserie), Coca-Cola (boissons), Danone (agro-alimentaire), Saint Gobain (vitrage), Tudor, Cimianto (matériaux), Browning (armement), Autoeuropa (avec arrêt d’une de leurs deux chaînes de fabrication), Rodhe (chaussures), Corticeira Amorim (bois), Amorim Revestimentos.

Il y a eu un soutien massif dans l’Administration publique (y compris les tribunaux, les bureaux d’état civil, les impôts, les services de la Sécurité Sociale, etc.); dans le secteur de la Santé, avec des arrêts de travail dans les centres médico-sociaux et dans les principaux hôpitaux avec des taux de grévistes de 70 à 90% ; dans les écoles avec la fermeture de centaines d’écoles; dans l’Administration locale avec des arrêts de travail dans toutes les régions principalement dans le ramassage des déchets avec dans la plupart des communes des taux de grévistes entre 80 et 100%. Il y a eu un soutien massif chez les postiers avec un taux de grévistes avoisinant les 80%.

Nous devons souligner que des milliers de travailleurs précaires ont quand même fait grève. Ils ont fait preuve d’un grand courage et d’une conscience de classe certaine !

Il y a des secteurs qui jusque-là n’avait jamais rejoint une grève générale et qui l’ont fait pour la première fois, avec des taux de grévistes significatifs dans de nombreux cas. C’est ce qui s’est passé dans les centres d’appels téléphoniques par exemple.

La participation des jeunes travailleurs, particulièrement touchés par la précarité et par les bas salaires est un autre aspect de cette grève générale.

Cette participation massive est d’autant plus significative que la Grève Générale s’est déroulée dans le contexte d’une vaste offensive du gouvernement contre le droit de grève avec des moyens particulièrement développés de chantage et de répression. Dans l’administration publique et dans le secteur des transports, le gouvernement a donné le ton en portant atteinte au droit de grève. Dans des milliers d’entreprises, les menaces et des mesures illégales d’annulation de primes se sont multipliées.

La décision prise par tant de travailleurs portugais – en proie à des difficultés financières, endettés, et pour qui les baisses de salaires se ressentent jour après jour – de rejoindre cette grève, prend un sens tout particulier dans ce contexte.

La grève générale du 30 mai est celle qui a recueilli le plus fort soutien populaire. Ses causes ont été bien comprises et ont bénéficié du soutien d’une large majorité du peuple portugais, ce qu’il a montré de différentes manières.

Le processus de préparation de la grève a constitué, en lui-même, un des plus importants mouvements d’explication, de participation et de mobilisation depuis des années. Le soutien de 140 structures syndicales, l’implication de dizaines de milliers de militants, la tenue de plus de 7000 réunions plénières, de dizaines de milliers d’initiatives visant à expliquer les enjeux ont démontré une capacité d’intervention des masses dépassant la grève générale elle-même.

Le gouvernement peut toujours essayer de diminuer la portée de la grève (avec peu d’originalité par rapport aux gouvernements précédents qui ont fait et dit la même chose), en disant que ce n’est qu’une grève partielle, et en diffusant une image virtuelle qu’ils sont les seuls à voir, comme si des grèves générales, ici ou ailleurs dans le monde, se devaient d’être totales. En vain ! Car au-delà des milliers d’entreprises où les effets de la grève, fortement suivie, n’ont pas été visibles à l’ensemble de la population, le soutien du secteur des transports et ses effets sur Lisbonne et des dizaines d’autres villes dans tout le pays, aussi bien que ceux de l’Administration entre autres, démentent, sans appel, les propos du gouvernement.

En puisant dans ses statistiques ingénieuses mais erronées, le gouvernement essaie de cacher le fait que c’était la plus grande manifestation et la plus grande lutte qu’il a eu à affronter durant ses deux années de mandat.

Le PCP remercie les travailleurs portugais qui ont adhéré massivement à la grève générale.

Le PCP remercie les travailleurs des transports, pour l’ampleur de leur mobilisation, alors que le gouvernement escomptait une certaine apathie susceptible de lui permettre de leur retirer le droit de grève, reconnu dans la constitution de la République portugaise comme un droit inaliénable, pour l’adhésion au mouvement exprimée et en particulier pour ceux qui ont résisté et ont participé à la grève générale, même s’ils sont sous les conditions arbitraires imposées par les services minimum. C’est la première étape d’une nouvelle phase dans la lutte pour le respect du droit de grève dans le secteur des transports.

Le PCP remercie les milliers de travailleurs précaires qui, faisant preuve d’une grande conscience de classe, ont participé à la grève générale.

Le PCP remercie la CGTP-IN, le mouvement syndical unitaire et toutes les structures représentant les travailleurs pour leur action et leurs capacités d’organisation.

La CGTP-IN confirme qu’elle s’affirme comme le grand syndicat des travailleurs portugais, une référence incontournable pour la défense des intérêts des travailleurs et pour l’avenir du pays.

Après la grève générale du 30 mai plus rien ne sera plus pareil pour ce gouvernement qui affiche arrogance et mépris pour les conditions de vie des travailleurs. Les travailleurs portugais ont fait entendre leur voix avec beaucoup de vigueur : ils ont dit au gouvernement que la situation de millions de Portugais est insoutenable. Ils ont montré au gouvernement que les travailleurs et le peuple portugais existent. Ils lui ont indiqué qu’il ne doit pas confondre les intérêts du Portugal avec ceux des grands groupes économiques et financiers, avides de profit et soucieux de leurs privilèges. Ils ont aussi démontré qu’ils étaient une force dont il faudra compter avec la combativité, la résistance et la détermination à imposer un changement de cap dans la politique nationale.

La grève d’aujourd’hui a constitué un avertissement puissant adressé au gouvernement. Cette grève n’est pas un aboutissement en soi mais le signe annonciateur d’autres luttes !

Après la grève générale du 30 mai, si le gouvernement continue à ne pas écouter le mécontentement des travailleurs et du peuple, s’il essaie de passer en force en facilitant les licenciements sans motif, les renvois dans l’heure, il sait maintenant qu’il existe une force capable d’empêcher ses projets.

Se démarquant des autres forces politiques, le PCP a été solidaire et actif dans la grève générale, parce qu’il représente la lutte pour les droits, les intérêts et les aspirations de ceux qui travaillent, pour un pays plus juste et plus démocratique.
Nous continuons à faire vivre notre engagement de toujours auprès du peuple et des travailleurs portugais !"

Le Parti Communiste Portugais. Le 30 mai 2007

(traduction aux bons soins du PCF Paris 15)
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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Portugal
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