Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:18

-

Après la grève massive des cheminots de la Southern company, c'est au tour des travailleurs du métro britannique de se mettre en grève aujourd'hui, lundi 09 janvier 2017, pour refuser un plan de suppression de 900 postes. Le mouvement, organisé par nos camarades du RMT, a été très largement suivi par les travailleurs aboutissant à un arrêt presque complet du tube.

Ci-dessous, le communiqué de presse de Mike Cash, secrétaire général du RMT - traduction AB pour Solidarité Internationale.

-

-

-

Les travailleurs du « tube » londonien se mobilisent en force pour l’emploi et la sécurité

Le secrétaire général du RMT, Mick Cash, explique :

« Nos militants se mobilisent en force depuis ce matin dans l’ensemble du métro londonien afin de défendre l’emploi et la sécurité. Le mouvement de grève est fortement suivi sur toutes les lignes, dans toutes les stations ainsi que sur les piquets de grève qui ont été organisés sur l’ensemble du réseau de métro.

Ce mouvement nous a été imposé à la suite de coupes sauvages dans les emplois qui ont transformé le métro londonien en un piège mortel en raison du manque de personnel, au moment même où la sécurité est mise au premier plan.

Les militants du RMT ne resteront pas les bras croisés à regarder, jour après jour, les dispositifs de sécurité du métro découpés à la hache. Même les cadres supérieurs du métro ont admis que nous avions absolument raison dans notre évaluation des risques  engendrés par la suppression de 900 emplois dans les stations.

La solution est entre les mains du maire et des politiques. Ils doivent élaborer, avec sérieux et rapidité, un plan destiné à résoudre les problèmes fondamentaux qui sont au cœur de notre conflit, ainsi qu’un calendrier permettant un retour du personnel dans les stations à un niveau considéré par les représentants syndicaux comme sûr et durable.

Le RMT reste disponible pour de futures discussions à partir de ce programme d’action.

-

Source : https://www.rmt.org.uk/home/

 

 

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 09:21
En Grande-Bretagne aussi: non aux trains sans contrôleur!

Grèves à la Southern Railway et à l’Eurostar début août : Les cheminots britanniques du RMT mobilisés au cœur de l’été !

 

Le syndicat britannique RMT (Railway, Maritime, Transport Union), syndicat national des salariés des transports de Grande-Bretagne, regroupant 80 000 adhérents, est affilié au TUC britannique (Trade Union Congress - 7 millions d’adhérents).

 

Sous la direction du mythique leader Bob Crow, qui fut son secrétaire général de 2002 jusqu’à sa mort tragique en 2014, le RMT est devenu le porte-drapeau du syndicalisme de lutte de classe en Grande-Bretagne, rompant tout lien structurel avec la Labour Party de Blair, combattant contre la guerre en Irak, menant compagne pour la sortie « par la gauche » de l’Union Européenne sur des bases de classe et pour la re-nationalisation du rail et le retour au monopole public du transport en Grande Bretagne.

Sans se désaffilier de la branche transport de la CES (ETF), le RMT va marquer sa rupture avec la CES et opérer un virage à gauche en adhérant officiellement à la Fédération Syndicale Mondiale en 2013 et intégrer son conseil présidentiel.

 

Le RMT a animé de nombreuses luttes et grèves dures ces 15 dernières années, dans les différentes compagnies ferroviaires privées, comme dans les plateformes offshores et dans son bastion du métro de Londres.

 

Sous l’actuelle direction de Sean Hoyle, son président et de Mike Cash, son secrétaire général, le RMT anime une compagne nationale « keep the guard on the train » (gardons le contrôleur dans le train) qui prend de plus en plus d’ampleur, contre la volonté des compagnies ferroviaires privées de supprimer l’accompagnement systématique des trains par un agent embarqué, en mettant en place les opérations de contrôle AVANT l’embarquement et en confiant au conducteur du train la fonction de fermeture des portes, afin de réduire les effectifs.

 

C’est ce qu’en France on appelle l’Equipement Agent Seul (EAS), qui s’est imposé depuis une quinzaine d’années en Ile-de-France et que la SNCF et les conseils exécutifs régionaux (de droite comme de gauche) veulent étendre à tout le pays en ce moment même !

 

La campagne « Keep the guard on the train » du RMT britannique a pour objet d’unir les cheminots des différentes compagnies en lutte pour leurs emplois aux usagers excédés par la dégradation du service public des transports ferrés britanniques depuis plus de 20 années de privatisation, sous prétexte d’une « ouverture à la concurrence » prônées par les gouvernements au service du Capital sous prétexte du respect des directives libérales du l’Union Européenne.

 

Galvanisés par leurs victoires sur ce dossier en Ecosse et dans le Sud-est de l’Angleterre, où la direction des compagnies privées a dû reculer sur le projet d’EAS face aux grévistes, le RMT a lancé début août l’assaut contre la Southern Railway Company, qui exploite le trafic ferroviaire du sud de l’Angleterre.

Southern Company dont un des actionnaires majoritaire est Keolis, filiale privée du « groupe » SNCF, spécialisée dans l’exploitation des anciennes compagnies nationales de ferroviaires et ex-régies publiques de transport urbain. Keolis est une des compagnies « laboratoire de la privatisation » du groupe SNCF et sans aucun doute un des futurs « concurrent » ferroviaire des cheminots français, avec Transdev, filiale privée de la caisse des dépôts et consignations !

L’exemple britannique montre d’ailleurs bien que la pseudo « ouverture à la concurrence » dans le transport, n’est rien d’autre que la casse de nos monopoles publics historiques, issus des conquêtes de la classe ouvrière et voués à satisfaire les intérêts populaires, afin de les remplacer par des monopoles privés, voués à engraisser des actionnaires au détriment de la qualité du service rendu et au prix de la casse des emplois et des conditions de travail des cheminots, marins et traminots !

 

Après une première manifestation, le 15 juin dernier, devant le siège londonien de la Southern Company pour mettre les négociations sous pression, le RMT a consulté ses adhérents fin juillet pour lancer une grève de 5 jours à compter du 08 août.

 

Il faut savoir que l’action syndicale est rendue très difficile en Grande Bretagne depuis les lois « anti-grève » de Thatcher en 1984, dispositif durci par ses successeurs, y compris Tony Blair.

En effet, pour qu’une grève soit considérée comme « légale », il faut que le syndicat consulte ses adhérents à bulletins secrets et que le OUI l’emporte à plus de 50% des voix, chaque votant devant être rentré dans un listing avec son nom, l’intitulé exacte de sa profession, son numéro de Sécurité sociale, etc…. une seule erreur dans ce listing épluché par l’administration et la grève est déclarée illégale, exposant le syndicat à de lourdes amendes, équivalente au montant perdu par la compagnie « victime » de la grève !

L’ex-premier ministre Cameron a d’ailleurs aggravé ce dispositif en obligeant une participation de plus de 50% des adhérents à ce type de vote, pour que la grève puisse être déclarée légale.

Les piquets de grève sont limités à 6 personnes et toute manifestation est très encadrée policièrement….

 

Le vote à la Southern Railway Company fut sans appel : plus de 90% de votes en faveur des 5 jours de grève à compter du 08 août !

La grève fut donc un succès, avec près de 40% des circulations supprimées et des piquets de grèves dans plusieurs gares de Londres et du sud du pays.

Dès le 3ème jour, sous la pression des grévistes et de l’opinion publique, la direction de la compagnie accepte de reprendre les négociations, ce qui suspendu le mouvement, mais la direction du RMT a prévenu : en cas d’échec des négociations, le mouvement reprendra à compter du 7 septembre !

 

Dans le même temps, le RMT a appelé à la grève, pendant les 2 week-ends de chassé/croisé touristique d’août, les agents britanniques du service commercial train de l’Eurostar, pour exiger l’application d’un accord (pourtant signé par un patronat qui décidément ne désarme jamais) permettant de meilleurs roulements de service aux agents.

Face au succès du mouvement, du rassemblement devant la gare de Londres Saint-Pancras et surtout face aux suppressions de trains, la direction d’Eurostar a dû céder aux revendications des cheminots en lutte.

 

Il apparaît évident que les syndicalistes de classe du transport dans les pays de l’Union Européenne doivent travailler à des convergences fortes contre la privatisation du rail, dont l’EAS est une conséquence, pour la défense de nos monopoles publics et pour la re-nationalisation des compagnies privatisées et donc pour la rupture avec l’Union Européenne et la non-application de ses directives libérales, qui sont un point d’appuis important pour la casse du statut des cheminots et leurs conditions de travail.

 

S’il est important de mobiliser les usagers sur ces questions, c’est par la montée du niveau des luttes que nous pourrons assurer la défense de nos intérêts, et la convergence internationale dans ces luttes par la solidarité internationaliste dans la défense de nos intérêts de classe communs, peut être un point d’appui gagnant dans ce combat !

 

Matthieu B-R

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 02:59
Brexit. Pour le PC de Grande-Bretagne : une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN

Déclaration du Parti communiste de Grande-Bretagne, 24 juin 2016, traduction AS pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

Le résultat du referendum représente un immense coup, susceptible de les désorienter, pour la classe dirigeante capitaliste de Grande-Bretagne, ses politiciens et ses alliés impérialistes dans l’UE, aux Etats-Unis, au FMI et à l’OTAN.

Le peuple a parlé et la souveraineté populaire exige maintenant que le parlement de Westminster accepte et applique cette décision. La gauche doit maintenant redoubler d’effort pour transformer le résultat de ce referendum en une défaite de l’axe l’UE-FMI-OTAN.

Il est clair que le gouvernement Cameron-Osborne a perdu la confiance de l’électorat et qu’il ne peut pas se voir confier la responsabilité de négocier la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne. Il devrait démissionner dès à présent.

Le parti communiste ne compte pas non plus sur la capacité d’un autre gouvernement conservateur, mené par d’autres députés, partisans du monde des affaires, de l’impérialisme, du néo-libéralisme tels que Boris Johnson, Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith, à résister aux pressions de la City de Londres, du monde des affaires, des Etats-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie [réelle] de la Grande-Bretagne de l’UE.

Si aucun gouvernement alternatif ne trouve une majorité à la chambre des Communes alors une élection générale doit être convoquée sans attendre.

Il n’en est que plus important que la direction du Parti Travailliste s’engage immédiatement à respecter et appliquer intégralement la décision du référendum. De plus, elle devra clairement montrer sa détermination à négocier les termes de la sortie de l’UE ainsi que les futurs traités avec l’UE et d’autres pays sur la base de nouvelles dispositions mettant les intérêts des travailleurs (ici et internationalement) avant ceux des grandes compagnies et du “libre échange” capitaliste.

En tout état de cause, il sera également vital de riposter à la recrudescence de la xénophobie et du racisme déchaînée par des acteurs principaux de chaque camp dans la campagne du référendum.

L’unité et la mobilisation des forces du mouvement progressiste et ouvrier seront essentielles afin d’expliquer ce que l’immigration apporte et de contrecarrer l’appel de division, dirigé contre la classe ouvrière, de l’UKIP et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.

Nous devons maintenant nous battre pour garantir que la Grande-Bretagne, désormais en dehors de la « forteresse européenne », utilise sa liberté pour réserver un bon accueil aux personnes qui travaillent, étudient et vivent ici, en provenance du monde entier, et qu’elle entraîne l’Europe à fournir un refuge sûr aux demandeurs d’asile et aux réfugiés.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:06
La fédération syndicale des transports britanniques - RMT - appelle ses membres à voter pour la fin de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne

Traduction MlN pour “Solidarité international PCF – Vive le PCF”, texte du 13 mai 2016

 

Direction du RMT – Circulaire n° NP/140/16/MC, A tous les unions de région et de branche, Vendredi 13 mai 2016, Référendum sur l’appartenance à l’Union européenne

 

Chers collègues,

 

Comme vous devez le savoir, la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne a maintenant débuté.

La position du RMT à ce sujet a été décidée par les adhérents et leurs délégués à l’Assemblée générale annuelle de 2015. Notre syndicat fait campagne en faveur du vote pour la sortie. La résolution adoptée à la réunion annuelle était ainsi rédigée :

« REFERENDUM SUR L’UNION EUROPENNE

Notre Assemblée générale annuelle prend acte que le résultat des élections générales du 7 mai au Royaume-Uni conduit à l’organisation d’ici la fin 2017 d’un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne.

Nous prenons acte que David Cameron a déclaré que son gouvernement avait l’intention de renégocier les termes de l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’UE en vue de lever des restrictions pesant sur le monde des affaires et de protéger des intérêts spécifiques des banques et des institutions financières basées à la City de Londres, avant de prôner le vote « oui » au maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

Nous constatons que le gouvernement conservateur sera soutenu dans sa tentative de maintenir l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE du patronat par la direction du Parti travailliste au Parlement, les libéraux-démocrates, le parti vert et les partis nationalistes écossais et gallois. Cette coalition pro-UE sera rejointe dans son appel à voter « oui » par la Confédération de l’industrie britannique, l’Institut des dirigeants d’entreprise, les TUC [Trade-Union-Congress : centrale syndicale] et la plupart des milliardaires patrons de presse.

L’assemblée générale annuelle du RMT de 2010 à Aberdeen avait adopté un appel en faveur de la tenue d’un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne et pris la décision de faire campagne pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE en cas de référendum. La position du RMT est ainsi de faire campagne pour un « non » progressiste à l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE.

La dernière assemblée générale annuelle a mandaté le secrétariat général et le conseil exécutif pour qu’ils travaillent à une alliance de syndicats, de militants socialistes et démocrates appelant à voter « non » au référendum à venir sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE en vue de s’assurer que les arguments en faveur des droits des travailleurs et da la propriété publique, hors de la camisole thatchérienne de l’UE, soient exposés aux électeurs britanniques.

Le RMT s’est officiellement inscrit auprès de la Commission électorale comme faisant campagne pour la sortie de l’UE. Le syndicat a été en conséquence affilié aux « syndicalistes contre l’Union européenne » (http://tuaeu.co.uk). Il soutiendra et participera aux initiatives du TAUE. Le syndicat fournira des intervenants aux regroupements socialistes et progressistes contre l’UE. Le syndicat fait aussi campagne publiquement avec d’autres syndicats, des socialistes, des syndicalistes qui partagent nos positions.

En outre, le RMT mettra en avant six points clés en direction de ses membres de tous les secteurs du transport, via RMT NEWS, à travers ses organisations de branche, ses représentants syndicaux et sur les réseaux sociaux syndicaux. Des copies des points ci-dessous seront prochainement à la disposition des conseils de branche et de région sous forme de tracts et d’affiches.

  1. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les travailleurs du rail. Les nouvelles politiques ferroviaires européennes sont conçues pour accélérer la privatisation et l’éclatement du rail. Cela signifiera aussi de nouvelles attaques contre les emplois et les conditions de travail. Les directives européennes rendront impossible le retour de l’ensemble des chemins de fer sous propriété publique.
  2. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les marins et les travailleurs « offshore ». L’UE a imposé le nivellement par le bas et le dumping social conduisant à décimer les marins du Royaume-Uni. Le même processus se produit maintenant dans le secteur « offshore ». Les directives européennes exigent également de soumettre à appels d’offres nos services publics de ferrys.
  3. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les droits des travailleurs. L’UE en faveur des travailleurs : c’est un mythe. En fait, l’UE développe un nouveau cadre politique pour remettre en cause les droits syndicaux, les négociations collectives, les protections des emplois et les salaires. Ce processus est en train d’être encore renforcé dans les pays qui ont reçu une « aide » de l’UE.
  4. Quitter l’UE pour mettre fin à l’austérité. Si vous rejoignez une union, vous attendez de ses membres de se protéger mutuellement en temps de troubles. L’Union européenne a fait le contraire. Elle a utilisé la crise économique pour imposer aux Etats-membres l’austérité et les privatisations. Au lieu de protéger les emplois et les investissements, l’austérité version UE guide l’austérité version Royaume-Uni.
  5. Quitter l’UE pour arrêter l’attaque contre notre Service national de santé. L’accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP), qui est en train d’être négocié entre l’UE et les Etats-Unis, va faire le jeu des grandes firmes aux dépens des protections et organisations gouvernementales dont notre Service national de santé ! Les règlementations environnementales, le droit du travail, la sécurité alimentaire, les lois relatives à la protection des données personnelles et bien d’autres seront subordonnés au droit des grandes compagnies à réaliser des profits encore plus élevés.
  6. Quitter l’UE pour soutenir la démocratie. Une large majorité des lois qui affectent nos vies sont maintenant élaborées dans l’UE et non plus au Royaume-Uni. Nous n’avons pas notre mot à dire sur ces lois. C’est ce que feu Tony Benn [représentant de l’aile gauche du Parti travailliste, décédé en 2014] disait en 1991…

« Nous discutons de savoir si le peuple britannique va être autorisé à élire ceux qui font les lois sous lesquelles il est gouverné. Le débat n’a rien à voir avec celui de savoir si nous obtiendrions plus de congé de maternité de Madame Papandreou (commissaire européenne) que de Madame Thatcher ».

 

Je serais reconnaissant si vous pouviez faire connaître cette circulaire à tous les membres des branches syndicales et je vous tiendrai informés des développements et des initiatives pendant cette campagne.

Si vous avez des questions à propos de la campagne du syndicat, n’hésitez pas à me contacter.

Bien à vous,

Mick Cash, secrétaire général

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:40
Des travailleurs irlandais appellent à voter pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Article de James Tweedie, publié dans le Morning Star du 18 juin 2016, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

 

"Le vote pour la sortie serait un « signal de solidarité » en direction des exploités"

 

Des syndicalistes et des communistes irlandais ont appelé les travailleurs à défier l’Establishment et à voter pour la sortie de l’UE la semaine prochaine.

L’ancien dirigeant du Comité d’Irlande du Nord du Congrès irlandais des syndicats (NIC-Ictu), Joe Browers, s’est trouvé en tête-à-tête avec le secrétaire général adjoint du Congrès irlandais des syndicats (Ictu), Peter Bunting, dans un débat organisé par le Conseil syndical de Craigavon, le soir du jeudi 16 juin.

M. Browers a critiqué le soutien de l’Ictu et du syndicat britannique TUC à la campagne pour le maintien dans l’UE.

Il a pointé la contradiction avec les résolutions du congrès du TUC de 2015 qui condamnaient les plans d’austérité imposés par Bruxelles à l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Italie, ainsi que « la situation faite aux réfugiés fuyant l’oppression et la guerre aux frontières sud de l’Europe ».

« Le choix de ne pas totalement expliquer la position syndicale existante contribue à laisser un vide qui est en train d’être rempli par les voix xénophobes les plus stridentes », a ajouté M. Browers.

M. Bunting a concédé que l’Ictu ne soutient pas entièrement l’UE, mais il a caractérisé le débat comme un affrontement pour le leadership entre le premier ministre britannique James Cameron et le leader conservateur de la campagne pour la sortie de l’UE, Boris Johnson, affirmant que celui-ci serait pire que celui-là.

Dans le même temps, le Parti communiste d'Irlande (CPI) a dénoncé, à l’avance, le premier ministre du parti « Fine Gael », Enda Kenny, le leader du Parti travailliste irlandais, Brendan Howlin, et plusieurs de ses députés, en route vers la Grande-Bretagne pour convaincre les résidents de nationalité irlandaise de voter pour le maintien dans l’UE.
Le secrétaire général du Parti communiste d’Irlande, Eugene McCartan, a déclaré que leur intervention dans les affaires britanniques "à la demande du gouvernement Cameron" démontrait "leur relation de servilité à l'UE et au monde des affaires."
M. McCartan a déclaré que les citoyens irlandais, à qui M. Kenny et M. Howlin faisaient appel, "ont été chassés de leur pays précisément par les politiques imposées par l'UE et mises en application par la troïka des partis irlandais « Fine Gael », Parti travailliste et « Fianna Fail »."
"Cela a abouti à l'austérité sauvage, à des coupes claires dans les services publics, à une aggravation de la crise du logement, avec la menace de privatisation de l'eau et à transformer notre peuple en esclave permanent de la dette" a-t-il ajouté.
M. McCartan a exhorté les Irlandais de Grande-Bretagne à "ignorer ces gens-là comme ils vous ont ignorés", affirmant qu’un vote pour la sortie de l’UE était « un acte de solidarité avec les travailleurs de toute l'Europe."

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article