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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 15:39

British-Airways-cabin-cre-001Interdiction de la grève des travailleurs de British Airways par la justice britannique



Un jour honteux pour la démocratie



Article de Paul Haste, pour le Morning Star (quotidien du PC de Grande-Bretagne) du 17 décembre



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le patron de British Airways et briseur de grève, Willie Walsh, a été soutenu dans son attaque contre les conditions de travail de ses 12 000 membres du personnel de cabine par une juge de la Haute Cour qui a nié aux travailleurs le droit de faire grève.



Juge à la Haute Cour - non élue - Mme Justice Cox, qui bénéfice d'un salaire, payé par l'Etat,  de plus de 170 000 livres par an, a piétiné le vote démocratique, organisé par le syndicat Unite, et auquel ont participé le personnel sous-payé de la compagnie aérienne, en déclarant non-valides les 10 000 bulletins de vote en faveur de la grève.



Mme Cox a déclaré que le vote massif pour la grève, à plus de 92% avec 80% de participation était nul, après avoir accepté la réclamation de British Airways selon laquelle le syndicat aurait commis de « sérieuses irrégularités » en faisant voter notamment une poignée de travailleurs qui avaient accepté des départs volontaires.



Le patron de la compagnie aérienne, Willie Walsh, qui touche 735 000 livres par an – à comparer avec le salaire de base de son personnel de cabine qui gagne à peine 19 000 livres par an – avait insisté sur la nécessité de revenir sur les accords signés avec les syndicats pour imposer des coupes dans le personnel, mais ses salariés ont riposté et déclaré une grève de 12 jours qui devait commencer mardi prochain.



Un porte-parole du syndicat Unite a déclaré que la décision du juge marquait « un jour honteux pour la démocratie » et s'est engagé à organiser un nouveau vote pour la grève immédiatement après Noël.



L'avocat du syndicat Unite, John Hendy QC a tenu à contrer la réclamation de British Airways, selon laquelle le syndicat aurait commis des « actions délibérées, disproportionnées et clairement illégales », en soulignant qu'Unite avait fait « tout son possible » pour se conformer aux exigences strictes de la législation anti-syndicale concernant les votes de grève.



Il a affirmé que le syndicat accepte le fait que des salariés licenciés aient participé au vote, mais insiste sur le fait que British Airways n'a pas donné les détails au syndicat et qu'Unite ne sait pas combien de ces licenciés font partie de ses rangs.



Mais M.Hendy a souligné que, tandis que le syndicat recherchait un règlement négocié du différend, « l'intransigeance de British Airways a forcé les syndiqués à agir ».



« Le résultat du vote a été écrasant, il indique une sentiment réel et profond parmi le personnel de cabine syndiqué », a-t-il réaffirmé.



« Quelque 13 000 bulletins de vote ont été distribués et il y avait 10 286 bulletins valides – parmi lesquels 9 514 ont voté Oui à la grève et 772 ont voté Non – c'est un mandat absolument sans équivoque. »



La décision de la cour est venu après que les porteurs de l'aéroport de Garwick étaient sur le point de se mettre en grève aujourd'hui contre les tentatives du patronat de les forcer à accepter un gel des salaires.



Bien qu'ils aient engrangé 88 millions de livres de profits l'année dernière, les dirigeants d'Interserve [entreprise spécialisée dans la maintenance] a décidé de récompenser ses actionnaires avec une hausse de 17% de leurs dividendes au lieu d'offir à ses 56 salariés une augmentation de salaire légitime, a révélé le responsable du syndicat Unite, Ian McCulloch.



« Cette entreprise profite de la récession pour exploiter encore plus ses travailleurs », a-t-il déclaré.



Site du Morning Star: http://www.morningstaronline.co.uk/

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 10:53

Grève massive des postiers britanniques contre le processus de privatisation de la Poste



Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Avec 42 000 grévistes dans les centres de tri jeudi, et 78 000 facteurs qui les ont rejoint dans la deuxième journée nationale de grève vendredi, ce sont donc près de 130 000 postiers qui sont désormais  impliqués dans cette grève illimitée et reconductible, la plus importante mobilisation des dernières années dans le secteur. Si le syndicat majoritaire, la CWU (Communication Workers Union, syndicat réformiste lié historiquement au Labour) a donné comme mot d'ordre la défense des conditions de travail, des salaires de l'emploi, l'enjeu est plus large pour les travailleurs eux-mêmes: la défense de l'entreprise publique contre la privatisation de la Royal Mail et sa préparation par un nouveau plan de restructuration prévoyant d'une part sur des suppression de postes et d'autre part sur l'intensification de l'exploitation des postiers.



Rappel historique du processus de privatisation en Grande-Bretagne



Pour replacer cette grève dans son contexte, il faut rappeler brièvement l'ensemble du processus de la privatisation de la poste britannique.



Comme en France, c'est par la séparation des Postes et Télécommunications britanniques que le processus de privatisation a, en fait, commencé. En 1981, Margaret Thatcher a décidé de scinder les PTT britanniques en deux entités: la Royal Mail et British Telecom, pour faciliter leur privatisation ultérieure. Ce qui a été le cas depuis pour British Telecom. La Royal Mail restera une entreprise publique mais avec un statut comparable à celui d'une Société anonyme en France.



Durant les années 90 et 2000, les filialisations et l'entrée de la logique marchande dans l'entreprise, la réduction du nombre de tournées, de guichets et de bureaux de poste, la suppression de dizaines de milliers de postes ont préparé cette privatisation de la Poste. En 2006, la fin du monopole de la distribution du courrier dit « ordinaire », transcription de la troisième directive européenne de libéralisation du marché postal, était le préalable nécessaire à la privatisation de la Poste publique britannique.



Cet été, le gouvernement travailliste de Gordon Browna décidé de franchir le pas. Il a déposé un projet de loi de « privatisation partielle » (ouverture de 30% du capital au privé) de la Poste, au nom de la modernisation du service postal et du besoin urgent de lever des fonds pour une Poste présentée comme étant en déficit chronique, alors – que même en cette année de crise – les bilans de la Poste britannique sont désormais excédentaires. La peur d'une opposition conservatrice, sur des bases opportunistes, et d'une fronde de la gauche du Labour, basée sur la peur de se couper définitivement d'un électorat populaire massivement opposé à ce projet, avait fait reculer le gouvernement, en vue de l'échéance électorale de 2010. Mais, d'une part, par la poursuite des restructurations préparant la privatisation, et, d'autre part, par le consensus droite-gauche qui existe sur ce point, la relance du projet de privatisation de la Poste après les élections par une ou l'autre des équipes politiques est inévitable.



La vision du dialogue social selon le patronat de la Royal Mail



Alors que gouvernement travailliste et patronat ne cesse dans leurs discours de vanter les mérites du dialogue social et que les syndicats réformistes comme la CWU se font les défenseurs de ce type d'approche consensuelle, la pratique du patronat au sein de la Poste britannique démontre une autre vision du dialogue social.



En effet, quelques jours avant le déclenchement de la grève, un document interne aux directions de la Royal Mail a été découvert révélant que celles-ci encourageraient une « stratégie de la grève ». En fait, la direction envisagerait de faire passer son plan en force, sans négociations autres que sur ses conditions, et viserait à provoquer le déclenchement d'une grève qui pourrait être matée de manière décisive et mettre ainsi un terme quasi définitif à toute résistance ultérieure au processus de privatisation de la Poste.



Alors que la direction fait tout pour provoquer la grève, la CWU déclare ouvertement avoir tout fait pour l'empêcher. Son vice-président, Dave Ward dénonce les ententes entre Peter Mandelson (ministre du commerce et ancien commissaire européen) et le patron de la Royal Mail visant à empêcher la conclusion d'un accord par la voie négociée. Son secrétaire-général, Billy Hayes, va même plus loin en déclarant: « Ce dont nous avons besoin, c'est d'un accord qui permette de moderniser l'entreprise avec le consentement des travailleurs. Nous voulons un accord et nous voulons le négocier en toute bonne foi ».



En somme, le syndicat majoritaire reprend le discours patronal sur la « nécessaire modernisation du service public », sur le « dialogue social » entre « partenaires sociaux » et regrette juste que le patronat n'ait plus envie de jouer et ait décidé de transformer les partenaires de jeu en ennemis de classe.



La nécessité d'une convergence des luttes



De ces déclarations du secrétaire-général de la CWU ressortent toute l'ambivalence de cette grève: entre une grève de masse avec un contenu de classe et un contenu politique, point de repère pour l'ensemble des luttes du pays, et des directions équivoques quant au sens à donner à la lutte. La revendication de la direction syndicale: revenir à la table des négociations, pour discuter d'un adoucissement des modalités d'application du plan de restructuration. Des piquets de grève est montée une autre revendication: retrait du projet de restructuration et lutte contre la privatisation. Les mots d'ordre de « Defend the Postal Services » et « Keep the Post public » ont été les plus largement diffusés.



Les postiers mettent en cause la dégradation des conditions de travail, les politiques de management virant au harcèlement, ces « plans de modernisation » qui n'aboutissent qu'à une dégradation du service rendu. La « stratégie de la grève » entretenue par la direction de la Poste Britannique montre bien que celle-ci se prépare à un mouvement social comparable aux grandes grèves industrielles des années 80, et qu'elle est déterminée à briser ce mouvement de la même manière que Thatcher a cassé la grève des mineurs de 1984-85. Plus que jamais, la condition du succès de cette grève réside dans la convergence les luttes des travailleurs du public et du privé contre les plans de restructuration qui se succèdent dans le pays.



Pourtant des luttes de masse se développent: des employés municipaux de Sheffield qui entrent dans leur septième semaine de grève, rejoints depuis par leurs collègues de Leeds, aux machinistes des dépôts de Sheffield, Doncaster et Rotheram qui ont impulsé une lutte contre le gel des salaires qui se diffuse désormais à tous les dépôts de Grande-Bretagne en passant par les grèves répétées des agents d'entretien des sociétés de transport (Eurostar, Network Rail...). Mais l'absence de direction syndicale nationale sur des bases de classe et l'absence de perspective politique limite ces grèves, pour l'instant, à des luttes locales.



C'est en cela que la bataille des postiers peut être le déclencheur d'un mouvement de masse mobilisant tous les travailleurs britanniques, du public comme du privé, comme le rappelle Merlin Reader, délégué syndical de la CWU: « C'est une bataille capitale. Nous sommes en première ligne d'une attaque menée contre les services publics. Les bonus pour les banques sont de retour, l'argent coule à flots à nouveau à la City, et ce sont les travailleurs qui vont en payer les pots cassés. Nous devons gagner ou sinon ce sera une catastrophe, pas seulement pour nous mais aussi pour tous ceux qui travaillent dans le secteur public et qui croient que l'idée de service public doit passer avant les profits dans ce pays ».









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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 05:24

La véritable raison des progrès de l'extrême-droite

 


de Robert Griffiths, secrétaire Général du Parti Communiste de Grande-Bretagne

 


Article paru dans le Morning Star


 

Traduction JC pour Solidarité-Internationale-PCF

 

Nous n'avons pas besoin d'études académiques sur le comportement de vote pour expliquer ce qui s'est passé lors des élections locales et européennes de la semaine dernière.


Quiconque qui milite dans un syndicat ou vie dans un quartier populaire doit savoir que de nombreux travailleurs et leurs familles ne voient pas le Labour comme un parti qui parle ou agit dans leurs intérêts.


Oui, ces intérêts peuvent ne pas être clairement définis dans la tête des gens, encore moins quand il s'agit de les transformer en conscience politique. Ils assimilent souvent les illusions et les préjugés avivés tant par les médias publics que par les médias possédés par les monopoles capitalistes.


Mais au fond, ils représentent – par leur condition – les intérêts de la classe ouvrière, ceux dont la principale source de revenu vient du fait qu'ils ont à travailler pour vivre, qui ont toujours fait ainsi et continueront à le faire à l'avenir, ou se soucient du sort des travailleurs d'hier, d'aujourd'hui et de demain.


Ils ont besoin d'emplois dignes et de bons salaires, de services publics de qualité, de retraites et d'allocations décentes. Ils veulent pouvoir jouir de leur temps libre. Ils veulent être traités avec dignité, vivre et travailler en paix. Ils veulent que leurs enfants puissent hériter d'une meilleure vie que la leur.


Ils peuvent aussi se soucier de questions bien plus vastes, comme celles de l'environnement, de la pauvreté dans le Tiers-Monde, des libertés civiles et de l'équalité des sexes aussi bien que de la question de l'immigration.


Et ils ne croient pas que le gouvernement travailliste fassent la moindre chose pour régler ces problèmes, réels ou supposés.




Le fait est que l'initiative No2EU (Non à l'Union Européenne) a représenté un événement historique au sein du mouvement ouvrier




C'est la principale raison pour laquelle seulement 5% des électeurs inscrits ont voté Labour aux élections européennes du 4 juin. Parmi ceux qui ont pensé que cela valait le coup de se déplacer pour le Parlement Européen, seulement 16% ont voté Labour.


Mais pendant que le Labour perdait plus d'1 million 250 000 voix par rapport aux élections européennes de 2004, les alternatives n'ont pas non plus suscité un grand enthousiasme.


Les Conservateurs, l'UKIP [Parti pour l'Indépendance du Royaume-Uni – parti conservateur euro-sceptique] et les Libéraux-Démocrates ont tous perdu des centaines de milliers de voix.


Parmi les grands gagnants, on retrouve les Verts, qui ont augmenté d'un tiers tant leur nombre de voix que leur pourcentage, et dans une moindre mesure le Parti National Ecossais.


L'alliance No2EU – Yes to Democracy [Non à l'Union Européenne – Oui à la démocratie] a lutté pour percer le mur du silence, presque total, érigé par les médias à l'échelle nationale. En tant que nouvelle initiative, elle a manqué désespéremment d'une couverture médiatique.


La plupart des médias publics et capitalistes se sentaient bien plus à l'aise en gonflant les voiles des fascistes du BNIP et des nationalistes Britanniques de l'UKIP.


Ils ont bien vite compris ce que certains sectaires à gauche n'ont pu ou voulu comprendre, justement que No2EU était au fond une coalition formée dans les intérêts des travailleurs, des syndicats, et montée contre l'Union Européenne, les privatisations et le patronat capable potentiellement d'obtenir un soutien populaire.

Cela a été confirmé par la réception chaleureuse des militants qui ont fait campagne pour No2EU sur les marchés ou au porte à porte.


Oui, notre alliance a mis du temps à se former. Peut-être un meilleur nom et un programme plus clair et radical aurait-il pu être trouvés – bien qu'il soit difficile d'imaginer un forum regroupant différentes organisations en Grande-Bretagne et qui mette moins de 12 moins à parvenir un accord, sans que personne ne fasse cavalier seul ou ne claque la porte.


Le fait est que l'initiative No2EU a représenté un évenement historique au sein du mouvement ouvrier britannique. Un syndicat majeur, militant a décidé de forger une alliance avec des forces de gauche, progressistes afin de contester le pouvoir du patronat et de la clique du New Labour dans toute la Grande-Bretagne, dans des circonstances qui ne fassent pas déboucher cette opposition du mouvement ouvrier sur le retour d'un gouvernement Conservateur.


Distribuer 11 millions de tracts, organiser plus d'un millier d'initiatives publiques, des centaines de stands dans la rue et participer à 7 émissions électorales, tout en gagnant 153 000 voix soit 1%, et tout cela pour un premier départ, reste une performance honorable.


Surtout, No2EU a présenté un programme électoral qui mettait l'accent sur l'Union Européenne et ses politiques néo-libérales partagées, dans une large mesure, par les Travaillistes, les Verts, le Parti National Ecossais et le Parti du Pays de Galles.




La responsabilité de la montée de l'Extrême-Droite est à attribuer au Labour et à ses politiques de droite




Et ainsi nous en venons aux grands vainqueurs du 4 juin – les Fascistes du BNP, ce que sont sans aucun doute ses deux nouveaux députés européens Nick Griffin and Andrew Brons.


Le BNP est passé de moins de 150 000 voix à près d'un million, tandis qu'en terme de pourcentage de voix, ils ont progressé de près d'un quart.


On peut avoir quelques doutes sur le fait que la campagne de masse menée par le magazine Searchlight, l'organisation Unis contre le Fascisme et quelques autres, ait réussi à endiguer leur progression de manière substantielle. Exposer leur sympathies nazies et la futilité de leur fausses solutions a son effet, mais cela doit être fait tout au long de l'année.


Il n'y a pas de place pour l'autosatisfaction. En gagnant des sièges dans le Yorkshire et le Humberside et dans le Nord-Ouest, le BNP va élargir son audience et faire le plein d'argent européen.


Une réponse plus unitaire à la menace fasciste est nécessaire, mais chercher des boucs émissaires, comme cela commence à se faire dans certaines fractions de gauche, ne nous aidera pas.


C'est un fait que dans le Nord-Ouest, le fuhrer du BNP Griffin n'aurait pas été élu si au moins un quart des voix portés sur No2EU ou le Parti Socialiste du Travail ou 2% des voix portés sur le Labour avaient été portés sur le vote Vert, ou 20 000 voix de n'importe quel autre parti aurait été redirigé vers le Labour, ou encore le même cas de figure avec 14 000 voix pour les Libéraux-Démocrates ou 2 000 pour l'UKIP.


Choisir No2EU comme bouc émissaire simplement parce qu'elle a la témérité de se présenter, toutefois, est condamnable. Surtout parce que cela passe sous silence jusqu'à quel point celle alliance à contribuer largement à la lutte anti-fasciste dans les rues, dans sa littérature et à travers ces émissions électorales tant suivies que les chaînes télévisées et le BNP ont essayé de censurer.


Non, la responsabilité de la percée du BNP est à attribuer à la clique du New Labour qui a pris en hotage le Parti Travailliste.


Ces politiques de privatisation, de soutien à la guerre et de mise en place d'un Etat policier, le fait qu'il préfère renflouer les banquiers et les spéculateurs plutôt que venir en aide aux travailleurs et à leurs familles, son passé fait de mensonges et de corruption à Westminster, ont détourné du parti les électeurs de la classe ouvrière, par millions.


Réparer les dégâts causés par le New Labour et récupérer du désastre ce qui en vaut encore la peine est désormais la responsabilité urgente qui incombe au mouvement ouvrier et à la gauche non-sectaire.

Cela ne peut être réalisé seulement lors des échéances électorales, et certainement pas d'ici à la prochaine élection législative.




Organiser des initiatives de masse, grèves et manifestations, pour contraindre le gouvernement Travailliste à changer de cap




Une relance massive des initiatives de masse de toute sorte, y compris par la grève si besoin est, est nécessaire pour défendre les intérêts de la classe ouvrière et pour combattre les politiques pro-patronales et bellicistes du New Labour.


Un mouvement pour la Charte du Peuple doit être construit à l'échelle locale, dans les quartiers, à travers toute la Grande-Bretagne, impliquant des masses en attente de politiques de gauche, progressistes.


Ceci constitue la meilleure base sur laquelle les organisations socialistes et syndicales peuvent discuter de l'éventualité de développer une grande alliance qui pourrait avoir une approche réaliste, unitaire et non-sectaire de la question électorale.


Mais surtout, le gouvernement Travailliste doit être contraint à changer de cap afin d'éviter l'élection d'un gouvernement Tory encore plus droitier.


Les dirigeants des syndicats qui ont financé les Nouveaux Travaillistes qui ont détruit le Parti Travailliste devraient organiser un défilé de masse avec un message simple pour Gordon Brown: « Stop aux privatisations et à la casse des services publics, taxer les super-riches, s'engager à ce que les chemins de fer et les services d'intérêt général redeviennent propriété publique, soutenir la Loi sur la Liberté Syndicale, abandonner les projets pour une nouvelle génération d'armes nucléaires et retirer les troupes d'Afghanistan – ou alors plus aucune cotisation de nos adhérants ne financera votre défaite aux élections législatives. »

 

Traduit de l'anglais depuis le site du Morning Star: http://www.morningstaronline.co.uk/

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 08:02

Aggravation des inégalités au Royaume-Uni


Les politiques du
Labour engendrent une paupérisation absolue


Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF


Un rapport du Ministère du Travail Britannique conclut que les inégalités de revenu entre les dix pour-cent les plus pauvres et les dix pour-cent les plus riches se sont creusées dans le pays en 2007-2008.

Le fossé des inégalités sociales au Royaume-Uni s'est creusé au cours des gouvernements de Margaret Thatcher. Quand le travailliste Tony Blair est arrivé au pouvoir, en 1997, les écarts de revenus entre les plus pauvres et les plus riches avaient atteint leur niveau le plus élevé depuis la création de ces indices statistiques, en 1961.

En dépit de sa rhétorique sociale, la vérité est que Tony Blair n'a tout simplement jamais réussi à réduire les inégalités, elles ont même augmenté en termes relatifs. Les riches se sont enrichis plus vite que ce que les pauvres amélioraient leur niveau de vie. Cependant, profitant d'une période économique favorable, les couches les plus défavorisées connaissaient une augmentation absolue de leurs revenus, ce qui aidait la propagande des travaillistes.

Toutefois, depuis 2005, cette tendance s'est complètement inversée. En valeur réelle, c'est-à-dire en tenant compte de l'inflation, les pauvres sont devenus encore plus pauvres, alors que les riches ont vu croître leur richesse.

Avec les premiers signes de la crise, la situation s'est encore dégradée. Selon ce qu'indique le rapport annuel du Ministère du Travail Britannique sur les revenus de 2007-2008, publié le 7 mai, les plus pauvres ont été touchés non seulement par l'augmentation de l'inflation mais aussi par une diminution, en valeur absolue, de leurs revenus.

Ainsi, si en 2004-2005 les dix pour-cent les plus pauvres gagnaient en moyenne 156 livres par semaine (près de 176 euros), en 2007-2008 leur revenu a baissé de neuf livres (près de 10 euros).

Dans la même période, les dix pour-cent les plus riches ont vu leur revenu passer de 998 livres (1110 euros) à 1033 livres (1149 euros) par semaine.

Dans ce contexte, en 2007-2008 les 20 pour cent les plus riches sont parvenus à s'accaparer 43,1 pour cent du revenu disponible contre 40,9 pour cent en 1996-97.


Pauvreté généralisée


Une autre conséquence de cette évolution se trouve dans l'augmentation croissante du nombre d'individus vivant en dessous du seuil de pauvreté, correspondant à 60% du revenu médian. En 2007-2008, ils ont atteint les 11 millions contre 10,7 millions l'année précédente et 10 millions en 2004-2005.

Les difficultés des familles se reflètent inévitablement sur leurs enfants. En 1997, il y avait en Grande-Bretagne 3,4 millions d'enfants qui vivaient dans une situation de pauvreté. Blair a promis, à ce moment-là, que ce nombre serait réduit de moitié d'ici 2010 et qu'en 2020 ce fléau social aurait complètement disparu.

Toutefois, le gouvernement travailliste est très loin d'avoir rempli cet objectif. Les données officielles les plus récentes rapportent que 2,9 millions d'enfants vivent en situation de pauvreté en 2007-2008, chiffre qui est sensiblement le même que celui de l'année précédente, mais qui représente 200 mille enfants pauvres de plus par rapport à 2005.

Avec de tels résultats, il n'est pas surprenant que le gouvernement de Gordon Brown continue à plonger dans les sondages, cédant du terrain à la droite conservatrice qui exploite à son profit la capitulation des travaillistes devant les politiques néo-libérales.


Avante, Numéro 1850, 14 mai 2009: http://www.avante.pt/

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