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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 06:15

post-office-strike-376521815-3007763.jpgSeptième grève des postiers britanniques en trois mois contre les fermetures des bureaux de poste et la privatisation de la Royal Mail



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce samedi 29 juin, les employés des bureaux de poste (Post offices) ont lancé un mouvement de grève contre un plan de fermeture d'un cinquième des « Crown offices », les bijoux des bureaux de poste britanniques. Un plan qui s'insère dans la privatisation de la Royal Mail.

Il s'agit du septième mouvement de grève chez les postiers britanniques depuis Pâques. Le mouvement entamé par les employés des « Crown offices », les plus prestigieux « Post offices » de Grande-Bretagne, marque le ras-le-bol général des employés de la Royal Mail.



Les « Crown offices » représentent la partie la plus rentable des « Post offices » britanniques : seulement 3% des bureaux mais 20% des clients et surtout 40% des transactions financières. Situés dans les centre-villes, ils représentent un patrimoine immobilier juteux.



Pour la direction de la Royal Mail, dans le cadre du plan de privatisation général de l'entreprise, c'est le premier « joyau de la Couronne » à dilapider.



Cela commence par la restructuration des « Crown offices » : la fermeture de 70 des 370 bureaux, avec à la clé 1 500 suppressions de postes.



Face à ce plan social de grande ampleur, consécutif à un gel des salaires pendant deux années, les 4 000 employés des « Crown offices » ont voté à 88% une journée de grève nationale.



Pour le Syndicat des travailleurs de la communication (CWU), l'indignation vient de la comparaison avec les profits réalisés par le groupe « Post office », 61 millions de £ depuis septembre, ainsi que les bonus partagés par les patrons du groupe :



« Quand on apprend que les patrons des Post office se sont partagés 15 millions de £ de bonus, leurs plans de fermeture de bureaux, de suppressions de poste et leur refus d'accorder des hausses de salaire aux employés des bureaux de poste est incroyable.



« Les employés des bureaux de poste, les clients et les riverains continueront à se battre pour leur bureau de poste local, qu'ils estiment au plus haut point. Le soutien est toujours énorme. Les patrons ne pourront pas garder encore longtemps leur tête dans le sable. »



Contre la privatisation de la Royal Mail



Ce plan de fermeture des bureaux de poste s'intègre plus largement dans le plan de privatisation des Postes britanniques. Un plan dessiné par la « Loi sur les services postaux » de 2011, confirmé en avril 2013 par le Ministre du Commerce, Michael Fallon.



Selon le projet gouvernemental,l'ouverture du capital de la Royal Mail conduira à la vente de jusqu'à 90% des actifs de l'entreprise publique, la direction proposant en échange de réserver les 10% restants aux salariés.



Mais la proposition de laisser 1 500 £ d'actions à chaque employé n'a pas convaincu les 112 000 postiers britanniques qui ont refusé, lors d'un scrutin interne organisé par le syndicat, à 96% le plan gouvernemental.



Le projet de privatisation de la Royal Mail est le plus important depuis la privatisation des chemins de fer (British Railways) dans les années 1990. Le schéma d' « actionnariat salarié » dépassant largement celui déjà proposé en 1986 au moment de la privatisation du British Gas.



Dans les années 1980, Margaret Thatcher, qui avait pourtant privatisé le gaz, les télécoms, les transports aériens n'avait pas osé privatiser la Poste : « Je ne suis pas prête à privatiser la tête de notre Reine », disait-elle alors.



Le projet de privatisation de la Poste britannique, largement rejeté par les salariés et la population britannique, s'inscrit dans un vaste processus de socialisation des pertes et de privatisation des profits.



En effet, le gros problème de la Royal Mail restant le caractère déficitaire de son système de retraite, le gouvernement conservateur avait décidé l'an dernier de nationaliser le système de retraite pour éponger le déficit du système de retraite de l'entreprise publique.



Incohérent, un gouvernement conservateur qui nationalise le système de retraites des postiers et privatise ensuite l'ensemble des services postaux ?



Aucunement. L’État a repris possession de l'ensemble des actifs du Fonds de pension (dont le patrimoine immobilier), d'une valeur de 26 milliards de £, faisant temporairement baisser le montant de la dette publique.



Dans le même temps, dans un système structurellement déficitaire, il promet de payer les futures retraites des 450 000 anciens postiers, alors que le passif du système s'élève actuellement à 37 milliards de £, soit une différence de 9 milliards de £ payée désormais par le contribuable, tout en laissant ouverte la possibilité ultérieure de casser le système de retraites.



Enfin, libéré du fardeau de son système de retraites déficitaire désormais nationalisé, la Royal Mail est prête à l'ouverture à la concurrence et surtout à la privatisation de son capital, et surtout de ses profits.



 

Le précédent catastrophique de la privatisation du chemin de fer dans les années 1990 constitue un avertissement pour les postiers comme pour le personnel de la santé en Grande-Bretagne : la lutte contre la privatisation est une nécessité économique, sociale, politique et humaine tout simplement.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 06:57

405104 rail300Les effets désastreux de la privatisation du rail britannique épinglés dans un rapport commandé par les syndicats

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

« The great train robbery : les conséquences économiques et politiques de la privatisation du rail » : voilà le titre du rapport réalisé par le Centre de recherche sur le changement socio-culturel de Manchester, commandité par le Congrès des syndicats britanniques (TUC).

 

Le rapport a fait la une de la presse britannique. Il est dans notre intérêt en France, au moment où le gouvernement socialiste prépare une « réforme ferroviaire » qui irait dans le sens de la mise en concurrence, d'apprendre les leçons de la privatisation britannique.

 

Tout d'abord, rappelons que la privatisation du rail avait été préparé dans les années 1980, sous Thatcher, avec l'éclatement de l'unicité du British Rail en entités autonomes par secteurs géographiques (Network SouthEast) ou secteur d'activité (fret).

 

En application de la directive européenne 91/440, la Grande-Bretagne divise en 1993 gestion du réseau confiée à RailTrack, et exploitants mis en concurrence, à l'origine une vingtaine d'entités publiques sectorisées.

 

En 1996, avant les élections législatives, le Parti conservateur privatise l'ensemble des opérateurs, gestionnaires du réseau, fret comme exploitants voyageurs.

 

Reniant ses promesses, le gouvernement de Tony Blair va achever la privatisation de ce qu'il restait à vendre … avant de re-nationaliser le gestionnaire du réseau car c'est un poste structurellement déficitaire et donc non-rentable. Il faut bien socialiser les pertes !

 

Vingt ans après, le bilan de la libéralisation-privatisation du rail est édifiant, un véritable « pillage » des usagers et des fonds publics, siphonnés par une poignée de monopoles privés. Reprenons l'argumentaire des privatiseurs, point par point :

 

 

  1. Les tarifs les plus élevés au monde : l'argument de la « baisse des tarifs » ne tient pas en Grande-Bretagne. Les tarifs du rail sont désormais, en moyenne, deux fois plus élevés qu'en France, dans le secteur nationalisé. Depuis 1996, l'augmentation des tarifs du train a été trois fois supérieure à celle de l'augmentation moyenne des salaires. La Grande-Bretagne dispose des tarifs les plus élevés du monde : une conséquence de la privatisation ;

 

  1. Des trains qui arrivent de moins en moins à l'heure : les trains qui n'arrivent pas à l'heure, c'est aussi cela l'efficacité du privé. Un train sur six circule avec plus de 10 minutes en Grande-Bretagne (15%), contre un train sur dix en France (10%). La faute est rejetée sur « Network Rail », le gestionnaire du réseau, condamné ainsi à une amende de 90 millions d'euros la semaine dernière ;

     

  2. Un matériel roulant de plus en plus vieux : la modernisation conséquence de la privatisation, rien n'est plus faux. Depuis la privatisation, l'âge moyen du matériel roulant a augmenté, il était de 16 ans en 1996, il est de 18 ans aujourd'hui. L'investissement dans le renouvellement du matériel roulant a chuté de moitié entre 1993 et 2013 ;

     

  3. Un système excessivement coûteux : comme pour la Santé ou l'Education, contrairement aux idées reçues, le rail public coûte excessivement moins cher que le rail privé. Déjà le rapport McNulty publié en 2011 rappelait que les coûts du système fragmenté britannique étaient 40% supérieurs à ceux du système nationalisé français ;

     

  4. L'ouverture à la concurrence … c'est la domination des monopoles étrangers !: dans un secteur où un seul réseau existe, la « libre concurrence » est encore plus qu'ailleurs un leurre. De fait, le système privatisé britannique a conduit rapidement à l'émergence de monopoles nationaux, comme le britannique FirstGroup qui contrôle 7 des 23 « opérateurs privés » et surtout à la main basse des grands monopoles européens : l'Allemand Deutsche Bahn, l'Hollandais NS et enfin la SNCF (via Keolis) ont pris possession de 11 des 23 opérateurs du chemin de fer britannique. Quatre entreprises contrôlent donc 80% du rail britannique !

     

  5. Des investissements publics et une dette publique ! : la privatisation n'a pas conduit à la baisse des investissements publics mais au contraire à leur augmentation : 6 milliards d'euros de subventions par an pour financer les projets d'infrastructures, c'est deux fois plus qu'avant la privatisation. Ces projets d'infrastructures plombent les comptes du « Network Rail », sciemment re-nationalisée en 2001 : le gestionnaire public accumule désormais une dette de 40 milliards d'euros ;

     

  6. Mais des profits privés !: Si les pertes sont socialisées, les profits, eux, sont bien privatisés : en 2012, la seule Deutsche Bahn a réalisé 1 milliard d'euros de profit sur le réseau anglais. Les opérateurs privés bénéficient des investissements publics dans le réseau puisque 90% des profits sont ensuite directement reversés aux actionnaires. En outre, le gestionnaire public du réseau, malgré son endettement, continue à pratiquer des tarifs préférentiels pour l'usage du réseau : les droits de péage ont baissé de moitié depuis dix ans ;

 

La libéralisation puis la privatisation du rail, suivant les directives européennes mais en fonction d'un choix délibéré du grand capital britannique : un désastre patent pour les usagers, les contribuables et les travailleurs mais une opportunité pour les monopoles.

 

Un désastre qui a coûté la vie à plusieurs centaines d'usagers et de travailleurs britanniques, il suffit de se rappeler de la catastrophe de Landgrove-Broke qui a coûté la vie à 31 usagers et blessé 500 autres : les opérateurs privés ne voulaient pas à l'époque investir dans des dispositifs de sécurité.

 

Le désastre est tel que certaines fractions du capital britannique commencent désormais à reconsidérer l' (in-)efficacité d'un système ferroviaire privatisé : le Parti travailliste se déchire désormais sur la re-nationalisation potentielle du rail.

 

Dans le même temps, les syndicats du rail défendent ardemment la nationalisation du rail. Certains liés aux calculs d'une fraction du camp travailliste. D'autres, comme le syndicat de classe RMT, dans une perspective véritable de refondation d'un service public national.

 

Pour nous français, ces débats nous ramènent un siècle en arrière, avant la nationalisation de la SNCF : la défense du monopole public est plus que jamais une nécessité !

 

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:18

Logo_royal_bank_of_scotland.jpgLa privatisation de la Bank of Scotland envisagée après les premiers profits depuis la « nationalisation » de 2008



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Au cœur de la crise financière de 2008, la « nationalisation » de la Royal Bank of Scotland avait constitué un passage obligé pour le gouvernement britannique contraint de renflouer un secteur bancaire privé au bord de la faillite.



En 2008, trois des cinq principales banques britanniques, moteurs de la City, sont « nationalisées » : Northern Rock, la Llyods et la Bank of Scotland. Un paradoxe (apparent) au pays des privatisations intégrales, de la libéralisation à tout crin commandées par la City.



La Bank of Scotland a engrangé pendant des décennies des centaines de milliards de profits, de connivence avec l’État britannique, finançant des investissements qui ont détruit l'industrie britannique et pillé les richesses des anciens pays colonisés.



Elle a bâti à court-terme sa richesse sur la spoliation de ses clients, souvent les moins dotés en ressources financières : ventes forcées d'assurance aux clients, manipulation des taux d'intérêts à des fins spéculatives, produits toxiques refilés y compris à des collectivités territoriales françaises.



Socialisation des pertes …



En 2008, l'éclatement de la bulle financière, le réveil des contradictions du système conduisent aux premières pertes, colossales, de l'histoire du groupe : 30 milliards d'euros de pertes. La valeur de l'action du groupe dégringole, la banque est au bord de la faillite.



Sur impulsion du gouvernement conservateur, l’État britannique « nationalise » alors le groupe : une injection de 55 milliards d'euros pour une prise de contrôle à 82% du capital. L’État achète alors à bon prix les actions du groupe en perdition : 5 £ par action, contre 3 £ aujourd'hui.



Pendant trois ans, c'est l’État qui prend en charge les pertes massives du groupe. En 2009, les pertes s'élèvent à 4 milliards, 2 milliards d'euros en 2010 et encore 2 milliards en 2011.



plans sociaux massifs mais bonus pour les traders



Le passage à la gestion publique fut l'opportunité non seulement d'un vaste mouvement de centralisation des capitaux mais aussi d'une restructuration du groupe, conduisant au plus important plan social de son histoire.



En trois ans, 35 000 emplois sont supprimés à la Royal Bank of Scotland, alors que le secteur bancaire britannique a supprimé dans son ensemble 190 000 postes.



Pourtant, dans le même temps, la rémunération des traders et des cadres dirigeants n'a pas fléchi. La part des rémunérations dans les revenus a même augmenté, tandis que la valeur des bonus dans la seule banque d'investissement s'est élevée à 1 milliard d'euros en 2010.



Le PDG de la RBS, Stephen Hester, bénéficiait depuis la « nationalisation » de 2008, d'un bonus annuel de 1 milliard d'euros auquel il a renoncé, sous pression de l'opinion publique, ne gardant que son modeste salaire de … 17 millions d'euros annuels.



Et bientôt privatisation des bénéfices ?



Mais l'avenir s'annonce prometteur pour le géant bancaire britannique. Après la phase des pertes (socialisées), vient la promesse des profits (à privatiser).



Sommé de venir à la rescousse du secteur bancaire en perdition, l’État est désormais encouragé à laisser la banque entre les mains d'actionnaires privés. En effet, la RBS vient d'annoncer ses premiers profits depuis 2008 : près d'1 milliard de profits bruts pour le premier trimestre 2012.



Les déclarations se multiplient. Sir Philip Hampton, président de la RBS, a déclaré que la banque publique aurait « totalement récupéré » d'ici la mi-2014, et serait alors prête à revenir dans le giron du secteur privé.



Le PDG de la Bank of Scotland, Stephen Hester a lui déclaré avec un enthousiasme que : « la privatisation serait quelque chose de formidable à la fois psychologiquement et aussi parce que cela dégagerait l'argent du contribuables pour d'autres missions.



La mission de nettoyage financier est quasiment rempli ».



Les déclarations du PDG du groupe sont un comble de cynisme. Le « nettoyage financier » ne sont rien de moins que les pertes essuyées par l'Etat, et désormais il encourage l'Etat à aller renflouer d'autres banques ou industries, et laisser les profits au privé !



A noter qu'avec le cours de l'action actuel, l’État essuierait une perte nette de 20 milliards d'euros sur son renflouement de 2008.



Le cas de la Royal Bank of Scotland, ainsi que des autres banques renflouées par l'Etat en Grande-Bretagne constitue un avertissement face au dévoiement du mot d'ordre de nationalisation, pourtant mesure qui s'impose comme une évidence dans la crise actuelle du capitalisme.



La nationalisation ne peut être une « mesure temporaire » visant à renflouer les banques, à socialiser les pertes. Il faut des nationalisations définitives, démocratiques, au service des besoins du peuple et non des profits passés et futurs des industriels et des banquiers.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:29

redwedgermtLe syndicat des cheminots britanniques pour la rupture avec l'Union européenne



Introduction/Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La colère monte en Grande-Bretagne face à la politique menée par l'UE du capital, payée d'abord par la classe ouvrière et les couches populaires. Mais la bourgeoisie britannique tente de canaliser la colère populaire vers les impasses politiques de la « droite euro-sceptique ».



Les médias britanniques mettent en avant la droite conservatrice traditionnelle, membres du Parti conservateur ou dirigeants du parti d'extrême-droite « UKIP », relayant avant tout la position de la bourgeoisie financière de la City, partagée entre ligne pro-européenne et ligne euro-critique.



Le Syndicat des cheminots britanniques (RMT), connu pour ses positions critiques envers l'Union européenne du capital et syndicat de masse et de classe, a appelé à ne pas laisser ce thème à l'extrême-droite et à lui donner un contenu de classe.



bob-crow.jpgVoici le contenu de la déclaration du secrétaire-général du RMT Bob Crow :



« La position du syndicat RMT est claire, non seulement il doit y avoir pour nous un référendum sur la sortie de l'Union européenne mais nous appelons sans équivoque à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.



Dans toute l'Europe, et en particulier en Espagne et en Grèce qui sont dans l’œil du cyclone, c'est la classe ouvrière qui souffre le plus. Du démantèlement de la démocratie, d'une UE et d'une banque centrale qui exigent des coupes dans les emplois, les salaires et les retraites ainsi que la privatisation intégrale du patrimoine public.



Le RMT ne restera pas les bras croisés et ne permettra pas que le débat reste dominé par l'UKIP et la droite du Parti conservateur. Des ministres comme Michael Gove soulèvent désormais la question du retrait par pur opportunisme politique. Ils se fichent éperdument du taux de chômage des jeunes en Europe, la seule préoccupation des ces euro-sceptiques du lendemain, c'est de sauver leur carrière politique et leur peau.



Le RMT continuera la campagne pour un retrait de l'UE, sur des positions de gauche, de classe, qui mettent les emplois, les conditions de vie, la démocratie au premier plan. La vérité, c'est que vous ne pouvez pas être pro-UE et anti-austérité lorsque toute la structure du projet européen est dominée par les intérêts des banquiers et du grand capital, les forces motrices derrière les mesures d'austérité imposées dans tout le continent. »

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 06:34

nation-privat.jpgLes communistes britanniques rejettent les privatisations

 

« La propriété publique est centrale dans notre lutte contre le gouvernement »

 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

La propriété publique et la démocratie économique doivent être un point central dans notre bataille contre le régime conservateur-démocrate, tel est l'avis du Bureau politique du Parti communiste de Grande-Bretagne, rapporté par le secrétaire à l'international John Foster.


 

Il a mis en garde contre le fait que le discours de la Reine, prévu pour mai, devrait confirmer l'intention du gouvernement de privatiser le fournisseur d'énergie nucléaire URENCO, la principale ligne de chemin de fer de la Côte Est et la Royal Mail (poste britannique).


 

Ces privatisations « remettront en cause ces services publics, détruiront des emplois au seul profit des plus riches ».


 

Foster a fait remarquer que la Commission européenne avait déjà donné son feu vert à l’État britannique afin qu'il fasse main basse sur les dettes des fonds de pension de la Royal Mail, dans le but de privatiser le service postal.


 

« Voilà ce qu'il en est de l'UE et de la chimère d'une Europe sociale, quand la réalité c'est la privatisation des profits et la nationalisation des pertes », a fait remarquer M.Foster.


 

Il a également souligné le fait qu'une série de rapports parlementaires avait exposé les conséquences désastreuses des privatisations dans les domaines de la fourniture d'énergie, des transports ferroviaires et autres services publics et sociaux.


 

« L'effondrement des investissements du secteur privé dans l'industrie a désormais atteint des proportions critiques », a-t-il ajouté. « La propriété publique est une revendication centrale de la Charte du peuple* et elle doit être portée de façon massive par l'Assemblée populaire**, le 22 juin ».


 

 

*La Charte du peuple (The people's charter – référence au mouvement chartiste du XIX ème siècle) est un programme de réformes portées par divers syndicats (cheminots, enseignants, télecoms...) et par plusieurs partis de gauche comme le Parti communiste prévoyant notamment la nationalisation des grands domaines de l'économie et une réforme fiscale touchant les plus riches et les grandes entreprises ;

 

**L'Assemblée populaire (People's Assembly) est un prolongement de la People's charter, elle se présente comme un mouvement de convergence des luttes contre les privatisations et les mesures d'austérité, une force de proposition pour des manifestations ou grèves nationales, et une alternative sur le dénominateur commun de la « justice sociale ».

 

Le mouvement est porté par des dirigeants syndicalistes des principales fédérations revendicatives du TUC, par quelques élus travaillistes contestataires et par des partis marxistes, en premier lieu le Parti communiste. Son assemblée fondatrice se tiendra le 22 juin.

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