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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 07:52

nocuts.jpg150 000 manifestants à Londres contre la politique d'austérité du « gouvernement des riches » mais divisions syndicales autour de l'appel à la grève générale

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

« Non aux coupes », « L'austérité ça suffit » : ce sont les mots d'ordres que l'on pouvait lire sur les pancartes des 150 000 manifestants rassemblés à Londres pour exprimer leur colère envers la politique de rigueur pour les travailleurs et de cadeaux aux plus riches du gouvernement conservateur.

 

Enseignants, infirmières, agents d'entretien, cheminots, dockers et chômeurs ont répondu à l'appel lancé par les syndicats du TUC (Trade union congress) pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité annoncée par le premier ministre conservateur David Cameron : 150 000 à Londres, 10 000 à Glasgow et à Belfast.

 

Au programme de la rentrée, de nouvelles coupes de 12,5 milliards d'euros dans les dépenses publiques visant avant tout les allocations sociales : des allocations logement pour les moins de 25 ans jusqu'aux allocations familiales.

 

Un énième plan d'austérité poursuivant un triple objectif : faire payer la crise par les travailleurs, casser le secteur public et enfin faire de nouveaux cadeaux aux riches et aux entreprises.

 

Le gouvernement garde ainsi le cap du gel du salaire des fonctionnaires britanniques, de la privatisation de la Poste (Royal Mail) et de la Santé (NHS), de la suppression de 800 000 emplois publics d'ici 2015 tandis que dans le même temps le plafond de l'impôt sur les revenus était abaissé de 50 à 45%, et l'impôt sur les sociétés de 26 à 24%.

 

Un gouvernement de classe qui ne cache plus son mépris de classe. Andrew Mitchell en est l'incarnation même. Ce ministre conservateur qui a dû démissionner vendredi sous la pression populaire après avoir traité un policier qui lui faisait une remontrance de « plebs » (prolo).

 

Ce samedi, les travailleurs britanniques ont retourné l'insulte en un appel au rassemblement des « prolos » : « Plebs of all countries, unite » (Prolos de tous les pays, unissez-vous!), pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants.

 

 

Des travaillistes qui revendiquent une « alter-austérité », leur leader hué à la manifestation

 

Si la manifestation n'a pas atteint les sommets des défilés du printemps 2011, elle a néanmoins permis l'expression d'une colère populaire en manque de perspective. Une colère sur laquelle le Parti travailliste entend bien capitaliser, et qu'il entend bien canaliser.

 

Le leader du Parti travailliste, Ed Miliband, était présent à la manifestation. Son discours a reçu un accueil défiant de la part des manifestants, recevant même les huées de la foule. Car derrière les attaques virulentes contre le gouvernement, c'est un appel à une autre austérité qu'a lancé Miliband

 

En effet, le dirigeant du Labour fait le choix de l'honnêteté plutôt que des promesses en l'air, le choix de l' « austérité juste » : « Je ne promets pas des temps faciles (…) des choix difficiles seront à faire, mais ce seront des choix différents et justes ».

 

Derrière les rodomontades, le leader travailliste apporte en réalité sa caution aux coupes du gouvernement, reprochant juste leur rythme et leur ampleur : « J'ai déjà dit que, quiconque serait au gouvernement, il faudrait des coupes. Mais ce gouvernement coupe trop loin et trop vite, cette austérité-là suicidaire n'est pas une réponse aux problèmes du pays ».

 

Rappelons encore une fois qu'en 2010, le candidat Gordon Brown ne promettait qu'une alter-austérité face au candidat Cameron : 20% de baisse des budgetsau lieu de 25%, 450 000 fonctionnaires en moins au lieu de 800 000, 45 milliards d'économies au lieu des 70 prévus par les conservateurs.

 

Lutte aiguë entre directions réformistes et syndicalistes de classe autour de l'appel à la grève générale



Du côté des dirigeants syndicaux, la direction réformiste du Trade Union Congress (TUC) – liée structurellement au Labour – a encore une fois livré une critique acerbe du « gouvernement des riches », ironisant sur le slogan du « On est tous dans le même bâteau » (We're all in this together) :


 

« la dure réalité, c'est qu'on a des exonérations fiscales (tax cuts) pour les plus riches, et des coupes salariales et dans les acquis sociaux (wage and benefits cuts) pour les pauvres », a ainsi déclaré Brendan Barber, secrétaire du TUC, à la fin du rassemblement.

 

Néanmoins, sa critique reste celle d'un mauvais capitalisme financier qu'il oppose à un bon capitalisme productif qu'il faudrait revivifier, en axant sur une politique de crédit sélectif favorisant les investissements privés.

 

Sur la question de l'intensification de la lutte et d'un appel à la grève générale, Barber s'est montré beaucoup moins virulent sur l'antenne de la BBC :

 

« Certains de mes collègues peuvent bien en parler, mais j'attends pas grand monde appeler à une grève générale ».

 

Ce n'était pas l'avis des manifestants ce samedi où on pouvait trouver parmi les banderoles les plus populaires, le mot d'ordre offensif : « 24 heures de grève générale, maintenant ! ».

 

Des manifestants qui ont réservé une ovation au secrétaire du syndicat des cheminots et des dockers RMT, Bob Crow, proche des communistes lorsque celui-ci a lancé un appel à une grève générale nationale d'une journée.

 

« Les manifestants sont une pierre angulaire vers l'objectif d'une action convergente et vers une grève générale. Voilà pourquoi le RMT dit : défile aujourd'hui, et fais grève demain ! ».

 

Un appel à la grève qui rencontre un certain écho parmi les syndicats les plus combatifs, notamment le Syndicat des enseignants (National union of teachers) et le Syndicat des services publics et commerciaux (PCS), actif surtout dans la fonction publique.

 

En Grande-Bretagne comme ailleurs, la lutte contre l'austérité d'où qu'elle vienne continue. Comme ailleurs, la ligne du dialogue social et de l’aménagement des contre-réformes portée par la CES rencontre l'opposition de ceux qui restent attachés à un syndicalisme combatif, refusant toute compromission avec le consensus libéral dominant, avec la super-austérité dictée par l'UE du Capital !

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:00

rip-educ.jpgL'université de classe s'installe au Royaume-uni

Après le triplement des frais d'inscription, la baisse de 25% du montant total des bourses





Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Si l'université britannique n'a jamais été un modèle de démocratisation de l'enseignement supérieur, les dernières mesures prises par le gouvernement conservateur tendent à achever ce qu'il pouvait en rester



En décembre 2010, le gouvernement a ainsi adopté une loi, vivement contestée dans la rue par les étudiants britanniques, cassant ce qu'il restait de démocratique dans l'université britannique :



Tout d'abord, en triplant le plafond des frais d'inscription, passant de 3 000 (4 000 euros) à 9 000 (10 500 euros) livres. Sachant que l'enseignement supérieur, dans le cadre des coupes budgétaires, va voir son budget réduit de 40%, la hausse réelle des frais tout comme l'ouverture au capital privé deviennent inévitables.



Ensuite, en restructurant la carte universitaire, favorisant l'émergence de pôles d'excellence, réservés à une certaine élite et financés partiellement par le privé, et faisant dépérir les petites universités de proximité. Près de 50 des 130 universités britanniques sont déjà sous la menace d'une fermeture prochaine.



Enfin, en réduisant les aides destinés aux étudiants en difficulté sociale.



D'ores et déjà, l'Allocation de poursuite des études (EMA), destinés aux lycéens de 16 à 18 ans de milieu modeste qui désiraient continuer dans le supérieur, a été supprimé en 2011, laissant les près de 70 000 lycéens concernés dans une situation critique.



Une nouvelle étude de l'Office for fair access (Offa) vient de révéler un plan de coupes drastiques dans les bourses destinés aux étudiants issus de milieux populaires, contredisant la thèse officielle du gouvernement, celle d'une hausse générale des frais compensée par des aides renforcées pour les boursiers.



Le National union of students (NUS) a ainsi noté que le montant général des bourses accordées dans l'enseignement supérieur allait chuter de 358 millions de £ en 2011 à 275 millions de £ en 2015. Une perte de 93 millions de £, soit une baisse de 25% du montant général des bourses.



Les syndicats étudiants ont ainsi dénoncé des mesures qui contraignent les étudiants, notamment de milieux modestes mais aussi de plus en plus issus des couches moyennes à s'endetter massivement.



Le Syndicat des professeurs du supérieur (UCU) a estimé que les futurs étudiants devront s'endetter à hauteur de 50 000 £ tout au long de leur scolarité pour pouvoir payer leurs années universitaires.



Les syndicats étudiants comme enseignants ont dénoncé par ailleurs l'hypocrisie du National scholarship programme (NSP), mis en place par ce gouvernement, qui offrirait à une minorité d'étudiants de milieux modestes méritants la possibilité d'être exempté pour une année, et exceptionnellement deux années, de leurs frais d'inscription.



Or ce schéma temporaire d'une part, réservé à une petite minorité d'autre part (jusqu'à 18 000 étudiants chaque année, concevant la bourse non comme un droit mais comme un privilège concédé par l’État, est très loin pour les syndicats de répondre à la crise de l'endettement étudiant et à la nécessité de préserver ce qu'il reste de la démocratisation de l'enseignement supérieur.



Au Royaume-uni comme dans le reste de l'Union européenne, c'est en tout cas le même schéma qui est appliqué, celui prévu par le Processus de Bologne.



Hausse des frais d'inscription, ouverture au privé, réformes des cursus dans les intérêts des grandes entreprises, pôles d'excellence élitistes : la construction d'une université de classe au service du grand capital.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:34

89b00d3ebcf9dc5Élections locales au Pays de Galles

 

Des performances électorales encourageantes pour les candidats communistes qui obtiennent entre 2 et 9% des voix

 

 

Article JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Des élections locales se tenaient au Royaume-Uni le 3 mai dernier, sans que ne soit fondamentalement remis en cause le consensus dominant entre travaillistes, conservateurs et libéraux-démocrates.

 

184 conseils municipaux étaient renvoyés devant les électeurs tandis que trois municipalités voyaient l'élection directe de leur maire: Salford, Liverpool et Londres.

 

Dans l'ensemble, le recul des conservateurs, artisans de l'austérité depuis 2010, est net. Avec 31% des voix et 1 000 conseilleirs, ils reculent de 4 points et perdent 405 conseillers municipaux. Néanmoins les conservateurs ne perdent pas de ville majeure, et conservent surtout le principal enjeu de cette élection, la mairie de Londres.

 

De leur côté, les travaillistes sortent comme les grands gagnants avec 38% des voix et 2 159 conseillers municipaux. Ils raffermissent leur maimise sur les plus grandes villes du pays, essentiellement dans le nord: Birmingham, Liverpool, Leeds, Manchester ou encore Glasgow.

 

Ils s'imposent dans des villes secondaires du pays, notamment du sud: Southampton, Plymouth, Norwich ou la capitale du Pays de Galles Cardiff.

 

C'est justement du Pays de Galles que viennent des résultats encourageants pour les communistes.

 

Cette nation britannique de 3 millions d'habitants, terre noire des mineurs, a toujours été relativement un bastion des communistes, bien implantés dans les syndicats, dans une Grande-Bretagne où les communistes ont toujours été quelque peu marginalisés.

 

Dans cette « région rouge », les conservateurs ne possèdent plus aucune des 22 mairies, les travaillistes s'assurent une majorité claire dans les principales villes galloises : Cardiff, Swansea, Wrexham.

 

Les communistes gallois étaient présent dans huit circonscriptions réparties sur trois villes du pays : la capitale Cardiff, les bastions miniers de Torfean et Merthyr Tydfil.

 

Aussi limitée que soit la présence des communistes, les résultats obtenus sont plus qu'encourageants et montrent une résistance des communistes dans un contexte de bi-polarisation et de pression vers le vote utile qui a laminé la plupart des formations, y compris les verts, les nationalistes gallois et même les libéraux-démocrates.

 

Leur campagne axée sur la défense des services publics, le rejet de l'austérité gouvernementale et la critique de l'Union européenne a été entendue par une partie non-négligeable des travailleurs gallois.

 

Dans le bastion minier de Merthyr Tydfil, les communistes obtiennent leur meilleur résultat. Avec 9% des voix, le secrétaire de l'Union locale syndicale Tommy Roberts a réussi à rassembler malgré la pression du vote utile.

 

Deux candidats communistes, dont un autre à Merthyr Tydfil et un à Torfaen, obtiennent eux 5% des voix et parviennent à devancer les candidats libéraux-démocrates.

 

A Cardiff, les quatre candidats communistes récoltent entre 2 et 3%. Dans une des circonscriptions, à Adamsdown, le communiste Fran Rawlings est même parvenu à battre un des candidats conservateurs.

 

Le secrétaire du Parti communiste gallois Rick Newnham a déclaré que « nous, communistes gallois sommes satisfaits de nosrésultats lors de ces élections ».

 

Il place désormais la nouvelle majorité travailliste devant ses responsabilités :

 

« La question centrale désormais est de savoir si la nouvelle majorité travailliste, qui inclut certains socialistes proclamés, placera comme priorité absolue la protection des emplois et des services publics, y compris en créant plus de logements sociaux et en mettant un terme aux projets de construction d'un incinérateur polluant géant à proximité des quartiers européens », a conclu Newnham.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 07:50

10-child-alamyEffets dramatiques de la crise du capitalisme et de la « super-austérité »

 

Progression alarmante de la sous-nutrition en Grande-Bretagne



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



C'est à Londres, sixième ville la plus riche au monde, que des milliers d'enfants souffrent de sous-nutrition. Et leur nombre a augmenté de façon dramatique, non seulement dans la capitale britannique mais aussi en dehors.



L' « épidémie silencieuse », comme l'appelle le journal The Independent,s'étend à tout le pays et laisse des traces durables chez les victimes :« Chris a dix ans. Lui et son frère s'alimentent si mal qu'ils sont livides et ont des cernes sous les yeux. Ses aînés ont déjà perdu toute leur dentition à cause de leur régime alimentaire dévastateur pour leur santé », rapporte le journal britannique qui rappelle que la seule association Kids companyaide 17 000 enfants à Londres.



Chaque semaine, cette association vient en aide à 70 nouveaux enfants, au lieu d'une trentaine l'an passé.



A Barnsley, dans le nord de l'Angleterre, des organisations de bienfaisance venant en aide aux enfants assistent des familles en leur fournissant des aliments de base comme le lait, le pain et des pâtes. A Bristol, mentionne la même source, un projet d'accompagnement des adolescents est devenu un endroit où on peut avoir accès à un repas de base.



Selon ce qu'explique la fondatrice de Kids Company,Camila Batmanghelidjh, de nombreux enfants appartiennent à des familles d'immigrés, dont les parents n'ont pas de permis de travail ou ne bénéficient pas d'allocations sociales. Mais il y a également des parents qui travaillent et qui « simplement n'ont pas les moyens de nourrir leurs foyers ».



Cette association évoque cinq écoles à Londres où entre 70 et 80% des élèves souffrent d'insécurité alimentaire, soit qu'ils n'aient pas toujours les aliments de base à la maison, soit qu'ils ne savent pas qu'ils auront leur prochain repas.



La propagation de la faim dans le pays, d'autres en témoignent comme Chris Mould, président exécutif de Trussell Trust, organisation liée aux banques alimentaires, qui fournissent des aliments à quelques 120 000 personnes. Mould affirme que ces derniers mois on a assisté à « une énorme augmentation » de la demande et il garantit qu'il y a 36 000 enfants parmi eux qui souffrent de la faim. « Ce que nous avons vu nous indique qu'il y a plusieurs milliers de personnes qui souffrent de la faim dans ce pays, des personnes qui ont à faire des choix difficiles entre l'essence, l'eau, le transport et la nourriture. »



« Cette pression retombe nécessairement sur les mères et sur les enfants ».



Source : Avante, organe du Parti communiste portugais

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:30

thatcher-and-cameronLe gouvernement conservateur britannique va supprimer 900 000 emplois publics en 5 ans tout en baissant les impôts des grandes entreprises et des plus riches

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La « hache » des conservateurs et des libéraux-démocrates pour découper dans les dépenses publiques n'a pas fini son travail. Selon l'Institut d'analyse économique CIPD, les réductions budgétaires du gouvernement prévoient 880 000 suppressions d'emplois en cinq ans, dont 700 000 d'ici 2015.



Le plan d'austérité dévoilé en 2010 par le premier ministre David Cameron prévoyait une baisse de 25% en moyenne du budget des diverses administrations publiques, le gel des salaires des fonctionnaires britanniques ainsi que l'ouverture au capital privé de la Poste (Royal Mail), du TGV britannique et la fin de la privatisation de la santé.



La semaine dernière, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures iniques, en particulier la baisse de la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu de 50 à 45%, et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 26 à 24% d'abord, puis à 22% en 2015. L'austérité pour les salariés, le jackpot pour le capital !



Le gouvernement avait annoncé d'abord la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires d'ici 2015, il en a déjà supprimé 380 000 en deux ans selon le syndicat de la fonction publique GMB. Et il met désormais le cap sur le million (1,2 million sur la période 2010-2017) si on suit les chiffres du CIPD.



1 million d'emplois publics en moins d'ici 2015, 1 million de chômeurs en plus depuis 2008



Selon le syndicaliste du GMB Paul Kenny « ces chiffres en disent long sur les raisons de la hausse du chômage en Grande-Bretagne depuis la dernière élection. Le gouvernement a mis les gens dehors et le privé n'a pas compensé le carnage ».



Car le discours officiel du gouvernement qui prétend supprimer 1 million d'emplois publics pour les remplacer par autant de privés ne tient pas la route.



Le chômage, officiellement à 8,4%, est au plus haut depuis 1995. Le pays compte 1 million de chômeurs en plus depuis le début de la crise, en 2008.

 

Mais les chiffres masquent un sous-emploi généralisé puisque 26,2% des salariés britanniques travaillent à temps partiel. Ils occultent également la situation désastreuse de l'emploi chez les jeunes, avec un taux de chômage de 22,5% chez les 18-25 ans. Un chômeur sur trois en Grande-Bretagne a moins de 25 ans.





Les travaillistes approuvent la politique d'austérité, les syndicats (TUC) ne s'opposent pas



Face à cette attaque sans précédent contre le monde du travail, l'opposition travailliste a le mérite de s'opposer avec une grande discrétion. En réalité, elle approuve même le « coup de hache ». Héritiers du « New Labour » de Tony Blair, qui avait continué la politique de casse sociale de Thatcher, les travaillistes acquiescent.



En janvier dernier, le leader du Labour, Ed Miliband, avait défendu les coupes dans le secteur public et appelé les récalcitrants à se montrer « réaliste » quand il s'agit de prendre des « décisions difficiles ». Il avait déclenché la colère des syndicats de la fonction publique, sentis trahis par celui qui est censé représenter l'aile-gauche du Parti travailliste.



Il ne faut pas oublier qu'en 2010, le candidat Gordon Brown ne promettait face à Cameron qu'une « alter-austérité » : 20% de baisse des budgets au lieu de 25%, 450 000 fonctionnaires en moins au lieu de 750 000, 45 milliards d'économies au lieu des 70 prévus par les conservateurs.



Du côté du mouvement syndical, les syndicats de fonctionnaires PCS et GMB ont exprimé leur opposition nette. Toutefois, le secrétaire du Trade Union Congress-TUC, la fédération unitaire des syndicats britanniques, s'est révélé plus collaboratif avec le gouvernement.



Brendan Barber a lancé un appel au ministre des Finances George Osborne pour corriger l'austérité : « Au lieu d'insister dans des coupes auto-destructrices, le ministre des Finances devrait faire ce qui est bon pour l'économie, créer des emplois et pousser les entreprises à investir plus ».



« Il faut des nouvelles mesures audacieuses, comme des crédits pour l'emploi des jeunes et la sécurité de l'emploi aideront les jeunes à trouver un emploi. Il faut un système fiscal qui récompense l'investissement, plutôt que de gaver la City, qui aide à créer de la croissance et des emplois dans l'économie réelle ».



Un discours réformiste assumé, mais pas de mobilisation envisagée et encore moins de grèves de la part du TUC. Pourtant, les conditions existent au Royaume-Uni pour une mobilisation de grande ampleur.

 

En mars 2011, 800 000 travailleurs étaient descendus dans les rues de Londres pour protester contre la réforme des retraites du gouvernement, et les coupes dans le public. La TUC n'avait alors donné aucune perspective au mouvement, laissant le gouvernement et le patronat reprendre la main.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
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