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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 07:45

Communist Party of Ukraine logoSolidarité avec le Parti communiste d'Ukraine interdit dans trois régions, semi-clandestin dans l'ouest du pays !


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


L'Ukraine est dans une guerre civile, alimentée par des ingérences étrangères, d'abord européennes, c'est un fait. Dans ce conflit des partis fascistes comme Svoboda et même des groupuscules encore plus radicaux font la loi : leur première cible, le Parti communiste.



Visiblement, l'Union européenne a la « démocratie sélective ».



Elle qui s'indigne du rétablissement de l'ordre de la part d'un gouvernement démocratiquement élu, respectueux du multi-partisme, elle ne trouve rien à redire quand des bandes armées fascistes prennent d'assaut les sièges des gouvernement régionaux et interdisent plusieurs partis.



Peut-être que l'accord de sortie de crise négocié à partir de vendredi * changera la donne, à l'heure où nous écrivons le Parti communiste vit toujours dans un état de semi-clandestinité à l'ouest du pays, victime des agressions des milices fascistes.



Le Parti communiste interdit dans 3 régions contrôlées par les fascistes !



map_Be4uDfrCcAAEqaz.jpgAinsi dans au moins deux régions, comme le rapport le Kyiv Post, il est déjà avéré queles Conseils régionaux – pris d'assaut par les forces fascistes liées à Svoboda et autres groupuscules néo-nazis – ont interdit non le « Parti des régions » et le « Parti communiste ».



Ces régions sont situées à l'ouest, à la frontière entre Ukraine et Pologne : Ivano-Frankovsk et Ternopol. Le Parti communiste a également été interdit dans la région de Poltava, au centre du pays, par ces mêmes groupes qui se sont emparés du Conseil régional.



On parle quand même du troisième parti du pays, qui avait recueilli 13,5 % en 2012, soit 2,6 millions de voix, qui compte 32 députés, le seul à incarner l'unité du pays, fort à l'Est, présent à l'ouest, refusant les ingérences étrangères, les fausses divisions entre oligarques !



L'Union européenne « démocratique » soutient des forces …

qui prônent le renversement de la démocratie !



N'oublions pas que la très « démocratique » Union européenne tolère en son sein des Etats qui interdisent les Partis communistes comme la Lettonie, la Lituanie ou la Hongrie, des Etats qui réhabilitent lourdement leur passé collaborationniste et pro-nazi.



Peut-être est-ce perçu comme un signe d'intégration à l'Union européenne que d'interdire le Parti communiste et de glorifier des collaborateurs comme le font les « manifestants pro-européens » à commémorant la figure de Stepan Bandera, collaborateur pendant la Seconde guerre mondiale ?



« Svoboda », ce parti fasciste qui anime les protestations pro-européennes a inscrit dans son programme l' « interdiction de l'idéologie communiste » et le « renversement de la démocratie libérale » : il met son programme en action. Rassurez-vous, c'est un parti pro-européen !



Les forces communistes sont contraintes à agir dans la semi-clandestinité dans d'autres régions où les bandes fascistes font la loi, notamment à Rovno, en Volhynie ou à Lvov, toujours à l'ouest du pays. Les nouvelles de sièges locaux du Parti communiste se multiplient.



L'exigence d'une solidarité avec le PC ukrainien monte !



Pourtant, dans la tempête, le Parti communiste d'Ukraine (KPU) maintient une position juste : refus des ingérences extérieures, en particulier européennes ; résistance aux tentatives de coup d'Etat fasciste ; prédilection pour la solution politique négociée, avec proposition d'un État fédéral.



On ne peut que regretter l'absence de solidarité en Europe avec le KPU.



Le PGE prétend partager les positions du Parti communiste … mais défend en fait la position de l'Union européenne, souhaitant même donner un « contenu politique » à l'Accord d'association avec l'UE … exactement ce que va faire le Premier ministre polonais pour financer l'opposition !



Heureusement, certains partis en Europe, on pense au Parti communiste grec (KKE), le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) ou au Parti des communistes italiens (PdCI) ont exprimé leur solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine, refusé les ingérences extérieures.



 

A nous, en France, d'exprimer aussi notre solidarité avec nos camarades ukrainiens : l'interdiction qui pèse sur le Parti communiste doit être levée et cessons d'apporter une « caution de gauche » aux dirigeants de l'Union européenne qui soutiennent cette pseudo-opposition noyautée par des groupes fascistes !

 

* cet article ayant été écrit dans la journée du vendredi 21 février, il se peut que les événements aient évolué d'ici-là

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:39

rompuy-tusk.jpgLe président de l'UE et le premier ministre polonais d'accord sur le financement de l'opposition ukrainienne à Varsovie !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'Union européenne prête à tout pour s'emparer de l'Ukraine ? Oui, même à financer à coups de milliards d'euros la déstabilisation du pays, le renversement d'un gouvernement démocratiquement élu pour les intérêts expansionnistes des grands monopoles.

 

Le mur est tombé … enfin pas le mur du silence pour certaines informations.

 

Le samedi 24 janvier dernier, le président de l'Union européenne Herman van Rompuy se trouvait à Varsovie, pour un gala organisé par le patronat polonais, avec le Premier ministre Donald Tusk.

 

Van Rompuy en a profité pour accuser les autorités ukrainiennes démocratiquement élues pour avoir « déstabilisé » le pays : « je réprouve fermement et condamne l'usage de la force par les autorités contre des manifestants, pacifiques pour l'essentiel ».

 

Herman van Rompuy en a profité pour faire l'apologie de l'intégration européenne, comparant le « succès » de la Pologne dans l'UE avec l' « échec » de l'Ukraine hors de l'UE. Une comparaison hors de propos à plus d'un titre : depuis l'adhésion de la Pologne, le PIB ukrainien hors de l'UE a connu une croissance deux fois supérieure à celle de la Pologne dans l'UE !

 

Le premier ministre polonais pour le financement européen de l'opposition !

 

Enfin, van Rompuy a appelé à renforcer le soutien à l'opposition lors du gala organisé par le patronat local, soulignant la chance qu'avait eu la Pologne d'intégrer l'UE : « Personne ne peut empêcher désormais le peuple ukrainien de réaliser ses rêves ».

 

Ce n'est pas un hasard si lors du même événement le Premier ministre Donald Tusk a fait savoir qu'il s'était mis d'accord avec l'Union européenne (UE) pour faire passer dans l'Accord d'association un fonds destiné au financement des groupes d'opposition

 

Selon le Premier ministre polonais, il s'agit de « faire émerger des mouvements citoyens ». Un premier montant de 3 millions de zloty (1 million d'€) sera adopté dans l'année.

 

De quoi satisfaire le PGE qui souhaitait donner un contenu « politique », « citoyen » à l'Accord d'association UE-Ukraine !

 

Le gouvernement polonais a manifesté ouvertement ses dernières années, notamment par son ministre des Affaires étrangères Sikorski, son intention d'aider, d'organiser les « oppositions » en Biélorussie, désormais en Ukraine, pour étendre sa zone d'influence à ses frontières.

 

On se rappelle que la responsable aux Affaires étrangères de l'Union européenne, Catherine Ashton, tout comme le Ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, s'étaient rendus à Kiev, pour se joindre aux manifestants pro-européens.

 

Ce n'est pas non plus en hasard si quelques jours après (le 2 février), la responsable des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, annonce un « plan d'aide » de 15 milliards d'€ conditionné à la mise en place de réformes structurelles économiques, semblables à celles du FMI.

 

Le FMI avait accordé deux « plans d'aide » à l'Ukraine en 2008 (15 milliards) et 2010 (10 milliards) à condition qu'ils réalisent des réformes drastiques : réforme des retraites, gel des salaires, libéralisation des secteurs énergétiques et bancaires, hausse des tarifs.

 

Le gouvernement ukrainien depuis cinq ans a appliqué avec zèle les plans du FMI, également pour accélérer le processus d'intégration européenne. En 2009, il a renfloué à hauteur de 6 milliards de $ le secteur bancaire, en 2011 sa réforme des retraites a cassé le système par répartition pour instaurer le système « à trois piliers » basé notamment sur la capitalisation.

 

Mais le capital européen, la finance internationale en veut toujours plus. En décembre 2013, le FMI s'est déclaré peu satisfait par le rythme des réformes structurelles – réclamant de toute urgence des baisses des salaires et des retraites, la hausse des tarifs.

 

C'est dans ce contexte que l'Ukraine a éclaté, prise au jeu des grandes puissances :

 

d'un côté le FMI sous hégémonie américaine avec le plan d'aide de 2010 de 10 milliards conditionné par les réformes structurelles ou sa nouvelle version « européenne », de 15 milliards, proposée par l'Allemagne passant par l'adoption d'une cure d'austérité.

 

enfin la version russe de 15 milliards aussi, sans condition politique interne, mais avec un taux d'intérêt de 5 % et arrimage à l' « Union douanière proposée par la Russie. Comme le dit Poutine : « c'est un investissement sûr pour la Russie ».

 

Les intérêts européens en Ukraine : qui en parle ?

 

L'Ukraine n'est pas un pays pauvre. C'est une mine d'or pour les entreprises américaines, russes et européennes surtout. Riche de ses matières premières, minérales et en hydrocarbures.

 

L'Ukraine possède la 3 ème réserve de gaz d'Europe (la 24 ème mondiale), la 1 ère réserve de fer d'Europe (la 4 ème du monde), la 3 ème de charbon (12 ème mondial). On pourrait ajouter qu'elle est en Europe 1 ère pour le manganèse (8 ème mondial), le titanium (5 ème mondial).

 

Grâce à son usage massif de l'hydroélectricité et son réseau de centrales nucléaires, l'Ukraine est auto-suffisant en électricité, qu'elle exporte en Russie et en Europe de l'est.

 

L'Ukraine est toujours le « grenier à blé » d'Europe de l'est. C'est le premier producteur mondial d'huile de tournesol, le premier producteur européen de miel, un des leaders mondiaux dans les domaines de la viande, du sucre, des céréales … 4 ème producteur mondial pour l'orge, 5 ème pour le seigle !

 

L'Ukraine attire logiquement les convoitises des monopoles européens, russes en quête de profits faciles, de matières premières abondantes.

 

Le premier partenaire commercial de l'Ukraine est la Russie dont elle est dépendante avec 25 % de ses exportations et 36 % de ses importations. L'Union européenne l'égale quasi exactement, avec 27 % de ses exportations et 35 % de ses importations, l'Allemagne étant le deuxième pays pour les importations, le septième pour les exportations.

 

Par contre, l'Allemagne est de fait le premier investisseur en Ukraine (si on excepte le cas chypriote, alimenté par l'argent russe) avec 16 % des IDE. L'Ukraine est très largement sous dépendance capitalistique européenne (66 % des IDE, six des premiers investisseurs sur huit) plutôt que russe (7 % des IDE, sous-estimé à cause de l'exception chypriote, premier investisseur officiel).

 

On trouve 400 entreprises allemandes en Ukraine, et non des moindres, spécialisées surtout dans la métallurgie, l'automobile, la chimie : Siemens, Leoni, Bayer, Rhenus Logistics, Meffert, BASF, Helm, HeidelbergCement …

 

La balance commerciale avec l'Allemagne est bien entendu déficitaire pour l'Ukraine qui importe quatre fois que celle qu'elle exporte : logique quand on exporte des produits alimentaires, des métaux bruts, des produits textiles et quand on importe des machines-outils, des produits chimiques et électriques.

 

Pire, l'Allemagne investit 1 000 fois plus que ce que l'Ukraine investit en Allemagne : 7,5 milliards d'investissement allemand en 2011 contre … 9 millions côté ukrainien !

 

On comprend mieux l'insistance d'Angela Merkel, de Guido Westerwelle, leur agressivité même – inhabituelle face à la Russie – dans le soutien allemand aux opposants ukrainiens.

 

Qui parle des méga-contrats récemment conclus par les grandes multi-nationales européennes en Ukraine, eux qui ont inquiété le pouvoir russe, dont la remise en cause de l'Accord d'association fragilise les bases ?

 

L'entreprise anglo-hollandaise Shell a conclu en 2013 un contrat record pour l'Ukraine de 10 milliard de $ pour l'exploitation du gaz dans l'est du pays.

 

Les entreprises allemandes Siemens, Deutsche Bank et Ferrostaal ont, elles, lancé les plans toujours en 2013 de la rénovation de l'ensemble du réseau de gazoducs ukrainiens, avec pour but de renforcer l'inter-dépendance entre Ukraine et Allemagne et le reste de l'Europe de l'ouest.

 

Il ne faut pas croire à l'angélisme d'aucun des deux camps : « allemands » à la tête du camp européen et « russes » se partagent le gâteau ukrainien, en fonction de leurs intérêts économiques.

 

Gouvernement et opposition représentent chacun une fraction des camps oligarchiques, un plutôt pro-russe, l'autre plutôt européen. Il ne faut pas oublier que la 1 ère fortune du pays, l'oligarque mafieux de la métallurgie Rinat Akhmetov est le premier soutien de Ianoukovitch, qu'il fut même député jusqu'en 2012 du Parti des régions !

 

Chaque camp veut l'intégralité du butin mais est prêt à se partager l'Ukraine en deux : l'Ouest comme main d’œuvre bon marché pour les entreprises allemandes, l'Est comme réserve de matières premières pour la Russie.

 

 

L'Ukraine, une maquette de l'Europe : diviser pour mieux régner !

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:52

golub.jpg« L'Ukraine est un terrain de jeu pour l'Union européenne et les USA face à la Russie »

Entretien avec le député communiste Alexander Golub



Traduction VL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ (depuis le site du Parti communiste d'Ukraine)



L'Ukraine est un enjeu dans le Grand jeu géopolitique. Les diplomates européens et américains, accompagnés par le choeur discordant de l'opposition, ne s'embarrassent pas du protocole et s'ingèrent activement dans les affaires politiques internes du pays, imposant des réformes, décidant même du sort de notre pays. L'Occident perçoit l'Ukraine comme un terrain de jeu. Quels sont les vrais objectifs des pressions extérieures sur l'Ukraine, voilà ce que le site d'information Golos.ua a demandé au député du Parti communiste Alexander Golub.



Question : Alexander, il semble que les événements dans le centre-ville de Kiev soient juste le cadre d'un affrontement géopolitique pour la conquête de l'Ukraine …



Réponse : Au vu des déclarations d'un certain nombre de politiciens occidentaux et à la suite de la révélation de la conversation téléphonique entre Victoria Nuland (secrétaire d'Etat américaine) et Jeffrey Payetta (ambassadeur américain à Kiev), cela devient évident : tous les événements à Kiev sont étroitement liés aux manœuvres d'acteurs venant d'outre-Atlantique et d'Europe de l'ouest. Sans un soutien moral, financier et l'aide apportée par certains spécialistes dans l'organisation de manifestations pour résister à la répression policière et aux pressions gouvernementales, « Maidan » aurait été impossible. Les politiciens occidentaux ne semblent pas considérer l'Ukraine comme un Etat indépendant. Ce qu'on voit aujourd'hui c'est que les pressions sur le gouvernement, la décision de renforcer les manifestations ou d'arrêter les combats : tout cela est décidé à l'étranger. L'Occcident veut utiliser l'Ukraine comme un terrain de jeu pour sa politique anti-russe, que ce soit en faisant pression sur la Fédération russe ou par son endiguement – militaire, politique et économique. L'Occcident tire aussi profit de la limitation du potentiel économique des anciennes Républiques soviétiques afin de ne pas avoir trop de compétiteurs en face, et afin qu'elles ne puissent pas, par leurs actions communes, protéger leurs marchés des biens étrangers.



Q : Dans le même temps, l'Union européenne et les Etats-unis sont rivaux dans la lutte pour l'Ukraine ?

 

Les positions américaines et européennes convergent sur une base anti-russe. Dans le même temps, les Etats-unis jouent un double jeu, défendant avant tout leurs intérêts. Pour parler de Mme Nuland, le scandale de Wikileaks nous montre bien comment les Américains traitent leurs alliés européens. Ils se considèrent eux-mêmes comme supérieurs et voient l'Union européenne comme un instrument pour réaliser leurs propres objectifs stratégiques. Pour la plupart des politiciens américains, l'Ukraine se situe sur le même plan que la Côte d'ivoire ou le Congo. L'Europe, comme rival des Etats-unis comprend bien que la situation en Ukraine est ambiguë. L'Union européenne, qui se trouve dans une crise économique et politique très sérieuse, ne peut pas ne pas prendre en compte la position de la Fédération russe. D'où la différence de ton dans les déclarations. Tout cela ne change pas bien entendu la nature des relations avec l'Ukraine. Notre pays, c'est notre avis, sera la victime de cette lutte, peu importe comment le rapport de forces se soldera. La lutte ne porte plus maintenant que pour savoir qui va se tailler la part du lion.



Q: Toutefois, dans la lutte géopolitique, il ne faut pas oublier la Russie …



Dans un contexte d'ingérence manifeste dans les affaires intérieures ukrainiennes, la Russie a affiché un certain détachement. La seule chose qu'elle utilisera le moment venu, ce sont les leviers économiques qu'elle use occasionnellement, faisant pression sur le sens des événements. Toutefois, la Russie demande à l'Ukraine de faire un choix en pleine conscience des enjeux. Moscou veut faire de l'Ukraine un Etat amical, stable : pour elle, pas question de semer le chaos économique chez nous et de nous enfermer dans la spirale de la dette. La Russie ne veut pas que l'Ukraine finisse par devenir un protectorat occidental, perde tout son potentiel industriel et que soit installée quelque part près de Kharkov une base de l'OTAN. Donc, la Russie défendra dans tous les cas ses intérêts, tout en envoyant des messages appelant au développement de relations entre nos deux peuples.



Q : Parmi les grandes déclarations sur les valeurs démocratiques, les Etats-unis et l'Union européenne ont parié sur certains acteurs politiques de l'opposition en vue des élections de 2015



Les marionnettistes occidentaux sont le moins du monde intéressés par le sort du peuple ukrainien et de notre économie. Il s'agit d'un conflit sur fond d'intérêts économiques. Ils ont besoin d'un homme qu'ils peuvent contrôler, ils pensent à Iasteniouk, proche des milieux financiers et bancaires, qui obéirait au doigt et à l'oeil à Washington. Klitschko est un politicien de bas niveau, un leader de faible envergure et les pays occidentaux ne peuvent s'assurer qu'il sera à la hauteur de la tâche qui lui sera confiée. Néanmoins, ils sont prêts à miser sur quiconque leur permettra de récolter un retour sur investissement.



Q : Y-a-t-il des moyens d'empêcher les ingérences et la manipulation de politiciens ukrainiens par l'Occident ?



Après la publication de ces conversations, cela devient évident qu'ils sont tous des marionnettes dont les ficelles sont tirés par d'autres. Donc le pouvoir comme l'opposition devraient afficher une volonté politique tout aussi forte. Or, cela ne se passera sans doute pas comme ça car les experts américains travaillent à la fois dans le camp de Ianoukovitch, dans celui de Klitchko et dans celui de Iasteniouk. Cette volonté se trouve canalisée par les intérêts financiers et immobiliers qui existent à l'ouest, et qui renvoient aux Etats-unis directement. Le peuple doit ici avoir son mot à dire et balayer tous ces leaders qui ne représentent pas la majorité des Ukrainiens. Toutefois, un certain sens de l'auto-préservation pousse les autorités à continuer à vouloir appliquer la Constitution, respecter nos lois et notre souveraineté. Ainsi l'intervention des diplomates, si elle ne sera pas stoppée, pourra être rendue bien plus difficile.



Q : Quelles seront les conséquences de ces influences étrangères sur le sort de l'Ukraine ?



Si la crise politique et économique n'est pas stoppée, alors il est assez illusoire d'espérer que l'Ukraine reste le pays qu'elle est aujourd'hui. Il est plus probable qu'elle sera séparée en plusieurs morceaux – devenus des protectorats d'autres pays. Ce seront des Etats sous la dépendance d'autres. Il ne sera guère possible de parler de l'Ukraine comme d'un Etat indépendant.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:03

109657160_sochiSochi2014vorpesochnica593803.jpgSotchi, les « jeux des oligarques » : exploitation et paupérisation, financements publics et profits privés massifs !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les Jeux de Sotchi sont ceux de la démesure, dit-on de manière euphémique. Ceux du scandale typique de la Russie de Poutine : censure d’État, profits monstrueux pour les oligarques, paupérisation pour la population et exploitation maximale pour les travailleurs.

 

Une facture de 50 milliards de $, trois fois plus que ce qui avait été annoncé en 2007. Le chiffre donne le vertige.

 

Les JO d'Hiver de Nagano en 1998 avaient coûté 2 milliards de $, ceux de Salt Lake (2002) 1,3 milliards, Turin (2006) 2,7 milliards et Vancouver 8 milliards, un record jusqu'à présent.Sotchi dépasse même Pékin et sa facture colossale de 43 milliards de $.

 

D'où vient cette facture, à qui profite-t-elle, qui va payer la note ?

 

Les privations pour la population de Sotchi …

 

Difficile d'obtenir la moindre information dans la presse russe et dans les médias occidentaux sur la situation réelle de la population à Sotchi. La censure médiatique est quasi-totale, seuls certains blogs citoyens, le Parti communiste maintiennent une (faible) voix de vérité.

 

Depuis le début des chantiers des Jeux, la population de Sotchi connaît l'accumulation de déchets dans la rue, la dégradation de la qualité de l'eau devenue non-potable, les coupures d'électricité et de gaz.

 

Pour les populations des lieux olympiques, ce sont aussi – au nom d'une Loi spéciale datant de 2007 – les expropriations autoritaires, avec compensation modique, parfois nulle. Des milliers de logements sociaux détruits pour construire des complexes hôteliers.

 

Les conséquences des chantiers de construction seraient comiques si elles n'étaient pas dramatiques pour la population :

 

des trottoirs criblés de trous, des autoroutes qui passent devant les fenêtres des maisons, le black-out dans des quartiers le 31 décembre … jusqu'aux casernes de pompiers privés d'eau pendant plusieurs semaines !

 

sous la censure médiatique pour les « Jeux de Poutine »

 

Les autorités russes connaissent le niveau de colère de la population. Les habitants de Sotchi, relayés par le Parti communiste, ont fait monter en 2013 une pétition exigeant la démission du maire corrompu de Sotchi, proche de Poutine, Anatoly Pakhomov.

 

Ce qui a conduit le pouvoir à interdire, au nom d'une Loi d'urgence, toute manifestation – autre que celle officielle durant les Jeux – dans la région de Sotchi entre janvier et mars 2014.

 

Une loi à peine adoucie en janvier par l' « autorisation de manifestations à discrétion de l'Etat, sous réserve de communication au FSB du nombre de manifestants, du but de l'action ».

 

Nul besoin de dire qu'aucune manifestation n'a été jusqu'à ce jour autorisée jusqu'à ce que les autorités répriment violemment une manifestation pacifique organisée par les Jeunes communistes russes (Komsomol) sur le trajet de la flamme olympique à Perm, à 2 600 km de Sotchi !

 

Détail croustillant, il a fallu attendre ce début de semaine pour voir les journalistes américains, britanniques, français s'indigner face à la situation de la population de Sotchi … une fois qu'eux-mêmes, dans leurs hôtels luxueux, ont dû constater l'eau saumâtre sortant du robinet, l'absence de liaison au réseau électrique ou les murs en train de s’effriter !

 

Vive le journalisme d'investigation !

 

Sotchi, le cadeau aux oligarques : un hold-up légal

 

A qui profite le crime ? C'est le secret (de polichinelle) le mieux gardé de Russie. Poutine a chargé une nouvelle entreprise 'publique' créée à l'occasion d'encadrer les chantiers de Sotchi. Olympstroi a livré les chantiers selon des procédures opaques, caractérisées par le népotisme et la corruption.

 

Certains exemples de clientélisme, de népotisme virent à la caricature. Ainsi, le gendre du gouverneur de Krasnodar (la région de Sotchi), Roman Batalov, a été chargé de construire un parc d'attraction médiéval pour 300 millions de $.

 

Un parc dédié à vanter les traditions de la « Russie éternelle », une sorte de Puy du Fou russe … appartenant à une société domiciliée dans les Caraïbes, avec des attractions venant d'Europe et dans un chantier sous-traité à une firme turque !

 

L'Ice Cube Curling center a été construit par l'entreprise du businessman Alexander Svitchev dont le fils est député à la Douma et … président de la Fédération de curling.

 

On pourrait citer le cas caricatural mais éclairant des frères Bilalov qui ont construit la station de ski du Carrousel. Magomed et Akhmed étaient jusque-là deux obscurs entrepreneurs locaux, qui avaient récupéré des contrats locaux de services privatisés dans l'énergie.

 

Akhmed, par ailleurs vice-président du Comité olympique russe, est aussi un ami proche du gouverneur de Krasnodar, Tkatchev. C'est grâce à ce lien au cœur des arcanes de l'olympisme que Sotchi a pu envisager la candidature aux Jeux Olympiques.

 

En échange, les frères Bilalov ont obtenu ce contrat juteux – bien qu'ils n'aient aucune expérience dans la construction – à l'origine on parlait de 50 millions de $, la facture s'est élevée à 2,5 milliards de $, une sur-facturation par 50 avec le financement généreux des banques publiques.

 

Le scandale du « détournement de fonds publics » était trop gros, pour des infrastructures qui se révèlent aujourd'hui de piètre qualité. Les frères Bilalov ont aujourd'hui quitté le pays, sous l’accusation gouvernementale d' « abus de position officielle ».

 

Cette collusion entre entrepreneurs en charge des travaux publics et autorités politiques est tout sauf une exception.Il suffit de citer le cas de l'entreprise Mostovik : son co-propriétaire est Vyacheslav Dvorakovski, maire d'Omsk et son PDG M. Chichov député de Russie unie pour Omsk.

 

Mostovik a pu profiter de 2 milliards de $ de contrats à Sotchi (notamment pour la piste de bobsleigh, et le Dome de glace du Bolchoi).

 

Il a pu aussi dégoter trois contrats juteux pour l'avenir dont un complexe de ski en Tchétchénie (!) pour 400 millions de $, la ligne de chemin de fer Elegest-Kuragino pour 6 milliards et enfin le stade de Kaliningrad pour la coupe du monde de foot de 2018 !

 

Mais ces cas individuels ne doivent pas masquer la collusion structurelle entre le « grand capital privé » incarné par la puissance sociale des oligarques, et l'Etat russe – en particulier ses banques – dans un Capitalisme monopoliste d’État (CME), à la tonalité kleptocrate.

 

Les auteurs du hold-up de Sotchi ont un visage, une dizaine d'oligarques, milliardaires, tous amis proches de Poutine.

 

Deux noms reviennent régulièrement, impliqués dans plus de la moitié des projets : Oleg Deripaska et Arkadi Rotenberg, deux requins de la finance, spécialistes des contrats frauduleux.

 

Deripaska, un temps homme le plus riche de Russie, a récupéré les infrastructures stratégiques : l'aéroport, le port d'Imereti, le village olympique ou encore la portion de route qui relie le port à la ville. En tout des contrats qui vont s'élever à 4 milliards de $.

 

Deripaska a présenté ces investissements comme un « don » désintéressé, peu rentables. Mais ces investissements se sont tous réalisés avec des fonds publics. Le pari de Deripaska est de contribuer au projet pharaonique de son ami Poutine pour continuer à recevoir des contrats publics arrangés.

 

Même calcul pour Arkadi Rotenberg, l'ancien partenaire de judo de Poutine, géant de la construction notamment dans le domaine énergétique, des infrastructures également. Rotenberg, via ses filiales, est impliqué dans la réalisation concrète des plus gros projets de Jeux :

 

le centre médiatique, la route qui relie le port à la ville, la route qui relie la ville au centre alpin, la centrale électrique d'Adler, l'aéroport. En tout, une dizaine de contrats d'une valeur totale de 15 milliards de $.

 

Les monopoles russes ont également mis la main à la pâte : Gazprom a récupéré les projets de Centre de biathlon et de construction de la centrale électrique d'Adler ; Ingeokom, géant de la construction, a hérité de la patinoire d'Iceberg ; Russian Railways le projet le plus coûteux de ligne de chemin de fer de Sotchi à la station de ski (9 milliards de $!).

 

Et on passe sur les fonds d'investissements gérés par les oligarques, structures combinant à la fois fonds financiers, firmes commerciales, entreprises de construction et combinats industriels. Une synthèse du « monopole financier » au XXI ème siècle !

 

Mais pour comprendre le scandale Sotchi, le fonctionnement du capitalisme monopoliste d'Etat (CME) russe, il faut répondre à la question : qui paye ?

 

Ce sont les banques d'Etat russes – VEB, Sberbank et Krayinvestbank – qui ont financé tous ces projets à hauteur de 85 à 90 %.

 

Comble de l'affaire, la plupart de ces prêts ont été classés depuis des « mauvais prêts » car non-remboursables, ce qui laisse aux entreprises privées la possibilité de les rembourser d'ici 2016 … et si ce n'est pas possible, ce sera l’État qui épongera la différence !

 

Tous les cas d'infrastructures en sont emblématiques. Un cas parmi d'autres, la station de ski du Carrousel a été financée par Sberbank à 30 % et VEB à 70 %.

 

A l'origine avec des prêts de 40 millions de $, qui s'élèvent – au fur et à mesure de l'inflation du prix – à 1,6 milliards de $ en décembre 2012 ! Les deux constructeurs étant en fuite, Sberbank a pris contrôle de l'entreprise, mais la dette accumulée devra être réglée par l’État russe.

 

Le scandale évidemment, c'est que ce CME se révèle particulièrement inefficace, coûteux. Tous les ouvrages accusent une sur-facturation allant de 2 à 50 fois le coût initial, tous sont bien plus coûteux que leurs homologues des précédents JO.

 

Un exemple, le stade Ficht de 40 000 places dont le coût de construction est passé de 50 à 700 millions de $, c'est 6 fois plus que la dernier cri « Juventus Arena » construite en 2011 à Turin !

 

Ou encore la piste de luge de Sanski dont la facture est passée de 131 à 241 millions de $. A Nagano, Turin et Vancouver, le coût oscillait entre 100 et 130 millions de $.

 

La palme revient à la route qui mène de la ville de Sotchi à la station alpine : 9 milliards de $, soit l'équivalent de toutes les infrastructures des JO de Vancouver, jeux d'hiver les plus chers de l'histoire jusqu'à présent !

 

Cette route de 45 km – comprenant deux voies d'autoroute et une voie ferrée – coûtera donc 100 millions de $ par km de voie ferrée et d'autoroute. A titre de comparaison, pour chaque km d'autoroute, on dépense 3 millions de $ en Allemagne et en France, 1 million de $ en Chine.

 

Ce projet a été financé à 85 % par l'Etat, 15 % par Russian Railways.

 

Sa réalisation pratique a été divisée à parts égales entre trois entreprises de construction – évoquant bien la pyramide de sous-traitants – appartenant tous à des oligarques amis de Poutine, qui ont fait gonfler la facture par deux, de 4 à 9 milliards de $ !

 

Parmi ces groupes : « Most », co-propriété des oligarques Vladimir Kostylyov, Yevgeny Sur et Gennadi Timoschenko, qui ont racheté la Banque Millenium en 2008 elle-même créancière de Russian Railways !

 

Le deuxième, Transyuzhstroi, appartenant à une entreprise off-shore située à Chypre appartenant à Anatoly Antipov, lui-même ami de longue date du vice-président de Russian Railways. Les deux ont fondé en commun la Transstroybank.

 

Enfin, le troisièmme, Mostotrest, appartient aussi à deux entreprises localisées à Chypre, elles-mêmes propriété de Arkadi Rotenberg, le partenaire de judo de Poutine, milliardaire spécialisé dans la construction de pipelines pour Gazprom et de routes dans toute la Russie.

 

Et c'est sans évoquer la médiocre qualité des constructions : on peut citer le Village olympique et le port déjà régulièrement inondés, le tremplin de saut à ski du Carrousel où ont déjà été constatées des fissures, une érosion métallique, une déformation dans la construction de la piste !

 

Une exploitation des ouvriers immigrés digne du XIX ème siècle

 

Toute cette orgie de dollars est d'autant plus scandaleuse qu'elle masque les miettes qui ont été réservées à ses vrais bâtisseurs, ces ouvriers immigrés soumis à des conditions semblables à un « enfer » digne des conditions qu'on retrouve dans les écrits de Engels sur les usines de Manchester.

 

D'après le rapport de Human Rights Watch publié à la fin de l'année 2013, sur la base d'entretiens avec les ouvriers en question, les ouvriers immigrés d'Ouzbékistan, Arménie, Serbie, Kirghizistan, Ukraine, Tadjikistan ont subi des conditions d'exploitation maximale.

 

En effet, les sous-traitants privés russes ont tenté d'augmenter la plus-value absolue en les faisant travailler 12 heures par jour, 7 jours sur 7 (avec un jour de repos toutes les deux semaines), faisant exploser la durée légale du temps de travail de 40 h hebdomadaires.

 

Concernant leur salaire, il est en moyenne de 2 $ par heure et de 500 $ par mois.

 

Mais tous les moyens sont bons pour rogner sur cette maigre rémunération : retenues sur salaire multiples (logement, repas, permis de travail, pénalités) ou versement de salaires en retard ou inexistants pendant plusieurs mois, sous prétexte de « cautions ».

 

Nombre de migrants ont signé un contrat de travail dont ils n'eurent jamais de copie, certains n'ont même pas signé de contrats de travail.

 

Les conditions de logement, de nourriture – retenues sur salaire ! - étaient exécrables. Ainsi, ce cas fréquent d'ouvriers contraints à dormir à 14 dans une chambre de 36 m 2, à co-habiter dans une maison entière à 200 hommes.

 

Ces conditions d'exploitation n'ont pas fait autant la une des médias que les graves atteintes aux « droits des minorités » en Russie.

 

Elles soulignent aussi l'hypocrisie des pays occidentaux prêts à bénir les centaines de morts sur les chantiers au Qatar, tant que ces derniers financent « le pain (le gaz) et les jeux ». On est même prêts à fermer les yeux sur les droits des femmes, des homosexuels que l'on dit défendre ailleurs !

 

Hypocrisie de ceux aussi qui jouent les Tartuffe face au travail la nuit, le dimanche, les salaires à 400 € en Russie, le chantage patronal … au moment même où toutes ces dispositions sont légalisées non seulement en Allemagne, en Grèce déjà, mais désormais en France.

 

Que pourrait-on faire avec 50 milliards de $ en Russie … l'équivalent de tous les budgets sociaux et culturels réunis !

 

Le budget global des Jeux s'élève donc à 46 milliards de $ : 25 milliards viennent de l'Etat (55%), 1 milliard de la Région (2%), 10 milliards des entreprises publiques (23%), 8 milliards des prêts des banques publiques (17 %) … et 1,5 milliards des investisseurs privés (3,5 %).

 

Il s'agit donc de Jeux financés à 96 % pour la collectivité russe pour les profits de quelques oligarques !

 

Que pourrait-on faire avec tout cet argent ?

 

Certains se sont amusés à voir ce qu'on pourrait faire comme infrastructures populaires au lieu de ces méga-structures onéreuses : avec le coût de la Shayba Arena, on pourrait construire 3 500 patinoires, avec le coût du Centre médiatique, on pourrait offrir un ordinateur portable à chaque collégien de Russie !

 

Si on en revient au budget russe, celui-ci s'élève à 300 milliards de $, le déficit public supposément critique est de 12 milliards de $ en 2014, prévus pour 25 milliards de $ en 2015 …

 

un déficit qui représente exactement la somme que l'Etat russe a dépensé directement dans la gouffre sans fond des JO de Sotchi !

 

Pour faire une comparaison parlante, les 45 milliards des JO de Sotchi payés directement ou indirectement par l'Etat : c'est le budget de l'éducation (14 milliards de $), de la santé (10 milliards), du logement (6 milliards), du sport (2 milliards) et de la culture (2 milliards) réunis !

 

Le premier ministre Medvedev a déjà annoncé que – sauf pour la Défense – tous les autres budgets allaient subir des coupes sévères, de l'ordre de 5 % : autant d'écoles fermées, de centres hospitaliers à l'agonie, de professeurs sous-payés, de classes bondées, de malades menacés de mort, tout cela pour alimenter les Jeux des oligarques !

 

 

Pour le peuple russe, depuis 1991, ce sont les « Jeux » sans « le pain ». C'est le voile déchiré d'un pouvoir confisqué par une clique qui a volé un peuple, détruit un siècle de construction socialiste pour le bien-être d'une minorité. Que les jeux des oligarques commencent !

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Russie et ex-URSS
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 06:10

Emblem_of_the_Ukrainian_SSR.svg.pngDéclaration de 8 partis communistes d'ex-URSS sur la situation en Ukraine

 

 

Mettons en échec ce coup d'Etat larvé en Ukraine !

 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les événements actuels en Ukraine deviennent de plus en plus inquiétants et critiques. Dans un certain nombre de régions, des groupes radicaux bien organisés s'emparent des organes de pouvoir locaux par la force.

 

Ce ne sont pas des défenseurs désintéressés des droits de l'Homme qui donnent le ton mais des éléments ouvertement fascistes.

 

Des admirateurs d'Hitler sont déjà au pouvoir dans les États baltes. Désormais, ils se lancent à l'assaut du pouvoir en Ukraine.

 

Ils en viennent à interdire l'activité du Parti communiste d'Ukraine dans deux régions. La persécution des communistes est un des signes les plus évidents de l'émergence du fascisme.

 

Il n'y a rien de spontané dans ce qui se passe en Ukraine. Ces méthodes sont celles préparées par ceux qui tirent les ficelles et qui ont fait leurs armes en montant sur pieds des coups d’État en Yougoslavie, Géorgie, Libye, et dans les pays d'Asie, du Moyen-orient, d'Afrique et d'Amérique latine.

 

Les politiciens et diplomates occidentaux traitent clairement le coup de force en Ukraine comme si ils ne se déroulaient pas dans un État souverain mais dans une de leurs colonies. Un rôle actif est joué par des instigateurs et des agents provocateurs de Pologne et des États baltes.

 

L'ingérence dans les affaires intérieures d'Ukraine est désormais patente et sans précédent. Toute tentative de remettre les choses dans l'ordre découlent sur des accusations de violence excessive, dans des manœuvres de chantages et menaces de sanctions.

 

La technique pour prendre le pouvoir est la même que celle expérimentée en 2004 ; le chaos dans les rues et la violence. Mais les « hauts dignitaires » ukrainiens semblent n'avoir rien retenu de l'histoire.

 

La passivité de la part du pouvoir équivaut à un appeasement, une capitulation face à ceux qui engagent l'Ukraine dans la guerre civile et l'emmènent vers une dépendance asservissante dans l'Union européenne. Nous ne pouvons pas ignorer les tendances les plus périlleuses des manifestations du fascisme en Europe.

 

Nous dénonçons fermement la tentative de coup d’État larvé en Ukraine. Nous appelons les forces de gauche, patriotiques et anti-fascistes à élever leurs voix contre les tentatives de la pat de forces fascistes de prendre le pouvoir en Ukraine.

 

Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux communistes d'Ukraine !

 

Parti communiste de la Fédération russe

Parti communiste de Biélorussie

Parti communiste d'Arménie

Parti communiste unifié de Géorgie

Parti des communistes de la République de Moldavie

Parti communiste du Kazakhstan

Parti communiste d’Azerbaïdjan

 

Parti communiste de Pridnestrovie

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