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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:18

Ivan Melnikov sur les résultats des élections régionales en Russie

Ce 1er mars 2009, les électeurs étaient appelés à voter pour désigner leurs représentants locaux dans 79 « sujets de la Fédération de Russie ». Dans neuf régions, le Tatarstan, la République de Kabardino-Balkarie, la république de Karachaievo-Tcherkessie, la République de Khakassie, les provinces d'Arkhangelsk, de Bryansk, de Vladimir, de Volgograd et la province autonome de Nénétsie, ont eu lieu les élections aux assemblées législatives régionales. Le Parti communiste de la Fédération de Russie a pris part à toutes ces élections.
Voici l'analyse à chaud, le jour même, de la liste des fraudes constatées et des résultats obtenus par le vice-président du Parti communiste de la Fédération de Russie, et responsable du Parti pour les questions électorales, Ivan Melnikov.

(traduction pour vivelepcf : AC)

 

«Nous ne fermerons pas les yeux sur les fraudes»

« Les informations que nous avons reçues concernant des violations du Code électoral le jour du vote inscrivent cette élection dans la continuité des précédentes. Néanmoins, elle a présenté deux traits originaux. La propagande illégale, les tentatives de persuader les citoyens ou de les pousser à bien voter, a légèrement régressé. Par contre, les tentatives pour décider de l'issue du vote par des moyens techniques ont considérablement augmenté, sans qu'il soit fait directement appel au vote des électeurs. On parle de fraudes liées à l'émission de bulletins, à Saint-Petersbourg et au Tatarstan, à l'octroi de permissions pour aller voter, comme dans la région de Briansk. Mais, l'essentiel des soupçons porte sur la technologie liée au vote anticipé. Ainsi, par exemple, à Tver, 20% des électeurs ont voté par un tel procédé « extraordinaire ».

Pour assurer la réussite de ces fraudes liées à la technologie, et pour les cacher aux yeux de tous, divers procédés ont été employés. On se chargeait d'éloigner des bureaux de vote les observateurs et membres des commissions électorales, comme ce fut évident en Karachaievo-Tcherkessie et au Tatarstan. Comme le président d'une des commissions de Volgograd, on se donnait le droit d'emporter les bulletins de vote chez soi. En Khakassie, une lettre du Ministère de la Santé local était envoyée dans le but de connaître les intentions de votes des médecins et des malades. Dans la même idée, on peut noter aussi le refus de remettre des copies des procès-verbaux à nos observateurs.

Après avoir recensé tous les cas de violation à la loi, nous porterons plainte à la commission électorale centrale, aux commissions électorales locales et aux organismes publics. Notre service juridique se chargera comme toujours de demander des enquêtes qui soient menées à leur terme. Nous ne fermerons jamais les yeux sur les fraudes et les violations de la loi dorénavant.

«C'est le retour des sombres méthodes des années 90»

Je veux particulièrement insister sur le fait qu'au cours de ces élections régionales de mars 2009, dans la campagne électorale, on a assisté au retour des « sombres méthodes » des années 90.  Dans les dernières années nous n'y prêtions pas une attention particulière, exception faite pour les programmes d'Alexeï Karaulov. Maintenant, elles sont redevenues un phénomène massif. Dans la région d'Arkhangelsk, le jour du vote, était tiré le journal «la patrouille d'Arkhangelsk», où il était écrit que les communistes voulaient «plonger la Russie dans un bain de sang». En Khakassie, on tirait des tracts supposés signés du Parti communiste de la Fédération de Russie, où étaient mises en valeur des thèses provocatrices destinées à discréditer notre parti. A Vladimir, sans en connaître l'émetteur, étaient diffusés des tracts relayant un appel imaginaire du gouverneur, communiste, de la province. On a noté aussi des coups de téléphone de nuit aux électeurs, soi-disant de la part du Parti communiste de la Fédération de Russie.

Cela démontre que le parti du pouvoir, s'appuyant sur un appareil bureaucratique travaillant pour lui, a orienté ses discours, pour la première fois depuis sa création, non vers la propagande, la mise en valeur de ses propres idées et propositions, mais sur la contre-propagande, la calomnie du plus bas étage. Les raisons en sont pragmatiques: l'échec de ses politiques a emmené un changement de tactique, conséquence immédiate du fiasco « du plan Poutine » et de « Stratégie 2020 ». La suite donnée au manque de réponse à cette question: où est passé l'argent pour le plan de relance? Le silence sur un éventuel plan « anticrise » pèse tout comme l'incapacité à retrouver, ce mot qui est dans toutes leurs bouches, la « stabilité ».

 

«Les résultats du parti du pouvoir sont en déclin»

« Cette 'crise de la propagande' s'est faite sentir dans de nombreux cas jusque dans les résultats du parti « Russie Unie ». Certes, dans toutes les régions, le parti reste à la première place. La télévision rapporte unanimement un soutien populaire à son maximum. Mais à y regarder de plus près, on peut observer facilement, que les résultats du parti du pouvoir sont en baisse si on les compare aux résultats dans ces mêmes régions lors des élections à la Douma. Ils baissent en moyenne de 5% entre les deux élections.

En Khakassie, ils passent de 59,53% à 57,3%, dans la région d'Arkhangelsk, de 56,72% à 51,8%, à Briansk de 61,7% à 54%, à Vladimir de 56,75% à 51,3%, à Volgograd de 57% à 49,4%, en Nénétsie de 48,7% à 42,4%. Enfin, en Kabardino-Balkarie, ils ont sérieusement baissé passant de 96% à 72%.

Ainsi, quand les membres de Russie Unie affirment que les citoyens ont renouvelé leur confiance à leur parti, ils passent sous silence le fait qu'il commence à la perdre, cette confiance. Je pense que si les élections se déroulaient dans des conditions honnêtes, nous constaterions une baisse beaucoup plus conséquente de leurs résultats. En tout cas, un processus est enclenché, marqué par une déception grandissante vis-à-vis des membres de Russie Unie et qui touche des secteurs de plus en plus importants de la population »

«Le Parti Communiste de la Fédération de Russie est dans une bonne dynamique»

« Le Parti Communiste de la Fédération de Russie vise toujours, comme but stratégique, la victoire. C'est pourquoi nous ne pouvons pas nous réjouir outre mesure de ses résultats, et nous ne le ferons pas. Mais, nous jugeons globalement que les résultats du vote sont positifs. Nous avons confirmé notre statut de deuxième force politique du pays. De plus, à mon avis, nous l'avons non seulement confirmé mais aussi, grâce à nos électeurs, nous l'avons renforcé. Nous sommes à la deuxième place dans 6 des 9 régions.

Nous sommes dans une bonne dynamique, nous avons amélioré nos scores dans toutes les régions, si on les compare à nos résultats lors des dernières élections à la Douma, et nous les avons considérablement augmentés dans certains cas, permettant même un saut qualitatif.

Quand on parle de saut qualitatif, on pense avant tout au Tatarstan. En 2004, lors des élections régionales, nous faisions 6,3%, en 2007 aux élections à la Douma 6,71%, maintenant nous faisons 11%.  Dans cette république, il y aura enfin un parlement bipartite.

Nos résultats se sont aussi considérablement améliorés dans la région d'Arkhangelsk. Bien que nous y occupions la troisième place, nous obtenons presque 17%, alors qu'aux élections à la Douma nous avions fait 11%, et en 2004 seulement 8,6%.

Des résultats loin d'être mauvais ainsi que la deuxième place dans la région de Briansk (23%), de Volgograd (23,5%) et de Vladimir (27%). C'est-à-dire dans une moyenne se situant autour de 25% et avec de sérieuses longueurs d'avance sur les autres partis. 'Russie Juste et le LDPR parviennent juste à dépasser les 10% dans la région de Volgograd, et n'atteignent même pas ce seuil dans les deux autres régions.

Nous avons dépassé la barre fatidique des 20% dans la province autonome de Nénétsie, nous y prenons la deuxième place avec 21 %, là ou en 2007 nous arrivions à seulement 12,3 %. En Khakassie, nous prenons aussi la deuxième place avec 14,6 %, alors qu'en 2007 nous étions à 12,8 %.

En Kabardino-Balkarie, nous passons de 1,72% à 8,36% et prenons la troisième place. En  Karachaievo-Tcherkessie, nous sommes encore troisième, passant de 3,66% à 10,5%. En tenant compte des particularités de la situation de ces républiques caucasiennes, ces résultats sont loin d'être mauvais.

C'est dans cette même dynamique positive que s'inscrit le renforcement de nos positions dans de nombreuses villes, parmi les gens les mieux informés, ceux qui peuvent saisir la portée de l'événement. Notre victoire aux élections du conseil municipal de Tver constitue une très bonne nouvelle. Des résultats tout aussi positifs à Briansk et à Oulan-Oude ou nous avons obtenu respectivement 31% et 25% des votes.

«Pour la suite, dans notre action politique, il faudra s'appuyer sur le rapport de force réel»

« Tout en analysant et en comparant les résultats de ces élections régionales, il faut prendre en compte une chose essentielle: ce sont les statistiques officielles. Il faut prendre en considération les conditions et possibilités inégales d'accès des partis aux médias, les infractions et fraudes; le rapport de force réel, l'état réel de la population sera plus intéressant pour nous, avec une tendance à la convergence du nombre de personnes soutenant 'Russie Unie' et le Parti Communiste de la Fédération de Russie, tandis que le LDPR et « Russie Juste » joueront un rôle marginal d'arbitre entre les deux. Un rôle tantôt plus grand, tantôt moindre.

Le décompte parallèle, réalisé par notre parti, nous confirmait simplement que notre poids en pourcentage était biaisé par les techniques utilisées par le pouvoir. D'après nos calculs, globalement, la perte serait de 6 à 7%. Si on ajoutait ces pourcentages aux résultats obtenus, et si nous avions le même accès à l'information pour tous les citoyens dans le cadre de cette enquête, nous pourrions mieux comprendre la réalité de notre société. Et pour la suite, dans notre action politique, nous devrons partir de ce rapport de force réel, sentir et s'appuyer sur cette situation réelle, sentir et découvrir ses potentialités latentes, sans laisser de place pour les tentatives du pouvoir de faire diversion dans la société avec son parti de rechange - « Russie Juste », artificiellement gonflé aux fins de la lutte contre le Parti Communiste de la Fédération de Russie.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 17:27

Sur le conflit militaire au Caucase

 

Dans l’attente d’une éventuelle analyse de la direction du PCF*, celle de nos camarades portugais, lucide et responsable, donne des repères d'analyse, que nous partageons, sur le conflit militaire dans le Caucase, notamment le rôle criminogène de l’OTAN.

Plus que jamais, construisons le rapport de force contre le retour de l’Etat français dans le commandement intégré de l’OTAN, tel que le pouvoir l’a programmé pour 2009 !

Un communiqué, signé MG Buffet, daté du 12 août a été mis sur internet aujourd'hui 19 août. Il soutient la position de l'UE défendue par Sarkozy, ne porte aucune condamnation de l'OTAN. Il appelle à des négociations impliquant les USA...

 

Au sujet du conflit militaire au Caucase et les dangers pesant sur la paix et la sécurité internationales.

Communiqué du Parti communiste portugais, 14 août 2008 (traduction par AJ pour vivelepcf.fr)


Le Parti communiste portugais déplore la perte de vies humaines et les destructions provoquées par le conflit militaire au Caucase. Il appelle à la fin des hostilités, élément essentiel pour engager des négociations de paix entre la Russie et la Géorgie, qui, pour le PCP, doivent être conduites dans le cadre des Nations Unies suivant les principes du droit international, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.

Les développements militaires et diplomatiques des derniers jours confirment que ce conflit ne peut être regardé à la seule lumière des questions touchant aux territoires et à la souveraineté de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. Il doit être considéré en premier comme l’expression concrète de l’évolution actuelle de la situation internationale, marquée par une nouvelle course aux armements, le renforcement de la militarisation des relations internationales et la prolifération des situations de tension et de conflits armés, suscitée par les membres de l’OTAN et ses alliés en vue de dominer les zones géostratégiques importantes du globe et de contrôler l’exploitation et le transport des ressources naturelles comme le gaz et le pétrole.

Voilà longtemps que le PCP a lancé l’alerte. L’accentuation du caractère agressif au niveau mondial de l’OTAN, son extension aux frontières de la Russie, la montée de la confrontation des Etats-Unis et de l’OTAN avec la Russie et la Chine, la militarisation de l’Union européenne, la destruction de traités fondamentaux pour l’équilibre stratégique mondial comme le traité ABM [anti-missile balistique] avec l’installation du système de défense anti-missile nord-Américain à l’est de l’Europe, les menaces constantes sur des Etats souverains comme l’Iran, la persistance de guerres illégales et criminelles en Irak ou en Afghanistan, ou encore le transfert d’armements en Géorgie depuis les Etats-Unis et Israël, tous ces facteurs d’instabilité sont d’une façon plus qu’évidente à la racine du conflit actuel.

Tout en réaffirmant ses positions de principe contre les violations de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, pour la prédominance de la diplomatie dans le règlement des conflits, le PCP rappelle dans le même temps que c’est la Georgie, principal allié des Etats-Unis dans la région du Caucase, où sont stationnés d’importants contingents nord-Américains, dont le territoire, incluant l’Ossétie du Sud, a une valeur stratégique importante comme point de contrôle de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, qui a engagé les hostilités militaires en attaquant un territoire où se trouvait, sous les auspices de l’OSCE et le mandat de la Communauté des Etats Indépendants, une force de stabilisation internationale composée de soldats russes, ossètes et géorgiens. Cette manœuvre n’a pas pu être décidée sans l’information et l’accord préalables des Etats-Unis. Elle illustre la politique de l’actuel gouvernement géorgien de soumission aux Etats-Unis et à l’OTAN, de militarisation croissante de la région, de recherche de conflit avec la Russie voisine, d’instigation de conflits ethniques dans la région.  

Ce conflit armé et les déclarations politiques qu il implique montrent – et servent de sérieux avertissement – la montée des dangers qu’entraîne la politique de mépris systématique du droit international et d’instrumentalisation des Nations Unies par les principales puissances impérialistes mondiales. Ils démontrent les effets concrets sur la situation internationale actuelle des précédents créés par la guerre de démembrement de la Yougoslavie et par l’incitation et de soutien militaire à la sécession du Kosovo de la Serbie. Le PCP a attiré l’attention sur ces dangers le moment voulu. Les faits confirment la validité de la revendication du PCP pour que le gouvernement portugais ne reconnaisse en aucun cas la pseudo indépendance du Kosovo.

Le PCP alerte sur les dangers d’extension du conflit à toute la région de l’Eurasie et du Moyen-Orient et sur les conséquences qu’une accentuation du bras de fer entre l’OTAN et la Russie ou toute provocation militaire dans le Moyen-Orient pourrait avoir sur la sécurité mondiale.

Il demande du gouvernement portugais de prendre position pour la défense de la paix, contre toute ingérence et pour le retrait de toutes les troupes de l’OTAN du Caucase, étape essentielle pour la détente.

Il attire l’attention pour que ce conflit ne soit pas utilisé comme prétexte à une nouvelle accélération de la militarisation de la région du Caucase, à une installation sur le territoire géorgien de forces militaires des Etats-Unis ou de l’OTAN ou à une politique d’ingérence politique ou économique et de contrôle géostratégique de la région par les principales puissances de l’OTAN.

 

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 18:27

Nette progression du Parti communiste de la Fédération de Russie

Communistes français, nous pouvons observer avec intérêt les progrès électoraux du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) à la lecture de ses positions sur internet.

Les media français ont choisi de mettre en avant les manifestations de « quelques dizaines » (sic) d’opposants à Poutine, « libéraux » pro-occidentaux. Le candidat du PCFR, Guennadi Ziouganov, a obtenu 17,76% et 13 millions de voix derrière le candidat du pouvoir Medvedev. Ce résultat « officiel » est à apprécier à l’aune de la fraude massive organisée de façon flagrante dans de nombreuses régions, de l’omniprésence de la propagande officielle et des pressions du pouvoir, relevées par tous les observateurs.

Dans de nombreuses villes, le candidat du PCFR double voire triple son score des législatives de décembre dernier atteignant 30 à 40% des voix dans certains centres industriels ou scientifiques. Au plan national, le PCFR est confirmée comme seule opposition progressiste et même seule opposition tout court au régime de Poutine.

La campagne de Ziouganov s’est concentrée sur les questions sociales et économiques, notamment autour du programme « 20 étapes pour une vie décente ». Les communistes russes ont mis l’accent sur la liquidation et le pillage du potentiel productif du pays, sur le vieillissement des infrastructures, sur le démantèlement de la recherche, de la formation des salariés. Sur ces positions, Ziouganov a reçu le soutien de nombreux syndicalistes pendant la campagne. Les communistes russes ont dénoncé également la politique monétaire soumise à la finance, au dollar et à l’euro.

Le pouvoir de Poutine ne cherche pas à répondre aux problèmes économiques, au contraire. Il transforme le pays en fournisseur de matières premières et creuse les inégalités. Sur le plan politique, Ziouganov a dénoncé la dérive vers le pouvoir personnel qui va de pair avec la corruption généralisée.

Face à la crise économique et sociale, mais aussi physique et morale, subie par le peuple russe, le PCFR apparaît comme la seule force politique organisée de résistance.

Cela ne peut qu’attirer davantage notre attention sur la réalité et les évolutions de ce parti, devenu étonnamment lointain pour les communistes français.   

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 13:22

Les résultats quasi-définitifs des élections législatives en Ukraine ont été rendus publics. Le Parti communiste a obtenu 5,4%, après le Parti des régions, appelé ici « pro-russe » de Victor Yanoukovitch, 35,5% dont il était partenaire dans la coalition sortante, le parti « pro-occidental » de Mme Timochenko, qui avec 31,5% est en recul de près de 10% sur son résultat d’il y a 18 mois, et le parti « Notre Ukraine » du président Youchtchenko avec 13,4%. Le secrétaire du Parti communiste, Piotr Simonenko a exclu formellement la participation du parti à une « grande coalition » associant le Parti des régions et le parti de Mme Timochenko. Nous ne parvenons pas à obtenir des informations plus précises sur la campagne sur les positions du PC d’Ukraine, dont nous imaginons les difficultés politiques.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 07:39
En Russie, pour la première fois depuis des années, un communiste élu maire d’une grande ville : à Stalingrad (Volgograd) !

 
Le parti communiste de Russie a réussi une véritable percée lors de l’élection municipale anticipée tenue le 20 mai dernier à Volgograd (Stalingrad). Avec 32,57%, son candidat, Roman Grebennikov, 31 ans, a largement distancé le candidat du parti du Président Poutine « Russie unie » (20,35%). Il y avait 13 autres candidats, dans un scrutin qui semble avoir, exceptionnellement en Russie, échappé à la fraude. Pour la première fois depuis plusieurs années, une ville russe de plus de 1 million d’habitants va retrouver un maire communiste. Le jeune dirigeant communiste va prendre la place d’un élu que les pratiques de corruption et de dilapidation du patrimoine municipal ont conduit en prison. Le succès électoral des communistes a été totalement occulté par les télévisions et journaux officiels de Russie, le journal « les Izvestia » allant même jusqu’à titrer le lundi 21 mai que le candidat de Poutine était en tête. Cette élection dans une ville dont le nom est indissociablement lié à la victoire historique du peuple soviétique contre le fascisme hitlérien, constitue un encouragement pour tous les communistes, et pas seulement dans l’ex-URSS.

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