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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 05:30

leninSur l'Ukraine

 

Article de Lénine, dans la Pravda numéro 82, 28 juin 1917

 

Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La faillite de la politique du nouveau gouvernement provisoire de coalition devient de plus en plus patente. L'Acte universel sur l'organisation de l'Ukraine, promulgué par la Rada (l'Assemblée) cenrale ukrainienne et adopté le 11 juin 1917 par le Congrès des délégués des forces armées de toute l'Ukraine dénonce ouvertement cette politique et offre des preuvres concrètes de cette faillite :

 

"Sans se séparer du reste de la Russie, sans faire sécession vis-à-vis de l'Etat russe", peut-on lire dans l'Acte, "le peuple ukrainien doit avoir le droit de disposer de lui-même, sur son propre sol (...) Toutes les lois qui décideront de l'ordre établi ici en Ukraine ne peuvent être adoptées que par l'Assemblée ukrainienne. Et les lois garantissant l'ordre dans tout le territoire régi par l'Etat russe doivent être adoptées par un Parlement de toute la Russie".

 

Voilà des termes parfaitement clairs. Ils affirment très précisément que le peuple ukrainien ne désire pas se séparer de la Russie, à l'heure actuelle. Il demande l'autonomie sans nier la nécessité d'une autorité suprême d'un "Parlement de toute la Russie". 

 

Pas un démocrate, et encore moins un socialiste, ne se risquerait à contredire la légitimité pleine et entière des revendications ukrainiennes. Et pas un démocrate ne refuserait à l'Ukraine le droit à se séparer librement de la Russie.

 

Seule une reconnaissance inconditionnelle de ce droit rend possible la défense d'une union libre des Ukrainiens et des Grand-russes, une association volontaire des deux peuples en un seul Etat. 

 

Seule une reconnaissance inconditionnelle de ce droit peut signifier rupture, complète et irrévocable, avec le maudit passé tsariste qui a tout fait pour rendre étrangers deux peuples, pourtant si proches par leur langue, leur territoire, leur caractère et leur histoire.

 

Le maudit tsarisme a fait des Grand-Russes les bourreaux du peuple ukrainien, et a suscité en eux une haine pour ceux qui allaient jusqu'à interdire aux enfants ukrainiens de parler et d'étudier dans leur langue maternelle.

 

Les démocrates révolutionnaires russes, si ils veulent être vraiment révolutionnaires et vraiment démocrates, doivent rompre avec leur passé, doivent regagner pour eux-mêmes, et pour les ouvriers et paysans de Russie, la confiance fraternelle des ouvriers et paysans ukrainiens. Cela ne peut être le cas sans la reconnaissance pleine et entière des droits de l'Ukraine, y compris le droit à la libre séparation de la Russie.

 

Nous n'encourageons pas l'existence de petits Etats. Nous soutenons l'union la plus étroite des travailleurs du monde entier contre "leurs" capitalistes et ceux de tous les autres pays. 

 

Mais pour que cette union soit volontaire, le travailleur russe, qui ne peut croire à un seul moment la bourgeoisie russe ou ukrainienne sur quoi que ce soit, soutient désormais le droit des Ukrainiens à faire sécession, ne voulant pas leur imposer son amitié, mais désirant se battre pour gagner leur amitié en les traitant comme des égaux, comme des alliés, des frères dans la lutte pour le socialisme.

 

La Reteh, journal des contre-révolutionnaires bourgeois aigris, rendus à moitié déments par la rage, a violemment attaqué les Ukrainiens, accusés d'avoir pris une décision "illégale". "Cet acte des Ukrainiens" disent-ils, "est une violation pure et simple de la loi, il appelle à l'application immédiate de sévères sanctions légales". Il n'y a rien à ajouter à ce déchainement de haine des contre-révolutionnaires bourgeois. 

 

A bas la bourgeoisie contre-révolutionnaire ! Vive l'union libre des paysans et ouvriers libres d'une Ukraine libre avec les ouvriers et paysans d'une Russie révolutionnaire ! 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 05:49

Kharkiv Lenin-e1411951644167-1940x1090A Kharkov, la plus grande statue de Lénine en Ukraine abattue par des militants néo-nazis

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les vandales sont entrés dans Kharkov. La plus grande statue de Lénine d'Ukraine est abattue par une bande de nationalistes néo-nazis, avec la bénédiction du pouvoir. Terreur dans les localités, bradage du patrimoine national, xénphobie assumée : voilà la face de ces combattants de la liberté soutenus par l'Union européenne et les Etats-unis.

 

Dans la soirée du 28 septembre, une statue de Lénine est tombée en Ukraine. Une de plus, environ 150 monuments liés à l'ère soviétique auraient été abattus depuis le début de l'année. Mais ce n'est pas n'importe laquelle, la plus grande statue de Lénine en Ukraine, érigée en 1963.

 

Le scénario n'est hélas pas nouveau. 3 000 de militants nationalistes était présents place de la Liberté, avec leurs drapeaux bleu-jaune mais aussi rouge et noir, couleurs de l'Organisation nationaliste ukrainienne (OUN) de Stepan Bandera, collaborant avec les Nazis de 1941 à 1945.

 

Les drapeaux de certaines formations politiques de l'extrême-droite comme Secteur Droit, Svoboda, et la milice para-militaire du Bataillon d'Azov, sont reconnaissables.

 

Parmi eux, quelques dizaines – encagoulés, vêtus de tenues de camouflage, à mi-chemin entre des hooligans et des miliciens – ont alors passé des cables autour de la statue de Lénine et aux cris de « Ukraina ! Ukraina » ont déboulonné la statue de Lénine.

 

La suite est à l'image de la situation en Ukraine, un chaos terrifiant semé par une bande de voyous extrémistes bien minoritaires, agissant en toute impunité, protégés par le pouvoir. Pour eux : le communisme est encore l'ennemi à abattre, comme en 1941, Lénine en est le symbole.

 

BypBYD5CQAAR905.jpgD'une part, quelques militants néo-nazis vont griffonner sur le socle de la statue « Gloire à l'Ukraine ! » – le cri de ralliement du collaborateur pro-nazi Stepan Bandera –, tandis que d'autres posent avec le logo du bataillon Azov et du parti néo-nazi Assemblée nationale-sociale (SNA) : un « Wolfsangel » qui fut jadis le symbole de la sinistre division SS Das Reich, responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane, en France.

 

D'autre part, les miliciens portant les insignes du bataillon Azov en profitent pour scier la jambe de Lénine, tandis que la foule se précipite pour avoir « son » morceau de Lénine.

 

La collaboration des autorités au coup de force

 

Une scène qui pose une question simple : mais que fait la police ?

 

La veille, le samedi 27, une manifestation « pour la paix en Ukraine » avait été violemment réprimée, plusieurs dizaines de manifestants arrêtés car identifiés comme « séparatistes ».

 

Ce 28 septembre, 3 à 5 000 personnes envahissent la « place de la Liberté » avec des fumigènes, des armes tranchantes (dont des haches ou des scies), encagoulés, en tenues de guerre. Ils abattent un des principaux monuments de la ville, sous des cris de guerre. Sans réaction.

 

L'ordre est venu du gouverneur de Kharkov, le businessman Igor Baluta qui a dit : « avoir donné l'ordre aux autorités de prendre les mesures pour enlever la statue de Lénine du registre des monuments historiques et culturels, ainsi que pour la démonter sur le terrain ».

 

Face aux poursuites engagées par la police pour « dégradation du patrimoine public et actes de vandalisme », Baluta a même publié un décret rétro-actif justifiant les destructions des monuments de Lénine au nom … de la mémoire des victimes des famines en Ukraine de 1933.

 

Baluta, qui a participé à l'acte de vandalisme, s'est même fait prendre en photo devant la tête brisée de la statue et en a récupéré un morceau pour se souvenir de ce jour de gloire.

 

Le ministre de l'Intérieur, peu soucieux de l'ordre public, Arsen Avakov – l'homme qui a créé les milices para-militaires sous hégémonie néo-nazie pour soutenir le nouvel Etat ukrainien – a même loué cet acte de vandalisme :

 

« Lénine ? Qu'il tombe. Tant que les gens ne se blessent pas. Que cette idole communiste sanguinaire, en tombant, ne fasse pas une victime de plus. ». Asakov explique qu'il a donné des ordres pour « protéger les gens (Ndlr : les vandales), pas l'idole ».

 

Le conseiller du ministre, Anton Gersachenko, a même proposé qu'à la place de Lénie soit érigé un monument à la gloire de « tous les héros qui ont lutté et qui sont morts pour l'indépendance et l'unité de l'Ukraine ». Comme Stepan Bandera et ses amis de l'OUN ?

 

La rage de la population locale, l'avertissement du Parti communiste

 

Un chêne qu'on abat, pour le festin des vandales. Et les humbles de Kharkov pleurent. Toute la journée de lundi, plusieurs milliers d'habitants de la deuxième ville d'Ukraine ont exprimé leur émotion, leurs regrets, leur rage. Certains ont déposé des fleurs au socle de la statue, d'autres ont effacé les graffitis des nationalistes.

 

Une manifestation s'est même formée ce lundi par quelques centaines de manifestants pacifiques, elle a été agressée par une bande d'ultra-nationalistes, qui ont tiré des grenades lacrymogènes, des pétards contre la foule, jetant les fleurs à terre, scandant des chants nationalistes, lynchant certains manifestants pris à parti et piégés dans les escarmouches.

 

Selon la mission de l'OSCE en Ukraine : « La foule (NdlR : des contre-manifestants) était composée d'hommes et de femmes, et même de mineurs, mais elle était menée par des membres du bataillon Azov, ainsi que des jeunes gens encagoulés ».

 

Face à ce mouvement populaire pour défendre la statue de Lénine, le maire de Kharkov, Guennadi Kernes, a promis de restaurer le monument.

 

Il faut savoir que Kernes est la bête noire des ultra-nationalistes ukrainiens car il est juif et perçu comme pro-russe – même si il s'est rallié depuis à Porochenko. Il a même été victime d'une tentative d'assassinat le 28 avril dernier dans les rues de Kharkov.

 

Petro Simonenko, secrétaire du Parti communiste d'Ukraine (KPU), lui-même menacé par un processus d'interdiction, a rendu un communiqué lourd de sens dénonçant les « vandales » qui, avec les « statues de Lénine font éclater l'intégrité de l'Ukraine » :

 

« La destruction des monuments soviétiques, de Lénine, c'est chez les représentants nationalistes, pro-fascistes maintenant, les oligarques et les nouveaux riches, une façon de détruire la mémoire historique de notre pays, de celui qui a fait tant pour la science, la culture, l'industrie, pour les travailleurs (…)

 

Avec les monuments de la période soviétique, ce sont aussi l'intégrité territoriale que l'on détruit, l'Etat ukrainien.

 

Ce n'est pas un hasard. Chaque action de ces voyous politiques a coûté et coûte cher à des centaines, des milliers, des millions de citoyens ukrainien. On a perdu notre patrie, notre Etat, notre territoire, nos acquis sociaux, le droit au logement, un certain nombre d'avantages dans l'éducation, la santé, la garantie de l'emploi, la stabilité des tarifs : tous ces avantages pour les travailleurs. Aujourd'hui, le gouvernement, ce qu'il reste de l'Etat est utilisé pour satisfaire les ambitions des grands propriétaires fonciers et les oligarques, et pour accuellir les multi-nationales américaines et européennes. (…)

 

A Kharkov, un acte e vandalisme est commis : un monument en l'honneur de Lénine s'effondre à la face de tout le pays. C'est la preuve la plus claire de l'arrivée au pouvoir des vandales.

 

En décembre dernier, une journaliste m'a posé une question en désignant un fragment de granit : Qu'est-ce que c'est ? Elle essayait de comprendre ma relation émotive à ce bout de pierre issu d'une statue de Lénine. Je lui ai alors répondu : « ce sont des morceaux de l'Ukraine ».

 

Une inquiétante ré-écriture de l'histoire : le nazisme blanchi

 

Cette belle et tragique anecdote de Petro Simonenko interpelle. Un puissant mouvement réel de révisionnisme historique est en marche en Europe de l'est, sous le bruit des bottes, alors que l'Occident se crève les yeux pour ne pas voir une réalité qui l'arrange.

 

D'un côté, les forces communistes sont interdites en Hongrie début 2014, des dirigeants de gauche lituaniens poursuivis en justice pour proposer une vision non-conforme de l'histoire. En Ukraine, la troisième force du pays avec ses 14 %, seule force dévouée sans ambiguité à l'unité et l'indépendance du pays, est sous le coup d'un procès pour interdiction.

 

De l'autre côté, en Lituanie, Lettonie, Estonie, les vétérans de la Waffen-SS sont honorés comme héros, les monuments en l'honneur de l'Armée rouge déboulonnés. En Hongrie, le maréchal Horthy est réhabilité comme héros national. En Ukraine, les forces fascistes et néo-nazis prennent une place prééminente, sous l'égide de la figure du nationalisme ukrainien, le collaborateur Stepan Bandera.

 

Pour l'UE, les Etats-unis, le camp du « bien », de la « démocratie », c'est incontestablement le deuxième. Car ces dirigeants-là leur promettent des marchés faciles, des champs et des mines bradés, une main d'oeuvre peu onéreuse ainsi que leur haine farouche du mouvement ouvrier, communiste ainsi que du peuple russe (et accesssoirement des juifs et des étrangers!).

 

On sait le poème de Martin Niemoller : « Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas communiste / Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas syndicaliste / quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai pas protesté, Je n'étais pas juif / quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait personne pour protester ».

 

Aujourd'hui, ce sont les communistes – ultimes défenseurs de l'unité, l'indépendance, la démocratie, l'honnêteté en Ukraine – qui sont pourchassés par un pouvoir sous hégémonie fascisante. Personne ne dit rien car « on n'est pas communiste ».

 

Que se passera-t-il quand les nostalgiques de Bandera, les fanatiques du « national-socialisme » ukrainien, bercés à l'anti-communisme, l'anti-sémitisme, la russophobie, mais aussi la haine des valeurs démocratiques, auront éliminé leurs opposants et conquis l'hégémonie politique ?

 

On comprendra alors qu'avec le Goodbye Lenin célébré par certains, c'était aussi – comme le souligne le KPU – l'adieu à la démocratie et surtout Goodbye Ukraine.

 

 

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 05:55

BvfH4nbCYAA7hP5.jpgLe Parti communiste russe (KPRF) a déjà envoyé 1 500 tonnes d'aide humanitaire aux populations civiles ukrainiennes



Communiqué du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) n'arrête pas sa solidarité envers les populations d'Ukraine aux déclarations de principe, sa solidarité s'inscrit dans des pratiques de solidarité concrètes. Nous vous communiquons ici leur déclaration :



« Nous souhaitons vous informer que notre solidarité a un caractère très concret, un côté pratique (NdT : le KPRF a en effet produit des analyses fort intéressantes sur la situation en Ukraine, que nous ne manquerons pas de traduire ultérieurement)



Le Parti communiste de la Fédération de Russie a jusqu'à présent déployé 15 caravanes d'aide humanitaire en direction de la population des régions de Donetsk et Lugansk.



Chaque semaine, des dizaines de tonnes de produits alimentaires, de vêtements, de médicaments et de manuels scolaires pour les élèves ont été envoyés aux gens du peuple vivant dans la région. En tout et pour tout, le KPRF a envoyé plus de 1 500 tonnes de produits de première nécessité.



Ceux qui ont à survivre maintenant dans la partie sud-est de l'Ukraine ont aussi désespérément besoin d'un soutien moral, c'est pourquoi le KPRF a commencé à recueillir des messages de solidarité qui leur sont adressés. Plus de 10 000 messages ont déjà été envoyés à nos frères et sœurs ukrainiens.



Sur la voie conduisant au Donbass, les caravanes du KPRF parties de Moscou sont passées par plusieurs villes, villages où des citoyens ont aussi rejoint la campagne de solidarité et apporté ce qu'ils pouvaient à l'action du KPRF.



Jusqu'alors, l'aide humanitaire du KPRF équivaut à peu près à ce qui a été fait au niveau gouvernemental.



Le KPRF continuera à fournir toute l'aide possible à la population de la région de Donbass et à lancer des appels à la solidarité internationale avec ces gens courageux luttant contre le fascisme en Ukraine. »



 

No pasaran !

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 05:02

Emblem_of_the_Azov_Battalion.svg.png« Bataillon Azov » : une milice néo-nazie, des brigades internationales fascistes financés par l'oligarque israélo-ukrainien I.Kolomoisky



Article PM pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La propagande médiatique est bien rodée, quoique caricaturale : les combattants de la liberté pro-européens en marche pour écraser les fourbes séparatistes pro-russes. Nos amis de Junge Welt mais aussi d'autres journaux soucieux d'objectivité ont enquêté sur les « bataillons de volontaires », ils y ont ramené des reportages édifiants.



Que se passe-t-il en Ukraine ? La confusion règne dans un pays où un peuple est l'otage des rivalités inter-impérialistes, des calculs des oligarques corrompus désormais tous alignés dans le camp pro-occidental, prêts à financer des hordes fascistes pour préserver leurs privilèges.



Face à une armée ukrainienne à la cohésion et au moral fragiles, le pouvoir a désormais recours aux groupes para-militaires : outre la carte blanche laissée aux services secrets (SBU), les mercenaires d'entreprises américaines (ex -Blackwater), la « Garde nationale » enrichie des combattants des groupes d'extrême-droite, ce sont les « bataillons de volontaires » civils.



Ces « bataillons » ont été autorisés par le Ministre de l'Intérieur Arsen Avakov en avril 2014, permettant la constitution de groupes para-militaires allant jusqu'à 12 000 hommes (la taille d'une division d'infanterie!). Il envisage désormais leur incorporation à l'armée régulière.



Le « bataillon Azov » fait partie avec les « bataillons Dniepr », « Donbass » de ces bataillons de volontaires. Il est révélateur de la teneur politique contre-révolutionnaire, fasciste de ces groupes, ainsi que des calculs de ceux qui les financent et les soutiennent.



Le bras armé du parti nazi « Rassemblement national-social »



Le bataillon Azov est composé d'environ 500 combattants, tous civils, tous animés par des convictions analogues : celle d'un « ordre nouveau » basé sur la supériorité de la race blanche, une « révolution nationale » anti-démocratique, anti-sémite, anti-communiste mais derrière les Etats-unis et l'Union européenne.



La colonne vertébrale du bataillon est composée de militants du « Rassemblement national-social » (SNA), dont le commandant du bataillon Andriy Belitzki n'est d'autre que le chef des « Patriotes d'Ukraines », la branche para-militaire du SNA.



Le SNA, fondé en 2008, se revendique ouvertement du national-socialisme, il est né du rassemblement de plusieurs groupuscules néo-nazis en 2008.



Il critique ouvertement le parti fasciste Svoboda pous sa modération, son côté « libéral » (sic), mais aussi les néo-nazis de « Secteur droit », lui aussi accusé de mollesse, bien que les relations entre SNA et Secteur droit restent étroites.



SNA se fixe officiellement – comme on peut le voir sur leur site – comme objectif de « mener la révolution nationale », de conduire à « un nettoyage ethnique de l'Ukraine », de « diriger le peuples blancs du monde entier dans leur lutte pour la survie, l'ennemi, c'est les sous-hommes, les sémites ».



Sur la base de ce programme hitlérien, Andriy Belitzky peut fixer des objectifs plus concrets : « la mission historique de notre nation à ce moment critique est d'emmener les races blanches dans une croisade ultime pour leur survie ».



Les symboles du bataillon : Wolfsangel, soleil noir, devise de Bandera

 

azov_4690.jpgLes combattants du bataillon d'Azov ont choisi comme symbole le « Wolfsangel » sur fond blanc – emblème du SNA, une vieille référence iconographie des nazis, qu'avait choisie la sinistre 2 nde Division SS Panzer « Das Reich », responsable notamment du massacre d'Oradour-sur-Glane.



Sur cet emblème : outre les couleurs de l'Ukraine (bleue et jaune), le symbole nazi « Wolfsangel », on retrouve aussi le soleil noir en arrière-plan, censément dessiné par le dirigeant nazi Heinrich Himmler, représentant trois croix gammées, devenu une référence identitaire et mythique pour les groupes néo-nazis, ces dernières décennies.



La devise du bataillon est : « mort à l'ennemi ! ». Elle adopte en outre comme salutation celui des troupes du nationaliste ukrainien Stepan Bandera, qui a fait le choix de la collaboration avec les Nazis en 1941 : « Gloire à l'Ukraine » auquel il faut répondre « Gloire aux héros ».



Qu'une force néo-nazie comme SNA puisse désormais passer à l'offensive, non seulement militaire mais aussi politique, cela illustre non seulement la droitisation mais la fascisation de l'Ukraine dont l'extrême-droite ne cesse de se radicaliser : Svoboda, puis Secteur Droit enfin SNA.



Le « bataillon Azov » au service de Lyachko …

député d'extrême-droite qui veut la peau du Parti communiste !



La montée en puissance de ce bataillon est corrélée à celle de la nouvelle star de la vie politique ukrainienne : Oleg Liachko, le leader populiste d'extrême-droite du Parti radical, qui a lancé la procédure d'interdiction du Parti communiste.



Dans ses œuvres, Liachko est représenté en train d'insulter des forces de l'ordre, de menacer des fonctionnaires de la prison ou de l'exécution sur-le-champ, d'obliger tel maire à lui céder tous ses pouvoirs. Il est fréquemment accompagné du « bataillon Azov » dont il s'est fait le parrain politique.



Le rôle que joue militairement le « bataillon Azov » semble plus obscur. La plupart des combattants n'ont pas une réelle formation militaire, qu'il compense par leur fanatisme idéologique. Ils ont notamment participé à la prise de Marioupol, où ils ont fait une vingtaine de morts.



ukraine-neo-nazi-5_3002183b.jpgIl semble que l'armée emploie ses bataillons de volontaires pour « nettoyer le terrain » dans des combats rapprochés, comme dans la banlieue de Donetsk, préférant rester dans le combat à distance. C'est en tout cas ce que confie le chef du bataillon, Andrei Belitzki.



Il faut savoir que Andrei Belitzki avait été condamné pour ses agissements violents lors d'une manifestation de soutien à son compagnon du SNA Igor Mosiychuk, coupable d'un attentat à la bombe en 2011. Belitzki comme Mosiychuk ont depuis été amnistiés par le nouveau pouvoir.



Le député populiste fascisant Oleg Liachko a récemment confié que plus de la moitié des combattants du « bataillon Azov » sont d'anciens délinquants ou criminels : « Je préfère que ces anciens détenus mènent cette guerre que des gens innocents succombent à l'ennemi ».



Les brigades internationales du fascisme



D'où viennent ces combattants ? Pour la plupart encore d'Ukraine, bien qu'un nombre croissant semble provenir non seulement de Russie mais aussi des pays occidentaux : Suède, Italie, Irlande, France, Finlande, Norvège.



Le bataillon Azov a même lancé une véritable campagne de recrutement international appelant à des « volontaires internationaux » pour l'Ukraine, un appel qui suscite l'enthousiasme des groupuscules néo-nazis de toute l'Europe.



Le recruteur est un français, Gaston Besson. Mercenaire autant que militant d'extrême-droite, il a combattu au Laos, au Cambodge, en Birmanie, au Surinam et surtout en Croatie.



Il a participé dans la guerre de Bosnie aux côtés des HOS (Hrvastke Obrambene Snage), les forces de défense croate, branche para-militaire du fasciste « Parti croate du droit », nostalgiques des oustachis collaborateurs avec les Nazis.



Il prétend avoir « 15, 16 demandes d'enrôlement par jour, bien que seulement 2-3 se révèlent sérieuses ». Celui qui veut s'engager et écrit à M.Besson reçoit une réponse où on lui fait savoir qu'il ne sera pas payé, et qu'il devra rester longtemps loin de sa famille.



Surtout, il clarifie le sens politique : « Ne pas oublier que nous sommes le bras armé de SNA, et que nous sommes liés à « Secteur droit ». Nous sommes socialistes, nationalistes, radicaux ».

 

Ce message a attiré des combattants de la cause fasciste à travers le monde. Deux portraits symptomatiques de ces « brigades internationales » d'extrême-droite.



Le premier, suédois, Mikael Skillt, tireur d'élite de formation qui a servi dans l'armée puis dans la garde nationale. C'est un militant connu de Svenskarnas (Parti des suédois), une organisation néo-nazie née en 2008 sur les cendres du « Front national-socialiste ».



Skillt arbore avec fierté ses tatouages nazis, empruntés à la mythologie nordique, il est présenté par la BBC comme un « combattant du 'White power' » qui est tombé amoureux des Indignés de Maidan, avec leurs boucliers de bois, leurs barres de fer. Il a lâché Stockholm pour Azov.



Le second, Francesco Saverio Fontana, a la cinquantaine. Il est italien, il fait partie de la « Casa pound », une organisation néo-fasciste relativement influente dans les quartiers populaires de Rome.



Fontana a fait partie plus jeune d'Avanguardia nazionale – groupe d'extrême-droite terroriste des années 70 – et de la branche jeunesse du Mouvement social italien (MSI), le successeur du Parti national fasciste italien.



Fontana dit avoir été séduit par les barricades de Kiev qui lui ont rappelé sa jeunesse au sein d'Avangurdia operaia et l'pnt encouragé à reprendre du service en Ukraine.



Igor Kolomoisky, l'oligarque israélo-ukrainien derrière ces bataillons



Qui finance ces groupes ?Un nom revient, celui de l'oligarque Igor Kolomoisky, multi-millardaire, il est la deuxième fortune du pays, l'homme le plus puissant du pays avec l' « oligarque sanglant » Rinat Akhmatov.



Kolomoisky a été nommé depuis gouverneur d'une région-clé, à Dniepropetrovsk, dans ce qui ressemble à une féodalisation du pays tandis qu'un autre oligarque, Serguei Tarouta, a été intronisé à la tête de la région de Donetsk.



La Russie a pointé du doigt le financement du « bataillon Azov » par l'oligarque Kolomoisky, non seulement dans sa presse (Voix de la Russie) mais par bouche même du Ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov.



Bien qu'il faille être prudent, comme dans toute guerre de propagande, cette information n'est en rien une surprise, Kolomoiksy est connue pour ses relations étroites avec la formation néo-nazie « Secteur droit ».



Le nouveau gouverneur de Donestk, Serguei Tarouta, a été obligé de concéder ce 20 août sa gêne au site « LB.ua » face à un « gouverneur associé publiquement au leader de Secteur droit, Dimitri Jaroch ».



Source beaucoup moins susceptible d'alimenter la propagande pro-russe, le Wall Street Journal, a récemment confirmé que Kolomoisky finançait plusieurs bataillons, outre Azov, celui de Dniepr, surnommé depuis le « bataillon Kolomoisky ».



Il est éclairant que cette alliance entre des antisémites virulents et un sioniste convaincu ne semble ni un problème pour les miliciens néo-nazis, ni pour le milliardaire se revendiquant fièrement d’Israël (il a même fondé un énigmatique « Parlement juif » en 2011 !).



Combien de temps va pouvoir tenir la propagande occidentale, elle qui repose sur tant de mensonges, d'hypocrisie, de contradictions entre son idéologie et sa pratique ? En des temps obscurs, le « courage », cela reste de « chercher la vérité et de la dire ».



Sources :



  • Wall Street Journal, 27 juin 2014 : « Ukraine's secret weapon : feisty oligarch Ihor Kolomoisky;

 

  • The Daily Telegraph, 11 août 2014 : « Ukraine criss : the neo-nazi brigade fighting pro-russian separatists » ;

 

  • Frankfurter Rundschau, 10 août 2014 : « Neonazis in Haüserkampf » ;

 

 

  • La voix de la Russie, 15 juin 2014 : « Moscou exige de punir les auteurs de l'attaque contre l'ambassade de la Russie » ;

 

  • La voix de la Russie, 13 août 2014 : « Les symboles nazis des forces armées d'Ukraine et des bataillons de Kiev » ;

 

  • LB.ua, 20, 20 août 2014 : ​ Entretien avec Serguei Tarouta ;

 

  • Junge Welt, 25 août 2014 : « Kreuzzug für Weiße Rassen » ;

 

  • Junge Welt, 12 septembre 2014 : « Die stimmung sinkt » ;

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 05:40

kpu-faucille-et-marteau.jpgDes cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux fabriqués pour interdire le KPU

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les nouvelles venant d'Ukraine confirme le recours généralisé à des méthodes fascisantes. Dans le processus d'interdiction du Parti communiste d'Ukraine (KPU), les services de renseignement n'hésitent pas devant les enlèvements, la torture pour extorquer l'aveu.

 

Dans leur récit idéologique légitimant leur pouvoir fascisant, les autorités putschistes ukrainiennes étiqueter les résistants à l' « ordre nouveau » comme vendus à l'étranger russe, diviseurs de l'unité ukrainienne. Dans leurs desseins politiques, il leur faut aussi éliminer la principale force d'opposition : le Parti communiste.

 

Or, ces deux objectifs sont difficiles à concilier tant le KPU a su incarner l'unité nationale sur un contenu de résistance à toute ingérence extérieure, de lutte contre le régime des oligarquesd'où qu'il vienne, de défense des intérêts des travailleurs de toute l'Ukraine.

 

Dans le procès intenté contre le KPU pour l'interdire de façon autoritaire, l'absence de preuves tangibles contraint le pouvoir putschiste à employer les vieilles méthodes des régimes fascistes : semer la terreur, enlever les militants, passer à la question et obtenir des aveux tâchés de sang.

 

La police politique dénonce le KPU dans les médias : qui a dit démocratie ?

 

Le secrétaire du KPU, Petro Simonenko, nous communique des faits qui devraient susciter l'indignation de tous les démocrates, bien au-delà des rangs communistes.

 

En effet, ce 24 août, M.Nalivaychenko, président des « services de sécurité » SBU – pendant du FSB russe, autrement dit les services secrets et police politique d'Ukraine – avertit la presse que :

 

« les interrogatoires des dirigeants d'organisations communistes arrêtés dans le Donbass nous ont donné des informations sur le soutien aux terroristes, y compris le financement et la livraison d'armes ».

 

Cela a conduit Petro Simonenko le lendemain à dénoncer « la détention de membres du Parti pour des raisons purement politiques, violation flagrante des lois ukrainiennes, avec des enlèvements, une privation illégale de liberté (…) avec usage de la torture, du harcèlement, des menaces sur les membres de leurs familles ».

 

Simonenko précisait alors qu'il disposait d'informations plus précises concernant ces violations des droits humains les plus fondamentaux. Il l'a précisé ce 28 août par une lettre envoyée à une représentante de l'OCDE en Ukraine Madina Djarbusinovoi, évoquant trois cas éloquents.

 

Trois cas d'enlèvements, de tortures : comment obtenir un aveu (inexistant)

 

Le premier, datant du 14 juillet, Vladimir Arkhipov, secrétaire du KPU dans le district de Stanytsia, dans la région de Lougansk, enlevé plusieurs jours par les autorités de la région de Luganskliées à Kiev, sur demande des services de sécurité de la région de Kharkov.

 

Ses proches n'ont aucune nouvelle, ne bénéficiant d'aucune présence d'un avocat. Finalement, il est libéré après plusieurs jours de détention sans aucune charge contre lui.

 

Selon Arkhipov, ce qu'ils voulaient obtenir de lui : c'est l'aveu de l'implication du KPU dans la décision et l'organisation du référendum séparatiste.

 

Le second cas est celui de Vitali Pryn, premier secrétaire du KPU à Svatove, toujours dans la région de Lugansk. Arrêté le 5 juillet, détenu jusqu'au 15, Pryn est arrêté par la SBU sans aucun motif légal, ni droit à un avocat.

 

Le SBU le soumet à des pressions mentales, à des violences physiquespour obtenir l'avenu : celui d'un financement par le KPU des activités séparatistes, ainsi que de leur conception, organisation, mobilisation.

 

Sous les tortures physiques et psychiques, on présente à Pryn un dilemme : soit 10 ans de prison s'il nie les « faits », soit une réduction à 5 ans s'il avoue qu'il a « porté atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine ».

 

Libéré, Pryn a dénoncé les aveux soustraits avec violence. Une fois mis en relation avec son client, l'avocat de Vitali Pryn a porté plainte pour : kidnapping, arrestation et détention illégale, violation du droit à la sécurité.

 

Enfin dernier exemple moblisé, parmi d'autres selon Simonenko : l'enlèvement de Viktor Siniaev, avec sa femme N.A.Siniaeva, lui étant secrétaire de section du KPU à Stakhanov, toujours à l'est, dans la région de Lugansk.

 

Il est arrêté sur la route entre Stakhanov et Kharkov, dans les alentours de Severodonetsk, à un checkpoint par des hommes en armes. Ils vérifient leurs passeports, les font descendre et les arrêtent. Deux hommes en noir viennent d'un autre véhicule, des cagoules noires sur leurs visages.

 

Le couple est alors menotté, un sac est disposé sur leur tête, tandis qu'ils sont transportés dans une destination inconnue. Arrivé à bon port, dans un sous-sol, l'interrogatoire commence avec une question : avouer le rôle prééminent du KPU dans le référendum du 11 mai 2014.

 

Vikotr Siniaev nie catégoriquement. Il est alors roué de coups de pied, ainsi que d'une barre de fer pour forcer l'aveu. Frappé sur l'ensemble de son corps sauf au visage, il est victime pendant plusieurs heures d'un passage à tabac, toujours menotté.

 

La séance de torture ne s'arrête pas là. Siniaev est relié à des machines électriques qui lui distribue des décharges, brûlé au niveau des mains et des côtes. Le cadre communiste a perdu plusieurs fois connaissance pendant la séance.

 

N'ayant rien obtenu, les tortionnaires ont remis cela le lendemain. Le 18 août, après une semaine de détention, Viktor Sinaiev est livré à un enquêteur du gouvernement de Kiev. Il nie encore tout lien entre le KPU de Stakhanov, les conseillers municipaux du Parti et le référendum.

 

Le calvaire n'est pas terminé pour Sinaiev. Malgré la présence de son avocat, il est alors saisi par des hommes armés, cagoulés, ses mains sont tordues, il est menacé, emmené vers la même cave des interrogatoires précédents, où il est à nouveau torturé.

 

Vers l'interdiction du KPU : « on glisse vers le fascisme, quand le SBU ressemble déjà à la Gestapo » (Simonenko)

 

La procédure visant à l'interdiction du KPU a été lancée par le Ministère de la Justice pour « positions anti-ukrainienne et soutien au séparatisme. »

 

Le Tribunal administratif de Kiev a accepté le délai du secrétaire-général du KPU pour examiner l'ensemble de ses discours, le procès reprendra le 4 septembre.

 

Dans son communiqué du 25 août, Petro Simonenko est on ne peut plus clair sur la position de son parti : « Le Parti communiste d'Ukraine n'a jamais été impliqué dans le soutien, le financement a terrorisme. Ces aveux illégaux ne sont que mensonges flagrants et délibérés ».

 

Le secrétaire-général du KPU ajoute avec fermeté : « au vu des méthodes utilisées par la SBU, avec à sa tête M.Nalivaychenko, on peut être sur que l'Ukraine glisse rapidement dans l'abîme du fascisme, surtout quand la SBU se transforme en police politique digne de la Gestapo nazie ».

 

Cela n'empêche pas le KPU, menacé, traqué de rester sur sa ligne d'action, la même depuis le début de la crise :

 

« les communistes d'Ukraine – contrairement aux partisans de la guerre, qui ont usurpé le pouvoir et plongé le pays dans une guerre civile sanglante – restent pour l'intégrité territoriale, la paix et l'ordre en Ukraine ».

 

 

Dans cette lutte, nos camarades ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien, celui des communistes de France et d'ailleurs : solidarité face au fascisme !

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Russie et ex-URSS
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