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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 05:14

moldova commLes communistes moldaves dénoncent l'Accord d'association avec l'Union européenne

 

 

Communiqué du Parti des communistes de la République de Moldavie

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Parti des communistes de la République de Moldavie a toujours traité la question de la place de la République moldave dans les processus d'intégration, que ce soient la CEI ou l'Union européenne, à travers le prisme des intérêts de la nation.

 

Depuis 2002, le PCRM propose un programme cohérent, par étapes, visant à un rapprochement des normes juridiques, économiques et humanitaires avec la CEI comme avec l'Union européenne. Hier comme aujourd'hui le PCRM défend la modernisation du pays, une intégration basée sur les principes de liberté, de démocratie, de droits de l'Homme et de bien-être des citoyens.

 

Dans le même temps, nous sommes contre cette précipitation, contre le fait qu'aient été ignorés tant l'avis de la société et des membres du Parlement, contre les concessions qu'a faites ce gouvernement corrompu et amateur dans la signature de l'Accord d'association.

 

Ainsi, cet accord est un document qui ne représente pas les intérêts du pays. Dans le fond, il ne reflète pas les problèmes de développement du pays. Il ne lui impose que des interdictions, restrictions et des engagements contraignants.

 

Cet accord viole la Constitution, la souveraineté du pays réduit à l'état de colonie. La mise en œuvre de la libéralisation intégrale du commerce, prévue dans l'accord, va détruire la production locale, les exploitations agricoles ainsi que notre système de protection sociale.

 

Notre pays ne va rien y gagner, mais il va y perdre ses relations avec ses partenaires historiques, contrairement aux recommandations de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. En fait, cet Accord ne protège que les intérêts de Bruxelles, ainsi que ceux du patronat européen et des autorités moldaves.

 

On peut ainsi beaucoup mieux comprendre la célérité avec laquelle une partie de ce gouvernement corrompu a cherché à signer l'accord.. Nous comprenons aussi pourquoi M.Barroso n'a pas accepté nos arguments sur la révision du contenu de ce document, et le report de la signature à une date postérieure aux prochaines élections législatives de novembre avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement.

 

Il nous manque des réponses à certaines de nos interrogations :

 

Est-ce qu'un gouvernement, avec un premier ministre dont la cote de popularité est de 20 %, qui est reconnue par la Cour Constitutionnelle comme corrompu à quelques exceptions près, peut signer un accord d'une telle importance ?

 

Pourquoi est ignorée la question de l'intégrité territoriale et de la place de la Transnistrie dans l'Accord ?

 

Pourquoi ont-ils peur de proposer ce projet au peuple moldave, dans le cadre d'un référendum ?

 

Pourquoi les maîtres de Bruxelles, si prompts à donner des leçons de démocratie, n'ont pas insisté sur ce point ?

 

La principale conclusion : le gouvernement oligarchique et corrompu, en signant cet accord, contribuera à la destruction finale de l'économie moldave, la situation sociale va encore se dégrader et la Moldavie va perdre toute perspective de développement.

 

Dans ce contexte, le Parti des communistes de Moldavie s'engage à ne pas voter la ratification de cet Accord au Parlement, sa direction ainsi que toutes les structures du parti vont organiser des actions de masse pour expliquer aux citoyens les effets néfastes qui suivront la signature et l'application de cet Accord.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 06:38

140626_porochenko_bhl.jpgNON à a signature et la ratification par la France du traité "d'association" UE/Ukraine, de colonisation de l'Ukraine!

 

Article de Vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le Conseil européen se réunit à Ypres en Belgique les 26 et 27 juin avec un important ordre du jour.


Son président, M. Van Rompuy, a annoncé, entre autres, que le volet économique de l’accord « d’association » entre l’UE et l’Ukraine allait être signé le 27. Les préparatifs techniques sont finalisés. Les ministres des affaires étrangères ont déjà prévu une application partielle immédiate, notamment du « libre » échange, sans la ratification pourtant légalement nécessaire des 28 Etats-membres.


Doit-on rappeler que la tentative de l’UE d’imposer cet accord est à l’origine de la déstabilisation de l’Ukraine ?


Avec  cet accord, les impérialismes européens entendent, contre quelques prébendes à des oligarques, mettre la main sur le marché et les matières premières ukrainiens au nom du « libre échange », faire dominer les normes européennes, constituer une base arrière à des coûts défiant toute concurrence pour leurs trusts, disposer d’une main-d’œuvre importable à vil prix.


Pour l’industrie et l’agriculture ukrainiennes, confrontées à une concurrence infiniment plus forte, fixant ses propres règles, ce sera le coup de grâce, d’autant plus que l’accord est subordonné à l’application des « réformes » voulues par le FMI.


En définitive, il s’agit ni plus ni moins que d’une mise sous protectorat européen du pays.


La prise de contrôle économique totale de l’Ukraine se conjugue avec une attitude expansionniste et aggressive dirigée contre la Russie, l’OTAN étant aussitôt derrière l’UE et le FMI.


Même le président corrompu Ianoukovitch avait dû renoncer à signer un tel accord. Il est maintenant avéré qu’à la suite de ce revers, les impérialismes américains et européens ont fomenté une vraie-fausse « révolte populaire », dévoyant certaines aspirations réelles au changement, s’appuyant sur les forces les plus réactionnaires dont les néonazis. Ils ont ensuite organisé, le lendemain même de la signature d’un protocole de réconciliation nationale, un coup d’Etat à Kiev. Une nouvelle équipe de fantoches, contrôlée toujours par des « oligarques », sous l’influence grandissante des fascistes, occupe le pouvoir à Kiev sous la bénédiction des protecteurs occidentaux.

 

 

Directement visé, le concurrent russe a réagi en rattachant à son territoire la région autonome de Crimée, peuplée majoritairement de nationaux russes et en apportant une forme de soutien à des forces dans l’est de l’Ukraine qui refusent l’évolution de Kiev. Les populations ukrainiennes russophones de ces régions ont toutes les raisons de redouter l’oppression politique et culturelle du nouveau régime et la ruine économique avec l’accord avec l’UE.


Des drames humains ont eu lieu et une menace de guerre continue à planer. Voilà l’œuvre actuelle de l’UE et des Etats-Unis !


Avec l’adoption de l’accord d’association, les impérialismes occidentaux continuent à avancer leurs pions dans l’épreuve de force engagée contre la Russie, aux dépens des populations ukrainiennes. Les élections présidentielles irrégulières du 25 mai ont amené au pouvoir nominal un autre oligarque, un baron de la confiserie, inféodé aux intérêts occidentaux.


Depuis le départ, tout a été fait pour que jamais les Ukrainiens ne puissent se prononcer sur la question essentielle que représente la signature de l’accord d’association avec l’UE. Le Parti communiste ukrainien, l’un des plus importants du pays, a soutenu l’organisation d’un référendum. Il est frappé d’une répression jamais vue en Europe depuis des décennies. Avec les partis communistes et progressistes de tous les pays, nous leur apportons à nouveau tout notre soutien.


Dans ce contexte très grave, plus que jamais, nos voix doivent s’élever le plus fortement contre la signature et l’application imminentes de « l’accord d’association économique » entre l’UE et l’Ukraine.


La France, dans l’intérêt des populations ukrainiennes, de la paix, du peuple et des travailleurs français, ne doit pas signer et ratifier cet « accord » !

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 05:45

petrosimonenkoLe secrétaire du PC ukrainien victime d'une tentative d'assassinat en plein centre-ville de Kiev !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La nouvelle de ce qui s'est passé ce 16 mai en dit long sur la situation actuelle en Ukraine : un dirigeant politique, leader du Parti communiste, contraint de retirer sa candidature sur un plateau télé face à un climat de terreur, coursé et agressé au cœur de la capitale.

 

Ce vendredi 16 mai, le secrétaire-général du Parti communiste ukrainien, Petro Simonenko, avait prévu d'annoncer une nouvelle importante sur la première chaine de télévision ukrainienne : son retrait de la course à la présidentielle ukrainienne.

 

Simonenko a eu l'occasion de dresser à nouveau un constat implacable : la lutte entre clans oligarchiques et grandes puissances prêts à la division du pays ; la remise en cause de la souveraineté nationale face à l'UE, au FMI ; la glissade vers une gestion fasciste du pays, avec l'hystérie anti-communiste comme révélateur et les derniers événements à Odessa ou Mariupol.

 

Face au climat de violence, de terreur, de censure dont les communistes sont les premières victimes – Simonenko a rappelé l'exclusion des députés communistes du Parlement – il a justifié son retrait de la campagne présidentielle, celle-ci ne pouvant plus se dérouler dans des conditions permettant la libre expression de ses idées politiques.

 

Après cette déclaration officielle, Petro Simonenko s'apprête à sortir du bâtiment de la télévision nationale pour regagner son véhicule lorsqu'il est averti par ses amis que toutes les issues sont bloqués par une trentaine de militants d'extrême-droite, des voyous encagoulés et armés, prêts à en découdre avec lui.

 

Esquivant l'entrée principale, Simonenko monte alors dans une autre voiture. D'après ce qu'a raconté Simonenko par téléphone au journal ukrainienne « La Pravda » et à la télévision 112, le reste ressemble à un scénario d'un mauvais film d'action américain.

 

S'entame alors une course-poursuite dans les rues de Kiev. Les bolides des poursuivants – comprenant notamment un mini-bus plein à craquer – sèment le chaos, tentant de créer des accidents sur la voie pour arrêter la voiture où se trouvait le dirigeant communiste.

 

Finalement, ils arrivent à l'immobiliser sur la rue Melnikova, commençant à s'attaquer à la voiture avec des barres de fer, des battes de baseball, tout en jetant des cocktails Molotov dont un aurait pénétré dans l'automobile, miraculeusement sans faire de dégâts.

 

La chasse à l'homme ne s'est pas arrêtée pour autant. Simonenko aurait trouvé finalement refuge – selon les informations de la Pravda – dans un bâtiment annexe du Parlement ukrainien, celui-ci étant alors rapidement encerclé par une trentaine d'émeutiers.

 

C'est dans ces conditions de siège que Simonenko a pu livrer ce premier compte-rendu apocalyptique aux journalistes de la presse écrite et de l'audiovisuel ukrainiens.

 

Il a déclaré ne pas pouvoir identifier à quelle organisation appartenaient formellement ses agresseurs – ne sachant pas s'ils appartenaient à « Svoboda », « Secteur droit » ou tout autre groupe fasciste – mais que celles-ci avaient scandé des slogans de haine, des menaces de mort à son égard.

 

Il a toutefois insisté sur la gravité de ce qui vient de se passer, espérant que cette tentative d'assassinat constitue au moins une mise en garde sur les périls qui menace le pays, dénonçant le manque de réaction des forces de l'ordre.

 

Il est tôt pour savoir l'impact de cette tentative d'assassinat sur la vie publique ukrainienne. Le politologue Andrei Zolotarev a déjà souligné le caractère inédit de cette campagne électorale, marquée par la violence :

 

« Il s'agit ici de terreur politique. Cela peut-il avoir lieu dans un pays d'Europe ? La réponse est évidente. Le gouvernement qui affiche haut et fort son attachement aux valeurs européennes, démontre une pratique toute autre, typique de la plupart des pays du Tiers-monde.

 

A un moment où les candidatures politiques sont traitées à coup de battes de baseball et de cocktails Molotov, parler de la légitimité de l'élection n'est pas nécessaire. On peut aimer ou non tel homme politique, mais cette agression en plein centre-ville se passe de commentaires ».

 

Le dirigeant communiste a annoncé son intention de déposer plainte devant la police, et d'en informer le Ministère de l'Intérieur – au moment même où le gouvernement de Kiev est en train d'enquêter sur une possible interdiction du Parti communiste.

 

Les masquent tombent à Kiev, et le visage du fascisme apparaît de plus en plus sous celui des ex-indignés de Maidan : en Ukraine, comme ailleurs, il ne passera pas ! Solidarité avec notre camarade Petro Simonenko !

 

 

 

 

 

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:11

cp ukrEscalade fascisante en Ukraine : les députés communistes exclus du Parlement !

 

Communiqué du Parti communiste d'Ukraine (KPU)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



En ce 6 mai 2014, la majorité bourgeoise nationaliste de la Verkhovna Rada (Assemblée nationale ukrainienne) a adopté une décision illégale, un précédent, en retirant le groupe du Parti communiste de la session de l'Assemblée, un parti pour lequel ont voté trois millions de citoyens ukrainiens.



Un parti qui s'oppose fermement au fascisme en Ukraine, défend l'unité du pays. Un parti qui a toujours défendu les intérêts des gens du peuple, pas les intérêts des clans oligarchiques criminels.



Le chef du groupe Petro Symonenko a exposé ses légitimes récriminations lors de la session de l'Assemblée nationale, permettant au peuple ukrainien d'entendre de vive voix le témoignage du massacre de civils dans les régions de Donetsk et Luhansk et d'autres régions, sur les gens morts brûlés vifs à Odessa.



La majorité pro-fasciste, au mépris des lois ukrainiennes, des procédures parlementaires, a pris la décision de faire sortir les députés communistes de la salle.



La junte néo-nazie a lancé une guerre civile en Ukraine. La junte néo-nazie a détruit l'intégrité territoriale du pays. La junte néo-nazie, bafouant la Constitution, les lois, les normes du droit international, a lancé l'armée, des groupes para-militaires contre des civils.



La junte néo-nazie – dirigée par Tourchinov, Iasteniouk, Nalivaychenko, Parubiya, Koval, Avakov et les autres – est coupable de la mort de centaines de victimes civils, ils sont personnellement responsables des atrocités des combattants qui ont brûlé vifs des gens à la Maison des syndicats à Odessa.



Ils ont sur leurs mains le sang des « centaines d'innocents », le sang de tous ceux qui sont morts à la suite de leur assaut, au service de leurs maîtres dans la guerre civile sanglante lancée par la Maison Blanche et Bruxelles en Ukraine. Cette vérité, ils en ont peur, donc ils se barricadent derrière les portes fermées du Parlement.



Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on commémore tous ceux qui sont tombés comme victimes de la guerre civile déclenchée par le régime. Mais cela a été rejeté. Cela révèle combien les militants d'Odessa brûlés vifs ne sont pas considérés comme des victimes.



Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on désarme les militants néo-nazis de « Secteur droit », la soi-disant « Auto-défense de Maidan » et d'autres organisations et criminels nationalistes, extrémistes.



Les députés communistes ont également demandé au régime de cesser immédiatement toutes les provocations, actions hostiles, de négocier et d'adopter une résolution consentie par tous les groupes parlementaires, le Président, le Premier ministre, les chefs des communautés et des conseils locaux, qui définisse clairement les enjeux et le timing d'un référendum sur l'organisation territoriale de l'Ukraine, sur le statut de la langue russe, les compétences des collectivités territoriales. Y compris la question de la fédéralisation pour préserver l'unité du pays.



Le groupe du Parti communiste dénonce les provocations du régime néo-fasciste qui cyniquement a annulé la célébration du Jour de la Victoire, le 9 mai. Ainsi, la majorité des députés pro-régime - « Svoboda », « UDAR », « Patrie » - ont clairement fait comprendre que ce jour reste pour eux, néo-nazis et néo-fascistes, en travers de la gorge.



Le groupe du Parti communiste déclare : l'Ukraine est entrée dans une phase de dictature néo-fasciste, elle a déjà détruit méthodiquement l'Etat ukrainien.



Ce sont les mêmes qui prétendent haut et fort défendre l'unité du pays, le patriotisme !



Ceux dont la politique criminelle et anti-nationale a conduit à la perte de la Crimée et à la menace de « balkanisation » de l'Ukraine.



Ceux qui ont voté aujourd'hui l'interdiction du groupe communiste dans l'Assemblée natonale, allégeant la menace du séparatisme, ce sont eux les vrais séparatistes qui divisent le pays en fiefs oligarchiques, privant l'Ukraine de toute souveraineté et indépendance réelles.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 06:08

Communist Party of Ukraine logoLe Parti communiste d'Ukraine sur les massacres d'Odessa

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le parti communiste d’Ukraine exprime ses plus sincères condoléances aux familles, aux proches de ceux qui ont laissé leur vie le 2 mai 2014 au cours des événements troublés d'Odessa.


Kiev, Donetsk, Lougansk, Kharkov, Slaviansk, Gorlovka, et maintenant Odessa…


Ceux qui sont à l’origine de ce carnage doivent aujourd’hui s’asseoir non pas dans leurs bureaux ministériels, dans leur fauteuil de gouverneur, dans l'équipe présidentielle, à la tête du SBU (services secrets ukrainiens) ou du Bureau du procureur : ils doivent s’asseoir sur le banc des accusés pour crime contre le peuple d’Ukraine.


Ils sont directement responsables de ce bain de sang, coupables de la mort de plus de 40 personnes, brûlées vives par les « patriotes pacifiques » d’Ukraine dans la Maison des syndicats à Odessa.


C’est par leurs efforts et sous leur direction que les héritiers des criminels nazis de tout poil sont revenus à la surface.


Ils sont responsables du fait qu'en Ukraine, agissent impunément, pillent et tuent des groupes de néofascistes, de nostalgiques de Bandera, d’autres groupes nationalistes extrémistes, des bandes de voyous ainsi que différents groupes de supporters de clubs de football « ultra », payés par des présidents oligarques.


Ce sont eux qui sont responsables du fait que l’Ukraine se soit transformée en un point « chaud », un foyer de terroristes.


Ce sont des néo-nazis. Pourtant, leurs noms se trouvent en tête des annuaires téléphoniques des autorités publiques en Ukraine et dans les listes des partis politiques qui composent la majorité pro-fasciste de la législature actuelle.


Ils sont responsables personnellement de la mort de centaines de citoyens ukrainiens innocents, de militaires et de policiers sur l'ensemble du territoire ukrainien.


Ils ont autorisé l’utilisation contre des personnels sans armes de cocktails Molotov, l’occupation des bâtiments administratifs, les incendies criminels, les émeutes et les provocations, qui ont fait intervenir à Maïdan des snipers qui ont tiré sur les gens pendant le putsch de février.



C’est sur le sang et sur les cadavres qu’ils ont gravi l’Olympe, à Kiev.


Ce n’est pas par hasard si il n’existe à ce jour aucune preuve véritable, et non fabriquée de toute pièce, d’un rôle quelconque des « forces de l’ordre » dans la mort des manifestants dans les rues de Kiev, alors qu'il y a des faits incontestables et irréfutables de la livraison d’armes de précision aux activistes du Maïdan.



C’est cette politique criminelle qui a conduit l'Ukraine à perdre la Crimée, à voir se disloquer l’intégrité territoriale du pays.


Les événements récents d’ Odessa, conduisant à la mort de plus de 40 personnes, ainsi que la réaction des autorités de Kiev et du gouverneur d’Odessa Vladimir Nemirovski, proche de Yatseniuk, les déclarations de certains candidats à la présidentielle justifiant entièrement les supporters de football « pacifiques » et les « patriotes ukrainiens » qui ont brûlé vives des personnes désarmées dans la Maison des syndicats, qui ont détruit les stands consacrés au 70e anniversaire de la libération de la ville-héros d’Odessa des envahisseurs nazis allemands, constituent une preuve irréfutable de la véritable nature du régime actuel de l’Ukraine. Dans la lignée des pères fondateurs du nazisme ukrainien, les nouveaux « leaders de la nation » portent sur leurs étendards les mêmes mots d’ordre, s'écriant : « notre pouvoir doit être terrible ! »


S'adresser à ce gouvernement et exiger de lui le respect de la Constitution, des lois, des droits et des libertés, s’adresser aux institutions « démocratiques » européennes et internationales et aux dirigeants de l’UE qui se sont discrédités par leur soutien aux néo-nazis ukrainiens, est aussi absurde qu'inutile.


Par conséquent, le Parti communiste s’adresse à tous les citoyens d’Ukraine qui n'ont pas été lobotomisés par la propagande nazie du régime, qui ont participé sincèrement à Maïdan et aux manifestations contre la dictature des groupes oligarchiques et criminels du gouvernement précédent, il vous affirme : on vous a trahi ! Trahi et vendu. On vous a vendu aux multinationales, au FMI, à l’UE, aux Etats-unis. On vous a vendu à nos oligarques, leur livrant le pays sur un plateau.


L’Ukraine est à feu et à sang ! Et si l’on n’éteint pas ce feu aujourd’hui, demain l’Ukraine sera tout simplement effacée de la carte du monde !


Le Parti communiste d’Ukraine exige la démission immédiate et la poursuite judiciaire du président par intérim, du premier ministre, du chef du SBU et du procureur général, des responsables des ministères et des organismes qui ont laissé faire les actions anarchiquess des bandes de voyous et des groupes nationalistes, se faisant les parrains de ces actes criminels.


Nous exigeons de tous les candidats à la présidentielle qu'ils cessent d'inciter à la violence, nous exigeons de toutes les parties en conflit de cesser immédiatement toute action militaire, de retirer leurs troupes, de libérer tous les bâtiments occupés illégalement, de s’asseoir à la table des négociations.


Nous exigeons l’annulation des élections présidentielles, la tenue de référendums locaux et nationaux sur l’organisation territoriale de notre pays et d’autres questions vitales pour l’avenir de l’Ukraine, des modifications de la Constitution de l'Ukraine, des élections législatives anticipées.


Ce n’est que par un règlement pacifique, en s’appuyant uniquement sur la volonté des citoyens de l’Ukraine, en excluant toute ingérence extérieure, peu importe les promesses qu'elles nous font miroiter, que nous pourrons conserver l'intégrité et l'unité du pays et de notre peuple. Il n’y a pas d’autre voie !

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