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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 09:34

nazis-ukraine.jpgUn nouveau gouvernement « démocratique » ukrainien … avec les leaders de partis fascistes aux postes-clés !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'instauration d'un gouvernement par la force présentée comme une victoire démocratique, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'activistes fascisants comme celle de combattants de la liberté : même nos médias ont de la peine désormais à nous vendre la mascarade ukrainienne.

 

« Maintenant, le règne des banquiers va commencer ». On n'est pas en 1848 mais en 2014, en Ukraine. Derrière la mascarade d'une « insurrection populaire » animée par les groupuscules fascistes, manipulée depuis Berlin, Washington, la réalité d'un gouvernement qui n'a rien de révolutionnaire.

 

Le nouveau Premier ministre est le banquier Arseni Iasteniouk. Favori des États-Unis, il connaît bien le régime ukrainien pour y avoir occupé tous les postes-clés : président du Parlement, Ministre des Affaires étrangères, Minçistre de l'Economie, président de la Banque centrale. Il y a appliqué alors avec zèle une ligne pro-européenne et de soumissions aux diktats du FMI.

 

Dans les postes-clés ont été installés des leaders pro-européens, du parti de Timoschenko, très proche de l'Allemagne et de l'UE dans un gouvernement composé essentiellement de bureaucrates, de trafiquants, de banquiers et de voyous fascistes, certains cumulards.

 

Un mélange hétéroclite mais cohérent : des banquiers prêts à obéir au FMI, de « businessmen » nés de la chute de l'URSS formés aux Etats-unis, des « ministres professionnels » pro-européens, trempés dans les scandales de corruption, proches des clans oligarques. Regardons cela en détail.

 

Aux affaires étrangères, des bureaucrates pro-européens

 

Aux Affaires étrangères, Andei Dechitsia, diplomate de formation, pro-européen, il a travaillé notamment dans les institutions internationales. La dernière en date, l'OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la coopération européenne !

 

A l'intégration européenne, Boris Tarasiuk, un politicien professionnel, il a déjà servi comme ministre des Affaires étrangères dans quatre gouvernements différents de 1992 à 2007. Pro-européen, atlantiste, il a déjà été ambassadeur au Bénélux, représentant de l'Ukraine à l'OTAN.

 

Il est également le fondateur de l'Institut pour la coopération euro-atlantique (IEAC), une fondation qui milite activement pour l'adhésion de l'Ukraine à la fois à l'UE et à l'OTAN.

 

A la politique régionale, Volodimir Groysman, jeune loup, maire de Vinnitsa. Cet ancien membre du « Parti des régions » de Ioutchenko a fait fortune dans l'agro-business et l'immobilier, c'est aussi un ami de l'oligarque de Vinnitsa pro-européen et pro-américain Petro Poroshenko. Grosyman est par ailleurs réputé pour être proche du gouvernement polonais.

 

A l'économie, des banquiers proches des « oligarques »

 

A l'économie, Pavlo Cheremeta, la vitrine officielle, cet économiste de propagande formé aux Etats-unis est le fondateur de la première « business school » à Kiev, il est à la tête d'un réseau d'universités, écoles de commerces en Europe centrale et orientale diffusant l'idéologie libérale, tout comme la « Kiev school of economics » dont il était le président jusqu'en février 2014.

 

Aux finances, Oleksander Chlapak, le vrai homme fort. Successivement vice-président de PrivatBank – la 1 ère banque privée du pays – vice-président de la Banque centrale d'Ukraine et enfin président du Trésor national ukrainien, tout en ayant servi entre-temps comme Ministre de l'économie et de l'intégration européenne !

 

Chlapak est connu pour être le représentant de l'oligarque Kolomoysky, la deuxième fortune du pays, à la tête d'un conglomérat réunissant banques (PrivatBank), métallurgie, pétrole, médias, finance.

 

A l'énergie, Youri Prodan, a déjà été ministre sous Ioutchenko au même poste. Il est connu pour avoir travaillé à la création du « Marché national de l'énergie », censé réguler le marché national de l'énergie, en fait aboutissant à un partage du gâteau entre groupes oligarchiques et à une corruption généralisée. Prodan est également très proche du groupe du millardaire Igor Kolomoisky.

 

A la justice, Pavlo Petrenko, spécialiste du consulting privé en droit, il a été pendant plusieurs années Conseiller général de la Caisse des bons du trésor ukrainienne, une des premières banques du pays.

 

Enfin à l'Intérieur, le businessmen véreux Arsen Avakov, fondateur d'une banque commerciale et d'un fonds d'investissement, condamné pour prise illégale de terres, abus de pouvoir, il est sur la liste internationale d'Interpol. Un bon garant du respect du droit et de l'ordre juste !

 

Des fascistes aux postes-clés … jusqu'au numéro 2 du régime !

 

Le vice-premier ministre, numéro 2 derrière Iasteniouk, est Alexander Sytch. Membre du parti fasciste « Svoboda ». Il est connu pour ses interventions virulentes au Parlement, sa croisade « anti-avortement », son anti-communisme fervent (sa région Ivano-Frankisvk a fait interdire le PC).

 

La présidence du Conseil de sécurité nationale, organe suprême pour la défense et l'intérieur, est confiée à Andrei Parubiy, fondateur du Parti national-social (inspiré du NSDAP de Hitler, oui !) ancêtre de Svoboda, dont il fut le leader de sa jeunesse para-militaire, il a dirigé les forces d'auto-défense à Maidan, aujourd'hui il se dit membre de l' « opposition modérée » (sic).

 

Dans un autre poste majeur, le Bureau du Procureur général, on retrouve un membre de Svoboda, Oleg Makhnitsky. Le procureur général dispose du pouvoir suprême sur le plan judiciaire, pouvant notramment lever l'immunité parlementaire pour faire inculper tout élu.

 

Le ministère de l'Agriculture est confié à Olexandr Myrni, autre membre de « Svoboda ». Ce millionnaire fasciste a fait fortune dans … l'agro-alimentaire. Les grands groupes allemands, polonais, américains qui lorgnent sur le « grenier » ukrainien peuvent être rassurés !

 

Enfin, le ministère de l'écologie va aussi à un membre du parti « Svoboda », Andrei Mokhnyk. Lui qui n'y connaît rien à l'écologie est aussi un farouche opposant des énergies renouvelables.

 

Cela va peut-être décevoir – comme le notent les médias ukrainiens – les multi-nationales qui avaient signé des accords pour ce type d'énergie, mais cela va rassurer par contre les multi-nationales du gaz, de l'électricité, du pétrole qui peuvent être les mêmes.

 

A l'Education, Sergei Kvit a fréquenté dans sa jeunesse diverses organisations néo-nazies, dont le « Trident », organisation se revendiquant des groupes collaborateurs pendant la dernière guerre.

 

Aux Sports, le voyou Dimitri Bulatov, héros des indignés à crânes crasés pour avoir organisé la logistique sur la place Maidan, est aussi connu pour ses liens très étroits avec le groupe ultra-fasciste « Secteur Droit ».

 

On pourrait aussi ajouter une égérie du mouvement, la journaliste anti-corruption Tatiana Tchornovol à la tête du Bureau anti-corruption qui fut responsable à la communcation de l'UNA-UNSO, groupe néo-nazi se revendiquant du nationalisme ukrainien collaborant avec les nazis, mantenant des relations très proches avec le parti néo-nazi NDP.

 

A noter que si les deux principaux dirigeants des partis d'extrême-droite ne sont pas au gouvernement, ce n'est pas parce qu'on les a exclus mais … parce qu'ils ont refusé les postes, préférant se préserver pour les prochaines élections.

 

Ainsi, le chef de Svoboda, Oleg Tyahnybok s'est vu proposer le poste de vice-premier ministre. Celui du parti néo-nazi « Secteur droit », Dmitri Yarosh a refusé le poste de vice-secrétaire du Conseil de sécurité national, attendant mieux peut-être.

 

Et des bouffons (corrompus) à la pelle, partout !

 

On pourrait continuer la liste des membres du gouvernement, même les miettes lancées aux « manifestants » n'ont pas convaincu même les plus fanatiques ou crédules des dits « indignés de Maidan ».

 

On peut penser à Olga Bogomolets aux Affaires humanitaires.

 

Cette millionnaire formée aux Etats-unis a fait fortune dans la création après 1991 de cliniques laser, d'instituts privés de dermatologie et de cosmétologie. Elle investit depuis sa fortune dans des institutions philanthropiques … avant tout destinés à glorifier la nation ukrainienne éternelle, bien ancrée à l'ouest.

 

Aux affaires sociales, Lioudmila Denisova, elle aussi déjà ministre du même poste pendant trois ans, elle a déjà été dénoncée par plusieurs ONG pour abus de pouvoir, népotisme et détournement de fonds. Une belle figure morale !

 

On pourrait continuer, pour rire, avec l'acteur raté Yevhen Nischchuk à la Culture, le recteur d'université servile Sergei Kvit à l'Education, ou le docteur formé aux Etats-unis et en Allemagne, Oleg Musiy à la Santé : tous ont suscité au mieux les réticences, au pire la désapprobation générale même des étudiants, milieux culturels et de santé pro-européens !

 

 

Arrêtons le massacre, arrêtons la mascarade. L'Union européenne – en soutenant ce coup d'Etat et ce gouvernement fantoche – a enterré la démocratie, montré l'hypocrisie de son discours, précipité le risque de guerre avec la Russie : que l'on sache enfin à qui nos dirigeants veulent confier le sort d'un des plus grands pays d'Europe.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 06:07

klitschko-merkel1.jpgLe gouvernement allemand, la CDU de Merkel, ont formé l' « opposant » ukrainien Klitschko et les dirigeants de son parti !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Qui peut croire à de simples « manifestations populaires » en Ukraine ? Chaque jour se révèlent les liens entre les leaders de l'ex « opposition » pro-européenne (désormais gouvernement!) et les différentes chancelleries européennes, l'UE et les Etats-unis.



L'Allemagne met le paquet en coulisses en Ukraine pour faire avancer les intérêts de ses monopoles, tout en feignant le « dialogue » en public par la voix de la chancelière Merkel et du nouveau ministre des Affaires étrangères Steinmaier



Or, comme le révélait le journal bien informé der Spiegel, en décembre dernier, la classe dirigeante allemande en général – et la CDU en particulier – a misé sur son poulain : l'ancien boxeur Vitaly Klitschko et son parti UDAR (Alliance pour la réforme démocratique en Ukraine).



Klitschko, l'homme de Berlin



Selon der Spiegel, la CDU de Merkel mais aussi le Parti populaire européen (PPE) réunissant tous les partis de droite conservateurs européens (dont l'UMP) ont choisi Klitschko comme leur représentant en Ukrainepour unir l'opposition et gagner les élections présidentielles de 2015.



On se souvient que l'UDAR a fait une percée fracassante lors des élections de 2012 passant de 0,05 % à 14 % des voix, à grand renfort de soutien médiatique, devenant le troisième parti parlementaire du pays, avec 34 sièges.



L'UDAR se distinguait alors tant par son populisme anti-corruption, son libéralisme économique assumé que par sa position résolument pro-européenne.



« Klitschko est notre homme, il a un programme clairement pro-européen », rapporte der Spiegel, citant un parlementaire allemand de la CDU, membre du PPE que l'UDAR a rejoint en tant que membre observateur en 2012.



On sait également que Klitscko en a fait passer l'essentiel de sa carrière de boxeur en Allemagne. Il affirmait que même s'il n'était pas allemand : « l'Allemagne m'a adopté, j'adore l'Allemagne ! ».



La fondation Konrad Adenauer et le PPE : organismes de formation pour les dirigeants du parti de Klitschko !



Les bureaux du PPE situés à Bruxelles et Budapest ont formé le personnel de l'UDAR au travail parlementaire et apportent un soutien au dépassement du « mouvement personnalisé » vers le développement d'une structure partisane nationale.



La Fondation Konrad Adenauer, étroitement liée à la CDU, joue également un rôle important.



Klitschko avait explicitement sollicité l'aide des conseillers de Merkel issus de la Fondation. Depuis un certain temps, la Fondation de la CDU prépare les politiciens de l'opposition ukrainienne à prendre des responsabilités dans un « programme de dialogue ».



Quatre membres de l'UDAR ont ainsi payé une visite à Berlin début décembre pour rencontrer les parlementaires et fonctionnaires du Ministère de la Justice et du Travail de la CDU.



Klitschko coaché par le directeur de cabinet de Merkel



Le journal raconte les liens personnels entre Klitschko et le personnel politique allemand. Ainsi Ronald Pofalla, directeur de la Chancellerie (adjoint de Merkel), était devenu le mentor de Klitschko, lui apprenant comment lutter contre les intimidations du pouvoir.



Pofalla aurait donné des conseils à Klitschko sur la façon dont il devait jouer de son « intégrité » et « virginité politique » pour lutter contre les rumeurs répandus par le régime, et il aurait fait part de son expérience dans le soutien à l'opposition pro-européenne en Biélorussie (!).



Enfin, Klitschko aurait sollicité auprès du gouvernement allemand de faire pression sur le président ukrainien pour contourner la loi qui empêche toute personne qui n'a pas passé 10 ans en Ukraine avant l'élection de se présenter, ce qui l'exclurait du scrutin.



Selon der Spiegel, il faut pour cela présenter Klitschko comme un politicien sérieux. Ce que s'évertue à faire le gouvernement allemand.



On se souvient que début décembre le Ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle était apparu dans la rue à Kiev, main dans la main avec Klitschko, solidaire avec les manifestants pro-européens contre le gouvernement ukrainien.



On apprend alors d'une part que M.Westerwelle connaissait déjà bien Vitaly Klitschko au moment de sa carrière de boxeur. On apprend aussi que cette rencontre a été soigneusement préparée par des coups de fil préalables et le soutien garanti des autres pays européens.



Ces derniers temps, les rencontres personnelles entre la chancellière Merkel et Klitschko se sont multipliées.



A Vilnius, fin novembre, il avait discuté de longues heures avec des députés européens de droite de premier rang, rencontré le conseiller allemand des Affaires étrangères Christoph Heusgen, mais pas encore Merkel.



A la mi-décembre, lors de la rencontre préliminaire du PPE avant le sommet européen, il était invité par la chancelière Merkel et fut présenté aux différents leaders de droite européens.



Klitschko préservé par Merkel pour 2015 ?



Enfin, dernièrement, après le remaniement ministériel, Klitschko ainsi que Iasteniouk étaient présents à Berlin, ce 17 février. Ils ont reçu le soutien explicite de la chancelière, une promesse d'aide financière pour la nouvelle Ukraine, sans sanctions toutefois pour Ianoukovitch.



D'après le journal allemand der Speigel, Merkel aurait choisi d'appuyer Klitschko après plusieurs rapports particulièrement dithyrambiques de ses conseillers, Pofalla, Heusgen mais aussi Elmar Brok (CDU), tous décrivant Klitschko comme la contre-image des politiciens ukrainiens classiques.



Klitschko s'exprimerait de manière sensée, c'est-à-dire d'une « façon européenne » (sic), il apparaît aux yeux de la foule comme étant un homme intègre, non-corrompu.



Klitschko répète à l'envi qu'il n'a aucun lien avec les oligarques ukrainiens. Or, son parti même (sous le nom de « Capital européen », ça ne s'invente pas!) fut fondé par un homme d'affaires ukrainien d'origine géorgienne, à la réputation douteuse, Lev Partshaladze.



Par ailleurs, des rumeurs émanant de sources fiables évoquent un financement par un des deux principaux oligarques du pays, Dmytro Fitash, président de la Fédération des patrons ukrainiens, le MEDEF local, maître de la production de titanium en Ukraine et à la tête d'un consortium financier international.



Le nouveau gouvernement ne compte pas Vitali Klitschko, selon certains observateurs, ce serait Angela Merkel et la chancellerie allemande qui auraient désiré préservé « leur homme » de la tempête à venir, en vue des élections de 2015.



 

Ne soyons pas dupes, la « nouvelle Ukraine », ce sera celle des banquiers, des oligarques et celle des voyous fascistes, des groupuscules néo-nazis. Tous unis dans un rêve européen qui vire au cauchemar, autour de l' « homme de Berlin », Vitali Klitschko.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 05:30

Emblem of the Ukrainian SSR.svgDéclaration sur les événements réactionnaires en Ukraine



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les derniers événements dramatiques en Ukraine ne constituent pas une « victoire de la démocratie » par les dits « révolutionnaires », comme les dépeignent les médias américains et européens, mais bien un processus dangereux, d'abord pour les Ukrainiens eux-mêmes.



Les forces politiques réactionnaires, les descendants idéologiques des Nazis, refont « surface » politiquement avec l'aide de l'Union européenne et des États-Unis.



Ce sont des forces qui, en plus de détruire les sièges de leurs opposants, préparent les persécutions politiques, l'interdiction de partis, surtout les communistes, et même l'adoption de législations racistes au détriment de la population russophone, comme c'est déjà le cas depuis vingt ans dans les pays baltes « européens », avec le soutien politique patent de l'Union européenne.



Les Partis communistes et ouvriers qui signent cette Déclaration commune :



  • Expriment leur solidarité avec les communistes d'Ukraine, surtout avec ceux qui sont descendus dans les rues afin de défendre les monuments de Lénine et autres monuments soviétiques et anti-fascistes, qui se trouvent être la « cible » du « nettoyage » idéologique de l'histoire, envisagé par les groupes armés nationalistes-fascistes ;


     

  • Dénoncent l'ingérence patente dans les affaires intérieures de l'Ukraine de la part des États-Unis et de l'Union européenne, le soutien qu'ils ont apporté et apportent aux groupes armés fascistes, appuyant leur revanchisme historique face à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, faisant de l'anti-communisme une politique officielle, tout en glorifiant les groupes fascistes, leur idéologie criminelle et leur activité, défendant la division du peuple ukrainien avec des persécutions envisagées au détriment des Ukrainiens russophones ;


     

  • Soulignent que les positions des forces opportunistes adoptent une position dangereuse, lorsqu'elles répandent l'illusion qu'il peut y avoir une « autre Union européenne », « un autre meilleur accord d'association UE/Ukraine ». L'UE, comme toute union capitaliste inter-étatique, est une alliance prédatrice qui a caractère profondément réactionnaire, elle ne peut être dans les intérêts populaires, et elle agit et continuera à agir contre les droits des travailleurs et contre les peuples ;


     

  • Font remarquer que les événements en Ukraine sont liés à l'intervention de l'UE et des États-Unis, ils sont le produit d'une féroce rivalité entre ces puissances avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. Cependant le peuple d'Ukraine, comme tous les autres peuples d'Europe, n'ont aucun intérêt à se positionner avec une ou l'autre de ces alliances impérialistes, prédatrices ;


     

  • Les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires d'Ukraine impliquent de ne pas se laisser « piéger » dans des dilemmes nationalistes, diviseurs, sur la base de particularismes ethniques, linguistiques, religieux et de mettre la priorité sur leurs intérêts de classe communs, de tracer la voie de la lutte de classe, pour leurs droits et pour le socialisme. Le socialisme reste plus actuel et nécessaire que jamais. C'est la perspective contre toute union capitaliste inter-étatique, afin d'ouvrir la voie à une économie et une société qui ne fonctionnent pas sur la base du profit, mais sur la base des besoins des travailleurs.



Premiers signataires :

 

1 – Parti communiste d'Albanie

2 – Tribune progressiste démocratique, Bahreïn

3 – Parti des travailleurs du Bangladesh

4 – Parti communiste du Canada

5 – Parti communiste au Danemark

6 – Parti communiste allemand

7 – Parti communiste unifié de Géorgie

8 – Parti communiste de Grèce

9 – Parti communiste jordanien

10 – Parti communiste du Mexique

11 – Parti communiste de Norvège

12 – Parti communiste de Pologne

13 – Parti communiste portugais

14 – Parti communiste de la Fédération de Russie

15 – Parti communiste ouvrier de Russie

16 – Parti communiste d'Union soviétique

17 – Nouveau Parti communiste de Yougoslavie

18 – Parti communiste de Suède

19 – Parti communiste de Turquie

20 – Union des communistes d'Ukraine

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 06:58

Communist Party of Ukraine logoLe Parti communiste d'Ukraine bientôt interdit ?

 

Le projet de loi est déposé au Parlement, solidarité avec nos camarades !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Nos camarades ukrainiens subissent des attaques sans précédent depuis plusieurs semaines. La dernière en date, la proposition déposée au Parlement du député de l' « opposition » européiste, Oleg Lyashko, d'interdire le Parti communiste d'Ukraine.



Ce 23 février, un pas de plus a été franchi dans la chasse aux sorcières anti-communistes. Le projet de loi n° 4201, enregistré à la Rada (parlement ukrainien), propose l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine.



Un Parti déjà dans la semi-clandestinité à l'ouest, maintenant le projet est porté au niveau national !



Ces dernières semaines, les communistes ont tout connu.



Les démolitions de monument en hommage à Lénine, à la lutte anti-fasciste de l'Armée rouge ; les interdictions dans plusieurs régions ; les attaques contre les sièges locaux et le siège national ; enfin, attaque armée contre le lieu présumé de résidence du secrétaire du Parti, heureusement erroné.



Cette fois, la proposition votée officiellement dans trois régions d'Ukraine sous contrôle de forces pro-européennes 'radicales', fascisantes, de fait une réalité dans tout l'Ouest du pays, où les communistes sont soumis à la terreur de rue, cette proposition est avancée au niveau national.



Son instigateur, M.Oleg Lyashko, est connu pour son populisme à tout crin, son européisme assumé qu'il a conduit à être en première ligne des manifestations pro-européennes, son désir d'exister, y compris dans des provocations parlementaires finissant en bagarre générale.



Interdire le Parti communiste : une preuve de conformité avec l'Union européenne ?



Officiellement, il fait partie d'un petit parti, le « Parti radical » dont il est le seul député. Toutefois, il avait déjà été élu député en 2006 pour le « bloc Timochenko » … bien qu'il en avait été exclu pour « collaboration avec la majorité (pro-Yanoukovitch!) ».



Une vraie girouette politique, dont la boussole reste l'adhésion à l'Union européenne, la collusion avec les différents clans oligarques, camouflés derrière une rhétorique populiste !



Le seul parti avec lequel il n'a pas flirté, c'est le Parti communiste. Lyashko s'était notamment fait connaître pour en être venu au poings en 2011 avec le député communiste Adam Martynuk, après que Lyasko a insulté le parlementaire.



Si dans l'immédiat, cette proposition risque de ne pas être acceptée, elle brise un tabou. Aucun des partis en compétition ces dernières semaines, liés à un clan oligarchique, à un bloc de puissance, n'a exprimé sa solidarité avec le Parti communiste face à ce déni de démocratie.



L'interdiction du Parti communiste est déjà une réalité dans plusieurs pays d'Europe – Lituanie, Lettonie, Hongrie –, d'autres mesures du même type ayant déjà été entreprise ailleurs, comme en Pologne ou en République tchèque.



Un Parti qui dérange : la vraie « opposition » de masse aux régimes des oligarques



Le secrétaire-général du KPU, Petro Simonenko, a posé une position ferme de refus de l'intimidation fascisante :



« On ne va pas se laisser intimider, cette proposition montrent qu'ils ne veulent pas entendre des opinions différentes, comprendre que l'Ukraine est diverse ».



« En 1991, ils ont interdit le Parti communiste. Après l'interdiction, le pays a été détruit, l'Ukraine a perdu presque toute souveraineté politique. Et maintenant ils essaient de le refaire, parce que nous disons la vérité. Le Parti communiste a un programme clair, donc ils essaient de l'éjecter de la scène politique ».



Ce programme politique, le KPU l'a réaffirmé ces derniers jours : il ne participera pas au gouvernement et sera le premier, et seul, parti d'opposition à cette « union sacrée », trêve entre clans oligarques dans leur lutte pour se partager le gâteau.



Un parti d'opposition constructifpour le maintien de l'unité et l'intégrité de l'Ukraine, la défense des intérêts nationaux de l'Ukraine, assimilés à ceux des travailleurs ukrainiens.



Mais un parti d'opposition inflexiblequi demande dès maintenant le retrait des réformes libérales précédents de Yanoukovitch – notamment dans la santé, sur les retraites – ; le refus de tout agenda décidé par l'Union européenne, la Russie ou le FMI ; enfin, une enquête sur les actes de violence, violation de lois, brutalités non-nécessaires commis par les divers camps ces dernières semaines.



On comprend mieux, qu'avec un tel programme, le Parti communiste se soit fait beaucoup d'ennemis en Ukraine dans les clans dirigeants … mais aussi beaucoup d'amis, au sein du peuple, des travailleurs de ce pays.



Seul pays à défendre l'unité et l'indépendance nationale, les intérêts des travailleurs, le KPU a survécu à la tentative de Yanoukitch de « plumer la volaille communiste » – cet électorat ouvrier de l'est du pays, russophone – feignant de récupérer certaines positions du parti.



Il avait fait le tour de force de passer en 2012 de 5,3 à 13,4 % des voix, doublant son nombre de voix (de 1,3 à 2,6 millions de voix), devenant la première force d'opposition à la « lutte de clans » entre oligarques pro-russes et pro-européens.



Les avertissements que nous faisons monter ces derniers mois nous montrent que nous ne sommes pas des Cassandre, la menace est bien réelle en Ukraine. Il est temps maintenant de faire monter la solidarité avec nos camarades ukrainiens : le fascisme ne passera pas !

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 07:30

stalingrad-state.jpgUn symbole fort : Volgograd sera renommée Stalingrad ... trois jours dans l'année !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Il est des symboles qui comptent. Stalingrad, la ville de Staline. Stalingrad, la victoire de l'Union soviétique pour toute l'humanité contre la barbarie nazie. Aujourd'hui, les communistes russes se battent pour renommer la pâle Volgograd.

 

Personne ne connaît Volograd, tout le monde connaît Stalingrad, exemple de la contribution incommensurable du peuple soviétique à la libération de l'Europe, de l'irréductible opposition entre communisme, avant-garde des démocraties nouvelles, et fascisme, réaction en armes.

 

La décision en 1961 de Nikita Khroutchev de dénommer Stalingrad est une illustration d'une incontestable mauvaisedéstalinisation qui n'a jamais rompu avec les déviations les plus graves d'un mode de fonctionnement bureaucratique pour mieux sacrifier une tête.

 

Aujourd'hui, légitimement, les communistes russes demandent que Volgograd soit débaptisée et renommée Stalingrad, en hommage à la grande bataille qui a sauvé l'URSS, l'Europe, le monde de la plus grande armée d'invasion, du régime le plus brutal qu'ait connu l'Humanité

 

Le 23 décembre 2013, une première victoire a été obtenue à la Douma de la ville de Volgograd. A l'unanimité, sur proposition du Parti communiste (KPRF), la ville sera renommée pendant trois grandes dates de l'année, correspondant à l'apport de l'URSS à l'histoire nationale russe.

 

Ces dates seront le 23 février (« Journée de l'Armée rouge et de la marine »), le 9 décembre (la « Journée des héros de l'URSS et de la Russie ») et le 8 mai, (« Journée de la victoire de l'URSS sur le nazisme »).

 

C'est une première victoire pour les communistes dont l'objectif reste de renommer définitivement la ville Stalingrad, ce qui suppose d'intensifier les efforts à l'échelon régional et national.

 

On peut rappeler que depuis 2007 la ville est gérée par un maire communiste, cette ville de 1,1 million d'habitants est la 12 ème plus grande de Russie, la plus importante gérée par les communistes.

 

 

Même si ce n'est que symbolique, et que pour trois jours dans l'année, nous pouvons désormais dire en 2014 : Vive Stalingrad, ville héros de l'Union soviétique !

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