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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 17:33
Raoul Castro et Nicolas Maduro à la Havanne le 10 octobre 2015

Raoul Castro et Nicolas Maduro à la Havanne le 10 octobre 2015

Dépêche de l’agence de presse Prensa Latina du 29 décembre 2015. Traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Prensa Latina, La Havanne, 29 décembre 2015

Raoul Castro a appelé hier à la mobilisation mondiale pour défendre le Venezuela.

Le président de Cuba, Raoul Castro, a appelé hier à la mobilisation internationale en défense de la souveraineté et de l’indépendance du Venezuela et pour la fin des actes d’ingérence dans ses affaires intérieures.

Prenant la parole à la sixième session ordinaire du parlement qui s’est achevée mardi, le président a réitéré la solidarité de Cuba avec ce pays. Il a exprimé sa confiance que de nouvelles victoires de la révolution bolivarienne chaviste viendront sous la direction du président Nicolas Maduro contre l’offensive de déstabilisation menée par la droite, encouragée et soutenue de l’extérieur.

« Nous avons confiance dans l’engagement des révolutionnaires vénézuéliens et de leur peuple, dans sa majorité bolivarien et chaviste, à défendre l’héritage inoubliable du président Hugo Chavez », a-t-il déclaré.

« Nous sommes convaincus que, comme il l’a fait en 2002 pour empêcher le coup d’Etat contre le président Chavez, le peuple vénézuélien et l’union des citoyens et des militaires ne laisseront pas les réalisations de la révolution être démantelées et sauront comment transformer ce revers en victoire » a-t-il ajouté.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:46
Après la victoire de la contre-révolution aux élections, le Parti communiste du Venezuela en appelle à de profondes rectifications

Après la victoire de la contre-révolution aux élections, le Parti communiste du Venezuela en appelle à de profondes rectifications

PCV, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF, 12 décembre 2015 (source Tribuna Popular, journal du PCV)

L’ensemble du peuple du Venezuela, en particulier les couches populaires, doit bien prendre conscience que la contre-révolution a gagné les élections du 6 décembre et que son but est de revenir sur nombre des acquis politiques et sociaux gagnés en presque dix-sept ans de processus de transformation bolivarien. Voilà ce qu’a expliqué le secrétaire général du Parti communiste du Venezuela (PCV) Oscar Figuera, lui-même réélu député au Parlement.

« Le 29ème plenum du Comité central émettra, en commun avec les secrétaires provinciaux du Parti et la direction de la Jeunesse communiste, une appréciation approfondie du résultat, de ses causes et de la tactique à suivre maintenant » a annoncé Figuera. Le PCV se reconnaît dans la déclaration du président Nicolas Maduro sur la nécessité d’une évaluation collective du résultat électoral. Mais celle-ci devra comprendre aussi « une évaluation de la gestion du gouvernement et du rôle que doit tenir le « Grand pôle patriotique Simon Bolivar » pour constituer une direction collective et unitaire du processus.

« Il y eu une grande carence dans le processus de changement : l’absence d’un espace organique destiné à l’évaluation critique, et autocritique, et à la définition des politiques publiques, qui aurait fait avancer, en même temps, l’unité à la base du processus » a estimé Figuera. Pour le député : « nous n’avons pas réussi à ce que les masses prennent conscience de la confrontation avec l’impérialisme et l’oligarchie. L’incompréhension reste grande du fait qu’il existe une agression permanente, aux facettes multiples, contre le processus transformateur vénézuélien. Nous n’avons pas réussi à la démasquer aux yeux du peuple ».

C’est pourquoi il est maintenant décisif de comprendre le message que les masses ont adressé à travers ces élections et « d’obliger toutes les forces engagées dans le processus bolivarien à réviser et à corriger tout ce qui doit l’être. Le PCV va y travailler ; nos députés s’exprimeront dans ce sens à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Assemblée » a annoncé Figuera.

Figuera a salué la mobilisation extraordinaire et la combativité démontrée par les membres du PCV et de la Jeunesse communiste, ainsi que par les organisations de masse des ouvriers, paysans, étudiants, femmes, par les groupes locaux qui ont milité pour le vote communiste [pour le « Coq rouge » - symbole du PCV, NdT] sachant que c’est un vote de classe révolutionnaire, critique et constructif et que nous allons remplir les engagements pris. »

Le dirigeant a indiqué que, dans l’immédiat, tous les candidats du PCV, élus ou non, allaient parcourir leur circonscription pour affirmer qu’ils continuent le combat et pour entamer avec les électeurs l’évaluation collective des résultats électoraux.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 15:03
Venezuela: Le Parti communiste met en garde contre toute re-privatisation

Dans le contexte de crise économique et de pressions extérieures impérialistes, l’expérience de développement du socialisme au Venezuela est ballotée entre plusieurs options politiques. Le Parti communiste du Venezuela, allié le plus fidèle du processus révolutionnaire bolivarien initié par Hugo Chavez, a déjà exprimé des inquiétudes de façon constructive, tout en mobilisant les travailleurs. Voir notre article d’août 2014: Au Venezuela, le débat au sein des forces révolutionnaires, c'est : « approfondir la révolution ou réformes capitalistes ». Aujourd’hui il met en garde contre la tentation de certains dirigeants de remettre en cause les nationalisations, plutôt que de rechercher les conditions pour les démocratiser. Extrait du journal « Tribuna Popular » du PCV, 28 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

 

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a réagi aux déclarations certains porte-parole du gouvernement qui avaient mis en discussion la privatisation d’entreprises nationalisées. Pour Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, au lieu de restituer au capital privé les entreprises regagnées sur lui au Venezuela, l’Etat devrait s’engager pour promouvoir une gestion participative des groupes par les salariés.

Fuguera a expliqué en quoi le retour des entreprises industrielles et des domaines agricoles dans les mains de leurs anciens propriétaires comme leur transfert dans celles de la bourse constitueraient un recul. Le secrétaire du Parti a également critiqué le fait que, dans certaines entreprises d’Etat, les dirigeants poursuivent une politique destinée à donner l’impression que l’Etat et les travailleurs ne seraient pas capables de produire et de gérer. De cette façon certains cherchent à justifier le démantèlement, la revente ou la restitution des entreprises nationalisées.

Les communistes du Venezuela prônent une intervention de l’Etat dans le fonctionnement des entreprises publiques pour développer un autre mode de gestion, participatif et orienté vers l’intérêt du peuple. Selon la conception du PCV, le travail dans l’entreprise doit être organisé conjointement par les conseils socialistes de travailleurs, des représentants désignés par le gouvernement, les conseils municipaux et les producteurs impliqués. Pour Oscar Figuera, cela approfondirait l’exercice de la démocratie participative dans un domaine aussi central que le développement économique.

Source : Tribuna Popular

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 07:18

SindicatosVzlaRechaza-USA.jpgOffensive impérialiste contre le Venezuela dénoncée par le PCV

 

« non aux sanctions américaines, soutenues par l'UE »



Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le secrétaire-général du Parti communiste du Vénézuela (PCV), le député Oscar Figuera, a défendu le fait que ce lundi, « certains faits nous démontrent qu'on installe le cadre pour une nouvelle offensive contre le Venezuela », une conséquence de la « politique agressive de l'impérialisme nord-américain y européen, qui s'intègre à la campagne de la droite vénézuélienne et de franges de l'oligarchie du pays ».



Figuera a explicité sa dénonciation comme une mise à garde adressée « à notre peuple » et comme un appel destiné à « attirer l'attention des peuples du monde entier ». C'est pourquoi il faut, dit-il, « défendre la nécessité de renforcer les mécanismes de solidarité et d'échange au niveau international » avec les mouvements populaires et les partis politiques révolutionnaires.



Contre-Révolution



Figuera a fait sa déclaration à la fin de la réunion hebdomadaire du Bureau politique du PCV, et a réaffirmé le fait que l'impérialisme nord-américain et européen renforcent « de plus en plus » leurs « actions contre-révolutionnaires contre le processeurs politique, social, économique, culturel et militaire vénézuélien ».



Il a souligné que le pays n'a cessé, pendant toute l'année, de faire face à des situations difficiles, orchestrées par les « secteurs néo-fascistes ». Il a souligné que cette dernière semaine, « des éléments nous permettent de considérer qu'est en train de se mettre en branle toute la machinerie impérialiste de l'extrême-droite fasciste contre le Venezuela, pour frapper très fort en 2015 ».

Agression contre le Venezuela



Le dirigeant communiste met en lumière tout un « ensemble de déclarations et de décisions adoptées par le Congrès des États-Unis et le gouvernement nord-américain accompagnant ces politiques », qui comptent aussi sur le soutien de l'Union européenne et du Parlement européen.



Il considère que les sanctions adoptées par les États-Unis visent à lancer une agression contre le peuple vénézuélien, tout en « prétendant défendre les droits de l'Homme et les éléments qui se sont révoltés, en usant de violence, assassinant des citoyens vénézuéliens dans les émeutes de février-mars 2014 ».



Figuera considère que les institutions de l'impérialisme nord-américain et européen « adoptent des décisions pour, en violation de la souveraineté et de la Constitution et la légalité vénézuélienne, pousser à la libération » des leaders de l'opposition actuellement incarcérés.



Le PCV rejette ainsi fermement et intégralement la loi « signée par le président Obama ».



Tout comme il dénonce la résolution du Parlement européen qui reprend telle quelle « la position de la droite vénézuélienne, selon quoi il y a des détenu(e)s, qui sont des citoyen(ne)s vénézuéliens pacifiques ».



Consolider une direction collective



Le dirigeant communiste considère qu'il est de la « plus haute importante », « pour faire face à cette situation, d'agir dans la bonne direction, l'élément fondamental est la nécessité de développer et renforcer les instruments pour l'unité populaire révolutionnaire. Il s'agit de consolider les espaces de direction collective ».



Il a également souligné qu'il est fondamental de renforcer le processus de construction du Grand pôle patriotique Simon Bolivar, comme « espace anti-impérialiste ».



Approfondir le processus



Figuera a commenté le fait que, pendant l'année 2014, le « PCV a travaillé en ce sens, non seulement dans l'effort organisationnel et politique, mais aussi en livrant des propositions au président Nicolas Maduro, destinées à construire des politiques qui permettent d'approfondir le processus révolutionnaire ».



Il soutient que la vision du PCV est que pour défendre le processus politique et social vénézuélien, il faut l' « approfondir ». Il défend également le fait de « frapper les secteurs qui ne jouent pas franc jeu », qu'ils soient hors ou dans le processus révolutionnaire.



Sur les propositions, il a indiqué que le PCV a présenté cette année un projet sur la nécessité de développer une nouvelle politique économique révolutionnaire, ainsi qu'un « changement dans la politique travail du gouvernement envers le monde du travail ».



Sur ce dernier point, il a souligné que le PCV est convaincu qu'à mesure que nous avancerons dans les processus de participation ouvrière et populaire, « nous consoliderons ce processus de transformation ».



Un autre aspect, a-t-il exposé, est la nécessité fondamentale d'un développement productif souverain : dans les villes, dans le secteur industriel ; dans les campagnes, dans l'agriculture, l'élevage.



Il a également mentionné une transformation profonde du système fiscal vénézuélien, qui permette d’éliminer la TVA, « impôt régressif », et d'élever les taxes sur le grand capital.



Il a souligné que l'on doit imposer une politique économique qui permette de revenir sur la dépendance du Venezuela vis-à-vis de la rente pétrolière et des importations, afin de garantir le développement souverain et durable de l'économie du pays.



Une autre proposition, a-t-il souligné, est une opération « Main propres » dans le Ministère du Pouvoir populaire pour le Processus social du travail : « Il est nécessaire d'éliminer les mécanismes qui permettent la corruption et les conduites patronales, dans un ministère qui doit être au service de la défense des travailleurs, de la classe ouvrière ».



Sur cet aspect, une grande avancée a été la mise en place de groupes techniques, en accord avec le Ministère du Travail, Jesus Martinez, mais un de ces groupes « a été dissous, selon nous, sur décision du vice-ministre Elio Colmenares, dont nous exigeons la destitution ».



Le député a exprimé le fait qu'il aspire à ce que nous « ayons la maturité afin de trouver nos chemins unitaires », face à la situation de la situation complexe de l'économie vénézuélienne, comme conséquence, d'une part, de la « faiblesse productive nationale ».



D'autre part, de la politique impérialiste visant à « faire chuter les prix du pétrole » pour toucher les « pays qui ne sont pas subordonnés aux intérêts de l'impérialisme nord-américain ».

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 06:26

3discursos_MaduroPortada.jpgLe Vénézuela passe devant l'Argentine comme pays ayant le salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Une bonne nouvelle, à prendre avec des pincettes. Depuis le début de l'année, le Vénézuela – engagé dans un processus contradiction de construction du socialisme – est le pays d'Amérique latine qui a nominalement le salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine.

 

En dix ans, le gouvernement de la République bolivarienne du Vénézuela a multiplié le salaire minimum par quatre : passant de 180 $ en 2004 à 770 $ en décembre 2014.

 

70 % d'augmentation du salaire minimum depuis le début de l'année

 

C'est le premier constat que l'on peut faire après que le président vénézuelien Nicolas Maduro a accordé une augmentation de 15 % du salaire minimum en novembre 2014. Cela suit deux hausses de 10 et 30 % de l'année, ce qui équivaut à une hausse sur l'année approchant les 70 %.

 

Comme le notait le journal argentin La Nacion (3 février 2014), le Vénézuela a dépassé depuis le mois de janvier l'Argentine – après sa dévaluation du peso – comme pays bénéficiant du salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine : 448 $ pour l'Argentine, contre 519 $ pour le Vénézuela.

 

Ceci est un symbole fort. L'Argentine est historiquement le pays le plus riche d'Amérique latine, une vieille économie industrielle qui fut un temps (en 1945), la 5 ème économie du monde. Le Vénézuela était historiquement un des pays les plus pauvres du continent, malgré le pétrole.

 

Les choses changent. Ce qui est proclamé par le gouvernement vénézuelien depuis l'an dernier est désormais confirmé par la presse latino-américaine.

 

Le Vénézuela devance dans l'ordre l'Argentine, le Paraguay, le Chili, l'Equateur, le Brésil, le Colombie, le Pérou et la Bolivie, qui ferme la marche avec un salaire minimum de 200 $.

 

Le président Maduro a insisté sur la rupture avec la période d'avant la Révolution:

 

« Avant la Révolution, les présidents se demandaient comment ils pourraient prendre dans la poche des travailleurs pour le donner aux élites (…) Aujourd'hui, les revenus sont mis à la disposition de la majorité pour la santé et la prospérité ».

 

« Si on y ajoute en 2014 l'augmentation du ticket d'alimentation, en termes réels, j'ai décrété une augmentation de 68 % sur l'année, pour faire face à la guerre indirecte menée contre nous (…) Qu'ils continuent à mener cette guerre, nous continuerons à avancer ».

 

Les syndicats critiques : quel sens dans un pays qui connaît l'inflation galopante, le double système monétaire ?

 

Toutefois, les syndicats sont moins enthousiastes. Face à l'inflation galopante, l'augmentation du salaire minimum permet au mieux d'éviter une baisse du pouvoir d'achat. Face au double système monétaire qui s'installe, le salaire minimum impressionnant Vénézuela est remis en doute.

 

La secrétaire-générale de l'UNETE (Union nationale des travailleurs), Marcela Maspero, a ainsi exprimé « les doutes que j'ai, des doutes importants, car on sait pas si on nous parle d'un salaire sur un taux de change de 1 $ pour 6.30, 12, ou pour le SICAD II, ou le dollar parallèle ».

 

Des doutes partagés par de nombreux observateurs. Si on reste au taux de change officiel de 1 $ pour 6.30 bolivar, le Vénézuela est de loin le 1er pays d'Amérique latine pour son salaire minimum.

 

Toutefois, la réforme monétaire imposée par Maduro en 2014 a créé d'autres niveaux de change.

 

Le niveau SICAD I pour la fourniture restreinte de dollars dans les opérations d'import-export, est à 1 $ pour 10 bolivars ; le niveau SICAD II, soumis à l'offre et à la demande, avec un plafond fixé entre 20 et 50 bolivars. Actuellement, la demande de dollars est telle que le plafond est atteint à 49,9 bolivars, révélant la défiance massive envers la monnaie locale.

 

Sur le marché parallèle, au cours de l'année, le taux de change du bolivar a varié entre 1 $ pour 25 bolivars, jusqu'à 1 $ pour 100 bolivars. A de tels taux de change, en prenant compte d'une inflation comprise cette année entre 60 et 70 %, on comprend les doutes des syndicats.

 

Quoi qu'il en soit, tout en restant critiques sur la réalité contradiction du Vénézuela contemporain dans sa voie vers le socialisme, cette nouvelle peut nous raffermir dans notre conviction que l'avenir est au socialisme, en Amérique latine comme en Europe.

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