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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 13:15

anagrama partido comunista venezuelaUn Premier mai combatif et de classe

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



EDITORIALdu numéro 188 de Tribuna popular, organe du PC Vénézuélien



Les travailleurs et travailleuses – en particulier la classe ouvrière – ont les outils nécessaires pour faire de ce 1ermai un jour combatif, à partir d’une perspective de classe.



Il existe des aspirations – de longue date – à réduire, estomper, diluer et même nier le rôle historique de la classe ouvrière dans la révolution, en tentant de lui substituer des concepts comme « peuple », « masses » et « multitudes », comme si ils lui étaient synonymes.



La thèse 47 du Projet de « Ligne politique du PCV », publiée dans le cadre des commémorations du 80èmeanniversaire du Parti communiste et qui a constitué un axe central des discussions du 14èmeCongrès communiste, souligne que la classe ouvrière est « la force motrice de l’avant-garde autour de laquelle doit se constituer l’alliance de classes nécessaire pour avancer sur la voie du socialisme (…) étant donné la place qu’ils occupent dans le processus productif, les ouvriers et les ouvrières ne sont pas seulement les plus intéressés à mener les tâches révolutionnaires jusqu’à leurs conséquences ultimes, mais ils sont également ceux qui sont dans les meilleures conditions objectives pour impulser depuis le cœur même de l’économie la transition vers de nouveaux rapports de production. »



Ensuite, le PCV avertit que « La classe ouvrière vénézuélienne doit toutefois se renforcer, s’organiser, s’unifier et avancer plus vers le développement de sa conscience de classe, pour être dans les conditions de se placer en première ligne de la révolution et de mener le reste du peuple dans la lutte pour construire le socialisme. Tant que cette classe ne sera pas en condition de jouer son rôle dirigeant, le socialisme sera seulement une aspiration noble mais irréalisable ou une figure rhétorique dans les discours et les mots d’ordre. »



Il est indispensable que, dans le cadre de ce 1ermai, la classe ouvrière – à la tête de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses – se mobilise massivement avec les drapeaux de l’autonomie de classe, pour le renforcement de ses organisations syndicales, pour la constitution des Conseils de travailleurs et d’adoption de la Loi spéciale à ce sujet, pour l’adoption de la nouvelle et révolutionnaire Loi organique du Travail, pour la défense de la santé et de la vie sur les lieux de travail, pour le renforcement du rôle des délégués pour la prévention, pour un nouveau modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier et social sur la production, l’administration et la distribution de biens et de services.

Dans ce cadre, il est fondamental d’avancer dans le processus d’unité syndical, à travers le renforcement de la centrale de classe la plus représentative, l’Union nationale des travailleurs et travailleuses (UNETE), rejetant les intentions groupusculaires de division du mouvement ouvrier et syndical pour créer un fief dans lequel on ferait notre propre soupe.

Le PCV, se revendiquant détachement de l’avant-garde de la classe ouvrière, a apporté divers instruments qui dans la tactique comme dans la stratégie peuvent servir de guide – non comme décret mais comme conscience politique – aux prochaines batailles, en tenant compte du fait que « la phase actuelle du processus, bien au-delà de ses limites, des problèmes et des difficultés, a constitué et constitue un scénario qui ouvre des opportunités et des possibilités pour avancer. »

L’élévation qualitative de la classe ouvrière consiste à« accumuler des forces et avancer dans vers sa transformation en avant-garde du processus révolutionnaire, condition indispensable pour vaincre l’hégémonie du capital et avancer vers la construction du socialisme ».

Voilà notre défi et notre engagement !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 11:16

untContre la spirale spéculative au Vénézuela, le syndicat de classe UNETE exige du gouvernement un Décret de gel des prix et un approfondissement du processus révolutionnaire

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

(Tribuna popular/Parti communiste vénézuelien): L'Union nationale des travailleurs (UNETE) a mis en garde contre la spirale spéculative qui a été lancée par les capitalistes, à partir des mesures économiques qu'a prises l'Exécutif national et exige du gouvernement la promulgation d'un Décret de gel des prix pour faire obstacle aux spéculateurs.

 

Ci-dessous le communiqué intégral que nous a fait partir la confédération syndicale de classe:



Une nouvelle fois la contradiction capital/travail éclate: la spéculation continue et il faut y mettre un terme


En tant que représentants du monde du travail, nous avons le droit d'être dur dans la critique, de dire ce que nous avons à dire depuis notre position et notre engagement révolutionnaire, quand on fait fausse route. Nous l'avons fait, nous continuerons à le faire et nous espérons que cette attitude conduise à un rapprochement avec la direction politique que prend le processus, avec ceux qui ont placé le processus de transformations du Peuple Bolivarien entre les mains du Président Chavez. Les processus révolutionnaires consistent à changer tout de manière radicale, jusqu'à la manière dont nous concevons nos rapports, en nous délestant de tout ce qui a à voir ou est imprégné de la culture aliénante du capital et de sa créature historique que nous connaissons bien: la culture bureaucratique. Les Révolutions font leur œuvre avec transparence, en exposant délibérément la vérité crue; ses protagonistes n'ont rien à voir avec la diplomatie secrète et encore moins avec ce proverbe populaire selon lequel « le linge sale se lave en famille », nous savons que les succès et les erreurs ne permettent pas seulement à notre peuple d'apprendre mais aussi aux avant-gardes de plusieurs millions de travailleurs qui nous regardent avec sympathie dans le monde dont nombreux d'entre eux seraient prêts à donner leur vie dans notre pays, car ils voient notre processus comme quelque chose de bien plus grand... qui transcende les frontières. Notre maison est le Monde du Travail, et nous avons une tâche: Enterrer le Capitalisme.



Tout d'abord, nous saluons l'annonce du Président Chavez de retrait de la proposition potentielle d'augmentation de la TVA, impôt régressif et anti-populaire qui, dans notre processus révolutionnaire, devrait être éliminé progressivement.




La spéculation continue et il faut y mettre un terme




Au milieu d'une situation de crise nationale due aux pluies incessantes et après la fin du taux de change préférentiel, les pilleurs reviennent en force et comme cela est toujours le cas dans une société dominée par le capital, toute mesure monétariste déchaîne plusieurs niveaux de spéculation. Dans notre cas, et encore plus au milieu de la catastrophe que nous sommes en train de vivre, rien ne justifie que le gouvernement ne se protège pas avec un Décret de Gel des Prixqui permette au Peuple d'appliquer résolument un contrôle social sur la conspiration qui porte le plus atteinte au processus révolutionnaire: la spéculation, l'escroquerie, la corruption... délits qui deviennent une conduite positive pour les privilégiés qui se regroupent en FEDECAMARAS et en CONSECOMERCIO [deux syndicats patronaux majeurs du pays] chaque fois que l'on annonce une mesure de ce type, précisément car cela bénéficie seulement à ceux qui ont perdus le plus de pouvoir d'achat, à ceux qui possèdent le moins ou rien du tout et qui vivent uniquement de leur salaire.



Jusqu'à quand allons-nous continuer à commettre des erreurs que ceux d'en bas paient le prix fort. Jusqu'à quand allons-nous être soumis aux règles d'un marché capitaliste pervers qui a commencé à casser le dos des travailleurs et peuples du monde entier et qui, face à aux nouvelles crises qui s'annoncent, se prépare à les faire payer à ceux qui ont toujours moins.



Pourquoi à l'heure de faire des économies, de rechercher des recettes, nous ne sortons pas de la logique du Capital et n'agissons pas en accord avec un processus révolutionnaire qui commence à rompre avec les traditionnelles mesures monétaristes, mercantilistes et fiscales qui portent atteinte au monde du travail.



Nous savons tous que l'élimination du taux de change préférentiel se répercutera directement dans les secteurs de l'alimentation, de la santé, de la science et de la technologie, tout comme sur le prix des machines et des équipements pour le développement productif. Si INDEPABIS [Agence publique de défense des consommateurs]mène en ce moment une enquête dans les commerces du pays, elle constatera combien ont augmenté le pain, les médicaments génériques, parmi tous les articles qui ont déjà commencé à augmenter. De manière naturelle, s'impose le pillage du Capital si nous n'élaborons pas des politiques contre sa logique et sa culture.



Il ne suffit même pas de contrôler et geler les prix, il existe d'autres mesures qui gagnent également du terrain sur le Capital: tout le secteur des Importations pour lequel fut conçu le principe du dollar préférentiel doit être compensé en plaçant ce commerce sous contrôle de l'État, une autre mesure est la publication du Prix de revient et de vente pour éduquer la population au Contrôle social. Nous exigeons que personne n'accumule du capital privé en important du lait, de la viande, du poulet ni aucun produit faisant partie du régime alimentaire de base du peuple, sans oublier les médicaments. D'autre part, nous revendiquons également la constitution d'une instance, un Conseil de contrôle des prix, de coûts, des salaires et des revenus dirigée par les travailleurs et le Peuple pour dire la vérité une fois pour toutes de la structure fondamentale du capital et s'attaquer au poids écrasant de la spéculation.



Nous ne pouvons pas justifier des mesures qui nuisent à la base sociale du processus et encore moins si elles ne sont pas accompagnées de mesures qui frappent durement le capital. Nous le disons en toute responsabilité, nous nous opposons aux décisions d'ajustement économique et qui touchent à un problème de direction politiques. Les dernières décisions prises ont transféré encore plus de capital vers le Capital, décisions illogiques et inexplicables puisque l'attitude qui domine parmi les patrons, en ce moment, est la spéculation légalisée à l'échelle mondiale. C'est une des causes de l'actuelle crise économique internationale et sur le plan national il faut l'avoir à l'esprit pour éviter que l'on vole le Travail, les richesses de la nation et ceux qui les produisent. En suivant ce raisonnement, nous pouvons nous apercevoir, qu'au Vénézuela, la cause principale de notre taux élevé d'inflation a à voir avec la puissance spéculative du capital et l'habilité naturelle des patrons à voler la nation et sa population.



Par conséquent, les mesures que l'on devrait prendre à l'avenir ne peuvent avoir la même nature que celles prises au cours des trois dernières années, car elles contrarient la construction d'un Plan de caractère socialiste. Les mesures précédentes ont profité au capital et ont comme origine une combinaison d'erreurs: la crise mondiale spéculative qui a éclaté en 2007 et celle interne qui couvait dans le secteur spéculatif des banques privées et des maisons de change, ces derniers trouvant un appui chez les fonctionnaires liés au système financier public national.



Il convient donc de rappeler les trois moments qui ont compromis le pouvoir d'achat de ceux qui vivent de leur salaire et qui ont conduit à lâcher notre première place en Amérique latine, en terme de Salaire minimum:



1 – En janvier 2008, s'est entamée une reconversion monétaire qui a déclenché des haut niveaux de spéculation qui ont fini par être intégrés aux données officielles de l'Indice des prix à la consomation (IPC)



2 – Ensuite, les mesures de mai 2009 où a été instaurée une augmentation de 3 points de la TVA.



3 – Ultérieurement, les mesures de janvier 2010 où a été mis en place l'actuel ajustement du taux de change et qui a été modifié actuellement avec l'élimination du dollar préférentiel.





La plupart de ces mesures ont été annoncées comme alternatives face à l'inflation ou qui ne devaient pas se répercuter dans une hausse des prix, d'autres mesures ont compris le transfert de ressources publiques vers le secteur bancaire et industriel privé avec comme objectif de ranimer l'appareil productif. Comme toujours,la réalité et le comportement du capital privé a fait valoir sa logique actuelle et impérieuse au monde entier: LA SPECULATION, et le gouvernement même s'est fait avoir.




Capital contre Travail




Nous partons de ce que nous vivons dans une société capitaliste, en crise par le grand pillage qu'ont commis les patrons du grand capital mondial et qui a été rendue évidente avec la panique financière internationale à partir de 2007; crise qu'ils ont essayé de contrecarrer avec de l'argent public du monde entier et qui a produit une autre crise des déficits budgétaires, qui se manifeste aujourd'hui, principalement, dans les pays d'Europe et que désormais les banquiers et les patrons, après avoir été aidés avec de l'argent public, font payer avec des mesures d'ajustement néo-libérales dans ces pays, y compris les États-Unis, c'est-à-dire: « nous te prêtons pour diminuer de moitié ton déficit bugétaire, mais en échange tu me supprimes ces acquis sociaux et tu me privatises les biens publics ». En d'autres termes, tant que subsiste le Capitalisme dans sa phase actuelle, cela sera la logique qui se tournera contre le Travail et le Patrimoine public des nations. Mondialement, rien ne s'est jamais déroulé de la sorte aux yeux de tous comme ce qui se passe actuellement, car on n'a jamais diffusé autant d'informations sur une crise économique comme celle que nous vivons en ce moment, le grand PILLAGE qu'ils ont commis et le plus EHONTE qui soit envers les travailleurs, les peuples et ses nations.



Le Capitalisme, ses institutions et ses gouvernements dans le monde agissent en plein jour comme des délinquants, en totale impunité. Pour cette raison, le Vénézuela bolivarien, avec son processus révolutionnaire et son gouvernement à caractère socialiste, doit agir avec plus de profondeur et dans la direction opposée à la logique délictuelle du capital: un mandat implicite de tout gouvernement de nature Socialiste, qui doit le rendre explicite, est de transformer son action dans le pays en un Processus pédagogique révolutionnaire qui contribue au soulèvement contre le Capitalisme des peuples et travailleurs exploités du monde entier.



Cette année 2011, l'offensive et le fléau de la contre-révolution économique capitaliste mondiale ont couvert de grèves, de protestations et de mobilisations la totalité des villes du vieux monde. Tandis que les gouvernements bourgeois et, nombre d'entre eux avec le soutien des partis « socialistes », ont tenté de faire passer leurs recettes néo-libéraux pour mettre fin aux acquis historiques du Travail dans ces pays, il faut que la Révolution bolivarienne s'attaque au capital, nationalise les banques, soustraie du secteur marchand le logement et de la santé, mette en place la Loi sur la Sécurité sociale, nationalise le commerce extérieur, impose lourdement l'accumulation privée de capital, augmente les salaires et le pouvoir d'achat de ceux qui gagnent le moins, approfondissent la Transition révolutionnaire et son plus grand acquis, encore embryonnaire, le contrôle ouvrier et populaire de la production, la planification pour le changement de modèle productif, des politiques qui doivent être insérées dans une Loi organique révolutionnaire du Travail: la deuxième loi la plus importante après la Constitution. En résumé, agir comme un Gouvernement révolutionnaire au côté du Peuple bolivarien et où chaque politique ou mesure soit conçue et pensée comme des signes envoyés aux travailleurs et aux peuples exploités qui, cette année, partiront en lutte dans le monde entier contre les nouvelles versions des plans d'austérité néo-libéraux.



Vive la Révolution bolivarienne!



Vivent les luttes des Travailleurs et des peuples du monde entier!



A bas le Capitalisme: et il ne s'effondrera pas si tu ne le renverses pas!

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:33

venezuela faceLes statistiques de la CEPAL et de l'ONU montrent, qu'en dix ans de révolution bolivarienne, le Vénézuela a réduit drastiquement la pauvreté et les inégalités


 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Le Vénézuela, l'Argentine, le Brésil et la Bolivie sont les pays de la région qui ont le plus réduit les inégalités et la pauvreté dans la dernière décennie, a reconnu la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal), Alicia Barcena.



« Il y a une rupture si on compare les chiffres avec ceux des années 1990 »,a-t-elle affirmé dans un reportage publié ce dimanche dans le journal Pagina12.



« L'Amérique latine est aujourd'hui une région progressiste » en référence aux succès obtenus par ces pays, qui peuvent compter sur des gouvernements de gauche qui ont fixé comme priorité les investissement sociaux et le bien-être de leurs peuples.



Dans la même idée, elle a affirmé: « Les gouvernements progressistes nous laissent un héritage très positif, où on ne peut faire marche arrière dans les politiques sociales menées jusque-là. Ces dépenses sociales ne sont pas perdues car elles sont le moteur de l'économie ».



Barcena a également estimé crucial le rôle de l'État comme acteur impulsant le développement et a parlé de la nécessité de mettre sur pied des conventions sociales avec les secteurs productifs « parce que l'État ne peut pas tout faire tout seul non plus ».



« La seule façon de sortir des inégalités, ce sont des emplois avec des droits et protégés », a-t-elle exprimé.




Le Vénézuela à l'avant-garde




Dans le cas particulier du Vénézuela, la reconnaissance de la Cepal quant à la réduction de la pauvreté et des inégalités a été partagée par l'Organisation des Etats américains (OEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).



Le rapport le plus récent Notre démocratie, élaboré par l'OEA et le PNUD souligne que le Vénézuela est la nation de la région qui a le plus réduit la pauvreté dans la période 1999-2008.



Les chiffres démontrent que le pays a diminué de 49,4% à 27,6% le taux de pauvreté.



Dans la même période, le document atteste que l'indice d'inégalité au Vénézuela a baissé de 0,498 en 1999 à 0,412 en 2008, ce qui constitue une amélioration considérable.



De la même façon, les chiffres soulignent la diminution du nombre de personnes en situation d'extrême pauvreté, puisqu'en 1999, près de 21,7% des vénézueliens vivaient dans la rue tandis qu'en 2008, la proportion est passée à 9,9%.



D'autres données du rapport révèlent par ailleurs que le Vénézuela a diminué de 58% le taux de mal-nutrition infantile, qui est passé de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.



Les missions sociales créées par le Gouvernement bolivarien en coopération avec Cuba, ont contribué à éradiquer la pauvreté et les inégalités avec l'extension de l'accès gratuit à la santé et à l'éducation à tous les niveaux, et les efforts de l'État pour garantir l'alimentation de la majorité de la population à travers un réseau de magasins à prix solidaires.



Les Mission Barrio Adentro (I, II, III), Mission Mercal, Mission Robinson, Mission Ribas, Mission Sucre, Mission Identité, Mission Révolution énergétique, Mission de l'enfant Jésus, Mission Noire Hyppolite, Mission Culture, Mission Arbre et Mission Science sont quelques-uns des programmes créés dans le but de garantir les droits fondamentaux de la population, en mettant l'accent sur les plus exclus.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 01:21

hugo-chavez 11Nouvelles nationalisations dans l'industrie verrière, la sidérurgie et l'immobilier annoncées par Hugo Chavez au Vénézuela



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 31 octobre, dans le cadre de son émission dominicale « Alo Presidente », le président de la République bolivarienne du Vénézuela, Hugo Chavez annonce ses intentions vis-à-vis de l'entreprise-clé du secteur sidérurgie vénézuelien SIDETUR: « Je vais prononcer ces mots que l'opposition aime tant: exproprions-la! ». Jeudi 4 novembre, le décret présidentiel était promulgué et ce vendredi 5, la Garde nationale a pris possession des six usines du groupe au nom du peuple Vénézuelien.



Les travailleurs des six usines du groupe se sont aussitôt félicités de la nouvelle et ont occupé symboliquement leurs lieux de travail. En mai dernier, les travailleurs syndiqués à la CUT (Centrale unique des Travailleurs) avait déjà demandé avec insistance au président Chavez la nationalisation de la SIDETUR, appel relayé et soutenu alors par le Parti communiste vénézuelien (PCV).



C'est la deuxième nationalisation d'importance nationale en quelques jours.Lundi 25, Chavez avait annoncé la nationalisation de la filiale locale du numéro un mondial dans la fabrication de bouteilles, l'états-unien Owens-Illinois, qui compte deux usines et un millier d'employés au Vénézuela. Chavez justifie la nationalisation ainsi: « Owens-Illinois est une entreprise à capitaux américains qui exploite depuis des années les travailleurs, détruit l'environnement et vole l'argent des Vénézueliens ».




Plan « Guyana socialista 2019 »: nationalisation des industries-clés et transition vers le socialisme




Mais la nationalisation de la SIDETUR - aussitôt renommé Complexe sidérurgique bolivarien -  est d'une toute autre importance stratégique. En effet, les six usines de cette filiale du groupe privé vénézuelien SIVENSA produisent 835 000 tonnes d'acier par an, exportent dans 25 pays et fournissent 40% des barres en acier du pays. Or, depuis plusieurs années, l'entreprise pratiquait des prix démesurément élevés dans son pays d'origine pour mieux pénétrer le marché mondial. C'est la raison concrète donné par Chavez pour justifier cette nationalisation.



Toutefois, cette nationalisation se comprend dans un vaste plan d'appropriation sociale des moyens de production dans les secteurs stratégiques. En 2008, Chavez avait déjà nationalisé le groupe SIDOR qui possède la plus grande aciérie de la région. La nationalisation de la SIDETUR s'insère dans ce plan en prenant en compte le fait que « la SIDETUR n'est pas juste une entreprise », comme le rappelait le ministre vénézuelien des mines et industries fondamentales José Khan, « c'est une entreprise qui doit à servir à garantir des produits de base pour le logement, les infrastructures et les routes. »



Cette nationalisation s'inscrit plus globalement dans le « Plan Guyana socialista 2019 » présenté par Chavez en 2009 et qui prévoit une prise de contrôle de l'État sur les industries du fer, de l'acier et de l'aluminium. Comme le notait lundi le président de l'Industrie de l'aluminium vénézuelien (Venalum) Rada Gumuluch: « L'intégration des deux industries de l'acier et de l'aluminium est stratégique pour le pays et pour la construction du socialisme (…) pour assurer le socialisme, les moyens de production doivent être au service du peuple ».



La nationalisation démocratique, avec contrôle ouvrier, de ces industries-clés ne se conçoit que dans le plan global de transition au socialisme: « Ce conglomérat d'industries répondra aux besoins du peuple. Nous avançons vers une forme sociale, collective, indirecte de propriété. L'État administrera l'industrie, mais les travailleurs sont les acteurs fondamentaux », a-t-il ajouté.




La question du logement: une nécessaire intervention de l'État pour pallier aux défaillances du privé




L'autre versant de la nationalisation de la SIDETUR est celui de la question du logement. La production annuelle de la SIDETUR permettrait la construction de 135 000 logements par an. Dans un pays où le secteur immobilier est encore largement entre les mains du privé, l'état dramatique de la sous-production par rapport à la demande exponentielle de logements est, pour le président Chavez à mettre au crédit de la stratégie spéculative des grands groupes immobiliers.



« Les intérêts privés, les spéculateurs ne veulent pas une production massive de logements pour le peuple. Ils opèrent selon la notion capitaliste de l'offre et de la demande. Moins il y a de logements disponibles, plus élevée est la demande, et plus ils peuvent en tirer de bénéfices », a résumé dimanche le président de la République bolivarienne.



C'est pourquoi Chavez a accompagné la nationalisation de la SIDETUR de celle de six projets immobiliers au nord du pays, l'occupation temporaire de huit autres projets (temporaire puisque les logements seront ensuite remis aux résidents eux-mêmes) ainsi que la supervision étroite de dix-neuf autres projets.



Les communistes vénézueliens avaient conditionné leur alliance historique des législatives du 26 septembre à un « approfondissement de la révolution bolivarienne » dans lequel les nationalisations démocratiques occuperait un rôle central.



Après les premières nationalisations annoncées au mois d'octobre dans les secteurs agro-alimentaires et pétroliers (cf article d'octobre: Accélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations: une étape dans l' « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela), ces nationalisations dans des secteurs aussi stratégiques que le bâtiment et la sidérurgie démontrent que l'appel des communistes vénézueliens a trouvé un écho du côté de l'allié socialiste.



Même s'il est trop tôt pour se prononcer définitivement – surtout dans un pays dans lequel 2/3 des richesses sont encore produites par le privé, soit le même niveau qu'en 1999, année de l'arrivée au pouvoir de Chavez – il semble que le gouvernement Vénézuelien, porté par l'alliance historique entre communistes et socialistes, suive désormais la voie indiquée par les communistes vénézueliens.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:08

04132010_pcv_nelson_rivero.jpgLe pôle patriotique et l'approfondissement de la révolution



Le 11 octobre dernier, le président Vénézuelien a proposé à ses partenaires de l'alliance électorale du 26 septembre et plus largement de la révolution bolivarienne, essentiellement le Parti communiste Vénézuelien (PCV), une forme d'alliance plus organisée, structurée et durable de collaboration: le Pôle patriotique. Dès le 15 octobre, le PCV a répondu positivement à cette proposition, entendue bien comme un espace d'échange et de coordination des politiques et actions à mener et non comme une énième tentative de « parti unique de la gauche ».



Voici ici l'éditorial du dernier numéro de Tribuna popular reflétant la position lucide du PCV sur l'état de la révolution bolivarienne après les législatives.



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Bien sûr, le 26 septembre est derrière nous. Tout comme les élections législatives, la campagne électorale avec tout cet emballement médiatique. Mais, il est certain également que la bataille politique, idéologique et de masse continue.



Chaque étape du processus révolutionnaire vénézuelien, qui a commencé en 1998, est fortement marquée – avec ses avancées et ses reculs, et que cela nous plaise ou non – par des processus électoraux.



Cette caractéristique n'a été produit de la volonté de personne en particulier. Elle a été produit des conditions spécifiques du Vénézuela de fin de siècle.



L'actuelle fragilité de la révolution bolivarienne est liée justement au cadre de la démocratie libérale dans laquelle elle se déroule.



Cette expérience révolutionnaire menée par notre peuple peut dépérir, pas seulement par l'action des troupes états-uniennes mais aussi lors d'une élection, régionale, législative ou présidentielle.



Ce qui est grave, en fait, ce n'est pas qu'on puisse perdre une élection en soi, car cela signifierait que l'on a perdu les faveurs de la volonté populaire, mais bien que les forces réactionnaires et les médias de manipulation de masses aient encore une forte influence sur cette volonté populaire.



Ce qui est grave, en fait, c'est que une grande partie de cette volonté populaire a été perdue par les erreurs mêmes des forces participant au processus et d'une administration d'Etat défaillante, bureaucratique et gangrénée par la corruption.



Ce qui est grave, en fait, c'est que la prostitution des termes Socialisme et Socialiste – utilisés à tort et travers pour qualifier un moment politique et des actions de gouvernement qui n'en sont pas – peut emmener à ce que cette volonté populaire soit déçue, frustrée, et qu'elle vienne à apporter son soutien à des courants anti-populaires.



Le plus gros problème n'est pas les élections – même celles de type libéral-bourgeoise qui sont encore en vigueur au Vénézuela – mais la structure de l'État, qui continue d'être bourgeoise. Dans la mesure même où l'État vénézuelien changera – l'État étant bien plus que le seul gouvernement – le système électoral changera également.



Dans cette discussion, il faut avoir clairement en tête le fait que le système électoral n'est ni le plus ni le moins automatisé qui soit, ni le plus ou le moins fiable qui soit, ni le plus ou moins fidèle à la volonté populaire qui soit.



Le système électoral sera réellement démocratique dans la mesure où il sera libéré des diverses formes d'influence de la bourgeoisie, des forces réactionnaires et de leurs valeurs capitalistes.



En cela, on doit continuer la bataille pour l'approfondissement de la révolution; avancer de façon organisée, coordonnée et unie des actions menant à la liquidation de l'État bourgeois et à la construction de l'État populaire et démocratique; remplacer la structure et les modes de gestion de la démocratie libérale par le Pouvoir populaire.



En cela, d'une grande importance relève la nécessité exprimée à maintes reprises par le PCV – et que le Président Chavez a interprété par sa proposition du Pôle patriotique – de progresser vers l'articulation des forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires pour constituer un espace permanent de coordination des politiques, une structure organique non conjoncturelle ni restreinte au cadre électoral, « avec une vision stratégique caractérisée par une dynamique interne qui stimule la discussion politique et idéologique de fond et qui favorise la participation équitable et démocratique des forces révolutionnaires à leur niveau respectif, en répondant au principe d' 'unité dans la diversité' ».



Un grand front anti-impérialiste et pour la construction d'un nouveau État, structuré à tous les niveaux et sur tous les fronts sociaux.



En définitive, l'expression politique-organisationnelle du germe de la direction collective de la Révolution vénézuelienne.



Il est encore temps. Faisons tous les efforts nécessaires pour remplir ce qui est une nécessité historique et une exigence populaire.



Pour cela et toutes les tâches à venir, le peuple vénézuelien et la révolution bolivarienne pourront continuer à compter sur le Parti communiste.



Editorial du numéro 180 de Tribuna popular, organe central du PC du Vénézuela

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