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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:33

venezuela faceLes statistiques de la CEPAL et de l'ONU montrent, qu'en dix ans de révolution bolivarienne, le Vénézuela a réduit drastiquement la pauvreté et les inégalités


 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Le Vénézuela, l'Argentine, le Brésil et la Bolivie sont les pays de la région qui ont le plus réduit les inégalités et la pauvreté dans la dernière décennie, a reconnu la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal), Alicia Barcena.



« Il y a une rupture si on compare les chiffres avec ceux des années 1990 »,a-t-elle affirmé dans un reportage publié ce dimanche dans le journal Pagina12.



« L'Amérique latine est aujourd'hui une région progressiste » en référence aux succès obtenus par ces pays, qui peuvent compter sur des gouvernements de gauche qui ont fixé comme priorité les investissement sociaux et le bien-être de leurs peuples.



Dans la même idée, elle a affirmé: « Les gouvernements progressistes nous laissent un héritage très positif, où on ne peut faire marche arrière dans les politiques sociales menées jusque-là. Ces dépenses sociales ne sont pas perdues car elles sont le moteur de l'économie ».



Barcena a également estimé crucial le rôle de l'État comme acteur impulsant le développement et a parlé de la nécessité de mettre sur pied des conventions sociales avec les secteurs productifs « parce que l'État ne peut pas tout faire tout seul non plus ».



« La seule façon de sortir des inégalités, ce sont des emplois avec des droits et protégés », a-t-elle exprimé.




Le Vénézuela à l'avant-garde




Dans le cas particulier du Vénézuela, la reconnaissance de la Cepal quant à la réduction de la pauvreté et des inégalités a été partagée par l'Organisation des Etats américains (OEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).



Le rapport le plus récent Notre démocratie, élaboré par l'OEA et le PNUD souligne que le Vénézuela est la nation de la région qui a le plus réduit la pauvreté dans la période 1999-2008.



Les chiffres démontrent que le pays a diminué de 49,4% à 27,6% le taux de pauvreté.



Dans la même période, le document atteste que l'indice d'inégalité au Vénézuela a baissé de 0,498 en 1999 à 0,412 en 2008, ce qui constitue une amélioration considérable.



De la même façon, les chiffres soulignent la diminution du nombre de personnes en situation d'extrême pauvreté, puisqu'en 1999, près de 21,7% des vénézueliens vivaient dans la rue tandis qu'en 2008, la proportion est passée à 9,9%.



D'autres données du rapport révèlent par ailleurs que le Vénézuela a diminué de 58% le taux de mal-nutrition infantile, qui est passé de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.



Les missions sociales créées par le Gouvernement bolivarien en coopération avec Cuba, ont contribué à éradiquer la pauvreté et les inégalités avec l'extension de l'accès gratuit à la santé et à l'éducation à tous les niveaux, et les efforts de l'État pour garantir l'alimentation de la majorité de la population à travers un réseau de magasins à prix solidaires.



Les Mission Barrio Adentro (I, II, III), Mission Mercal, Mission Robinson, Mission Ribas, Mission Sucre, Mission Identité, Mission Révolution énergétique, Mission de l'enfant Jésus, Mission Noire Hyppolite, Mission Culture, Mission Arbre et Mission Science sont quelques-uns des programmes créés dans le but de garantir les droits fondamentaux de la population, en mettant l'accent sur les plus exclus.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 01:21

hugo-chavez 11Nouvelles nationalisations dans l'industrie verrière, la sidérurgie et l'immobilier annoncées par Hugo Chavez au Vénézuela



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 31 octobre, dans le cadre de son émission dominicale « Alo Presidente », le président de la République bolivarienne du Vénézuela, Hugo Chavez annonce ses intentions vis-à-vis de l'entreprise-clé du secteur sidérurgie vénézuelien SIDETUR: « Je vais prononcer ces mots que l'opposition aime tant: exproprions-la! ». Jeudi 4 novembre, le décret présidentiel était promulgué et ce vendredi 5, la Garde nationale a pris possession des six usines du groupe au nom du peuple Vénézuelien.



Les travailleurs des six usines du groupe se sont aussitôt félicités de la nouvelle et ont occupé symboliquement leurs lieux de travail. En mai dernier, les travailleurs syndiqués à la CUT (Centrale unique des Travailleurs) avait déjà demandé avec insistance au président Chavez la nationalisation de la SIDETUR, appel relayé et soutenu alors par le Parti communiste vénézuelien (PCV).



C'est la deuxième nationalisation d'importance nationale en quelques jours.Lundi 25, Chavez avait annoncé la nationalisation de la filiale locale du numéro un mondial dans la fabrication de bouteilles, l'états-unien Owens-Illinois, qui compte deux usines et un millier d'employés au Vénézuela. Chavez justifie la nationalisation ainsi: « Owens-Illinois est une entreprise à capitaux américains qui exploite depuis des années les travailleurs, détruit l'environnement et vole l'argent des Vénézueliens ».




Plan « Guyana socialista 2019 »: nationalisation des industries-clés et transition vers le socialisme




Mais la nationalisation de la SIDETUR - aussitôt renommé Complexe sidérurgique bolivarien -  est d'une toute autre importance stratégique. En effet, les six usines de cette filiale du groupe privé vénézuelien SIVENSA produisent 835 000 tonnes d'acier par an, exportent dans 25 pays et fournissent 40% des barres en acier du pays. Or, depuis plusieurs années, l'entreprise pratiquait des prix démesurément élevés dans son pays d'origine pour mieux pénétrer le marché mondial. C'est la raison concrète donné par Chavez pour justifier cette nationalisation.



Toutefois, cette nationalisation se comprend dans un vaste plan d'appropriation sociale des moyens de production dans les secteurs stratégiques. En 2008, Chavez avait déjà nationalisé le groupe SIDOR qui possède la plus grande aciérie de la région. La nationalisation de la SIDETUR s'insère dans ce plan en prenant en compte le fait que « la SIDETUR n'est pas juste une entreprise », comme le rappelait le ministre vénézuelien des mines et industries fondamentales José Khan, « c'est une entreprise qui doit à servir à garantir des produits de base pour le logement, les infrastructures et les routes. »



Cette nationalisation s'inscrit plus globalement dans le « Plan Guyana socialista 2019 » présenté par Chavez en 2009 et qui prévoit une prise de contrôle de l'État sur les industries du fer, de l'acier et de l'aluminium. Comme le notait lundi le président de l'Industrie de l'aluminium vénézuelien (Venalum) Rada Gumuluch: « L'intégration des deux industries de l'acier et de l'aluminium est stratégique pour le pays et pour la construction du socialisme (…) pour assurer le socialisme, les moyens de production doivent être au service du peuple ».



La nationalisation démocratique, avec contrôle ouvrier, de ces industries-clés ne se conçoit que dans le plan global de transition au socialisme: « Ce conglomérat d'industries répondra aux besoins du peuple. Nous avançons vers une forme sociale, collective, indirecte de propriété. L'État administrera l'industrie, mais les travailleurs sont les acteurs fondamentaux », a-t-il ajouté.




La question du logement: une nécessaire intervention de l'État pour pallier aux défaillances du privé




L'autre versant de la nationalisation de la SIDETUR est celui de la question du logement. La production annuelle de la SIDETUR permettrait la construction de 135 000 logements par an. Dans un pays où le secteur immobilier est encore largement entre les mains du privé, l'état dramatique de la sous-production par rapport à la demande exponentielle de logements est, pour le président Chavez à mettre au crédit de la stratégie spéculative des grands groupes immobiliers.



« Les intérêts privés, les spéculateurs ne veulent pas une production massive de logements pour le peuple. Ils opèrent selon la notion capitaliste de l'offre et de la demande. Moins il y a de logements disponibles, plus élevée est la demande, et plus ils peuvent en tirer de bénéfices », a résumé dimanche le président de la République bolivarienne.



C'est pourquoi Chavez a accompagné la nationalisation de la SIDETUR de celle de six projets immobiliers au nord du pays, l'occupation temporaire de huit autres projets (temporaire puisque les logements seront ensuite remis aux résidents eux-mêmes) ainsi que la supervision étroite de dix-neuf autres projets.



Les communistes vénézueliens avaient conditionné leur alliance historique des législatives du 26 septembre à un « approfondissement de la révolution bolivarienne » dans lequel les nationalisations démocratiques occuperait un rôle central.



Après les premières nationalisations annoncées au mois d'octobre dans les secteurs agro-alimentaires et pétroliers (cf article d'octobre: Accélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations: une étape dans l' « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela), ces nationalisations dans des secteurs aussi stratégiques que le bâtiment et la sidérurgie démontrent que l'appel des communistes vénézueliens a trouvé un écho du côté de l'allié socialiste.



Même s'il est trop tôt pour se prononcer définitivement – surtout dans un pays dans lequel 2/3 des richesses sont encore produites par le privé, soit le même niveau qu'en 1999, année de l'arrivée au pouvoir de Chavez – il semble que le gouvernement Vénézuelien, porté par l'alliance historique entre communistes et socialistes, suive désormais la voie indiquée par les communistes vénézueliens.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:08

04132010_pcv_nelson_rivero.jpgLe pôle patriotique et l'approfondissement de la révolution



Le 11 octobre dernier, le président Vénézuelien a proposé à ses partenaires de l'alliance électorale du 26 septembre et plus largement de la révolution bolivarienne, essentiellement le Parti communiste Vénézuelien (PCV), une forme d'alliance plus organisée, structurée et durable de collaboration: le Pôle patriotique. Dès le 15 octobre, le PCV a répondu positivement à cette proposition, entendue bien comme un espace d'échange et de coordination des politiques et actions à mener et non comme une énième tentative de « parti unique de la gauche ».



Voici ici l'éditorial du dernier numéro de Tribuna popular reflétant la position lucide du PCV sur l'état de la révolution bolivarienne après les législatives.



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Bien sûr, le 26 septembre est derrière nous. Tout comme les élections législatives, la campagne électorale avec tout cet emballement médiatique. Mais, il est certain également que la bataille politique, idéologique et de masse continue.



Chaque étape du processus révolutionnaire vénézuelien, qui a commencé en 1998, est fortement marquée – avec ses avancées et ses reculs, et que cela nous plaise ou non – par des processus électoraux.



Cette caractéristique n'a été produit de la volonté de personne en particulier. Elle a été produit des conditions spécifiques du Vénézuela de fin de siècle.



L'actuelle fragilité de la révolution bolivarienne est liée justement au cadre de la démocratie libérale dans laquelle elle se déroule.



Cette expérience révolutionnaire menée par notre peuple peut dépérir, pas seulement par l'action des troupes états-uniennes mais aussi lors d'une élection, régionale, législative ou présidentielle.



Ce qui est grave, en fait, ce n'est pas qu'on puisse perdre une élection en soi, car cela signifierait que l'on a perdu les faveurs de la volonté populaire, mais bien que les forces réactionnaires et les médias de manipulation de masses aient encore une forte influence sur cette volonté populaire.



Ce qui est grave, en fait, c'est que une grande partie de cette volonté populaire a été perdue par les erreurs mêmes des forces participant au processus et d'une administration d'Etat défaillante, bureaucratique et gangrénée par la corruption.



Ce qui est grave, en fait, c'est que la prostitution des termes Socialisme et Socialiste – utilisés à tort et travers pour qualifier un moment politique et des actions de gouvernement qui n'en sont pas – peut emmener à ce que cette volonté populaire soit déçue, frustrée, et qu'elle vienne à apporter son soutien à des courants anti-populaires.



Le plus gros problème n'est pas les élections – même celles de type libéral-bourgeoise qui sont encore en vigueur au Vénézuela – mais la structure de l'État, qui continue d'être bourgeoise. Dans la mesure même où l'État vénézuelien changera – l'État étant bien plus que le seul gouvernement – le système électoral changera également.



Dans cette discussion, il faut avoir clairement en tête le fait que le système électoral n'est ni le plus ni le moins automatisé qui soit, ni le plus ou le moins fiable qui soit, ni le plus ou moins fidèle à la volonté populaire qui soit.



Le système électoral sera réellement démocratique dans la mesure où il sera libéré des diverses formes d'influence de la bourgeoisie, des forces réactionnaires et de leurs valeurs capitalistes.



En cela, on doit continuer la bataille pour l'approfondissement de la révolution; avancer de façon organisée, coordonnée et unie des actions menant à la liquidation de l'État bourgeois et à la construction de l'État populaire et démocratique; remplacer la structure et les modes de gestion de la démocratie libérale par le Pouvoir populaire.



En cela, d'une grande importance relève la nécessité exprimée à maintes reprises par le PCV – et que le Président Chavez a interprété par sa proposition du Pôle patriotique – de progresser vers l'articulation des forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires pour constituer un espace permanent de coordination des politiques, une structure organique non conjoncturelle ni restreinte au cadre électoral, « avec une vision stratégique caractérisée par une dynamique interne qui stimule la discussion politique et idéologique de fond et qui favorise la participation équitable et démocratique des forces révolutionnaires à leur niveau respectif, en répondant au principe d' 'unité dans la diversité' ».



Un grand front anti-impérialiste et pour la construction d'un nouveau État, structuré à tous les niveaux et sur tous les fronts sociaux.



En définitive, l'expression politique-organisationnelle du germe de la direction collective de la Révolution vénézuelienne.



Il est encore temps. Faisons tous les efforts nécessaires pour remplir ce qui est une nécessité historique et une exigence populaire.



Pour cela et toutes les tâches à venir, le peuple vénézuelien et la révolution bolivarienne pourront continuer à compter sur le Parti communiste.



Editorial du numéro 180 de Tribuna popular, organe central du PC du Vénézuela

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:06

chavezbolivarAccélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations annoncée par Hugo Chavez


Une étape dans l' « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela



Article AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


 

Deux semaines après la première réussie de l'alliance historique socialiste-communiste au Vénézuela lors des législatives du 26 septembre, le président de la République Bolivarienne a mis en œuvre ce dimanche la première étape de l' « approfondissement de la révolution socialiste » défendue pendant la campagne par l'allié communiste.

 

« Bourgeoisie, attention! Dans quelques minutes, j'annoncerai une nouvelle nationalisation », c'est ainsi qu'Hugo Chavez a commencé ce 10 octobre son allocution dominicale de l'émission 'Allo presidente!'.

 

Chavez a en fait annoncé deux nationalisations d'entreprises situées stratégiquement dans le processus de production national: celle du site de production d'engrais Fertinitro entre les mains notamment de l'américiain Koch et de l'italien ENI, et de l'entreprise spécialisée dans la production de lubrifiants Venoco.

 

Pour le président, la nationalisation de Venoco est réalisé non seulement pour « continuer à construire la patrie socialiste et la souveraineté du pays » mais elle était aussi une nécessité par la position de monopole que l'entreprise avait acquise, notamment auprès de l'entreprise nationale pétrolière PDVSA, et qui lui permettait de spéculer au détriment du peuple vénézuelien:

 

« Cette entreprise nous faisait toujours le même coup: Pétroles du Vénézuela (PDVSA) produisait la base de lubrifiants et la vendait au privé, puis ils achetaient la matière première et nous revendaient les produits quatre ou cinq fois plus chers ».

 

Pour Chavez, la nationalisation profitera tant au(x) producteur(s) qu'au consommateur: « Avec cette action, on va baisser les prix des lubrifiants et nous allons libérer les travailleurs ».

 

La nationalisation de Fertinitro, un des sites majeurs dans le monde pour la production d'engrais, devait elle se concevoir dans le cadre du « plan de souveraineté agro-alimentaire ». Cette entreprise devait « devenir propriété de la patrie, les maîtres de tout cela sont la Patrie et le peuple ».


 

« Aujourd'hui est venue l'heure d'accélérer la Révolution agraire »


 

En effet, la nationalisation de cette entreprise stratégique dans la production d'engrais est insérée dans ce que Chavez appelle justement non pas une « réforme agraire » mais bien une « Révolution agraire ».

 

Lundi 4 octobre, Hugo Chavez annonçait la nationalisation d' « Agroisleña », géant de l'industrie agro-alimentaire vénézuelienne, producteur notamment d'engrais et de produits chimiques. Elle fournit actuellement 60% des matières premières utilisées dans le secteur agricole.

 

Parmi les toutes premières mesures symboliques attachées à cette nationalisation: la baisse immédiate du prix des semences, engrais et produits agro-chimiques; et surtout le changement de nom en « Agropatria ».

 

Dans sa « Ligne de Chavez » du 10 octobre intitulé justement « Agropatria! », Hugo Chavez indiquait le but de telles manœuvres, mener la guerre contre les latifundistes pour éliminer la grande propriété terrienne, source d'exploitation et d'asservissement social: « Que les latifundistes sachent qu'est fini le temps de l'oligopole dont ils ont tellement profité: aujourd'hui est venue l'heure d'accélérer la révolution agraire ».

 

Dans le cadre de cette révolution agraire, le gouvernement bolivarien prévoit également l'expropriation des terres de la « Compania Inglesa » appartenant à la famille britannique Vestey, entre 200 000 et 300 000 hectares de terres cultivables.

 

Depuis 1999, et le début de la révolution bolivarienne, 2,5 millions d'hectares de terres ont déjà été nationalisées.


 

Soutien total des partenaires de l'alliance bolivarienne et socialiste: le syndicat UNETE et le PCV


 

Le premier soutien du gouvernement de Chavez est celui de son propre parti, le PSUV, de la bouche du député Carlos Escarra, au nom des députés socialistes: « Nous nous solidarisons avec les mesures prises par le Président vis-à-vis de Agroisleña, Venoco et Fetrinitro ».

 

Même si cette déclaration exprime certaines précautions sur la question de la propriété: « Il n'est fait aucune référence dans notre constitution à un type de propriété en particulier, parce que quand on garantit le droit de propriété, on le garantit dans son intégralité. En ce sens, il n'existe aucun autre État qui n'ait plus renforcé la propriété privée que cet État ».

 

Il faut rappeler qu'actuellement 65% de la production nationale vénézuelienne est encore assurée par le secteur privé. Le même niveau qu'en 1999, au début de la révolution bolivarienne.

 

Le processus d' « approfondissement de la révolution socialiste » bénéficie néanmoins du soutien enthousiaste et résolu des autres partenaires de l'alliance bolivarienne, et en particulier des communistes.

 

L'UNETE, principale centrale syndicale du pays, « soutient les expropriations de Agroislena, Venoco et Fertinitro, dans le cadre de la construction de la souveraineté agro-alimentaire et énergétique ». Mais elle incite à articuler ces nationalisations avec une participation populaire des travailleurs à la gestion de l'entreprise.

 

Le Parti communiste Vénézuelien (PCV) soutient totalement ces nationalisations mais comme l'UNETE insiste sur la nécessité « que l'on progresse vers la construction de conseils des travailleurs et travailleuses; de mécanismes de participation des petits et moyens producteurs, que l'on permette que des décisions de ce genre soient orientées vers la transformation des rapports sociaux de production, vers la socialisation des moyens de commercialisation, de redistribution et de production ».

 

A partir notamment des différents articles publiés par Tribuna popular, organe du PCV

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 21:29

PCV psuvÉlections du 26 septembre au Vénézuela

 

Première réussie pour l'alliance socialiste-communiste qui triomphe d'un bloc contre-révolutionaire allant de l'extrême-gauche à la droite extrême

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Après avoir boycotté le scrutin de 2005, l'opposition réactionnaire – qui avait mis sur pied une coalition hétéroclite allant de groupuscules d'extrême-gauche à des formations de droite extrême – pensait son heure venue.

 

Sa campagne s'appuyant d'une part sur la question de l'insécurité et d'autre part sur la reprise de thèmes anti-communistes rappelant les pires heures de l'histoire vénézuelienne n'a pourtant pas pris.


 

Large victoire électorale et majorité parlementaire pour l'alliance socialiste-communiste


 

Les résultats presque définitifs communiqués par le Conseil national électoral (CNE) vénézueliens révèlent la large victoire de l'alliance socialiste-communiste (PSUV/PCV) avec la conquête de 97 sièges sur 165.

 

Certes, le président Hugo Chavez ne disposera pas de la majorité qualifiée des 2/3 qui lui aurait évité des débats mouvementés et l'opposition systématique au Parlement du « bloc des droites » aux principales réformes promues par l'alliance.

 

Mais, cette victoire, avec un 66% de participation qu'enviraient la plupart des démocraties occidentales, a surtout valeur de plébiscite pour la révolution bolivarienne et de ses progrès reconnus  par plus de 5,5 millions d'électeurs dans les domaines de l'éducation, la santé et plus globalement de l'amélioration des conditions socio-économiques du peuple vénézuelien.

 



 

 

Percée d'une opposition contre-révolutionnaire hétéroclite, échec de la « Troisième voie » entre révolution et réaction


 

 

Toutefois, la percée de l'opposition, inévitable après le boycott de 2005, ne doit pas être sous-estimée.

 

Si elle n'a réuni que 60 sièges, elle pourrait avoir talonné le bloc socialiste-communiste en nombre de voix exprimés. Les estimations varient grandement quant au nombre de voix qu'elle aurait obtenu. Le CNE n'a pour l'instant pas communiquer de données agrégées essentiellement à cause  d'un scrutin mixte majoritaire uninominal/proportionnel de liste qui rend le comptage et l'agrégation de données mal-aisés.

 

Il faut rappeler que la Coordination de l'Unité Démocratique (MUD en espagnol) est parvenue pour la première fois à réunir une coalition, tout aussi hétéroclite que cohérente dans sa critique virulente et souvent haineuse du processus révolutionnaire bolivarienne, de 16 partis contre-révolutionnaires, allant de l'extrême-gauche renégate du communisme (La cause radicale-LCR) à la droite extrême (la Justice d'abord/COPEI).

 

Mais, paradoxe apparent, son centre de gravité se retrouve au centre-gauche social-démocrate dont se revendiquent la plupart des partis qui composent la coalition dont certains sont d'anciens compagnons de route d'Hugo Chavez (Un nuevo tiempo/ Action démocratique/ PODEMOS/Mouvement vers le socialisme)

 

Par contre, il ne fait aucun doute que les partis de centre-gauche qui avaient refusé de choisir entre révolution et réaction s'effacent de tout rôle central dans la vie politique du pays.

 

Caractéristique de ce choix, l'ancien allié privilégié du chavisme, le parti PPT (Patrie pour tous) perd 8 sièges et ne conserve sa représentation parlementaire, avec 3 sièges, uniquement par son enracinement particulier en Amazonie.


 

Le PCV réussit son pari et conserve une réelle existence électorale et une représentation parlementaire


 

Pour ce qui est du Parti communiste Vénézuelien (PCV), le choix de conclure cette alliance socialiste-communiste historique se trouve légitimée par la possibilité d' « approfondir la révolution », pour reprendre mot d'ordre de campagne du parti, qu'offre ce résultat positif.

 

Sur le plan comptable, difficile encore de savoir tous les résultats définitifs, mais le PCV obtiendrait entre 1,5 et 2% des voix et conserverait ainsi une représentation parlementaire grâce à l'élection de deux députés: son secrétaire-général, Oscar Figuera, au scrutin de liste dans l'Etat de Guarico et Carolus Wimmer au Parlement latino-américain (Parlatino).

 

Etant donné le score du parti et le fait que seuls 52 sièges étaient soumis au scrutin de liste, cette représentation est donc fidèle au résultat du parti. Le résultat relativement meilleur de 2005 (entre 2 et 3% et 8 députés) s'explique avant tout par le boycott du scrutin par l'opposition alors.

 

Toutes choses égales par ailleurs, ce scrutin marque donc une consolidation du vote communiste, tout du moins l'absence d'effacement de l'identité communiste dans le « bloc socialiste » sous hégémonie du parti de Chavez, le PSUV.

 

 

Le PC Vénézuelien confirme donc ses résultats encourageants de 2005. Pendant onze ans, il s'est révélé l'allié le plus fidèle de la force hégémonique de la révolution bolivarienne, le PSUV (Parti socialiste unifié du Vénézuela). Le « seul allié qui nous reste »avait dit pendant la campagne Chavez. Mais un allié critique des limites du processus révolutionnaire en cours, toujours dans l'esprit de la construction de la révolution bolivarienne etsocialiste au Vénézuela.


 

Le PCV salue une nouvelle victoire des travailleurs... mais appelle à la mobilisation et à la lutte!


 

Derrière son mot d'ordre « Approfondir la révolution, construire le pouvoir populaire », le PCV a marqué sa volonté de concrétiser enfin le passage de la révolution national-démocratique à un processus révolutionnaire mettant à l'ordre du jour la transition au socialisme.

 

Durant la campagne, le PCV a porté 12 revendications-clés qui sont censés poser des conditions favorables à cette transition au socialisme. Entre autres, la mise en place d'un système de Sécurité sociale et d'un système national de santé public, universel et gratuit; l'adoption d'une « Loi organique du travail » garantissant un ensemble de droits sociaux et syndicaux inédits pour les travailleurs vénézueliens; nationalisations démocratiques avec contrôle ouvrier sur les lieux de travail; réforme fiscale avec progressivité et taxation du capital accrue et un nouveau modèle de développement reposant sur un fort secteur nationalisé et la planification démocratique.

 

Dans son communiqué post-électoral, le PCV salue « une nouvelle victoire des travailleurs ». Il se montre « satisfait du développement et du résultat excellent du processus électoral, marqué par l'exercice démocratique et populaire du processus de changements que le peuple continue à se donner ».

 

Toutefois, devant la résolution et l'unité du bloc contre-révolutionnaire à attendre au Parlement, le PCV « appelle à la plus large mobilisation et lutte des travailleurs pour l'adoption de la nouvelle Loi organique du travail ou le projet de loi sur les Conseils socialistes des travailleurs, destinées à approfondir les droits sociaux de classe ouvrière, des travailleurs des villes et des champs ».

 

Le PCV est désormais devenu un allié crédible et entendu du côté des socialistes vénézueliens. Au-delà du renforcement de l'étroite alliance entre socialistes-communistes, tout dépendra désormais de la capacité des communistes vénézueliens à imposer leur programme comme base de discussion à gauche, dans l'optique du passage démocratique au socialisme, toujours incertain après onze ans de révolution bolivarienne.

 

Dans cette optique, seule la mobilisation sociale et la lutte, politiquement attachée à la révolution bolivarienne, peut permettre d'approfondir ce processus, et de mettre en échec les projets de restauration de l'opposition réactionnaire.

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