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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:06

chavezbolivarAccélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations annoncée par Hugo Chavez


Une étape dans l' « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela



Article AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


 

Deux semaines après la première réussie de l'alliance historique socialiste-communiste au Vénézuela lors des législatives du 26 septembre, le président de la République Bolivarienne a mis en œuvre ce dimanche la première étape de l' « approfondissement de la révolution socialiste » défendue pendant la campagne par l'allié communiste.

 

« Bourgeoisie, attention! Dans quelques minutes, j'annoncerai une nouvelle nationalisation », c'est ainsi qu'Hugo Chavez a commencé ce 10 octobre son allocution dominicale de l'émission 'Allo presidente!'.

 

Chavez a en fait annoncé deux nationalisations d'entreprises situées stratégiquement dans le processus de production national: celle du site de production d'engrais Fertinitro entre les mains notamment de l'américiain Koch et de l'italien ENI, et de l'entreprise spécialisée dans la production de lubrifiants Venoco.

 

Pour le président, la nationalisation de Venoco est réalisé non seulement pour « continuer à construire la patrie socialiste et la souveraineté du pays » mais elle était aussi une nécessité par la position de monopole que l'entreprise avait acquise, notamment auprès de l'entreprise nationale pétrolière PDVSA, et qui lui permettait de spéculer au détriment du peuple vénézuelien:

 

« Cette entreprise nous faisait toujours le même coup: Pétroles du Vénézuela (PDVSA) produisait la base de lubrifiants et la vendait au privé, puis ils achetaient la matière première et nous revendaient les produits quatre ou cinq fois plus chers ».

 

Pour Chavez, la nationalisation profitera tant au(x) producteur(s) qu'au consommateur: « Avec cette action, on va baisser les prix des lubrifiants et nous allons libérer les travailleurs ».

 

La nationalisation de Fertinitro, un des sites majeurs dans le monde pour la production d'engrais, devait elle se concevoir dans le cadre du « plan de souveraineté agro-alimentaire ». Cette entreprise devait « devenir propriété de la patrie, les maîtres de tout cela sont la Patrie et le peuple ».


 

« Aujourd'hui est venue l'heure d'accélérer la Révolution agraire »


 

En effet, la nationalisation de cette entreprise stratégique dans la production d'engrais est insérée dans ce que Chavez appelle justement non pas une « réforme agraire » mais bien une « Révolution agraire ».

 

Lundi 4 octobre, Hugo Chavez annonçait la nationalisation d' « Agroisleña », géant de l'industrie agro-alimentaire vénézuelienne, producteur notamment d'engrais et de produits chimiques. Elle fournit actuellement 60% des matières premières utilisées dans le secteur agricole.

 

Parmi les toutes premières mesures symboliques attachées à cette nationalisation: la baisse immédiate du prix des semences, engrais et produits agro-chimiques; et surtout le changement de nom en « Agropatria ».

 

Dans sa « Ligne de Chavez » du 10 octobre intitulé justement « Agropatria! », Hugo Chavez indiquait le but de telles manœuvres, mener la guerre contre les latifundistes pour éliminer la grande propriété terrienne, source d'exploitation et d'asservissement social: « Que les latifundistes sachent qu'est fini le temps de l'oligopole dont ils ont tellement profité: aujourd'hui est venue l'heure d'accélérer la révolution agraire ».

 

Dans le cadre de cette révolution agraire, le gouvernement bolivarien prévoit également l'expropriation des terres de la « Compania Inglesa » appartenant à la famille britannique Vestey, entre 200 000 et 300 000 hectares de terres cultivables.

 

Depuis 1999, et le début de la révolution bolivarienne, 2,5 millions d'hectares de terres ont déjà été nationalisées.


 

Soutien total des partenaires de l'alliance bolivarienne et socialiste: le syndicat UNETE et le PCV


 

Le premier soutien du gouvernement de Chavez est celui de son propre parti, le PSUV, de la bouche du député Carlos Escarra, au nom des députés socialistes: « Nous nous solidarisons avec les mesures prises par le Président vis-à-vis de Agroisleña, Venoco et Fetrinitro ».

 

Même si cette déclaration exprime certaines précautions sur la question de la propriété: « Il n'est fait aucune référence dans notre constitution à un type de propriété en particulier, parce que quand on garantit le droit de propriété, on le garantit dans son intégralité. En ce sens, il n'existe aucun autre État qui n'ait plus renforcé la propriété privée que cet État ».

 

Il faut rappeler qu'actuellement 65% de la production nationale vénézuelienne est encore assurée par le secteur privé. Le même niveau qu'en 1999, au début de la révolution bolivarienne.

 

Le processus d' « approfondissement de la révolution socialiste » bénéficie néanmoins du soutien enthousiaste et résolu des autres partenaires de l'alliance bolivarienne, et en particulier des communistes.

 

L'UNETE, principale centrale syndicale du pays, « soutient les expropriations de Agroislena, Venoco et Fertinitro, dans le cadre de la construction de la souveraineté agro-alimentaire et énergétique ». Mais elle incite à articuler ces nationalisations avec une participation populaire des travailleurs à la gestion de l'entreprise.

 

Le Parti communiste Vénézuelien (PCV) soutient totalement ces nationalisations mais comme l'UNETE insiste sur la nécessité « que l'on progresse vers la construction de conseils des travailleurs et travailleuses; de mécanismes de participation des petits et moyens producteurs, que l'on permette que des décisions de ce genre soient orientées vers la transformation des rapports sociaux de production, vers la socialisation des moyens de commercialisation, de redistribution et de production ».

 

A partir notamment des différents articles publiés par Tribuna popular, organe du PCV

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 21:29

PCV psuvÉlections du 26 septembre au Vénézuela

 

Première réussie pour l'alliance socialiste-communiste qui triomphe d'un bloc contre-révolutionaire allant de l'extrême-gauche à la droite extrême

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Après avoir boycotté le scrutin de 2005, l'opposition réactionnaire – qui avait mis sur pied une coalition hétéroclite allant de groupuscules d'extrême-gauche à des formations de droite extrême – pensait son heure venue.

 

Sa campagne s'appuyant d'une part sur la question de l'insécurité et d'autre part sur la reprise de thèmes anti-communistes rappelant les pires heures de l'histoire vénézuelienne n'a pourtant pas pris.


 

Large victoire électorale et majorité parlementaire pour l'alliance socialiste-communiste


 

Les résultats presque définitifs communiqués par le Conseil national électoral (CNE) vénézueliens révèlent la large victoire de l'alliance socialiste-communiste (PSUV/PCV) avec la conquête de 97 sièges sur 165.

 

Certes, le président Hugo Chavez ne disposera pas de la majorité qualifiée des 2/3 qui lui aurait évité des débats mouvementés et l'opposition systématique au Parlement du « bloc des droites » aux principales réformes promues par l'alliance.

 

Mais, cette victoire, avec un 66% de participation qu'enviraient la plupart des démocraties occidentales, a surtout valeur de plébiscite pour la révolution bolivarienne et de ses progrès reconnus  par plus de 5,5 millions d'électeurs dans les domaines de l'éducation, la santé et plus globalement de l'amélioration des conditions socio-économiques du peuple vénézuelien.

 



 

 

Percée d'une opposition contre-révolutionnaire hétéroclite, échec de la « Troisième voie » entre révolution et réaction


 

 

Toutefois, la percée de l'opposition, inévitable après le boycott de 2005, ne doit pas être sous-estimée.

 

Si elle n'a réuni que 60 sièges, elle pourrait avoir talonné le bloc socialiste-communiste en nombre de voix exprimés. Les estimations varient grandement quant au nombre de voix qu'elle aurait obtenu. Le CNE n'a pour l'instant pas communiquer de données agrégées essentiellement à cause  d'un scrutin mixte majoritaire uninominal/proportionnel de liste qui rend le comptage et l'agrégation de données mal-aisés.

 

Il faut rappeler que la Coordination de l'Unité Démocratique (MUD en espagnol) est parvenue pour la première fois à réunir une coalition, tout aussi hétéroclite que cohérente dans sa critique virulente et souvent haineuse du processus révolutionnaire bolivarienne, de 16 partis contre-révolutionnaires, allant de l'extrême-gauche renégate du communisme (La cause radicale-LCR) à la droite extrême (la Justice d'abord/COPEI).

 

Mais, paradoxe apparent, son centre de gravité se retrouve au centre-gauche social-démocrate dont se revendiquent la plupart des partis qui composent la coalition dont certains sont d'anciens compagnons de route d'Hugo Chavez (Un nuevo tiempo/ Action démocratique/ PODEMOS/Mouvement vers le socialisme)

 

Par contre, il ne fait aucun doute que les partis de centre-gauche qui avaient refusé de choisir entre révolution et réaction s'effacent de tout rôle central dans la vie politique du pays.

 

Caractéristique de ce choix, l'ancien allié privilégié du chavisme, le parti PPT (Patrie pour tous) perd 8 sièges et ne conserve sa représentation parlementaire, avec 3 sièges, uniquement par son enracinement particulier en Amazonie.


 

Le PCV réussit son pari et conserve une réelle existence électorale et une représentation parlementaire


 

Pour ce qui est du Parti communiste Vénézuelien (PCV), le choix de conclure cette alliance socialiste-communiste historique se trouve légitimée par la possibilité d' « approfondir la révolution », pour reprendre mot d'ordre de campagne du parti, qu'offre ce résultat positif.

 

Sur le plan comptable, difficile encore de savoir tous les résultats définitifs, mais le PCV obtiendrait entre 1,5 et 2% des voix et conserverait ainsi une représentation parlementaire grâce à l'élection de deux députés: son secrétaire-général, Oscar Figuera, au scrutin de liste dans l'Etat de Guarico et Carolus Wimmer au Parlement latino-américain (Parlatino).

 

Etant donné le score du parti et le fait que seuls 52 sièges étaient soumis au scrutin de liste, cette représentation est donc fidèle au résultat du parti. Le résultat relativement meilleur de 2005 (entre 2 et 3% et 8 députés) s'explique avant tout par le boycott du scrutin par l'opposition alors.

 

Toutes choses égales par ailleurs, ce scrutin marque donc une consolidation du vote communiste, tout du moins l'absence d'effacement de l'identité communiste dans le « bloc socialiste » sous hégémonie du parti de Chavez, le PSUV.

 

 

Le PC Vénézuelien confirme donc ses résultats encourageants de 2005. Pendant onze ans, il s'est révélé l'allié le plus fidèle de la force hégémonique de la révolution bolivarienne, le PSUV (Parti socialiste unifié du Vénézuela). Le « seul allié qui nous reste »avait dit pendant la campagne Chavez. Mais un allié critique des limites du processus révolutionnaire en cours, toujours dans l'esprit de la construction de la révolution bolivarienne etsocialiste au Vénézuela.


 

Le PCV salue une nouvelle victoire des travailleurs... mais appelle à la mobilisation et à la lutte!


 

Derrière son mot d'ordre « Approfondir la révolution, construire le pouvoir populaire », le PCV a marqué sa volonté de concrétiser enfin le passage de la révolution national-démocratique à un processus révolutionnaire mettant à l'ordre du jour la transition au socialisme.

 

Durant la campagne, le PCV a porté 12 revendications-clés qui sont censés poser des conditions favorables à cette transition au socialisme. Entre autres, la mise en place d'un système de Sécurité sociale et d'un système national de santé public, universel et gratuit; l'adoption d'une « Loi organique du travail » garantissant un ensemble de droits sociaux et syndicaux inédits pour les travailleurs vénézueliens; nationalisations démocratiques avec contrôle ouvrier sur les lieux de travail; réforme fiscale avec progressivité et taxation du capital accrue et un nouveau modèle de développement reposant sur un fort secteur nationalisé et la planification démocratique.

 

Dans son communiqué post-électoral, le PCV salue « une nouvelle victoire des travailleurs ». Il se montre « satisfait du développement et du résultat excellent du processus électoral, marqué par l'exercice démocratique et populaire du processus de changements que le peuple continue à se donner ».

 

Toutefois, devant la résolution et l'unité du bloc contre-révolutionnaire à attendre au Parlement, le PCV « appelle à la plus large mobilisation et lutte des travailleurs pour l'adoption de la nouvelle Loi organique du travail ou le projet de loi sur les Conseils socialistes des travailleurs, destinées à approfondir les droits sociaux de classe ouvrière, des travailleurs des villes et des champs ».

 

Le PCV est désormais devenu un allié crédible et entendu du côté des socialistes vénézueliens. Au-delà du renforcement de l'étroite alliance entre socialistes-communistes, tout dépendra désormais de la capacité des communistes vénézueliens à imposer leur programme comme base de discussion à gauche, dans l'optique du passage démocratique au socialisme, toujours incertain après onze ans de révolution bolivarienne.

 

Dans cette optique, seule la mobilisation sociale et la lutte, politiquement attachée à la révolution bolivarienne, peut permettre d'approfondir ce processus, et de mettre en échec les projets de restauration de l'opposition réactionnaire.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 22:44

vota gallo rojo PCV12 raisons de voter communiste aux prochaines élections législatives Vénézueliennes



Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pour approfondir la révolution!



En tant que Parti communiste du Vénézuela (PCV), conscient de la nécessité d'approfondir la révolution bolivarienne dans la perspective d'avancer vers le socialisme, nous mettons à disposition des travailleurs, travailleuses et du peuple vénézuelien, 12 propositions urgentes qui doivent être portées durant la prochaine période législative, les raisons pour lesquelles on appelle à soutenir les candidats de la révolution par le bulletin du vote du PCV, du « Gallo rojo » [Le coq rouge – emblème du PCV]

 



Le Parti communiste du Vénézuela (PCV) qui, pendant près de huit décennies, s'est toujours révélé être un lutteur révolutionnaire fidèle et conséquent au côté de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, appelle à assurer une victoire retentissante le 26 septembre prochain.



La défense et l'approfondissement de la révolution vénézuélienne est une nécessité stratégique, en avançant vers la construction organique collective d'une large alliance patriotique, anti-impérialiste, anti-oligarchique, anti-monopoliste, démocratique et populaire qui soutienne la voie de la construction du socialisme.



La révolution Bolivarienne, qui a apporté au peuple tant d'espoirs et de succès, se trouve menacée par des dangers intérieurs et extérieurs, en particulier par la contre-offensive de l'impérialisme et ses laquais nationaux, et par le système capitaliste encore existant avec ses vices inhérents: la corruption, le bureaucratisme, l'exploitation, les inégalités, le chômage et la pauvreté.



Nous devons voter massivement, pour démonter à nouveau, par la voie institutionnelle, les projets de déstabilisation et de violence réactionnaire, et pour éviter que l'Assemblée nationale ne se transforme en un instrument au service des intérêts de l'impérialisme et de la bourgeoisie.



Le PCV offre son expérience et un accord historique, comme organisation qui représente les intérêts de la classe ouvrière et des travailleurs, pour être une tranchée de résistance et de combat à l'Assemblée nationale pour donner au processus révolutionnaire des perspectives d'approfondissement, pour avancer sur la construction de la nouvelle société, pour combattre la contre-révolution et les tendances réformistes. Par conséquent, nous continuerons à lutter pour:



Vers l'approfondissement de la révolution, les 12 propositions du PCV:



  • Le pouvoir populaire comme base du nouvel État socialiste: faire en sorte que le Pouvoir populaire soit la base du nouvel État, où les intérêts des travailleurs et travailleuses, des campagnes et des villes, seraient pris en compte dans un système national de planification de la production des biens et des services, pour la satisfaction intégrale des besoins et un nouveau modèle de gestion publique.

 

  • Les Conseils du pouvoir populaire: Organiser les Conseils du pouvoir populaire, dans diverses couches de la société (ouvriers, paysans, communautés, étudiants), avec une structure construite de bas en haut. En ce sens, nous insisterons sur la nécessité d'adopter la Loi spéciale sur les Conseils socialistes des travailleurs et travailleuses.

 

  • Nouvelle et révolutionnaire 'Loi organique du Travail': Continuer à lutter pour une nouvelle et révolutionnaire Loi organique du Travail, qui comprenne: stabilité du travail générale et absolue; réduction de la journée de travail; principe de rétro-activité pour le calcul des prestations sociales; garantie du premier emploi, rémunération des stages; droit à étudier et travailler; augmentation de la période de repos pré et post-natale; renforcement des droits à la syndicalisation et à la négociation collective; reconnaissance des droits politiques des travailleurs, en avançant vers leur participation active sur les lieux de travail, à travers un modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier.

 

  • Système unique national de santé: impulser la formation d'un Système unique national de Santé, intégré au Système de sécurité sociale, régi par les principes de gratuité, d'universalité, d'intégralité, d'équité, d'intégration sociale et de solidarité, avec une industrie nationale de production des biens et services nécessaires au système de santé

 

  • Système de sécurité sociale universelle: consolider un Système de sécurité sociale universelle, intégrale et efficace, en tant que service public non-lucratif, qui garantisse et assure au peuple protection par rapport aux divers accidents de la vie.

 

  • Loi anti-monopoliste: Promouvoir la Loi contre les monopoles, pour leur élimination, puisqu'ils freinent le développement national, nous rendent plus dépendants, et engendrent accaparement et augmentations des prix et de l'inflation.

 

  • Nouveau modèle de développement économique du pays: Poser les bases d'un nouveau développement économique, productif, souverain et juste, basé sur un système national de planification et de développement d'une industrialisation avec souveraineté, pour une économie diversifiée, avec une capacité productive élevée au service de l'intérêt national et populaire.

 

  • Secteur social de l'économie: Consolider et renforcer les entreprises de propriété sociale, en avançant vers la socialisation des principaux moyens de production, avec un modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier et social sur la production, la gestion et la distribution des biens et services.

 

  • Nationalisation du système financier du pays: Promouvoir la nationalisation et la socialisation du système bancaire et financier, avec des mécanismes de participation de ses travailleurs au contrôle de la gestion.

 

  • Réforme du système fiscal: Réformer de manière intégrale le système fiscal, avec élimination de la TVA, élévation du taux d'imposition du grand capital et des profits des grandes sociétés.

 

  • Augmentation des investissements sociaux: lutter pour garantir l'augmentation des investissements sociaux et l'institutionnalisation et la régularisation des Missions en tant que programmes d'Etat intégrés à l'administration publique nationale.

 

  • Défense des droits universels des travailleurs: Maintenir la défense inconditionnelle des droits des travailleurs et du peuple, en impulsant les processus de conscientisation révolutionnaire, d'organisation et de mobilisation.

 

 

Pour une victoire retentissante le 26 septembre...



PCV, l'option révolutionnaire



Votez Gallo Rojo

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 22:35

marcha pcv-001Élections du 26 septembre au Vénézuela

 

Le Parti Communiste du Vénézuela (PCV) dénonce la campagne anti-communiste de l'opposition qui prépare les conditions de l'établissement d'une dictature fasciste

 

 

 

 

Traduction JC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 




Le Bureau politique du Parti communiste du Vénézuela (PCV) a accusé l'opposition d'extrême-droite de lancer une campagne anti-communiste, dont l'objectif est de s'attaquer à la démocratie et d'acheminer le pays vers une dictature fasciste qui permette l'élimination de ceux qui luttent et des révolutionnaires révolutionnaires.



Voici les termes de Carolus Wimmer, membre de la direction nationale du Parti et candidat à sa réélection au Parlement latino-américain (Parlatino) dans le cadre de l'Alliance socialiste-communiste.



Wimmer a rappelé qu'il y a 80 ans, sous la dictature de Juan Vicente Gomez, régnait un féroce anti-communisme légal qui a permis l'emprisonnement, la torture, l'assassinat et l'exil de milliers de militants ouvriers et communistes impliqués dans les luttes, par le biais de l'article 32, paragraphe 6, qui interdisait toute activité communiste dans le pays.



Le PCV a appelé le peuple à ne pas se laisser tromper et a mis en garde sur le fait que ce que cherche la Table de l'Ultra-Droite (MUD – détournement du sigle officiel du parti de l'opposition droite, la Table de l'Unité Démocratique) et ses candidats à l'Assemblée nationale et le Parlatino, c'est de créer les conditions du coup d'Etat fasciste qui en termine avec toutes les avancées et les acquis gagnés par le gouvernement révolutionnaire, « Ces projets obscurantistes continuent à exister au 21ème siècle et nous rappellent que l'anti-communisme a précédé le nazisme allemand le siècle dernier », a déclaré Wimmer.



En tant que Parti communiste, nous rappelons que dans l'histoire contemporaine, l'impérialisme et les oligarchies ont utilisé l'anti-communisme pour commettre les plus grandes horreurs de l'humanité, lors desquelles on ne s'en est pas seulement pris aux communistes, mais aussi aux mouvements populaires et à tous ceux qui s'opposent à ses intérêts sinistres de domination.



Wimmer a rappelé ainsi le poème du dramaturge et poète allemand, Bertolt Brecht [attribué désormais au pasteur allemand Martin Niemoller], qui dans une de ses œuvres a fait remarquer:« Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. »


 

 

Détournement mal-intentionné des symboles du parti




Le PCV a annoncé qu'il va maintenant prendre des actions politiques et judiciaires contre le détournement mal-intentionné que l'on est en train de faire des symboles du Parti communiste du Vénézuela « La faucille et le marteau, symboles historiques du Parti communiste, expriment l'union de la classe ouvrière et des paysans, qui marquent l'unité du peuple dans la lutte pour le socialisme », a affirmé le dirigeant du parti.



Et il a dénoncé le fait que ces symboles ont été utilisés par l'opposition « pour salir les murs et terroriser le peuple, certaines organisations et mouvements de droite ont même attaqué la mémoire du grand leader révolutionnaire que fut Gustavo Machado, et on a même cherché à utiliser la mémoire de Miguel Otero Silva, militant et fondateur du PCV, qui a dû s'exiler à cause de l'attitude anti-communiste de certains », a rappelé Wimmer.




Hommage aux prisonniers-disparus




Le Parti communiste du Vénézuela, s'est joint également à la commémoration du Jour international des prisonniers-disparus, rappelant la triste époque des gouvernements de l'AD (Action démocratique – sociaux démocrates) et du COPEI (chrétien-social) du Puntofijismo [de l'accord de Punto Fijo signé en 1958 entre les sociaux-démocrates et les chrétiens-sociaux visant à construire un système bi-partisan écartant le Parti communiste et aboutissant de fait à la constitution d'une dictature oligarchique], qui ont le sombre record d'avoir fait découvrir en Amérique latine la figure du prisonnier-disparu, avec plus de 5 000 vénézueliens qui ont été prisonniers, torturés et ensuite disparus.



« Ils ont été assassinés – a souligné Wimmer – par les mêmes qui aujourd'hui raniment l'anti-communisme et se présentent, certains d'entre eux, comme candidats à l'Assemblée nationale et au Parlatino », a-t-il dit.



Le PCV a rappelé que la totalité des disparus vénézueliens proviennent de la « fausse démocratie » de l'époque des 40 ans du Pacte du Punto fijo, où veut nous ramener cette opposition apatride.



Le PCV a évoqué le souvenir de Donato Carmona et Alberto Lovera, comme exemple de ce qui s'est produit au Vénézuela sous les gouvernements de ceux qui se présentent aujourd'hui comme démocrate et qui ont été prisonniers et ensuite disparus. Pour ce qui est de Carmona, son corps n'est jamais réapparu et pour Lovera, c'est à la mer qu'ils le jetèrent ses restes, après l'avoir torturé et assassiné.



Les communistes se sont déclarés disposés à apporter tout leur soutien au Projet de Loi vérité, mémoire et réparation qu'a présenté l'organisation « Capitaine de navire Manuel Ponce Rodriguez » à l'Assemblée nationale.

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:08

PCV psuvLa socialisation de l'économie et la nouvelle bourgeoisie



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



de Fernando Arribas García, directeur de l'Institut d'études politiques et sociales Bolivar-Marx (Caracas)



Toutes les définitions sérieuses du socialisme, indépendamment des différences qu'il peut y avoir entre elles quant aux caractéristiques et aux modes d'organisation et de fonctionnement de la nouvelle société, se rejoignent en soulignant le trait principal du processus de construction du socialisme qui est la socialisation croissante des moyens fondamentaux de production des biens et des services.



Il y a accord sur le fait que cela rend nécessaire l'élimination progressive de la propriété privée de ces moyens de production, afin de libérer le travailleur des conditions objectives dont découlent l'exploitation et l'aliénation, et de libérer en même temps les forces productives de la société des entraves que lui impose l'ordre capitaliste et qui les empêchent d'atteindre une expansion maximale.



L'expérience historique a démontré que le problème de la construction du socialisme est plus complexe que la simple élimination de la propriété privée de la base économique de la société.



Il est devenu évident que la socialisation de l'économie, en soi, ne garantit pas la construction et le développement durable du socialisme. Mais il n'y a aucun doute quant au fait que cette socialisation est le préalable objectif inéluctable de tout processus de construction socialiste.



Il est aussi indubitable que la persistance du régime de propriété privée des moyens fondamentaux de production garantit la persistance de l'exploitation et, donc, du capitalisme.



Par conséquent, elle est toujours la première question à prendre en compte dans n'importe quelle définition du socialisme, et la première tâche à résoudre dans le processus de construction de cette nouvelle société.



En vertu de ce qui a été dit auparavant, une société est plus proche d'établir les prémisses matériels pour la construction du socialisme dans la mesure où elle fait avancer le processus de socialisation des moyens fondamentaux de production de biens et des services.



Nous pouvons mesurer objectivement l'avancée ou le retard relatif d'une société donnée à cet égard, en observant les niveaux de socialisation et/ou de privatisation de l'économie.



Pour cela, il faut observer l'évolution de la composition du Produit Intérieur Brut (PIB) de la société en question, et déterminer trimestre après trimestre et année après année quel pourcentage du PIB total du pays est produit par le secteur privé et quel pourcentage par le secteur public.



Cela nous permettra d'établir le poids spécifique de chaque secteur dans la production totale de l'économie national à chaque moment, et aussi de déterminer la tendance historique qui se manifeste dans le pays.



Dans une société qui vit effectivement un processus révolutionnaire de transformation de son économie, c'est-à-dire, qui subit une transformation plus ou moins rapide et profonde de sa structure économique, de tels pourcentages et une telle tendance historique démontreront des changements brusques et importants.



Ainsi c'est ce qui s'est passé, par exemple, en Chine: en 1952, le secteur d'Etat contribuait seulement pour 19,1% du PIB et le secteur privé contribuait pour 78,7%; mais en 1957, le secteur d'Etat contribuait à hauteur de 33,2% du PIB, les secteur coopératifs et communaux pour 64%, et le secteur privé seulement 2,8%.



Autres exemples: en Yougoslavie, avec un modèle de construction du socialisme très différent de celui chinois, le poids spécifique du secteur privé est tombé de 58,2% en 1947, à 28,3% en 1956, et à seulement 20,4% en 1964.



Et quelque de chose de similaire s'est déroulé également dans le cas du Chili, malgré les énormes différences historiques, culturelles et politiques qui existent entre le pays sud-américain et les exemples précédents: le poids du secteur privé dans le PIB non-agricole a chuté de plus de 85% en 1970 à 61% après seulement trois ans de gouvernement d'Allende et l'Unité populaire.



Il est clair que, indépendamment du modèle de socialisme que l'on cherche à construire, et des différentes voies qui sont empruntées dans ce processus, dans tous les cas cela emmène à une diminution plus ou moins rapide et soutenue de la contribution privée au total de la production nationale, et à une croissance également rapide et soutenue de l'apport des formes économiques socialisées



Le cas vénézuelien



pib venezuela estudio

Voyons ce qui s'est passé au Vénézuela dans les 16 dernières années. Le graphique annexe montre l'évolution de la participation en pourcentage du secteur privé dans la composition du PIB national, trimestre par trimestre depuis 1994, c'est-à-dire, depuis le dernier quinquennat de la « IVème République ».



Les calculs ont été effectués à partir de chiffres empruntés à la Banque centrale du Vénézuela (www.bcv.org.ve).



Ce graphique indique que, à la différence des pays dans lesquels ont eu lieu effectivement des transformations révolutionnaires de l'économie en vue du socialisme, au Vénézuela il ne s'est pas produit jusqu'à maintenant une réduction importante et soutenue du secteur privé.



En fait, le poids spécifique de cette secteur n'a pas fait que stagner depuis le début du gouvernement du président Chavez (premier trimestre 1999, quand il atteignait 65% du PIB total), mais qu'il a eu tendance à croître et qu'il a atteint ses maximums historiques après huit années de processus bolivarien (72,4% au second trimestre 2007), dans des moments dans lesquels le pays vivait une période de prospérité relative.



Il est certain qu'à partir de 2008, il y a eu une diminution de cette valeur, d'une part comme résultat de l'acquisition par l'État de la place d'actionnaire majoritaire dans certaines entreprises qui appartenaient jusqu'alors au secteur privé (CANTV, Electricité de Caracas, BANVENEZ, SIDOR, CEMEX, certains sous-traitants et exploitants pétroliers etc.), et d'autre part comme conséquence de la chute de l'activité privée découlant de la crise économique mondiale.



Mais cela n'a pas évité que, au premier trimestre 2010, le poids spécifique du secteur privé (65,9%) ait été encore plus important qu'au début du processus bolivarien et même plus important que le minimum historique atteint dans les dernières années de la « IVème République » (59,7% au second trimestre 1996). Et cela n'a pas non plus modifié de manière significative la tendance générale à la consolidation de l'emprise du privé sur 2/3 du total de l'économie nationale.



Dans l'ensemble, l'économie vénézuelienne continue à être aujourd'hui essentiellement privée, et même plus privée qu'avant le début du gouvernement bolivarien.



Cette tendance à la consolidation quantitative du secteur privé pourrait être l'expression objective de l'apparition et du renforcement d'une « nouvelle bourgeoisie » qui a émergé dans l'ombre du gouvernement bolivarien, et qui en est venue à occuper certaines activités économiques que la « vieille bourgeoisie » a dû abandonner totalement ou partiellement comme résultat de l'action du gouvernement depuis 1999.



La somme totale des reculs subis par la fraction historiquement établie de la classe bourgeoise, plus les avancées obtenues par la fraction émergente de la même classe, laisse au secteur public dans son ensemble approximativement à un point similaire auquel il se trouvait il y a 11 ans, et en recul par rapport à la situation d'il y a 14 ans. En d'autres termes, il y a eu une redistribution des postes, et de leurs poids relatif, entre deux fractions différentes de la même classe bourgeoisie,



Ce transfert partiel du poids spécifique qu'avait l'entrepreneuriat privé qui dominait la « IVème République », non au peuple vénézuelien ni à l'État, mais au nouvel entrepreneuriat privé qui de plus en plus domine la « Vème République », paraît être conforme à la composition de classe du camp bolivarien et au rapport de forces existant en son sein.



Enfin, après tout, le processus actuel dominant la vie politique vénézuelienne, impulsé par une large alliance de classes et de forces qui comprend des secteurs émergents et non-monopolistiques de la bourgeoisie, a un caractère anti-impérialiste, anti-monopoliste et de libération nationale, mais ce n'est pas nécessairement porteur d'une perspective authentiquement socialiste.



Traduit depuis un article publié dans le numéro 178 du Tribuna Popular, organe du PC Vénézuelien



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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
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