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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 22:44

vota gallo rojo PCV12 raisons de voter communiste aux prochaines élections législatives Vénézueliennes



Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pour approfondir la révolution!



En tant que Parti communiste du Vénézuela (PCV), conscient de la nécessité d'approfondir la révolution bolivarienne dans la perspective d'avancer vers le socialisme, nous mettons à disposition des travailleurs, travailleuses et du peuple vénézuelien, 12 propositions urgentes qui doivent être portées durant la prochaine période législative, les raisons pour lesquelles on appelle à soutenir les candidats de la révolution par le bulletin du vote du PCV, du « Gallo rojo » [Le coq rouge – emblème du PCV]

 



Le Parti communiste du Vénézuela (PCV) qui, pendant près de huit décennies, s'est toujours révélé être un lutteur révolutionnaire fidèle et conséquent au côté de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, appelle à assurer une victoire retentissante le 26 septembre prochain.



La défense et l'approfondissement de la révolution vénézuélienne est une nécessité stratégique, en avançant vers la construction organique collective d'une large alliance patriotique, anti-impérialiste, anti-oligarchique, anti-monopoliste, démocratique et populaire qui soutienne la voie de la construction du socialisme.



La révolution Bolivarienne, qui a apporté au peuple tant d'espoirs et de succès, se trouve menacée par des dangers intérieurs et extérieurs, en particulier par la contre-offensive de l'impérialisme et ses laquais nationaux, et par le système capitaliste encore existant avec ses vices inhérents: la corruption, le bureaucratisme, l'exploitation, les inégalités, le chômage et la pauvreté.



Nous devons voter massivement, pour démonter à nouveau, par la voie institutionnelle, les projets de déstabilisation et de violence réactionnaire, et pour éviter que l'Assemblée nationale ne se transforme en un instrument au service des intérêts de l'impérialisme et de la bourgeoisie.



Le PCV offre son expérience et un accord historique, comme organisation qui représente les intérêts de la classe ouvrière et des travailleurs, pour être une tranchée de résistance et de combat à l'Assemblée nationale pour donner au processus révolutionnaire des perspectives d'approfondissement, pour avancer sur la construction de la nouvelle société, pour combattre la contre-révolution et les tendances réformistes. Par conséquent, nous continuerons à lutter pour:



Vers l'approfondissement de la révolution, les 12 propositions du PCV:



  • Le pouvoir populaire comme base du nouvel État socialiste: faire en sorte que le Pouvoir populaire soit la base du nouvel État, où les intérêts des travailleurs et travailleuses, des campagnes et des villes, seraient pris en compte dans un système national de planification de la production des biens et des services, pour la satisfaction intégrale des besoins et un nouveau modèle de gestion publique.

 

  • Les Conseils du pouvoir populaire: Organiser les Conseils du pouvoir populaire, dans diverses couches de la société (ouvriers, paysans, communautés, étudiants), avec une structure construite de bas en haut. En ce sens, nous insisterons sur la nécessité d'adopter la Loi spéciale sur les Conseils socialistes des travailleurs et travailleuses.

 

  • Nouvelle et révolutionnaire 'Loi organique du Travail': Continuer à lutter pour une nouvelle et révolutionnaire Loi organique du Travail, qui comprenne: stabilité du travail générale et absolue; réduction de la journée de travail; principe de rétro-activité pour le calcul des prestations sociales; garantie du premier emploi, rémunération des stages; droit à étudier et travailler; augmentation de la période de repos pré et post-natale; renforcement des droits à la syndicalisation et à la négociation collective; reconnaissance des droits politiques des travailleurs, en avançant vers leur participation active sur les lieux de travail, à travers un modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier.

 

  • Système unique national de santé: impulser la formation d'un Système unique national de Santé, intégré au Système de sécurité sociale, régi par les principes de gratuité, d'universalité, d'intégralité, d'équité, d'intégration sociale et de solidarité, avec une industrie nationale de production des biens et services nécessaires au système de santé

 

  • Système de sécurité sociale universelle: consolider un Système de sécurité sociale universelle, intégrale et efficace, en tant que service public non-lucratif, qui garantisse et assure au peuple protection par rapport aux divers accidents de la vie.

 

  • Loi anti-monopoliste: Promouvoir la Loi contre les monopoles, pour leur élimination, puisqu'ils freinent le développement national, nous rendent plus dépendants, et engendrent accaparement et augmentations des prix et de l'inflation.

 

  • Nouveau modèle de développement économique du pays: Poser les bases d'un nouveau développement économique, productif, souverain et juste, basé sur un système national de planification et de développement d'une industrialisation avec souveraineté, pour une économie diversifiée, avec une capacité productive élevée au service de l'intérêt national et populaire.

 

  • Secteur social de l'économie: Consolider et renforcer les entreprises de propriété sociale, en avançant vers la socialisation des principaux moyens de production, avec un modèle de gestion basé sur le contrôle ouvrier et social sur la production, la gestion et la distribution des biens et services.

 

  • Nationalisation du système financier du pays: Promouvoir la nationalisation et la socialisation du système bancaire et financier, avec des mécanismes de participation de ses travailleurs au contrôle de la gestion.

 

  • Réforme du système fiscal: Réformer de manière intégrale le système fiscal, avec élimination de la TVA, élévation du taux d'imposition du grand capital et des profits des grandes sociétés.

 

  • Augmentation des investissements sociaux: lutter pour garantir l'augmentation des investissements sociaux et l'institutionnalisation et la régularisation des Missions en tant que programmes d'Etat intégrés à l'administration publique nationale.

 

  • Défense des droits universels des travailleurs: Maintenir la défense inconditionnelle des droits des travailleurs et du peuple, en impulsant les processus de conscientisation révolutionnaire, d'organisation et de mobilisation.

 

 

Pour une victoire retentissante le 26 septembre...



PCV, l'option révolutionnaire



Votez Gallo Rojo

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 22:35

marcha pcv-001Élections du 26 septembre au Vénézuela

 

Le Parti Communiste du Vénézuela (PCV) dénonce la campagne anti-communiste de l'opposition qui prépare les conditions de l'établissement d'une dictature fasciste

 

 

 

 

Traduction JC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 




Le Bureau politique du Parti communiste du Vénézuela (PCV) a accusé l'opposition d'extrême-droite de lancer une campagne anti-communiste, dont l'objectif est de s'attaquer à la démocratie et d'acheminer le pays vers une dictature fasciste qui permette l'élimination de ceux qui luttent et des révolutionnaires révolutionnaires.



Voici les termes de Carolus Wimmer, membre de la direction nationale du Parti et candidat à sa réélection au Parlement latino-américain (Parlatino) dans le cadre de l'Alliance socialiste-communiste.



Wimmer a rappelé qu'il y a 80 ans, sous la dictature de Juan Vicente Gomez, régnait un féroce anti-communisme légal qui a permis l'emprisonnement, la torture, l'assassinat et l'exil de milliers de militants ouvriers et communistes impliqués dans les luttes, par le biais de l'article 32, paragraphe 6, qui interdisait toute activité communiste dans le pays.



Le PCV a appelé le peuple à ne pas se laisser tromper et a mis en garde sur le fait que ce que cherche la Table de l'Ultra-Droite (MUD – détournement du sigle officiel du parti de l'opposition droite, la Table de l'Unité Démocratique) et ses candidats à l'Assemblée nationale et le Parlatino, c'est de créer les conditions du coup d'Etat fasciste qui en termine avec toutes les avancées et les acquis gagnés par le gouvernement révolutionnaire, « Ces projets obscurantistes continuent à exister au 21ème siècle et nous rappellent que l'anti-communisme a précédé le nazisme allemand le siècle dernier », a déclaré Wimmer.



En tant que Parti communiste, nous rappelons que dans l'histoire contemporaine, l'impérialisme et les oligarchies ont utilisé l'anti-communisme pour commettre les plus grandes horreurs de l'humanité, lors desquelles on ne s'en est pas seulement pris aux communistes, mais aussi aux mouvements populaires et à tous ceux qui s'opposent à ses intérêts sinistres de domination.



Wimmer a rappelé ainsi le poème du dramaturge et poète allemand, Bertolt Brecht [attribué désormais au pasteur allemand Martin Niemoller], qui dans une de ses œuvres a fait remarquer:« Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. »


 

 

Détournement mal-intentionné des symboles du parti




Le PCV a annoncé qu'il va maintenant prendre des actions politiques et judiciaires contre le détournement mal-intentionné que l'on est en train de faire des symboles du Parti communiste du Vénézuela « La faucille et le marteau, symboles historiques du Parti communiste, expriment l'union de la classe ouvrière et des paysans, qui marquent l'unité du peuple dans la lutte pour le socialisme », a affirmé le dirigeant du parti.



Et il a dénoncé le fait que ces symboles ont été utilisés par l'opposition « pour salir les murs et terroriser le peuple, certaines organisations et mouvements de droite ont même attaqué la mémoire du grand leader révolutionnaire que fut Gustavo Machado, et on a même cherché à utiliser la mémoire de Miguel Otero Silva, militant et fondateur du PCV, qui a dû s'exiler à cause de l'attitude anti-communiste de certains », a rappelé Wimmer.




Hommage aux prisonniers-disparus




Le Parti communiste du Vénézuela, s'est joint également à la commémoration du Jour international des prisonniers-disparus, rappelant la triste époque des gouvernements de l'AD (Action démocratique – sociaux démocrates) et du COPEI (chrétien-social) du Puntofijismo [de l'accord de Punto Fijo signé en 1958 entre les sociaux-démocrates et les chrétiens-sociaux visant à construire un système bi-partisan écartant le Parti communiste et aboutissant de fait à la constitution d'une dictature oligarchique], qui ont le sombre record d'avoir fait découvrir en Amérique latine la figure du prisonnier-disparu, avec plus de 5 000 vénézueliens qui ont été prisonniers, torturés et ensuite disparus.



« Ils ont été assassinés – a souligné Wimmer – par les mêmes qui aujourd'hui raniment l'anti-communisme et se présentent, certains d'entre eux, comme candidats à l'Assemblée nationale et au Parlatino », a-t-il dit.



Le PCV a rappelé que la totalité des disparus vénézueliens proviennent de la « fausse démocratie » de l'époque des 40 ans du Pacte du Punto fijo, où veut nous ramener cette opposition apatride.



Le PCV a évoqué le souvenir de Donato Carmona et Alberto Lovera, comme exemple de ce qui s'est produit au Vénézuela sous les gouvernements de ceux qui se présentent aujourd'hui comme démocrate et qui ont été prisonniers et ensuite disparus. Pour ce qui est de Carmona, son corps n'est jamais réapparu et pour Lovera, c'est à la mer qu'ils le jetèrent ses restes, après l'avoir torturé et assassiné.



Les communistes se sont déclarés disposés à apporter tout leur soutien au Projet de Loi vérité, mémoire et réparation qu'a présenté l'organisation « Capitaine de navire Manuel Ponce Rodriguez » à l'Assemblée nationale.

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:08

PCV psuvLa socialisation de l'économie et la nouvelle bourgeoisie



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



de Fernando Arribas García, directeur de l'Institut d'études politiques et sociales Bolivar-Marx (Caracas)



Toutes les définitions sérieuses du socialisme, indépendamment des différences qu'il peut y avoir entre elles quant aux caractéristiques et aux modes d'organisation et de fonctionnement de la nouvelle société, se rejoignent en soulignant le trait principal du processus de construction du socialisme qui est la socialisation croissante des moyens fondamentaux de production des biens et des services.



Il y a accord sur le fait que cela rend nécessaire l'élimination progressive de la propriété privée de ces moyens de production, afin de libérer le travailleur des conditions objectives dont découlent l'exploitation et l'aliénation, et de libérer en même temps les forces productives de la société des entraves que lui impose l'ordre capitaliste et qui les empêchent d'atteindre une expansion maximale.



L'expérience historique a démontré que le problème de la construction du socialisme est plus complexe que la simple élimination de la propriété privée de la base économique de la société.



Il est devenu évident que la socialisation de l'économie, en soi, ne garantit pas la construction et le développement durable du socialisme. Mais il n'y a aucun doute quant au fait que cette socialisation est le préalable objectif inéluctable de tout processus de construction socialiste.



Il est aussi indubitable que la persistance du régime de propriété privée des moyens fondamentaux de production garantit la persistance de l'exploitation et, donc, du capitalisme.



Par conséquent, elle est toujours la première question à prendre en compte dans n'importe quelle définition du socialisme, et la première tâche à résoudre dans le processus de construction de cette nouvelle société.



En vertu de ce qui a été dit auparavant, une société est plus proche d'établir les prémisses matériels pour la construction du socialisme dans la mesure où elle fait avancer le processus de socialisation des moyens fondamentaux de production de biens et des services.



Nous pouvons mesurer objectivement l'avancée ou le retard relatif d'une société donnée à cet égard, en observant les niveaux de socialisation et/ou de privatisation de l'économie.



Pour cela, il faut observer l'évolution de la composition du Produit Intérieur Brut (PIB) de la société en question, et déterminer trimestre après trimestre et année après année quel pourcentage du PIB total du pays est produit par le secteur privé et quel pourcentage par le secteur public.



Cela nous permettra d'établir le poids spécifique de chaque secteur dans la production totale de l'économie national à chaque moment, et aussi de déterminer la tendance historique qui se manifeste dans le pays.



Dans une société qui vit effectivement un processus révolutionnaire de transformation de son économie, c'est-à-dire, qui subit une transformation plus ou moins rapide et profonde de sa structure économique, de tels pourcentages et une telle tendance historique démontreront des changements brusques et importants.



Ainsi c'est ce qui s'est passé, par exemple, en Chine: en 1952, le secteur d'Etat contribuait seulement pour 19,1% du PIB et le secteur privé contribuait pour 78,7%; mais en 1957, le secteur d'Etat contribuait à hauteur de 33,2% du PIB, les secteur coopératifs et communaux pour 64%, et le secteur privé seulement 2,8%.



Autres exemples: en Yougoslavie, avec un modèle de construction du socialisme très différent de celui chinois, le poids spécifique du secteur privé est tombé de 58,2% en 1947, à 28,3% en 1956, et à seulement 20,4% en 1964.



Et quelque de chose de similaire s'est déroulé également dans le cas du Chili, malgré les énormes différences historiques, culturelles et politiques qui existent entre le pays sud-américain et les exemples précédents: le poids du secteur privé dans le PIB non-agricole a chuté de plus de 85% en 1970 à 61% après seulement trois ans de gouvernement d'Allende et l'Unité populaire.



Il est clair que, indépendamment du modèle de socialisme que l'on cherche à construire, et des différentes voies qui sont empruntées dans ce processus, dans tous les cas cela emmène à une diminution plus ou moins rapide et soutenue de la contribution privée au total de la production nationale, et à une croissance également rapide et soutenue de l'apport des formes économiques socialisées



Le cas vénézuelien



pib venezuela estudio

Voyons ce qui s'est passé au Vénézuela dans les 16 dernières années. Le graphique annexe montre l'évolution de la participation en pourcentage du secteur privé dans la composition du PIB national, trimestre par trimestre depuis 1994, c'est-à-dire, depuis le dernier quinquennat de la « IVème République ».



Les calculs ont été effectués à partir de chiffres empruntés à la Banque centrale du Vénézuela (www.bcv.org.ve).



Ce graphique indique que, à la différence des pays dans lesquels ont eu lieu effectivement des transformations révolutionnaires de l'économie en vue du socialisme, au Vénézuela il ne s'est pas produit jusqu'à maintenant une réduction importante et soutenue du secteur privé.



En fait, le poids spécifique de cette secteur n'a pas fait que stagner depuis le début du gouvernement du président Chavez (premier trimestre 1999, quand il atteignait 65% du PIB total), mais qu'il a eu tendance à croître et qu'il a atteint ses maximums historiques après huit années de processus bolivarien (72,4% au second trimestre 2007), dans des moments dans lesquels le pays vivait une période de prospérité relative.



Il est certain qu'à partir de 2008, il y a eu une diminution de cette valeur, d'une part comme résultat de l'acquisition par l'État de la place d'actionnaire majoritaire dans certaines entreprises qui appartenaient jusqu'alors au secteur privé (CANTV, Electricité de Caracas, BANVENEZ, SIDOR, CEMEX, certains sous-traitants et exploitants pétroliers etc.), et d'autre part comme conséquence de la chute de l'activité privée découlant de la crise économique mondiale.



Mais cela n'a pas évité que, au premier trimestre 2010, le poids spécifique du secteur privé (65,9%) ait été encore plus important qu'au début du processus bolivarien et même plus important que le minimum historique atteint dans les dernières années de la « IVème République » (59,7% au second trimestre 1996). Et cela n'a pas non plus modifié de manière significative la tendance générale à la consolidation de l'emprise du privé sur 2/3 du total de l'économie nationale.



Dans l'ensemble, l'économie vénézuelienne continue à être aujourd'hui essentiellement privée, et même plus privée qu'avant le début du gouvernement bolivarien.



Cette tendance à la consolidation quantitative du secteur privé pourrait être l'expression objective de l'apparition et du renforcement d'une « nouvelle bourgeoisie » qui a émergé dans l'ombre du gouvernement bolivarien, et qui en est venue à occuper certaines activités économiques que la « vieille bourgeoisie » a dû abandonner totalement ou partiellement comme résultat de l'action du gouvernement depuis 1999.



La somme totale des reculs subis par la fraction historiquement établie de la classe bourgeoise, plus les avancées obtenues par la fraction émergente de la même classe, laisse au secteur public dans son ensemble approximativement à un point similaire auquel il se trouvait il y a 11 ans, et en recul par rapport à la situation d'il y a 14 ans. En d'autres termes, il y a eu une redistribution des postes, et de leurs poids relatif, entre deux fractions différentes de la même classe bourgeoisie,



Ce transfert partiel du poids spécifique qu'avait l'entrepreneuriat privé qui dominait la « IVème République », non au peuple vénézuelien ni à l'État, mais au nouvel entrepreneuriat privé qui de plus en plus domine la « Vème République », paraît être conforme à la composition de classe du camp bolivarien et au rapport de forces existant en son sein.



Enfin, après tout, le processus actuel dominant la vie politique vénézuelienne, impulsé par une large alliance de classes et de forces qui comprend des secteurs émergents et non-monopolistiques de la bourgeoisie, a un caractère anti-impérialiste, anti-monopoliste et de libération nationale, mais ce n'est pas nécessairement porteur d'une perspective authentiquement socialiste.



Traduit depuis un article publié dans le numéro 178 du Tribuna Popular, organe du PC Vénézuelien



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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:39

PCV psuvLa JCV avance en renforçant son organisation

 

 

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.netet pour http://mjcf-internationaliste.over-blog.org/



De l'audace libératrice dans l'action de la jeunesse



Caracas, 04 juillet 2010



Communiqué de la Jeunesse Communiste Vénézuelienne/Repris par Tribuna Popular



Depuis que le second plénum du Conseil central de la Jeunesse communiste de Vénézuela (JCV), qui s'est tenu en décembre 2009, a tracé les lignes d'action pour le Plan National de Croissance de la JCV pour 2010, les jeunes militants de cette organisation aguerrie n'ont pas chômé dans l'élaboration et la mise en œuvre du travail militant auprès de la jeunesse.



Pour la jeunesse révolutionnaire qui porte résolument les idéaux du marxisme-léninismeet du bolivarisme, la lutte idéologique est une tâche difficile, tout comme la mise en place de nouvelles valeurs allant de pair avec la formation d'une femme et d'un homme nouveaux.



Les jeunes communistes dans le cadre du Plan d'attention intégral aux régions(PAIR), ont fixé comme objectif fondamental le renforcement organique qui comprend l'application des méthodes et des principes du travail interne, par le biais d'un préalable indispensable qui est la formation de cadres politiques complets qui intensifient la lutte pour faire avancer le processus de libération nationale.



La Jota [abréviation de la JCV]articule le PAIRet la Campagne Nationale de Croissance: avec des axes thématiques reposant sur l'exaltation de la tradition de lutte au service des droits de la jeunesse, la revendication du caractère combatif et critique de l'organisation et la large diffusion des propositions de la JCV pour les différentes couches de la jeunesse.



A l'intérieur de l'organisation, on a travaillé pour faire le bilan de nos faiblesses et de nos forces qui permettent de fixer les principaux fronts de travail; à l'extérieur, pour leur mise en œuvre dans le cadre de la lutte que livrent les jeunes pour les revendications idéo-politiques du jeune travailleur et ses principales formes d'organisation, la sensibilisation sur la question de l'égalité de genre pour la jeune mère, le contact direct avec les masses à travers la Brigade de travail de la Jeunesse volontaire « Antonio José de Sucre », dont le nom de l'illustre libérateur a laissé un héritage pour les jeunes communistes qui portent sur les épaules une énorme responsabilité, celle de ne pas céder, et son symbole accompagne les jeunes qui avec intégrité révolutionnaire affrontent le travail quotidien du militant communiste.



Le travail du Front des Étudiants Livia Gouverneur(FELG), organe mettant en œuvre le travail estudiantin de la JCV, a délivré d'importants efforts dans ce que l'on a considéré comme une audace libératrice sur les lieux (universités et lycées) dans lesquels chaque Comité régional doit centrer ses efforts pour créer des structures de la JCV.



L'accent mis sur le recrutement de nouveaux adhérents, tant dans le secondaire que dans le supérieur, en développant d'importantes campagnes comme la discussion des nouvelles formes d'organisation du mouvement estudiantin, les comités pour la fin de la sélection à l'entrée à l'université, entre autres.



Un autre axe important est celui centré sur l'impulsion du processus préparatoire international et national du 17ème Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants (FMJE), dont l'activité a été principalement animée par les défis importants que rencontre la jeunesse vénézuelienne.



Le sentier lumineux et agité de la lutte anti-impérialiste et progressiste sur lequel la JCV a travaillé avec des centaines de collectifs qui se sont rassemblés dans les 24 états du pays et où on a intériorisé cette expérience importante pour les préparatifs de mobilisation et d'unification de toute la jeunesse, criant d'une seule voix contre la guerre et l'impérialisme, pour la paix et les droits des jeunes.



Pour la JCV aguerrie et combative, la perspective de la 17ème édition du Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants, qui se tiendra en Afrique du Sud en décembre prochain, prend de passion tout le continent latino-américain pour devenir un point de ralliement pour la jeunesse qui lutte et s'organise contre l'impérialisme, qui progressivement à partir du Comité national préparatoire (CNP) et des Comités Régionaux préparatoires (CRP), sont l'expression du débat et de la construction collective qui anime les forces de jeunesse et ouvrent la voie à l'unité de la jeunesse révolutionnaire et anti-impérialiste nécessaire au processus de libération nationale.



Jusqu'au 17ème Festival mondial de la Jeunesse et des Etudiants, on ne peut pas céder, il faut lutter contre l'ennemi de classe.



Pour un monde de paix, de solidarité et de transformations sociales, triomphons de l'impérialisme!

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 23:46

PCV psuvAlliance historique entre communistes et socialistes (PSUV) au Vénézuela pour défendre et approfondir la Révolution bolivarienne

 

 


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

 

Élections du 26 septembre 2010, deux blocs opposés: d'un côté le bloc révolutionnaire composé du Parti Socialiste Unifié du Vénézuela (PSUV) et du Parti Communiste Vénézulien (PCV).



Face aux désistements, « le Parti Communiste est le seul allié qui nous reste » (Chavez)



De l'autre, un bloc contre-révolutionnaire rassemblant sous le sigle de la Table de l'Unité Démocratique (MUD) un ensemble de 16 partis de droite. Partis démocrates-chrétiens comme le COPEI, libéraux comme le Mouvement Républicain ou la Force libérale et conservateurs comme la Justice d'abord mais surtout des partis sociaux-démocrates (Un nuevo tiempo, Mouvement vers le socialisme, PODEMOS, Action Démocratique) et des anciens communistes renégats (La Cause radicale LCR).



Au fur et à mesure que le processus révolutionnaire au Vénézuela s'approfondit, les différentes forces social-démocrates qui ont pu soutenir tactiquement le mouvement bolivarien révèlent leur vraie nature.



Ainsi le parti social-démocrate PODEMOS (Pour la démocratie sociale) a rejoint le bloc de l'opposition tandis que le parti socialiste PPT (La patrie pour tous) a adopté une posture de troisième voie entre le chavisme et l'opposition qui n'a pas lieu d'être dans le stade actuel atteint par la lutte de classes au Vénézuela.



Après le désistement du PPT, comme l'a rappelé Hugo Chavez en avril dernier, le Parti Communiste Vénézuelien (PCV) est bien, en ces moments décisifs, le seul allié qui lui reste.



Le PCV: un allié fidèle mais critique



La posture d'allié fidèle mais critique a pu exaspérer le président Vénézuelien mais elle révèle aujourd'hui toute sa justesse.



Le PCV a contesté la prétention chaviste à l'hégémonie en gauche, en refusant fermement de se dissoudre dans le parti de Chavez, préférant conserver son indépendance de parti communiste tout en s'alliant structurellement avec le PSUV. Cela avait alors déclenché l'ire de Chavez jusqu'à son auto-critique récente.



Le PCV a pu manifester son soutien de tous les moments au processus révolutionnaire, choisissant toujours de se ranger aux côtés des forces révolutionnaires dans les moments critiques d'agression extérieure et intérieure. Mais cela ne l'a pas empêché de développer un regard critique sur le processus révolutionnaire lui-même et d'apporter ses propres propositions pour une transition du Vénézuela vers le socialisme reposant sur l'extension des nationalisations démocratiques et sur un plan de développement industriel allant au-delà de la simple jouissance de la rente pétrolière.



Accord historique socialiste-communiste: des candidatures communistes dans tous les Etats pour faire mieux qu'en 2005



Pour ce scrutin, c'est donc une alliance historique entre communistes (PCV) et socialistes chavistes (PSUV) qui a pu être conclu au cours du mois de mai et a été présenté à la presse par les dirigeants du PCV le 31 mai dernier.



Si Chavez a pu traiter son allié avec une certaine condescendance dans le passé, c'est avec respect que les dirigeants de son parti ont traité avec le PCV cette fois-ci. Car le PCV n'est pas un parti marginal. Parti de 40 000 militants, il a réussi avec ses 3% aux dernières élections, à faire élire 8 députés en 2005.



L'objectif reste de faire aussi bien et, pour cela, le Parti Communiste du Vénézuela présentera 24 candidatures en septembre prochain. Dans un scrutin proportionnel, à 2/3 nominal et 1/3 de liste, le Parti Communiste a obtenu sur les listes du bloc révolutionnaire un candidat communiste dans chaque État, et près de 10 candidats en position potentiellement éligible.



La dialectique entre l'alliance des forces révolutionnaires , le rassemblement populaire et l'autonomie du Parti



C'est la dialectique que met en œuvre le PCV: alliance intégrale des forces révolutionnaires mais aussi autonomie et visibilité du Parti.



Alliance intégrale des forces révolutionnaire car pour Oscar Figuera, secrétaire-général du PCV, « l'unité Socialiste-Communiste est un axe fondamental pour l'unité de l'ensemble du peuple ».



Alliance d'organisations avec comme toile de fond une dynamique de rassemblement populaire: « Le Plénum du Comité Central a réaffirmé l'objectif stratégique de continuer à travailler pour construire de manière organique un vaste Front patriotique Anti-impérialiste, anti-oligarchique, anti-monopoliste, démocratique et populaire qui renforce la voie du processus d'accumulation des forces dans la marche vers le socialisme ».



Mais, cette alliance nécessitera la pleine autonomie des partis la composant, et la possibilité pour le peuple de voter communiste: « Ayez la certitude absolue que le Parti Communiste du Vénézuela sera présent dans tous les Etats, dans toutes les circonscriptions et que le coq rouge [emblème du PCV] sera présent partout, pour que chaque homme et chaque femme qui veuille approfondir la révolution, ait l'option révolutionnaire », déclarait Carlos Aquino, membre de la direction du PCV en conférence de presse.



L'Unité Populaire: la ligne historique des communistes



Le PCV présente cette alliance comme la continuité de la politique du parti depuis plus de 8 décennies: « L'alliance avec le PSUV ainsi qu'avec les autres forces du camp bolivarien en soutien au gouvernement du président Chavez, est un épisode important dans ce qui a été un effort continu du PCV pour la construction de l' « Unité populaire » à laquelle font référence ces quelques mots, bien au-delà de l'unité « des gauches ».



Le PCV reprend la définition théorique du concept d' « Unité populaire » datant du VIème Congrès de 1980: « «L'Unité populaire est pour les communistes une conception stratégique.



Nous pensons que les classes et les couches sociales (…) opprimées par l'impérialisme et ses alliés locaux peuvent et doivent s'unir pour mener le Vénézuela sur une voie capable de conquérir pour le peuple le progrès auquel il a droit.



Le PCV cherche et, les considère indispensables, les alliances avec les partis et les organisations convergeant sur cette politique



Le PCV est conscient que les partis que nous désignons communément comme de gauche, mais aussi les bases sociales d'autres organisations, ont des aspirations de progrès et de bien-être, et nous pouvons nous mettre d'accord sur un programme commun pour le développement indépendant et démocratique de notre économie. »



L'inscrivant dans la tradition historique du Parti, le PCV clarifie sa fidélité sans faille dans son soutien au gouvernement Chavez: « Le PCV continue, douze ans plus tard, à soutenir fermement le gouvernement actuel, et non par convenance momentanée, opportunisme ou fidélité automatique au leader, mais parce que notre analyse de 1998 (…) continue à souligner la nécessité de renforcer la vaste alliance de caractère anti-impérialiste et anti-monopoliste, avec le leadership du président Chavez, comme un instrument politique indispensable dans le moment actuel pour continuer à avancer sur la voie de la libération nationale et la possibilité d'une perspective socialiste. »



Le Parti Communiste prouve sa raison d'être dans le processus révolutionnaire Vénézuelien



Alors que les derniers sondages annoncent une victoire écrasante de l'alliance socialiste-communiste en septembre, que le Parti Communiste émerge à 2-3% comme une force d'appoint non-négligeable pour le PSUV, le Parti Communiste estime ce moment électoral à sa juste valeur:



Un moment important de la vie politique du pays mais qui s'insère dans la lutte de classe quotidienne entre forces révolutionnaires et contre-révolutionnaires.



Force rassembleuse et unitaire, le Parti Communiste de Vénézuela a néanmoins prouvé, à ceux qui souhaitaient sa dissolution, la raison d'être du Parti Communiste dans le processus révolutionnaire Vénézuelien.

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
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