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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 06:38

bp_07142014_002.jpgOn assiste à une « lutte pour une nouvelle répartition de la rente pétrolière »

 

Article du Parti communiste vénézuélien



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le secrétaire-général du Parti communiste, Oscar Figuera, considère qu'il existe de « nouveaux riches parasitaires » qui cherchent à imposer une vision réformiste.



Pour le Parti communiste du Venezuela (PCV), le pays est en plein débat entre réforme et approfondissement de la révolution.



Le secrétaire-général du parti et député, Oscar Figuera, a affirmé que « face à la menace du fascisme et du réformisme », il est urgent d'approfondir les « processus révolutionnaires ».



Le PCV, dans sa conférence de presse, a mis en garde sur la « menace fasciste » et les « courants réformistes » qui ne cherchent pas à approfondir le processus mais qui « tentent de construire des mécanismes de conciliation, des politiques de collaboration » qui font retomber la crise capitaliste sur les épaules des travailleurs.



Il y a, souligne Figuera, une « option réformiste » qui suppose de céder face au capital « indépendamment de la phraséologie révolutionnaire utilisée ».



Et il y a, selon cette analyse, un troisième secteur, celui de la bourgeoisie pro-impérialiste, « associé avec le capital trans-national, qui propose la recomposition de sa domination ».



Une nouvelle lutte pour la répartition de la rente



Le PCV soutient qu'il y a, actuellement, une lutte pour une nouvelle répartition de la rente pétrolière. C'est « la lutte de différentes factions de pouvoir » comme la bourgeoisie et la nouvelle bourgeoisie parasitaire qui « a fait son apparition ».



Pour Figuera, une partie de l'affrontement vient du fait qu'il y a des « groupes économiques puissants qui surgissent, parlant de socialisme, mais qui ne sont pas socialistes », et ils sont engagés dans une lutte pour la distribution de la rente pétrolière.



En ce sens, il considère qu'il y a de « nouveaux riches parasitaires » qui chercheraient à imposer une vision réformiste.



Face à cela, « il est nécessaire de porter une politique ouvrière-populaire » et « une proposition capable d'empêcher que les accords à la table de négociation ne servent les intérêts du capital ».



Il est nécessaire d'avancer vers la « concrétisation d'une rupture réelle dans le mode de production capitaliste », ce qui ne va pas arriver par la « voie graduelle ».



Il estime que d'autres menaces se trouvent dans les critères pour appliquer un « ensemble d'ajustements, de mesures économiques » qui, si elles venaient à être appliquées « impliqueraient une baisse du coût de la force de travail ».



Il a énuméré des questions telle que la « dévaluation possible » et l'endettement.



« Ce n'est pas vrai que l'on puisse jouer sur les deux tableaux », juge Figuera, qui a insisté sur le fait qu'il n'écarte pas que puissent être mises en œuvre des mesures qui toucheront l'emploi, le salaire et le développement productif. Il a également critiqué le fait qu'il n'y ait pas de direction collective.



Le dirigeant a rappelé que son parti a appelé le Congrès national à lancer un processus de débat, de révision des politiques menées et d'auto-critique.



Il a souligné que c'est en 2007 qu'a commencé – à son avis – l'affaiblissement du soutien populaire à l'exécutif qui, s'il n'était pas inversé, pouvait mener à un « recul historique ».



Le porte-parole a clarifié les choses, le parti communiste ne « cherche pas de postes ni de prébendes », car son rôle est d'être une force transformatrice. Le PCV, note-t-il, se maintiendra comme organisation « autonome, critique et de proposition ».



Contradictions capital-travail dans le pays et dans le monde



Le PCV estime que, dans le contexte international, « le développement des contradictions historiques se poursuit », comme celle du capital-travail, des nations et de l'impérialisme.



Selon Figuera, le capitalisme et les puissances impérialistes « sont une menace objective à l'existence de l'humanité », ce en quoi les forces progressistes posent la nécessité de renforcer les organisations révolutionnaires et les gouvernements qui, tout en étant capitalistes, résistent à l'impérialisme, a-t-il résumé.



L'impérialisme « déploie une ligne de recomposition de sa domination », a-t-il averti. C'est dans ce contexte que se situent les événements en Ukraine, en Afrique du nord, au Moyen-orient et « l'agression du sionisme contre les peuples arabes ».



 

L'affrontement capital-travail détermine la lutte des classes à l'échelle nationale et internationale, pointe Figuera, et c'est dans ce cadre que « nous inscrivons le développement actuel du processus vénézuélien », avec des secteurs qui chercheraient à revenir sur les avancées obtenues.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 05:56

PCV psuvVenezuela : crise et/ou tournant dans la construction socialiste. Pour le PCV : la lettre ouverte de l’ex-ministre Jorge Giordani est l’occasion d’ouvrir le débat nécessaire devant le peuple



Introduction et traduction : ML pour Vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le congrès du PSUV, le Parti socialiste unifié du Venezuela, parti au pouvoir, se tient à partir du 27 juin 2014 avec un mois d’avance. La lettre ouverte de l’ancien ministre de la planification économique, Jorge Giordani, limogé le 19 juin par le président Nicola Maduro, pèsera fortement sur le les débats du congrès, dans un contexte politique de crise de la construction socialiste et de progrès des forces revanchardes, réactionnaires voire fascistes.



La crise et le blocage du projet socialiste « bolivarien » sont patents depuis plusieurs années, la maladie puis la mort en 2013 du président Chavez, suivie de l’élection de Maduro.



La baisse vertigineuse de la pauvreté, les progrès considérables de l’accès aux soins, à l’éducation, au logement demeurent. Mais le processus engagé de démocratie participative s’essouffle. L’insécurité ne recule pas, la corruption tendrait à s’étendre. Les objectifs de développement productif, hors secteur pétrolier, répondant aux besoins de la population et garantissant la souveraineté du pays ne sont pas atteints. Au contraire, on assiste à des pénuries de biens de première nécessité ou d’électricité, certes attisées par les opposants au régime mais réelles. L’inflation atteint des niveaux record.



Jorge Giordani dresse ce bilan très critique des évolutions depuis 2007 dans une lettre argumentée et circonstanciée. Il a été presque sans discontinuité ministre depuis la première élection de Chavez en 1999. Défini comme « marxiste » et « orthodoxe » par la presse, il a été notamment un des artisans de la politique de nationalisations, d’expropriation et de redistribution de millions d’hectares de terres et de contrôle strict des changes.



Dans son texte, il pointe durement le président Maduro accusé de manquer de volonté politique et de « leadership ». Il alerte sur la montée de contre-pouvoirs, notamment dans la société pétrolière PdVSA, sur les baisses de recettes anormales du Trésor public, sur l’absence de transparence dans les comptes publics. Il décrit la montée du clientélisme, du bureaucratisme et de la corruption. Il redoute que son limogeage signifie un retour à des mécanismes financiers capitalistes.



Au PSUV, certains déplorent les propos de Giordani, craignent que la réaction les récupère et appellent à faire bloc derrière le président Maduro.



D’autres – et c’est le cas aussi du Parti communiste vénézuélien -, sans partager toutes les analyses de Giordani, y voient l’occasion d’ouvrir un débat national devant le peuple pour reprendre la voie de la construction du socialisme.



Pour certains, ce débat serait salutaire. Pour nous communistes français, très attentifs depuis des années, solidaires, parfois enthousiasmés par la « révolution bolivarienne », il est très instructif.

 

figuera fiscalitéCi-dessous le compte-rendu de la conférence de presse tenue le 23 juin par Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, publié dans le journal du Parti « Tribuna popular ».
La lettre ouverte de Giordani est l’occasion d’ouvrir un débat nécessaire devant le peuple.

 

Oscar Figuera, secrétaire général PCV du Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV) a déclaré que le document publié par l’ancien ministre Jorge Giordani ces derniers jours doit être pris comme une contribution et une occasion d’ouvrir un débat national face au peuple vénézuélien, qui permettra, sur la base de la vérité scientifique, de clarifier la direction prise par le processus bolivarien, ses réussites, ses erreurs et les moyens de progresser dans la perspective du socialisme.


Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, a donné ainsi sa position sur le document intitulé «Témoignage et responsabilité face à l’histoire», signé du professeur Jorge Giordani.


« Le Parti communiste du Venezuela ne se joint pas au chœur de ceux qui, unilatéralement et sans analyse, disqualifient les vues du professeur Giordani. C’est la première chose que nous avons à dire », a déclaré Figuera.


« Nous ne nous joignons pas non plus au chœur de ceux qui les prennent pour la vérité intégrale », ajoute le leader communiste.


Le PCV prend ce document comme une contribution nécessaire au débat national. «Nous considérons que c’est une occasion pour discuter de la situation politique, économique, sociale, des instruments du processus politique et social vénézuélien, que c’est une possibilité dont il faut se saisir au lieu de la disqualifier ».


La direction du « Coq rouge » [ surnom du PCV - NdT] a demandé que soient apportées des réponses aux différentes questions et aux faits soulevés par le document de l’ancien ministre, avant de le mettre en accusation.


Figuera a émis une forte critique du contenu du document du professeur Giordani, pointant l’absence d’autocritique de la part d’une figure transcendante des gouvernements (Chavez et Maduro) pendant les 15 années du processus bolivarien.


Un débat national devant le peuple vénézuélien.


Pour le PCV, on peut partager ou ne pas partager telle ou telle des nombreuses affirmations du document.  » A lire le texte du professeur Giordani, nous constatons que la plupart des idées présentées ont déjà été abordées par le Parti communiste au cours des dernières années, du vivant même du président Chavez « , a déclaré Figuera renvoyant à la lecture de Tribuna Popular, le journal du Comité central du Parti. « Vous y trouverez ce qui est notre point de vue sur l’économie, la direction collective, » a-t-il ajouté.


On retrouve dans la lettre, certains éléments qui rentrent dans la liste des propositions émises par le PCV au fil des ans :

  • Une nouvelle politique économique, populaire, révolutionnaire.

  • Une nouvelle politique du travail.

  • La direction collective du processus révolutionnaire.

  • Le développement des forces productives, demande faite au président Chavez et une des demandes principales faites à Nicolas Maduro quand le PCV a décidé de soutenir sa candidature (mars 2013).

  • La participation et le contrôle par les travailleurs et le mouvement populaire des affaires gouvernementales dans tous les domaines.

«Nous tenons à affirmer, dans le débat d’aujourd’hui, la nécessité de développer les forces productives au Venezuela. Mais de quelle façon ? En laissant les mains libres au capital, pour exploiter les travailleurs et extorquer la plus-value ? Ou bien avec la participation des travailleurs dans le cadre d’un processus de contrôle social qui exige l’adoption de la loi spéciale sur les Conseils socialistes de travailleurs, qui reconnaisse le pouvoir politique de la classe ouvrière sur les lieux de travail ?  » a demandé Figuera.


« Voilà les termes du débat. C’est pourquoi nous disons que ce document du professeur Giordani est l’occasion de mettre en discussion un approfondissement du processus politique et social au Venezuela, qui nous permette de rassembler les forces pour avancer vers une transition et une perspective socialistes, une alternative au processus de conciliation et de capitulation devant le grand capital. Voilà les options que nous voulons mettre sur la table. Aujourd’hui, il est nécessaire d’en discuter ouvertement ».


Figuera ajoute: « Aujourd’hui est posée la nécessité que les dirigeants disent aux gens la vérité sur ce qui se passe, et, à partir de cette vérité, ouvrent le grand débat national nécessaire devant le pays pour corriger ce qui doit être corrigé ».


Le PCV a réaffirmé les déclarations et les propositions qu’il a élaborées, dont vous trouverez les détails dans la vidéo de la conférence de presse (lien).


Le PCV a notamment exprimé son inquiétude devant les réactions contre le gouvernement et d’autres milieux suite aux sorties et aux critiques du professeur Giordani : « quand la horde de l’opposition t’applaudit à tout rompre… » en référence au dirigeant communiste allemand, August Bebel, que la bourgeoisie avait applaudi avant un discours au Reichstag (Parlement allemand) au début du siècle dernier et à qui un camarade avait demandé: « Qu’as-tu dit vieux Bebel pour que la canaille t’applaudisse ? ».



Devant les réactions de la horde réactionnaire, Figuera a souligné que le gouvernement doit répondre par un rapprochement de toutes les forces, par « l’ouverture des débats nécessaires à l’action dialectique révolutionnaire ».



Le débat que met en avant le PCV n’est pas un débat qui resterait enfermé entre les quatre murs des forces qui soutiennent le processus, mais « un débat devant le pays, qui permette de définir, grâce à la participation démocratique la plus large du peuple, les grandes lignes de ce que devrait être un développement autonome, indépendant et souverain de la patrie bolivarienne « , a déclaré Figuera.


La vérité scientifique


Le Parti communiste a appelé à une confrontation avec la vérité, définie par Figuera comme « vérité scientifique de la réalité vénézuélienne et avec son état de développement actuel politique, économique et social. »


« Ce qui nécessite de dresser un bilan qui nous permette de mesurer les grandes réalisations sociales et politiques atteintes grâce au processus libérateur national et bolivarien, tel que le président Hugo Rafael Chavez Frias l’a qualifié, et, à partir de cette évaluation, de rechercher aussi où il y a eu des manques, des échecs ou des erreurs », a dit le député Figuera.


Pour Figuera, cela implique d’évaluer combien la direction politique du processus a perdu, ou non, son caractère révolutionnaire. « Celles et ceux qui ont assumé, en 1998 avec le président Chavez, la conduite de ce processus sont-ils restés des acteurs sociaux révolutionnaires? Certains ou certaines d’entre eux se sont-ils enrichis, ont-ils été corrompus? Si oui, peuvent-ils rester à la tête du processus ». Figuera pose la question faisant remarquer que c’est aussi cela qui doit être évalué.


Le PCV a insisté sur le fait que si on veut avancer dans le sens du socialisme, il faut identifier l’acteur historique de ce processus.


« Si on le fait, alors, il n’y a pas à redouter, à être terrorisé, par la création de Conseils socialistes des travailleuses et des travailleurs. L’on crée quantité de comités mais on ne crée pas de comités  de travailleurs ? Pourquoi, si les travailleuses et les travailleurs sont les acteurs historiques de la révolution socialiste ? Si nous nous disons socialistes, pourquoi n’accordons-nous pas de pouvoir à cette classe fondamentale de la société ? Si nous voulons aller vers le socialisme, pourquoi n’édifions-nous pas un autre processus de production, liquidant les mécanismes de direction capitalistes,  » Ordre et contrôle », et construisant la participation collective des travailleurs, des travailleuses, du mouvement populaire et du gouvernement à la direction de ces institutions », a déclaré Figuera.


« Pourquoi, si nous voulons véritablement avancer vers le socialisme, devons-nous continuer à fournir des dollars aux capitalistes qui spéculent avec ces dollars aux dépens du pays et de l’économie nationale», a-t-il ajouté.


« Pourquoi, si nous nous voulons véritablement avancer vers le socialisme, au-delà de la redistribution individuelle des terres que l’État récupère, ne construisons-nous pas de grands projets coopératifs, non pour transformer les grands domaines en toutes petites exploitations, mais pour constituer de grandes entreprises collectives, mettant au centre la participation des travailleurs et des paysans, conscients que la grande production collective peut permettre un grand bond dans le développement national », a-t-il dit encore.


Si nous nous voulons avancer vers le socialisme, nous devons gagner que le processus de distribution des produits nécessaires à notre peuple se développe, non sur la base de critères bureaucratiques, mais sous le contrôle social des Conseils de travailleurs et les Conseils municipaux, en articulation avec l’Etat  » a-t-il souligné.



« Tout est là. C’est le débat que nous mettons en avant « , a conclu Oscar Figuera.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 06:51

chavez-pcv« Hugo Chavez et les tâches révolutionnaires encore à accomplir », hommage (critique) du PC vénézuelien



Par Francisco Guacarán Varela, pour le PC vénézuelien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le temps, « implacable, qui passe », si on reprend les vers de Pablo Milanes, nous remémore cette première année sans une grande figure révolutionnaire, le camarade président Hugo Chavez, dont les traces et les aspirations d'un Vénézuela bolivarien restent ineffaçables.



Nous sommes sûrs que ne manqueront pas les articles biographiques et anecdotiques sur Chavez en cette date : le vendeur ambulant de « sucreries », le joueur de base-ball, le jeune militaire et le lecteur assidu. Cet article cherche à rappeler certains éléments clés posés par Chavez, sa préoccupation quant à la réalisation des objectifs du projet révolutionnaire.



L'agenda proposé par Chavez, reposant sur l'idéal bolivarien, nourri à diverses souces de la pensée progressiste vénézuelien et latino-américaine, s'est affiné en se confrontant à l'intensité de la lutte de classes, du combat contre l'impérialisme et ses laquais vénézueliens.



Si nous reprenons certains documents écrits par le camarade Chavez – en commençant par le projet de décret sur le Gouvernement provisoire prévu par la rebellion militaire du 4 février 1992 (qui ne fut pas écrit par lui directement, mais qui reprend les bases programmatiques de son projet) jusqu'au Plan pour la patrie, en passant par le Livre bleu – nous pouvons repérer la continuité de la construction d'un gouvernement profondément populaire, avec un sens élevé de l'éthique, effectif, qui réponde aux nécessités concrètes des travailleurs, et apporte une contribution importante à l'intégration latino-américaine et à la lutte anti-impérialiste.



Avec ténacité et résolution, pendant 14 ans, le nouveau Vénézuela a pris forme – avec des succès et des erreurs propres à toute expérience de construction révolutionnaire – aux côtés des travailleurs.



A la fin de l'année 2012, nous avons été les témoins de la préoccupation de Chavez à reprendre et consolider ce qui avait été réalisé jusque-là, mettant en garde contre des évolutions inquiétantes.



Le 20 octobre 2012, dans ce qu'on a appelé la « reprise en main », Chavez apporte des réflexions pertinentes sur la nécessité d'avancer « dans la transformation de la base économique du pays pour la rendre fondamentalement démocratique, car la base économique d'un pays capitaliste n'est pas démocratique, elle est anti-démocratique, elle exclut et c'est ce qui garantit la concentration de grandes richesses pour une minorité, une élite, la grande bourgeoisie, les grands monopoles, d'où vient la pauvreté et la misère pour les masses ».



Auto-critique



Nous rappelerons l'auto-critique face à la faible avancée vers la formation de Communes comme épi-centre du contrôle populaire sur le nouveau tissu productif national :« nous ne devons pas continuer à inaugurer des usines qui soient comme une île, entourées de la mer du capitalisme, parce que la mer les engloutira ».



Au-delà des critiques sur l'action de ces communes planifiées selon la logique de l'Etat bourgeois, ce qui est louable est la vision de Chavez quant au contrôle nécessaire du Pouvoir populaire sur la gestion de l'économie locale, qui rendrait sinon toute action transformatrice vaine.



A son tour, il réclamait l'existence d'espaces pour la critique révolutionnaire sur la gestion du gouvernement, d'abord provenant des travailleurs : « Pourquoi ne pas faire de programmes avec les travailleurs ? D'où sorte l'auto-critique, n'ayons pas peur de la critique, ni de l'auto-critique. Elle nous enrichit, elle nous manque ».



Et dans le même temps, il touche à une critique importante sur le fétiche de nombreuses institutions auxquelles on colle le nom de « socialiste », comme à toute œuvre ou toute activité que l'on fasse : « C'est douteux, car on peut penser qu'avec cela, celui qui agit ainsi croit que déjà, on a réussi, on a déjà fait le socialisme, parfait. On a changé le nom, et ça suffirait ».



Nous rappelerons qu'avant, cette même année avant le Conseil des ministres du 5 novembre, Chavez rappelait énergiquement les erreurs et la duperie constatés lors de l'inauguration de l'usine de glace Coppelia concernant le manque de planification, l'absence de correctifs et les violations des droits des travailleurs : « J'assume mes responsabilités et mes fautes, mais que chacun assume les siennes et, je le répète, à ceux qui travaillent avec moi je leur offre mon cœur et ma main de fer, je pense à Nicolas, je n'ai pas d'autre choix (…) dans cette étape, je vais être dur déjà avec les miens, plus dur que je ne l'ai jamais été jusque-là et je crois dans toute ma vie », a promis Chavez dans cette allocution qui a redonné de l'énergie aux travailleurs vénézueliens face à cette auto-critique sévère et publique du leader du processus bolivarien.



Un exemple



Hélas son corps a lâché au moment où il devrait réaliser son dessein, la mettre en œuvre et il nous a laissé des tâches importantes aux travailleurs vénézueliens, nous appelant à ne pas pour leurrer : « la formation socio-économique toujours prédominante au Vénézuela est de caractère capitaliste et rentier », et à avancer vers un « Pouvoir populaire capable d'effacer les traces d'oppression, d'exploitation et de domination qui restent dans la société vénézuelienne », pour « annihiler la forme Etat bourgeois dont nous avons hérité (…) et donner une suite à l'invention de nouvelles formes de gestion politique ».



Nous communistes continuons à exalter les éléments démocratiques et révolutionnaires de la pensée et de l'action du camarade Hugo Chavez, qui a su mener avec résolution et vigueur des efforts convergeant dans une même direction.



Nos critiques pointaient, et nous continuons à le faire, ces situations, positions, décisions que nous identifions comme obstacles à l'avancée révolutionnaire, et Hugo Chavez, dans de nombreuses occasions, le reconnaissait aussi : l'absence d'une Direction collective de la révolution qui permette d'articuler des visions et des efforts venant de différents secteurs révolutionnaires ; le maintien d'un Etat bourgeois, hautement bureaucratisé avec tous ces vices intacts ; la faible transformation du système économique national, approfondissant son caractère rentier ; l'existence de secteurs liés à la petite bourgeoisie et la bourgeoisie émergeante comme force politique dirigeante, en lieu et place de la classe ouvrière et des travailleurs.



Ce sont précisément ces idées que nous souhaitons faire ressortir aujourd'hui, alors que nous vivons un moment de déstabilisation politique, économique et médiatique dans notre pays, fomentée par la bourgeoisie locale et l'impérialisme yankee, deux secteurs qui ont du abandonner une bonne partie de leur hégémonie par le peuple vénézuelien, grâce à la direction du gouvernement populaire assumée par Hugo Chavez.



Cette mobilisation héroique qui a permis au peuple d'impulser la première étape du processus révolutionnaire commencé en 1998, héritière de grands moments de lutte pour la libération nationale, c'est la même qui vaincra sans pitié le fascisme assassin et l'impérialisme, réaffirmera avec fierté que l'effort du camarade Chavez ne fut pas vain et qu'on rependra la voie, dans l'unité révolutionnaire, de la construction scientifique du socialisme.



Honneur et gloire au camarade Hugo Chavez !

Face à la conspiration fasciste : large unité de classe et populaire !

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 09:28

PCV psuv« Face à la conspiration fasciste au Venezuela, unité de classe et populaire ! »



Communiqué du Parti communiste du Venezuela (PCV)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV) réaffirme publiquement que l'activité de noyaux fascistes dans notre pays et l'offensive des multi-nationales des médias correspondent aux intérêts internationaux de l'impérialisme états-unien, qui conspire en permanence contre le processus de transformation que construit le peuple vénézuélien.



Les agissements de ces groupuscules minoritaires, qui ne sont pas représentatifs de l'opposition, n'ont ni un caractère démocratique ni populaire mais cherchent plutôt à plonger notre patrie dans une situation d'ingouvernabilité par les barricades, le vandalisme, la terreur, l'intimidation et la mort d'innocents.



En cela, le PCV confirme son soutien le plus ferme au gouvernement national, dirigé par notre compatriote président Nicolas Maduro, pour la défense de la souveraineté, de l'indépendance et de la libre auto-détermination de notre peuple, et exprime son engagement à mener les combats nécessaires dans la rue et dans les centres de travail pour isoler, affaiblir et vaincre la conspiration fasciste, consolider les bases pour l'approfondissement révolutionnaire.



L'appel du PCV est de répondre aux actions de la droite pro-impérialiste avec une unité de classe et populaire de fer, sans arrogance, sans hégémonisme, sans exigences unilatérales et sans unanimité artificielle ; en comprenant et en assumant qu'il y a des réalités objectives qui favorisent socialement l'aventure fascisante.



C'est dans ce contexte, que le PCV a décidé de participer et de se joindre à la convocation pour la mobilisation qu'a appelé le président Maduro en ce mardi 18 février, dans le cadre de la signature de la Convention collective pétrolière 2013-2015, en dépit des critiques que nous avions fait et maintenons sur l'exclusion réalisée par la FUTPV (Fédération unique des travailleurs du pétrole) contre les syndicats pétroliers légaux et légitimement constitués, ce qui fut dénoncé sans réponse devant le MINTRASS (Ministre du travail).



 

Le PCV, après 83 années de lutte conséquente aux côtés du peuple vénézuélien, est une organisation révolutionnaire, autonome, critique et constructive, elle affirme qu'elle continuera à accompagner et impulser le syndicalisme de classe, le renforcement du mouvement ouvrier, la défense des droits des travailleurs et travailleuses sur des positions de classe, et l'unité politique et organique véritablement révolutionnaire pour un nouveau rapport de forces qui ouvre véritablement le cap du socialisme.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 04:43

consejo-central-jcv_001.jpgLes jeunes communistes au Venezuela dénoncent la violence fasciste et appellent à l'unité pour approfondir la révolution !

 

Traduction pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ (repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/)


 

Le Conseil central de la Jeunesse communiste du Venezuela (JCV) rejette la violence fasciste de groupuscules de l'opposition et appelle les forces révolutionnaires à s'organiser pour lutter pour l'approfondissement de la révolution.


 

Hector Rodriguez Montano, secrétaire-général de la JCV exhorte le gouvernement à agir avec fermeté contre les responsables intellectuels et pratiques de ces actions regrettables :


 

« Ces actions renvoient à un plan général, à multiples facettes, où agissent des petits groupes d'orientation fasciste qui sont organisés, financés et dirigés par l'impérialisme nord-américain », souligne Rodriguez.


 

Pour la JCV, ces groupes opèrent en profitant des problèmes économiques du pays, résultat du modèle capitaliste, rentier et improductif que connaît le Venezuela.


 

« Ce n'est pas par une issue putschiste et violente que l'on peut résoudre les problèmes qui touchent notre pays. Cela passe par l'organisation du mouvement populaire, le passage de nos forces à un autre niveau de conscience, d'organisation que nous pourrons rompre le pouvoir du capital ».


 

Rodriguez appelle les jeunes vénézuéliens à s'organiser pour faire face à l'offensive contre-révolutionnaire putschiste : « défendre ce processus depuis la perspective de son approfondissement ».



Dans la même idée, il appelle le gouvernement à résoudre les problèmes urgents que connaît le pays et à affronter avec résolution le sabotage économique, les pénuries, la corruption et le bureaucratisme qui gangrènent la société, produit du modèle actuel économique capitaliste.



Le gouvernement doit agir avec fermeté contre le putschisme.



Pour les jeunes communistes vénézuéliens, le gouvernement national doit agir avec force et fermeté face aux agissements de ces groupes violents :



« Cela suffit que ces groupuscules tentent de mettre le pays à feu et à sang impunément, et chaque fois que l'on prend des mesures contre eux, ils vont encore plus loin, ce qui a déjà coûté la vie à plusieurs jeunes issus du peuple vénézuélien. »



Le dirigeant rappelle que le gouvernement peut compter sur des lois, institutions et instruments institutionnels pour garantir la paix et la sécurité du pays.



Appel au PSUV pour ouvrir des espaces d'unité entre forces révolutionnaires



« Nous proposons aux forces dirigeants de ce processus, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), d'avancer vers la construction de ces nécessaires espaces d'unité et de rassemblement des forces révolutionnaires », a signalé le dirigeant de la JC, qui est aussi membre du Bureau politique du Parti communiste du Venezuela (PCV).



Rodriguez lance la même proposition aux forces organisées de la jeunesse pour avancer dans la consolidation d'un vaste mouvement de jeunesse bolivarien, de caractère patriotique et anti-impérialiste qui porte « avec audace et courage » le drapeau de l'indépendance et du socialisme.



« En tant que jeunesse communiste, nous croyons que c'est dans la lutte pour consolider notre indépendance, en ouvrant une perspective socialiste dans ce processus, que nous pourrons dépasser les malheurs et problèmes que connaissent nos jeunes comme conséquence de la crise du modèle capitaliste », a-t-il défendu.



Rodriguez souligne : « C'est par l'action organisée, politique, révolutionnaire et combative de la jeunesse, de la classe ouvrière et des forces populaires que nous pourrons affronter les difficultés et avancer dans l'approfondissement du processus politique vénézuélien. »



La Jeunesse communiste vénézuélienne appelle toutes les forces de jeunesse révolutionnaires à rester vigilantes et combatives, sans tomber dans les provocations. Et à empêcher que ce forces qui répondent aux intérêts de l'impérialisme nord-américain ne s'imposent.

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