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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:03

2013-03-06T113305Z_869312953_GM1E9361HVI01_RTRMADP_3_VENEZU.JPGLe Bronx, un des quartiers les plus pauvres de New York, rend hommage à Hugo Chavez



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s'en réjouissent, vous aurez votre réponse ! » (Fidel Castro)



Tandis qu'à Miami, une poignée d'émigrés ont fêté dans l'allégresse la mort de Chavez, dans le Bronx, des milliers d'habitants de ce quartier populaire de New York, ont rendu un dernier hommage à Hugo Chavez.



De l'initiative de Chavez, entre 2007 et 2010, l’État vénézuélien a donné 1 million de $ par an, via l'entreprise CITGO, filiale de Pétrole du Vénézuela (PDVSA) pour soutenir la mise en place de projets sociaux dans ce quartier.



L'organisation PetroBronx fut chargé de mettre en œuvre 30 plans qui ont profité à des écoles, des coopératives alimentaires ou encore à l'épuration de la rivière Bronx.



« L'argent qu'a donné Chavez a eu un impact énorme », pour le porto-ricain Félix Leo Campos, qui fait partie du comité PetroBronx. « Il a proposé un modèle social différent, une solution alternative, et il a soutenu les efforts locaux pour résoudre les problèmes chroniques du quartier ».



De son côté, l'enseignante Lucia Solano, dominicaine, a souligné que le président vénézuelien était une personne humaniste, préoccupée par le bien des pauvres : « Il n'y a guère de président américain qui ait visité le sud du Bronx ces dernières années ».



Elle a rappelé que durant sa visite dans ce quartier populaire new-yorkais en 2005 : « Chavez nous a dit que nous devions lutter et que nous ne devions pas nous décourager parce que nous étions pauvres. Il fallait mettre un petit grain de sable et il l'a mis.


« Le socialisme, c'est la liberté »



A l'invitation du parlementaire démocrate José Serrano, Hugo Chavez s'est rendu dans la banlieue new-yorkaise en septembre 2005 pour prendre connaissance de la réalité de ses habitants, après avoir participé à la 60ème Assemblée générale de l'Organisation des nations unies (ONU).



« Le socialisme, c'est la liberté, l'amour et le Christ », a assuré le Président aux jeunes qui se réunissaient dans les locaux du centre de Développement communautaire « The Point » dans le Bronx.



« La lutte des jeunes est très importante, car c'est la lutte pour la planète », leur a-t-il dit, au moment où il exprimait son avis sur l'importance d'arrêter le processus destructeur provoqué par le modèle capitalisme dans le monde.



« Au début, j'ai pensé que l'on pouvait humaniser le capitalisme, mais le capitalisme, c'est le diable. C'est Judas qui a vendu le Christ pour quelques pièces. Le socialisme c'est le Christ, qui donne sa vie pour les autres, qui nous appelle à nous aimer les uns les autres, voilà ce qu'est le socialisme », a confié Chavez à cette occasoion.



Du chauffage pour les nécessiteux



Entre 2005 et 2013, près de 2 millions de nord-américains ont profité du programme de livraison gratuite de combustible pour le chauffage qu'a mis en place le président vénézuélien et qui a permis de venir en aide aux familles qui n'ont pas les moyens pour se doter de ce service pendant l'hiver.



Ce plan, élaboré par l’État vénézuélien, via la CITGO et la Citizens Energy Corporation (Entreprise d'énergie pour les citoyens), a pu compter sur des ressources de l'ordre de 465 millions de $, et est venu en aide à des habitants de 25 états de la nation nord-américaine.



Cela comprend en outre les membres de plus de 240 communautés indigènes et plus de 200 refuges pour sans-abris.



Le journal argentin El Clarin a recueilli le témoignage de John Fritz, président de Mount Hope Housing, une organisation à but non-lucratif qui garantit des logements à loyer modéré, et qui a compté avec le soutien de ce plan de livraison de combustible pour le chauffage. :



« La majorité de nos locataires sont des immigrés, fondamentalement latinos, arrivés récemment, et qui n'ont même pas assez d'argent pour manger. Mais grâce à Chavez, pendant l'hiver, ils ont eu le chauffage gratuit. C'est une aide inestimable ».



De son côté, le fondateur de la Citizens Energy Corporation, Joseph P. Kennedy II, a exprimé sa peine face à la disparition physique du président vénézuelien.



Chavez était un dirigrant « qui se préoccupait énormément des pauvres du Venezuela et de toutes les nations du monde et de leurs besoins, surtout les plus fondamentaux, pendant que certaines personnes, parmi les plus riches du monde, ont plus d'argent que ce qu'ils pourraient raisonnablement en dépenser dans toute une vie », a affirmé le neveu de l'ex-président J.F. Kennedy et ancien parlementaire à la Chambre des représentants des États-Unis.



Source : Agencia venenzolana de noticians (AVN)

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:18

chavez-img.jpgDécès d'Hugo Chavez : président au service de son peuple et authentique révolutionnaire

 

Communiqué de la JC Paris 15 repris par  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Au décès d'Hugo Chavez ce mardi, tous les présidents latino-américains ont souligné son œuvre immense pour le continent, des centaines de milliers de vénézuéliens ont exprimé dans les rues du pays leur tristesse pour le premier président à se soucier de leur sort.

 

Pourtant, les médias français aiment à présenter Chavez comme un « dictateur », un « démagogue » ou un personnage fantasque : rien n'est plus caricatural.

 

Un président qui obéit à la volonté populaire : à quand en France ?

 

Chavez a organisé onze élections en quinze ans, quatre fois réélu, il a même accepté un référendum de l'opposition en 2004 ... visant à le destituer. Une opposition qui n'a pas hésité à monter un coup d’État en 2002 mis en échec par le peuple vénézuélien descendu par milliers dans les rues.

 

Drôle de leçons de démocratie quand on sait ce que nos dirigeants font de la volonté populaire, qu'on se souvienne des millions de manifestants contre la réforme des retraites en 2010, ou du « Non » sur la Constitution européenne en 2005. Où sont les vrais démocrates ?

 

La « Révolution bolivarienne » : 15 ans de politiques au service du peuple

 

Les médias ne peuvent totalement l'occulter, Chavez reste le premier président du pays à avoir redistribué à l'immense majorité les revenus du pétrole, autrefois captés par une infime minorité.

 

Quand Chavez arrive au pouvoir en 1998, le Vénézuéla est un des pays les plus inégalitaires d'Amérique du sud, c'est aujourd'hui le plus égalitaire. En 1998, 60% de la population est pauvre, contre 25% aujourd'hui.

 

L'argent du pétrole, mais aussi les nationalisations des secteurs-clés ont permis de financer l'éducation et la santé pour tous, avec l'apport de milliers de médecins et d'enseignants cubains dans le cadre des « missions » dans les quartiers populaires, les campagnes du pays.

 

Chavez a refusé les « plans d'austérité » du FMI, ceux qui ont appauvri son peuple pendant 20 ans, ceux qu'on veut maintenant nous imposer en Europe, sous pression de l'Union européenne.

 

La lutte pour une « Autre amérique » face à l'impérialisme américain

 

Chavez a incarné la résistance à un impérialisme américain qui n'a pas hésité pendant des décennies à piller le continent, dans les intérêts de ses multi-nationales, et en soutenant des dictatures complices, installées par des coups d'Etat orchestrés par la CIA.

 

Le président vénézuélien a défendu une autre union du continent américain, une autre Amérique : celle du « Libérateur » Bolivar dont il se disait le continuateur, celle du « Che » Guevara ou de Fidel Castro, dont il était un admirateur.

 

L'ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques) créée par Chavez en 2005 était un cadre pour des échanges mutuellement avantageux entre nations du continent américain, dans le respect de la souveraineté des nations. Tout le contraire de notre Union européenne !

 

Nul n'est irremplaçable même si l'avenir du Vénézuéla sans Chavez est incertain. Cyniques, ses ennemis dans le pays comme l'impérialisme américain ne cachent pas leur joie face à sa mort et attendent de reprendre le contrôle du pays, deuxième producteur de pétrole mondial.

 

Les limites du « chavisme », c'est aussi ce qui rend le pays vulnérable à ses ennemis : un manque de direction révolutionnaire collective, une économie encore entre les mains du capital privé et trop dépendante du pétrole.

 

Mais l’œuvre de Chavez a transformé radicalement le pays et le continent, permis à des millions de vénézuéliens de sortir de la misère, redonner un nom – le « socialisme » – à l'alternative au capitalisme.

 

Pour tout cela, merci, mille merci « camarade président » et Hasta la Victoria siempre !

 

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hugo_chavez.jpgVoici ci-dessous le communiqué de la JC des Bouches-du-Rhône (JC 13):

 

Les Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône saluent la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez

 

Hugo Rafael Chavez Frias est décédé ce mardi 5 mars des suites d’une longue bataille contre le cancer.

 

Communistes, nous rendons hommage à cet infatigable militant de la justice sociale et du combat anti-impérialiste. Nous saluons le bilan de 14 années de gouvernement bolivarien au Venezuela emmené par Hugo Chavez : baisse du taux de pauvreté de 21% entre 1999 et 2010, chute du taux de mortalité infantile de 19,15% à 13,95% entre 1999 et 2011, progression de l’espérance de vie de 2 ans, accès à la santé et à l’éducation gratuits, chute du taux d’analphabétisme de 9,1% à 4,9% entre 1999 et 2011, distribution de trois millions d’hectares de terre aux paysans, nationalisations entre autres dans le secteur du pétrole ou de l’électricité, baisse du temps de travail, construction de centaines de milliers de logements sociaux…

 

Ces réalisations multiples rompent avec les logiques opportunistes et pro-capitalistes de la social-démocratie internationale incarnée par l’Internationale Socialiste. Ce n’est ainsi pas un hasard que le seul parti allié du PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela), formation politique de Hugo Chavez, resté fidèle au président est le Parti Communiste Vénézuélien car dans l’aiguisement des contradictions de classe seuls les révolutionnaires ne plient pas.

 

Nous saluons également l’action internationale du président Hugo Chavez fervent combattant des ingérences de l’impérialisme occidental à travers le monde et défenseur de la souveraineté des peuples. Son engagement aux côtés de la lutte du peuple palestinien et son soutien à Cuba socialiste n’en sont que des exemples.

 

Son combat ne doit pas rester vain et montre plus que jamais la nécessité pour le peuple Vénézuélien, comme les peuple du monde entier, de renverser le pouvoir des capitalistes afin de construire une société pleinement au service des travailleurs et des couches populaires : le socialisme.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:07

chaveztrab.gif

Les communistes vénézuéliens saluent une dernière fois le « camarade président » Hugo Chavez

 

Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela, pris d'une profonde douleur face à la disparition physique de notre président Hugo Chavez, leader indiscutable du processus bolivarien au Venezuela, en Amérique latine et dans le monde, souhaite exprime sa ferme détermination à continuer à porter haut le drapeau de la lutte de la révolution socialiste et de l'unité populaire révolutionnaire.

 

Le président Hugo Chavez, toute sa vie durant, a consacré tous ses efforts et a contribué à la construction et à la défense de la Patrie, en quête d'une société de justice et de liberté pour les travailleurs du Venezuela, d'Amérique latine et du monde entier, à gagner dans l'affrontement avec l'impérialisme mondial et ses laquais.

 

Il est incontestable que notre camarade président a toujours assumé avec une exemplaire discipline et abnégation révolutionnaire, la tâche difficile et exigeante qui consiste à conduire notre Patrie sur les sentiers de la construction d'une société plus juste, en faisant l'engagement de toute sa vie.

 

Bureau politique du PCV, nous condamnons les politiques de guerre médiatique et de manipulation entreprises par les secteurs réactionnaires du pays, allant dans le sens de l'impérialisme états-unien, principal ennemi de la classe ouvrière et des travailleurs.

 

Nous appelons le peuple vénézuélien, les forces politiques et sociales révolutionnaires à serrer les rangs, à rester vigilants face aux désirs de l'impérialisme à semer le chaos et la déstabilisation dans notre pays.

 

Nous devons faire preuve d'un très haut niveau d'organisation et de mobilisation disciplinée de notre peuple, ce dans tous les organes créés ces dernières années.

 

Nous faisons parvenir à ses proches, ceux qu'il aimait le plus et ceux qui l'ont aimé si tendrement, l'expression de notre soutien et de nos condoléances, en particulier à ses enfants et à ses parents.

 

Le Bureau politique rend hommage au camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, cadre révolutionnaire qui restera dans l'imaginaire collectif de notre Patrie comme un exemple de détermination, de dévouement, de courage et de grandeur révolutionnaire.

 

Nous lançons un appel au peuple vénézuélien à poursuivre ses efforts pour que le courage, la force, le désintéressement et l'amour infini pour l'humanité consubstantiels à la conduite et à l'action révolutionnaire du camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, soient désormais et pour toujours un exemple pour notre peuple et les nouvelles générations de combattants pour la vie.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:41

chavez-pcv.jpg« 2013 sera l'année de la marche vers le socialisme sous la direction d'Hugo Chavez »

 

Message de fin d'année du député communiste (PCV) au parlement latino-américain Carolus Wimmer

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le peuple vénézuélien a décidé le 7 octobre, et l'a confirmé le 16 décembre, que cette année commence l'étape d'accélération de la marche vers le socialisme avec la classe ouvrière et le Commandant Hugo Chavez à la tête de notre Révolution.

Les militants révolutionnaires qui en ce moment se retrouvent tous dans des sentiments de communion et de solidarité avec le président Chavez, lui transmettant toute leur affection et leurs souhaits de prompt rétablissement, doivent prendre du recul pour réfléchir sur les deux récentes victoires électorales obtenues car nous avons tous et toutes une responsabilité dans la mise en route du Second plan socialiste pour la nation (2013-2019), pour lequel nous avons émis des propositions et nous avons participé aux discussions.

En cette année 2013, où commence une nouvelle gestion, nous continuerons à accompagner le gouvernement du président Chavez pour donner un nouvel élan aux projets dans les domaines de la santé, du logement, de l'éducation, à nos succès en matière économique, au fond à la consolidation du pouvoir et de l'organisation populaire.

Il est nécessaire de maintenir l'unité pour renforcer le Grand pôle patriotique, garder notre calme tout en restant vigilants. Nous devons être prêts pour la mobilisation des couches populaires afin de défendre la Patrie face aux tentatives de déstabilisation de la droite à la veille du 10 janvier. Il n'y a pas de vide du pouvoir, pas d'incertitude, aucune de ces hypothèses n'étant dissociable des intentions des secteurs anti-démocratiques. Ce qu'il y a, c'est un peuple qui a décidé le 7 octobre qu'il continuera à suivre la voie de la Révolution socialiste sous la direction politique du Commandant Chavez.

Il est de notre devoir de dénoncer que se livre, sur les réseaux sociaux, une véritable bataille contre le Gouvernement bolivarien. En tant que responsable du secteur international du PCV, j'ai reçu de nombreux appels et messages de gens du monde entier inquiets de la santé de Chavez. L'appel est le même pour tous et toutes : il n'y a aucun vide dans l'information. Nous avons à notre disposition tous les communiqués officiels émis quasiment tous les jours. Nous ne laissons pas porter par les rumeurs.

La vague de rumeurs n'est pas un hasard. Une rumeur fait monter ou baisser la bourse, le prix du baril de brut, fait grimper la spéculation sur les marchés. Ce n'est pas un hasard si la droite médiatique et d'obscurs intérêts financiers ont recours à de telles pratiques douteuses. Nous ne laissons pas faire cette entreprise de manipulation. Nous devons garder notre calme mais rester également attentifs et unis avec les êtres qui nous sont chers.

Bonne et heureuse année 2013, remplie de bien-être, de santé et de bonheur pour les familles vénézuéliennes, mettons le cap vers le socialisme !

  • ¡VIVE CHÁVEZ!

  • ¡VIVE la révolution bolivarienne!

  • ¡VIVE le socialisme!

  • ¡VIVE le grand Pôle patriotique et le Front anti-impérialiste!

  • ¡VIVE le Parti communiste du Venezuela!

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:35

anagrama partido comunista venezuelaÉlections régionales au Venezuela : les communistes doublent leur score en faisant entendre leur voix dans le camp révolutionnaire

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Après les élections législatives du 7 octobre, les régionales du 16 décembre ont marqué un nouveau triomphe pour les forces révolutionnaires bolivariennes, conduites par le PSUV (Parti du socialisme unifié du Vénézuela) et soutenues par le PCV (Parti communiste du Vénézuela). Pourtant, les communistes n'ont pas tu leurs critiques et n'ont pas hésité à marquer leur indépendance.

 

Selon les chiffres publiés par le Conseil national électoral, la coalition du « Grand pôle patriotique » menée par le PSUV a remporté 56% des voix, ainsi que 20 des 23 États en jeu.

 

Seuls trois régions ont résisté à la marée rouge  : l'Amazone, Lara et Miranda (le deuxième État le plus peuplé du pays) qui restent entre les mains de l'opposition de droite.

 

Les candidats chavistes obtiennent leurs meilleurs scores dans les États du nord et de l'ouest : Sucre (60%), Yaracuy (61%), Apure et Cojedes (63%), Guarico (74%) et enfin Vargas (77%).

 

Pour ce qui est du Parti communiste vénézuélien (PCV), ce scrutin était également un test après le résultat historique obtenu en octobre : plus de 3% des voix, 500 000 votes et un statut consolidé de premier allié du président Chavez dans le processus révolutionnaire.

 

Les 250 000 voix obtenus par le Parti communiste confirment l'embellie. Rapportées à un scrutin où un vénézuelien sur deux ne s'est pas rendu aux urnes, le PCV confirme les 3% remportés lors du scrutin national d'octobre, avec une progression de 80% par rapport aux résultats des régionales de 2008.

 

Dans ce scrutin, le PCV s'est réaffirmé comme un allié fidèle dans le processus révolutionnaire, en soutenant les candidats du bloc révolutionnaire dans 19 des 23 États.

 

En termes électoraux, les résultats sont sans surprise, les scores oscillant dans le cadre de l'alliance PSUV-PCV entre 2 et 3%, montrant à la fois la réalité d'un vote communiste mais aussi les difficultés à se différencier de la puissance hégémonique du PSUV dans le «  Pôle patriotique  ».

 

Toutefois, le PCV a également présenté pour la première fois quatre candidats indépendants, le plus souvent dans le cadre de candidatures unitaires, ouvertes aux mouvements sociaux, dont il a pris la tête, dans les États d'Amazonie, Bolivar, Mérida et Portuguesa.

 

 

Pourquoi des candidats communistes indépendants ?

 

Aucun calcul politicien, électoraliste de la part des communistes. Seulement la constatation de l'incompatibilité entre le programme et l'idéologie communistes et certaines candidatures portées par le PSUV, elle-même manifestation des contradictions internes du processus révolutionnaire.

 

Chacune des candidatures fut motivé par le décalage entre ce que porte le mouvement révolutionnaire bolivarien et la politique concrète de certains gouverneurs.

 

Dans l’État d'Amazone, le parachutage de la ministre Nicia Maldonado a déçu les bases indigènes qui ont préféré élire dans le cadre des Conseils de base, Gregorio Mirabal, député indigène à l'Assemblée nationale, une candidature endossée également par le PCV.

 

Dans les États de Bolivar, Mérida et Portuguesa, la politique droitière, de conciliation avec la « nouvelle bourgeoisie » vénézuélien des gouverneurs du PSUV a alimenté une déception chez les franges les plus combatives de la classe ouvrière, et conduit le PCV à se présenter face au candidat du pouvoir.

 

Un exemple, le cas de Bolivar, où le gouverneur Francisco Rangel Gomez mène une politique droitière mêlant anti-communisme viscéral et politique de répression du mouvement syndical, clientélisme et corruption.

 

Dans une entreprise sidérurgique comme SIDOR, les travailleurs luttent depuis les années 2000 contre les manœuvres de la direction de l'entreprise et de l'exécutif régional visant à casser le syndicalisme de casse, à saboter la gestion démocratique de l'entreprise, et à instaurer des relations de type paternalistes avec le personnel.

 

En 2008, le conflit avait atteint son acmé : entre des travailleurs luttant pour la nationalisation de l'entreprise, et le gouverneur régional soutenant les patrons de l'entreprise pour réprimer le mouvement.

 

Les travailleurs avaient finalement obtenu la nationalisation, promulguée en 2008 par le président Chavez.

 

Ce n'est donc pas un hasard si le candidat communiste a bénéficié du soutien de nombreux comités de travailleurs d'entreprises actuellement en lutte dans l’État  : SIDOR donc (sidérurgie), Ferrominera (mines), VENALUM et ALCASA (Aluminium).

 

La raison d'être du Parti communiste reconnue par les électeurs : entre 5,5 et 14% pour les candidats du PCV

 

Force est de constater que les candidatures portées par le Parti communiste ont su représenter une alternative de gauche, révolutionnaire à la dérive droitière de certains gouverneurs  :

 

Si le candidat Amazonien a récolté 5,5% des voix, les candidats présentés seuls par le Parti communiste ont obtenu 8% dans l’État de Bolivar pour Manuel Arciniega, 10% dans l’État de Mérida pour l'ex-gouverneur Florencio Porras et enfin dans l’État de Portuguesa, Oswaldo Zerpa a recueilli 24,9% des voix dont 14% pour le seul PCV.

 

Sur ces quatre candidatures indépendantes, le PCV a gagné 100 000 voix, des scores inédits depuis que le PCV participe aux élections au sein du camp révolutionnaire.

 

Si la violence verbale des courants droitiers du PSUV a été inouïe, traitant les communistes de «  traîtres  », d' « agents de la droite fasciste  », le PCV a tenu bon et justifié son choix.

 

Carlos Aquino, membre du secrétariat national du PCV a ainsi parlé du vote « communiste comme un vote qualitativement différent, conscient de ce que représente le PCV dans la défense résolue des droits du peuple  ».

 

Aquino a souligné la dénonciation non seulement de la politique de certains gouverneurs PSUV mais aussi de dirigeants d'entreprises publiques qui « s'opposent aux revendications légitimes et justes des travailleurs et développent des politiques violemment anti-syndicales ».

 

Questionné sur la politique d'alliances du Parti, il a rappelé que l'unité « ne se caractérise pas seulement par le nombre d'organisations y prenant part, mais par le fait qu'elle sort d'un processus de construction collective, de débat, d'analyse critique et auto-critique, ce qui passe, si ces espaces d'échange politique n'existent pas, par le droit à monter des alliances alternatives qui reflètent mieux à notre avis l'objectif stratégique d'approfondissement de la révolution. »

 

Selon le PCV, les conditions avancent pour renforcer cette alliance « dans un processus de libération nationale qui ouvre réellement une perspective de conquête du socialisme, mettant le cap vers une société totalement libre et en plein développement  : le communisme. »

 

La conclusion est que le« PCV ne peut pas se contenter de petites alliances électorales, même s'il le voulait, car il est un Parti qui a une idéologie, portée par un militantisme et une politique permanente ».

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