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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:22

anagrama partido comunista venezuelaLe Parti communiste vénézuelien salue dans la victoire de Chavez « une défaite stratégique de l’impérialisme »



Communiqué du Parti communiste vénézuelien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste vénézuelien (PCV) a livré son analyse de l'élection présidentielle, soulignant que le peuple et les forces révolutionnaires menées par le président ré-élu Hugo Chavez, ont infligé une défaite stratégique à l'impérialisme et au sionisme avec le triomphe populaire du 7 octobre :



« Comme nous l'avions dit, ce qui était en jeu ce n'était pas seulement la présidence de Hugo Chavez mais le destin de la patrie vénézuelienne, latino-américaine et la possibilité de continuer à accumuler des forces au niveau national et international, dans les intérêts des peuples de notre continent », a insisté le secrétaire-général du PCV Oscar Figuera.



Le dirigeant communiste, au nom du PCV, a salué l'ensemble du peuple vénézuelien, tous ceux qui ont voté, quelle que soit leur position politique :



« Nous souhaitons saluer l'ensemble du peuple vénézuelien sans exception, qui a participé de façon massive à ce moment de prise de pouvoir par le peuple, moment qui s'intègre dans le processus qu'on est en train de se construire, yb moment où le peuple a exercé son droit à décider de la personne qui devait diriger les affaires du pays », a souligné Figuera.



Le PCV inclut dans son analyse également les messages de solidarité avec le processus bolivarien exprimés du monde entier, voilà pourquoi « nous pouvons affirmer que nous avons obtenu une grande victoire populaire et, dans le même temps, que nous avons infligé une défaite stratégique aux forces de l'impérialisme qui, de connivence avec le sionisme international, ont tenté de faire tourner en arrière la roue de l'histoire » a-t-il ajouté.



Les résultats expriment à la fois un soutien à la révolution et un message critique



Le PCV a exprimé sa satisfaction avec la victoire que constitue la ré-élection du président Chavez pour le prochain mandat présidentiel, mais « nous ne nous satisfaisons pas de la situation ».



Le dirigeant ajoute : « C'est une belle victoire populaire, qui de notre point de vue, exprime avant tout un message de soutien et de participation à ce processus, mais en même temps, la façon même dont se répartissent les voix de l'alliance anti-impérialiste indiquent qu'il y a un message critique ».



Figuera a appelé les forces impliquées dans le processus à réaliser une évaluation profondément critique qui permette de fixer où sont nos forces, nombreuses et capitales, pour les renforcer encore et les approfondir, mais aussi pour identifier où sont les erreurs.



Ces erreurs « méritent, une fois identifiées, d'être corrigées par les travailleurs et les travailleurs, avec la participation active des communautés et peuples indigènes ; avec les courants populaires chrétiens qui se reconnaissent dans ce processus de transformation. Les corriger à partir des positions de la classe ouvrière et du mouvement général des travailleurs et des travailleurs qui exigent que le discours sur la construction d'une société socialiste soit mis en accord avec les formes, manières et modes, non seulement de production mais aussi de direction des centres de production », a exigé le dirigeant communiste.



Un autre message que nous transmettent ces résultats électoraux, c'est la nécessité réaffirmée d'avancer dans la construction d'une direction collective du processus bolivarien, qui avec le président Chavez, dirigera l'étape supérieure à venir. « Voilà un autre message porté par ces élections », dit-il.



Le Parti communiste pleinement engagé dans la révolution vénézuelienne tout en conservant son identité



Le Parti communiste du Vénézuela a réaffirmé son engagement historique avec la révolution vénézuelienne, continentale et mondiale, en lien permanent avec la lutte anti-impérialiste et la perspective du socialisme, « et en même temps, comme organisation politique et révolutionnaire, marxiste-léniniste et bolivarienne, elle est obligée de conserver son identité de force de proposition, critique, en autonomie totale », insiste Figuera.



« C'est ce que nous avons toujours été et nous continuerons à être. Une force engagée dans les transformations révolutionnaires au Vénézuela, sur le continent et dans le monde, solidaire, communiste et nous sommes disposés à faire tous les efforts nécessaires pour faire avancer la révolution. Cela nous oblige à porter une démarche de construction collective de notre ligne politique et de son expression, de façon souveraine, critique et en restant une force de proposition »,a-t-il souligné.



Cette ligne politique s'articule à une politique d'unité la plus large, anti-impérialiste, qui s'exprime dans le Grand pôle patriotique et dans la construction d'un Bloc populaire révolutionnaire plus avancé qui permette de lutter pour la construction du socialisme.



Le vote PCV est un vote qualitativement supérieur



Le PCV a analysé le résultat obtenu par le Parti comme un grand bond électoral, avec une progression de 37% par rapport à 2006.



« Nous apprécions à sa juste valeur le fait que les travailleurs et les travailleuses, la classe ouvrière, les paysans, les intellectuels révolutionnaires, les jeunes rebelles, les secteurs religieux progressistes de la Théologie de la Libération et, en général, les communautés organisées aient choisi de soutenir le président Hugo Chavez, avec un vote qualitatif pour le Parti communiste du Vénézuela », a jugé le dirigeant.



Le Parti communiste du Vénézuela, avec les chiffres publiés par la Commission électorale, a obtenu près de 500 000 voix dans tout le pays, avec 3,3% des voix. « C'est notre juste politique d'alliance reposant l'unité populaire anti-impérialiste la plus large qui a mené au renforcement de notre Parti », a-t-il indiqué.



Il a ajouté qu'il ne suffisait pas d'avoir des directions collectives pour fixer les grandes lignes du processus, mais qu'il doit y en avoir dans les ministères, les entreprises qui gèrent l'Etat, etc.



« Il faut rompre avec la conception d'une direction uni-latérale, par en haut, qui est la façon de diriger imposé par le capitalisme et l'impérialisme, pour pouvoir véritablement avancer vers de nouveaux rapports sociaux de production qui expriment un bond qualitatif dans le processus politique vénézuelien », a souligné Figuera.



Dans son évaluation du résultat, le PCV reconnaît que le résultat obtenu par le Parti, et au-delà des voix gagnés par le PCV seul, est la conséquence de l'expression de divers courants du mouvement ouvrier et du mouvement populaire en un vote qualitatif lors de cette élection.



« Nous voulons dire que cela ne s'arrête pas aux élections du 7 octobre, mais que cela s'intègre dans un projet politique qu'il faut continuer à construire, dans l'unité révolutionnaire », a-t-il exprimé.



Dans l'analyse réalisée par le PCV des dernières élections présidentielles, en 2000 le PCV n'a apporté à la candidature de Chavez qu'1 voix sur 67. En 2012, le PCV a apporté 1 voix sur 17.



« C'est une forme de reconnaissance de la part de vastes couches de la société qui voient dans le Parti communiste l'expression d'une ligne révolutionnaire conséquente, une ligne militante fidèle à la perspective révolutionnaire, une fidélité qui ne prive pas de dire les choses qu'il faut corriger, ou de dire où sont les erreurs. Car la fidélité révolutionnaire, ce n'est pas de dire Oui de façon inconditionnelle. Qui est fidèle dans la perspective révolutionnaire, doit être critique et auto-critique », a-t-il conclu.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 06:10

PCV psuvVictoire capitale pour la révolution bolivarienne et renforcement significatif des communistes qui apportent un demi-million de voix (3,5%) au président Hugo Chavez

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

« La victoire de Chavez est également la victoire de tous les peuples d'Amérique latine ».

 

Ce commentaire du président bolivien Evo Morales souligne l'enjeu du scrutin présidentiel vénézuelien du 7 octobre, dépassant le sort même de la seule République bolivarienne du Vénézuela.

 

Avec 54,8% des voix, soit 7,8 millions de suffrages exprimés, Hugo Chavez devance assez nettement le candidat unitaire de l'opposition, Henrique Capriles Radonski qui obtient 44,55% des voix, soit 6,3 millions de votes.

 

Jamais élection n'a été aussi polarisée, réduite à deux blocs antagonistes. Chacun des partis se positionnant dans les coalitions formées par les deux principaux candidats. Le « Pôle patriotique » autour d'Hugo Chavez face à la Coalition pour l'unité démocratique (Mesa de la unidad democratica/MUD)

 

La défaite d'une coalition contre-révolutionnaire et libérale, rassemblant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite

 

Comme lors des législatives 2010, l'opposition est parvenue à rassembler sous la bannière du MUD une coalition hétérogène mais unie dans un même objectif contre-révolutionnaire, et une volonté commune de faire tomber Chavez.

 

Une coalition d'une vingtaine de partis, allant de forces gauchistes anti-communistes (LCR-La causa radical, Bandera roja) jusqu'à la droite dure (La Justice d'abord).

 

Néanmoins, le centre de gravité de cette coalition se retrouve, paradoxe apparent, au centre-gauche avec des partis sociaux-démocrates, parfois anciens alliés de Chavez, présents en masse parmi les forces dirigeantes de la coalition (Action démocratique/Un nuevo tiempo/Mouvement vers le socialisme).

 

Derrière cette façade de centre-gauche, que le candidat Capriles a tenté de cultiver pendant la campagne, un programme de droite libérale classique (le « paquetazo ») porté par celui qui est l’héritier d'une des plus grandes fortunes du pays :

 

libéralisations et privatisations dans les secteurs-clés de l'économie, en premier lieu le pétrole ; décentralisation des services publics pour mieux les privatiser ; remise en cause des programmes sociaux gouvernementaux de lutte contre la pauvreté et la faim.

 

Si la droite a encore une fois été vaincue, l'écart se resserre. La preuve d'une résistance de plus en plus organisée de la bourgeoisie vénézuelienne, aidée par le parrain nord-américain, et de sa puissance sociale toujours intacte.

 

Les communistes en progression constante

 

Les électeurs avaient également, sur leur bulletin électoral, la possibilité de choisir non seulement leur candidat mais aussi leur « parti de préférence », engagé dans l'un des deux camps en présence.

 

Parmi les partis du camp révolutionnaire, si le PSUV reste très largement en tête avec 42,80%, la bonne surprise est venue du Parti communiste du Vénézuela (PCV) qui s'installe comme deuxième force de gauche, avec 3,5% des voix et près de 500 000 votes apportés au président Chavez.

 

En 2000, le PCV ne récoltait que 0,8% des voix. En 2006, il connaissait une progression importante avec 2,9% des voix et 340 000 voix, alors que la coalition chaviste avait obtenu, dans son ensemble, 9 points de plus qu'en 2012.

 

La carte électorale du Parti est relativement homogène, les meilleurs scores se trouvant dans les régions du Nord-ouest du pays : les États de Yaracuy (6,1%), Trujillo (6,2%) et Portuguesa (6,3%).

 

Une victoire pour la révolution bolivarienne et ses succès...


 

 

La progression du Parti communiste est autant la reconnaissance du travail réalisé sur le terrain par les 40 000 militants du Parti que celle de la justesse de la ligne proposée par le Parti.

 

Depuis quatorze ans, le PCV s'est affirmé comme le soutien le plus résolu de la révolution bolivarienne menée par Hugo Chavez. En 2010, au plus fort des défections des partis sociaux-démocrates, le président Chavez avait affirmé que le PCV était « le seul allié qui nous reste ».

 

Le Parti communiste apporte son soutien à toutes les mesures dans les intérêts des travailleurs : missions sociales, augmentations du salaire minimum, nationalisations.

 

Les communistes se réjouissent de la baisse drastique de la pauvreté depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, de 49,4% de la population en 1999 à 27,6% en 2008 ainsi que de la réduction massive des inégalités dans la même période.

 

qui ne fait pas taire les critiques constructives des communistes envers un processus révolutionnaire inachevé

 

Néanmoins, les communistes ne peuvent se satisfaire de ces progrès accomplis depuis treize ans. Le Vénézuela reste un pays capitaliste, où les principaux leviers de l'économie restent entre les mains du privé (65% de l'économie est entre les mains du privé en 2010, le même chiffre qu'en 1999).

 

Le PCV met en garde depuis plusieurs années contre cette puissance économique et sociale du capital privé domestique. La progression de la droite contre-révolutionnaire ne s'appuie pas que sur le soutien international de Washington mais aussi sur cette bourgeoisie encore puissante.

 

Le Parti communiste ne cache pas ses critiques constructives.

 

Tout d'abord la nécessité de mettre en place une véritable direction collective révolutionnaire, pour dépasser un leadership personnel, ou encore les tentatives de constituer un parti unique de la gauche.

 

Ensuite, la nécessité d'approfondir la révolution bolivarienne, et de passer d'une révolution démocratique-nationale à la phase de transition vers le socialisme. Un programme qui passe pour le PCV par la nationalisation des grands moyens de production, gérés par les travailleurs eux-mêmes, par l'instauration d'un système national de Sécurité sociale, et enfin par une politique nationale d'industrialisation.

 

Les communistes se sont toutefois réjouit des pas réalisés par le président dans ce sens, notamment avec la formation du « Pôle patriotique » en 2010, embryon d'une direction collective.

 

Toutefois, la route est encore plus longue sur la voie du socialisme, affirmé dans les discours et les textes officiels du président mais qui peine encore à se matérialiser dans la transformation radicale de l'économie et de la société vénézuelienne.

 

Dans ce parcours vers le socialisme, plus que jamais, les communistes vénézueliens restent le meilleur allié du président Chavez et de la force dirigeante de la révolution, mais ce sans mettre leur drapeau dans leur poche et sans taire leurs critiques sur un processus révolutionnaire encore inachevé.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:39

vota-gallo-rojo_001.jpgL'engagement révolutionnaire des communistes vénézueliens





Communiqué du Parti communiste du Vénézuela (PCV) dans la campagne présidentielle



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Parti communiste du Vénézuela (PCV) est clair sur la nécessité de consolider et d'approfondir le processus de libération et d'indépendance nationale et d'ouvrir une perspective pour avancer vers la construction de la société socialiste, et c'est en cela qu'il a appelé à soutenir la candidature présidentielle d'Hugo Chavez le 7 octobre prochain, et met à disposition des travailleurs, des paysans, des jeunes, des femmes, des intellectuels révolutionnaires et du peuple en général, le bulletin communiste comme l'option révolutionnaire pour avancer dans la transformation de notre société.



De plus en plus de vénézueliens se sentent représentés par les déclarations et les positions du PCV, à la fois mobilisés, plein d'espoir et croyant sincèrement dans le processus révolutionnaire vénézuelien, cela explique pourquoi ils sont réceptifs au message d'une organisation claire et solide qui propose l'approfondissement du processus.



Mais il y a aussi ceux qui ont accumulé – par manque de vision stratégique du processus – un niveau de colère, de frustration et de désespoir qui les ont conduit à la démobilisation et de désillusion. Ils sont aussi réceptifs au message d'une organisation sérieuse et cohérente idéologiquement et politiquement, qui porte un message critique et constructif.



La ligne électorale du PCV porte la conception que: « La campagne communiste doit se mener au contact direct, dans le débat fraternel et clair sur les lieux de travail, d'étude, dans les quartiers avec les habitant, en expliquant les objectifs, les succès, les déficiences et les contradictions au sein de l'Exécutif national », afin de gagner un vote conscient et organisé pour élever le rôle de la classe ouvrière et des travailleurs dans le processus politique et social vénézuelien.



C'est dans cette perspective que le PCV fait connaître ses propositions politiques appelant à voter communiste, tout en assumant le fait que cela prend une importance toute particulière que de voter Chavez dans ce moment historique de notre combat :



Avec Chavez et les travailleurs,

VOTE COMMUNISTE !



•            Pour exprimer l'engagement conscient des masses laborieuses des campagnes et des villes avec l'organisation et l'action de classe, révolutionnaire, autonome, critique et constructive que représente le PCV ;



•             Pour accumuler des forces populaires révolutionnaires, avec la Classe ouvrière et les travailleurs à l'avant-garde, face à la bourgeoisie et au système capitaliste d'exploitation, et ouvrir de réelles perspectives pour la construction du Socialisme ;



•             Pour l'approfondissement révolutionnaire du processus démocratique, participatif et progressif, entamé en 1998, en faisant du Pouvoir populaire la base du nouvel État ;



•             Pour renforcer la lutte, dans les rues et dans les centres de travail publics et privés, pour la défense inconditionnelle des droits de la Classe ouvrière et des travailleurs, et pour un modèle de gestion basé sur le Contrôle ouvrier et social sur la production, la gestion et la distribution de biens et de services ;



•             Pour continuer à construire les Conseils socialistes des travailleurs et travailleurs, parvenir à faire adopter sa Loi spéciale, qui renforce le combat contre les vices inhérents à la société capitaliste : corruption, bureaucratisme, exploitation, chômage et pauvreté ;



•             Pour consolider la participation active, réelle et effective, dans le contrôle social de la gestion du gouvernement et des politiques d’État, par la conscientisation, l'organisation et la mobilisation de l'ensemble du peuple ;



•             Pour continuer à impulser une politique de large unité patriotique, sociale et politique, qui nous assure de maintenir le cap d'un développement indépendant, d'une industrialisation souveraine et d'une économie diversifiée, pour rompre définitivement les liens de la domination impérialiste ;



•             Pour continuer à promouvoir la nationalisation et la socialisation du système bancaire et financier, tout comme la réforme intégrale du système fiscal, avec élimination de la TVA, élévation du taux d'imposition sur le grand capital et les bénéfices exceptionnels ;



•             Pour porter la formation du Système unique national de Santé, régi par les principes de gratuité, d'universalité, d'équité, d'intégration sociale et de solidarité ;



•             Pour que se maintiennent, se développement et s'approfondissent les liens et les mécanismes d'unité, de collaboration, de solidarité et de complémentarité latino-américaine et caribéenne, soutenant les transformations progressistes dans le rapport de forces au niveau mondial.



PCV, l'option révolutionnaire !

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:25

34439 605x365 0822592001335819897Loi organique du travail (LOT) au Vénézuela

Avancées et insuffisances d'une réforme progressiste du code du travail



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Chaque nouvelle réforme du code du travail, en France et en Europe plus largement, sont autant d'occasions de remettre en cause les acquis de décennies de luttes du mouvement ouvrier. Au Vénézuela et dans une grande partie du continent latino-américain, chaque réforme apporte de nouvelles protections aux travailleurs de ces pays.



Certes, le Vénézuela part de très loin après plusieurs décennies de dictatures et de politiques ultra-libérales qui ont fait de ce pays, au moment de l'accession d'Hugo Chavez en 1999, un des pays où les inégalités et les taux de pauvreté étaient les plus élevés au monde.



La nouvelle Loi organique du Travail (LOT) promulgée lors de la Journée des travailleurs, le 1er mai, permet de réelles avancées dans les conditions de travail des travailleurs du secteur privé comme du secteur public.



Réduction du temps de travail avec la semaine de travail à 40 heures et obligation du respect de deux jours de repos consécutifs ; réaffirmation de la stabilité de l'emploi, avec pénalisation des licenciements sans motif valable et interdiction de la sous-traitance ; de nouveaux droits, comme le congé maternel universel, six semaines avant la naissance et vingt après.



Le président Chavez s'est empressé de qualifier ce nouveau code du travail de « loi qui restera dans l'histoire ». Une loi « libératrice » qui selon le leader de la révolution bolivarienne est la consécration de décennies de luttes du peuple vénézuelien :



« Si on remet cette loi en perspective, aucun acquis des peuples, des travailleurs et des travailleurs n'a été possible sans un long processus de résistance, de lutte et même de souffrances ».

 

Il a finalement conclu en se plaçant résolument du côté des travailleurs :



« Ils ont en moi un allié inconditionnel. Nous sommes en train de construire une nouvelle culture du travail et de la responsabilité. Tant que je serai en vie, ils peuvent me considérer comme un travailleur comme un autre. J'ai pris le parti des travailleurs ».



Les communistes et les syndicats soulignent les « avancées et les insuffisances » de ce nouveau Code du travail et appellent à poursuivre la lutte



Fidèles à leur position de meilleur allié du président Chavez mais aussi de force critique dans la perspective de la révolution socialiste et du pouvoir ouvrier, les communistes du PCV ont à la fois salué les avancées de ce texte mais aussi ses insuffisances par rapport aux espoirs qu'il a suscité.



« On constate en effet que la nouvelle Loi organique du travail des travailleurs et travailleuses est un instrument qui comporte d'importantes conquêtes pour les travailleurs vénézueliens, tout en révélant des manques tout aussi importants, et sans répondre à toutes les attentes exprimées dans les débats préalables », a souligné le secrétaire du PCV Oscar Figuera.



Il a également rappelé que par rapport à l'objectif socialiste, l'aménagement des conditions d'exploitation en système capitaliste ne peut jamais satisfaire les communistes mais qu'il constitue un point d'appui pour la construction de la société future :



« Les communistes ne peuvent jamais totalement se satisfaire de ce qui est fait dans le cadre d'une société capitaliste, nous ne nous en satisfaisons jamais. Nous faisons toujours un effort pour aller encore plus loin de ce qui peut être obtenu dans le cadre étroit d'une société capitaliste. Car notre objectif est bien de détruire le capitalisme et de construire une société socialiste », a-t-il ajouté.



Le dirigeant communiste a enfin insisté sur le fait que seule la lutte et l'organisation syndicale et politique des travailleurs sera en mesure d'inverser le rapport de force entre capital et travail au Vénézuela :



« Il n'est pas concevable que dans chaque lieu de travail, on trouvera un fonctionnaire du Ministère du Travail pour vérifier si le patronat respecte telle ou telle norme, il nous faut sur place un groupe de travailleurs organisés, qui connaissent leurs droits, capables d'en découdre devant les instances correspondantes pour forcer le patron à respecter la Loi ».



Le syndicat de classe UNETE, dirigé par le communiste Pedro Eusse, un des deux principaux syndicats vénézueliens – avec la CTV, anti-chaviste et syndicat de collaboration – caractérise cette loi comme « une victoire partielle ».



« Nous savons que des conquêtes et des avancées ont été obtenues, mais nous n'avons pas encore gagné les éléments suffisants qui nous permettent de faire de la classe ouvrière la classe dirigeante du processus révolutionnaire », analyse Pedro Eusse.



Nous n'avons pas encore conquis le socialisme et le président Chavez a dit quelque chose de très juste : non seulement les patrons privés violent les droits des travailleurs, mais la bureaucratie aussi porte chaque jour atteinte à nos droits les plus élémentaires ».



Le dirigeant syndical communiste conclut son analyse par un appel à la lutte pour inverser le rapport de force et faire reconnaître ses droits élémentaires :



« Cela ne se quémande pas, cela se conquiert par la prise de conscience et par la lutte ».

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 07:07

anagrama partido comunista venezuelaLes communistes vénézueliens soutiennent l'augmentation de 32,25% du salaire minimum annoncée par le président Hugo Chavez



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste du Vénézuela a qualifié de « positive » l'annonce du Président Chavez d'une augmentation du salaire minimum de 32,25% et propose qu'elle soit rendue effective en une seule fois à partir du 1er mai. Il propose par ailleurs que ces avantages s'étendent à tous les travailleurs du secteur public et privé de façon échelonnée en fonction de leurs revenus



Voilà ce que nous a appris le député Yul Jabour, membre du Bureau politique du PCV qui a souligné que cette augmentation se réalisait « dans un contexte où au niveau international il y a déjà eu des plans d'austérité et des baisses de salaires, fruit de la crise que connaît actuellement le système capitaliste ».



Le PCV affirme que le coût de la crise structurelle du capitalisme a permis d'imposer aux travailleurs la perte de la plupart des acquis, issus des luttes historiques menées par la classe ouvrière et qui sont maintenant remis en cause dans les principales économies mondiales.



Jabour a souligné qu'à la différence du capitalisme, dans notre pays, en conséquence du processus de libération nationale en cours, les travailleurs bénéficient d'une revalorisation du salaire minimum supérieure à l'augmentation de l'Indice des prix à la consommation (IPC) qui a atteint l'an passé les 27,5%, « pour nous c'est quelque chose de très positif », a-t-il insisté.



L'augmentation doit être accordée en une seule fois et étendue à tous les travailleurs



En revanche, la formation communiste estime que, dans l'intérêt des travailleurs et des travailleuses, au vu de la perte de pouvoir d'achat de l'an passé, cette revalorisation devrait être accordée en une seule fois à partir de ce 1er mai.



« Le plus sain et le plus bénéfique pour les travailleurs et les travailleurs, ce serait une augmentation qui ne soit pas répartie sur deux échéances, mais qui soit octroyée dans son intégralité à une seule échéance », a-t-il proposé.



Dans la même idée, le PCV juge nécessaire d'élaborer une politique globale concernant tous les travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé, avec une revalorisation échelonnée selon le montant des revenus.

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