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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:41

chavez-pcv.jpg« 2013 sera l'année de la marche vers le socialisme sous la direction d'Hugo Chavez »

 

Message de fin d'année du député communiste (PCV) au parlement latino-américain Carolus Wimmer

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le peuple vénézuélien a décidé le 7 octobre, et l'a confirmé le 16 décembre, que cette année commence l'étape d'accélération de la marche vers le socialisme avec la classe ouvrière et le Commandant Hugo Chavez à la tête de notre Révolution.

Les militants révolutionnaires qui en ce moment se retrouvent tous dans des sentiments de communion et de solidarité avec le président Chavez, lui transmettant toute leur affection et leurs souhaits de prompt rétablissement, doivent prendre du recul pour réfléchir sur les deux récentes victoires électorales obtenues car nous avons tous et toutes une responsabilité dans la mise en route du Second plan socialiste pour la nation (2013-2019), pour lequel nous avons émis des propositions et nous avons participé aux discussions.

En cette année 2013, où commence une nouvelle gestion, nous continuerons à accompagner le gouvernement du président Chavez pour donner un nouvel élan aux projets dans les domaines de la santé, du logement, de l'éducation, à nos succès en matière économique, au fond à la consolidation du pouvoir et de l'organisation populaire.

Il est nécessaire de maintenir l'unité pour renforcer le Grand pôle patriotique, garder notre calme tout en restant vigilants. Nous devons être prêts pour la mobilisation des couches populaires afin de défendre la Patrie face aux tentatives de déstabilisation de la droite à la veille du 10 janvier. Il n'y a pas de vide du pouvoir, pas d'incertitude, aucune de ces hypothèses n'étant dissociable des intentions des secteurs anti-démocratiques. Ce qu'il y a, c'est un peuple qui a décidé le 7 octobre qu'il continuera à suivre la voie de la Révolution socialiste sous la direction politique du Commandant Chavez.

Il est de notre devoir de dénoncer que se livre, sur les réseaux sociaux, une véritable bataille contre le Gouvernement bolivarien. En tant que responsable du secteur international du PCV, j'ai reçu de nombreux appels et messages de gens du monde entier inquiets de la santé de Chavez. L'appel est le même pour tous et toutes : il n'y a aucun vide dans l'information. Nous avons à notre disposition tous les communiqués officiels émis quasiment tous les jours. Nous ne laissons pas porter par les rumeurs.

La vague de rumeurs n'est pas un hasard. Une rumeur fait monter ou baisser la bourse, le prix du baril de brut, fait grimper la spéculation sur les marchés. Ce n'est pas un hasard si la droite médiatique et d'obscurs intérêts financiers ont recours à de telles pratiques douteuses. Nous ne laissons pas faire cette entreprise de manipulation. Nous devons garder notre calme mais rester également attentifs et unis avec les êtres qui nous sont chers.

Bonne et heureuse année 2013, remplie de bien-être, de santé et de bonheur pour les familles vénézuéliennes, mettons le cap vers le socialisme !

  • ¡VIVE CHÁVEZ!

  • ¡VIVE la révolution bolivarienne!

  • ¡VIVE le socialisme!

  • ¡VIVE le grand Pôle patriotique et le Front anti-impérialiste!

  • ¡VIVE le Parti communiste du Venezuela!

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:35

anagrama partido comunista venezuelaÉlections régionales au Venezuela : les communistes doublent leur score en faisant entendre leur voix dans le camp révolutionnaire

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Après les élections législatives du 7 octobre, les régionales du 16 décembre ont marqué un nouveau triomphe pour les forces révolutionnaires bolivariennes, conduites par le PSUV (Parti du socialisme unifié du Vénézuela) et soutenues par le PCV (Parti communiste du Vénézuela). Pourtant, les communistes n'ont pas tu leurs critiques et n'ont pas hésité à marquer leur indépendance.

 

Selon les chiffres publiés par le Conseil national électoral, la coalition du « Grand pôle patriotique » menée par le PSUV a remporté 56% des voix, ainsi que 20 des 23 États en jeu.

 

Seuls trois régions ont résisté à la marée rouge  : l'Amazone, Lara et Miranda (le deuxième État le plus peuplé du pays) qui restent entre les mains de l'opposition de droite.

 

Les candidats chavistes obtiennent leurs meilleurs scores dans les États du nord et de l'ouest : Sucre (60%), Yaracuy (61%), Apure et Cojedes (63%), Guarico (74%) et enfin Vargas (77%).

 

Pour ce qui est du Parti communiste vénézuélien (PCV), ce scrutin était également un test après le résultat historique obtenu en octobre : plus de 3% des voix, 500 000 votes et un statut consolidé de premier allié du président Chavez dans le processus révolutionnaire.

 

Les 250 000 voix obtenus par le Parti communiste confirment l'embellie. Rapportées à un scrutin où un vénézuelien sur deux ne s'est pas rendu aux urnes, le PCV confirme les 3% remportés lors du scrutin national d'octobre, avec une progression de 80% par rapport aux résultats des régionales de 2008.

 

Dans ce scrutin, le PCV s'est réaffirmé comme un allié fidèle dans le processus révolutionnaire, en soutenant les candidats du bloc révolutionnaire dans 19 des 23 États.

 

En termes électoraux, les résultats sont sans surprise, les scores oscillant dans le cadre de l'alliance PSUV-PCV entre 2 et 3%, montrant à la fois la réalité d'un vote communiste mais aussi les difficultés à se différencier de la puissance hégémonique du PSUV dans le «  Pôle patriotique  ».

 

Toutefois, le PCV a également présenté pour la première fois quatre candidats indépendants, le plus souvent dans le cadre de candidatures unitaires, ouvertes aux mouvements sociaux, dont il a pris la tête, dans les États d'Amazonie, Bolivar, Mérida et Portuguesa.

 

 

Pourquoi des candidats communistes indépendants ?

 

Aucun calcul politicien, électoraliste de la part des communistes. Seulement la constatation de l'incompatibilité entre le programme et l'idéologie communistes et certaines candidatures portées par le PSUV, elle-même manifestation des contradictions internes du processus révolutionnaire.

 

Chacune des candidatures fut motivé par le décalage entre ce que porte le mouvement révolutionnaire bolivarien et la politique concrète de certains gouverneurs.

 

Dans l’État d'Amazone, le parachutage de la ministre Nicia Maldonado a déçu les bases indigènes qui ont préféré élire dans le cadre des Conseils de base, Gregorio Mirabal, député indigène à l'Assemblée nationale, une candidature endossée également par le PCV.

 

Dans les États de Bolivar, Mérida et Portuguesa, la politique droitière, de conciliation avec la « nouvelle bourgeoisie » vénézuélien des gouverneurs du PSUV a alimenté une déception chez les franges les plus combatives de la classe ouvrière, et conduit le PCV à se présenter face au candidat du pouvoir.

 

Un exemple, le cas de Bolivar, où le gouverneur Francisco Rangel Gomez mène une politique droitière mêlant anti-communisme viscéral et politique de répression du mouvement syndical, clientélisme et corruption.

 

Dans une entreprise sidérurgique comme SIDOR, les travailleurs luttent depuis les années 2000 contre les manœuvres de la direction de l'entreprise et de l'exécutif régional visant à casser le syndicalisme de casse, à saboter la gestion démocratique de l'entreprise, et à instaurer des relations de type paternalistes avec le personnel.

 

En 2008, le conflit avait atteint son acmé : entre des travailleurs luttant pour la nationalisation de l'entreprise, et le gouverneur régional soutenant les patrons de l'entreprise pour réprimer le mouvement.

 

Les travailleurs avaient finalement obtenu la nationalisation, promulguée en 2008 par le président Chavez.

 

Ce n'est donc pas un hasard si le candidat communiste a bénéficié du soutien de nombreux comités de travailleurs d'entreprises actuellement en lutte dans l’État  : SIDOR donc (sidérurgie), Ferrominera (mines), VENALUM et ALCASA (Aluminium).

 

La raison d'être du Parti communiste reconnue par les électeurs : entre 5,5 et 14% pour les candidats du PCV

 

Force est de constater que les candidatures portées par le Parti communiste ont su représenter une alternative de gauche, révolutionnaire à la dérive droitière de certains gouverneurs  :

 

Si le candidat Amazonien a récolté 5,5% des voix, les candidats présentés seuls par le Parti communiste ont obtenu 8% dans l’État de Bolivar pour Manuel Arciniega, 10% dans l’État de Mérida pour l'ex-gouverneur Florencio Porras et enfin dans l’État de Portuguesa, Oswaldo Zerpa a recueilli 24,9% des voix dont 14% pour le seul PCV.

 

Sur ces quatre candidatures indépendantes, le PCV a gagné 100 000 voix, des scores inédits depuis que le PCV participe aux élections au sein du camp révolutionnaire.

 

Si la violence verbale des courants droitiers du PSUV a été inouïe, traitant les communistes de «  traîtres  », d' « agents de la droite fasciste  », le PCV a tenu bon et justifié son choix.

 

Carlos Aquino, membre du secrétariat national du PCV a ainsi parlé du vote « communiste comme un vote qualitativement différent, conscient de ce que représente le PCV dans la défense résolue des droits du peuple  ».

 

Aquino a souligné la dénonciation non seulement de la politique de certains gouverneurs PSUV mais aussi de dirigeants d'entreprises publiques qui « s'opposent aux revendications légitimes et justes des travailleurs et développent des politiques violemment anti-syndicales ».

 

Questionné sur la politique d'alliances du Parti, il a rappelé que l'unité « ne se caractérise pas seulement par le nombre d'organisations y prenant part, mais par le fait qu'elle sort d'un processus de construction collective, de débat, d'analyse critique et auto-critique, ce qui passe, si ces espaces d'échange politique n'existent pas, par le droit à monter des alliances alternatives qui reflètent mieux à notre avis l'objectif stratégique d'approfondissement de la révolution. »

 

Selon le PCV, les conditions avancent pour renforcer cette alliance « dans un processus de libération nationale qui ouvre réellement une perspective de conquête du socialisme, mettant le cap vers une société totalement libre et en plein développement  : le communisme. »

 

La conclusion est que le« PCV ne peut pas se contenter de petites alliances électorales, même s'il le voulait, car il est un Parti qui a une idéologie, portée par un militantisme et une politique permanente ».

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:22

anagrama partido comunista venezuelaLe Parti communiste vénézuelien salue dans la victoire de Chavez « une défaite stratégique de l’impérialisme »



Communiqué du Parti communiste vénézuelien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste vénézuelien (PCV) a livré son analyse de l'élection présidentielle, soulignant que le peuple et les forces révolutionnaires menées par le président ré-élu Hugo Chavez, ont infligé une défaite stratégique à l'impérialisme et au sionisme avec le triomphe populaire du 7 octobre :



« Comme nous l'avions dit, ce qui était en jeu ce n'était pas seulement la présidence de Hugo Chavez mais le destin de la patrie vénézuelienne, latino-américaine et la possibilité de continuer à accumuler des forces au niveau national et international, dans les intérêts des peuples de notre continent », a insisté le secrétaire-général du PCV Oscar Figuera.



Le dirigeant communiste, au nom du PCV, a salué l'ensemble du peuple vénézuelien, tous ceux qui ont voté, quelle que soit leur position politique :



« Nous souhaitons saluer l'ensemble du peuple vénézuelien sans exception, qui a participé de façon massive à ce moment de prise de pouvoir par le peuple, moment qui s'intègre dans le processus qu'on est en train de se construire, yb moment où le peuple a exercé son droit à décider de la personne qui devait diriger les affaires du pays », a souligné Figuera.



Le PCV inclut dans son analyse également les messages de solidarité avec le processus bolivarien exprimés du monde entier, voilà pourquoi « nous pouvons affirmer que nous avons obtenu une grande victoire populaire et, dans le même temps, que nous avons infligé une défaite stratégique aux forces de l'impérialisme qui, de connivence avec le sionisme international, ont tenté de faire tourner en arrière la roue de l'histoire » a-t-il ajouté.



Les résultats expriment à la fois un soutien à la révolution et un message critique



Le PCV a exprimé sa satisfaction avec la victoire que constitue la ré-élection du président Chavez pour le prochain mandat présidentiel, mais « nous ne nous satisfaisons pas de la situation ».



Le dirigeant ajoute : « C'est une belle victoire populaire, qui de notre point de vue, exprime avant tout un message de soutien et de participation à ce processus, mais en même temps, la façon même dont se répartissent les voix de l'alliance anti-impérialiste indiquent qu'il y a un message critique ».



Figuera a appelé les forces impliquées dans le processus à réaliser une évaluation profondément critique qui permette de fixer où sont nos forces, nombreuses et capitales, pour les renforcer encore et les approfondir, mais aussi pour identifier où sont les erreurs.



Ces erreurs « méritent, une fois identifiées, d'être corrigées par les travailleurs et les travailleurs, avec la participation active des communautés et peuples indigènes ; avec les courants populaires chrétiens qui se reconnaissent dans ce processus de transformation. Les corriger à partir des positions de la classe ouvrière et du mouvement général des travailleurs et des travailleurs qui exigent que le discours sur la construction d'une société socialiste soit mis en accord avec les formes, manières et modes, non seulement de production mais aussi de direction des centres de production », a exigé le dirigeant communiste.



Un autre message que nous transmettent ces résultats électoraux, c'est la nécessité réaffirmée d'avancer dans la construction d'une direction collective du processus bolivarien, qui avec le président Chavez, dirigera l'étape supérieure à venir. « Voilà un autre message porté par ces élections », dit-il.



Le Parti communiste pleinement engagé dans la révolution vénézuelienne tout en conservant son identité



Le Parti communiste du Vénézuela a réaffirmé son engagement historique avec la révolution vénézuelienne, continentale et mondiale, en lien permanent avec la lutte anti-impérialiste et la perspective du socialisme, « et en même temps, comme organisation politique et révolutionnaire, marxiste-léniniste et bolivarienne, elle est obligée de conserver son identité de force de proposition, critique, en autonomie totale », insiste Figuera.



« C'est ce que nous avons toujours été et nous continuerons à être. Une force engagée dans les transformations révolutionnaires au Vénézuela, sur le continent et dans le monde, solidaire, communiste et nous sommes disposés à faire tous les efforts nécessaires pour faire avancer la révolution. Cela nous oblige à porter une démarche de construction collective de notre ligne politique et de son expression, de façon souveraine, critique et en restant une force de proposition »,a-t-il souligné.



Cette ligne politique s'articule à une politique d'unité la plus large, anti-impérialiste, qui s'exprime dans le Grand pôle patriotique et dans la construction d'un Bloc populaire révolutionnaire plus avancé qui permette de lutter pour la construction du socialisme.



Le vote PCV est un vote qualitativement supérieur



Le PCV a analysé le résultat obtenu par le Parti comme un grand bond électoral, avec une progression de 37% par rapport à 2006.



« Nous apprécions à sa juste valeur le fait que les travailleurs et les travailleuses, la classe ouvrière, les paysans, les intellectuels révolutionnaires, les jeunes rebelles, les secteurs religieux progressistes de la Théologie de la Libération et, en général, les communautés organisées aient choisi de soutenir le président Hugo Chavez, avec un vote qualitatif pour le Parti communiste du Vénézuela », a jugé le dirigeant.



Le Parti communiste du Vénézuela, avec les chiffres publiés par la Commission électorale, a obtenu près de 500 000 voix dans tout le pays, avec 3,3% des voix. « C'est notre juste politique d'alliance reposant l'unité populaire anti-impérialiste la plus large qui a mené au renforcement de notre Parti », a-t-il indiqué.



Il a ajouté qu'il ne suffisait pas d'avoir des directions collectives pour fixer les grandes lignes du processus, mais qu'il doit y en avoir dans les ministères, les entreprises qui gèrent l'Etat, etc.



« Il faut rompre avec la conception d'une direction uni-latérale, par en haut, qui est la façon de diriger imposé par le capitalisme et l'impérialisme, pour pouvoir véritablement avancer vers de nouveaux rapports sociaux de production qui expriment un bond qualitatif dans le processus politique vénézuelien », a souligné Figuera.



Dans son évaluation du résultat, le PCV reconnaît que le résultat obtenu par le Parti, et au-delà des voix gagnés par le PCV seul, est la conséquence de l'expression de divers courants du mouvement ouvrier et du mouvement populaire en un vote qualitatif lors de cette élection.



« Nous voulons dire que cela ne s'arrête pas aux élections du 7 octobre, mais que cela s'intègre dans un projet politique qu'il faut continuer à construire, dans l'unité révolutionnaire », a-t-il exprimé.



Dans l'analyse réalisée par le PCV des dernières élections présidentielles, en 2000 le PCV n'a apporté à la candidature de Chavez qu'1 voix sur 67. En 2012, le PCV a apporté 1 voix sur 17.



« C'est une forme de reconnaissance de la part de vastes couches de la société qui voient dans le Parti communiste l'expression d'une ligne révolutionnaire conséquente, une ligne militante fidèle à la perspective révolutionnaire, une fidélité qui ne prive pas de dire les choses qu'il faut corriger, ou de dire où sont les erreurs. Car la fidélité révolutionnaire, ce n'est pas de dire Oui de façon inconditionnelle. Qui est fidèle dans la perspective révolutionnaire, doit être critique et auto-critique », a-t-il conclu.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 06:10

PCV psuvVictoire capitale pour la révolution bolivarienne et renforcement significatif des communistes qui apportent un demi-million de voix (3,5%) au président Hugo Chavez

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

« La victoire de Chavez est également la victoire de tous les peuples d'Amérique latine ».

 

Ce commentaire du président bolivien Evo Morales souligne l'enjeu du scrutin présidentiel vénézuelien du 7 octobre, dépassant le sort même de la seule République bolivarienne du Vénézuela.

 

Avec 54,8% des voix, soit 7,8 millions de suffrages exprimés, Hugo Chavez devance assez nettement le candidat unitaire de l'opposition, Henrique Capriles Radonski qui obtient 44,55% des voix, soit 6,3 millions de votes.

 

Jamais élection n'a été aussi polarisée, réduite à deux blocs antagonistes. Chacun des partis se positionnant dans les coalitions formées par les deux principaux candidats. Le « Pôle patriotique » autour d'Hugo Chavez face à la Coalition pour l'unité démocratique (Mesa de la unidad democratica/MUD)

 

La défaite d'une coalition contre-révolutionnaire et libérale, rassemblant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite

 

Comme lors des législatives 2010, l'opposition est parvenue à rassembler sous la bannière du MUD une coalition hétérogène mais unie dans un même objectif contre-révolutionnaire, et une volonté commune de faire tomber Chavez.

 

Une coalition d'une vingtaine de partis, allant de forces gauchistes anti-communistes (LCR-La causa radical, Bandera roja) jusqu'à la droite dure (La Justice d'abord).

 

Néanmoins, le centre de gravité de cette coalition se retrouve, paradoxe apparent, au centre-gauche avec des partis sociaux-démocrates, parfois anciens alliés de Chavez, présents en masse parmi les forces dirigeantes de la coalition (Action démocratique/Un nuevo tiempo/Mouvement vers le socialisme).

 

Derrière cette façade de centre-gauche, que le candidat Capriles a tenté de cultiver pendant la campagne, un programme de droite libérale classique (le « paquetazo ») porté par celui qui est l’héritier d'une des plus grandes fortunes du pays :

 

libéralisations et privatisations dans les secteurs-clés de l'économie, en premier lieu le pétrole ; décentralisation des services publics pour mieux les privatiser ; remise en cause des programmes sociaux gouvernementaux de lutte contre la pauvreté et la faim.

 

Si la droite a encore une fois été vaincue, l'écart se resserre. La preuve d'une résistance de plus en plus organisée de la bourgeoisie vénézuelienne, aidée par le parrain nord-américain, et de sa puissance sociale toujours intacte.

 

Les communistes en progression constante

 

Les électeurs avaient également, sur leur bulletin électoral, la possibilité de choisir non seulement leur candidat mais aussi leur « parti de préférence », engagé dans l'un des deux camps en présence.

 

Parmi les partis du camp révolutionnaire, si le PSUV reste très largement en tête avec 42,80%, la bonne surprise est venue du Parti communiste du Vénézuela (PCV) qui s'installe comme deuxième force de gauche, avec 3,5% des voix et près de 500 000 votes apportés au président Chavez.

 

En 2000, le PCV ne récoltait que 0,8% des voix. En 2006, il connaissait une progression importante avec 2,9% des voix et 340 000 voix, alors que la coalition chaviste avait obtenu, dans son ensemble, 9 points de plus qu'en 2012.

 

La carte électorale du Parti est relativement homogène, les meilleurs scores se trouvant dans les régions du Nord-ouest du pays : les États de Yaracuy (6,1%), Trujillo (6,2%) et Portuguesa (6,3%).

 

Une victoire pour la révolution bolivarienne et ses succès...


 

 

La progression du Parti communiste est autant la reconnaissance du travail réalisé sur le terrain par les 40 000 militants du Parti que celle de la justesse de la ligne proposée par le Parti.

 

Depuis quatorze ans, le PCV s'est affirmé comme le soutien le plus résolu de la révolution bolivarienne menée par Hugo Chavez. En 2010, au plus fort des défections des partis sociaux-démocrates, le président Chavez avait affirmé que le PCV était « le seul allié qui nous reste ».

 

Le Parti communiste apporte son soutien à toutes les mesures dans les intérêts des travailleurs : missions sociales, augmentations du salaire minimum, nationalisations.

 

Les communistes se réjouissent de la baisse drastique de la pauvreté depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, de 49,4% de la population en 1999 à 27,6% en 2008 ainsi que de la réduction massive des inégalités dans la même période.

 

qui ne fait pas taire les critiques constructives des communistes envers un processus révolutionnaire inachevé

 

Néanmoins, les communistes ne peuvent se satisfaire de ces progrès accomplis depuis treize ans. Le Vénézuela reste un pays capitaliste, où les principaux leviers de l'économie restent entre les mains du privé (65% de l'économie est entre les mains du privé en 2010, le même chiffre qu'en 1999).

 

Le PCV met en garde depuis plusieurs années contre cette puissance économique et sociale du capital privé domestique. La progression de la droite contre-révolutionnaire ne s'appuie pas que sur le soutien international de Washington mais aussi sur cette bourgeoisie encore puissante.

 

Le Parti communiste ne cache pas ses critiques constructives.

 

Tout d'abord la nécessité de mettre en place une véritable direction collective révolutionnaire, pour dépasser un leadership personnel, ou encore les tentatives de constituer un parti unique de la gauche.

 

Ensuite, la nécessité d'approfondir la révolution bolivarienne, et de passer d'une révolution démocratique-nationale à la phase de transition vers le socialisme. Un programme qui passe pour le PCV par la nationalisation des grands moyens de production, gérés par les travailleurs eux-mêmes, par l'instauration d'un système national de Sécurité sociale, et enfin par une politique nationale d'industrialisation.

 

Les communistes se sont toutefois réjouit des pas réalisés par le président dans ce sens, notamment avec la formation du « Pôle patriotique » en 2010, embryon d'une direction collective.

 

Toutefois, la route est encore plus longue sur la voie du socialisme, affirmé dans les discours et les textes officiels du président mais qui peine encore à se matérialiser dans la transformation radicale de l'économie et de la société vénézuelienne.

 

Dans ce parcours vers le socialisme, plus que jamais, les communistes vénézueliens restent le meilleur allié du président Chavez et de la force dirigeante de la révolution, mais ce sans mettre leur drapeau dans leur poche et sans taire leurs critiques sur un processus révolutionnaire encore inachevé.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:39

vota-gallo-rojo_001.jpgL'engagement révolutionnaire des communistes vénézueliens





Communiqué du Parti communiste du Vénézuela (PCV) dans la campagne présidentielle



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Parti communiste du Vénézuela (PCV) est clair sur la nécessité de consolider et d'approfondir le processus de libération et d'indépendance nationale et d'ouvrir une perspective pour avancer vers la construction de la société socialiste, et c'est en cela qu'il a appelé à soutenir la candidature présidentielle d'Hugo Chavez le 7 octobre prochain, et met à disposition des travailleurs, des paysans, des jeunes, des femmes, des intellectuels révolutionnaires et du peuple en général, le bulletin communiste comme l'option révolutionnaire pour avancer dans la transformation de notre société.



De plus en plus de vénézueliens se sentent représentés par les déclarations et les positions du PCV, à la fois mobilisés, plein d'espoir et croyant sincèrement dans le processus révolutionnaire vénézuelien, cela explique pourquoi ils sont réceptifs au message d'une organisation claire et solide qui propose l'approfondissement du processus.



Mais il y a aussi ceux qui ont accumulé – par manque de vision stratégique du processus – un niveau de colère, de frustration et de désespoir qui les ont conduit à la démobilisation et de désillusion. Ils sont aussi réceptifs au message d'une organisation sérieuse et cohérente idéologiquement et politiquement, qui porte un message critique et constructif.



La ligne électorale du PCV porte la conception que: « La campagne communiste doit se mener au contact direct, dans le débat fraternel et clair sur les lieux de travail, d'étude, dans les quartiers avec les habitant, en expliquant les objectifs, les succès, les déficiences et les contradictions au sein de l'Exécutif national », afin de gagner un vote conscient et organisé pour élever le rôle de la classe ouvrière et des travailleurs dans le processus politique et social vénézuelien.



C'est dans cette perspective que le PCV fait connaître ses propositions politiques appelant à voter communiste, tout en assumant le fait que cela prend une importance toute particulière que de voter Chavez dans ce moment historique de notre combat :



Avec Chavez et les travailleurs,

VOTE COMMUNISTE !



•            Pour exprimer l'engagement conscient des masses laborieuses des campagnes et des villes avec l'organisation et l'action de classe, révolutionnaire, autonome, critique et constructive que représente le PCV ;



•             Pour accumuler des forces populaires révolutionnaires, avec la Classe ouvrière et les travailleurs à l'avant-garde, face à la bourgeoisie et au système capitaliste d'exploitation, et ouvrir de réelles perspectives pour la construction du Socialisme ;



•             Pour l'approfondissement révolutionnaire du processus démocratique, participatif et progressif, entamé en 1998, en faisant du Pouvoir populaire la base du nouvel État ;



•             Pour renforcer la lutte, dans les rues et dans les centres de travail publics et privés, pour la défense inconditionnelle des droits de la Classe ouvrière et des travailleurs, et pour un modèle de gestion basé sur le Contrôle ouvrier et social sur la production, la gestion et la distribution de biens et de services ;



•             Pour continuer à construire les Conseils socialistes des travailleurs et travailleurs, parvenir à faire adopter sa Loi spéciale, qui renforce le combat contre les vices inhérents à la société capitaliste : corruption, bureaucratisme, exploitation, chômage et pauvreté ;



•             Pour consolider la participation active, réelle et effective, dans le contrôle social de la gestion du gouvernement et des politiques d’État, par la conscientisation, l'organisation et la mobilisation de l'ensemble du peuple ;



•             Pour continuer à impulser une politique de large unité patriotique, sociale et politique, qui nous assure de maintenir le cap d'un développement indépendant, d'une industrialisation souveraine et d'une économie diversifiée, pour rompre définitivement les liens de la domination impérialiste ;



•             Pour continuer à promouvoir la nationalisation et la socialisation du système bancaire et financier, tout comme la réforme intégrale du système fiscal, avec élimination de la TVA, élévation du taux d'imposition sur le grand capital et les bénéfices exceptionnels ;



•             Pour porter la formation du Système unique national de Santé, régi par les principes de gratuité, d'universalité, d'équité, d'intégration sociale et de solidarité ;



•             Pour que se maintiennent, se développement et s'approfondissent les liens et les mécanismes d'unité, de collaboration, de solidarité et de complémentarité latino-américaine et caribéenne, soutenant les transformations progressistes dans le rapport de forces au niveau mondial.



PCV, l'option révolutionnaire !

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