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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:15

abril-sin-censura.jpgDix ans après le coup d’État raté au Vénézuela, rappel de la position et de l'action des communistes qui furent parmi les rares soutiens indéfectibles du président Hugo Chavez

 

 

Article d'Alejandro Ruiz, repris par Tribuna popular, organe du Parti communiste vénézuelien (PCV)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dix années se sont écoulées, et parmi les livres, documentaires, articles, revues et tracts publiés dans les médias et organismes privés et même ceux du gouvernement, pas un seul document, interview ou compte-rendu ne portent sur la position ou de l'action des militants du Parti communiste du Vénézuela, entre le 11 et le 14 avril 2002.

Ce silence médiatique et cette négation des communistes ne devraient surprendre personne. Toutefois dans le cadre du processus de construction du socialisme du XXIème siècle, il s'agit d'une norme tacite. Il est plus facile de voir un banquier sur la chaîne publique 8 (VTV) qu'un dirigeant du PCV. Ou peut-être est-ce la prudence des communistes qui les incite à ne pas parler de ces choses-là en public.

Que firent les hommes, les femmes et les jeunes de cette organisation politique révolutionnaire qui avait choisi Hugo Chavez comme son candidat depuis février 1998 et comme leader du processus révolutionnaire ? Certes, dans une relation complexe mais sincère dans le cadre de la voie menant au socialisme.

Difficile à savoir parmi cette marée humaine de gens du peuple et de militaires patriotes qui le 13 avril 2002 a remis Hugo Chavez au pouvoir, à la tête de la République bolivarienne du Vénézuela. Et je ne sais pas si cela intéresse beaucoup les communistes que nous le rappelions. Mais l'histoire, c'est plus qu'une histoire de héros et de faits télévisés.

Il existe des moments cruciaux, où ne pas trahir ses principes ni renier le leader tombé est un mérite en soi. Et combien il y eut de trahisons et de renégats lors de ces jours cruciaux et chaotiques d'avril 2002 ! Il est facile de parler de principes et de loyauté dans le confort d'un poste de haut fonctionnaire ou dans la lutte électorale routinière. Avril, c'est une toute autre histoire.

Il est étonnant de savoir aujourd'hui que le PCV fut le seul parti politique qui, « au cœur des événements », a défini une telle position par écrit et analysé fort justement les événements du 12 avril 2002. Il a compris par ailleurs qu'il s'agissait à la fois d'un coup d’État médiatique et d'un coup d’État militaire oligarchique, sous mandat de l'impérialisme états-unien ; tout comme les communistes se montrèrent disposés à combattre par tous les moyens ce coup d’État fasciste, comme ils le soulignent dans ce document remis à toutes les organisations et à tous les gouvernements révolutionnaires du monde :

« Les communistes, et le mouvement populaire en général, ont besoin urgent de soutien international, avec des déclarations publiques qui nous aident à rompre le siège médiatique, avec une solidarité matérielle de tout type qui nous aide à faire face à nos besoins actuels »

Le plus surprenant, c'est d'apprendre qu'un mois avant le coup d'Etat d'avril 2002, le Parti communiste du Vénézuela a réuni son XI ème congrès à Caracas avec près de 1 000 délégués de tout le pays et ont fait part au président Chavez de l'imminence de tentatives subversives de la part de la bourgeoisie et de l'impérialisme, indiquant qu'il y aurait participation de franges de l'armée – en particulier la Garde nationale, la Police métropolitaine, la Police de Miranda (dirigée par l'agent de la CIA Hermes Rojas Peralta) et les polices locales de Chacao et Baruta.

Le 10 mars 2002, le message du XI ème congrès des communistes vénézueliens fut très clair et direct : « Mettons en échec la conspiration, impulsons la Révolution ! ». Hélas, cet appel et ces conclusions du PCV furent sous-estimés par les organismes de renseignement et les hautes sphères gouvernementales, confiants dans le soutien sans failles des officiers de l'armée, un avis que les communistes ne partageaient pas, ce pour quoi ils suggéraient de créer des Unités de défense populaire (UDP).

Maintes fois vilipendés, les communistes du Vénézuela ont alors assumé leurs « responsabilités » comme parti, non comme individus : mettre en échec le coup d’État en mobilisant le peuple dans la rue ; informer par des affiches, tracts et communiqués que « Chavez est fait prisonnier, il n'a pas démissionné », pour remonter le moral et l'espoir au sein des masses populaires sur le fait que le Président Chavez n'avait signé aucune lettre de démission ; se joindre au Peuple afin de pousser les garnisons militaires à respecter la légalité constitutionnelle ; informer les autres partis communistes et révolutionnaires du monde entier de ce qu'il se passait réellement au Vénézuela ; tenter de trouver un soutien international pour mettre en échec le coup d’État fasciste.

Il ne s'agit pas seulement de cela. De source sûre, nous savons que le président du PCV d'alors, Pedro Ortega, un monsieur âgé de près de 90 ans (mort en février 2006), se trouvait le 11 avril 2002 dans les faubourgs de Miraflores et Puente Laguno, répondant à l'appel à défendre la Révolution, des lieux où des dizaines de vénézueliens sont morts et ont été blessés par des tirs de franc-tireurs et de la Police métropolitaine. Et ainsi, d'autres dirigeants communistes à Caracas ont fait le maximum de ce qu'ils étaient en mesure de faire.

Dans les gouvernements provinciaux et les mairies Bolivariennes qui les 12 et 13 avril 2002 commencèrent à être assiégés par l'assaut fasciste et les petits coups d’État locaux, il y a des témoignages de loyauté et de courage des dirigeants communistes et de nombre de gens modestes qui, aux côtés de dirigeants conséquents des partis MVR, PPT, Ligue socialiste et d'autres organisations, ont continué à défendre ces espaces gouvernementaux et ont dénoncé le coup d’État contre le président Chavez, sans avoir, dans de nombreux cas, aucun poste d'élu. Tandis que de nombreux directeurs, hauts fonctionnaires et dirigeants politiques « de premier plan » ont gardé le silence, et certains ont même reconnu le gouvernement de facto de Carmona Estanga, comme c'est le cas de plusieurs gouverneurs et maires « chavistes » qui se mirent sous les ordres du « gouvernement de transition ». Dans de telles circonstances, peu importait qui avait le plus de voix ou le plus de militants dans tel ou tel parti. En avril, tout était différent.

Un document pour une histoire sans héros

Le 12 avril 2002, dans l'après-midi, le Bureau politique du Parti communiste du Vénézuela (PCV) diffuse par fax et par internet un communiqué très important sur le moment et pour l'histoire, méconnue ou peu diffusé, du coup d’État. Ceux qui l'ont alors reçu peuvent témoigner de sa véracité, ainsi que certaines pages Web d'autres pays où il est possible de le trouver.

Malgré la confusion et l'incertitude régnant sur ce qui s'est réellement passé les 11 et 12 avril 2002, y compris dans les hautes sphères gouvernementales, le document du PCV reflète, avec des informations précises, le sens profond des événement d'avril, relate des détails qui furent connus par la suite et offre la perspective du dénouement possible de la mobilisation populaire « du peuple héroïque de Bolivar qui aujourd'hui fait face à l'impérialisme », ce que seuls eux pouvaient savoir et écrire au cœur de l'affrontement car les communistes étaient au centre de la coordination des informations et de certaines actions comme l'organisation en divers lieux de la résistance, avec la mobilisation de ses militants.

Dans un contexte de méconnaissance de la Constitution bolivarienne, le président Chavez arrêté, Pedro Carmona auto-proclamé président, la dissolution et la destitution de toutes les institutions démocratiques, la persécution et la répression contre les dirigeants révolutionnaires, les assassinats massifs dans les rues et une offensive réactionnaire pour déformer les faits et discréditer Chavez ; la direction nationale du PCV se réunit et diffuse le communiqué suivant aux organisations, mouvements et gouvernements révolutionnaires et démocratiques du monde entier, où d'entrée les événements sont qualifiés de « coup d’État fasciste ». Voyons quelques paragraphes en passant par le début :

« Ce qui se passe réellement au Vénézuela est un coup d’État fasciste »

Communiqué du bureau politique du PCV du 12 avril 2002

« L’impérialisme nord-américain a joué sa carte pour ce qui est de la Révolution bolivarienne du Vénézuela, hier 11 avril, avec des sommes colossales mises sur la table et l'achat de la conscience de certains militaires, avec un soutien technologique par satellite pour contrôler les communications et imposer sa politique médiatique de démoralisation, de guerre psychologique, de désinformation et de démobilisation (…) parmi les nombreux putschs militaires déjà orchestrés, tous ont toujours attendu l'ordre de Washington pour réaliser le coup d’État.

« Tout cela est une farce, Chavez ne s'est pas rendu, comme ils disent, mais il a été arrêté et fait prisonnier, il ne s'est pas présenté en public, ils n'ont présenté aucun document qui prouve sa « démission ». Les images diffusées à plusieurs reprises de « franc-tireurs » sont des images de sympathisants du processus révolutionnaires qui se défendaient de l'attaque sauvage de la Police du maire Alfredo Peña. Des onze morts annoncés, neuf d'entre eux sont des dirigeants révolutionnaires, parmi les cinq assassinés par armes à feu, quatre sont des révolutionnaires. On peut mentionner parmi eux le garde du corps du vice-président Diosdado Cabello, trois représentants de la Coordination populaire de Caracas, trois dirigeants locaux de l’État de Vargas, l'agent des services de renseignement (DISIP) assassiné pour avoir défendu plusieurs passants soumis au tirs de la canaille réactionnaire, qui comptent parmi ceux assassinés lâchement par des franc-tireurs, mais des franc-tireurs de la Police métropolitaine et du « parti gauchiste » Bandera Roja, qui ont embrassé la cause de l'impérialisme (…)

La réaction veut faire croire que Chavez s'est rendu pour se conformer au scénario prévu par le Département d’État et la CIA. Aujourd'hui, par exemple, ils ont pris d'assaut l'ambassade de Cuba pour s'en prendre au gouvernement cubain (…) Ils font passer les anciens membres du gouvernement pour des assassins, des bandits et des hors-la-loi, tandis que la Police métropolitaine réprime et assassine des dirigeants populaires dans les quartiers de Catia, du 23 janvier et d'autres banlieues de tradition révolutionnaire (…)

A Vénézuela, c'est un coup d’État, avec des teintes « novatrices », mais cela reste en fin de compte un coup d’État. Qui a élu Carmona Estanga, représentant du patronat ? Pourquoi ne laisse-t-il pas en place l'Assemblée nationale ? Pourquoi changent-ils la constitution et forment-ils un gouvernement sans légitimité ? Parce qu'il s'agit d'un coup d’État, que nous avions annoncé, un coup d’État qui assume une façade institutionnelle. Dans leurs plans, les industries de base (fer, pétrole, aluminium, électricité) sont remises entre les mains de l'impérialisme, s'instaure la rupture de la politique de coopération avec les pays pauvres et la rupture avec la politique des prix de l'OPEP ; dans leurs plans, continue l'élimination sélective des dirigeants révolutionnaires, en commençant par le Commandant Hugo Chavez, qui n'a pas été présenté en public et qu'ils tentent d'assassiner.

Il existe des foyers de résistance dans le mouvement populaire, dans les forces armées et dans certains gouvernements locaux, mais leur pouvoir médiatique falsifie ce qui se passe dans notre pays, ils accusent les Gardes nationales qui ont protégé le Palais tandis qu'ils cachent le fait que ce sont les Polices de Chacao, Baruta et Métropolitaine qui ont blessé et assassiné ceux qui ont soutenu alors en ce moment de crise la révolution bolivarienne.

Il est nécessaire de faire connaître cela, il est nécessaire d'exiger que le Commandant Chavez fasse une apparition publique, et que l'on respecte sa vie et ses droits de l'Homme, le respect des droits de l'Homme des dirigeants populaires qui sont en ce moment persécutés au milieu d'un état de siège non décrété dans la ville de Caracas.

Les communistes, et le mouvement populaire en général, ont besoin urgent de soutien international, avec des déclarations publiques qui nous aident à rompre le siège médiatique, avec une solidarité matérielle de tout type qui nous aide à faire face à nos besoins actuels.

Salutations bolivariennes et révolutionnaires du peuple héroïque de Bolivar qui fait face aujourd'hui à l'impérialisme. »

Voilà comment cela s'est passé, en avril.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 05:59

ZapHol-copie-1.jpgLe "socialiste" espagnol José Luis Zapatero donne des conférences au Vénézuela auprès du patronat anti-chaviste facturées 60 000 euros



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Après avoir abandonné la tête de l'Espagne avant le terme de son mandat, à cause de la crise profonde que connaît le pays, José Luis Rodriguez Zapatero consacre aujourd'hui son temps à participer à des conférences sur la scène internationale, comme celle de ce samedi dans la ville vénézuelienne de Maracaibo.



Invité à participer à la XLIIème Assemblée annuelle des chambres de commerce vénézueliennes (Consecomercio), l'ancien dirigeant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a disserté lors d'une conférence qui s'intitulait :  « Décisions opportunes dans une période de transformations ».



La question qu'il faut lui poser, c'est si ces décisions opportunes dont il parlera seront les mêmes que celles qu'il a prises à la tête du gouvernement espagnol.



Lorsque Zapatero est arrivé à la tête de l'Espagne en 2004, le pays connaissait un mécontentement général vis-à-vis de la gestion conservatrice de José Maria Aznar et du Parti populaire (PP).



Bien que le gouvernement social-démocrate ait retiré les troupes d'Irak, après l'invasion entamée par les États-Unis en 2004, dans le même temps il envoyait des contingents supplémentaires en Afghanistan, pour appuyer la grève d'agression qu'a déclenché en 2001 Washington contre ce pays.



La politique fut la même que celle du PP, celle qui a débouché au fil des ans sur la crise actuelle, avec la spéculation foncière et immobilière encouragée par l'Exécutif.



En 2006, le gouvernement de Zapatero a impulsé une nouvelle réforme du travail visant, entre autres, à diminuer la durée des contrats au bénéfice des entreprises.



Bien que Zapatero ait été réélu en 2008, la situation du pays était déjà critique et en 2009 l'Espagne a connu une forte récession, devenant la première nation de la zone Euro où le chômage progressait.



Cette année-là, on comptait 4,4 millions de chômeurs, parmi lesquels 1,5 millions n'avaient pas accès à l'assurance-chômage. Le chômage atteignait alors les 18,8%, retrouvant les niveaux du début du mandat d'Aznar.



Le gouvernement votait également l'augmentation de la TVA, qui frappait durement la population, tout en augmentant l'âge de départ à la retraite à 67 ans.



En 2010, les mesures d'austérité se sont poursuivies, avec la baisse de 5% des salaires des fonctionnaires, la réduction de 6 milliards d'euros des investissements publics, la suppression des aides sociales pour les enfants en bas-âge.



En plein cœur de l'année, le gouvernement de Zapatero a mis en œuvre une nouvelle réforme du marché du traavail, qualifiée par les syndicats de « machine à essorer les travailleurs » et ont convoqué une grève générale massive le 29 septembre.



L'année 2010 s'est conclue par des manifestations et des grèves dans divers secteurs d'activité visant à s'opposer à ces politiques, alors que le nombre des chômeurs dépassait les 4,7 millions, dépassant la barre des 20%.



Mis en difficulté par la crise et les plans d'austérité qui l'a mis en œuvre, similaires à ceux que l'Union européenne et le FMI ont fait adopter dans l'ensemble des nations du vieux continent, le 29 juillet 2011, Zapatero a convoqué des législatives anticipées, qui a vu le triomphe le 20 novembre dernier du parti conservateur PP.



On peut ajouter dans les raisons de la défaite du dirigeant socialiste sa politique de fer contre l'immigration et sa ligne de répression envers le mouvement des indignés.



Désormais, Zapatero a du temps libre pour donner des conférences sur les « décisions opportunes dans des périodes de transformations » bien que celles qui l'aient prises lors de ces deux mandats soient allées dans l'autre sens.



Source : Agence vénézuelienne d'informations/Cuba Debate

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:23

PCV psuvElections présidentielles au Vénézuela

Hugo Chavez grandissime favori, les réalisations de douze ans de révolution bolivarienne plébiscitées

 

 

Article de Pedro Campos, pour Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Hugo Chavez, malgré son état de santé, paraît se diriger vers une nouvelle victoire électorale. Cela paraît désormais assez clair. Tout comme les raisons qui l'expliquent.



Le 7 octobre prochain, le peuple Vénézuelien va voter pour les élections présidentielles. On connaît déjà les candidats, Hugo Chavez, pour le camp progressiste du processus bolivarien. Capriles Radonski pour la contre-révolution liée à la bourgeoisie nationale et à l'impérialisme. Ce sera une nouvelle journée où se jouera le destin des vénézueliens. Ou les grandes majorités historiquement oubliées continueront à avancer dans la conquête d'une vie meileure, où retomberont dans le néo-libéralisme le plus cruel avec ses indicdes de pauvreté en progression constante. Parmi ce qui est en jeu, le destin de l'industrie pétrolière. En ce moment, elle est au service du peuple. Dans le cas – bien peu probable – d'une victoire de la réaction – elle repasserait entre les mains des grandes trans-nationales. C'est ce que déclare Ramos Allup, du parti Action démocratique, que soutient Radonski, qui a admis que les forces de la Coalition pour l'unité démocratique (coalition anti-chaviste) souhaitaient introduire la privatisation de PDVSA dans le programme du gouvernement.



Le pourcentage de pauvres au Vénézuela passe de 48 à 27% en dix ans



Selon l'enquête de la CEPAL (Commision économique pour l'Amérique latine et les Caraibes), en 2010 « le nombre de vénézueliens en situation de pauvreté se situe à 27,8% »,ce qui indique que le Vénézuela est le troisième pays de la région à compter le moins de pauvres (Argentine et Uruguay, 8,6%, Panama 25,8%). La Colombie, qui est habituellement présentée dans les médias comme un pays exemplaire, est parmi ceux qui comptent le plus de pauvres (44,3%).



La CEPAL souligne également ce qui est sans le moindre doute le résultat des politiques populaires de l'administration bolivarienne : entre 2001 et 2010, le pourcentage de pauvres est passé de 48,6% à 27,8%. Dans le même temps, la pauvreté extrême a reculé de 22,2% à 10,7%. Seul autre pays d'Amérique latine à présenter des résultats encore meilleurs : l’Équateur.



A quoi est dû un tel progrès ? A ce que critiquent tant l'opposition et le monde capitalistes : les aides sociales, qui sont « passées de 36 à 62% des dépenses ». Dans les onze dernières années, le gouvernement d'Hugo Chavez a investi près de 400 milliards de dollars en dépenses sociales destinée à améliorer les conditions de vie des secteurs les plus modestes. L'opposition capitaliste ne pardonne pas ce « péché », car auparavant tout cet argent allait dans ses poches !



Le Vénézuela, pays le moins inégalitaire d'Amérique latine



Mais ce n'est pas seulement la CEPAL qui nous confirme les progrès du processus bolivarien depuis plus d'une décennie.



L'indice Gini, qui mesure le niveau des inégalités, montre que le Vénézuela est aujourd’hui le pays le moins inégalitaire d'Amérique latine. L'idéal dans cet indice (qui va de 0 à 1) est de tendre si possible vers 0.



Le Vénézuela est passé de 0,49 à 0,39. Le pays du sous-continent qui s'en rapproche le plus est l'Uruguay avec 0,44. Le Chili, autre pays-exemple du néo-libéralisme, il se situe en dessous, à 0,52. Une fois de plus, c'est le CEPAL qui nous l'apprend, c'est « l'augmentation des revenus des travailleurs qui a eu un rôle prépondérant dans la réduction des inégalités ».



Un des arguments préférés de a réaction est de jacasser sur l'inflation enregistrée au Vénézuela. Seulement on oublie deux « petites choses » : 1) avant Hugo Chavez, celle-ci était beaucoup plus élevée ; 2) tous les ans (ce n'était pas le cas avant), il y a des augmentations de salaires qui compensent cette inflation.



Sondage pour les présidentielles, Chavez à 58%



Avec ce que l'on vient de dire, ce qui est seulement une vision partielle des avancées de ces dernières années, il est facile de comprendre que, selon le sondage le plus récent, près de 58% des personnes interrogées déclarent vouloir voter pour Hugo Chavez. Près de 35% voteraient contre et 13% restent « indécis ». La lecture de cette projection prend encore plus d'importance quand on sait qu'en juin 2011, Chavez n'atteignait pas les 49%, et qu'en octobre il approchait les 53%. D'autre part, les « indécis » tendent à être de moins en moins nombreux. Les chiffres, obtenues par l'entreprise IVAD, ont été présentés par le journaliste José Vicente Rangel dans son programme dominical de télévision. Une autre question a révélé que 60,1% seraient pour la ré-élection de Hugo Chavez, contre 36% qui disent le contraire, et 3,9% qui ne savent pas ou ne répondent pas.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:49

PCV psuvLigne politique du Parti communiste vénézuelien pour un nouveau rapport de forces



Article de Fernando Arribas,membre du Comité central du PC Vénézuelien, dans Tribuna popular, organe du PCV



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Comme on le sait, le 14ème congrès du Parti communiste du Vénézuela, après plusieurs mois de discussions approfondies dans les Conférences de cellule, de section et de région organisées dans tout le pays a adopté trois documents principaux : la Réforme des statuts, l'actualisation du programme, et la Ligne politique, ce dernier étant sans doute des quatre le plus actuel et le plus pertinent pour l'action immédiate du PCV et du plus grand intérêt pour les travailleurs et le peuple Vénézuelien en général.
 

La Ligne politique, comme nous l'expliquons souvent dans nos cours de formation, est le document qui définit les lignes générales pour l'action du Parti à court et moyen terme, tout en les articulant de façon dialectique avec les concepts et orientations de nature plus stratégique, et de plus long-terme tel que les expose le Programme.

La Ligne politique, bien plus spécifique et concrète que le Programme, prend en compte bien plus en profondeur et dans le détail les circonstances particulières de l'actualité politique et les événements ainsi que les dernières évolutions de la vie politique nationale, afin de s'y adapter sans perdre de vue l'horizon stratégique programmatique. Ainsi, ce document repose sur la caractérisation du processus de transformations entamé au Vénézuela en 1999 et sur l'estimation de l'état actuel du rapport de force à l'intérieur et à l'extérieur du camp de ceux qui impulsent ce processus, à la lumière des circonstances et événements les plus récents.

D'une importance toute particulière, la nouvelle analyse livrée dans le document du gouvernement bolivarien et du processus de transformations mené par le président Chavez. On y trouve une plus grande rigueur critique et une étude plus profonde des tendances dominantes et des faiblesses du processus qui, dans son ensemble, contribuent à clarifier la véritable nature du moment historique que vit notre pays. Ce gouvernement est qualifié de progressiste, patriotique, anti-monopoliste et anti-impérialiste, mais aussi il est précisé que ce gouvernement est contrôlé et influencé par des classes et des fractions de classe (certains secteurs de la bourgeoisie émergente et la petite bourgeoisie) qui n'ont objectivement pas intérêt à ce que le processus soit poussé jusqu'à son terme ; on reconnaît les avancées réalisées ces dernières années allant dans le sens d'une libération nationale pleine et entière, mais on souligne également les erreurs et les déviations qui nous empêché d'aller plus loin et plus rapidement ; on reconnaît l'existence de certaines conditions favorables qui permettent d'envisager une transition vers le socialisme, mais on souligne également les limites objectives et subjectives qui peuvent l'éloigner.

Ainsi, après avoir analysé et caractérisé avec rigueur critique la phase actuelle du long processus que constitue la révolution bolivarienne, la nouvelle Ligne politique met l'accent, avec plus de force et plus nettement qu'auparavant, sur quelques questions qui constituent déjà des éléments essentiels de l'action de notre Parti depuis des années.

En premier lieu, se confirme la nécessité de construire une grande alliance des forces anti-impérialistes, un Grand Front national patriotique (FANP), avec participation de « la classe ouvrière et des travailleurs, des paysans sans terre et des petits propriétaires ruraux, des peuples indigènes, des couches moyennes urbaines et rurales, des groupes sociaux les plus exclus et paupérisés, de la petite bourgeoisie, de la bourgeoisie non-monopoliste et non liée aux intérêts impérialistes, ainsi que de divers mouvements, organisations et partis qui sont l'expression de ces couches et de ces classes ».

C'est une conception que nous portons depuis longtemps et que nous considérons d'une importance fondamentale pour consolider et développer la lutte contre l'impérialisme et pour la libération nationale complète. Nous croyons qu'à l'heure actuelle cette conception peut trouver une expression concrète dans ce qu'on appelle le Pôle patriotique dont le président Chavez est à l'origine, à condition que ce Pôle soit défini justement comme « une instance politique unitaire et à direction collective ; dotée d'un programme clair quant à ses objectifs à court, moyen et long-terme ; permanente et non-conjoncturelle ; avec une vision stratégique et non pas limitée au cadre électoral ; qui impulse et promeuve la discussion politique et idéologique de fond ; et, surtout, qui se caractérise par une dynamique interne qui respecte la diversité et favorise la participation équilibrée et démocratique de tous les courants, toutes les organisations, tendances et de tous les acteurs politiques et sociaux composant l'alliance anti-impérialiste ».

Cependant, le FANP et le Pôle patriotique, par leur nature de large alliance nécessitant la participation de certaines fractions ou secteurs de la bourgeoisie non-monopoliste et de la petite bourgeoisie, n'est pas et ne peut être l'instrument politique qui convienne au processus de construction du socialisme, notre Ligne politique, en cohérence avec notre Programme et nos objectifs stratégiques, qui vont au-delà de la lutte anti-impérialiste et de libération nationale, fixe et définit également des tâches et des instruments d'une toute autre portée et importance. Il s'agit de la mise en place, ensemble avec les autres forces engagés de façon conséquente dans la perspective du socialisme, du Bloc populaire révolutionnaire (BPR), « nécessairement limité à ceux qui défendent l'abolition de la classe exploiteuse, et qui par conséquent ne peut comprendre aucune fraction bourgeoise ni aucune organisation qui expriment ses intérêts ».

Il est donc d'une importance vitale d'avancer dans la construction de ce BPR sans rechercher dans l'immédiat ni l'affaiblissement ni la rupture du Grand Front, sauf que ce processus doit évoluer dialectiquement. Une dissolution prématurée du FANP se traduirait par de nouvelles difficultés pour le processus déjà complexe de libération nationale. Voilà pourquoi la Ligne politique insiste : « il est pour nous nécessaire d'aborder avec souplesse dialectique et habileté politique la construction simultanée sur deux niveaux différents, un plus tactique et un autre plus stratégique », afin de défendre les objectifs anti-impérialistes et de libération nationale incarnés par la FANP, tout en renforçant dans le même temps les mots d'ordre de classe et socialistes qui doivent s'exprimer par le BPR.

La clé de tout cela, conclut la Ligne politique, réside dans la construction d'un nouveau rapport de force « favorable à la classe ouvrière et aux travailleurs, aux acteurs politiques les plus conséquents dans leur anti-impérialisme et ayant le plus intérêt à l'approfondissement du processus actuel de transformations, pour le démantèlement de l'appareil étatique bourgeois, la construction du nouvel État démocratique populaire révolutionnaire, le démantèlement progressif du système capitaliste et la construction du socialisme dans la perspective de la formation économico-sociale communiste ».

Dans cette perspective, le rapport de force actuel, tant dans l'alliance qui soutient le gouvernement que dans le pays en général, est clairement défavorable. D'une part, la tendance dominante dans le gouvernement et le principal parti qui le soutient est fondamentalement celle de fractions émergentes de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie en collaborations avec certains cercles de l'appareil d'Etat traditionnel civil et militaire ; et d'autre part, la classe ouvrière et les travailleurs en général n'ont pas encore atteint le niveau nécessaire de conscience, d'organisation et de clarté programmatique ainsi que de mobilisation qui leur permettent d'imposer leur hégémonie de classe et de garantir ainsi tant l'achèvement de la libération nationale que l'orientation décisive de ce processus vers la perspective socialiste.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:52

chavez figueraLe Parti communiste vénézuélien d'accord avec le président Chavez : sans Parti révolutionnaire, pas de révolution

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste du Vénézuéla (PCV), rejoint l'affirmation du président Chavez la semaine dernière lorsqu'il déclare: « Qu'il ne peut y avoir de révolution sans Parti révolutionnaire », soulignant combien celui-ci correspond historiquement au Parti marxiste-léniniste qu'est le PCV.



« Nous souhaitons également mentionner, pour les saluer et en les trouvant très positives, les récentes déclarations du citoyen Président de la République qui dit, je cite, 'Que l'on ne peut faire de révolution sans parti révolutionnaire, en réalité, vraiment, nous nous en félicitons », a souligné Oscar Figuera en conférence de presse.



Figuera a salué le Président pour ces déclarations qu'il juge « si justes, tellement exactes par rapport aux processus de transformation sociale »ajoutant que « sans un instrument révolutionnaire, forgé par des révolutionnaires, il est impossible de faire une révolution. »



Le dirigeant communiste a affirmé que « Avec des réformistes, il n'y a pas de révolution, avec des réformistes, il n'y a que réformisme et maintien du système capitaliste, domination sur les travailleurs et les travailleurs ; il y n'a que conservation d'un système oppressif ».



Pour le PCV, avec les réformistes continue d'exister à un extrême l'accumulation de capital, tandis qu'à un autre continue de se répandre la misère.



« Nous saluons cette expression du Président Chavez, qu'il a complété par ailleurs par une phrase historique de Vladimir Ilich Lénine, d'où découle notre parti-pris de parti marxiste-léniniste, qui affirme que 'Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire »,a déclaré Figuera.



Figuera a rappelé qu'en mars 2007, le Parti communiste du Vénézuéla a réalisé son XIIIème Congrès extraordinaire autour de l'appel lancé par le Président à dissoudre les partis politiques pour rejoindre le Parti socialiste unifié du Vénézuela (PSUV)



« Lors de ce congrès, le Parti communiste a exposé les Thèses sur la nécessité de forger le Parti de la Révolution, un document que nous avons fait parvenir au citoyen Président et aux partis alliés », a rappelé Figuera.



Soulignant que « en vertu de ce que nous déclarons vouloir construire, nous avons convenu qu'il (le PSUV) ne s'agissait pas du Parti de la Révolution, le Parti communiste a décidé de ne pas se dissoudre car il conserve toujours sa raison d'être ».



Vidéo de la conférence de presse en question : http://www.youtube.com/watch?v=tH809jexDPE





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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
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