Présentation

    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

Recherche

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:25

34439 605x365 0822592001335819897Loi organique du travail (LOT) au Vénézuela

Avancées et insuffisances d'une réforme progressiste du code du travail



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Chaque nouvelle réforme du code du travail, en France et en Europe plus largement, sont autant d'occasions de remettre en cause les acquis de décennies de luttes du mouvement ouvrier. Au Vénézuela et dans une grande partie du continent latino-américain, chaque réforme apporte de nouvelles protections aux travailleurs de ces pays.



Certes, le Vénézuela part de très loin après plusieurs décennies de dictatures et de politiques ultra-libérales qui ont fait de ce pays, au moment de l'accession d'Hugo Chavez en 1999, un des pays où les inégalités et les taux de pauvreté étaient les plus élevés au monde.



La nouvelle Loi organique du Travail (LOT) promulgée lors de la Journée des travailleurs, le 1er mai, permet de réelles avancées dans les conditions de travail des travailleurs du secteur privé comme du secteur public.



Réduction du temps de travail avec la semaine de travail à 40 heures et obligation du respect de deux jours de repos consécutifs ; réaffirmation de la stabilité de l'emploi, avec pénalisation des licenciements sans motif valable et interdiction de la sous-traitance ; de nouveaux droits, comme le congé maternel universel, six semaines avant la naissance et vingt après.



Le président Chavez s'est empressé de qualifier ce nouveau code du travail de « loi qui restera dans l'histoire ». Une loi « libératrice » qui selon le leader de la révolution bolivarienne est la consécration de décennies de luttes du peuple vénézuelien :



« Si on remet cette loi en perspective, aucun acquis des peuples, des travailleurs et des travailleurs n'a été possible sans un long processus de résistance, de lutte et même de souffrances ».

 

Il a finalement conclu en se plaçant résolument du côté des travailleurs :



« Ils ont en moi un allié inconditionnel. Nous sommes en train de construire une nouvelle culture du travail et de la responsabilité. Tant que je serai en vie, ils peuvent me considérer comme un travailleur comme un autre. J'ai pris le parti des travailleurs ».



Les communistes et les syndicats soulignent les « avancées et les insuffisances » de ce nouveau Code du travail et appellent à poursuivre la lutte



Fidèles à leur position de meilleur allié du président Chavez mais aussi de force critique dans la perspective de la révolution socialiste et du pouvoir ouvrier, les communistes du PCV ont à la fois salué les avancées de ce texte mais aussi ses insuffisances par rapport aux espoirs qu'il a suscité.



« On constate en effet que la nouvelle Loi organique du travail des travailleurs et travailleuses est un instrument qui comporte d'importantes conquêtes pour les travailleurs vénézueliens, tout en révélant des manques tout aussi importants, et sans répondre à toutes les attentes exprimées dans les débats préalables », a souligné le secrétaire du PCV Oscar Figuera.



Il a également rappelé que par rapport à l'objectif socialiste, l'aménagement des conditions d'exploitation en système capitaliste ne peut jamais satisfaire les communistes mais qu'il constitue un point d'appui pour la construction de la société future :



« Les communistes ne peuvent jamais totalement se satisfaire de ce qui est fait dans le cadre d'une société capitaliste, nous ne nous en satisfaisons jamais. Nous faisons toujours un effort pour aller encore plus loin de ce qui peut être obtenu dans le cadre étroit d'une société capitaliste. Car notre objectif est bien de détruire le capitalisme et de construire une société socialiste », a-t-il ajouté.



Le dirigeant communiste a enfin insisté sur le fait que seule la lutte et l'organisation syndicale et politique des travailleurs sera en mesure d'inverser le rapport de force entre capital et travail au Vénézuela :



« Il n'est pas concevable que dans chaque lieu de travail, on trouvera un fonctionnaire du Ministère du Travail pour vérifier si le patronat respecte telle ou telle norme, il nous faut sur place un groupe de travailleurs organisés, qui connaissent leurs droits, capables d'en découdre devant les instances correspondantes pour forcer le patron à respecter la Loi ».



Le syndicat de classe UNETE, dirigé par le communiste Pedro Eusse, un des deux principaux syndicats vénézueliens – avec la CTV, anti-chaviste et syndicat de collaboration – caractérise cette loi comme « une victoire partielle ».



« Nous savons que des conquêtes et des avancées ont été obtenues, mais nous n'avons pas encore gagné les éléments suffisants qui nous permettent de faire de la classe ouvrière la classe dirigeante du processus révolutionnaire », analyse Pedro Eusse.



Nous n'avons pas encore conquis le socialisme et le président Chavez a dit quelque chose de très juste : non seulement les patrons privés violent les droits des travailleurs, mais la bureaucratie aussi porte chaque jour atteinte à nos droits les plus élémentaires ».



Le dirigeant syndical communiste conclut son analyse par un appel à la lutte pour inverser le rapport de force et faire reconnaître ses droits élémentaires :



« Cela ne se quémande pas, cela se conquiert par la prise de conscience et par la lutte ».

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
commenter cet article
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 07:07

anagrama partido comunista venezuelaLes communistes vénézueliens soutiennent l'augmentation de 32,25% du salaire minimum annoncée par le président Hugo Chavez



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste du Vénézuela a qualifié de « positive » l'annonce du Président Chavez d'une augmentation du salaire minimum de 32,25% et propose qu'elle soit rendue effective en une seule fois à partir du 1er mai. Il propose par ailleurs que ces avantages s'étendent à tous les travailleurs du secteur public et privé de façon échelonnée en fonction de leurs revenus



Voilà ce que nous a appris le député Yul Jabour, membre du Bureau politique du PCV qui a souligné que cette augmentation se réalisait « dans un contexte où au niveau international il y a déjà eu des plans d'austérité et des baisses de salaires, fruit de la crise que connaît actuellement le système capitaliste ».



Le PCV affirme que le coût de la crise structurelle du capitalisme a permis d'imposer aux travailleurs la perte de la plupart des acquis, issus des luttes historiques menées par la classe ouvrière et qui sont maintenant remis en cause dans les principales économies mondiales.



Jabour a souligné qu'à la différence du capitalisme, dans notre pays, en conséquence du processus de libération nationale en cours, les travailleurs bénéficient d'une revalorisation du salaire minimum supérieure à l'augmentation de l'Indice des prix à la consommation (IPC) qui a atteint l'an passé les 27,5%, « pour nous c'est quelque chose de très positif », a-t-il insisté.



L'augmentation doit être accordée en une seule fois et étendue à tous les travailleurs



En revanche, la formation communiste estime que, dans l'intérêt des travailleurs et des travailleuses, au vu de la perte de pouvoir d'achat de l'an passé, cette revalorisation devrait être accordée en une seule fois à partir de ce 1er mai.



« Le plus sain et le plus bénéfique pour les travailleurs et les travailleurs, ce serait une augmentation qui ne soit pas répartie sur deux échéances, mais qui soit octroyée dans son intégralité à une seule échéance », a-t-il proposé.



Dans la même idée, le PCV juge nécessaire d'élaborer une politique globale concernant tous les travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé, avec une revalorisation échelonnée selon le montant des revenus.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:15

abril-sin-censura.jpgDix ans après le coup d’État raté au Vénézuela, rappel de la position et de l'action des communistes qui furent parmi les rares soutiens indéfectibles du président Hugo Chavez

 

 

Article d'Alejandro Ruiz, repris par Tribuna popular, organe du Parti communiste vénézuelien (PCV)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dix années se sont écoulées, et parmi les livres, documentaires, articles, revues et tracts publiés dans les médias et organismes privés et même ceux du gouvernement, pas un seul document, interview ou compte-rendu ne portent sur la position ou de l'action des militants du Parti communiste du Vénézuela, entre le 11 et le 14 avril 2002.

Ce silence médiatique et cette négation des communistes ne devraient surprendre personne. Toutefois dans le cadre du processus de construction du socialisme du XXIème siècle, il s'agit d'une norme tacite. Il est plus facile de voir un banquier sur la chaîne publique 8 (VTV) qu'un dirigeant du PCV. Ou peut-être est-ce la prudence des communistes qui les incite à ne pas parler de ces choses-là en public.

Que firent les hommes, les femmes et les jeunes de cette organisation politique révolutionnaire qui avait choisi Hugo Chavez comme son candidat depuis février 1998 et comme leader du processus révolutionnaire ? Certes, dans une relation complexe mais sincère dans le cadre de la voie menant au socialisme.

Difficile à savoir parmi cette marée humaine de gens du peuple et de militaires patriotes qui le 13 avril 2002 a remis Hugo Chavez au pouvoir, à la tête de la République bolivarienne du Vénézuela. Et je ne sais pas si cela intéresse beaucoup les communistes que nous le rappelions. Mais l'histoire, c'est plus qu'une histoire de héros et de faits télévisés.

Il existe des moments cruciaux, où ne pas trahir ses principes ni renier le leader tombé est un mérite en soi. Et combien il y eut de trahisons et de renégats lors de ces jours cruciaux et chaotiques d'avril 2002 ! Il est facile de parler de principes et de loyauté dans le confort d'un poste de haut fonctionnaire ou dans la lutte électorale routinière. Avril, c'est une toute autre histoire.

Il est étonnant de savoir aujourd'hui que le PCV fut le seul parti politique qui, « au cœur des événements », a défini une telle position par écrit et analysé fort justement les événements du 12 avril 2002. Il a compris par ailleurs qu'il s'agissait à la fois d'un coup d’État médiatique et d'un coup d’État militaire oligarchique, sous mandat de l'impérialisme états-unien ; tout comme les communistes se montrèrent disposés à combattre par tous les moyens ce coup d’État fasciste, comme ils le soulignent dans ce document remis à toutes les organisations et à tous les gouvernements révolutionnaires du monde :

« Les communistes, et le mouvement populaire en général, ont besoin urgent de soutien international, avec des déclarations publiques qui nous aident à rompre le siège médiatique, avec une solidarité matérielle de tout type qui nous aide à faire face à nos besoins actuels »

Le plus surprenant, c'est d'apprendre qu'un mois avant le coup d'Etat d'avril 2002, le Parti communiste du Vénézuela a réuni son XI ème congrès à Caracas avec près de 1 000 délégués de tout le pays et ont fait part au président Chavez de l'imminence de tentatives subversives de la part de la bourgeoisie et de l'impérialisme, indiquant qu'il y aurait participation de franges de l'armée – en particulier la Garde nationale, la Police métropolitaine, la Police de Miranda (dirigée par l'agent de la CIA Hermes Rojas Peralta) et les polices locales de Chacao et Baruta.

Le 10 mars 2002, le message du XI ème congrès des communistes vénézueliens fut très clair et direct : « Mettons en échec la conspiration, impulsons la Révolution ! ». Hélas, cet appel et ces conclusions du PCV furent sous-estimés par les organismes de renseignement et les hautes sphères gouvernementales, confiants dans le soutien sans failles des officiers de l'armée, un avis que les communistes ne partageaient pas, ce pour quoi ils suggéraient de créer des Unités de défense populaire (UDP).

Maintes fois vilipendés, les communistes du Vénézuela ont alors assumé leurs « responsabilités » comme parti, non comme individus : mettre en échec le coup d’État en mobilisant le peuple dans la rue ; informer par des affiches, tracts et communiqués que « Chavez est fait prisonnier, il n'a pas démissionné », pour remonter le moral et l'espoir au sein des masses populaires sur le fait que le Président Chavez n'avait signé aucune lettre de démission ; se joindre au Peuple afin de pousser les garnisons militaires à respecter la légalité constitutionnelle ; informer les autres partis communistes et révolutionnaires du monde entier de ce qu'il se passait réellement au Vénézuela ; tenter de trouver un soutien international pour mettre en échec le coup d’État fasciste.

Il ne s'agit pas seulement de cela. De source sûre, nous savons que le président du PCV d'alors, Pedro Ortega, un monsieur âgé de près de 90 ans (mort en février 2006), se trouvait le 11 avril 2002 dans les faubourgs de Miraflores et Puente Laguno, répondant à l'appel à défendre la Révolution, des lieux où des dizaines de vénézueliens sont morts et ont été blessés par des tirs de franc-tireurs et de la Police métropolitaine. Et ainsi, d'autres dirigeants communistes à Caracas ont fait le maximum de ce qu'ils étaient en mesure de faire.

Dans les gouvernements provinciaux et les mairies Bolivariennes qui les 12 et 13 avril 2002 commencèrent à être assiégés par l'assaut fasciste et les petits coups d’État locaux, il y a des témoignages de loyauté et de courage des dirigeants communistes et de nombre de gens modestes qui, aux côtés de dirigeants conséquents des partis MVR, PPT, Ligue socialiste et d'autres organisations, ont continué à défendre ces espaces gouvernementaux et ont dénoncé le coup d’État contre le président Chavez, sans avoir, dans de nombreux cas, aucun poste d'élu. Tandis que de nombreux directeurs, hauts fonctionnaires et dirigeants politiques « de premier plan » ont gardé le silence, et certains ont même reconnu le gouvernement de facto de Carmona Estanga, comme c'est le cas de plusieurs gouverneurs et maires « chavistes » qui se mirent sous les ordres du « gouvernement de transition ». Dans de telles circonstances, peu importait qui avait le plus de voix ou le plus de militants dans tel ou tel parti. En avril, tout était différent.

Un document pour une histoire sans héros

Le 12 avril 2002, dans l'après-midi, le Bureau politique du Parti communiste du Vénézuela (PCV) diffuse par fax et par internet un communiqué très important sur le moment et pour l'histoire, méconnue ou peu diffusé, du coup d’État. Ceux qui l'ont alors reçu peuvent témoigner de sa véracité, ainsi que certaines pages Web d'autres pays où il est possible de le trouver.

Malgré la confusion et l'incertitude régnant sur ce qui s'est réellement passé les 11 et 12 avril 2002, y compris dans les hautes sphères gouvernementales, le document du PCV reflète, avec des informations précises, le sens profond des événement d'avril, relate des détails qui furent connus par la suite et offre la perspective du dénouement possible de la mobilisation populaire « du peuple héroïque de Bolivar qui aujourd'hui fait face à l'impérialisme », ce que seuls eux pouvaient savoir et écrire au cœur de l'affrontement car les communistes étaient au centre de la coordination des informations et de certaines actions comme l'organisation en divers lieux de la résistance, avec la mobilisation de ses militants.

Dans un contexte de méconnaissance de la Constitution bolivarienne, le président Chavez arrêté, Pedro Carmona auto-proclamé président, la dissolution et la destitution de toutes les institutions démocratiques, la persécution et la répression contre les dirigeants révolutionnaires, les assassinats massifs dans les rues et une offensive réactionnaire pour déformer les faits et discréditer Chavez ; la direction nationale du PCV se réunit et diffuse le communiqué suivant aux organisations, mouvements et gouvernements révolutionnaires et démocratiques du monde entier, où d'entrée les événements sont qualifiés de « coup d’État fasciste ». Voyons quelques paragraphes en passant par le début :

« Ce qui se passe réellement au Vénézuela est un coup d’État fasciste »

Communiqué du bureau politique du PCV du 12 avril 2002

« L’impérialisme nord-américain a joué sa carte pour ce qui est de la Révolution bolivarienne du Vénézuela, hier 11 avril, avec des sommes colossales mises sur la table et l'achat de la conscience de certains militaires, avec un soutien technologique par satellite pour contrôler les communications et imposer sa politique médiatique de démoralisation, de guerre psychologique, de désinformation et de démobilisation (…) parmi les nombreux putschs militaires déjà orchestrés, tous ont toujours attendu l'ordre de Washington pour réaliser le coup d’État.

« Tout cela est une farce, Chavez ne s'est pas rendu, comme ils disent, mais il a été arrêté et fait prisonnier, il ne s'est pas présenté en public, ils n'ont présenté aucun document qui prouve sa « démission ». Les images diffusées à plusieurs reprises de « franc-tireurs » sont des images de sympathisants du processus révolutionnaires qui se défendaient de l'attaque sauvage de la Police du maire Alfredo Peña. Des onze morts annoncés, neuf d'entre eux sont des dirigeants révolutionnaires, parmi les cinq assassinés par armes à feu, quatre sont des révolutionnaires. On peut mentionner parmi eux le garde du corps du vice-président Diosdado Cabello, trois représentants de la Coordination populaire de Caracas, trois dirigeants locaux de l’État de Vargas, l'agent des services de renseignement (DISIP) assassiné pour avoir défendu plusieurs passants soumis au tirs de la canaille réactionnaire, qui comptent parmi ceux assassinés lâchement par des franc-tireurs, mais des franc-tireurs de la Police métropolitaine et du « parti gauchiste » Bandera Roja, qui ont embrassé la cause de l'impérialisme (…)

La réaction veut faire croire que Chavez s'est rendu pour se conformer au scénario prévu par le Département d’État et la CIA. Aujourd'hui, par exemple, ils ont pris d'assaut l'ambassade de Cuba pour s'en prendre au gouvernement cubain (…) Ils font passer les anciens membres du gouvernement pour des assassins, des bandits et des hors-la-loi, tandis que la Police métropolitaine réprime et assassine des dirigeants populaires dans les quartiers de Catia, du 23 janvier et d'autres banlieues de tradition révolutionnaire (…)

A Vénézuela, c'est un coup d’État, avec des teintes « novatrices », mais cela reste en fin de compte un coup d’État. Qui a élu Carmona Estanga, représentant du patronat ? Pourquoi ne laisse-t-il pas en place l'Assemblée nationale ? Pourquoi changent-ils la constitution et forment-ils un gouvernement sans légitimité ? Parce qu'il s'agit d'un coup d’État, que nous avions annoncé, un coup d’État qui assume une façade institutionnelle. Dans leurs plans, les industries de base (fer, pétrole, aluminium, électricité) sont remises entre les mains de l'impérialisme, s'instaure la rupture de la politique de coopération avec les pays pauvres et la rupture avec la politique des prix de l'OPEP ; dans leurs plans, continue l'élimination sélective des dirigeants révolutionnaires, en commençant par le Commandant Hugo Chavez, qui n'a pas été présenté en public et qu'ils tentent d'assassiner.

Il existe des foyers de résistance dans le mouvement populaire, dans les forces armées et dans certains gouvernements locaux, mais leur pouvoir médiatique falsifie ce qui se passe dans notre pays, ils accusent les Gardes nationales qui ont protégé le Palais tandis qu'ils cachent le fait que ce sont les Polices de Chacao, Baruta et Métropolitaine qui ont blessé et assassiné ceux qui ont soutenu alors en ce moment de crise la révolution bolivarienne.

Il est nécessaire de faire connaître cela, il est nécessaire d'exiger que le Commandant Chavez fasse une apparition publique, et que l'on respecte sa vie et ses droits de l'Homme, le respect des droits de l'Homme des dirigeants populaires qui sont en ce moment persécutés au milieu d'un état de siège non décrété dans la ville de Caracas.

Les communistes, et le mouvement populaire en général, ont besoin urgent de soutien international, avec des déclarations publiques qui nous aident à rompre le siège médiatique, avec une solidarité matérielle de tout type qui nous aide à faire face à nos besoins actuels.

Salutations bolivariennes et révolutionnaires du peuple héroïque de Bolivar qui fait face aujourd'hui à l'impérialisme. »

Voilà comment cela s'est passé, en avril.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
commenter cet article
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 05:59

ZapHol-copie-1.jpgLe "socialiste" espagnol José Luis Zapatero donne des conférences au Vénézuela auprès du patronat anti-chaviste facturées 60 000 euros



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Après avoir abandonné la tête de l'Espagne avant le terme de son mandat, à cause de la crise profonde que connaît le pays, José Luis Rodriguez Zapatero consacre aujourd'hui son temps à participer à des conférences sur la scène internationale, comme celle de ce samedi dans la ville vénézuelienne de Maracaibo.



Invité à participer à la XLIIème Assemblée annuelle des chambres de commerce vénézueliennes (Consecomercio), l'ancien dirigeant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a disserté lors d'une conférence qui s'intitulait :  « Décisions opportunes dans une période de transformations ».



La question qu'il faut lui poser, c'est si ces décisions opportunes dont il parlera seront les mêmes que celles qu'il a prises à la tête du gouvernement espagnol.



Lorsque Zapatero est arrivé à la tête de l'Espagne en 2004, le pays connaissait un mécontentement général vis-à-vis de la gestion conservatrice de José Maria Aznar et du Parti populaire (PP).



Bien que le gouvernement social-démocrate ait retiré les troupes d'Irak, après l'invasion entamée par les États-Unis en 2004, dans le même temps il envoyait des contingents supplémentaires en Afghanistan, pour appuyer la grève d'agression qu'a déclenché en 2001 Washington contre ce pays.



La politique fut la même que celle du PP, celle qui a débouché au fil des ans sur la crise actuelle, avec la spéculation foncière et immobilière encouragée par l'Exécutif.



En 2006, le gouvernement de Zapatero a impulsé une nouvelle réforme du travail visant, entre autres, à diminuer la durée des contrats au bénéfice des entreprises.



Bien que Zapatero ait été réélu en 2008, la situation du pays était déjà critique et en 2009 l'Espagne a connu une forte récession, devenant la première nation de la zone Euro où le chômage progressait.



Cette année-là, on comptait 4,4 millions de chômeurs, parmi lesquels 1,5 millions n'avaient pas accès à l'assurance-chômage. Le chômage atteignait alors les 18,8%, retrouvant les niveaux du début du mandat d'Aznar.



Le gouvernement votait également l'augmentation de la TVA, qui frappait durement la population, tout en augmentant l'âge de départ à la retraite à 67 ans.



En 2010, les mesures d'austérité se sont poursuivies, avec la baisse de 5% des salaires des fonctionnaires, la réduction de 6 milliards d'euros des investissements publics, la suppression des aides sociales pour les enfants en bas-âge.



En plein cœur de l'année, le gouvernement de Zapatero a mis en œuvre une nouvelle réforme du marché du traavail, qualifiée par les syndicats de « machine à essorer les travailleurs » et ont convoqué une grève générale massive le 29 septembre.



L'année 2010 s'est conclue par des manifestations et des grèves dans divers secteurs d'activité visant à s'opposer à ces politiques, alors que le nombre des chômeurs dépassait les 4,7 millions, dépassant la barre des 20%.



Mis en difficulté par la crise et les plans d'austérité qui l'a mis en œuvre, similaires à ceux que l'Union européenne et le FMI ont fait adopter dans l'ensemble des nations du vieux continent, le 29 juillet 2011, Zapatero a convoqué des législatives anticipées, qui a vu le triomphe le 20 novembre dernier du parti conservateur PP.



On peut ajouter dans les raisons de la défaite du dirigeant socialiste sa politique de fer contre l'immigration et sa ligne de répression envers le mouvement des indignés.



Désormais, Zapatero a du temps libre pour donner des conférences sur les « décisions opportunes dans des périodes de transformations » bien que celles qui l'aient prises lors de ces deux mandats soient allées dans l'autre sens.



Source : Agence vénézuelienne d'informations/Cuba Debate

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:23

PCV psuvElections présidentielles au Vénézuela

Hugo Chavez grandissime favori, les réalisations de douze ans de révolution bolivarienne plébiscitées

 

 

Article de Pedro Campos, pour Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Hugo Chavez, malgré son état de santé, paraît se diriger vers une nouvelle victoire électorale. Cela paraît désormais assez clair. Tout comme les raisons qui l'expliquent.



Le 7 octobre prochain, le peuple Vénézuelien va voter pour les élections présidentielles. On connaît déjà les candidats, Hugo Chavez, pour le camp progressiste du processus bolivarien. Capriles Radonski pour la contre-révolution liée à la bourgeoisie nationale et à l'impérialisme. Ce sera une nouvelle journée où se jouera le destin des vénézueliens. Ou les grandes majorités historiquement oubliées continueront à avancer dans la conquête d'une vie meileure, où retomberont dans le néo-libéralisme le plus cruel avec ses indicdes de pauvreté en progression constante. Parmi ce qui est en jeu, le destin de l'industrie pétrolière. En ce moment, elle est au service du peuple. Dans le cas – bien peu probable – d'une victoire de la réaction – elle repasserait entre les mains des grandes trans-nationales. C'est ce que déclare Ramos Allup, du parti Action démocratique, que soutient Radonski, qui a admis que les forces de la Coalition pour l'unité démocratique (coalition anti-chaviste) souhaitaient introduire la privatisation de PDVSA dans le programme du gouvernement.



Le pourcentage de pauvres au Vénézuela passe de 48 à 27% en dix ans



Selon l'enquête de la CEPAL (Commision économique pour l'Amérique latine et les Caraibes), en 2010 « le nombre de vénézueliens en situation de pauvreté se situe à 27,8% »,ce qui indique que le Vénézuela est le troisième pays de la région à compter le moins de pauvres (Argentine et Uruguay, 8,6%, Panama 25,8%). La Colombie, qui est habituellement présentée dans les médias comme un pays exemplaire, est parmi ceux qui comptent le plus de pauvres (44,3%).



La CEPAL souligne également ce qui est sans le moindre doute le résultat des politiques populaires de l'administration bolivarienne : entre 2001 et 2010, le pourcentage de pauvres est passé de 48,6% à 27,8%. Dans le même temps, la pauvreté extrême a reculé de 22,2% à 10,7%. Seul autre pays d'Amérique latine à présenter des résultats encore meilleurs : l’Équateur.



A quoi est dû un tel progrès ? A ce que critiquent tant l'opposition et le monde capitalistes : les aides sociales, qui sont « passées de 36 à 62% des dépenses ». Dans les onze dernières années, le gouvernement d'Hugo Chavez a investi près de 400 milliards de dollars en dépenses sociales destinée à améliorer les conditions de vie des secteurs les plus modestes. L'opposition capitaliste ne pardonne pas ce « péché », car auparavant tout cet argent allait dans ses poches !



Le Vénézuela, pays le moins inégalitaire d'Amérique latine



Mais ce n'est pas seulement la CEPAL qui nous confirme les progrès du processus bolivarien depuis plus d'une décennie.



L'indice Gini, qui mesure le niveau des inégalités, montre que le Vénézuela est aujourd’hui le pays le moins inégalitaire d'Amérique latine. L'idéal dans cet indice (qui va de 0 à 1) est de tendre si possible vers 0.



Le Vénézuela est passé de 0,49 à 0,39. Le pays du sous-continent qui s'en rapproche le plus est l'Uruguay avec 0,44. Le Chili, autre pays-exemple du néo-libéralisme, il se situe en dessous, à 0,52. Une fois de plus, c'est le CEPAL qui nous l'apprend, c'est « l'augmentation des revenus des travailleurs qui a eu un rôle prépondérant dans la réduction des inégalités ».



Un des arguments préférés de a réaction est de jacasser sur l'inflation enregistrée au Vénézuela. Seulement on oublie deux « petites choses » : 1) avant Hugo Chavez, celle-ci était beaucoup plus élevée ; 2) tous les ans (ce n'était pas le cas avant), il y a des augmentations de salaires qui compensent cette inflation.



Sondage pour les présidentielles, Chavez à 58%



Avec ce que l'on vient de dire, ce qui est seulement une vision partielle des avancées de ces dernières années, il est facile de comprendre que, selon le sondage le plus récent, près de 58% des personnes interrogées déclarent vouloir voter pour Hugo Chavez. Près de 35% voteraient contre et 13% restent « indécis ». La lecture de cette projection prend encore plus d'importance quand on sait qu'en juin 2011, Chavez n'atteignait pas les 49%, et qu'en octobre il approchait les 53%. D'autre part, les « indécis » tendent à être de moins en moins nombreux. Les chiffres, obtenues par l'entreprise IVAD, ont été présentés par le journaliste José Vicente Rangel dans son programme dominical de télévision. Une autre question a révélé que 60,1% seraient pour la ré-élection de Hugo Chavez, contre 36% qui disent le contraire, et 3,9% qui ne savent pas ou ne répondent pas.

Repost 0
Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Vénézuela - Révolution bolivarienne
commenter cet article