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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:55
Elections aux Pays-Bas, interview du secrétaire du Nouveau Parti Communiste, Wil van der Klift

Interview réalisée par Arnold Schnözel pour le quotidien allemand « Junge Welt », traduction et introduction par MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 13 mars 2017 

Les élections législatives se sont tenues aux Pays-Bas le 14 mars 2017. Les médias européens en ont retenu que la poussée du parti d’extrême-droite, raciste et xénophobe, le PVV de Geert Wilders a été contenue (de 10 à 13%). Pendant des mois, les sondeurs l’avaient pourtant placé gagnant.

Le parti du premier ministre libéral-conservateur, Mark Rutte (VVD) est arrivé en tête, malgré un recul (de 26 à 21%), et semble pouvoir rester aux affaires avec le parti chrétien-démocrate et un parti de centre gauche (les deux progressent de 16 à 24%). Le parti du travail (social-démocrate) s’effondre après une législature de coalition avec la droite (de 25 à 6%), notamment au profit du parti vaguement écologiste et de gauche « Groenlinks » (qui passe de 2 à 9%), dont le jeune leader, très mis en avant pendant la campagne, se réclame à la fois du président Kennedy et de l’Union européenne. Le « Parti socialiste », qui se place à gauche du Parti du Travail, a légèrement reculé (10 à 9%).  La participation a été très élevée, 80%.  

Faut-il voir quelques correspondances avec la situation française ? L’extrême-droite néerlandaise a bien joué son rôle de repoussoir. Les tenants de la politique antisociale finissent par être confortés, malgré le mécontentement populaire. Elle risque d’être droitisée encore. L’interdiction des meetings en présence de ministres turcs (pour le référendum en Turquie), juste à la veille du scrutin, a ainsi attisé encore la concurrence entre droite et extrême-droite sur le sujet de l’immigration. Une figure jeune, médiatique, consensuelle et ambiguë, sauf dans son adhésion forcenée à l’UE du capital, occupe une part de l’espace du renouvellement politique et du barrage supposé à l’extrême-droite.

Le quotidien progressiste allemand Junge Welt interviewait le secrétaire général du Nouveau Parti communiste des Pays-Bas, Wil van der Klift, dans son édition du 13 mars. Pour la première fois, le NPC-PB n’a donné aucune consigne de vote.

« Ici, les choses ne changent pas d’un coup »

Junge Welt : Lundi soir, le premier ministre néerlandais Mark Rutte, du Parti libéral VVD et Geert Wilders du parti PVV, qui eut interdire l’islam et renvoyer les Musulmans, ont débattu à la télévision. Qu’en est-il ressorti ?

Wil van der Klift : Ils n’avaient pas grand-chose à se dire. C’est resté calme. Cela correspond à la situation politique. 70% des électeurs, selon les sondages, sont indécis. Malgré le battage des médias, le parti de Wilders n’arrivera pas en tête et ne parviendra pas au gouvernement. Wilders voudrait avoir la majorité absolue au parlement – 76 sièges – mais il ne l’atteindra pas et il s’en faudra de beaucoup. Les autres partis non plus d’ailleurs. Les Libéraux et les Chrétiens-Démocrates devraient faire à peu près jeu égal. Les Socio-démocrates devraient vivre une défaite cuisante. Autrefois, ils obtenaient peu ou prou presque 50% à chaque scrutin.

JW : Wilders a-t-il imposé son programme au gouvernement de Rutte ?

WvdK : Les deux étaient ensemble, avant, au VVD et les hommes de Wilders ont souvent voté avec les Libéraux ces dernières années. Ils ont beaucoup de points communs. Il n’y a que sur le thème des demandeurs d’asile que Wilders a réussi à entraîner Rutte plus extrêmement à droite.

JW : Des phénomènes tels que le parti de Wilders, il en existe dans beaucoup d’Etats de l’UE. Quelles sont les spécificités dans votre pays ?

WvdK : Ces dernières années, les coupes dans les prestations sociales ont atteint un montant de l’ordre de 50 milliards d’euros. Beaucoup de gens ressentent combien leur situation s’est aggravée. Juste à l’approche des élections, à partir de septembre 2016, on a essayé de corriger un peu le tir, de la même façon que maintenant en Allemagne. Mais le peu d’argent qui a été distribué ne change rien. Pour beaucoup, c’est de la faute de l’UE, même s’ils ne sont pas contre l’UE mais contre ses dirigeants. Il n’y a jamais eu qu’une petite minorité à militer pour la sortie de l’UE, et il n’y aura pas de « Nexit ».

JW : Votre parti ne présente pas de candidats. A-t-il donné une consigne de vote ?

WvdK : Pour la première fois, nous ne l’avons pas fait. Les années précédentes, nous avions appelé à voter pour le Parti socialiste, le SP. Ceux qui s’intéressent à la vie politique aux Pays-Bas savent que nous partageons les mêmes vues sur beaucoup de questions et que nous travaillons ensemble. Mais le SP est rentré dans le rang, est devenu moins combatif, soutient parfois le gouvernement. Beaucoup de militants du SP voudraient revenir au travail à la base qui a permis au parti de devenir fort. On constate aussi une tendance nouvelle chez beaucoup : ils recommencent à étudier Marx. Mais il y a un grand écart entre la classe ouvrière, les socialistes et les communistes. Qui est du côté ou non des travailleurs reste peu clair pour beaucoup.

JW : En Allemagne, la question de la paix, concrètement de la participation aux soi-disant « opérations extérieures », joue un rôle important dans la campagne électorale. Qu’en est-il aux Pays-Bas ?

Ce n’est pas un sujet dans la population et notre parti est trop petit pour mettre sur pied quelque chose. Nous allons essayer d’impulser un mouvement anti-OTAN, mais nous devons pratiquement repartir de zéro. Car nos partenaires, qui étaient avec nous avant dans le mouvement pour la paix, sont partis au SP et y ont fait carrière. Ils ne participent plus aux actions et s’expriment sur l’OTAN quasiment avec indifférence.

JW : Le scrutin va-t-il être marqué par un coup de barre de la droite ?

WvdK : Aux Pays-Bas, les choses ne changent pas d’un coup. Les partis traditionnels, socio-démocrates, chrétiens-démocrates jusqu’aux libéraux, vont continuer leur politique, qui est déjà très à droite.

JW : Quelle tâche se fixe le NPCdPB par-delà les élections ?

WvdK : Le travail idéologique. Le fossé entre nos conceptions et la réflexion et l’état d’esprit de la majorité de la population est trop grand et les solutions que nous proposons sont trop théoriques. Wilders a trouvé une méthode pour s’adresser directement aux gens. Nous devons parvenir à parler davantage du quotidien, de la vie réelle des gens. Nous essayons d’être plus visibles dans les entreprises et les quartiers. Je pense que nous avons de bonnes chances d’y arriver car il y a, ces derniers temps, pas mal de jeunes qui s’intéressent à nos positions.          

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 12:25

 

 

Nous reproduisons ci-dessous l'article de nos camarades du Parti communiste de Belgique sur le refus du peuple wallon de l'accord de libre-échange CETA. Solidarité Internationale PCF - 27/10/2016.

 

 

 

La Belgique, et plus précisément la Wallonie sont en ce moment la cible de l'indignation, voire des ricanements des grands médias internationaux et de leurs mentors, l'élite politique européenne.

Pour eux il est inadmissible qu’en refusant de signer le CETA, un Parlement régional puisse faire écho aux sentiments de sa  population, de certains de ses partis politiques, dont le nôtre, pour résister d'abord et refuser ensuite la signature d'un traité prédateur des intérêts publics.

Les médias et les politiques, à la solde de la finance mondialisée, s'indignent que ce soit une petite région, la Wallonie seule, qui fasse obstacle à l'adoption de ce traité. Ils veulent faire croire qu’une minorité de Wallons bloquent les aspirations de 500 millions d'européens.

Cette affirmation ne tient pas lorsque l’on sait que, tout comme les autres traités, le CETA n’a jamais été soumis à l’approbation de  ces mêmes 500 millions de personnes  qui partagent très largement le geste d'insoumission wallon. La seule minorité dans ce dossier, c'est l’élite de technocrates non élus, au service des multinationales, qui rêvent de faire passer ce traité comme prologue au néfaste TTIP.

Comme l’illustre l’'ignoble ultimatum imposé par l'Union européenne et le gouvernement du Canada, ce traité  voudrait légitimer des méthodes antidémocratiques qui sont le reflet de la nature même de la construction européenne et de la mondialisation capitaliste.

Dans ces moments de lutte, le Parti communiste, pour lequel il ne devrait même pas être question de renégocier ce genre de traité, manifeste son plus ferme soutien au Parlement wallon et le met en garde contre les fortes pressions qu'il subit de la part de l'Union européenne et des divers gouvernements européens dont, en particulier, l’allemand et le français.

Il souligne également la responsabilité particulière qui incombe aux dirigeants wallons  de faire respecter l'opinion majoritaire de la région en espérant qu'il saura démentir, pour une fois, cette triste tradition de la social-démocratie consistant à fléchir justement au moment décisif des batailles.

Vive la résistance populaire wallonne, étincelle annonçant celle des peuples européens !

23 Octobre 2016, Bureau Politique du Parti Communiste

Source : http://www.particommuniste.be/

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Bénélux Non à l'UE du Capital
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 18:43
Le PC de Belgique soutient les travailleurs de Caterpillar Gosselies

Soutien aux travailleurs de Caterpillar Gosselies

Communiqué du Comité Central du Parti Communiste 02-09-2016

Le Parti Communiste exprime tout son soutien aux travailleurs de Caterpillar et à ceux de tous les sous-traitants. Le PC partage leur angoisse, tristesse et révolte.

Le PC met en garde les travailleurs! Surtout ne pas se laisser manoeuvrer par les gouvernements, fédéral et wallon, et le patronat qui feront tout pour les démobiliser et les tromper. Notamment avec la loi Renault, qui, jusqu'à preuve du contraire n'a jamais réellement sauvé les emplois.

Les travailleurs de Gosselies doivent appeler les autres sites de Caterpillar ainsi que les entreprises de la région de Charleroi et de tout le pays à la solidarité et exiger du gouvernement la mise sous séquestre de tous les avoirs et outils de Caterpillar. Puisqu'il fiche le camp, que Caterpillar restitue tous les cadeaux fiscaux et financiers.

Ce n'est que par un combat acharné et élargi au maximum que les travailleurs pourront créer le rapport de forces favorable indispensable pour obliger le politique à agir.

Unité des syndicats et des partis de gauche pour créer une force régionale et nationale. Le PC sera à vos côtés dans ce juste combat.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:32
Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Communiqué du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (NCPN), 9 avril 2016, traduction MlN pour „Solidarité internationale PCF – vivelepcf“

En 2005, une part importante de la population néerlandaise avait dit non à la Constitution européenne. Ceci malgré une tentative écrasante des élites, du gouvernement d’alors et de leurs laquais dans les médias, pour amener l’opinion publique au oui.

La même chose se produit actuellement à l’occasion de ce référendum consultatif. Les opposants au traité ont à peine eu droit à la parole. Le super-spéculateur et anticommuniste George Soros a même payé le voyage à de jeunes Ukrainiens aux Pays-Bas pour qu’ils soutiennent le camp du oui. Pourtant malgré ce violent déploiement médiatique, ou peut-être en partie grâce à lui, plus de 61% des électeurs ont décidé de voter contre le traité, avec une participation nettement supérieure à 30%. Les représentants du gouvernement et les dirigeants de « l 'opposition » unifiée sont sous le choc et la surprise.

Le référendum portait officiellement sur l'accord d'association avec l'Ukraine. Cependant, dès le départ, il a été dévié pour renforcer l'image d'ennemi de la Russie. L'action de l'OTAN, qui ne cesse d’accroître les menaces de guerre, a été ainsi justifiée. La nature du coup d’Etat antidémocratique en Ukraine, commis avec le soutien des fascistes, a été, dès le départ, minimisée et excusée. L'UE a été posée en sauveuse de la démocratie. Pas un mot n'a été dit sur les effets néfastes de cet accord et du plan du FMI pour la majorité de la population, pour les travailleurs.

Une grande majorité de l'électorat ne s’est pas laissée tromper par cette propagande de guerre et a compris que l'accord d'association n'était pas une bonne chose.

Le gouvernement a promis de rediscuter avec Bruxelles, mais il le fait avec une réticence évidente. Rien n’indique qu'il prend en compte le rejet clair du contenu politique de l’accord par le peuple. Le résultat du référendum souligne le progrès de la résistance à l'élargissement agressif et manipulateur de l’UE et à ceux qui font la promotion.

Bien que le camp du «oui» et celui du «non» manquaient d'homogénéité politique, il apparaît qu'un nombre croissant de personnes a voulu donner une leçon au gouvernement et aux partis qui soutiennent sa politique. Le résultat du référendum est un signal clair que, dans une partie de plus en plus grande de la population, l’élite politique n’est plus prise au sérieux. Le résultat peut également nourrir de nouvelles formes de résistance chez les adversaires du traité dans les 27 autres pays de l'UE.

Le NCPN a mené, conjointement avec l'organisation de jeunesse CJB, la campagne contre le traité. Ils continueront de le faire. Ils ont produit du matériel de campagne, des brochures, des articles, dans lesquels les implications du traité pour les travailleurs et les classes dirigeantes en Ukraine ont été exposées. Ont été abordées les implications géopolitiques et les ambitions de l'UE et de l'OTAN que l’accord doit faciliter. Dans nos publications, a été posée la nécessité centrale d’agir contre l'UE capitaliste et les politiques de droite du gouvernement. Le NCPN a organisé le samedi 2 avril une manifestation devant l'ambassade d'Ukraine, à laquelle environ 70 personnes - dont beaucoup de jeunes - ont participé.

La lutte contre la liquidation des droits démocratiques, le démantèlement des services publics, l’abaissement des salaires, des prestations sociales et des pensions connaît une forte impulsion avec le résultat du référendum. C’est pour cela que le pouvoir s’efforce, de toutes les manières possibles, de minimiser le résultat et ses conséquences. Il entend que sa politique de casse sociale, de flexibilisation du travail, de privatisation et de remise en cause des droits démocratiques se poursuive sans contrôle démocratique et avec le moins possible de perturbation. Pour cela, les partis néolibéraux aux Pays-Bas et dans l’UE veulent aller dans la même direction.

Toutefois, le résultat de ce référendum montre clairement qu'il existe un potentiel de briser le front néolibéral. Cette brèche peut être utilisée pour gagner de «vrais emplois», plus de pouvoir d'achat pour les salariés, pour les retraités, une amélioration du secteur public, des transports, des services sanitaires et sociaux. Pour cela, l’opposition à la politique de casse néolibérale doit être sortie des mains des populistes de droite. Par conséquent, nous appelons à:

Renforcer le mouvement ouvrier.
Renforcer le mouvement syndical.
Renforcer le Parti communiste.

La direction du NCPN, le 9 Avril 2016

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 11:20
Attentats de Bruxelles: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES – déclaration du PC belge (de Wallonie-Bruxelles)

Attentats de Bruxelles/Zaventhem: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES

Face aux lâches crimes commis aujourd’hui à Bruxelles, le Parti communiste exprime toute sa douleur et sa solidarité envers les nombreuses victimes, leurs familles et leurs proches. Sa sympathie va également aux pompiers, ambulanciers, policiers et civils qui ont participé au secours des victimes de ces crimes. Bruxelles ensanglantée, la population du pays, plus unie que jamais, l’accompagne en sa douleur.

Mais la profonde compassion envers les victimes de ces crimes abjects ne doit pas nous faire oublier les graves responsabilités de l’Union européenne et de nos Gouvernements qui se sont inscrits, docilement, dans la politique irresponsable et guerrière des États-Unis et de l’OTAN. Ce sont en effet, ces Gouvernements, y compris celui de notre pays, qui ont apporté leur soutien aux aventures militaires contre la Libye hier et qui continuent à le faire contre la Syrie aujourd’hui même. Utilisant hypocritement le concept « droits de l’homme », ces (ir)responsables politiques en déstabilisant et organisant l’assassinat du chef d’état libyen ont fait de ce pays un réservoir du terrorisme international. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont occupés à essayer de faire exactement la même chose en Syrie aujourd’hui.

C’est pourquoi le Parti communiste estime que la vraie solidarité envers les victimes, le vrai combat contre le terrorisme, commencent par la dénonciation des fauteurs de guerres et des marchands de canons et par le soutien aux dialogues et aux négociations comme instrument de solution des conflits. Pour organiser cette solidarité et ces combats il nous semble plus que jamais urgent d’organiser un puissant mouvement pour la paix.

Bruxelles, le 22 mars 2016,

Le Bureau Politique du Parti Communiste

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