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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:56

 

Article écrit par la Ligue de la Jeunesse Communiste du Canada (YCL-LJC Québec), 23 août 2016, repris pour Solidarité Internationale PCF.

 

Le dimanche 14 aout se concluait - au même moment où fusaient les bannières et drapeaux arc-en-ciel de la Fierté gay - le 1er Forum social mondial organisé dans un pays du Nord.
Né à Porto Alegre en 2001, ce rassemblement des organisations alter-mondialistes à travers le monde avait pour objectif de contrer l’influence du Forum économique du Davos. Dans le contexte du début des années 2000, marquées d’une part par le dogme de la pensée unique, de la «fin de l’histoire», et d’autre part, par la résilience d’un discours raciste voué à justifier de nouvelles guerres impérialistes notamment au Moyen-Orient, revendiquer un autre monde que celui du capitalisme triomphant pouvait arborer un caractère franchement progressiste.
Lors de la précédente édition, tenue à Tunis en 2013, le comité organisateur a décidé que l’édition de 2016 ait lieu à Montréal. Il ne fait aucun doute que les membres de ce comité ont été séduits par l’historique grève étudiante de 2012 et par le mouvement Idle No More, preuve que la mondialisation affecte aussi les peuples du «Nord», un point qui se défend aux vues de la conjoncture économique, politique et sociale actuelle.
Trois ans plus tard cependant, la lune de miel semble avoir décru: les organisations et individus du «sud» se sont plaints à maintes reprises avant même que ne soit lancé le coup d’envoi de la mobilisation des couts exorbitants associés au voyage. À cela s’est ajouté le marathon administratif pour obtenir un visa d’entrée au pays. D’ailleurs, les précédentes éditions (à l’opposé de celle-ci) comptaient sur un certain appui des autorités, ce qui facilitait la tâche aux participants.
Résultat: à deux jours du début du Forum, plus de 200 demandes de visas formulées par des militants palestiniens, asiatiques, africains et sud-américains avaient été refusées. Le problème n’avait rien de surprenant: dès le début, bon nombre d’organisations avaient critiqué le choix de Montréal pour cette raison. Parmi les personnalités refusées, on compte le Président du Syndicat des travailleurs postaux de Palestine dont l’organisation a enjoint les organisateurs du Forum à choisir un pays hôte «qui permette aux militants de tous les pays et de tous les profils sociaux de participer à l’évènement». À ce syndicaliste s’ajoute l’intellectuelle malienne Aminata Traoré (qui devait participer à l’une des grandes conférences), une des voix fortes du «féminisme» africain. Même si les services frontaliers se sont éventuellement ravisés, elle a préféré boycotter l’évènement en solidarité avec tous ceux qui n’ont pas été bienvenus au Canada.
Tel que prévu par les organisateurs donc, la très vaste majorité des participants au Forum (plus de 80%) provenait du Québec, ce qui n’est en rien différent des dernières éditions.
Malgré ces ratées, les organisations québécoises conviées n’ont pas boudé l’évènement pour autant. Conscients de la couleur locale du Forum, les participants se sont sans doute rappelé le succès - certes très mitigé - du Forum social des peuples organisé à Ottawa en 2014. Cette rencontre, à laquelle la Ligue de la jeunesse communiste avait d’ailleurs participé, avait permis aux mouvements sociaux de partout au pays de faire valoir leurs positions et de dégager, dans la mesure du possible, un plan d’action commun pour instaurer un changement à travers le Canada. Ce Forum social mondial à saveur nord-américaine aurait pu, dans un contexte pré-électoral aux États-Unis et de nouveau gouvernement au Canada, être l’occasion de discuter d’actions conjointes pour une campagne pour la dissolution de l’OTAN et le retrait de ses États-membres, pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, pour mettre les multinationales au pas, affirmer notre solidarité avec les peuples tels que le peuple cubain, palestinien, saharaoui, brésilien ou encore avec les peuples africains qui se mobilisent contre le modèle néo-colonial qui leur est imposé.
On ne peut donc imputer la faible mobilisation au manque de participation internationale: ce n’est certainement pas pour cette raison que les syndicats ont été lents à s’engager dans le projet et à promouvoir l’évènement, ce n’est certainement pas pour cette raison non plus que la manifestation d’ouverture n’a compté que 2000 participants tout au plus - moins qu’une marche du 1er mai - avec l’absence notable des organisations étudiantes du Québec et du Canada. Ce n’est probablement pas non plus pour cette raison que les ateliers organisés durant les trois premiers jours de ce rassemblement - parfois se sommant jusqu’à plusieurs dizaines en même temps - ne comptaient que sur une vingtaine de personnes aux mieux et, au pire, sur deux individus seulement.
La mitigation du succès du Forum social mondial 2016 a certes été exacerbée par le fait qu’il ait été organisé dans le tétrasphère nord-ouest, soit dans le quart-monde développé, à un jet de pierre des entrailles de la bête impérialiste, mais il reste que la cause profonde des difficultés rencontrées provient sans doute de la formule même des forums sociaux mondiaux.
Effectivement, si, pour le peu que l’on se déclare contre la mondialisation (peu importe qu’elle soit culturelle, politique ou économique), on peut y entrer comme dans un moulin, il n’est en rien étonnant que des ateliers condamnant le droit à l’autodétermination du peuple Saharaoui habitant la dernière colonie d’Afrique endossés par l’impérialisme marocain ou alors que le FSM se refuse de soutenir la campagne de Boycott Désinvestissement Sanctions contre l’apartheid israélien. Il y a fort à parier que dans les mouvements pro-sionistes et pro-occupation marocaine, existe une frange alter-mondialiste comme il existe, dans le mouvement pour la Paix, une frange pacifiste qui refuse de condamner l’OTAN… Même des organismes comme Oxfam, l’impérialisme au visage humain, y sont les bienvenus. Les partis politiques cependant n’y ont pas droit de cité.

C’est que les Forums sociaux mondiaux ne prennent pas parti…
Au-delà du jeu de mots, il reste que l’idée même selon laquelle il serait possible de changer le monde à l’aide d’ONGs et à coups de critiques vaseuses de la «mondialisation» (et non de l’impérialisme) - une notion floue et définie par idiosynchrasies - a fait son temps. Les mouvements sociaux conviés en 2001 à Porto Alegre ont certainement apprécié, dans le contexte de l’époque, cette bouffée d’air. Aujourd’hui, les plus combatifs d’entre eux ont tôt fait d’en percevoir les limites et se tournent vers d’autres horizons. En effet, il n’est plus tellement question de se répéter qu’un autre monde est possible, nécessaire. L’heure est plutôt à la mobilisation: que faire pour bâtir ce monde à la hauteur de nos attentes?
Les Forums sociaux ne peuvent certainement pas répondre à cette question s’ils refusent de poser la question de la prise de pouvoir politique en interdisant formellement les partis politiques. Ils ne peuvent non plus y répondre s’ils refusent de s’attaquer à l’impérialisme et en acceptent même des représentants en leur propre sein. Sans déclaration finale, quelles propositions d’actions peuvent être formulées pour les prochaines années?
Avec un tel évènement, nos dirigeants peuvent dormir sur leurs deux oreilles… D’ailleurs, comble du comble, le Canada, un pays impérialiste, a même financé le FSM!


Sans illusions, mais présents


Qu’à cela ne tienne, la Ligue de la jeunesse communiste ainsi que le Parti communiste du Québec ont décidé, sans illusions, d’utiliser le Forum social mondial comme plate-forme pour accroitre leur visibilité auprès des mouvements sociaux du Québec. «Au cours de la semaine, nous avons distribué plusieurs centaines de tracts et journaux en plus de tenir une table politique à l’entrée du Forum social. Nous avons ainsi pu engager plusieurs conversations intéressantes et créer de nouveaux contacts», nous dit Marianne Breton-Fontaine, membre du Comité central exécutif de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada.
La LJC-Q a de plus organisé une conférence sur la paix et l’anti-impérialisme, une occasion de promouvoir le 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui se déroulera à Sotchi en octobre 2017. Cette conférence a pu compter sur la participation de deux représentants du front Polisario qui ont exposé la situation à laquelle est confronté le peuple saharaoui après plus de 40 ans d’occupation marocaine illégale.
Adrien Welsh, animateur de la discussion, en a profité pour réaffirmer les liens profonds de solidarité entre la Jeunesse communiste du Canada et la jeunesse du front Polisario (UJSARIO): «nous sommes liés par un combat commun, une cause commune: en finir avec l’impérialisme qui, du Sahara à Ramallah et de Kuujjuaq à Caracas, perpétue la guerre, la mort et la destruction. Nous dénonçons par ailleurs le Forum social mondial pour avoir permis dans son enceinte une conférence vraisemblablement organisée par le palais de Rabat afin de déverser une propagande mensongère contre combattants de la Liberté du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec le peuple et la jeunesse saharaouis et leurs seuls représentants légitimes, le front Polisario et l’UJSARIO. Notre solidarité ne s’arrête pas aux mots: nous sommes prêts à nous mobiliser et être les dignes ambassadeurs - car pour le moment, le Canada est l’un des seuls pays au monde à n’avoir aucune relation diplomatique avec le Sahara occidental - du Sahara occidental souverain. Nous réclamons la tenue du référendum sur le droit à l’autodétermination du Sahara occidental tel que proposé par l’ONU, la libération des prisonniers politiques de Gdeim Izik. Alors que le Canada s’apprête à signer un accord de libre-échange avec le Maroc, nous devons nous mobiliser afin de nous assurer qu’a minima, la souveraineté du Sahara occidental y soit reconnue afin d’empêcher que des entreprises minières (comme c’est le cas en ce moment) pillent les ressources de phosphate de cette nation nord-africaine. Ṣaẖarāwi, Ṣaẖarāwīya, īdi f-īdak ẖaṭṭa l-ẖuriya! (Saharaoui, Sharaouie, mains dans la main jusqu’à la liberté!)
Le Parti communiste, invité par le journal People’s Voice, a quant à lui organisé une conférence sur la nécessité de construire un front populaire rejoignant tous les exploités du Canada à commencer par les travailleurs, les étudiants, la jeunesse, les femmes, les petits producteurs agricoles, les peuples autochtones, bref rejoignant tous ceux qui, des dires de Liz Rowley, chef du parti, «sont affectés par le capitalisme». De fait, «nous partageons tous un même intérêt: faire fléchir le pouvoir des grandes compagnies. Certes, il ne s’agit pas encore du socialisme, mais en nous mobilisant tous ensemble pour une démocratie avancée, pour l’égalité nationale, pour la gratuité scolaire et le renforcement des services publics entre autres, la nécessité de rompre avec le capitalisme s’imposera d’elle-même. Au point où nous en sommes, il ne reste qu’à choisir son camp. Nous, communistes, avons choisi depuis bientôt 100 ans le camp des exploités, de ceux qui n’ont rien à perdre autre que leurs chaines. Nous savons que le chemin sera sinueux, long et tortueux, mais nous sommes plus nombreux et dans l’unité, nous pouvons et nous allons gagner.»

 

Source : http://yclljc-magazine.blogspot.fr/2016/08/un-forum-social-pas-tres-mondial.html

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 06:47

NO_NATO.jpgPourquoi l'Italie doit sortir de l'OTAN



Par Fausto Sorini, responsable aux relations internationales du Parti des communistes italiens (PdCI)



Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



L'Italie, en faisant partie de l'OTAN, doit destiner aux dépenses militaires en moyenne 52 millions d'€ par jour, selon les données officielles de l'euro, chiffres en réalité supérieurs que l'Institut de recherche suédois Sipri quantifie à 72 millions d'€ par jour.



Selon les engagements assumés par le gouvernement dans le cadre de l'Alliance, les dépenses militaires italiennes devront être portées à 100 millions d'€ par jour.



Cela représente une somme considérable d'argent public, qui ne va pas aux dépenses sociales, qui pourrait être fortement réduite si l'Italie sortait de l'OTAN.



L'Alliance atlantique poursuit une stratégie expansionniste et agressive.



Après la fin de la guerre froide, elle a démoli par la guerre la Fédération yougoslave ; a englobé tous les pays de l'ex-Pacte de Varsovie, trois de l'ex-URSS et deux de l'ex-Yougoslavie ; elle a occupé militairement l'Afghanistan ; elle a anéanti par la guerre la Libye et a tenté de faire de même en Syrie.



Elle a formé les forces néo-fascistes et néo-nazies ukrainiennes, organisant le putsch de la place Maidan qui a ramené l'Europe à une situation analogue à celle de la guerre froide, provoquant un nouvel affrontement dangereux avec la Russie.



Elle a commencé à projeter ses forces militaires dans l'Océan indien dans le cadre d'une stratégie qui lorgne vers la région Asie-Pacifique, provoquant un conflit militaire avec la Chine.



Dans ces conditions, les forces armées italiennes sont projetées dans des pays extérieurs à la région couverte par l'Alliance, pour des missions internationales qui, même quand elles sont définies de « maintien de la paix », sont des guerres visant à la démolition des États (comme cela s'est produit avec la Fédération yougoslave et la Libye).



En sortant de l'OTAN, l'Italie sortirait de cette stratégie de guerre permanente, qui viole notre Constitution, en particulier l'article 11 et nuit à nos véritables intérêts nationaux.



L'appartenance à l'OTAN prive la République italienne de la capacité d'effectuer des choix autonomes de politique étrangère et militaire, décidés démocratiquement par le Parlement sur la base des principes constitutionnels.



La plus haute charge militaire de l'OTAN, celle de commandant suprême allié en Europe, revient toujours à un général états-unien nommé par le président des Etats-unis. Et même les autres commandements stratégiques de l'OTAN sont confiés à des hauts responsables états-uniens.



L'OTAN est en cela, de fait, sous commandement des Etats-unis qui l'utilisent à leurs propres fins militaires, politiques et économiques.



L'appartenance à l'OTAN renforce donc la subordination de l'Italie aux Etats-unis, mise en lumière par le réseau de bases militaires des Etats-unis/de l'OTAN sur notre territoire qui a transformé notre pays en une sorte de porte-avions états-unien dans la Méditerranée.



Le fait que dans certaines de ces bases il y ait des bombes nucléaires états-uniennes, et que des pilotes italiennes soient formés à leur utilisation, est particulièrement grave. L'Italie viole ainsi le Traité de non-prolifération nucléaire, qu'elle a ratifié.



L'Italie, en sortant de l'OTAN, retrouverait sa pleine souveraineté : elle serait ainsi en mesure de jouer la fonction de pont de paix tant vers le Sud que vers l'Est.



Soutiens la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN.



La paix a aussi besoin de toi.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:53

war-in-irak.jpgCrise irakienne et percée des islamistes, 10 ans après la guerre d'Irak : le désastre de la politique de guerre anglo-américaine



Intervention de Jeremy Corbyn, député travailliste (Labour) pour Islington-nord, publiée dans Morning Star – quotidien communiste



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



 

David Cameron était dans sa forme « D-Day » au Parlement mercredi dernier.



Tout juste revenu de son séjour sur les plages des Normandie, auprès des vétérans qui ont héroïquement combattu le fascisme, il a tenté de se servir d'eux pour justifier sa politique militaire interventionniste, partout dans le monde.



Peut-être aurait-il dû réfléchir un moment sur le fait que depuis 2001, il y a 13 ans, la Grande-Bretagne s'est engagée dans des guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, et qu'elle a également soutenu l'opération militaire au Mali.



Les Premiers ministres qui se sont succédés, y compris Tony Blair et Gordon Brown, ont accompagné une politique d'extension colossale de l'OTAN en une force mondiale, et avec le Traité de Lisbonne ils ont lié l'OTAN et l'Union européenne de façon à en faire une seule et même chose.



Mais si Cameron, Barack Obama et le président français Hollande jetaient un bref coup d’œil au reste du monde, ils verraient les conséquences des interventions occidentales.



Même si personne ne peut se satisfaire du passif en termes de droits de l'Homme de Saddam Hussein, l'Irak ne menaçait personne d'autre en 2003, et n'était certainement pas un centre pour les opérations d'Al-Qaeda.



Après 10 ans, et plus de 1 000 milliards de $ de dépenses militaires ainsi que la perte de centaines de milliers de vies irakiennes, le pays est désormais confronté à une grande insurrection qui a balayé l'armée irakienne à Mossoul et Tikrit, causant l'exode de centaines de milliers de personnes.



Combien de temps avant que le gouvernement irakien ne demande le retour des forces occidentales pour protéger Bagdad et les puits de pétrole du pays ?



L'Afghanistan, avec un déploiement de troupes de l'OTAN encore plus ancien, est plongé dans une instabilité chronique et une paupérisation profonde, et est devenu un terrain de jeu pour tester les drones et les méthodes de surveillance modernes, utilisés contre des gens miséreux.



Obama a désormais convenu du déploiement de près de 14 000 troupes américaines, de l'OTAN et d'autres troupes internationales de façon permanente en Afghanistan et du maintien de bases sur place, tout comme les Etats-unis cherchent à garder leurs bases dans toute la région.



La Libye était présentée comme une grande « success story », à la suite de l'intervention inspirée par John McCain.



Elle se trouve désormais empêtrée dans une guerre civile, étant un point de départ pour certains des réfugiés les plus désespérés fuyant les conflits dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, qui cherchent à trouver en Europe un havre de paix.



Il y a assurément de sérieuses leçons à tirer de la façon dont les forces occidentales ont opéré ces 13 dernières années mais aussi sur le rôle de l'OTAN comme principale force motrice de la re-militarisation de l'Europe.



Le Times du 2 juin informait du fait que la Grande-Bretagne était impliquée dans des pourparlers, et envisageait sérieusement d'envoyer des troupes en Pologne, Estonie et Ukraine, pas uniquement dans le cadre d'exercices militaires de l'OTAN mais pour venir en appui des forces armées de ces pays.



Quand la députée Helen Goodman l'a interrogé sur ce point, Cameron a balayé cela d'un revers de la main, indiquant que cela n'était pas d'une grande importance.



Lorsque je l'ai questionné sur le rôle expansionniste de l'OTAN qui pourrait susciter une augmentation des dépenses militaires de la Russie dans la région, il a laissé entendre que cela n'était pas la bonne façon de considérer notre politique étrangère.



La situation de gens désespérés fuyant ces guerres occupe nos écrans de télévision, sans compter ceux qui fuient la Syrie pour se rendre en Turquie et au Liban.



Quoique la Grande-Bretagne n'y soit pas directement engagée, il est tout aussi clair que l'argent américain, ajouté au soutien militaire saoudien et qatari et à l'entraînement britannique, alimentent le conflit syrien et rendent la conclusion d'un cessez-le-feu et d'une réouverture du processus de Genève toujours plus difficiles.



Il ne fait aucun doute qu'il est grand temps d'avoir un débat sérieux sur la politique étrangère et de défense de la Grande-Bretagne.



Plus de 60 ans d'adhésion à l'OTAN a porté nos dépenses militaires à des niveaux considérables, et notre relation spéciale avec les Etats-unis, via l'OTAN et l'Accord de défense mutuelle, nous a impliqué dans des conflits innombrables.



Dans un monde émaillé de conflits, portant souvent sur la lutte pour les ressources naturelles et alimentés par la course aux armements des marchands de canons, il est bien sûr temps de revoir nos priorités pour une politique étrangère basée sur les valeurs humaines, le développement pacifique et non sur l'exacerbation des agressions militaires.



J'espère qu'il y aura un vaste débat sur une politique étrangère qui ne soit pas basée sur les intérêts des penseurs militaires de l'OTAN ou des grandes multi-nationales américaines.



Le nouveau désastre en Irak, si il fallait un cas de plus, nous montre qu'il est grand temps de changer du cap.



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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:20

 

paz-sim-nato-nao_portugal-7c14f.gif« Pour la paix, non à l'OTAN! »



 

Déclaration de partis communistes et ouvriers

 

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Depuis sa création, il y a 65 ans, l'OTAN apparaît comme le bloc politico-militaire de l'impérialisme, une pièce centrale de sa stratégie de domination, d'exploitation et d'affrontement à ce qu'étaient alors l'URSS et les pays socialistes.



L'OTAN est responsable de l'incessante course aux armements, les États-Unis et ses alliés étant responsables de plus de deux-tiers des dépenses militaires dans le monde.



Les États-Unis et les pays de l'OTAN défendent l'expansion de leur réseau mondial de bases militaires, cherchant à étendre leurs sphères d'influence.



Proclamant sa doctrine stratégique ouvertement offensive, l'OTAN a élargi le cadre territorial de ses actions d'ingérence, d'agression et d'occupation, pour approfondir leur rôle de bras armé des grands monopoles trans-nationaux.



Les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN sont responsables d'innombrables crimes et destructions, de brutales agressions – comme la Yougoslavie, l'Afghanistan, l'Irak ou la Libye – et d'ingérences – comme celles lancées contre la Syrie – ou de menaces, comme celles dirigées contre l'Iran.



Les États-Unis, l'OTAN et l'Union européenne – son pilier européen – sont responsables de la croissante militarisation des relations internationales et de l'escalade des tensions et de la guerre contre la souveraineté des peuples et l'indépendance des États, tant au Moyen-orient, en Afrique, en Extrême-orient qu'en Amérique latine.



Au moment où on marque les 65 ans de la création de l'OTAN – dans une situation internationale caractérisée par la crise du capitalisme, par l'offensive d'exploitation, anti-démocratique et agressive de l'impérialisme, par des processus complexes de recomposition des forces au niveau international, et par la résistance et la lutte des travailleurs et des peuples :



  • nous exigeons la dissolution de l'OTAN et nous soutenons le droit souverain des peuples de décider du retrait de ses pays de cette alliance agressive ;

 

  • nous réaffirmons notre opposition à l'extension de l'OTAN, à la militarisation de l'Union européenne et à sa politique militariste et interventionniste ;

 

  • nous exigeons la fin de la course aux armements, de l'installation du nouveau « système anti-missiles » des États-Unis et de l'OTAN en Europe, le désarmement nucléaire, la complète annihilation des armes de destruction massive et la fin des bases militaires étrangères ;

 

  • nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes d'Afghanistan, et des autres pays sous agression impérialiste ;

 

  • nous réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme ;

 

  • nous appelons les travailleurs, et les peuples du monde entier à renforcer la lutte pour la paix, contre la guerre et l'OTAN, pour la construction d'un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple pourra décider de leur destin ;



Ont signé jusqu'à présent :



Parti communiste sud-africain

Parti communiste allemand

Parti algérien pour la démocratie et le socialisme

Parti du travail de Belgique

Parti communiste de Belgique

Parti communiste de Bangladesh

Parti des travailleurs du Bangladesh

Parti communiste des travailleurs de Bosnie-Herzégovine

Parti communiste du Brésil

Nouveau parti communiste britannique

Parti communiste du Canada

Parti communiste de Bohême-Moravie (République tchèque)

Parti communiste du Chili

AKEL (Chypre)

Parti socialiste des travailleurs de Croatie

Parti communiste au Danemark

Parti communiste d'Espagne

Parti communiste des peuples d'Espagne

Parti des communistes de Catalogne

Parti communiste des États-Unis

Parti communiste des Philippines

Parti communiste de Finlande

Parti communiste de Grèce

Parti communiste unifié de Géorgie

Nouveau parti communiste des Pays-bas

Parti des travailleurs de Hongrie

Parti communiste d'Inde

Parti communiste d'Inde (marxiste)

Parti Tudeh d'Iran

Parti communiste d'Irlande

Parti des communistes italiens

Parti communiste libanais

Parti communiste luxembourgeois

Parti communiste de Mexique

Parti populaire socialiste du Mexique

Parti communiste palestinien

Parti du peuple du Panama

Parti communiste du Pakistan

Parti communiste péruvien

Parti communiste portugais

Parti communiste de la Fédération de Russie

Parti communiste syrien

Parti communiste soudanais

Parti communiste de la Suède

Parti communiste de la Turquie

Parti communiste d'Uruguay

Parti communiste du Venezuela

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:42

arton2540-08c33-copie-1Plate-forme européenne de revendications pour la paix



Proposition du Parti communiste allemand (DKP), Nouveau Parti communiste des Pays-Bas (NCPN), Parti communiste du Luxembourg (KPL), Parti du Travail de Belgique (PTB) à l'issue de la Conférence de Aix-la-Chapelle, 15-16 février 2014 reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Proposition de plate-forme de revendications afin d’orienter un mouvement anti-impérialiste européen pour la paix, et plus spécifiquement concernant l'Allemagne, le Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg :



1. Pas la moindre participation à des interventions militaires à l’étranger, que ce soit sous la bannière de l’Otan, de l’UE, d’une « coalition of the willing » ou de l’ONU. Le retrait immédiat des troupes allemandes, néerlandaises, belges et luxembourgeoises de toute intervention militaire à l’étranger. Respect complet de la souveraineté des États, comme le stipule la Charte des Nations unies. Nous rejetons la justification « humanitaire » et la notion de « responsabilité de protection » (« responsibility to protect », R2P) comme prétexte à des interventions à l’étranger. Nous rejetons aussi toutes autres formes de pression extérieure et de non-respect de la souveraineté, comme les embargos économiques et les sanctions.



2. Retrait de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg de l’Otan. Dissolution de l’Otan. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution à l’Otan.



3. Retrait de nos pays de touts les projets militaires de l’UE, comme l’Euro-corps, les Battle Groups et l’European Defense Agency (EDA). Nous rejetons toute tâche de mise en place et stratégie militaires figurant dans le Traité de Lisbonne et autres documents fondamentaux de l’UE. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution aux projets militaires de l’UE.



4.Désarmement nucléaire. Pas de modernisation et retrait immédiat des armes nucléaires américaines de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. Interdiction légale de toute présence d’armements nucléaires sur notre territoire et à nos frontières. Soutien aux traités instaurant des zones dénucléarisées et à un traité interdisant les armes nucléaires. Interdiction de la production, du stockage, de la vente et de l’utilisation d’armes à l’uranium.



5.Pas d’achat de nouveaux avions militaires. Halte au développement, à l’achat et à l’installation de n’importe quel matériel militaire offensif – y compris les projets apparemment défensifs qui, de fait, font partie d’une stratégie militaire offensive, comme un bouclier antimissile, d’autres formes de « bouclier défensif » et des drones. Transfert des moyens financiers d’une politique sécuritaire militaire vers une politique sécuritaire non militaire.



6. Limitation du budget de la défense. Se distancier de la norme de l’Otan des 2 % du PIB pour la défense. Pas d’argent pour la guerre, mais pour les besoins sociaux (santé, enseignement, lutte contre la pauvreté, etc.).



7.Limitation draconienne de l’industrie et du commerce des armements et de leur financement, avec une définition large des systèmes d’armement, et sur base de l’application restrictive des normes minimales européennes.



8.Contrôle démocratique sur la politique de sécurité et de défense. Rendre publics tous les accords militaires, comme ceux concernant le stationnement des armes nucléaires.



9.Halte à toute propagande militaire via les écoles et autres institutions d’enseignement, ainsi que via les médias.



10.Pas le moindre engagement de militaires dans les tâches de maintien de l’ordre.



11.Les responsables politiques des guerres d’agression doivent être appelés à se justifier et seront sanctionnés.



12.Une politique hospitalière d’accueil et d’aide aux victimes et réfugiés des guerres.



13.Nos pays doivent développer leurs propres vision et stratégie de la paix. Ils peuvent se profiler par des initiatives de paix et de désarmement, ou dans l’aide humanitaire. Il existe déjà tout un éventail de possibilités de prévention des conflits et de construction de la paix : négociations, médiation, envoi d’observateurs, cessation des livraisons d’armes, aide humanitaire aux victimes, etc. Il est préférable que les conflits régionaux soient résolus au niveau régional, bien loin de l’ingérence et des intérêts des grandes puissances.



14.Une paix durable ne sera possible qu’en s’attaquant à la pauvreté et à l’injustice, en supprimant les injustices historiques à l’égard des peuples opprimés et en conférant à ces derniers le droit de suivre la voie qu’ils ont choisie. C’est pourquoi nous prônons un ordre économique juste, avec des relations commerciales honnêtes et équitables. Nous soutenons la lutte des peuples pour leurs droits nationaux, démocratiques et sociaux, pour le progrès social, pour la paix, pour un climat et un environnement durables et pour le développement. En dernière instance, une paix durable ne pourra être garantie que par une société qui ne s’appuie pas sur la compétition et le profit, mais sur la collaboration et la solidarité – par une société socialiste.

 

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