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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 19:13
ITALIE: Victoire éclatante du NON au référendum constitutionnel : analyse d’Andrea Catone (Marx21)

Analyse d’Andrea Catone, historien, militant communiste, repris du site de l’association italienne « Marx21 », traduction AC pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 5 décembre 2016



Une tâche immédiate : le maintien et le développement de la mobilisation de la lutte des comités pour la défense de la Constitution de la démocratie économique et sociale.

La victoire éclatante du NON au référendum constitutionnel (59% avec un fort taux de participation, 68%) revêt une énorme importance politique, nationale et internationale.

Ce résultat a été obtenu :

- Malgré l’appareil médiatique tout-puissant au service du gouvernement et de son «patron», omniprésent à la télévision, comme jamais dans un référendum constitutionnel;

- Malgré les principaux dirigeants des pays occidentaux, d’Obama à Merkel, accourus à la rescousse d'un gouvernement décidé à mettre en œuvre leurs orientations politiques;

- Malgré les grandes banques d'affaires et de leurs principaux journaux;

- Malgré la Confindustria [équivalent du Medef en Italie] et Marchionne [Sergio Marchionne, patron, entre autres de Chrisler-Fiat];

- Malgré les grands prêtres des médias pro-gouvernementaux, malgré les intellectuels toujours prêts à retourner leur veste, toujours enclins à suivre le pouvoir en place, toujours prompts à justifier, à l’aide d’une alchimie verbale et de pseudo-raisonnements tordus ses choix opportunistes;

- Malgré les menaces ouvertes d'attaques financières spéculatives sur le système bancaire national;

- Malgré la basse démagogie qui a proposé de vendre le système démocratique constitutionnel en échange d'économies de quatre sous;

- Malgré le discours trompeur du «démolisseur» [« rottamatore », surnom du président du conseil Renzi] qui invite à accepter quoi que ce soit, même quand c’est mauvais, tant que c’est nouveau.

- Malgré les 40 millions de lettres appelant à voter OUI, envoyées, aux frais des contribuables, à chaque électeur.

Le front du NON était composite et très divers. Certaines forces politiques, qui ont appelé à voter NON, ne défendent pas la Constitution de 48, mais sont pour le présidentialisme, pour une stabilité gouvernementale au détriment de la représentation nationale, pour le renforcement du pouvoir exécutif et la réduction du rôle du Parlement, contre la proportionnelle et pour le scrutin majoritaire. Ils sont opposés à la Constitution quant à la démocratie économique et sociale et au gouvernement parlementaire. Ils voudraient en supprimer l'article 1 (« L’Italie est une république démocratique, fondée sur le travail ») et tous les autres articles qui s’en inspirent. Plusieurs forces ont appelé à voter NON par calcul politique, pour revenir dans le jeu, peut-être de renégocier avec Renzi une participation à un gouvernement de grande coalition ...

Mais la contribution qualitativement décisive est celle qu'ont apportée ces forces vives qui ont animé la bataille référendaire, qui ont formé, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les petites communes, des comités mixtes, fondés sur la défense des principes et de l’esprit de la Constitution de 48, qui ont  porté dans toute l'Italie des milliers d'initiatives, conférences, rassemblements, manifestations, avec un militantisme volontaire, autofinancé, provenant de milliers de personnes qui se sont éveillées à la politique au nom de notre Charte constitutionnelle.

Pendant ces mois de bataille référendaire, on a assisté à un réveil, à un sursaut démocratique, à une participation accrue, à un engagement unitaire, au niveau politique le plus élevé, celui d'une lutte de principe, à l'accumulation de forces, au déploiement d'une énergie nouvelle, qui a vu combattre côte-à-côte l’ANPI [association des partisans – issue de la résistance au fascisme] et les organisations d’étudiants, les comités du NO TRIV [activistes contre la prospection pétrolière] et ceux qui s’opposent à  la «bonne école» de  Renzi, les « professeurs » de droit constitutionalistes et les travailleurs en lutte contre le « Jobs Act »…

L’acquis que représente la campagne unitaire sur le front  politique fondamental de la lutte pour la défense de la Constitution de 1948 ne doit pas être dilapidé. Nous devons maintenir et consolider les comités du NON, développer le réseau qui a été construit, renforcer la coordination nationale.

Nous devons travailler politiquement à transformer les comités du NON en comités pour la défense et la mise en œuvre de la Constitution, suivant les principes et l'architecture définie - dans l'un des points les plus forts et les plus unitaires de l'histoire de l'Italie – par les pères fondateurs.

Ceci pour des raisons évidentes, majeures:

L'attaque contre la Constitution, contre ses fondements parlementaires et la démocratie économique et sociale, stoppée aujourd'hui avec le NON, reprendra dès demain, comme c’est arrivé après référendum de 2006, quand a été rejetée la réforme constitutionnelle du gouvernement Berlusconi, Napolitano & cie qui avait lancé l'attaque contre le bicamérisme, invoquant sa lenteur et la stabilité gouvernementale.

Toute la question est dans la loi électorale hyper-majoritaire, « l'Italicum » [loi électorale de Renzi assurant 55% des sièges au parti arrivé en tête]. Elle a encore plus accentué les vices d'inconstitutionnalité du « porcellum » [loi électorale déjà à prime majoritaire, votée sous Berlusconi]. Contre elle, les comités pour la défense de la constitution, dans de nombreuses villes italiennes, en ont appelé aux tribunaux, sur la base du jugement de la Cour constitutionnelle. La loi électorale - souvenons-nous en - est fondamentale pour traduire la représentation effective des citoyens au sein du parlement de la République.

Les conditions existent aujourd’hui, comme c’est arrivé après 1993, de retrouver l'esprit et la substance du système électoral proportionnel pur, sans entrave, contenu implicitement dans l’application de la Constitution de 1948.

La lutte pour la défense et la mise en œuvre de la Constitution peut constituer le terrain commun pour l'unité d'action et de lutte des forces de gauche, démocratiques et antifascistes, sur le front politique et constitutionnel et sur le plan économique et social, dans le domaine intérieur et international, pour affirmer la souveraineté du peuple.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:31
Italie : décès du dirigeant communiste historique Armando Cossutta

Brève, ML pour Solidarité internationale PCF, 15 décembre 2015

On a appris le décès le 14 décembre 2015, à l’âge de 89 ans, du dirigeant communiste italien Armando Cossutta.

Cossutta aura été un des acteurs les plus connus du mouvement communiste italien des cinquante dernières années. Il entre dans la résistance, est intégré à la brigade Garibaldi, et adhère au Parti communiste italien à 17 ans, en 1943. A partir des années 50, il est responsable du PCI à Milan et en Lombardie. Il a été député de 1972 à 2006 (également député européen un temps et sénateur).

Notamment à partir des années 70, Cossutta a revendiqué et incarné un positionnement prosoviétique face à la mutation eurocommuniste engagée par le secrétaire général Enrico Berlinguer. Il a défendu à la fois l’idée de la fécondité toujours actuelle de la Révolution d’Octobre et la nécessité du soutien indéfectible à l’URSS.

Aujourd’hui, certains de nos camarades italiens jugent que sa position de courroie de transmission du PCUS, une position d’appareil ossifiée, constante quelle que soit l’évolution du cours de la politique soviétique, a fait le jeu, consciemment ou non, du processus de transformation réformiste-opportuniste du PCI, en stérilisant l’opposition de classe à ce processus dans le Parti.

Après 1990 et l’abandon, sous le secrétariat général d’Achille Ochetto, du nom et des symboles du parti, Armando Cossutta fait partie de ceux qui refusent cette rupture historique. Il participe à la création du Parti de la refondation communiste (PRC) qui inclut, dès sa naissance, des groupes trotskystes et gaucho-mouvementistes. En 1998, il rompt avec le PRC mais c’est quand la direction de celui-ci décide de suspendre son soutien au gouvernement social-libéral de Prodi.

Cossuta, avec ceux qui veulent continuer à soutenir Prodi, fonde alors le Parti des communistes italiens, PdCI, a priori plus homogène et assimilable à la forme Parti communiste que le PRC. L’un et l’autre sont progressivement marginalisés et éliminés du Parlement, d’hésitations en hésitations, de compromissions en compromissions avec le « Parti des démocrates de gauche », PDS, issu du PCI.

En 2006, Cossutta s’éloigne, pour désaccord, du PdCI qu’il a créé et qu’il quitte en 2007. En 2008, il rend public son vote pour le Parti démocrate (actuellement au pouvoir, issue de la fusion du PDS et d’éléments issus de la social-démocratie et de la Démocratie chrétienne).

Quoi qu’on en pense, cette trajectoire d’un dirigeant communiste d’un des plus puissants partis communistes dans un pays capitaliste est à étudier.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 07:22

sciopero-generale-12-dicembre1.jpgGrève générale massive en Italie, plus d'1 million de personnes dans la rue contre le 'Jobs act' qui casse le Code du travail

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

L'heure est grave en Italie. Le gouvernement de Renzi, frère de Valls acte la casse du Code du travail, les syndicats ont voulu négocier l'inamendable, la gauche institutionnelle sombre. Les travailleurs sont désarmés malgré un potentiel de mobilisation extraordinaire.

 

70 % de grévistes : les transports italiens paralysés

 

Les chiffres communiqués par l'UIL (Union italienne du travail) et la CGIL (Confédération générale italienne du travail) – relayés par l'agence de presse ANSA – donnent le vertige : 1,5 million de manifestants, et un taux de grévistes national compris entre 60 et 70 %.

 

L'objectif de la journée de mobilisation du 24 octobre – 1 million de manifestants – est dépassée ce 12 décembre.

 

A la mi-journée, les cortèges étaient massifs : entre 2 et 5 000 à Padoue, Venise, Brescia, Pescara, entre 10 et 15 000 à Ancone, Bari, Palerme, 30 000 à Bologne, Florence, enfin 50 000 à Naples, Milan, Turin et Rome.

 

La grève a conduit à une paralysie du pays qui s'est sentie avant tout dans les transports : annulation de plusieurs centaines de vols (300 pour le seul aéroport romain de Fiumicino), de la moitié des trains, alors que 70 % des métro et bus sont restés au dépôt (avec des pointes à 90%).

 

« Jobs act », une déclaration de guerre contre le monde du travail

 

Ce qui mobilise les travailleurs italiens, c'est la déclaration de guerre du nouveau Président du Conseil, le leader du Parti démocrate (PD, ex-Parti communiste reconverti en Parti à l'américaine!), Matteo Renzi contre le monde du travail.

 

Sa réforme du travail inspirée de Blair et Clinton, son « Jobs act » (la tonalité anglo-saxone n'est pas une coincidence!) cible un marqueur identitaire du monde du travail italien : l'article 18 du Code du travail qui conditionne tout licenciement jugé abusif à un reclassement du salarié.

 

Cela fait 15 ans que le patronat essaie à tout prix d'annihiler cette disposition. Berlusconi en a rêvé, les manifestations réelles de 2002 l'avaient fait chuter, celles qui craignaient en 2011 l'avaient incité à faire marche arrière.

 

L'homme de gauche, libéral-populiste, Renzi abolit ce qu'il appelle ce « totem », ce tabou de la gauche. Dans la réalité, l'article 18 joue un rôle moins important que celui qui lui est accordé. Il protège de façon importante les travailleurs individuellement mais les entreprises italiennes le contournent par des licenciements collectifs maquillés en chômage technique forcé.

 

Mais c'est le symbole qui compte, il s'agirait d'un signe fort de la casse du Code du travail, de la flexibilisation totale des licenciements pour le patronat, la porte ouverte aux réformes structurelles voulues par la Confindustria (le MEDEF italien), l'UE, la finance internationale.

 

Avec une forme de discours populiste, qui « parle aux gens » et méprise « les partis, la bureaucratie, les syndicats », revalorise le « sens du travail » au service de l' « esprit d'entreprise », Renzi est entre Berlusconi et Sarkozy, Valls et Grillo.

 

Contrat unique de travail, garantie-jeune, revenu minimum universel : danger !

 

Renzi prévoit certes des réformes inspirées par celles de Blair, Clinton, Schroder. Mais elles ont aussi un caractère nouveau qui préfigure celles qui vont être mises en œuvre en France.

 

  1. Un « contrat unique de travail » pour les nouvelles embauches, officiellement un CDI, comprenant une période probatoire de 3 ans (au lieu d'1 an) où le licenciement économique est autorisé ;

     

  2. La « libéralisation des licenciements », donc l'abolition de l'article 18 du Code du travail. Le recasement du salarié licencié est remplacé par une indemnisation du travailleur, en fonction de son ancienneté ;

 

  1. Une « garantie-jeunes » qui consiste en une allocation minimale de 400 € pour les jeunes en grande précarité, un dispositif coordonné par l'Union européenne. Une allocation conditionnée à leur suivi par l'agence nationale pour l'emploi, ainsi qu'à la réalisation de missions de travail, de stages et de formations liées aux besoins des employeurs ;

     

  2. Enfin, une « allocation chômage universelle » qui est une remise en cause du droit à l'assurance chômage, maquillé derrière une allocation de 1 000 € puis 700 €, qui peut être supprimée après 2 ans, et destinée avant tout à 300 000 travailleurs aux carrières fragmentées ;

 

On note la perfidie de Renzi. Il reprend des idées superficiellement progressistes – revenu minimum universel, CDI pour tous, universalisation de l'aide pour les précaires – afin de faire passer la précarisation de l'ensemble des salariés, la casse du Code du travail et de la Sécurité sociale.

 

Les syndicats divisés sur la réforme, unis sur le « dialogue social » !

 

Enfin, les syndicats réagissent. Très tard, et sans unité. La CISL (démocrate chrétienne) trouve la réforme du travail positive. La CGIL (ex-communiste), dans un premier temps, avait salué le revenu minimum universel, le contrat unique d'insertion, ne réclamant que plus d'ambition (!).

 

Cette fois, la CGIL et l'UIL (la FO italienne) ont affiché leur opposition à la réforme. Renzi ne leur a laissé aucun espace de négociation, il a foncé, manifesté son mépris envers « ses syndicats qui ne savent que faire des grèves, alors que lui essaie de trouver des emplois aux gens ».

 

Certains leaders syndicalistes ont rejoint les thèses de Renzi, dans les rangs mêmes de la CGIL. On peut penser à un certain Guglielmo Epifani qui s'était fait connaître en 2002 par son statut de leader de l'opposition à la casse par Berlusconi de l'article 18.

 

Il a été le secrétaire de la CGIL de 2002 à 2010. Député du PD depuis lors, il a voté la Réforme au Parlement et la défend, tout comme Cesare Damiano, membre de la direction nationale de la CGIL, de sa branche métallurgique la FIOM, dans la mythique usine FIAT-Mirafiori, de Turin.

 

Malgré tous ces accros, les bras d'honneur de Renzi, la secrétaire de la CGIL, Susanna Camusso, est loin d'être catégorique devant les micros : « C'est au gouvernement de décider si il veut l'escalade du conflit ou si il veut retourner à la table des négociations ».

 

Hypocrisie du PD qui a deux fers au feu

 

C'est sur les représentants et locaux du Parti démocrate (PD) que se sont concentrées toutes les colères des manifestants ouvriers, étudiants, salariés, lors des manifestations organisées ce 12 décembre. Les sièges du PD ont été agrémentés de jets de peintures, d'oeufs et de tomates.

 

Le chef du gouvernement, leader du PD, Renzi a été raillé en « Pinocchio » à Rome, en « Terminator du monde du travail » à Turin, en « Riformatic » à Gênes. De la créativité, mais aussi une personnalisation qui – comme du temps de Berlusconi – fait le jeu du pouvoir.

 

Stefano Fassina – qui se fait passer pour l'aile gauche, sociale, du PD – était présent au cortège à Rome, comme Pippo Civati à Milan. Ce sont les « frondeurs » du Parti démocrate, Fassina insiste : « il fallait que quelqu'un du PD soit dans la rue, avec les travailleurs ».

 

Le 25 novembre, ils avaient oublié leurs frondes à la maison. Le « Jobs act » est passé à 316 voix pour, 6 contre. 29 députés PD, autour de Fassina, ont refusé de participer au vote.

 

Les caciques « de gauche » du PD, représentants de l'héritage communiste, ont choisi l'hypocrisie jusqu'au bout. Pier-Luigi Bersani, secrétaire-général du PD, a exprimé certaines contrariétés mais a voté pour, « par discipline de parti ».

 

Massimo d'Alema qualifie lui le gouvernement Renzi d' « épisode » - on a l'impression d'entendre Benedetto Croce face au fascisme, « une parenthèse » ! -, il exprime certaines réserves face au Jobs Act, lui qui a toujours favorisé la précarisation du travail. Il n'a pas voté contre.

 

Les travailleurs ne se sont pas trompés. D'Alema a osé se pointer au cortège de Bari. Il a été accuelli par des « Dégage », « Bouffon », « Vendu ». Massimo d'Alema a répondu : « C'est normal. Les gens sont en colère, en particulier contre le PD ». De quoi justifier les noms d'oiseau.

 

Et à la gauche du PD ? Nichi Vendola – l'ancien liquidateur de Refondation communiste, qui s'est fait élire à la tête de la région des Pouilles et s'est forgé un bel appareil d'élus grâce aux voix du PD –, qui joue le jeu des primaires du PD – occupe tout l'espace médiatique.

 

Un drôle de personnage qui a commencé par valoriser le style Renzi, plein de nouveautés dans la forme, rupture avec le discours politique conventionnel. Il avait loué certaines mesures démagogiques comme les crédits d'impôts de 85 € par mois.

 

Depuis la rentrée de septembre, Vendola se montre plus critique. Son objectif, fracturer le PD pour emporter son aile-gauche et former une nouvelle organisation qui lui permettrait de devenir le leader du centre-gauche.

 

Sa nouvelle formation ? « Human factor » (le facteur humain, si! Et en anglais dans le texte !) qui lui aurait été inspiré par les paroles du pape François (si!). Il s'agirait de rassembler toutes les forces de gauche, du centre qui refusent la politique de Renzi.

 

Vendola dénonce les inspirations de Renzi chez Blair, mais il cherche la sienne dans les expériences de Romano Prodi, l'ancien Président du Conseil qui a mis en place des réformes structurelles libérales (sur les retraites notamment), plongé l'Italie dans les guerres américaines, enfoncé l'Italie dans l'Union européenne austéritaire. Quel beau programme !

 

Et pendant ce temps, les communistes ne parviennent pas à sortir de l'ornière, piégés dans les combinaisons politiciennes passées et présentes, contraints d'accepter le cirique électoral alimenté par les Vendola, Fassina, d'Alema, pour l'avoir alimenté trop longtemps.

 

L'espoir n'est pas mort en Italie. Mais il viendra décidément de la rue, des luttes, du mouvement social, plus que des combinaisons politiciennes. Même si ce mouvement a désespérément besoin d'une perspective politique.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 06:59

normal_bertinotti.jpg« Le communisme a échoué, repartons du libéralisme et du catholicisme », selon Fausto Bertinotti, premier président du PGE, ex-leader de Refondation communiste

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Croustillantes, les déclarations de celui qui a été présenté pendant une décennie comme le dernier espoir du communisme italien et européen, celui qui fut le premier président du PGE (Parti de la gauche européenne). Bertinotti abjure le communisme et épouse le libéralisme.

 

C'était le 29 août dernier, mais ces déclarations lors du Festival de Todi méritent un écho, tant Bertinotti a été mis en avant de 1994 jusqu'en 2008 dans le mouvement communiste européen.

 

Bertinotti, repenti du communisme ? Il ne l'a jamais été, communiste

 

Dans la pratique, cela fait longtemps que Bertinotti avait abjuré le communisme, lui qui a tenté en 2008 de liquider le Parti de la refondation communiste dans une Gauche arc-en-ciel. Il n'est parvenu qu'à faire d'un mouvement à 10 % une coalition électorale étriquée à 3 %.

 

Bertinotti n'a sans doute jamais été communiste. Lui qui a longtemps fricotté dans un Parti socialiste italien (PSI) pourri, coopté dans le nouveau Refondation communiste au début des années 1990 pour jouer la carte de l'ouverture, de la rupture avec le vieux PCI.

 

Bertinotti endosse désormais le costume honteux du repenti : « Le communisme a échoué », dit-il. Quand on lui demande de quelle idéologie il faut repartir, il répond : « du libéralisme, qui a défendu les droits de l'individu ».

 

Ses modèles : les papes ! De Ratzinger le rebelle à François le résistant

 

Qui a vraiment été révolutionnaire dernièrement ? « Le Pape, avec la démission de Joseph Ratzinger ». La seule force résistante du XX ème siècle : « La culture catholique, revitalisée par le Pape François qui remporte l'adhésion et l'attention de mondes éloignés ».

 

L'ancien président de la Chambre de l'Assemblée, secrétaire de Refondation communiste, président du PGE, qui fait l'apologie de la papauté, fait son coming-out libéral, seule l'Italie peut produire ce genre de personnage, qui retourne leur veste jusqu'à en épuiser les coutures !

 

Bertinotti continue son mea culpa : « La gauche que j'ai connue, celle qui lutte pour l'égalité des hommes, qui demandait aux prolétaires de tous les pays de s'unir, elle est morte sur une défaite. J'appartenais à ce monde, battu par la falsification de sa thèse (l'URSS), par un changement qu'on appelle mondialisation et capitalisme financier global ».

 

« La gauche qui se battait pour l'égalité est morte, le libéralisme est l'avenir »

 

On se frotte les yeux, mais lui continue :

 

« Je pense que la culture libérale – qui a été plus attentive que moi et ma culture à l'individu, à la défense des droits et de l'individu et de la personne contre le pouvoir économique et contre l'Etat – est aujourd'hui indispensable pour entreprendre le nouveau chemin de libération ».

 

Le libéralisme contre le communisme, un nouveau credo :

 

« Cela fait mal de dire cela. Mais j'appartiens à une culture qui a pensé qu'on pouvait réprimer les droits individuels au nom d'une cause libératrice. Nous avons pensé qu'on pouvait, pour un temps, bailloner les désaccords, et bien, les gars, ça c'était la révolution ! ».

 

« Ne me dites pas qu'on savait pas pour l'URSS, 1956 ou Prague ! »

 

Et quand Bertinotti s'essaie cultureux, c'est raté, mais il atteint des sommets déjà gravis par d'autres, dans l'anti-communisme :

 

« Mon histoire a pensé que l'on pouvait réprimer les libertrés personnelles. Les intellectuels européens entre 1945 et 1950 étaient tous communistes. Jean-Paul Sartre (!), André Gide (!!), Albert Camus ( !!!) pour parler des Français. En Italie, tous, juste tous : les réalisateurs néo-réalistes, les universitaires, les grands écrivains, les éditeurs. Ils étaient tous communistes. Et ne me dites pas s'il vous plaît qu'on ne savait rien de ce qui se passait en Union Soviétique, et qu'il fallait attendre 1956 ou Prague ! ».

 

De « Nous étions communistes » à « Nous serons tous libéraux » !

 

Et il finit par son ode au libéralisme, sa conversion au libéralisme catholique : « Je pense que la culture libérale a de manière féconde découvert la première, puis défendu et réhabiilité le droit individuel comme quelque chose d'incompressible.

 

Si je devais revoir ma trajectoire politique, je prendrai avec moi outre ce qu'il y a de meilleur dans ma tradition, revue de manière très critique, je prendrai surtout ce qui est porté par la tradition libérale et celle catholique ».

 

Bertinotti disait qu'en Italie en 1945 « nous étions tous communistes ». En 2014, en Italie, « ils sont tous libéraux ».

 

Même et surtout les anciens communistes repentis : le président de la République Napoletano, les leaders du PD Bersani, d'Alema, le ministre de la Justice Orlando, la ministre de la Défense Pinotti.

 

Ils sont à la tête du gouvernement Renzi qui casse les derniers acquis démocratiques et sociaux de la Résistance, insèrent l'Italie dans une Europe anti-démocratique, dans le militarisme à l'étranger.

 

Se convertir au libéralisme en 2014, en Italie : quel anachronisme !

 

L'Italie depuis 1991 s'enfonce dans la fragmentation territoriale, la corruption morale, la domination cléricale, la soumission européenne, la destruction de la démocratie, le détricotage de l'anti-fascisme.

 

Tout le contraire de ce que le Parti communiste italien – avec tous ces défauts, dont sa faillite a été la manifestation – avait miraculeusement fait tenir dans sa fonction nationale, démocratique, laique et sociale.

 

Bertinotti renie ce passé auquel, en bon socialiste, il n'a jamais appartenu. Il rejoint un libéralisme auquel les élites italiennes adhèrent, repenties, converties, achetées. Un libéralisme abhorré par les masses italiennes en quête d'alternative révolutionnaire, et qui n'ont que le dangereux mouvement « populiste » de Beppe Grillo, toujours plus affiché à droite.

 

M.Bertinotti ne mérite que mépris. Sous son mandat, sous son « génie créatif », il a liquidé ce qu'il restait du communisme italien. C'était sa mission. Se répatir les rôles avec ceux qui ont « choisi la liberté » (du capital) dès 1991, et achever la liquidation de l'aile-gauche du mouvement.

 

Il a abandonné toute forme d'organisation communiste, toute référence solide au marxisme et au léninisme, fondu un collectif de 130 000 membres en un groupe de 20 000 individus, détruit les 10 % existants en 3 %, partagés avec les Verts, les alternatifs et autres.

 

On peut se réjouir du coming-out libéral-catholique de Bertinotti, la seule question à se poser : comment cet individu a été pendant 10 ans la référence de dirigeants communistes, français et européens ? Comment a-t-il pu fonder et présider le PGE qui coordonne les ex-PC en mutation-transformation-liquidation ? A bien y penser, il y a bien une logique.

 

Bon vent à M.Bertinotti, avec sa retraite dorée de parlementaire aux frais des communistes. Qu'il vogue loin de chez nous, et près du Vatican et du Palais du Quirinal, qui l'attendent !

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:02

apicella-ricostruire.jpg« Reconstruire le Parti communiste italien » : l'appel de 100 responsables communistes, cadres syndicaux, intellectuels marxistes

 

Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

1 – Nous sommes des camarades de générations différentes qui ont pris part, dans divers partis ou sans parti, à l'histoire de plus en plus critique et tourmentée du mouvement communiste en Italie, ces trente années.

 

Dans le contexte actuel de fragmentation de la gauche italienne, nous occupons des positions diverses, mais nous partageons, sur la question « Que faire? », deux convictions fondementales :

 

  • Face à la crise structurelle et systémique du capitalisme, la plus profonde depuis celle de 1929, qui a des dimensions mondiales et de graves répercussions également dans notre pays ; et face à l'évolution néo-centriste du Parti démocrate, qui porte l'Italie vers le modèle américain et détruit les fondements de la Constitution républicaine et anti-fasciste, il est encore plus urgent de donner corps à une présence unitaire de la gauche : qui rassemble toutes ses composantes (communiste, anti-capitaliste, socialiste et anti-libérale, ainsi que les formations anti-capitalistes présentes de façon importante dans la gauche italienne, bien que non-organisées) sur un programme minimum partagé ; et qu'on reconstruise une représentation politique du monde du travail et des classes subalternes, écrasées par l'offensive de classe déclenchée depuis plus de deux décennies par le capital, national et international;

     

  • Il est indispensable qu'à l'intérieur d'une gauche ainsi rassemblée, sous la forme d'un vaste front structuré et agissant de façon unitaire, se reconstruise et se consolide une présene communiste autonome, qui propose sa réorganisation en parti, qui sache unir dans ce processus toutes les forces communistes avec une culture politique similaire, qui de façon diverse se revendiquent, en l'actualisant, du meilleur du patrimoine politique et idéologique de l'expérience historique du PCI, de la gauche de classe italienne et du mouvement communiste international et de la meilleure tradition marxiste, à partir de la contribution de Lénine et de Gramsci. Avec une position clairement internationaliste et anti-impérialiste ; conscients que, face à un impérialiste qui vise à faire sauter la souveraineté nattionale de nombreux pays pour en briser la résistance, la défense de cette souveraineté prend à notre époque une importance particulière, c'est la condition préalable à l'affirmation d'un rôle actif pour les peuples.

 

PCI-300x300.jpgVingt-trois ans après la fin du PCI et indépendemment de l'insuffisance réelle des expériences ultérieures qui se sont revendiquées de façon différente de cette grande histoire, naît l'exigence de repartir de l'objectif de construction d'un parti communiste qui en retrouve les meilleures caractéristiques, en les replaçant dans les conditions italiennes et internationales actuelles.

 

Nous savons qu'il s'agira d'un processus graduel, non de court-terme (mais qu'il faut commencer MAINTENANT) qui mettra sur pied une seule force communiste régénérée, capable de surmonter la fragmentation actuelle et, avec elle, son insignifiance politique et sociale de plus en plus évidente.

 

Une force politique communiste unifiée, et non sectaire ni subalterne à l'opportunisme des modes du moment, qui se place dans un rapport de dialogue constructif (mais d'un point de vue autonome) dans le cadre de la gauche d'alternative ; sans concession de souveraineté sur les questions de fond, mais capable de trouver ainsi une synthèse structurée, et non pas occasionnelle, de l'unité d'action.

 

2 Le dépassement du seuil du barrage électoral (4 %) obtenu de justesse par la liste Tsipras aux récentes élections européennes – quelque soit le jugement que l'on peut porter sur cette expérience électorale, sur les divisions profondes apparues avant et après le vote – démontre au moins qu'en dépit des fortes limites subjectives des forces en présence, il y a un espace également politico-électoral, militant et d'opinion, à la gauche du PD de Renzi. Et il existe également un espace objectif pour son expansion, dans des directions diverses :

 

  • à l'égard de ces vastes secteurs populaires qui choisissent de plus en plus l'abstention comme forme de protestation anti-système ;

     

  • à l'égard d'une partie de l'électorat populaire, ouvrier et de gauche du PD, peu enthousiaste face leur direction liquidatrice de l'identité même de la social-démocratie, mais qui se révèle de façon compréhensible peu attirée par les diverses alternatives à la gauche du PD ;

     

  • à l'égard de cette grande partie du peuple de gauche (parfois d'extrême-gauche) qui vote 5 étoiles (de Beppe Grillo), attiré par le vote de colère et de protestation, lui aussi déçu par l'absence de grandes alternatives crédibles à gauche ;

 

 

Le vote dans une bonne partie des pays européens nous prouve qu'il existe, et qu'il peut s'étendre y compris dans de brefs délais, un espace social et politique durable, avec des bases de masse, pour un soutien aux communistes et aux forces de la gauche anti-capitaliste : et c'est uniquement à cause de graves responsabilités subjectives de tous les groupes dirigeants qu'un tel espace en Italie – dans ces trente dernières années qui nous séparent depuis la mort de Berlinguer – ne s'est pas construit.



Dans ce contexte régressif, les graves contradictions dans lesquelles s'est drapée la liste Tsipras, avant et après le vote, montrent que la voie menant à un rassemblement de la gauche de classe est longue et tortueuse. Et que cela rend nécessaire non pas des alchimies électoralistes improvisées, mais la construction de fondements solides dans le monde du travail et dans le conflit de classe mais aussi une pensée forte, réaffirmée à travers le temps : voilà le seul terrain sur lequel peuvent naître des groupes dirigeants unis et solidaires, soudés non par des circonstances politiciennes contigentes.



Il faut construire sur ces bases-là un processus unitaire crédible qui comprenne la gauche partisane, syndicale, associative, de mouvement, également dans la lutte électorale : laquelle doit redevenir – si l'on veut obtenir un soutien qui ne soit pas éphémère – un moment unitaire dans notre vie politique, non son présupposé ni son point d'arrivée.



3 – Dans un tel processus – de façon inséparable de celui-ci, et dans le cadre d'une phase qui, à gauche, apparaît caractérisé par un taux élevé de volatilité politique – nous estimons fondamental le travail de reconstruction en Italie d'un parti communiste digne de ce nom : d'une force organisée non sectaire, attentive aux évolutions de la dynamique politique, liée organiquement au monde du travail et non opportuniste, qui se pose comme étant en mesure d'orienter et de conditionner à partir d'un point de vue de classe le processus de rassemblement de la gauche.



Nous sommes conscients des limites lourdes qui ont caractérisé l'expérience de ces vingt dernières années, en particulier l'échec et les faiblesses originelles d'une « refondation communiste », pourtant entreprise avec passion et dévotion aux lendemains de la liquidation du PCI.



La fragmentation croissante et la multiplication des divisions ont dissipé un patrimoine militant, avec un incroyable turn-over qui a dans son ensemble pu concerner quelque chose comme 500 000 adhérents et dilapidé une influence électorale qui avait atteint dans la seconde moitié des années 1990 plus de 3,2 millions de voix et qui projettait d'arriver aux 10 %. La preuve de combien il est facile de dissiper en quelques années un grand patrimoine électoral, quand cela ne repose pas sur des fondements solides.



Aujourd'hui, nous avons conscience des causes principales (mais aussi des erreurs des groupes dirigeants) qui ont été à la base de cet échec : à commencer par une faiblesse idéologique et d'un eclectisme dès les origines, qui ont empêché une synthèse graduelle, la formation d'une culture politique commune, capable de donner au parti sa cohésion dans les moments de fort débat politique interne, comme cela se produit au contraire dans les autres partis communistes du monde.



A cela s'est ajouté, contribuant à l'échec, la déception progressive liée à la participation des communistes au gouvernement du pays, qui n'a obtenu aucun résultat important dans les intérêts de nos classes sociales de référence. Dans un contexte social caractérisé par de profonds changements sur le plan structurel, de la constiution sociale et des cultures politiques, que les communistes n'ont pas su saisir dans toute leur portée. Une déception accentuée par des formes de carriérisme politique, de luttes internes et de la formation de couches politiques séparées des militants de base sincères, qui ont causé un certain découragement et déformé la gestion interne de ces organisations communistes, leur transparence, leur coutumes, leur moralité.



Il y a donc nécessité d'une relégitimation des communistes, une tâche d'autant plus urgente, quand la crise systémique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui immegés continue à toucher avant tout les travailleurs et les travailleuses, privés d'une représentation anti-capitaliste adéquate.



4 Aujourd'hui, nous sommes en mesure d'ouvrir une réflexion sérieuse sur ces limites (et c'est la seule façon de chercher à sauver et régénérer ce qu'il peut y avoir de bon dans les expériences déjà décrites) : de cela dépend la possibilité de ne pas répéter les erreurs du passé et de relancer dans les formes possibles le processus de recomposition unitaire de dizaines de milliers de militants communistes, de parti et sans parti, de formations sociales, actives dans les conflits du travail et sur les territoires et dans les mouvements. De cela dépend la reconstruction d'un parti communiste qui dépasse – en les régénérant – les positions actuelles ; et qui sache être complémentaire, donc non alternatif et encore moins opposés, à la reconstruction d'une gauche unitaire de classe et du travail. Ces les deux jambes de la reconstruction sont différentes, mais inséparables.



Ce n'est donc pas par nostalgie ou par idéologisme abstrait que nous soutenons la nécessité de reconstituer un point de repère organisé et unifié des communistes. Nous savons que nous devons faire avec les couches sédimentaires idéologiques que l'hégémonie capitaliste a déposé sur la défaite du mouvement ouvrier : en le coupant du monde du travail, en générant la désagrégation éthique de la société. De tout cela est né ce qu'on appelle l'anti-politique.



Aux communistes incombe donc une grande responsabilité, celle de défendre une analyse à la hauteur des innovations du capitalisme et l'explication de propositions pour son dépassement ; en isolant la nouvelle composition de classe, et les formes organisationnelles efficaces pour affronter les nouvelles contradictions.



Et c'est en particulier aux communistes, organisés en parti, que revient la tâche de porter dans la lutte sociale et dans le débat politique une vision générale des contradictions du développement capitaliste, mais aussi une perception mature des dynamiques internationales et de la perspective mondiale.



Il s'agit d'éléments de conscience générale qui ne se forment pas spontanément et qui tout simplement s'affaibliraient ou même s'effaceraient sans la présence d'une force communiste organisée.



Nous savons bien que ce que nous avons devant nous n'est pas l'oeuvre d'un jour, que cela demande patience et une vision claire, au-delà de tout esprit de clocher partisan aux effets dévastateurs.



En cela, nous estimons que la constitution d'une Association, portée par des militants de bonne volonté et sans arrière-pensée à court-terme – des communistes, tout simplement – qui ont comme objectif primordial, stratégique et de longue haleine, la reconstruction en Italie d'un parti communiste digne de ce nom, qui puisse être dans cette période historique particulière l'instrument juste : un instrument ouvert à tous ceux qui désirent encore faire partie de l'entreprise communiste, sans que cela ne remette en cause les positions actuelles respectives (dans et hors des partis actuels) mais qui dès maintenant œuvrent pour une recomposition. Avec intelligence, sans exclusive ni renoncements, et dans le cadre plus large de processus unitaires à gauche.



ricostruirepc2014_banner.jpgCommunistes unis, pour la reconstruction du parti communiste, dans une gauche de classe et du travail, unie et unitaire.



Ce sont les faits, les évolutions concrètes de la situation politique italienne et mondiale qui définiront, dans les prochains mois, les modalités et les temporalités de l'avancement et/ou de la précipitation d'un tel processus. Nous entendons activement en faire partie.



Les 100 signataires :



*PRC = Parti de la refondation communiste

**CGIL = Confédération générale italienne du travail

***USB = Union syndicale de base

**** PdCI = Parti des communistes italiens

***** FIOM = Fédération des employés-ouvriers de la métallurgie





Piergiovanni Alleva (Professeur en droit du travail, responsable à l'aide juridique CGIL)

Marco Amagliani (ex-conseiller régional dans les Marches, PRC)

Pietro Antonuccio (avocat, ex-membre du Comité de défense et de relance de la Constitution)

Enzo Apicella (dessinateur de BD)

Banda Bassotti (groupe musical)

Giovanni Sante Baron (Syndicat d'entreprise de Baxi – métallurgie – à Bassano del Grappa, direction régionale de Vénétie de la FIOM)

Tiziana Bartimmo (Conseil politique national du PRC, ex-conseiller provincial de Livourne)

Maurizio Belligoni (médecin, secrétaire régional des Marches PRC)

Alessandro Berardinelli  (ouvrier de la FIOM, Syndicat d' Indesit – électronique – Fabriano, Ancône)

Fulvia Bilancieri (Conseil politique national, PRC)

Stefano Borromeo (Syndicat Fincantieri – chantiers navals – La Spezia, Ligurie)

Maurizio Brotini (dirigeant de la CGIL)

Daniele Burgio, Massimo Leoni, Roberto Sidoli (Association la Chine rouge)

Maria Rosa Calderoni (journaliste)

Luca Cangemi (Direction nationale, PRC)

Mariella Cao (Comité sarde Contre les bases)

Giuseppe Carroccia (cheminot de l'USB, ex-secrétaire de la Fédération de Rome du PRC)

Andrea Catone et Luigi Marino (co-directeurs de la revue Marx XXI)

Patrizia Cecconi (présidente du Croissant rouge palestinien)

Claudia Cernigoi (historienne)

Pino Ciano (secrétaire de la Fédération de Reggio Calabria du PRC)

Pasquale Cicalese (économiste)

Luca Corsini (délégué syndical Rsa – centres de santé – Pistoia, Toscane)

Lorenzo Cosimi (secrétaire de la Fédération de Livourne, du PRC).

Leonardo Cribio  (Jeunes communistes, secrétaire du cercle PRC d'Affori, à Milan)

Aurelio Crippa (ex-sénateur PRC)

Salvatore d’Albergo (professeur émérite de l'Université de Pise)

Massimo d’Angelo  (« Le syndicat est autre chose », CGIL Vicenza)

Angelo d’Orsi (enseignant à l'Université de Turin)

Marco Del Bufalo (historien)

Silvia Di Giacomo (secrétaire du Latium et Conseil politique national du PRC)

Flavio Di Schiena (Coordinateur des Jeunes communistes du PRC province de Barletta, Pouilles)

Mimmo Dieni (Syndicat des communaux de Rome)

Manlio Dinucci (journaliste)

Mirko Donati (Syndicat Teseco – énergie – Pise)

Ada Donno (présidente de l'Association femmes de Méditerranée)

Rolando Dubini (avocat, Conseiller national de l'Assemblée italienne environnement-sécurité)

Ferdinando Dubla (historien)

Gianni Favaro (ex-secrétaire régional PRC, Piémont)

Orestis Floros (chercheur en neuro-science Université Karolinska, Stockholm)

Gianni Fresu (Université d'Etat de Sao Paulo – Marilia, Brésil)

Simonetta Friani (enseignante)

Stefano Friani (secrétaire de la Fédération de Livourne du PRC)

Nino Frosini (ex-conseillère régionale Toscane du PdCI)

Francesco Galofaro (sémiologue, PRC Bologne)

Mauro Gemma (directeur du site Marx XXI)

Marcello Gentile (Comité contre la guerre, Milan)

Silvia Gesses (Secrétaire du cercle Rosignano Prc)

Rolando Giailevra (directeur de la revue Gramsci Oggi)

Ruggero Giacomini (historien)

Vittorio Gioiello (directeur Cespi-Centro d'études politiques internationales)

Michele Giorgio (journaliste)

Alessandra Kersevan (éditrice et historienne)

Alexander Hoebel (historien)

Alessandro Leoni (Comité régional Toscane, PRC)

Nicola Limoncino (secrétaire Fedération Reggio Calabria PRC)

Domenico Losurdo (philosophe, président de l'Association internationale Hegel-Marx pour la pensée dialectique)

Vladimiro Mannocci (ex-Directeur de l'Association nationale des entreprises portuaires)

Francesco Maringiò (président international du Centres d'études Correspondances Internacionales)

Paolo Marini (conseiller régional de Toscane)

Dario Matiussi (historien)

Sara Matijacic (opératrice culturelle slovène)

Omar Minniti (ex-conseiller provincial Reggio Calabria Prc)

Luigi Moggia (docker, secrétaire du cercle des Ports du PRC, Livourne)

Giusy Montanini (dirigeant de la FIOM-CGIL)

Maurizio Musolino (porte-parole du Comité « Pour ne pas oublier Sabra et Chatila »)

Carla Nespolo (président de l'Institut historique Résistance d'Alessandria)

Guido Oldrini (chercheur à l'Université de Bologne)

Dmitrij Palagi  (Coordination nationale Jeunes communistes PRC)

Alba Paolini (Conseiller politique national PRC)

Marco Veronese Passarella (économiste)

Gianluigi Pegolo (Conseil politique national PRC)

Vittorio Pesce Delfino (anthropologue)

Flavio Pettinari (directeur du site Pour l'Ukraine anti-fasciste)

Renzo Pietribiasi (exécutif régional USB Vénétie)

Marco Pondrelli (PRC Bologne, ex-conseiller provincial)

Francesco Porta (Conseil politique national PRC, Secrétaire régional du Trentino)

Spartaco Puttini (historien)

Claudia Rosati (PRC Florence)

Rossano Rossi (dirigeant CGIL)

Luca Rovai  (Conseiller municipal PRC à Montelupo, Toscane)

Aldo Rupel (journaliste slovène)

Bassam Saleh (journaliste)

Luigi Alberto Sanchi (chercheur Histoire du droit, CNRS Parigi)

Donatello Santarone (chercheur, Université Rome 3)

Rita Scapinelli (Secrétaire PRC à Mantoue)

Nadia Schavecher  (La Maison rouge, Milan)

Lorenzo Schiavi (Syndicat Acamtel – Télécoms – La Spezia, Ligurie)

Bruno Settis (doctorant en histoire, Ecole Normale de Pise)

Simone Seu  e Michela Caria (présidente et secrétaire de l'Association A. Gramsci, Cagliari)

Bruno Steri (directeur de la revue Essere Comunisti)

Laura Stochino (dirigeant Flc/écoles-CGIL)

Elio Tedesco (Syndicat M-Dis Rcs – journaux – Milan)

Luciano Traversi (PRC Toscane)

Francesco Vaia (Centre culturel Concetto Marchesi)

Vladimiro Vaia (économiste, Milan)

Gianni Vattimo (professeur émérite de l'Université de Turin, ex-député européen)

Gilberto Vlaic (secrétaire de l'Association « Ce ne sont pas des bombes, seulement des bonbons »)

Alessandro Volponi (économiste)

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Publié par Solidarité Internationale PCF - dans Italie
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