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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 20:27
Discours de clôture du 20ème congrès du Parti communiste portugais, 4 décembre 2016

Discours prononcé à Alamada par Jeronimo de Sousa, secrétaire général du PCP, le 4 décembre 2016, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf ».

Camarades et amis, chers invités,

Au moment de clôturer les travaux de notre 20ème congrès, nous pouvons dire que nous avons rempli avec succès les objectifs que nous nous étions fixés.

Premièrement, par le degré d’implication et de participation des délégués. Ils ont honoré par leur présence et leur participation permanentes le mandat qui leur a été donné. Personne ne les a contraints. C’est un acte libre et responsable d’hommes et de femmes libres qui aspirent à une vie meilleure pour les travailleurs et le peuple portugais, d’hommes et de femmes qui font la différence, dans les formes d’engagement politique, en étant membres de notre parti.

Même au moment de leurs congrès, les partis ne sont pas tous pareils.

Nous saluons aussi les camarades et les invités, toujours présents, qui ont manifesté leur adhésion aux interventions. Des délégués venant de Bragance ou de l’île de Flores (Açores) ont parlé de la vie, des problèmes de leur région, de leur secteur d’activité, de la réalité des entreprises et des lieux de travail.

Nous avons entendu des ouvriers, d’autres travailleurs ; nous avons entendu des paysans, de petits entrepreneurs, des intellectuels, des jeunes, des femmes, des retraités, des personnes handicapées, des spécialistes, des hommes et des femmes de science, qui sont venus parler de politique économique, de santé, d’éducation, de sécurité sociale, d’accès à l’eau, de la valeur du travail, de la culture et de la production nationale.

Ils ont parlé de leur pays et de la souveraineté nationale.

Nous avons exprimé, naturellement et spontanément, nos sentiments internationalistes, notre profonde et sincère solidarité avec les partis, les peuples et les pays victimes des attaques et des menaces de l’impérialisme, Cuba, la Syrie, la Palestine et l’Ukraine pour ne citer que ceux-là.

Nous avons parlé de la lutte et de son développement comme élément stratégique pour mettre un terme aux blocus, aux pressions et pour commencer à construire une politique alternative patriotique et de gauche.

Nous avons parlé de la vie de notre parti, du renforcement politique, social et électoral du PCP comme condition irremplaçable et indispensable à la construction des politiques alternatives pour lesquelles nous combattons, du renforcement de l’organisation du Parti, en particulier en menant une grande campagne d’adhésion.

Nous avons parlé et débattu de la nouvelle phase de la vie politique nationale et le Congrès a apprécié le rôle du Parti, de ses propositions et initiatives.

Et, chers camarades, permettez-moi de reprendre les dernières phrases du discours de clôture du 19ème congrès. Nous affirmions alors : « Dans une situation où ça cogne si dur, où les travailleurs, le peuple portugais et le pays subissent la tempête destructrice et dévastatrice de la politique du gouvernement PSD/CDC-PP, nous affirmons : Rien n’est perdu à jamais ».

« Quand les travailleurs et la population ont intensifié et étendu la lutte, le gouvernement a été ébranlé ; si les cette lutte se développe, le gouvernement sera battu. » Et c’est ce qui s’est passé !

Et pas seulement le gouvernement PSD/CDS-PP mais aussi l’idéologie du fatalisme, du conformisme et de la peur. Une fenêtre d’espoir s’est ouverte, des droits et certains revenus ont été rétablis, conquis.

Camarades et amis, chers invités,

A ce congrès, nous avons discuté de la phase nouvelle de notre vie politique nationale et de la détermination du PCP, avec les travailleurs et le peuple, de tout faire pour continuer à défendre, rétablir et reconquérir des droits.

Ce 20ème congrès a affirmé la nécessité et l’urgence de trouver une réponse à la grande question qui monte : celle de l’alternative capable d’ouvrir la voie pour résoudre les problèmes du pays.

Ce congrès a vu l’affirmation d’un parti, le Parti communiste portugais, qui assume le projet politique nécessaire au pays d’une politique patriotique, de gauche, et qui combat et combattra pour lui ; d’un parti, le Parti communiste portugais, qui s’adresse à tous les démocrates et les patriotes désireux de converger avec nous pour réaliser cette politique indispensable en vue de surmonter les problèmes du pays ; d’un parti, le Parti communiste portugais qui fait appel aux travailleurs et au peuple pour qu’ils prennent en main la défense de leurs intérêts et de leurs droits, qu’ils concrétisent la politique patriotique et de gauche en vue d’un Portugal développé et souverain.

Oui, à ce 20ème congrès, devant vous et devant le pays, le PCP s’affirme comme la force qui porte la politique nécessaire à l’avenir du Portugal, comme la force qui assume l’engagement pris envers les travailleurs et le peuple, tous les démocrates et les patriotes, pour qu’il soit enfin possible de mettre fin à l’exploitation, à l’appauvrissement, au déclin et à la mise sous dépendance, pour que soit assuré un avenir au Portugal.

Cette lutte et cette convergence ne tournent pas dans le vide. Il s’agit d’une lutte et d’une convergence pour une politique concrète offrant des solutions pour le pays.

Alors, ici, nous réaffirmons, synthétiquement, le contenu de cette politique patriotique et de gauche : libérer le Portugal de la soumission, de la dépendance et des contraintes imposées par l’euro, renégocier la dette, rendre au pays ce qui appartient au pays, ses ressources, ses secteurs stratégiques, son droit inaliénable à la croissance, au développement et à la création d’emplois.

Encourager le Portugal à produire, avec une agriculture plus forte, une pêche plus forte, une industrie plus forte ; créer plus de richesses et mieux la distribuer en soutenant les très petites, les petites et les moyennes entreprises, en valorisant le travail et les travailleurs, leurs salaires, leurs droits individuels et collectifs. Pour que le peuple ait le droit aux soins, le droit à l’éducation et l’accès à la culture. Pour que le peuple dispose d’une protection sociale.

Voilà la bonne voie, voilà l’alternative d’avenir. Le Portugal a besoin de ça et non d’un retour au passé, au « Pacte de stabilité et de croissance », ce pacte d’agression, à l’action dévastatrice du gouvernement de coalition PSD/CDS-PP. Voilà la voie d’avenir que notre congrès a tracée.

Nous allons la matérialiser, lier ces objectifs à notre action et nous voulons ici insister sur certaines priorités de nos prochaines interventions :

  • La lutte pour l’augmentation des salaires et le salaire minimum national à 600 euros, en janvier prochain ;
  • La lutte pour les droits des travailleurs, pour la suppression de dispositions graves du droit du travail, notamment l’abrogation de la caducité des conventions collectives et le rétablissement d’un traitement plus favorable aux travailleurs ;
  • Le combat contre la précarité et l’application du principe selon lequel à un emploi permanent doit correspondre un véritable contrat de travail ;
  • La défense et l’amélioration des fonctions sociales de l’Etat, notamment du Système national de santé, de l’école publique, des transports publics et de la culture ;
  • L’action pour la renégociation de la dette publique ; le développement de la campagne pour la libération de la soumission à l’euro, pour la production, l’emploi et la souveraineté nationale.

Il est incompréhensible que notre pays ne se prépare pas à se libérer de la soumission à l’euro.

Il est inacceptable de laisser l’avenir du pays entre les mains et au bon vouloir de ceux qui ceux qui veulent liquider notre souveraineté, de laisser le pays désarmé contre les nouveaux processus d’asphyxie et de chantage sur le Portugal. Il est inacceptable qu’ils veuillent nous attirer, comme peuple et nation, dans l’impasse de l’appauvrissement, de la dépendance, en négation des droits du Portugal à un développement souverain.

Il est inacceptable que, chaque année, plus de 8 milliards d’euros soient prélevés sur le budget national uniquement pour payer les intérêts de la dette, pour maintenir cette situation de « privilégiés », celle de se retrouver, à la fin de chaque année, avec exactement le même montant de dettes.

Il est incompréhensible que, chaque année, nous assistions aux mêmes menaces et chantage au déficit des finances publiques, alors que le véritable problème du pays est que le Portugal a une des plus lourdes dettes publiques et extérieures du monde.

Il est impensable de prolonger encore des années une dette publique insoutenable, en refusant d’ouvrir des négociations sur ses termes, ses intérêts et son montant, ce que le PCP propose depuis longtemps, et ce qui peut et doit être articulé avec une libération du pays de la soumission à l’euro.

Les élections locales de 2017 constituent une bataille politique importante que le Parti sera appelé à mener. Elles se tiendront à un moment très significatif :

  • Le moment d’affirmer et de renforcer la CDU [Coalition démocratique unitaire, coalition électorale conduite par le PCP – NdT] comme un espace de participation unitaire et de réalisation de la convergence démocratique, facteur du renforcement de la base de la lutte pour une alternative politique ;
  • Le moment de prouver notre capacité, déjà reconnue, à gérer, à s’engager pour les intérêts des populations et à répondre à leurs problèmes, en affirmant le PCP et la CDU comme une force capable d’assumer toutes les responsabilités que les travailleurs et le peuple voudront leur confier.
  • Le moment d’affirmer notre place singulière dans d’exercice du pouvoir, en mettant en avant notre honnêteté et notre compétence reconnues comme une valeur qui pèse et qui pèsera sur le choix de tous ceux qui ne renoncent pas à ces valeurs dans la vie politique nationale ;
  • Le moment pour progresser et avancer, pour confirmer des majorités [dans les assemblées locales] et pour conquérir de nouvelles positions et de nouveaux mandats, avec un renforcement électoral et politique, en octobre prochain, qui donnera l’influence nécessaire et indispensable au PCP, force politique nécessaire et indispensable, qui pourra peser, de ce fait, de façon plus décisive, dans la vie politique nationale.

Camarades et amis,

Le congrès a affirmé et réaffirmé notre identité de parti de la classe ouvrière, de tous les travailleurs, indépendamment de l’influence, des intérêts de l’idéologie et de la politique des forces du capital.

Il a confirmé et réaffirmé nos objectifs suprêmes, la construction du socialisme et du communisme, une société délivrée de l’exploitation et de l’oppression capitalistes.

Il a confirmé et réaffirmé notre base théorique, le marxisme-léninisme, la conception matérialiste et dialectique du monde, qui constitue un outil d’analyse, un guide pour l’action et une idéologie critique et transformatrice, ses principes de fonctionnement découlant d’un développement créatif du centralisme démocratique, basé sur une profonde démocratie interne, sur une orientation générale unique et une direction centrale unique.

Il a confirmé et réaffirmé que ce parti ne s’épargnera aucun effort, aucun travail, visant à défendre et conquérir des droits, à améliorer les conditions de vie des travailleurs et du peuple, en ayant toujours à l’horizon, comme le but suprême qui anime et justifie notre raison d’être et de lutter : la société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Au début de ce congrès, nous avions dit que nous allions partir du présent pour penser le futur, un futur incertain devant la crise du capitalisme et la réponse impérialiste, agressive et belliqueuse, devant la crise dans l’Union européenne et celle de l’Union européenne qui continue de renvoyer à plus tard ses problèmes qui enflent. Incertitude aussi au niveau national devant la contradiction que les contraintes et directives extérieures font peser sur avancées sociales nouvelles.

Mais qui d’autre que ce parti, qui n’a jamais eu la vie facile, qui a été aguerri par tant de luttes, qui n’a jamais été découragé par les reculs et les défaites, qui n’a jamais relâché ses efforts après des avancées ou des victoires, qui d’autre que ce parti peut affirmer sa confiance dans les travailleurs, dans notre peuple, sa confiance dans notre patrie souveraine ?

La concrétisation du projet fascinant et de l’objectif pour lequel nous luttons, ce rêve millénaire de l’homme libéré de l’exploitation par un autre homme, de ce projet et de cet idéal qui nous ont amenés vers ce parti, se matérialisera peut-être après notre mort.

Mais c’est notre époque, le temps de faire, d’agir et de lutter pour ce projet et cet idéal. Rendons-les plus proches, rendons-les possibles !

Vive la lutte des travailleurs et du peuple !

Vive la solidarité internationaliste !

Vive la jeunesse et la Jeunesse communiste portugaise !

Vive le 20ème congrès !

Vive le Parti communiste portugais !

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 01:35

 

 

Traduction, AB pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 26 novembre 2016

 

 

Sur la disparition de Fidel Castro

Communiqué de Jeronimo de Sousa, Secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP)

 

 

A la suite de la disparition du camarade Fidel Castro, le Comité central du Parti communiste portugais exprime sa profonde tristesse et transmet au Comité central du Parti communiste cubain, à l’ensemble des communistes, au peuple cubain, au camarade Raul Castro et à la famille de Fidel, ses sincères condoléances et la solidarité des communistes portugais.

Dans ce moment de tristesse pour les communistes, les révolutionnaires et les progressistes du monde entier, le PCP rend hommage à cette figure exceptionnelle de patriote et de révolutionnaire communiste. Nous rendons hommage à celui qui a consacré sa vie entière aux idéaux de liberté, de paix et de socialisme. Nous rendons hommage à celui qui a, avec ses compagnons d’armes, depuis une épopée remontant à la caserne de Moncada et à la guérilla héroïque de la Sierra Maestra, libéré Cuba d’une dictature cruelle. Nous rendons hommage à celui qui, face à l’agression et au blocus des Etats-Unis, a réussi à mobiliser l’énergie créative des travailleurs et du peuple pour construire une société nouvelle, libérée de l’exploitation impérialiste et de l’oppression, une société socialiste, solidaire des luttes de libération des peuples du monde. Le combat, l’action et la parole inspirée de Fidel ont animé et continueront d’animer la lutte des forces progressistes et révolutionnaires sur tous les continents.

Fidel nous quitte à un moment où, après d’importantes avancées en termes de souveraineté et de progrès social en Amérique Latine et dans les Caraïbes (inséparables de l’exemple cubain et de sa lutte pour la solidarité internationaliste), l’impérialisme et la réaction lancent une contre-attaque dans l’objectif de détruire les acquis et de retrouver leurs anciennes positions. Mais nous avons la profonde conviction que les projets impérialistes seront vaincus par la confiance dans le rôle des masses populaires, dans leur lutte organisée inspirée par l’exemple de Fidel et de la Révolution cubaine.

La meilleure façon de rendre hommage à la mémoire de notre camarade Fidel Castro est de poursuivre la lutte pour les idéaux et le projet auxquels il a consacré toute sa vie, de renforcer notre solidarité avec Cuba en exigeant le respect inconditionnel de la souveraineté de « l’Île de la liberté », d’exiger la fin immédiate du blocus criminel mis en place par les Américains et d’obtenir la restitution de Guantanamo au peuple cubain.

26 novembre 2016

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 18:57
Centenaire de la Révolution d’Octobre – Le socialisme, une exigence pour aujourd’hui et pour l’avenir (PC portugais)

Repris du site de la JC de la Loire (lien), traduction par NK

 

RÉSOLUTION DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE PORTUGAIS

Centenaire de la Révolution d’Octobre – Le socialisme, une exigence pour aujourd’hui et pour l’avenir

18 Septembre 2016

1

L’année 2017 marque le centenaire de la Révolution Socialiste d’Octobre 1917.

La Révolution d’Octobre est l’événement majeur du processus historique d’émancipation des exploités, des opprimés, des travailleurs et des peuples, un processus marquée par des événements révolutionnaires importants depuis l’ère des sociétés primitives, en passant par l’esclavage, le féodalisme puis le capitalisme

Après des milliers d’années de sociétés dans lesquelles les systèmes socio-économiques étaient fondées sur l’exploitation de l’homme par l’homme, la Révolution d’Octobre a ouvert une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité, l’ère de la transition du capitalisme au socialisme. Ce fut la première révolution qui a entrepris l’édification d’une société sans exploiteurs ni exploités, au travers de vastes transformations démocratiques dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels, assurant le progrès social et la justice, et correspondant aux aspirations des travailleurs et des peuples.

A l’époque où nous vivons, suivant l’évolution du XXe siècle et 100 ans après la Révolution d’Octobre, alors que le système capitaliste, avec son caractère exploiteur, oppressant, agressif et prédateur et avec les conséquences tragiques qu’il entraîne, est affligé d’une crise structurelle qui ne fait qu’empirer, il est devenu d’autant plus évident que le capitalisme est responsable des problèmes croissants et des dangers auxquels est confronté l’Humanité. La réalité du monde prouve aujourd’hui l’importance et la portée des objectifs de la Révolution d’Octobre et affirme le socialisme comme une exigence pour aujourd’hui et pour l’avenir.

2

Commémorer le centenaire de la Révolution d’Octobre , c’est affirmer celle-ci comme l’accomplissement le plus avancé dans le processus millénaire de libération de l’Humanité de toutes formes d’exploitation et d’oppression.

Commémorer ce centenaire, c’est exposer la nature du capitalisme, avec ses fléaux sociaux dramatiques et les menaces qu’il pose pour la vie des peuples et pour la survie même de l’Humanité. C’est mettre en évidence la pertinence et la validité du socialisme, réaffirmer le besoin et la possibilité d’un dépassement révolutionnaire du capitalisme, par le socialisme et le communisme.


Commémorer ce centenaire, c’est valoriser le rôle de la classe ouvrière, des travailleurs et des peuples, dans la transformation de société. C’est souligner la force qui résulte de leur unité, de leur organisation et de leur lutte. C’est réaffirmer que le succès de la résistance contre l’offensive actuelle par le grand capital et par l’impérialisme ainsi que l’accomplissement de leur émancipation sociale et nationale, se trouvent dans leurs propres mains.

Commémorer la Révolution d’Octobre, c’est rendre hommage à ceux qui l’ont fait et faire valoir les grandes réalisations politiques, économiques, sociales, culturelles, scientifiques, technologiques et civilisationnelles du socialisme en Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) ainsi que son immense contribution à l’avancement de la lutte émancipatrice des travailleurs et des peuples.

Commémorer ce centenaire, c’est faire bon usage des enseignements, inconnus auparavant, des processus de construction du socialisme en Union soviétique et dans d’autres pays, des succès et des défaites, des avancées et des reculs, de toute la longue lutte qui les a précédé, comme des expériences importantes qui enrichissent et inspirent la lutte en cours pour le socialisme et le communisme.

Commémorer la Révolution d’Octobre c’est, sur la base du Marxisme-Léninisme, prendre l’initiative et s’opposer à l’offensive idéologique contre le socialisme et le communisme, en insistant sur les racines et le rôle de l’anti-communisme et de l’anti-soviétisme, en tant qu’outils du capital dans la lutte des classes.

La Révolution d’Octobre et l’expérience historique ultérieure de la construction du socialisme ne devraient pas être célébrés comme de simples dates historiques, d’événements figés dans le passé, mais plutôt comme une source d’enseignements importants et comme un exemple de transformations et de conquêtes qui peuvent se refléter à notre époque et qui mettent à jour la pratique révolutionnaire d’aujourd’hui, tout en la projetant dans l’avenir.


Commémorer la Révolution d’Octobre, c’est affirmer que l’avenir n’appartient pas au capitalisme, il appartient au socialisme et au communisme.

3

Le 7 novembre 1917 (le 25 octobre selon l’ancien calendrier russe), le prolétariat russe, avec le rôle d’avant-garde du Parti Bolchevique, guidé par une théorie révolutionnaire, avec la contribution notable de Lénine, a pris l’avenir dans ses propres mains. Il a accédé au pouvoir et a lancé, dans une révolution victorieuse, les fondations d’une nouvelle société, dans un pays qui avait été ravagé par une guerre impérialiste (la Première Guerre mondiale) et avec un peuple qui subissait alors l’exploitation, la répression, la faim et l’analphabétisme.

La révolution incarnait les aspirations de la lutte millénaire des exploités et des opprimés, depuis les révoltes d’esclaves de l’Antiquité, en passant par les révoltes paysannes du Moyen Age, par la Révolution française de 1789 – qui faisait partie intégrante de la défaite de la féodalité et de l’avènement du capitalisme – jusqu’aux insurrections ouvrières du 19e siècle.

La Révolution d’Octobre avait, comme signes avant-coureurs historiques, dont elle a tiré des leçons importantes, la Commune de Paris en 1871 – bien que de courte durée, ce fut la première expérience historique de conquête et d’exercice du pouvoir par le prolétariat, qui présentait une supériorité évidente sur le plan de la démocratie politique ; la Révolution russe de 1905 – la première grande révolution populaire avec un rôle organisée de la classe ouvrière et des travailleurs; et la Révolution de Février 1917, qui marqua la fin du pouvoir tsariste, avec une classe ouvrière déjà expérimentée, dont une partie était déjà sur le plan organisationnel et idéologique prête à assumer la direction des masses ouvrières et populaires à la lutte pour la prise de pouvoir.

La Révolution d’Octobre a entrepris la tâche de mettre fin à toutes les formes d’exploitation et d’oppression sociale et nationale, et a significativement adopté, comme premières mesures, les décrets sur la paix et sur l’abolition de la propriété privée de la terre.

La Révolution d’Octobre fut un accomplissement révolutionnaire exaltant, qui surmonta des situations complexes et résista à de nombreuses difficultés. Les boycotts, le sabotage, l’intervention de puissances impérialistes, la guerre civile, le blocus économique, la trahison et, malgré tout, à travers ce processus irrégulier et mouvementé, elle réalisa les aspirations et les rêves des travailleurs, des exploités, des opprimés, des discriminés, ouvrant la voie à la construction d’une société jusque-là inconnue de l’humanité.
La révolution socialiste a transformé l’ancienne Russie arriérée des tsars en un pays très développé, capable de contenir, comme elle l’a fait pendant des décennies, l’objectif de domination à l’échelle mondiale de l’impérialisme.

L’URSS, dans un laps de temps historiquement court, a eu un développement industriel et agricole important, éradiqué l’analphabétisme, généralisé l’accès à l’éducation et aux sports , supprimé le chômage, assuré la santé publique et la protection sociale, garanti et promu les droits des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées, élargi l’impact des mouvements d’avant-garde artistique et des formes de création et de réalisation culturelle, atteint des niveaux scientifiques et technologiques élevés, et mettant en pratique des formes de participation démocratique des travailleurs et des masses populaires, a entrepris de résoudre la question complexe des nationalités opprimées, a fait s’élever les valeurs d’amitié, de solidarité, de paix et de coopération entre les peuples.

L’Union soviétique a été le premier pays au monde à mettre en pratique, ou développer comme aucun autre, des droits sociaux fondamentaux, tels que le droit au travail, la journée maximale de travail de 8 heures, les congés payés, l’égalité des droits entre hommes et femmes dans la famille, dans la société et au travail, les droits de maternité et de protection, le droit à un logement, les soins médicaux gratuits, une sécurité sociale universelle et gratuite et l’éducation gratuite. L’Union soviétique a mené des réalisations d’avant-garde pour l’humanité, comme celle d’envoyer le premier satellite artificiel dans l’espace – Spoutnik – ou d’envoyer le premier homme dans l’espace – le cosmonaute Youri Gagarine.
L’Union soviétique, le peuple soviétique, sous la direction du Parti communiste de l’Union soviétique, a réalisé des succès et des conquêtes de grand impact international, qui ont stimulé la lutte des travailleurs et des peuples du monde entier.

Sous l’impact de la victoire de la Révolution d’Octobre, de nombreux partis communistes ont été créés partout dans le monde, le mouvement communiste international a surgi, le mouvement ouvrier et ses idéaux sont devenus plus forts, les idéaux du marxisme-léninisme ont été propagés parmi les masses – comme au Portugal, où le 6 Mars 1921, le Parti communiste portugais a été fondée.
L’URSS, le peuple soviétique, l’Armée rouge, ont apporté une contribution décisive à la victoire sur le Nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, dans une lutte héroïque qui leur a coûté plus de vingt millions de vies.

Après la victoire sur le nazisme, et en raison de son exemple et de son prestige énorme, en raison de la force des idéaux du socialisme qu’elle projetait, et en raison de sa solidarité et de son activité dans les affaires internationales, l’URSS a apporté un soutien majeur aux peuples qui ont choisi et se sont battus pour l’édification de sociétés socialistes, à la lutte et à la conquête par des millions de travailleurs de droits et de libertés dans les pays capitalistes, à la dynamique de lutte du mouvement de libération nationale, à la chute du colonialisme et à la conquête de l’indépendance pour de nombreux peuples et nations qui, pendant des siècles, ont été soumis à un joug colonial.


L’Union soviétique a été solidaire des communistes et du peuple portugais en lutte contre la dictature fasciste au Portugal, et de la Révolution des Œillets d’Avril 1974 – un exploit du peuple portugais, une affirmation de la liberté, de l’émancipation sociale et de l’indépendance nationale.

L’URSS et le système socialiste ont été un facteur souvent décisif pour des réalisations et des avancées qui étaient, pour la première fois, gagnés par les travailleurs et les peuples en lutte à l’échelle mondiale pour leur émancipation.

4

La disparition de l’URSS et les défaites du socialisme en Europe de l’Est, dont les causes ont été analysées par les 13ème, 14ème et 18ème Congrès du PCP, ont eu un impact négatif indéniable et profond sur l’équilibre mondial des forces, sur la conscience des masses et sur le développement de la lutte pour le socialisme. Une énorme régression des conditions politiques, économiques, sociales et culturelles des peuples de ces pays et des autres peuples du monde a eu lieu.
L’évolution du monde après les défaites du socialisme a ainsi révélé d’avantage l’importance des réalisations historiques du socialisme et des progrès civilisationnels qui lui sont associés, et a souligné la supériorité de ce nouveau système social dans la résolution des problèmes et dans la concrétisation des aspirations des peuples.

La nature du capitalisme n’a pas changé, et la nécessité de son dépassement révolutionnaire persiste. Le vingtième siècle n’a pas été celui de la «fin du communisme», mais le siècle dans lequel le communisme est né comme une société nouvelle et supérieure.

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La situation actuelle du monde révèle le caractère exploiteur, agressif et prédateur du capitalisme.

Submergé par sa crise structurelle, le capitalisme n’a plus rien à offrir aux peuples que toujours plus d’accumulation, de centralisation et de concentration des richesses, une exploitation accrue, toujours plus d’inégalité sociale et d’injustice, des attaques contre les droits sociaux et du travail, le déni des droits et des libertés démocratiques, le pillage et la destruction des ressources, des ingérences et des agressions contre la souveraineté nationale, le militarisme et la guerre, qui au stade impérialiste d’aujourd’hui, sont menés sur tous les continents.

Des millions de travailleurs sont poussés au chômage, dans la précarité, dans les formes les plus violentes de l’exploitation. Des millions d’êtres humains sont privés de leurs droits fondamentaux, et laissés à la pauvreté, la faim, la malnutrition et soumis au travail infantile, au travail d’esclaves et à toutes sortes de trafics. Des millions d’êtres humains sont victimes d’agressions impérialistes et fuient la guerre et la destruction. Des peuples entiers sont condamnés au sous-développement, à la dépendance, et à l’oppression nationale.

Le capitalisme, de par sa nature, est incapable de surmonter ses contradictions irrémédiables – en particulier entre le capital et le travail, entre le caractère social de la production et son appropriation privée et se lance dans une concentration inexorable du capital entraînant un désordre productif. Désirant ardemment l’appropriation et la concentration de capitaux, le capitalisme non seulement ne donne pas de réponses aux problèmes de l’humanité, mais bien au contraire comme il s’approprie et instrumentaliste l’immense potentiel ouvert par le travail, le progrès et le développement scientifique et technologique, il augmente l’injustice sociale, les contradictions et les inégalités. Le capitalisme est un système qui se heurte en permanence avec les besoins, les intérêts et les aspirations des travailleurs et des peuples.

Plus que jamais, le socialisme apparaît avec une pertinence redoublée comme une exigence du processus d’émancipation des travailleurs et des peuples

6

Le PCP fixe comme objectif pour le peuple portugais la construction d’une société socialiste, basée sur la réalité et l’expérience de la révolution portugaise, et en assimilant de manière critique l’expérience révolutionnaire du monde.
En proposant son programme «Une démocratie avancée – Les valeurs d’Avril à l’avenir du Portugal», le PCP considère que la matérialisation de ce projet – une démocratie économique, sociale, politique et culturelle – est un processus de transformation et de développement profond de la société portugaise. Cependant, comme le programme le spécifie, «la liquidation de l’exploitation capitaliste est une tâche historique qui ne peut être atteint qu’avec la révolution socialiste».

Le PCP réaffirme la nécessité de passer avec détermination par toutes les phases et les étapes nécessaires pour atteindre cet objectif suprême. Les batailles d’aujourd’hui pour protéger, restaurer et obtenir des droits, pour une rupture avec les politiques de droite et pour parvenir à une politique patriotique et de gauche, font partie intégrante de la lutte pour une démocratie avancée, de la même manière que celle-ci fait partie intégrante de la lutte pour le socialisme.

Dans son Programme, le PCP « déclare comme objectifs fondamentaux de la révolution socialiste au Portugal, l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, la création d’une société sans classes antagoniques, inspirées par des valeurs humanistes, la démocratie comprise comme complémentaire dans tous les aspects économiques, sociaux, politiques et culturels du pays, avec la participation permanente et créative des masses populaires dans tous les aspects de la vie nationale, l’augmentation constante du bien-être matériel et spirituel des travailleurs et du peuple en général, la suppression des discriminations, des inégalités, des fléaux sociaux et de l’injustice, la réalisation de l’égalité des droits entre hommes et les femmes et l’assurance de la participation des jeunes dans la vie du pays, en tant que force sociale dynamique et créative ». Et il ajoute que « dans le cadre de ces objectifs fondamentaux, le système socialiste au Portugal prendra inévitablement en compte les spécificités et les originalités qui en résulteront, pas seulement la réalité objective du pays, mais aussi les formes concrètes que la lutte des classes prendra jusque-là, ou encore les évolutions économiques, sociales, culturelles et politiques, et enfin la réalité de la conjoncture internationale ».

Fidèle à ses idéaux de libération, nous célébrons le centenaire de la Révolution d’Octobre, dont les valeurs ont cultivé des racines profondes et sont une demande pour aujourd’hui, des valeurs qui se projettent dans l’avenir comme des objectifs, des expériences et des aspirations pour l’avenir du Portugal et de l’Humanité.

7

Le Comité central du Parti communiste portugais décide que les commémorations du centenaire de la Révolution d’Octobre aura lieu sous le slogan «Centenaire de la Révolution d’Octobre – Le socialisme, une exigence pour aujourd’hui et pour l’avenir». Le programme de ces commémorations sera révélé lors d’une séance publique qui aura lieu le 7 Novembre de l’année en cours.
Le programme des commémorations aura lieu durant toute l’année 2017, avec un point culminant à la réunion du 7 Novembre – jour du centenaire – et se terminera le 9 Décembre, avec un événement intégrant une forte composante culturelle.

Le programme des commémorations, qui commencera en Janvier, avec un événement qui coïncidera avec l’anniversaire de la libération par l’Armée rouge du camp de concentration d’Auschwitz, marquera des événements historiques importants avec une relation considérable à la Révolution d’Octobre, et comprendra des initiatives et activités qui exprimeront des facettes, des événements, des dimensions et des aspects multiples de la Révolution d’Octobre et du processus de construction du socialisme, et qui exposeront la nature du capitalisme et de ses répercussions désastreuses et ruineuses pour l’humanité, en affirmant le socialisme comme une exigence, pour aujourd’hui et pour l”avenir.

Parmi d’autres initiatives, nous mettrons en place: la tenue d’une série de débats et d’autres activités thématiques, à savoir un séminaire sur «le socialisme – une exigence pour aujourd’hui et pour l’avenir»; une expression importante durant le Festival Avante de 2017, à savoir une grande exposition; une initiative le 9 mai (Jour de la Victoire) sur les questions de la paix; un traitement spécifique dans les pages des journaux Avante !, O Militante, ainsi que sur Internet, avec la création d’un site dédié; la publication de documents d’information, à savoir une exposition qui sera imprimée et destinée à une large distribution, ainsi que des dépliants et des affiches; au niveau éditorial, la réédition d’ouvrages sur la Révolution d’Octobre et sur la construction du socialisme, à savoir par Lénine et Álvaro Cunhal, la promotion de leur étude, ainsi que des éditions spécifiques pour le centenaire; la promotion d’initiatives et d’activités spécifiquement orientées vers les jeunes; la promotion de la culture (cinéma, théâtre, musique, littérature, arts visuels, etc.) et enfin des initiatives scientifiques.

Le programme des commémorations, dans toute sa portée et son contenu, doit exprimer l’importance et la signification politique et idéologique de cet événement pour la lutte des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits et de leur souveraineté, face à l’offensive de l’impérialisme, pour défendre des transformations progressistes et révolutionnaires, pour le socialisme.

Pour que ces commémorations puissent prendre l’ampleur et la répercussion nécessaires, leur programme doit être préparé dès maintenant, avec des lignes directrices et des initiatives intégrées au sein de l’activité globale du Parti.

Le Comité central demande à tous ceux qui défendent la paix, la justice et le progrès social, et qui luttent pour une société de liberté et d’abondance – dans laquelle l’État et les politiques sont entièrement au service du bien-être et du bonheur des êtres humains – à se joindre à ces commémorations.

***

Atteint par différents chemins et étapes, il devient de plus en plus clair que le socialisme s’affirme comme l’objectif de la lutte des peuples, une perspective et un prérequis inséparable à un avenir de libération et de plein accomplissement humain.

Le PCP réaffirme que «sur une période historique plus ou moins longue, à travers la lutte pour l’émancipation sociale et nationale des travailleurs et des peuples, c’est le remplacement du capitalisme par le socialisme qui, au 21e siècle, continue d’être une possibilité réelle et la perspective la plus solide pour l’évolution de l’Humanité”.

Le PCP réaffirme son engagement inébranlable à lutter pour que le socialisme puisse devenir une réalité dans l’avenir du peuple portugais.

 

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 12:31
Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 27 juin 2016

La victoire du vote pour la sortie de l’Union européenne lors du référendum au Royaume-Uni est un événement d’une magnitude politique énorme pour le peuple du Royaume-Uni et aussi pour les autres peuples d’Europe.

Elle représente un revers de fond au processus d’intégration capitaliste en Europe et un nouveau point d’appui à la lutte de ceux qui, depuis des décennies, combattent l’Union européenne et des grandes puissances et luttent pour une Europe des travailleurs et des peuples.

Le peuple britannique a décidé de l’avenir de son pays, d’une façon souveraine. Ce fait ne peut pas être ignoré et doit être respecté, d’autant plus que, depuis que le référendum s’est tenu dans un contexte de pression et de chantage énorme et inacceptable, pilotés directement par les grands groupes transnationaux et le grand capital financier, comme par des organisations comme le FMI, l’OCDE et l’Union européenne elle-même. Le résultat est, pour cela, également une victoire contre la peur, le fatalisme, la soumission et le catastrophisme.

Le PCP salue en particulier les communistes britanniques et les autres forces de gauche qui, refusant les fausses dichotomies et s’opposant aux positions réactionnaires et xénophobes, ont assumé et affirmé leur voix dans la campagne du référendum pour la défense des valeurs de la démocratie, du droit du travail, des droits sociaux, du progrès, de la tolérance, de la solidarité et de la coopération entre les peuples.

Sans ignorer les motivations diverses qui ont amené à la convocation de ce référendum, ni la campagne menée par des éléments réactionnaires dans un objectif manifeste de manipulation – que le PCP rejette et combat frontalement – les résultats du référendum expriment, avant tout, le rejet des politiques de l’Union européenne.

A tous ceux qui déplorent, de façon irresponsable, ces résultats comme un développement négatif, le PCP affirme que l’exercice de ses droits démocratiques et souverains par un peuple ne peut être considéré comme un problème. Au contraire, le référendum britannique traduit des problèmes sérieux et profonds qui existent depuis longtemps et qui sont le produit d’un processus d’intégration, rongé de contradictions, visiblement à bout de souffle et qui rentre toujours plus en conflit avec les intérêts et les justes aspirations des travailleurs et des peuples.

Le référendum britannique doit en conséquence être regardé comme une opportunité pour se confronter aux véritables problèmes des peuples et les résoudre, en mettant en cause l’ensemble du processus d’intégration capitaliste de l’Union européenne. Il ouvre, en Europe, une voie nouvelle et différente de coopération de progrès social et de paix.

Toutes les mesures et les manœuvres visant à ignorer la signification politique de ce référendum, qui se dissimulent dans la stigmatisation du peuple britannique, qui essaient de contourner et même de subvertir la volonté de ce peuple, ou bien qui cherchent à fuir en avant avec de nouvelles mesures antidémocratiques, concentrant encore les pouvoirs au sein de l’UE, ne peuvent qu’exacerber les problèmes et les contradictions qui font le lit du développement des forces et des positions réactionnaires et d’extrême-droite, qui ont grossi en Europe et qu’il est nécessaire de combattre. Des forces et des positionnements qui se sont exprimés dans le référendum britannique et qui se nourrissent des conséquences des politiques européennes de plus en plus antidémocratiques et antisociales, d’oppression des nations.

Alors que le processus de séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne commence, le PCP souligne la nécessité et l’importance de mesures et d’actions du côté de la politique étrangère portugaise susceptibles, dans le nouveau contexte, de garantir l’intérêt national, la poursuite de relations et d’une coopération économique mutuellement avantageuses avec le Royaume-Uni et les intérêts des Portugais qui travaillent et habitent dans ce pays.

Le PCP souligne que le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains doit lancer les bases pour la convocation d’un sommet intergouvernemental ayant pour objectif de reconnaître institutionnellement la réversibilité des traités, de suspendre immédiatement le paquet fiscal et de l’abroger, ainsi que d’abroger le Traité de Lisbonne.

Dans un contexte où, indéniablement, il est évident que l’Union européenne ne répond pas aux besoins des travailleurs et des peuples, le PCP souligne la nécessité de s’affronter courageusement aux contraintes émanant du processus d’intégration capitaliste européen et, dans le même temps, de se diriger sur le chemin d’une coopération basée entre Etats souverains dotés de droits égaux.

En particulier, le PCP rappelle l’urgence et la nécessité pour le Portugal de se délivrer de la soumission à l’euro, qui a amené avec lui tant de souffrances à notre pays, pour lui assurer des droits, des emplois, une production, le développement et la souveraineté.

 

 

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:45
Le Parti communiste portugais condamne les attentats en Belgique

Déclaration du PCP, 22 mars 2016, traduite par MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

Le PCP condamne formellement les attentats qui se sont produits aujourd’hui à Bruxelles et exprime sa consternation et ses condoléances aux familles des victimes ainsi que sa solidarité avec le peuple belge.

Le PCP souligne que le terrorisme – quels que soient ses causes, ses formes et ses buts affichés – sert toujours les stratégies et les intérêts les plus réactionnaires et les plus sombres. Il est inséparable des politiques d’exploitation et d’oppression comme de la logique du militarisme et de la guerre.

Le PCP attire l’attention sur les dangers d’instrumentalisation des sentiments sincères d’indignation pour imposer des mesures antidémocratiques, pour mettre en place des politiques inhumaines concernant le drame des réfugiés, encore plus attentatoires aux droits, aux libertés et aux garanties fondamentales, ainsi que pour développer les sentiments racistes et xénophobes qui ont nourri la poussée des forces d’extrême-droite et fascisantes en Europe.

Le PCP rappelle également que la réponse aux crimes, tels que ceux qui viennent d’être perpétrés dans la capitale belge, ne passe pas par un renforcement du militarisme et de l’interventionnisme de l’Union européenne, comme les guerres contre des Etats souverains du Moyen-Orient, d’Afrique-du-Nord ou d’Asie Centrale le montrent. Elles ne font qu’alimenter la croissance dangereuse des groupes rétrogrades et xénophobes et leur action terroriste.

La réponse nécessaire au terrorisme et à la logique de conflit qu’il alimente passe nécessairement par la lutte contre ses causes profondes – politiques, économiques et sociales –, par la défense et l’affirmation des valeurs de liberté, de démocratie, par le respect de la souveraineté et de l'indépendance des États et par une politique de détente dans les relations internationales, de dialogue et de paix.

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