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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 07:40

Traduction MIN pour "Solidarité internationale PC - Vive le PCF", 29 novembre 2016

 

Décès de Fidel Castro : lettre de condoléances de Patrick Köbele, président du Parti communiste allemand (DKP)

 

Cher camarade Raul Castro,

Chers camarades du Comité central du Parti communiste cubain,

Chers camarades du Parti communiste cubain de toutes les provinces et localités,

Cher peuple de Cuba,

Nous avons appris avec une grande douleur l’annonce du décès du Comandante Fidel Castro. Nous nous joignons aux millions de personnes qui expriment leurs condoléances. Aux membres de sa famille, à ses amis les plus proches, à son parti, à son peuple, à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître et à tous ceux, dans le monde, que ses idées, son exemple et sa ténacité ont inspirés : à tous, nous vous disons que nous sommes auprès de vous ! Nous éprouvons la même douleur de ce côté-ci de l’Atlantique, dans la vieille Europe qui s’incline de la même façon devant ce grand camarade, devant l’homme qui a sa place dans l’histoire de l’Humanité.

Tout au long des quatre-vingt-dix années de sa vie, il en a été dit beaucoup sur l’œuvre de Fidel et l’on parlera encore de cette œuvre à l’avenir. Indépendamment de ce que peuvent dire les médias, l’histoire a déjà absous Fidel : il n’y a pas besoin que les politiciens et les médias cautionnent son action.

La signification de la Révolution cubaine est d’abord sociale : elle a porté au pouvoir, dans les années soixante, la classe ouvrière, les paysans, les exploités.

A cette époque elle a constitué le point de départ des soulèvements en Amérique Latine et en Afrique.

Mais la Révolution cubaine se distingue aussi par le fait qu’elle a survécu à la défaite du socialisme en URSS et en Europe et qu’elle a su résister aux attaques de l’impérialisme américain et à son blocus criminel. Malgré toute l’adversité, Cuba a réussi, avec le PCC et Fidel à sa tête, à sortir de la période spéciale et est plus fort aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Grâce à Fidel, à Raul et au Parti communiste cubain, la Révolution a amené l’égalité sociale, qui n’est possible qu’avec le socialisme.

Voilà la place de cette révolution et de Fidel Castro dans l’histoire du 20ème siècle. Et Cuba n’est pas simplement resté arrêté à 1991/1992 : le camarade Fidel a conduit Cuba et son peuple du 20ème au 21ème siècle.

La place de Cuba aujourd’hui est plus que jamais dans l’internationalisme. La contribution à la libération de plusieurs pays d’Afrique, mais aussi l’aide cubaine, médicale, humanitaire et sanitaire, dans tant de régions du monde, représentent le cœur de ce qui est, comme nous le savons, la solidarité internationaliste.  

Le Parti communiste allemand s’incline devant la personne de Fidel Castro, qui a été un exemple pour nous, l’est toujours et le sera. Mille fois, nous répondons à Fidel : « présents » !

Vive la solidarité internationale !

Vive la Révolution cubaine !

Vive Fidel !    

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 09:25
Il y a 60 ans, le 17 août 1956, l’Allemagne capitaliste interdisait le Parti communiste allemande (KPD).

A peine 11 ans après la victoire sur le nazisme, le gouvernement de l’Allemagne capitaliste, la RFA, faisait interdire le Parti communiste allemand, le KPD, parti des 150.000 déportés et des 30.000 fusillés dirions-nous en France. C’était il y a 60 ans, le 17 août 1956.

L’impérialisme allemand, déjà remis en selle à l’ouest du pays, vassal de l’impérialisme américain et en passe de retrouver sa prépondérance sur ses partenaires d’Europe de l’ouest, affichait sa conception de la démocratie.

La plupart des cadres ayant officié sous le 3ème Reich, avait gardé ou repris leur poste. De nombreux nazis avaient été recyclés, y compris dans la vie politique et les partis bourgeois et dans l’armée en reconstitution.

A l’inverse, la répression anticommuniste s’accentue. Dans le contexte de guerre froide, elle atteint un sommet, avec l’élimination du KPD légal. Elle continuera les décennies suivantes avec, notamment, les interdictions professionnelles frappant les communistes, jusqu’aux années 80. En 1968, le Parti communiste allemand DKP a pu être créé, mais avec des statuts différents du KPD qui demeurera interdit.

Le combat pour la réhabilitation et l’indemnisation des communistes lésés, mené notamment par le DKP, montre aujourd’hui, combien, malgré la fin de la guerre froide, l’Allemagne capitaliste a moins que jamais tourné la page.

Nous reprenons l’article de Markus Bernhardt, publié dans le quotidien progressiste allemand Junge Welt, le 10 août 2016. Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF ».

 

Paranoïa anticommuniste

Il y a 60 ans, le Parti communiste allemand KPD était interdit. Le coup le plus dur porté à la gauche après la libération du fascisme

Par Markus Bernhardt

Il y a 60 ans, le 17 août 1956, la Cour constitutionnelle fédérale, sur requête du gouvernement de l’époque, dirigé par le chancelier Konrad Adenauer, interdisait le Parti communiste d’Allemagne (KPD). Pour la deuxième fois, l’interdiction d’un parti était prononcée dans l’histoire de l’Allemagne fédérale, après celle du parti fasciste « Sozialistische Reichspartei » (SRP).

L’élimination perfide du KPD a durement frappé le parti et ses adhérents. Onze années seulement après la libération du fascisme hitlérien, les adhérents du parti communiste fondé en 1918 par Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht et Wilhelm Pieck, qui sortait de douze ans d’interdiction sous le fascisme allemand, étaient à nouveau la cible d’une attaque d’Etat. Et cela bien que le KPD ait payé un si lourd et sanglant tribut au combat contre Hitler. De ces 300.000 adhérents d’avant 33, quelque 150.000 furent internés dans les soi-disant camps de concentration ou dans des bagnes. Environ 30.000 communistes furent assassinés. Le président du KPD, l’ancien ouvrier du port de Hambourg, Ernst Thälmann, fut exécuté, après onze années en cellule d’isolement, en août 1944, sur ordre express d’Hitler.

Malgré tout cela, le régime d’Adenauer, qui voulait voir dans le KPD un grand danger pour l’Etat qui a succédé au « Troisième Reich », décida de porter un coup fatal aux communistes. Le Parti fut dissout, ses élus du peuple furent déchus de leur mandat, des milliers d’adhérent furent traînés devant les tribunaux. Rien qu’entre les années 1950 et 1968, presque 200.000 procédures furent engagées contre des adhérents, réels ou présumés, du KPD. Elles aboutirent à 10.000 procès au total, qui se conclurent pour les personnes criminalisées par de la détention, la perte de leur emploi, la privation de leurs droits civiques et d’autres discriminations.

Les juges de Karlsruhe fondèrent la légalité de l’interdiction du KPD sur les buts poursuivis par le Parti qui auraient été « dirigés » contre « les principes de la démocratie libre ». A l’époque, pour la Cour constitutionnelle, cela tenait dans une formule, condensée de l’enseignement du marxisme-léninisme sur le développement de la société : « l’avènement d’un ordre social socialiste-communiste par la voie de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat ». Les juges qualifièrent le KPD en conséquence de « parti marxiste-léniniste de combat », qui aurait refusé, selon eux, les « principes et institutions » dont « l’application et l’existence » auraient été « la condition du fonctionnement d’un ordre démocrate libre ».

Comme véritable motif de l’interdiction du KPD, le DKP fait l’analyse au contraire aujourd’hui que le gouvernement Adenauer avait engagé secrètement, dès 1949, malgré tous les serments fait publiquement pour la paix, les préparatifs du réarmement. Ainsi, « la constitution d’une nouvelle Wehrmacht » aurait été confiée à « d’anciens généraux d’Hitler ». A l’encontre de ces projets existait un large sentiment profondément antimilitariste qui s’exprimait à travers les nombreuses consultations populaires, manifestations et initiatives de protestation organisées par le KPD et d’autres forces pour la paix. La déclaration éditée par le DKP à l’occasion du 60ème anniversaire de l’interdiction du KPD conclut : « du point de vue des gouvernants, il fallait criminaliser et abattre la résistance considérable au réarmement, recherché systématiquement, de l’Allemagne de l’Ouest et à sa transformation en « Etat en première ligne sur le front » ».

La répression et la campagne anticommunistes atteignirent un sommet avec l’interdiction du KPD mais elles ne s’arrêtèrent pas là. Déjà en 1951, le mouvement de jeunesse « La libre jeunesse allemande (FDJ) » avait été interdit en Allemagne de l’Ouest, ce que devait confirmer trois ans plus tard la Cour constitutionnelle. En 1972 suivit le soi-disant « décret sur les extrémistes » sur la base duquel, surtout dans les années 70 et 80, la soi-disant « loyauté à la constitution » était vérifiée chez les postulants à la fonction publique via des millions de demandes d’attestation à l’office de la « protection de la constitution ». 11.000 procédures furent engagées à la suite de ce décret ; près de 1200 demandeurs d’emploi public furent rejetés et près de 300 fonctionnaires furent limogés. Parmi les personnes concernées par ces mesures d’épuration politiques ne se trouvaient pas que des communistes, loin de là, mais aussi des syndicalistes et des militants du mouvement pacifiste. Il leur était même refusé de devenir conducteur de locomotive ou employé des postes.

Ces tâches qui salissent la soi-disant « culture politique démocratique » n’ont toujours pas fait l’objet d’un examen correct. Il est toujours passé sous silence que les victimes de la stratégie de répression anticommuniste, qui, dans les faits, persiste aujourd’hui, n’ont jamais été réhabilitées ou indemnisées pour l’injustice que l’Etat a commise à leur encontre.

Manifestations et initiatives en 2016

A l’occasion du 60ème anniversaire de l’interdiction du Parti communiste d’Allemagne (KPD), des initiatives sont organisées dans plusieurs villes.

60 ans après le jugement de la Cour constitutionnelle fédérale contre le KPD, le Parti communiste allemand (DKP) mobilise pour une manifestation à Karlsruhe, le 10 septembre (15h) sur la place Ludwig, au cœur de la deuxième ville de Bade-Wurtemberg.

Aux côtés du président du DKP, Patrik Köbele, la députée au Bundestag « die Linke », Karin Binder de Karlsruhe, ainsi que des représentants de partis communistes amis d’Europe participeront à la manifestation. A l’issue de la manifestation est également programmé un débat (au local « Walhalla », Augartenstrasse 27), dans le cadre duquel le président délégué du DKP, Hans-Peter Brenner, l’avocat munichois Hans E. Schmitt-Lermann évalueront, sur plan politique et juridique, la portée de l’interdiction du KPD. En conclusion, l’ancien président du DKP, Herbert Mies et l’ancien membre du présidium du DKP, Willi Gern participeront à une discussion en tribune.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:57
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 10 juillet 2016

Nous sommes trois camarades français du PCF, participant aux « Cahiers communistes » (et à ses sites internet), à voir fait le voyage de Dortmund les 1er, 2 et 3 juillet 2016 pour participer à la 19ème fête du journal « Unsere Zeit « (Notre temps) édité par le Parti communiste allemand (DKP).

Cette fête a traduit pour nous l’importance et le renouveau du DKP.

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. A l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

En 2016, le DKP est très loin d’avoir retrouvé ses effectifs d’avant 1989 et tourne autour de 3500 membres.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Nous avons pu assister à plusieurs débats – il y en a eu des dizaines - : à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie, mais il semble que ce soit traditionnel là-bas aussi – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête. Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste. Une délégation du PCF du Pas-de-Calais, comprenant le maire de Grenay, était présente et a animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges.

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale. Ne pas être qu’un parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes. Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:30
Attentats de Bruxelles/déclaration du Parti communiste allemand (DKP) : « combattre les causes profondes de la terreur »

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 23 mars 2016

« Le Parti communiste allemand (DKP) condamne les attentats de Bruxelles. Nous adressons aux familles des victimes toutes nos condoléances. Nous souhaitons aux services de secours toute la réussite possible.

Le gouvernement belge a essayé ces derniers mois de prévenir le danger d’une attaque terroriste. Il a déployé des patrouilles de soldats et de policiers. Les perquisitions, les alertes au terrorisme n’ont pas pu empêcher les attentats. Les lois sécuritaires plus dures programmées par le gouvernement belge n’y auraient rien fait non plus.

Au lieu de combattre les causes profondes du terrorisme, les politiciens et les médias ont stigmatisé tous les musulmans en en faisant des terroristes potentiels.

Combattre les vraies causes du terrorisme, cela veut dire : une formation et du travail pour les jeunes, un vivre ensemble dans l’égalité entre immigrés et autochtones, la fin des guerres impérialistes. Qui sème la guerre, récolte la guerre et le terrorisme.

L’horreur à Bruxelles le montre : la sécurité des hommes ne peut être garantie que par une politique qui proscrit la guerre et qui contribue à trouver une solution aux contradictions sociales de nos sociétés. »

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:40
Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE)

Déclaration du Parti communiste allemand, 1er mars 2016, traduite par MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Contre l’Union européenne, pour un travail en commun à gauche

Les délégués du 21ème congrès du Parti communiste allemand (DKP) [réunis en 3ème session] ont décidé le 27 février 2016 que le Parti abandonnait sont statut d’observateur dans le « Parti de la gauche européenne » (PGE). 99 délégués ont voté pour cette résolution, 52 se sont prononcés contre et six se sont abstenus. Le DKP entend à l’avenir mettre l’accent, dans le travail en commun au plan international, sur la recherche de contacts avec les partis frères communistes.

Que le DKP reste observateur ou même devienne membre de plein droit du PGE fait partie depuis des années des questions les plus controversées dans le Parti. Le PGE, comme l’a rappelé une intervention liminaire à la discussion de la résolution, critique certes la politique actuelle de l’UE. Mais, le PGE part de l’analyse qu’il ne s’agit là que d’une déviation du cours, fondamentalement juste pour lui, de l’intégration européenne. Les délégués, par leur décision ont souligné une nouvelle fois que le DKP considère que cette UE ne saurait être amendable. De son point de vue, l’UE est dans sa structure même tournée vers les intérêts des banques et des trusts. Une minorité du Parti a critiqué le retrait du PGE estimant qu’il signifiait un renoncement à la collaboration avec d’autres forces de gauche. Beaucoup d’intervenants sont allés contre cette vision des choses. Pour eux, il ne s’agit pas de savoir s’il on doit travailler avec d’autres forces de gauche. Il s’agit de définir à quoi ce travail doit ressembler : les communistes peuvent-ils s’accorder avec un PGE dont le programme n’envisage pas de dépasser les frontières du capitalisme ? Le DKP milite pour des formes de travail en commun où soient reconnues les différences de vue entre les participants. Il n’entend pas se laisser ôter la possibilité, aussi bien de s’engager dans de larges alliances qu’en même temps aussi, de promouvoir ses propres options progressistes et révolutionnaires.

A l’avenir encore, le DKP entend travailler avec des partis membres du PGE. Il se place dans l’unité d’action dans le combat contre l’exploitation, la remise en cause de la démocratie et la guerre. Il salue chaque initiative qui met en avant les intérêts communs des travailleurs contre les monopoles. Il participe à toute démarche visant au combat commun. Dans les entreprises et les quartiers, dans la rue et dans les conseils municipaux, au niveau national et international, le DKP s’engage dans le combat, dans de vastes alliances, pour les intérêts des travailleurs.

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