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Le site publie des traductions de déclaration, communiqué, article théorique et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/ ) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

France - Politique extérieure

Sélection d'articles sur la politique extérieure de la France issus de "Cahiers communistes" (site http://vivelepcf.fr/)

29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 18:15
Suisse: l'idéologie dominante parvient à faire passer par votation une "Loi sur le renseignement" liberticide. Cas d'école.

Suisse : l’idéologie dominante est parvenue à faire voter, ce 25 septembre 2016, à 65% par référendum (votation), l’adoption d’une loi, dite « loi sur le renseignement » qui renforce lourdement les prérogatives des services d’espionnage et de « sécurité » publique. Un nouvel exemple d’instrumentalisation de la menace terroriste aux dépens des libertés individuelles et de la liberté de contester le système capitaliste. Nos camarades du Parti suisse du travail ont fait compagne pour le NON à cette loi et continuent à s’opposer à son application. Nous reprenons leur communiqué et l’article de leur journal « Gauche hebdo » avant le scrutin. Solidinter pcf.

 

 

Communiqué du Parti suisse du Travail / Parti ouvrier et populaire PST-POP à la suite de l’adoption par votation de la « loi sur le renseignement ».

Loi sur le renseignement (LRens)
Avec l’acceptation de la nouvelle loi sur le renseignement (LRens), les compétences de
la police secrète seront massivement accrues en Suisse et les portes seront ouvertes
pour l’État fouineur. Cette évolution est inquiétante pour le PST/POP. Les services
secrets gagnent la possibilité de pénétrer dans la sphère intime des citoyennes et
citoyens et de contrôler leur communication et leur vie privée, cela même sans soupçon de délits nécessaire. Avec la nouvelle loi sur le renseignement tout le monde estsurveillé et non seulement des criminels, comme cela est faussement présenté. Ce fait est très inquiétant pour le PST/POP. Sur cela nous devons nous rappeler du scandale des fiches de 1989, lors duquel il était rendu publique que beaucoup de membres du PST/POP, des syndicats et d’autres organisations de gauche furent surveillés et fichés par la police fédérale.

 

"Une loi pour chercher le foin dans la botte de foin" Par Juliette Müller, publié dans Gauche Hedo, le 15 septembre 2016 (journal proche du Parti suisse du Travail).

25 septembre • La Loi sur le renseignement, soumise au vote le 25 septembre prochain, est largement critiquée par la gauche, qui dénonce une voie royale vers la surveillance de masse de la population par les Services de renseignements, ceci sans aucune garantie de plus de sécurité.

 

«Le bonheur est une question de sécurité», clament les uns. «Non à l’Etat fouineur!», rétorquent les autres. A propos de la nouvelle Loi sur le renseignement (LRens), soumise au vote le 25 septembre, deux visions diamétralement opposées s’affrontent. Celle d’un Etat doté de moyens étendus dans le but théorique de garantir la sécurité, quitte à empiéter largement sur la sphère privée, et celle d’une volonté de préserver cette sphère contre un Etat trop intrusif, dans le souvenir de l’affaire des fiches et d’autres scandales du même type.

Une procédure d’autorisation

Concrètement, de quoi s’agit-il? La nouvelle Lrens vise à étendre les moyens des Services de renseignement de la Confédération (SRC), dont la mission est d’«assurer la détection précoce des menaces que représente notamment le terrorisme et de prévenir les attaques contre notre pays». Selon le Conseil fédéral, il s’agit de permettre à ce service de s’adapter aux «progrès technologiques, à la mondialisation de plus en plus poussée et aux nouvelles formes de terrorisme», qui ont «aggravé les mena-ces».

A ce jour, le SRC se base sur des sources publiques et des informations fournies par d’autres autorités. La nouvelle loi lui permettrait ni plus ni moins que de «surveiller les envois postaux et les communications téléphoniques de particuliers ainsi que les activités qu’ils déploient sur Internet, utiliser des appareils de localisation et de surveillance, s’infiltrer dans des réseaux informatiques et procéder à des fouilles de locaux, de véhicules, de bagages ou de conteneurs».

Comme garantie, le Conseil fédéral assure que les nouvelles mesures ne pourront être utilisées «que si la gravité d’une menace concrète le justifie». Elles seront en outre soumises à une procédure d’autorisation passant par le Tribunal administratif fédéral et trois chefs de département fédéraux, et ne seront utilisées que dans une dizaine de cas par an, affirme l’exécutif.

Pour se procurer des informations sur l’étranger, le SRC pourra également «enregistrer les communications par radio et satellite, ainsi que celles passant par le réseau câblé», possibilité également soumise à une procédure d’autorisation en plusieurs étapes. «Le SRC ne recherche, en principe, aucune information sur les activités politiques ou sur l’exercice de la liberté d’opinion», rassure le Conseil fédéral.

Impossibilité technique de surveiller au cas par cas

Des garanties qui ne convainquent guère l’«alliance contre l’Etat fouineur», composée du Parti socialiste, de la jeunesse socialiste, des Verts, du pop/pdt, de syndicom, et de différentes autres organisations, qui a lancé et fait aboutir un référendum. Les doutes vont même jusqu’à droite, les jeunes libéraux-radicaux vaudois s’opposant eux aussi au projet.

«Le dossier sur lequel se basera l’autorisation du Tribunal administratif sera constitué par les fonctionnaires du SRC, qui pourront mettre en avant des éléments encourageant la surveillance d’un individu ou non. Par ailleurs, la décision sera prise par un seul juge fédéral, alors que le PS en demandait trois», explique Müriel Waeger, Vice-présidente de la Jeunesse socialiste, ajoutant que «même aux Etats-Unis, le comité responsable de la mise sur surveillance est constitué de neuf personnes et les individus surveillés ont la possibilité d’être défendu par un avocat».

Les terroristes étaient connus de la police

«La loi prévoit aussi des exceptions à la procédure d’autorisation dans les “cas d’urgence’’, terme flou. Nous craignons que cette possibilité ne soit trop souvent utilisée», poursuit-elle. Surtout, elle ne croit pas à la dizaine de cas par an mentionnée par les autorités fédérales. Notamment parce que la communication sur internet ne peut, techniquement, être surveillée que via l’intégralité du flux de données, qui est ensuite scanné à l’aide de mots-clés. «La loi permettra au SRC de se procurer une quantité importante de renseignements, la seule manière de trouver les informations qu’il cherche. Il y a un risque que ces données soient ensuite utilisées à d’autres fins. Souvenez-vous du scandale des fiches!», s’exclame Müriel Waeger.

Ainsi, l’alliance contre l’Etat fouineur n’hésite pas à parler de «surveillance de masse». La récolte d’une quantité importante d’informations ne représente par ailleurs aucune garantie en matière de sécurité, avance-t-elle encore: «L’expérience a montré que la surveillance globale n’a jamais empêché une seule attaque terroriste. Au contraire, avec des bases de données gigantesques, il est impossible de développer des informations pertinentes. On ne trouve pas une aiguille dans une botte de foin en rajoutant du foin». «Tous les terroristes qui, au cours de ces dernières années, ont commis des attentats épouvantables en Europe étaient connus de la police et des services de renseignement, qui les avaient enregistrés et fichés», renchérit le PS, ajoutant que la loi donnerait des moyens plus importants en termes de surveillance au SRC qu’aux autorités de poursuite pénale, une absurdité.

«La question qui se pose réellement est de savoir si nous voulons davantage de sécurité ou davantage de surveillance, car les deux ne vont pas de pair», déclarait Müriel Waeger lors de la conférence de presse de lancement de campagne du 8 août dernier. Réponse dans les urnes le 25 septembre.

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Suisse
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 18:42
Leïla Shahid juge feu Shimon Peres "assez sévèrement malheureusement"

Leila Shahid : "Pour les Palestiniens, Shimon Peres restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo" (France Infos)

Sur franceinfo, Leila Shahid, ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a jugé Shimon Peres "décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens". L’ancien premier Ministre israélien est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans.

 

L’ancien premier ministre d’Israël et prix Nobel de la paix, Shimon Peres, est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans, deux semaines après avoir été victime d’une attaque cérébrale. Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France et ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a estimé sur franceinfo que "pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo."

franceinfo : Avez-vous le sentiment qu’il y a eu deux Shimon Peres ?

Leila Shahid : Oui, je dirais qu’il y a eu plusieurs Shimon Peres. L’homme qui a eu l’image respectable, cosmopolite, internationaliste et plutôt laïque d’Israël. Il y a eu plusieurs personnages parce que, comme tous les grands hommes politiques, il était complexe. Mais, pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo, celui qui n’a pas su succéder à Yitzhak Rabin après son assassinat, celui qui a d’ailleurs perdu les élections face à Netanyahu et, pour cette raison-là, il a été décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens. Et puis surtout, l’homme qui a, au lieu de continuer à défendre le parti travailliste, a choisi d’aller avec Ariel Sharon.

Le dernier fondateur de l’Etat d’Israël a disparu. Pensez-vous que seuls les fondateurs avaient peut-être la capacité de faire la paix et que la "génération héritage" n’en a pas la capacité ?

Non ce n’est pas seulement cela. La société israélienne a changé, pas seulement les dirigeants. On est passés d’une société à majorité laïque, pionnière qui fondait un Etat qu’elle pensait être la protection ultime du peuple juif dans le monde, à un Etat qui est fait de religieux, fanatiques, nationalistes, dirigés par des racistes, fiers de l’être comme monsieur Lieberman qui est aujourd’hui ministre de la Défense. La société a changé, la Knesset a changé. C’est pour cela que c’est extrêmement tragique et que nous devons juger le legs de Shimon Peres à la lumière de sa trajectoire politique et historique. Je le juge assez sévèrement malheureusement.

>>Ecouter l’interview

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Palestine-Israël
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 17:54

 

Rencontres de la revue CAHIERS COMMUNISTES, avec le concours du site internet « Solidarité internationale PCF ».

 

Elections américaines 2016 : La crise de la démocratie bourgeoise US, reflet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme ? Conséquences pour le monde, état et perspectives du mouvement ouvrier américain.

 

DEBAT PUBLIC, mercredi 5 octobre 2016, à 18h30, au 61 rue Violet (métros Emile-Zola ou La-Motte-Piquet)

 

Interviendront :

  • Roger KEERAN, historien marxiste américain (auteur notamment de « Le socialisme trahi, les causes de la chute de l’Union soviétique », publié en français aux éditions Delga).

  • Andrew EISENHAUER, enseignant américain en France

  • Russel YATES, militant communiste américano-français

  • Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF, corédacteur de la motion du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Le système politique américain présente, depuis des décennies, une caricature de la stérilité et de l’imposture de la « démocratie » bourgeoise : alternance entre deux partis aux positions fondamentales similaires, abstention massive des travailleurs, politique spectacle. Au moment où la campagne des présidentielles en France rejoint ce bas niveau (ex : primaires), ce système semble montrer des signes de craquement aux Etats-Unis. De façon très différente, les résultats de Bernie Sanders aux primaires démocrates, sur un discours social-démocrate, et la victoire aux primaires républicaines de Donald Trump, populiste aux positions incongrues, traduisent une aspiration nouvelle au changement politique. Nous y voyons un effet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme dans ce qui reste sa première puissance. La paupérisation des travailleurs américains s’accélère durement. Loin de se résorber, les tensions raciales et communautaires s’accentuent. Relativement affaibli dans le monde, l’impérialisme américain se précipite dans une nouvelle surenchère agressive, commerciale et militaire, notamment au Moyen-Orient, aux conséquences également lourdes sur la population américaine.Pour autant, le début de crise politique ne laisse pas entrevoir d’issue progressiste, comme si les rôles avaient été partagés entre Clinton, Trump et Sanders. Le milliardaire Trump déstabilise un peu l’establishment sur certains points mais ne conteste nullement le système. Il fait craindre, aussi bien si Clinton est élue, un durcissement répressif du régime. De son côté, Sanders a rallié, comme l’ex-président George Bush senior, la représentante de Wall Street et des « faucons » fauteurs de guerre qui paraît en situation d’aggraver encore le cours actuel.Dans notre débat, nous souhaitons approfondir et confronter ce début d’analyse, informer sur l’état des résistances et de l’organisation de la classe ouvrière aux Etats-Unis, mesurer les conséquences pour le monde et la France de la campagne et du résultat des élections américaines. Les interventions seront prononcées en français et en anglais avec traduction.

Que devraient faire maintenant les partisans de Bernie Sanders ?

Bernie Sanders : « Occupy Wall Street » ? Oui, mais aux côtés d’Hilary Clinton!

Renseignements : pcfparis15@orange.fr

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Etats Unis-Canada
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 19:43
Le PC de Belgique soutient les travailleurs de Caterpillar Gosselies

Soutien aux travailleurs de Caterpillar Gosselies

Communiqué du Comité Central du Parti Communiste 02-09-2016

Le Parti Communiste exprime tout son soutien aux travailleurs de Caterpillar et à ceux de tous les sous-traitants. Le PC partage leur angoisse, tristesse et révolte.

Le PC met en garde les travailleurs! Surtout ne pas se laisser manoeuvrer par les gouvernements, fédéral et wallon, et le patronat qui feront tout pour les démobiliser et les tromper. Notamment avec la loi Renault, qui, jusqu'à preuve du contraire n'a jamais réellement sauvé les emplois.

Les travailleurs de Gosselies doivent appeler les autres sites de Caterpillar ainsi que les entreprises de la région de Charleroi et de tout le pays à la solidarité et exiger du gouvernement la mise sous séquestre de tous les avoirs et outils de Caterpillar. Puisqu'il fiche le camp, que Caterpillar restitue tous les cadeaux fiscaux et financiers.

Ce n'est que par un combat acharné et élargi au maximum que les travailleurs pourront créer le rapport de forces favorable indispensable pour obliger le politique à agir.

Unité des syndicats et des partis de gauche pour créer une force régionale et nationale. Le PC sera à vos côtés dans ce juste combat.

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Bénélux
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 17:05
“Reconstruct the Party of Class! Our Priority is Unified Class Struggle.” - Programme for the 37th Congress of the FCP - PCF

37th Congress of the French Communist Party (PCF)
Proposed Programme for the Party

“Reconstruct the Party of Class! Our Priority is Unified Class Struggle.”

A short presentation of the text

 

The present text is an instrument for action and combat. On the occasion of the 37th Congress of the PCF, we wish to permit the vast number of Communists to express, towards both Party members and engaged workers, their choice of rupture with the reformist liquidation of both the organisation (PCF) as well as its Communist stance and positions.

 

As a prerequisite, our text rejects the participation, unilaterally announced by the party’s national leadership, in the farcical “Primary of the Left” (for the Presidential elections). Our text equally rejects the lobbying for the candidature of “Melenchon 2017” which follows the same logic as the Primary of the Left. We refuse the fixation on the presidential elections. We refuse renewed electoral illusions and the insertion of the PCF in the political reorganisation, on the “Left”, of a reformist political bloc. The eradication of the PCF and of our political positions in class struggle has already cost us enough in recent years.

 

 

Hollande/Ayrault/Valls have effectuated, notably through the “Pacte de Responsibilité,” the largest transfer of socialised salary to capitalist profits. Their policies, including the destruction of individual and collective freedoms, prepare the way for far worse in the next presidential term and the foreseeable new phase in the crisis of capitalism. Mired in its electoral compromises with the PS (Parti Socialiste) and in the sham politics of the Front de Gauche, the PCF has lost more and more credibility and influence since 2012.

Endorsement of the “Sacred Union” and the State of Emergency following the terrorist attacks, alignment with Tsipras in Greece with his policy of ultra-austerity and his resignation couched in sophistry, as well as the obsession with defending European integration; the politcal line of the national leadership of the PCF ignores popular anger and the aspirations of the vanguard who struggle, notably in unions with revolutionary traditions.

 

We stand against this hastily prepared congress precipitating the Party further into an abyss of contradictory positions notably through the presidential primaries for the “Left.” We put forward for discussion a wholly different political line: political positions of rupture, notably rupture with the EU. The forthcoming important battles require strong political positions. The intransigent defence of the financing of National Health, retirement and social services, adapted to actual needs, through “la Cotisation Sociale” (equivalent of the National Insurance Contributions in the UK). The fight for Public Services notably through supporting the Train Workers battle against the Rail Reforms. Rejection of EU Directives. The defence of existing and the reconquest of historic Public Monopolies which were won after World War Two. The struggle for production, for small farmers and for industry. The combat against the capitalist market. The demand for democratic nationalisations.

 

The intensifying crisis of global capitalism is leading to a real increase in global risks: entire regions engulfed in war and human dramas such as that of the ‘migrants.’ Rather than the approval of certain military ‘strikes’ in the names of the fight against ‘terrorism,’ the Party must resume its anti-imperialist combat, and renew its work for international solidarity. The Party must, now more that ever, demand that France leave both NATO and the European Defence Agency, work for peace and work for disarmament.

 

Confronted by the political crisis of ‘alternance’ (the alternating share of power between the right and the left) and by the general crisis of Bourgeois Democracy, the present system dangerously promotes without hesitation extreme right-wing parties. Our refusal to accept the normalisation of the extreme-right wing Front National Party in France must be paired with a Class-based denunciation of the Front National’s social demagoguery. Furthermore, we must denounce the emergence of so-called new and ‘modern’ political formations (with the support of today’s dominant ideology). These new formations, radical in appearance only while maintaining profoundly reformist political positions, must not distract us from our principal task: the task of reinforcing a class-based Party with a rigorous anti-capitalist political line.

 

Through this text, we wish to show that, throughout France, local organisations of the French Communist Party are working to make the Party thrive on the basis of class struggle, seeking union along this path, and responding to the aspirations and anger of the working-class. Furthermore, these local organisations of the PCF have begun to reclaim the Party by and for those who most need a historically revolutionary working-class Party in France, and that they are working to reconstruct it.

 

Finally, at the occasion of the Party’s 100th anniversary, we call for a vast commemoration. This commemoration should serve to a critical discussion, within and beyond the Party: a critical discussion fully informed by the History entwined with that of the French Communist Party. That is to say the heritage, the present importance, and the fecundity of the Revolution of October.

Some predict that the French Communist Party will not celebrate its 100th anniversary in 2020. Together, we will show them that they are wrong.

 

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Published by Solidarité Internationale PCF
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 10:21
En Grande-Bretagne aussi: non aux trains sans contrôleur!

Grèves à la Southern Railway et à l’Eurostar début août : Les cheminots britanniques du RMT mobilisés au cœur de l’été !

 

Le syndicat britannique RMT (Railway, Maritime, Transport Union), syndicat national des salariés des transports de Grande-Bretagne, regroupant 80 000 adhérents, est affilié au TUC britannique (Trade Union Congress - 7 millions d’adhérents).

 

Sous la direction du mythique leader Bob Crow, qui fut son secrétaire général de 2002 jusqu’à sa mort tragique en 2014, le RMT est devenu le porte-drapeau du syndicalisme de lutte de classe en Grande-Bretagne, rompant tout lien structurel avec la Labour Party de Blair, combattant contre la guerre en Irak, menant compagne pour la sortie « par la gauche » de l’Union Européenne sur des bases de classe et pour la re-nationalisation du rail et le retour au monopole public du transport en Grande Bretagne.

Sans se désaffilier de la branche transport de la CES (ETF), le RMT va marquer sa rupture avec la CES et opérer un virage à gauche en adhérant officiellement à la Fédération Syndicale Mondiale en 2013 et intégrer son conseil présidentiel.

 

Le RMT a animé de nombreuses luttes et grèves dures ces 15 dernières années, dans les différentes compagnies ferroviaires privées, comme dans les plateformes offshores et dans son bastion du métro de Londres.

 

Sous l’actuelle direction de Sean Hoyle, son président et de Mike Cash, son secrétaire général, le RMT anime une compagne nationale « keep the guard on the train » (gardons le contrôleur dans le train) qui prend de plus en plus d’ampleur, contre la volonté des compagnies ferroviaires privées de supprimer l’accompagnement systématique des trains par un agent embarqué, en mettant en place les opérations de contrôle AVANT l’embarquement et en confiant au conducteur du train la fonction de fermeture des portes, afin de réduire les effectifs.

 

C’est ce qu’en France on appelle l’Equipement Agent Seul (EAS), qui s’est imposé depuis une quinzaine d’années en Ile-de-France et que la SNCF et les conseils exécutifs régionaux (de droite comme de gauche) veulent étendre à tout le pays en ce moment même !

 

La campagne « Keep the guard on the train » du RMT britannique a pour objet d’unir les cheminots des différentes compagnies en lutte pour leurs emplois aux usagers excédés par la dégradation du service public des transports ferrés britanniques depuis plus de 20 années de privatisation, sous prétexte d’une « ouverture à la concurrence » prônées par les gouvernements au service du Capital sous prétexte du respect des directives libérales du l’Union Européenne.

 

Galvanisés par leurs victoires sur ce dossier en Ecosse et dans le Sud-est de l’Angleterre, où la direction des compagnies privées a dû reculer sur le projet d’EAS face aux grévistes, le RMT a lancé début août l’assaut contre la Southern Railway Company, qui exploite le trafic ferroviaire du sud de l’Angleterre.

Southern Company dont un des actionnaires majoritaire est Keolis, filiale privée du « groupe » SNCF, spécialisée dans l’exploitation des anciennes compagnies nationales de ferroviaires et ex-régies publiques de transport urbain. Keolis est une des compagnies « laboratoire de la privatisation » du groupe SNCF et sans aucun doute un des futurs « concurrent » ferroviaire des cheminots français, avec Transdev, filiale privée de la caisse des dépôts et consignations !

L’exemple britannique montre d’ailleurs bien que la pseudo « ouverture à la concurrence » dans le transport, n’est rien d’autre que la casse de nos monopoles publics historiques, issus des conquêtes de la classe ouvrière et voués à satisfaire les intérêts populaires, afin de les remplacer par des monopoles privés, voués à engraisser des actionnaires au détriment de la qualité du service rendu et au prix de la casse des emplois et des conditions de travail des cheminots, marins et traminots !

 

Après une première manifestation, le 15 juin dernier, devant le siège londonien de la Southern Company pour mettre les négociations sous pression, le RMT a consulté ses adhérents fin juillet pour lancer une grève de 5 jours à compter du 08 août.

 

Il faut savoir que l’action syndicale est rendue très difficile en Grande Bretagne depuis les lois « anti-grève » de Thatcher en 1984, dispositif durci par ses successeurs, y compris Tony Blair.

En effet, pour qu’une grève soit considérée comme « légale », il faut que le syndicat consulte ses adhérents à bulletins secrets et que le OUI l’emporte à plus de 50% des voix, chaque votant devant être rentré dans un listing avec son nom, l’intitulé exacte de sa profession, son numéro de Sécurité sociale, etc…. une seule erreur dans ce listing épluché par l’administration et la grève est déclarée illégale, exposant le syndicat à de lourdes amendes, équivalente au montant perdu par la compagnie « victime » de la grève !

L’ex-premier ministre Cameron a d’ailleurs aggravé ce dispositif en obligeant une participation de plus de 50% des adhérents à ce type de vote, pour que la grève puisse être déclarée légale.

Les piquets de grève sont limités à 6 personnes et toute manifestation est très encadrée policièrement….

 

Le vote à la Southern Railway Company fut sans appel : plus de 90% de votes en faveur des 5 jours de grève à compter du 08 août !

La grève fut donc un succès, avec près de 40% des circulations supprimées et des piquets de grèves dans plusieurs gares de Londres et du sud du pays.

Dès le 3ème jour, sous la pression des grévistes et de l’opinion publique, la direction de la compagnie accepte de reprendre les négociations, ce qui suspendu le mouvement, mais la direction du RMT a prévenu : en cas d’échec des négociations, le mouvement reprendra à compter du 7 septembre !

 

Dans le même temps, le RMT a appelé à la grève, pendant les 2 week-ends de chassé/croisé touristique d’août, les agents britanniques du service commercial train de l’Eurostar, pour exiger l’application d’un accord (pourtant signé par un patronat qui décidément ne désarme jamais) permettant de meilleurs roulements de service aux agents.

Face au succès du mouvement, du rassemblement devant la gare de Londres Saint-Pancras et surtout face aux suppressions de trains, la direction d’Eurostar a dû céder aux revendications des cheminots en lutte.

 

Il apparaît évident que les syndicalistes de classe du transport dans les pays de l’Union Européenne doivent travailler à des convergences fortes contre la privatisation du rail, dont l’EAS est une conséquence, pour la défense de nos monopoles publics et pour la re-nationalisation des compagnies privatisées et donc pour la rupture avec l’Union Européenne et la non-application de ses directives libérales, qui sont un point d’appuis important pour la casse du statut des cheminots et leurs conditions de travail.

 

S’il est important de mobiliser les usagers sur ces questions, c’est par la montée du niveau des luttes que nous pourrons assurer la défense de nos intérêts, et la convergence internationale dans ces luttes par la solidarité internationaliste dans la défense de nos intérêts de classe communs, peut être un point d’appui gagnant dans ce combat !

 

Matthieu B-R

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 17:22
24 août 1991 : déclaration d’indépendance de l’Ukraine. « Un quart de siècle qui a tourné en tragédie. » Par Georges Kryuchkov

Georges Kryuchkov est philosophe et dirigeant du Parti communiste d’Ukraine. Traduction BB pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 22 août 2016


Dans l'histoire, à l’échelle de l’Humanité, 25 ans, cela ne représente qu’un instant. Mais dans ces temps agités, c’est une période suffisante pour apprécier les conséquences d’événements historiques aussi importants que la proclamation, en août 1991, de l'indépendance de l’Etat d’Ukraine, que certains célèbrent ces jours-ci.

Pour bien comprendre comment et pourquoi l'événement a pesé sur le sort de notre pays et l’a conduit dans l’état et les perspectives de développement d’aujourd’hui, il est impossible d’ignorer le fait que l'acquisition de la souveraineté de l'Ukraine n’a été qu’un épisode – certes particulier, mais parmi d’autres - du développement de la situation politique mondiale au cours de la seconde moitié du 20ème siècle.

Pour de nombreuses raisons, dont l'étude demande un examen séparé de cet article, la situation dans le monde d’alors a fait que, dans la confrontation des deux systèmes socio-politiques – capitalisme et socialisme - le régime qui existait alors en Union soviétique et dans les pays européens du camp socialiste a été vaincu. Des forces, qui haïssaient le communisme et le pouvoir soviétique, ont profité de cette circonstance, de la passivité et de la démoralisation des organisations et des membres du Parti communiste, de la trahison de Gorbatchev, de Iakovlev et de leurs épigônes locaux, pour prendre le pouvoir dans les républiques et déclarer leur indépendance. Cela a conduit à l'effondrement de l'URSS et à la restauration du capitalisme.

Dans l'ensemble, l’Ukraine a connu le même processus et la plupart des étapes que dans les autres anciennes républiques soviétiques. Mais certaines particularités, bien sûr, ont pesé sur la nature, le rythme et les conséquences des transformations qui ont eu lieu ici.

Une majorité des citoyens de la République ont succombé à la propagande antisocialiste massive. Ils ont soutenu ouvertement ou tacitement le coup d'Etat. Ils ont accepté les assurances des militants nationalistes radicaux selon lesquelles la sortie de l'Ukraine de l'Union soviétique, la reconnaissance de sa souveraineté nationale, la séparation des autres républiques soviétiques, surtout de la Russie conduirait à un espace de libre développement en Ukraine. "Les Ukrainiens, en Europe, vont cesser de nourrir et de soigner ces maudits Moscovites !" Ici la « révolution » a été froide (antisocialiste). Contrairement au cas de la plupart des autres anciennes républiques soviétiques, il n’y pas eu de « situation d’urgence » ni d’effusion de sang à ce moment et pendant une longue période. C’est à mettre au crédit des dirigeants ukrainiens.

Voilà quels étaient les plans des restaurateurs du capitalisme:

- la liquidation du système démocratique soviétique et l'interdiction du Parti communiste, la transition vers le parlementarisme bourgeois;
- un changement radical de la structure économique du pays : privatisation de tout, l'abolition de la propriété publique des moyens de production;
- inculcation d’une idéologie dominante nationale-chauvine par l'orientation de l’éducation pour les jeunes générations, par un "lavage de cerveau" pour l'ensemble de la population;
- Révision officielle de l’histoire du pays, en particulier de la Grande guerre patriotique, avec la réhabilitation des collaborateurs de l’occupant nazi et leur glorification comme des «combattants pour l'indépendance de l'Ukraine";
- Affaiblissement de l'unité slave, avec la négation de l'histoire commune des peuples frères ukrainien et russe. Inculcation à notre peuple d’une conception d’une Russie soumettant l’Ukraine au sein de l’Empire russe comme de l’Union soviétique, d’une idée d’un passé de colonisé du peuple ukrainien;
- Rejet des choix de civilisation faits au milieu du 17ème siècle;
- Imposition des soi-disant «valeurs européennes», y compris celles qui sont étrangères à la mentalité de notre peuple (mariages homosexuels, etc.);
- Participation de l'Ukraine aux structures européennes, y compris l'OTAN. Transformation du pays en une puissante force - tête-de-pont et containement - dans la confrontation de l'Occident et la Russie.

Le principal résultat de ces vingt-cinq dernières années est que ce programme a été exécuté dans son ensemble.

La restauration du capitalisme a été accompagnée et suivie, d’une part, d’une propagande anticommuniste omniprésente, noircissant le passé socialiste de notre pays, de la suppression de toutes les manifestations de l'opposition et de l'intervention éhontée de l'Occident dans les affaires intérieures, d’autre part, de toutes sortes de louanges pour célébrer les avantages du capitalisme, les « réformes démocratiques » en cours, la « réussite à surmonter les conséquences du totalitarisme".


En 1996, (plus tard que dans les autres Etats post-soviétiques), la Constitution de l'Ukraine a proclamé « l’Etat de droit, souverain et indépendant, démocratique et social." De nombreuses réformes sont annoncées. Des élections ont été tenues. Des présidents différents se sont succédés, des gouvernements (plus de 20 changements au fil des ans). Mais la prospérité promise et le paradis capitaliste ne sont pas venus. La vie de la majorité de nos compatriotes n’a cessé de s’aggraver. La société a vu la montée du mécontentement des citoyens à l’encontre des positions des politiciens et des actions des autorités. Mais ce mécontentement ne s’est pas transformé en prise de conscience par les travailleurs des raisons de ce qui est arrivé, de leurs intérêts de classe, ni de la compréhension de la nécessité d’une lutte organisée pour un changement radical de la situation dans le pays. L'élite dirigeante déchirée a continué à s’entredéchirer dans ses règlements de comptes. Le pays a été secoué de temps de temps à autre par des manifestations de masse, dont la révolution dite "Orange" (2003-2004) et la «révolution de la dignité" (2013-2014). Les groupes rivaux de la classe exploiteuse en ont saisi les fruits successivement. Ces "révolutions" n’ont pas conduit à un renversement du régime oligarchique bourgeois dans le pays, mais même, elles ont fait le lit des forces encore plus « ukrainistes », fusionnées avec des clans corrompus et nationalistes-radicaux, de fait, avec des néo-nazis.

L'évolution de la situation a conduit à l’organisation, en février 2014, du coup de force armé de la droite nationaliste qui, en fait, s’est située dans la continuation d’août 1991, de la révolution anti-socialiste et qui a, peut-être, jeté les bases de la période la plus dramatique et tragique de l'histoire de l'Ukraine. Le rejet dominant dans le pays du régime de démocratie bourgeoise naissante, conduit, dans les conditions actuelles de l’Ukraine, vu la faiblesse et la désunion des forces progressistes, à un changement de régime qui présente tous les signes d'un néo-nazisme. Le conflit sanglant dans l'Est du pays qui a coûté les vies, selon les chiffres officiels, de plus de dix mille personnes, a largement dépassé, en termes de gravité, tous les événements tragiques qui ont eu lieu dans les autres républiques issues de l'effondrement de l'Union soviétique.

Frappée par ce contexte, une part de plus en plus grande de la population se demande comment l’Ukraine a pu en arriver là en un quart de siècle, d’un pays qui avait atteint des niveaux enviés de développement socio-économique et culturel, avec une agriculture hautement mécanisée, collectivisée sous le régime soviétique, avec une industrie puissante, diversifiée, avec une recherche de pointe dans le monde de la science, avec une culture unique, d’un pays disposant d’un système complet de protection sociale, d’un pays parmi les plus développés d’Europe et du monde, à une économie ruinée, de type semi-colonial, à une horrible pauvreté, à une population déclinante, à la corruption totale des organismes gouvernementaux .

L’économie est en ruines. Des industries entières ont été pratiquement anéanties. De nombreuses entreprises ont cessé leurs activités et des centaines de milliers de salariés, de travailleurs qualifiés ont perdu leur emploi. On peut à peine mentionner quelques petites entreprises créées ces 25 dernières années. Le produit intérieur brut atteint à peine la moitié de son niveau de la fin des années 80 et du début des années 90 du siècle dernier. En seulement deux ans, depuis le coup d’Etat de février 2014, le PIB par habitant, exprimé en dollars courants, a diminué de presque de moitié, - 47%, selon la Banque mondiale.
L'économie ukrainienne a durement souffert d’être transformée en appendice de l’Occident, lui fournissant des produits bruts et agricoles, suivant les fluctuations des prix du marché mondial pour le fer, l'acier, le blé, l’huile de tournesol, et de la ratification de l’accord d’adhésion au marché européen qui a établi des quotas de produits bruts exportés souvent nettement défavorables à l’Ukraine.

La situation de la sécurité industrielle et environnementale est catastrophique du fait de l’effondrement (80/90%) des investissements dans l'industrie, l'agriculture, les services publics quotidiens, notamment la détérioration extrême de la fourniture d’eau potable, du traitement des eaux usées, du recyclage des déchets industriels et ménagers.

La science est dans un état critique.

Pour le maintien en état et le fonctionnement des centres de recherche ne sont alloués que 0,2% du PIB, au lieu de 1,5% prévu par les normes. Cela fait 100 millions de dollars, à peine le budget d’une université moyenne aux Etats-Unis. Dans cette situation, quand d’importantes découvertes sont faites dans les instituts de l'Académie nationale des sciences, correspondant au développement actuel de la science et de la technologie et aux besoins d'innovation de notre pays, on le doit principalement au dévouement et au patriotisme authentique des scientifiques ukrainiens.

Le système financier et bancaire a été détruit. Rien que depuis la révolution de 2014, la monnaie ukrainienne, la hryvnia, a perdu les deux tiers de sa valeur par rapport au dollar (de 1 à 8 à 1 à 25). Alors que importations de biens et services atteignent 57%, cela a conduit à une inflation de 48,7% pour la seule année dernière, avec des augmentations des prix de l'énergie, du logement, des services publics, des transports etc. Les prix des médicaments ont augmenté de 50%, le pain de 55%, le logement de 116%. Le salaire nominal moyen, par rapport à l'année précédente, n’a augmenté que de 20% et la pension moyenne des retraités que de 8% seulement.

Cette incompétence, ce suicide dans la gestion de l’Ukraine, après les "fringantes" années 1990 montrent le bluff des idées que l’on a tenté d’imposer au peuple, que la privatisation de tout conduirait à l'émergence d’une «propriété effective», à une croissance rapide de la production nationale, à des améliorations dans la structure de l’industrie, que l’introduction de la concurrence et la déréglementation des prix allaient élever le niveau d’innovation et faire baisser les prix. Rien de tout cela n’est arrivé. La répartition des branches de notre économie, en vue d’optimiser la réponse aux besoins, est devenue encore plus imparfaite. La part des industries modernes est considérablement réduite: ingénierie, instrumentation, électronique.

Le résultat, sans analogie en Europe, est la montée de la pauvreté dans notre pays, sans doute le problème le plus aigu. Un récent rapport des services du ministère des affaires sociales a indiqué que les pauvres, suivant les termes relatifs conventionnels, représentaient 24% de la population en Ukraine, et que 59% d’entre elle se situaient juste au niveau de subsistance. Quand va revenir l’automne, l’Etat sera contraint d’accorder, selon les estimations officielles, des aides à près des deux tiers des ménages, face à la flambée des dépenses de chauffage, car ils seraient sinon incapables de manger correctement, d’acheter médicaments et produits manufacturés de première nécessité. Pouvons-nous parler d’une économie normale ?

L'incurie de la politique économique et sociale du régime bourgeois oligarchique et criminel, l'effondrement de l'économie, la destruction de ce qui existait sous le régime soviétique comme garanties sociales (qui, en chemin rappelons-le, existent encore dans certains pays occidentaux où elles ont été obtenues par la pression du mouvement ouvrier et grâce à l'influence de l'exemple soviétique), la violation déclarée des droits de l'homme et des libertés établis par la Constitution ont conduit à des conséquences sociales graves qui menacent la stabilité et l’existence même de l’Etat dans une société ukrainienne déjà divisée. Nous voulons parler surtout de la division sociale, en termes de propriété, de l'écart de plus en plus profond entre une poignée de riches et la grande majorité des personnes défavorisées.

La situation du service national de santé en donne une preuve éclairante. Il était gratuit sous le régime soviétique. Il devait le rester dans l’Ukraine indépendante, conformément à la Constitution. Il est devenu pratiquement inaccessible pour la grande majorité de nos concitoyens. En violation de la Constitution, on a fermé des centaines de maternités et d'autres institutions médicales. D’autres fermetures sont en cours. Le personnel médical est très mal payé. Dans le même temps, dans la capitale et dans certains centres régionaux, fleurissent des cliniques privées merveilleusement équipées du matériel plus moderne, disposant de l'ensemble des médicaments nécessaires et d’un personnel complet et bien payé. Ils effectuent les actes les plus difficiles, qui jusqu'à récemment ne pouvaient se faire qu’à l'étranger (en Allemagne, aux Etats-Unis et en Israël). Mais ils coûtent des dizaines voire des centaines de milliers de hryvnias, ou même de dollars ou d’euros, ce dont ne disposent pas la grande majorité de nos compatriotes. Est-il étonnant ensuite que l'Ukraine soit un des pays d’Europe où taux de mortalité est le plus élevé? Le pays connaît à nouveau certaines maladies sociales (ex : la tuberculose, etc.) qui, en Ukraine soviétique, avaient été éliminées.

Dans le pays, est apparue une foule de supermarchés, de boutiques avec un grand choix de produits. Mais, là encore, ils ne sont pas accessibles à la grande majorité de la population.

Certaines données caractérisent de façon éloquente l’état des choses dans le domaine social. Des études montrent que le niveau de vie, au cours des deux dernières années (depuis l'arrivée au pouvoir du régime actuel), s’est détorioré pour 76% de la population, de manière significative pour près de la moitié (48%). La part de l'alimentation dans les dépenses des ménages a augmenté de 37,7% à 45% au seul premier trimestre de cette année. Dans le régime alimentaire du peuple, on constate une diminution de la consommation de viande, de produits à base de viande, de poisson, d’oeufs, de légumes, de fruits et même de pain.

Que peut attendre notre peuple dans un avenir proche? De nouvelles hausses de prix, augmentations des tarifs, une nouvelle baisse du niveau de vie.

L’indicateur qui résume tout le caractère anti-populaire de la politique de l'Etat, de la restauration capitaliste et du résultat de sa mise en œuvre, est le fait que la population de l'Ukraine a chuté de 10 millions d’individus depuis l’indépendance. Dans le même intervalle de temps précédent, elle avait augmenté à peu près du même ordre. Cela veut dire que notre pays est retombé pratiquement un demi-siècle en arrière. Notre pays détient une première place sur le continent européen : pour le nombre de personnes qui cherchent à partir à l'étranger, pour que leurs compétences servent à assurer leur subsitance. Selon les données qui ont été publiées dans la presse, au cours des deux dernières années, environ neuf millions de travailleurs qualifiés d’Ukraine dans le domaine des hautes technologies sont allés travailler à l’étranger.

À la lumière de ces faits, comment parler de l'Ukraine comme d’un Etat social, d’une montée du sentiment patriotique dans notre société?

Jamais depuis l'indépendance de l’Ukraine, n’ont été violées de façon aussi éclatante les dispositions de la constitution qui proclament les droits et les libertés des citoyens, définissent le caractère du fonctionnement démocratique des institutions gouvernementales. Dans une atmosphère de non-droit et d’arbitraire, la sécurité des individus, la protection des habitations, des biens, la dignité personnelle ne sont plus garanties. Dans tout le pays, notamment dans la capitale, on assiste à une dangereuse augmentation de la criminalité, en particulier du vol et du vol avec armes. La diffusion des armes dans la société a atteint des proportions alarmantes. Il semble que les forces de l’ordre ne se préoccupent pas de ce danger. La réfome annoncée à grands cris, changeant la tenue des policiers dans la rue, desormais habillés d’uniformes américains, n’y fera rien.

La corruption extrême de toutes les branches du gouvernement, de toutes les structures de l'Etat en Ukraine reste proverbiale dans le monde. La création de toutes sortes d'agences anti-corruption, dont le Bureau anti-corruption, les procureurs spéciaux et autres, non seulement n'a pas donné de résultats concrets, mais a donné lieu à la concurrence entre hauts fonctionnaires nécessitant l’intervention des services de sécruité comme « arbitre ».

La démonstration de la volonté des hauts fonctionnaires de transformer les organes judiciaires en instrument de pouvoir a été faite, lors de la formation du gouvernement, dans la bataille pour savoir de quelle autorité dépendrait le ministre de l’intérieur – du président ou du premier ministre – ainsi qu’avec la nomination par le Parlement d’un procureur général du pays sans l’expérience ni la formation requises dans l’appareil judiciaire. Depuis le peu de temps qu’il est à ce poste, ses actions dénuées de professionnalisme, son interprétation « libre » de la loi ont déjà suscité des inquiétudes dans la communauté.

L’écrasement de l’opposition politique.
La violation des droits fondamentaux des citoyens et des libertés reconnues dans le monde démocratique s’est exprimée notoirement par l'adoption par le Parlement, la « Verkhovna Rada » d'Ukraine, de la loi d’épuration et de « décommunisation » du pays qui, selon les experts, viole jusqu'à une demi-douzaine d'articles de la Constitution. Les autorités ukrainiennes n’ont pas honoré leur promesse de reconsidérer cette loi, faite devant la Commission de Venise [du Conseil de l’Europe]. Les licenciements de masse d’employés des services exécutifs, de la police etc. ne sont pas seulement une violation flagrante de la présomption d'innocence, des sanctions illégales contre des personnes innocentes, mais ils conduisent aussi en réalité à la destruction de compétences dans les domaines administratifs. Parfois, il semble que quelqu'un en haut du pouvoir détruit délibérément les organismes publics destinés à assurer le fonctionnement normal de la société, le développement de l'économie, la vie sociale, la protection des intérêts de l'Etat, la santé, la protection des biens, les droits et libertés constitutionnels des citoyens.
La répression inconstitutionnelle qui s’abat sur le Parti communiste d'Ukraine – suivant l’exemple des nazis d’Hitler qui occupèrent le pays en 1941 et des organisateurs du coup d’Etat antisocialiste de 1991 dirigé par le transfuge du PC Kravchouk - est destinée à montrer au public que le régime établi dans le pays ne reculera devant rien pour réprimer toute opposition et défendre les positions et le pouvoir oligarchique et criminel de la bourgeoisie compradore.

Est-il possible, dans ces conditions, de parler de l'Ukraine comme d’un Etat démocratique?
Aujourd'hui, les autorités et leurs relais idéologiques veulent faire oublier que la cause et la motivation du conflit dans le Donbass, qui s’est transformé en une guerre civile sanglante, appelée "opération anti-terroriste", ont été la violation cynique des droits des citoyens, y compris le droit d'utiliser librement sa langue maternelle, les actes de violence débridés, restés impunis exercés par des éléments néo-nazis à l’encontre les citoyens, indépendamment de leur statut social, la saisie des bâtiments publics, des institutions culturelles et éducatives, pour mater la population russophone des provinces orientales du pays.
Ne peut être aussi que source d’inquiétude le fait que, plus de deux ans après, l'enquête sur les événements sanglants dans la capitale, sur la tragédie à Odessa, où ont été tuées, brûlées vives, des dizaines de personnes, sur les actes criminels à Marioupol et dans d'autres villes, ne soit pas terminée et que les responsables de ces crimes ne soient pas désignés. Plus l'enquête est retardée, plus on peut douter de la sincérité des intentions du gouvernement actuel pour établir la vérité: il la connaît, mais n’a pas intérêt à la rendre publique et à révéler les actions criminelles de plusieurs de ses représentants – c’est trop dangereux pour lui.
Dans l'analyse des évolutions engagées par la révolution de 1991, la conception de l’indépendance et de la souveraineté nationale de l’Ukraine a considérablement changé ces dernières années. Pendant longtemps, la souvernaineté a été considérée comme une notion inviolable. Toute proposition d’intégration à l’Union eurasiatique, l’amélioration des relations avec la Russie étaient qualifiées d’empiètement sur la souveraineté de l'Ukraine, de menace à son indépendance. Ceux qui les défendaient étaient qualifiés de séparatistes, d’ennemis dissimulés de l’Ukraine. La situation a changé après la signature de l'accord d’association avec l’Union européenne, qui a - de fait - légalisé une situation de longue date.
Déjà, dans la résolution commune n° 120, adoptée en novembre 1996 par les deux chambres du Congrès des Etats-Unis, intitulée " Soutien à l'indépendance de l'Ukraine", était clairement défini ce que l’on attendait du président, du parlement et du gouvernement : un démantèlement plus complet des secteurs socialistes restants de l'économie, afin d'assurer un environnement sûr pour les capitaux étrangers, l’impossibilité de la renaissance de toute forme d'alliance politique ou militaire avec ex-républiques soviétiques. Ces exigences ont strictement guidé tous les présidents, tous les parlements et tous les gouvernements de l’Ukraine « indépendante » qui les ont appliquées. Toutes les décisions importantes, y compris le choix des dirigeants, sont prises après consultation de la direction de l'ambassade des États-Unis. L'ambassadeur américain peut facilement trouver une raison « d’expliquer » au procureur général de l'Ukraine comment se comporter, comme il l'a fait, par exemple, lors du récent conflit avec le soi-disant « Bureau anticorruption ». Le Fonds monétaire international dicte ce qui doivent être en Ukraine le budget de l'Etat, la dette publique, les tarifs de l'énergie, des services publics, l'âge de la retraite.
Maintenant, les discours des hauts fonctionnaires, des divers analystes et des «stratèges» sont de plus en plus enclins à estimer que la souveraineté est une notion qui peut être limitée, et que, dans le cas de l'UE et de l'OTAN, son transfert à des structures de gouvernance supérieures peut aller dans son intérêt. De surcroît, sans même être encore membre à part entière de ces organisations, l'Ukraine en fait plus que les autres. Il figure en particulier dans des documents officiels qu’en cas de la guerre entre l'OTAN et la Russie, l'Ukraine est prête à donner aux pays de l’OTAN son territoire pour le déploiement de leurs forces armées, bien que cela soit interdit par la Constitution et les lois en vigueur.
Comme nous le voyons, les autorités ukrainiennes sont prêtes à tout sacrifier pour la cause de la rupture complète avec la Russie, y compris la souveraineté nationale, argument dont ils ont tant usé, trompeusement, comme cela est dévoilé désormais à nos concitoyens. Elles n’ont rien à faire des grands préjudices causés aux intérêts nationaux de l'Ukraine.

Sur la situation de désunion de notre société et de notre pays, en raison des circonstances historiques connues. Surmonter les contradictions existantes nécessite une étude minutieuse, bien pensée et une politique équilibrée, autant que possible en tenant compte des caractéristiques spécifiques des différentes régions, des intérêts des populations qui y vivent. Malheureusement, les autorités de l'Ukraine post-soviétique n’ont pas accordé suffisamment d'attention à ces problèmes. Et le régime actuel a tenté d'imposer dans les régions orientales son idéologie nationaliste et les diktats des forces néo-nazies. Il a encore creusé le fossé. Avec l'affaire à la perte de la Crimée, et celle de l'explosion du conflit sanglant, de la guerre civile dans le Donbass, une menace extrêmement dangereuse d'affrontement armé avec le voisin du nord est apparue. Les « faucons » russophobes tiennent des positions relativement fortes. Ils sont partisans d'une guerre à grande échelle avec la Russie. Leurs calculs sont basés sur deux affirmations - sur le fait que "les pays étrangers (l'Ouest) va nous aider", et que la Russie, sous le poids empilé de ses problèmes, va rapidement "s’effondrer".
On est frappé devant la naïveté et l'irresponsabilité de ces «stratèges». La lutte d’une l'Ukraine se corrompant avec l’Occident, qui a ses propres problèmes, ne va pas de soi. Ils sont tout à fait convaincus que les dirigeants actuels ont subreptiscment réussi à arracher l'Ukraine de la Russie, à faire de deux états connexes, des ennemis. Rien n’est moins sûr. Quant à l'espoir de «l'effondrement» de la Russie,...

L’opinion est largement répendue dans le monde qu'il n'y a pas l'alternative à un règlement pacifique du conflit, que le résoudre –avec la pleine application des accords de Minsk – passe par la mise au pas des forces irresponsables en Ukraine.

L'analyse du bilan de ces 25 dernières années conduit à cette conclusion : La restauration du capitalisme, l'effondrement de l’Union Soviétique, la déclaration d'indépendance n'ont pas conduit, pour notre peuple, à la réalisation de l'espoir d'une vie heureuse, à la préservation de la souveraineté de l'Ukraine. Le constat d’échec, l'incompétence du régime qui a conduit le pays à une terrible tragédie, sont de plus en plus apparents. Dans notre société, l’exigence grandit d’un changement de gouvernement, de la tenue d’élections parlementaire et, peut-être, d’élections présidentielles anticipées. Dans les conditions d'une perte catastrophique de confiance de la population dans les autorités, c’est tout à fait raisonnable et logique. Dans le monde, il est difficile de trouver un exemple comparable, où, à chaque fois, le président, élu à une majorité impressionnante au premier tour, se retrouve un an plus tard à 10/12 pour cent de popularité. Ceci n’est possible que lorsque, comme le dit le dicton, un homme n’est pas à sa place, même qu’il a une corpulence impressionnante et parle des langues étrangères.
La tragédie de notre société est que l'horizon politique d'aujourd'hui n’offre aucune figure d'autorité, susceptible d'unir le pays, d’empêcher sa désintégration, de le sortir de la crise. Les forces politiques qui bénéficient d'un large soutien dans la société et peuvent organiser les masses à se battre pour les vrais intérêts du pays n’existent pas.
La restauration du capitalisme était pour notre pays (comme, d'ailleurs, pour d'autres anciennes républiques soviétiques de l'URSS), un chemin sans issue. La préservation de l'Ukraine, sa renaissance comme Etat prospère et puissant, capable d'assurer la justice sociale et une véritable démocratie pour le peuple, ne sont possibles que par le retour à la voie socialiste de développement, par la normalisation des relations avec tous les voisins, à commencer avec la Fédération de Russie. Mais il est nécessaire pour cela, que le pouvoir dans le pays n’appartienne plus aux grands richards et à leurs sbires mais devienne le véritable porte-parole de la volonté du peuple. Pour les forces patriotiques, ce sera une lutte dure et difficile.
Georgy Kryuchkov, Député du peuple de l'Ukraine à la 3ème et à la 4ème assemblées,

24 août 2016

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Russie et ex-URSS
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 16:52
L’anticommunisme de l’UE ne passera pas - Déclaration du PC Grec KKE, à propos de la "Journée européenne du Souvenir" du 23 août

En complément de la déclaration du KKE, on peut relire l'article de vivelepcf contre l'institution de cette "journée du souvenir" anticommuniste par le Parlement européen en 2009 sur le lien suivant: LIEN

 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE GREC:

 

La délégation du KKE au Parlement européen dénonce les événements anticommunistes organisés par l'Union européenne et la présidence slovaque de l'UE. Les événements se déroulent dans le cadre de la soi-disant « Journée européenne de commémoration des victimes de régimes totalitaires » que l'UE tente d’instaurer le 23 août. Dans ces événements participent des représentants des ministères de la Justice des États membres de l'UE, plusieurs «instituts» et des ONG qui sont financées par des fonds communautaires ayant pour mission spécifique de calomnier le socialisme et réécrire l'Histoire.

Un objectif clair de ce rassemblement anticommuniste est la manipulation de la conscience des travailleurs, du peuple, en premier lieu de la jeunesse, en utilisant comme leurs armes la falsification de l'histoire et des calomnies contre les gains sans précédent des travailleurs dans le socialisme. À travers l’équation historiquement inexacte du communisme et du fascisme, ils cherchent en fait à exonérer le monstre fasciste et le «ventre» qui lui donne naissance et le reproduit: le système capitaliste.

Les événements de l'UE et de la présidence slovaque de cette année, avec l'ajout des discussions sur « la radicalisation en Europe », cherchent encore plus ouvertement à cibler la lutte du peuple pour la libération sociale, l'activité et l'idéologie communiste, comme cela se passe dans des différents États membres de l'UE, où les partis communistes et l'activité politique des communistes sont soumis à des poursuites pénales.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL porte d'énormes responsabilités, car avec sa participation à ce rassemblement réactionnaire il légitime et contribue au renforcement de l'anticommunisme, qui est une idéologie officielle de l'UE, et à l'exonération du fascisme qui, historiquement, comme aujourd'hui, se sont révélés des conditions nécessaires à la mise en œuvre de la politique antipopulaire dans tous les États membres de l'UE.

Les peuples ont la mémoire, l'expérience du passé et l'expérience d'aujourd'hui de la barbarie antipopulaire des politiques des monopoles, de l'UE et des gouvernements bourgeois de ses États membres, afin de faire face à la fois à la campagne anticommuniste et la ligne politique antipopulaire, en ouvrant par leur propre alliance la voie vers le pouvoir ouvrier-populaire et leur prospérité.

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Grèce et Chypre
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 09:56

 

Article écrit par la Ligue de la Jeunesse Communiste du Canada (YCL-LJC Québec), 23 août 2016, repris pour Solidarité Internationale PCF.

 

Le dimanche 14 aout se concluait - au même moment où fusaient les bannières et drapeaux arc-en-ciel de la Fierté gay - le 1er Forum social mondial organisé dans un pays du Nord.
Né à Porto Alegre en 2001, ce rassemblement des organisations alter-mondialistes à travers le monde avait pour objectif de contrer l’influence du Forum économique du Davos. Dans le contexte du début des années 2000, marquées d’une part par le dogme de la pensée unique, de la «fin de l’histoire», et d’autre part, par la résilience d’un discours raciste voué à justifier de nouvelles guerres impérialistes notamment au Moyen-Orient, revendiquer un autre monde que celui du capitalisme triomphant pouvait arborer un caractère franchement progressiste.
Lors de la précédente édition, tenue à Tunis en 2013, le comité organisateur a décidé que l’édition de 2016 ait lieu à Montréal. Il ne fait aucun doute que les membres de ce comité ont été séduits par l’historique grève étudiante de 2012 et par le mouvement Idle No More, preuve que la mondialisation affecte aussi les peuples du «Nord», un point qui se défend aux vues de la conjoncture économique, politique et sociale actuelle.
Trois ans plus tard cependant, la lune de miel semble avoir décru: les organisations et individus du «sud» se sont plaints à maintes reprises avant même que ne soit lancé le coup d’envoi de la mobilisation des couts exorbitants associés au voyage. À cela s’est ajouté le marathon administratif pour obtenir un visa d’entrée au pays. D’ailleurs, les précédentes éditions (à l’opposé de celle-ci) comptaient sur un certain appui des autorités, ce qui facilitait la tâche aux participants.
Résultat: à deux jours du début du Forum, plus de 200 demandes de visas formulées par des militants palestiniens, asiatiques, africains et sud-américains avaient été refusées. Le problème n’avait rien de surprenant: dès le début, bon nombre d’organisations avaient critiqué le choix de Montréal pour cette raison. Parmi les personnalités refusées, on compte le Président du Syndicat des travailleurs postaux de Palestine dont l’organisation a enjoint les organisateurs du Forum à choisir un pays hôte «qui permette aux militants de tous les pays et de tous les profils sociaux de participer à l’évènement». À ce syndicaliste s’ajoute l’intellectuelle malienne Aminata Traoré (qui devait participer à l’une des grandes conférences), une des voix fortes du «féminisme» africain. Même si les services frontaliers se sont éventuellement ravisés, elle a préféré boycotter l’évènement en solidarité avec tous ceux qui n’ont pas été bienvenus au Canada.
Tel que prévu par les organisateurs donc, la très vaste majorité des participants au Forum (plus de 80%) provenait du Québec, ce qui n’est en rien différent des dernières éditions.
Malgré ces ratées, les organisations québécoises conviées n’ont pas boudé l’évènement pour autant. Conscients de la couleur locale du Forum, les participants se sont sans doute rappelé le succès - certes très mitigé - du Forum social des peuples organisé à Ottawa en 2014. Cette rencontre, à laquelle la Ligue de la jeunesse communiste avait d’ailleurs participé, avait permis aux mouvements sociaux de partout au pays de faire valoir leurs positions et de dégager, dans la mesure du possible, un plan d’action commun pour instaurer un changement à travers le Canada. Ce Forum social mondial à saveur nord-américaine aurait pu, dans un contexte pré-électoral aux États-Unis et de nouveau gouvernement au Canada, être l’occasion de discuter d’actions conjointes pour une campagne pour la dissolution de l’OTAN et le retrait de ses États-membres, pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, pour mettre les multinationales au pas, affirmer notre solidarité avec les peuples tels que le peuple cubain, palestinien, saharaoui, brésilien ou encore avec les peuples africains qui se mobilisent contre le modèle néo-colonial qui leur est imposé.
On ne peut donc imputer la faible mobilisation au manque de participation internationale: ce n’est certainement pas pour cette raison que les syndicats ont été lents à s’engager dans le projet et à promouvoir l’évènement, ce n’est certainement pas pour cette raison non plus que la manifestation d’ouverture n’a compté que 2000 participants tout au plus - moins qu’une marche du 1er mai - avec l’absence notable des organisations étudiantes du Québec et du Canada. Ce n’est probablement pas non plus pour cette raison que les ateliers organisés durant les trois premiers jours de ce rassemblement - parfois se sommant jusqu’à plusieurs dizaines en même temps - ne comptaient que sur une vingtaine de personnes aux mieux et, au pire, sur deux individus seulement.
La mitigation du succès du Forum social mondial 2016 a certes été exacerbée par le fait qu’il ait été organisé dans le tétrasphère nord-ouest, soit dans le quart-monde développé, à un jet de pierre des entrailles de la bête impérialiste, mais il reste que la cause profonde des difficultés rencontrées provient sans doute de la formule même des forums sociaux mondiaux.
Effectivement, si, pour le peu que l’on se déclare contre la mondialisation (peu importe qu’elle soit culturelle, politique ou économique), on peut y entrer comme dans un moulin, il n’est en rien étonnant que des ateliers condamnant le droit à l’autodétermination du peuple Saharaoui habitant la dernière colonie d’Afrique endossés par l’impérialisme marocain ou alors que le FSM se refuse de soutenir la campagne de Boycott Désinvestissement Sanctions contre l’apartheid israélien. Il y a fort à parier que dans les mouvements pro-sionistes et pro-occupation marocaine, existe une frange alter-mondialiste comme il existe, dans le mouvement pour la Paix, une frange pacifiste qui refuse de condamner l’OTAN… Même des organismes comme Oxfam, l’impérialisme au visage humain, y sont les bienvenus. Les partis politiques cependant n’y ont pas droit de cité.

C’est que les Forums sociaux mondiaux ne prennent pas parti…
Au-delà du jeu de mots, il reste que l’idée même selon laquelle il serait possible de changer le monde à l’aide d’ONGs et à coups de critiques vaseuses de la «mondialisation» (et non de l’impérialisme) - une notion floue et définie par idiosynchrasies - a fait son temps. Les mouvements sociaux conviés en 2001 à Porto Alegre ont certainement apprécié, dans le contexte de l’époque, cette bouffée d’air. Aujourd’hui, les plus combatifs d’entre eux ont tôt fait d’en percevoir les limites et se tournent vers d’autres horizons. En effet, il n’est plus tellement question de se répéter qu’un autre monde est possible, nécessaire. L’heure est plutôt à la mobilisation: que faire pour bâtir ce monde à la hauteur de nos attentes?
Les Forums sociaux ne peuvent certainement pas répondre à cette question s’ils refusent de poser la question de la prise de pouvoir politique en interdisant formellement les partis politiques. Ils ne peuvent non plus y répondre s’ils refusent de s’attaquer à l’impérialisme et en acceptent même des représentants en leur propre sein. Sans déclaration finale, quelles propositions d’actions peuvent être formulées pour les prochaines années?
Avec un tel évènement, nos dirigeants peuvent dormir sur leurs deux oreilles… D’ailleurs, comble du comble, le Canada, un pays impérialiste, a même financé le FSM!


Sans illusions, mais présents


Qu’à cela ne tienne, la Ligue de la jeunesse communiste ainsi que le Parti communiste du Québec ont décidé, sans illusions, d’utiliser le Forum social mondial comme plate-forme pour accroitre leur visibilité auprès des mouvements sociaux du Québec. «Au cours de la semaine, nous avons distribué plusieurs centaines de tracts et journaux en plus de tenir une table politique à l’entrée du Forum social. Nous avons ainsi pu engager plusieurs conversations intéressantes et créer de nouveaux contacts», nous dit Marianne Breton-Fontaine, membre du Comité central exécutif de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada.
La LJC-Q a de plus organisé une conférence sur la paix et l’anti-impérialisme, une occasion de promouvoir le 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui se déroulera à Sotchi en octobre 2017. Cette conférence a pu compter sur la participation de deux représentants du front Polisario qui ont exposé la situation à laquelle est confronté le peuple saharaoui après plus de 40 ans d’occupation marocaine illégale.
Adrien Welsh, animateur de la discussion, en a profité pour réaffirmer les liens profonds de solidarité entre la Jeunesse communiste du Canada et la jeunesse du front Polisario (UJSARIO): «nous sommes liés par un combat commun, une cause commune: en finir avec l’impérialisme qui, du Sahara à Ramallah et de Kuujjuaq à Caracas, perpétue la guerre, la mort et la destruction. Nous dénonçons par ailleurs le Forum social mondial pour avoir permis dans son enceinte une conférence vraisemblablement organisée par le palais de Rabat afin de déverser une propagande mensongère contre combattants de la Liberté du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec le peuple et la jeunesse saharaouis et leurs seuls représentants légitimes, le front Polisario et l’UJSARIO. Notre solidarité ne s’arrête pas aux mots: nous sommes prêts à nous mobiliser et être les dignes ambassadeurs - car pour le moment, le Canada est l’un des seuls pays au monde à n’avoir aucune relation diplomatique avec le Sahara occidental - du Sahara occidental souverain. Nous réclamons la tenue du référendum sur le droit à l’autodétermination du Sahara occidental tel que proposé par l’ONU, la libération des prisonniers politiques de Gdeim Izik. Alors que le Canada s’apprête à signer un accord de libre-échange avec le Maroc, nous devons nous mobiliser afin de nous assurer qu’a minima, la souveraineté du Sahara occidental y soit reconnue afin d’empêcher que des entreprises minières (comme c’est le cas en ce moment) pillent les ressources de phosphate de cette nation nord-africaine. Ṣaẖarāwi, Ṣaẖarāwīya, īdi f-īdak ẖaṭṭa l-ẖuriya! (Saharaoui, Sharaouie, mains dans la main jusqu’à la liberté!)
Le Parti communiste, invité par le journal People’s Voice, a quant à lui organisé une conférence sur la nécessité de construire un front populaire rejoignant tous les exploités du Canada à commencer par les travailleurs, les étudiants, la jeunesse, les femmes, les petits producteurs agricoles, les peuples autochtones, bref rejoignant tous ceux qui, des dires de Liz Rowley, chef du parti, «sont affectés par le capitalisme». De fait, «nous partageons tous un même intérêt: faire fléchir le pouvoir des grandes compagnies. Certes, il ne s’agit pas encore du socialisme, mais en nous mobilisant tous ensemble pour une démocratie avancée, pour l’égalité nationale, pour la gratuité scolaire et le renforcement des services publics entre autres, la nécessité de rompre avec le capitalisme s’imposera d’elle-même. Au point où nous en sommes, il ne reste qu’à choisir son camp. Nous, communistes, avons choisi depuis bientôt 100 ans le camp des exploités, de ceux qui n’ont rien à perdre autre que leurs chaines. Nous savons que le chemin sera sinueux, long et tortueux, mais nous sommes plus nombreux et dans l’unité, nous pouvons et nous allons gagner.»

 

Source : http://yclljc-magazine.blogspot.fr/2016/08/un-forum-social-pas-tres-mondial.html

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 16:34
« Jeux Olympiques 2016 à Rio: Le sport est ce qui importe le moins », article de Mauro Luis Iasi (PCB)

Article de Mauro Luis Iasi, repris du site du Parti communiste brésilien (PCB), traduction, MLJ pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 11 août 2016


Un peu, juste un peu. On ne nous montre pas tout dans l’image idéologique qui nous est présentée des Jeux olympiques. L’image est sélectionnée, comme on sélectionne les athlètes en quête de performance olympique. C’est ce qui apparaîtra comme reflet du réel.

Voilà un Brésil qui chante, plein de joie. Voilà un pays où une fille noire, issue des favelas, accède à l’or olympique. Voilà un pays qui fait beaucoup pour ceux qui luttent chaque jour pour surmonter les obstacles. Voilà pourtant aussi un Brésil qui chante parce qu’il est triste, où les enfants noirs sont amenés à tirer dans les favelas, où les juges s’en vont dîner avec les vainqueurs, un pays dans lequel celui qui travaille beaucoup gagne peu pendant que quelques-uns disposent de presque tout. Comme aux jeux olympiques.

Comme chaque image idéologique, les jeux olympiques montrent aussi et démontrent bien des choses cachées. Ils ne sont pas que mensonge et pure manipulation. Il y a un peu, et oui, un peu du Brésil. Les jeux sont comme un entonnoir d’où sortent les meilleurs des meilleurs, les champions, les demi-dieux olympiques qui se disputent les quelques places du podium et dont un seul peut être en or. La concurrence libre entre individus, inégaux de condition, égaux devant les règles de la compétition. Egaux en droits, inégaux en fait. Des individus, héroïques, dans leur lutte pour les lauriers de la victoire.

Mais, il est évident qu’un autre message s’insinue plus subrepticement. Des places spéciales sont laissées à ceux qui n’ont pas atteint les minimas requis, de façon que tous les pays puissent participer, du moins en invités. Il y a des équipes pour recueillir les athlètes réfugiés. Et puis, il y a les jeux paralympiques. Les cercles de toutes les couleurs s’entremêlent dans les anneaux du magicien qui masque habilement ses trucages. Au monde, on délivre le message qu’il est important de préserver la nature et les équilibres écologiques, la paix mondiale, de prendre soin des enfants et de leur éducation.

Il n’y a rien de mal dans ce discours, comme il n’y a rien de mal dans les Jeux, dans l’émotion de la compétition, dans la reconnaissance des efforts des athlètes, dans la beauté du sport. Le côté idéologique agit à un autre niveau qu’on ne peut voir qu’avec un peu de distance.

Ces jeux qui prônent le respect de l’environnement, par exemple, n’ont pas appliqué leur objectif. Ils ont fabriqué une flamme olympique miniature, pour économiser de l’énergie, mais le bilan carbone des jeux reste déficitaire de 31%, faute de plantations d’arbre suffisantes pour compenser les émissions de gaz dues aux travaux. Les égouts qui se jettent dans la Baie de Guanabara devaient, selon les engagements pris, être traités à 80%. On n’en est pas à la moitié. L’assainissement et la canalisation des rivières du bassin de Jacarepagua, selon des données du « Journal des luttes : les jeux de l’exclusion » ont vu leurs travaux paralysés à la fin de 2015, avec un an de retard sur les prévisions, et sans aucun résultat. Pourtant les entreprises de travaux publics, Andrade Gutierrez et Ingénierie de Rio, ont empoché la bagatelle de 235 millions de réaux pour les travaux.

Alors que l’on célèbre l’universalité des Jeux, l’accueil généreux des nations sans comité olympique, ou celui de réfugiés (certains venant des pays que les nations européennes ont bombardés tout en refusant ensuite de les accueillir sur leur territoire), plus de 77.000 personnes ont été délogées depuis 2009 au nom du méga-événement. A Rio, d’innombrables familles ont été expulsées de la favela de Vila Autodromo, de celle de Vila Recreio II, de celle de Metro Mangueira, de celle de Vila Harmonia et de bien d’autres uniquement dans le but de dégager des terrains pour les projets de spéculation immobilière ultérieurs.

Des colombes de papier symbolisent la paix dans le monde mais l’armée et la police se sont emparées de la ville. L’occupation du quartier de Maré, pour la coupe du monde de 2015, a coûté 599 millions de réaux en quinze mois. Les organisateurs des « Jeux de l’exclusion » [comme les ont dénommés des progressistes brésiliens] estiment que la municipalité de Rio a pu réinvestir 303 millions de réaux, entre 2010 et 2016, dans des programmes sociaux consacrés aux bidonvilles de la cité. L’ensemble des dépenses consacrées à la sécurité va atteindre 3 milliards de réaux. Les meurtres commis par des policiers sont en hausse de 135% en un an.

Le peuple s’est détourné des stades pour exprimer son opposition au gouvernement illégitime installé à Brasilia et une loi du silence s’est abattue sur les athlètes. Pendant que les feux d’artifice illuminaient la nuit de la ville, la police descendait dans un autre coin de la ville pour réprimer les manifestants.

Mais qu’est-ce que le sport a à voir avec tout cela ? Le sport n’est pas coupable de ce qui amène mes reproches politiques, pas plus que de l’avidité des grandes compagnies qui dépouillent l’événement avec leur mercantilisme. C’est une question difficile.

Les athlètes s’entraînent beaucoup et avec dévouement, certains avec beaucoup de soutiens, d’autres sans aucun, mais ce qui importe, c’est que nous pouvons voir en eux, quelques fois, ce qu’un certain baron, Pierre de Coubertin, appelait « l’esprit olympique ». Cela fait du bien d’y assister et il devrait être plus largement permis d’y participer. Mais, il pèse comme une malédiction sur tout « esprit », c’est qu’il doit habiter un « corps », objectivement, ou dans certaines conditions, étrangement. La matérialité olympique est l’utilisation intense de sa valeur d’usage pour servir de base à sa valeur d’échange. Sa transformation en marchandise, son intense marchandisation, dépend des formes propres de sa valeur d’usage et, beaucoup moins, des intentions de ses protagonistes comme dans tout processus de production de marchandise.

Le sport, là-dedans, est ce qui importe le moins. Le ministère des Sports, qui n’utilise presque jamais l’intégralité de son budget, a attribué près de 190 millions de subventions à ceux qui ont obtenu les minima pour concourir aux jeux. C’est presque le montant auquel le stade de Maracana a été vendu – 180 millions sur trente ans – alors que le coût des travaux de a atteint la valeur stratosphérique de 1,34 milliards de dollars. Dans le même temps, les programmes de massification du sport, de formation, la mise en place de structures de qualité sont toujours plus délaissés et leurs ressources diminuent.

A la fin, une fois les médailles distribuées, une fois les profits des entrepreneurs, des entreprises de communication, des monopoles décomptés, une fois que notre émotion cathartique sera passée, la ville va revenir à la «normale». La crise va se poursuivre à l'Université d'État de Rio de Janeiro. Les enseignants des écoles primaires vont compter leurs arriérés de salaires. Les carcasses des structures provisoires vont se dégrader, témoins silencieux du gâchis et de l'ostentation.

[L’auteur finit par ses vers de la chanson de Joao Liberto, « les sandales d’argent »] :

« É também um pouco de uma raça
Que não tem medo de fumaça ai, ai
E não se entrega não »

C’est aussi un peu une course
Qui n'a pas peur de la fumée, ai, ai
n’abandonnera pas, non

Mauro Iasi est professeur adjoint à l'École de service social de l'UFRJ, chercheur au NEPEM (Centre d'études et de recherches marxistes) et membre du Comité central du PCB.

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