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Le site publie des traductions de déclaration, communiqué, article théorique et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/ ) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

France - Politique extérieure

Sélection d'articles sur la politique extérieure de la France issus de "Cahiers communistes" (site http://vivelepcf.fr/)

1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:28
1er mai jour de la classe ouvrière internationale - Déclaration du 1er mai de la FSM

La Fédération Syndicale Mondiale, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs le 1er mai 2016 adresse ses salutations militantes à tous les hommes et les femmes de la classe ouvrière dans le monde et aux 92 millions de membres de la FSM repartis en 126 pays.

Hommes et femmes, jeunes ou âgés, ayants un emploi ou chômeurs, migrants et réfugiés, la Fédération Syndicale Mondiale vous souhaite force, détermination et courage dans vos luttes de petite ou large échelle.

Les multinationales, les gouvernements, les forces néo-fascistes et racistes, les mécanismes impérialistes redoutent ce jour emblématique parce qu’il est le symbole de l’internationalisme ouvrier, le symbole de la lutte, le symbole de l’unité de la classe ouvrière. Ce sont nos armes les plus efficaces dans nos luttes pour une vie meilleure, contre la pauvreté et les guerres suscitées par la barbarie capitaliste.

En construisant des syndicats de masse, forts, inspirés par la lutte des classes, démocratiques et militants nous renforçons la FSM.

En renforçant la FSM comme une organisation enracinée dans la classe ouvrière, à sa base internationaliste et unitaire, nous renforçons nos syndicats.

Dans tous les pays du monde, par toute forme d’action nous revendiquons nos besoins contemporains, nos droits de travailleurs, nos droits sociaux et syndicaux.

Notre réalité de misère, de chômage, de pauvreté et de guerre en contraste avec le progrès technologique et scientifique et la richesse que nous produisons, prouve que le mode de production capitaliste est pourri et dépassé.

Nous rassemblons nos forces et nous construisons notre alliance sociale avec les couches populaires contre l’exploitation et la barbarie capitaliste.

A l’occasion du 1er Mai nous voulons encore une fois envoyer notre message de solidarité internationaliste aux peuples de Palestine, de Libye, de Syrie, du Liban, de l’Iraq, de l’Afghanistan, du Yémen et à tous les peuples qui souffrent des attaques impérialistes et qui luttent pour leur droit de décider par eux-mêmes de leur présent et de leur futur.

Cette année 2016, le 17ème Congrès de la Fédération Syndicale Mondiale va rassembler les représentants du mouvement syndical de la classe ouvrière internationale dans le pays héroïque de l’Afrique du Sud. Du 5 au 8 Octobre 2016 des milliers des délégués, vrais militants, syndicalistes de tous les continents vont se rassembler à Durban, ils vont analyser les développements globaux et régionaux, ils vont échanger des expériences et des propositions, ils vont décider de la stratégie et du plan d’action de la FSM pour les prochaines cinq années.

Avec ce Congrès nous faisons un pas décisif en avant pour le mouvement syndical international de classe. « En avant ! Pour les besoins contemporains de la classe ouvrière, contre la pauvreté et les guerres suscitées par la barbarie capitaliste ».

Le Secrétariat

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:32
Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Communiqué du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (NCPN), 9 avril 2016, traduction MlN pour „Solidarité internationale PCF – vivelepcf“

En 2005, une part importante de la population néerlandaise avait dit non à la Constitution européenne. Ceci malgré une tentative écrasante des élites, du gouvernement d’alors et de leurs laquais dans les médias, pour amener l’opinion publique au oui.

La même chose se produit actuellement à l’occasion de ce référendum consultatif. Les opposants au traité ont à peine eu droit à la parole. Le super-spéculateur et anticommuniste George Soros a même payé le voyage à de jeunes Ukrainiens aux Pays-Bas pour qu’ils soutiennent le camp du oui. Pourtant malgré ce violent déploiement médiatique, ou peut-être en partie grâce à lui, plus de 61% des électeurs ont décidé de voter contre le traité, avec une participation nettement supérieure à 30%. Les représentants du gouvernement et les dirigeants de « l 'opposition » unifiée sont sous le choc et la surprise.

Le référendum portait officiellement sur l'accord d'association avec l'Ukraine. Cependant, dès le départ, il a été dévié pour renforcer l'image d'ennemi de la Russie. L'action de l'OTAN, qui ne cesse d’accroître les menaces de guerre, a été ainsi justifiée. La nature du coup d’Etat antidémocratique en Ukraine, commis avec le soutien des fascistes, a été, dès le départ, minimisée et excusée. L'UE a été posée en sauveuse de la démocratie. Pas un mot n'a été dit sur les effets néfastes de cet accord et du plan du FMI pour la majorité de la population, pour les travailleurs.

Une grande majorité de l'électorat ne s’est pas laissée tromper par cette propagande de guerre et a compris que l'accord d'association n'était pas une bonne chose.

Le gouvernement a promis de rediscuter avec Bruxelles, mais il le fait avec une réticence évidente. Rien n’indique qu'il prend en compte le rejet clair du contenu politique de l’accord par le peuple. Le résultat du référendum souligne le progrès de la résistance à l'élargissement agressif et manipulateur de l’UE et à ceux qui font la promotion.

Bien que le camp du «oui» et celui du «non» manquaient d'homogénéité politique, il apparaît qu'un nombre croissant de personnes a voulu donner une leçon au gouvernement et aux partis qui soutiennent sa politique. Le résultat du référendum est un signal clair que, dans une partie de plus en plus grande de la population, l’élite politique n’est plus prise au sérieux. Le résultat peut également nourrir de nouvelles formes de résistance chez les adversaires du traité dans les 27 autres pays de l'UE.

Le NCPN a mené, conjointement avec l'organisation de jeunesse CJB, la campagne contre le traité. Ils continueront de le faire. Ils ont produit du matériel de campagne, des brochures, des articles, dans lesquels les implications du traité pour les travailleurs et les classes dirigeantes en Ukraine ont été exposées. Ont été abordées les implications géopolitiques et les ambitions de l'UE et de l'OTAN que l’accord doit faciliter. Dans nos publications, a été posée la nécessité centrale d’agir contre l'UE capitaliste et les politiques de droite du gouvernement. Le NCPN a organisé le samedi 2 avril une manifestation devant l'ambassade d'Ukraine, à laquelle environ 70 personnes - dont beaucoup de jeunes - ont participé.

La lutte contre la liquidation des droits démocratiques, le démantèlement des services publics, l’abaissement des salaires, des prestations sociales et des pensions connaît une forte impulsion avec le résultat du référendum. C’est pour cela que le pouvoir s’efforce, de toutes les manières possibles, de minimiser le résultat et ses conséquences. Il entend que sa politique de casse sociale, de flexibilisation du travail, de privatisation et de remise en cause des droits démocratiques se poursuive sans contrôle démocratique et avec le moins possible de perturbation. Pour cela, les partis néolibéraux aux Pays-Bas et dans l’UE veulent aller dans la même direction.

Toutefois, le résultat de ce référendum montre clairement qu'il existe un potentiel de briser le front néolibéral. Cette brèche peut être utilisée pour gagner de «vrais emplois», plus de pouvoir d'achat pour les salariés, pour les retraités, une amélioration du secteur public, des transports, des services sanitaires et sociaux. Pour cela, l’opposition à la politique de casse néolibérale doit être sortie des mains des populistes de droite. Par conséquent, nous appelons à:

Renforcer le mouvement ouvrier.
Renforcer le mouvement syndical.
Renforcer le Parti communiste.

La direction du NCPN, le 9 Avril 2016

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:33
Cuba - 7ème congrès du PCC - discours de Fidel Castro le 19 avril 2016

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit l’être

Discours du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste cubain au Palais des Conventions le 19 avril 2016, « Année 58 de la Révolution » - Source: Granma, édition en français

 

(Version sténographique du Conseil d’État)

Bon, passons à un autre sujet (Rires)

Diriger n’importe quel peuple en des temps de crise, camarades, représente un effort surhumain. Sans eux, les changements seraient impossibles. À une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier – on a expliqué ici qu’ils étaient 921 – de représentants choisis par le peuple révolutionnaire lui-même, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, (Applaudissements) ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience.

Pourquoi ai-je été socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot qui exprime le concept le plus dénaturé et le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui eurent le privilège d’exploiter les pauvres, dépouillés depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine.

Depuis quand l’Homme vit-il ce dilemme tout au long d’un temps sans limite ? Je sais que vous n’avez pas besoin de cette explication, à part peut-être certains auditeurs.

Je parle simplement pour que l’on comprenne mieux que je ne suis pas ignorant, extrémiste, ni aveugle, ni que j’ai acquis pour mon propre compte mon idéologie en étudiant l’économie.

Je n’ai pas eu de précepteur lorsque j’étais étudiant en lois et en sciences politiques, où l’économie a un grand poids. Évidemment j’avais à l’époque environ 20 ans et j’étais amateur de sport et d’escalade en montagne. Sans précepteur pour m’aider dans l’étude du marxisme-léninisme ; je n’étais qu’un théoricien et, bien sûr, j’avais une confiance totale en l’Union soviétique. L’œuvre de Lénine, outragée après 70 ans de Révolution. Quelle leçon historique ! On peut affirmer que 70 ans ne devront pas s’écouler pour que survienne un autre événement comme la Révolution russe, pour que l’humanité ait un autre exemple d’une grandiose révolution sociale qui a représenté un pas énorme dans la lutte contre le colonialisme et son compagnon inséparable, l’impérialisme.

Cependant, il se peut que le plus grave danger qui plane aujourd’hui sur la Terre découle du pouvoir destructeur de l’armement moderne qui pourrait compromettre la paix de la planète et rendre impossible la vie humaine sur la superficie terrestre.

Notre espèce disparaîtrait, tout comme les dinosaures ont disparu, et ce serait peut-être le temps pour de nouvelles formes de vie intelligente, ou peut-être que la chaleur du soleil augmenterait jusqu’à faire fondre toutes les planètes du système solaire et leurs satellites, comme l’affirment un grand nombre de scientifiques. Si les théories de plusieurs d’entre eux s’avéraient exactes, des théories que nous, les profanes, n’ignorons pas, l’homme pratique doit en savoir davantage et s’adapter à la réalité.

Si l’espèce survit durant un laps de temps beaucoup plus grand, les futures générations en sauront beaucoup plus que nous, mais il leur faudra d‘abord résoudre un grand problème. Comment nourrir les milliards d’êtres humains dont les réalités se heurteraient irrémédiablement aux limites d’eau potable et de ressources naturelles dont ils ont besoin ?

Certains ou peut-être même beaucoup d’entre vous se demanderont où est la politique dans ce discours. Croyez que je suis navré de le dire, mais la politique est là, dans ces paroles modérées. Puissent beaucoup d’êtres humains se soucier comme nous de ces réalités ne restions-nous pas comme aux temps d’Adam et Ève à manger des pommes interdites. Qui va nourrir les peuples assoiffés d’Afrique, sans technologie à leur portée, ni pluies, ni barrages, sans autres réserves souterraines que celles qui sont recouvertes par les sables ?

Nous verrons ce qu’en disent les gouvernements qui dans leur quasi-totalité ont souscrit aux engagements climatiques.

Il faut marteler constamment ces questions, et je ne veux pas m’étendre au-delà du nécessaire.

J’aurai bientôt 90 ans. (Applaudissements) Jamais une telle idée ne me serait venue à l’esprit et cela n’a jamais été le fruit d’un effort, mais le caprice du hasard. Je serai bientôt comme tous les autres. Notre tour viendra à tous, mais les idées des communistes cubains resteront (Applaudissements) comme preuve que sur cette planète, si on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les hommes ont besoin, et nous devons lutter sans trêve pour les obtenir, À nos frères d'Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra. (Applaudissements)

Il se peut que ce soit l’une des dernières fois que je parle dans cette salle. J’ai voté pour tous les candidats soumis à consultation par le Congrès, et je vous remercie pour l’invitation et l’honneur que vous m’avez fait de m’écouter. Je vous félicite tous, et en premier lieu le camarade Raul Castro pour son magnifique effort. (Applaudissements)

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit être perfectionné, avec une loyauté éclatante et la force unie, comme Marti, Maceo et Gomez, dans une marche irrésistible. (Applaudissements)

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:11
Brésil : « Ni procédure d’empêchement, ni pacte avec la bourgeoisie. L’issue est à gauche ! », Parti communiste brésilien (PCB)

Note politique du Parti communiste brésilien, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 16 avril 2016

Le PCB respecte les forces sociales et politiques de gauche et du camp démocratique qui seront dans les rues dimanche prochain, mobilisées par des préoccupations sincères devant l’offensive de la droite dans notre pays, et pour beaucoup d’entre elles, encore attachées aux rêves d'un tournant vers la gauche du PT, maintenant ou en 2018, d’une lutte acharnée pour démocratiser, réformer et humaniser le capitalisme. Nous recherchons le dialogue et la construction d’une unité d'action avec ces forces, dans la défense des libertés démocratiques, et pour les droits de la classe ouvrière, en particulier avec celles qui considèrent que la lutte prioritaire est de caractère anticapitaliste, dans les rues et les lieux de travail, sans illusion sur un projet de plus en plus disqualifié de conciliation de classe.

Le PCB a dénoncé les manœuvres que des composantes de la bourgeoisie, majoritaires, ont entreprises pour renverser le gouvernement, non pas parce que celui-ci serait de gauche ou même réformiste, mais parce qu’en raison de ses contradictions, il retarde la radicalisation des politiques d'austérité exigée par le capital. La droite manipule les médias dominants, l'activisme politique de pans de la justice, les failles que la démocratie bourgeoise leur assure pour exercer leur dictature de classe. Elle le peut surtout parce que le PT a creusé sa propre tombe avec sa politique la collaboration de classe.

Nous identifions également comment la bourgeoisie essaie de faire porter sur le seul PT la responsabilité de la corruption, qui est systémique dans le capitalisme, et qui finance outrageusement tous les partis et institutions politiques. Le PCB dénonce le cynisme et la duplicité qui caractérisent la procédure d’empêchement, conduite par un individu clairement corrompu lui-même qui, tout en accélérant l'empêchement de la Présidente, manœuvre pour évacuer son propre dossier du Conseil d'éthique de la Chambre.

Au cours des derniers mois, nous avons participé à plusieurs actions qui pourraient nous ranger parmi les adversaires de la procédure d’empêchement. Elles étaient articulées, sur une base de gauche, avec la protestation contre le gouvernement de collaboration de classe. Mais les actions de ce dimanche seront marquées exclusivement par la défense du gouvernement Dilma/Lula. Par ailleurs, mercredi dernier, 13 avril, devant le risque d’approbation par la Chambre de l’empêchement, Dilma s’est rendue entièrement à la bourgeoisie, en déclarant que, si la procédure était rejetée, le lendemain même, elle lancerait "un pacte national – sans perdants ni vainqueurs - incluant l'opposition".

Donc, nous l’avons dit clairement : nous ne participerons pas aux actions pour défense du gouvernement Dilma/Lula organisées ce dimanche 17 avril. Pour le PCB, il est impossible de défendre un gouvernement qui annonce déjà un virage encore plus à droite, une acceptation plus profonde encore du projet de la bourgeoisie, encore plus d’ajustements et de politiques de droite.
Depuis mars 2015, lorsque la droite a lancé le sujet de l’empêchement, le PCB a dit clairement que, quel que soit le résultat, les travailleurs allaient perdre plus encore que ce qu’ils ont perdu dans ces 13 ans de collaboration de classe sous des gouvernements PT. Nous avons toujours affirmé que la bataille pour garder à tout prix un gouvernement PT n’amènerait pas un virage à gauche, mais un virage à droite, cédant plus de place aux intérêts du capital. Depuis le début de ce roman de mauvais goût, le PT n’a fait que pousser davantage les politiques d’ajustement et les privatisations néolibérales, ainsi que les accords cherchant une base de soutien plus conservatrice.

Les gouvernements PT, issus des mouvements syndicaux et sociaux, ont trompé et désarmé les travailleurs et, pour couronner le tout, construit un cadre juridique pour assurer l'ordre bourgeois et de réprimer les luttes populaires: maintien de la loi de sécurité nationale, création de la Force nationale et adoption des décrets d’application de cette loi et de la loi anti-terrorisme récemment proposée et actée par la présidente.

Indépendamment du résultat du vote de l’Assemblée en séance plénière, nos efforts se concentreront, de plus en plus, dans l'articulation d'un bloc de luttes anticapitaliste et anti-impérialiste, visant à l'unité d'action autour de luttes communes. Nous n’allons pas nous disperser dans le débat sur la gestion du capitalisme – qui va continuer encore pendant des mois de procédures au Sénat et devant la Cour suprême, de manifestations pro ou anti Dilma - tandis que le programme conservateur et néolibéral avance et que le rapport de force se dégrade pour les travailleurs.

Tous les efforts des communistes et des autres forces anticapitalistes, à partir de maintenant, devraient se concentrer sur l'organisation et la mobilisation des travailleurs et des mouvements populaires pour faire face à l'offensive du capital. L’issue est sur la gauche, avec la formation d'un bloc de lutte de caractère anticapitaliste, avec une unité d'action autour d'un programme minimum qui puisse exprimer les revendications de la classe ouvrière pour l'emploi, la terre, le logement, les droits et libertés, dans la perspective de la construction du pouvoir populaire et sur le chemin vers socialisme.

Le PCB propose de réaliser, dans la première moitié de l'année prochaine, une rencontre nationale de la classe ouvrière et du mouvement appelant à un 1er mai de classe, unitaire, dans toutes les villes où ce sera possible, à des initiatives visant fondamentalement l'unité d’action nécessaire dans la lutte anticapitaliste.

Comité central du PCB - Parti communiste brésilien, 16 avril 2016

 

Voir aussi en lien:

Mars 2016 : Le Parti communiste brésilien sur l’aggravation de la crise politique : l’impasse de la réconciliation et le chemin de la lutte

Août 2015 : Brésil. Trois crises ... mais une fait défaut. - Article théorique de Mauro Iasi

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Brésil
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:34
Fidel Castro recadre la visite d'Obama à Cuba

Repris de l'édition en français de Granma

Le frère Obama

Nous n’avons pas besoin que l’empire nous fasse cadeau de quoi que ce soit. Nos efforts seront légaux et pacifiques, parce que tel est notre engagement envers la paix et la fraternité de tous les êtres humains qui vivons sur cette planète

Auteur: Fidel Castro Ruz | internet@granma.cu

28 mars 2016 18:03:39

Les rois d’Espagne nous ont amenés les conquistadors et les propriétaires, dont les traces sont restées empreintes dans les parcelles de terre circulaires assignées aux chercheurs d’or dans les sables des rivières, une forme abusive et honteuse d’exploitation dont on peut apercevoir encore les vestiges depuis les airs dans de nombreux endroits du pays.

Le tourisme, aujourd’hui, consiste en grande partie à montrer les délices des paysages et à savourer les mets exquis de nos mers, à condition de les partager avec le capital privé des grandes sociétés étrangères, dont les recettes ne méritent aucune attention si elles ne se chiffrent pas par milliards de dollars per capita.

Puisque je me suis vu obligé de mentionner le sujet, je me dois d’ajouter, notamment à l’attention des jeunes, que rares sont ceux qui se rendent compte de l’importance d’une telle condition en ce moment singulier de l’histoire humaine. Je n’irai pas jusqu’à dire que le temps a été perdu, mais je n’hésite pas à affirmer que nous ne sommes pas suffisamment informés, ni vous, ni nous, des connaissances, de la prise de conscience qu’il nous faudrait pour relever les défis de la réalité. La première chose à prendre en compte, c’est que nos vies sont une fraction de seconde au regard de l’Histoire, qu’il faut aussi partager les besoins vitaux de tout être humain. Une des particularités de celui-ci réside dans la tendance à la surévaluation de son rôle, ce qui contraste par ailleurs avec le nombre extraordinaire de personnes qui incarnent les rêves les plus élevés.

Personne, cependant n’est bon ni mauvais en soi. Aucun d’entre nous n’est préparé au rôle qu’il est appelé à assumer dans la société révolutionnaire. En partie, nous, les Cubains, avons eu le privilège de compter sur l’exemple de José Marti. Je me demande même s’il aurait dû mourir ou pas à Dos Rios, lorsqu’il dit « Pour moi, il est temps », et qu’il chargea les forces espagnoles retranchées derrière une solide ligne de feu. Il ne voulait pas retourner aux États-Unis et personne n’aurait pu l’en obliger. Quelqu’un arracha quelques feuilles de son journal. Qui a bien pu commettre cette faute perfide, si ce n’est sans aucun doute un intrigant sans scrupules ? On connaît les divergences qu’il y avait entre les Chefs, mais jamais d’indisciplines.

« Quiconque tentera de s’emparer de Cuba ne recueillera que la poussière de son sol baigné de sang, s’il ne périt pas dans la bataille ! », s’était écrié le glorieux leader noir Antonio Maceo. Maximo Gomez est également reconnu comme le chef militaire le plus discipliné et discret de notre histoire.

Vu sous un autre angle, comment ne pas être saisi d’admiration devant l’indignation de Bonifacio Byrne lorsque, depuis l’embarcation lointaine qui le ramenait à Cuba, ayant aperçu un autre drapeau à côté de la bannière de l’étoile solitaire, déclara : « Mon drapeau est celui qui n’a jamais été mercenaire… », avant d’ajouter aussitôt l’une des plus belles phrases qu’il m’ait été donné d’entendre : « Si un jour mon drapeau est déchiré en petits morceaux / nos morts levant les bras / sauront encore le défendre ! » Jamais je n’oublierai non plus les paroles enflammées de Camilo Cienfuegos ce soir-là, lorsqu’à plusieurs dizaine de mètres des bazookas et des mitrailleuses d’origine nord-américaine aux mains de contre-révolutionnaires, était braquées sur la terrasse où nous étions. Obama était né en août 1961, comme il l’a lui-même expliqué. Plus d’un demi-siècle devait s’écouler depuis ce moment-là.

Voyons cependant comment pense aujourd’hui notre illustre visiteur :

« Je suis venu pour enterrer les derniers vestiges de la guerre froide dans les Amériques. Je suis venu tendre la main de l’amitié au peuple cubain ».

Tout de suite après, un déluge de concepts, complètement nouveaux pour la plupart d’entre nous :

« Vous comme nous, nous vivons dans un nouveau monde colonisés par les Européens », devait ajouter le Président des États-Unis. « Cuba, à l’instar des États-Unis, a été construite en partie par les esclaves amenés ici en provenance d'Afrique. Comme les États-Unis, le peuple cubain a un héritage d’esclaves et d’esclavagistes ».

Les populations autochtones n’existent en rien dans l’esprit d’Obama. Il ne dit pas non plus que la discrimination raciale fut balayée par la Révolution ; que les retraites et les salaires de tous les Cubains furent décrétés par cette même Révolution avant que M. Obama lui-même n’est fêté ses 10 ans. L’odieuse habitude bourgeoise et raciste d’engager des sbires pour que les citoyens noirs soient expulsés des centres de loisirs fut balayée par la Révolution cubaine. Celle-ci entrera dans l’Histoire pour la bataille qu’elle a livrée en Angola contre l’apartheid, en mettant fin à la présence d’armes nucléaires dans un continent de plus d’un milliard d’habitants. Tel n’était pas le but de notre solidarité, mais d’aider les peuples d’Angola, du Mozambique, de Guinée Bissau et autres de la domination coloniale fasciste du Portugal.

En 1961, à peine un an et trois mois après le triomphe de la Révolution, une force mercenaire équipée de canons et d’infanterie blindée et d’avions, entraînée et escortée par des bâtiments de guerre et des porte-avions des États-Unis, lança une attaque surprise contre notre pays. Rien ne pourra justifier cette attaque en traître qui coûta à notre pays des centaines de pertes, entre morts et blessés. Sur cette brigade d’assaut pro-yankee, il n’est établi nulle part qu’un seul mercenaire aurait pu être évacué. Des avions de combats yankees furent présentés aux Nations Unies comme appartenant à des forces cubaines mutinées.

Nous connaissons largement l’expérience militaire et la puissance de ce pays. En Afrique, ils ont également cru que la Cuba révolutionnaire serait facilement mise hors de combat. L’attaque lancée par le sud de l’Angola par les brigades motorisées de l’Afrique du Sud raciste les amena aux abords de Luanda, la capitale de ce pays. Ici s’engagea une bataille qui allait durer pas moins de 15 ans. Je ne parlerais même pas de ces choses-là, s’il n’avait pas été de mon devoir élémentaire de répondre au discours d’Obama au Grand théâtre de La Havane Alicia Alonso.

Je ne tenterai pas non plus de donner des détails. Je tiens juste à souligner que sur ces terres fut écrite une page glorieuse de la lutte pour la libération de l’être humain. D’une certaine manière, j’aurais souhaité que la conduite d’Obama fût correcte. Ses origines humbles et son intelligence naturelle étaient évidentes. Mandela était prisonnier à vie et il était devenu un géant de la lutte pour la dignité humaine. Un jour, j’ai pu avoir entre mes mains une copie du livre qui raconte une partie de la vie de Mandela, et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu’elle était préfacée par Barack Obama. Je l’ai feuilleté rapidement. C’était incroyable de voir l’écriture minuscule de Mandela, ses notes précisant des données. Cela vaut la peine d’avoir connu des hommes tels que lui.

Concernant l’épisode d’Afrique du Sud, j’aimerais rappeler une autre expérience. Je souhaitais vraiment connaître plus en détails la manière dont les Sud-africains s’étaient procuré les armes nucléaires. Je ne disposais que de l’information précise selon laquelle ils n’avaient pas plus de 10 ou 12 bombes. Une source de confiance serait le professeur et chercheur Piero Gleijeses, qui avait rédigé le texte de « Missions en conflit : La Havane, Washington et l’Afrique 1959-1976 », un excellent travail. Je savais qu’il constituait la source la plus sûre sur ces événements, et je le lui ai fait savoir. Il m’a répondu qu’il n’avait plus reparlé de la question, car dans le texte il avait répondu à la question du camarade Jorge Risquet, qui avait été ambassadeur ou coopérant cubain en Angola, et dont il était un ami très proche. J’ai réussi à joindre Risquet, qui s’acquittait d’autres tâches importantes et était attelé à terminer un cours qui devait encore lui prendre quelques semaines. Cette tâche coïncida avec un voyage assez récent de Piero à notre pays. Je lui avais fait savoir que Risquet avait un certain âge et que son état de santé n’était pas optimal. Quelques jours après, il s’est passé ce que je redoutais. L’état de Risquet a empiré et il est décédé. À l’arrivée de Piero, il n’y avait plus rien à faire, à part des promesses, mais j’avais quand même pu obtenir des informations sur ce qui avait trait à ce genre d’armes et sur l’aide que l’Afrique du Sud raciste avait obtenue de Reagan et d’Israël.

J’ignore ce qu’Obama aura à dire sur cette histoire. J’ignore ce qu’il savait ou pas, même s’il est difficile de croire qu’il ne savait absolument rien. Ma modeste suggestion est qu’il réfléchisse et qu’il n’essaie pas d’élaborer des théories sur la politique cubaine.

Il y a une question importante :

Obama a prononcé un discours où il utilise des mots mielleux pour signaler : « Il est temps d’oublier le passé, laissons le passé en arrière, regardons vers l’avenir, regardons-le ensemble, un avenir d’espoir. Et ceci ne sera pas facile, il y aura des défis, et nous allons leur laisser le temps. Mais mon séjour ici me remplit d’espoir sur ce que nous pouvons faire ensemble comme des amis, comme des familles, comme des voisins, ensemble ».

Il est à supposer que chacun d’entre nous a frôlé l’infarctus en écoutant ces paroles du Président des États-Unis. Après un blocus impitoyable qui dure depuis près de 60 ans… et ceux qui sont morts victimes des attaques mercenaires contre des bateaux et des ports cubains… un avion de ligne plein de passagers fait exploser en plein vol, des invasions mercenaires, toutes sortes d’actes de violence et de force ?

Que personne ne se fasse d’illusions sur le fait que le peuple de ce pays noble et désintéressé renoncera à la gloire et aux droits, à la richesse spirituelle qu’il a acquise par le développement de l’éducation, la science et la culture.

J’avertis en outre que nous sommes capables de produire des aliments et les richesses matérielles dont nous avons besoin grâce aux efforts et à l’intelligence de notre peuple. Nous n’avons pas besoin que l’empire nous fasse cadeau de quoi que ce soit. Nos efforts seront légaux et pacifiques, parce que tel est notre engagement envers la paix et la fraternité de tous les êtres humains qui vivons sur cette planète.

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 11:03
Procès politique d'Erdogan contre les journalistes Can Dündar er Erdem Gül: appel syndical à François Hollande

Nous reproduisons ci-dessous l'appel des syndicats français SNJ-CGT, SNJ et CFDT-Journalistes à François Hollande pour qu'il intervienne en faveur de la liberté de la presse en Turquie.

Le 25 mars 2016, s'ouvrait le procès (à huis clos) des journalistes du quotidien d'opposition Cumhuriyet, Can Dündar er Erdem Gül. Le régime leur reproche d'avoir informé sur des livraisons d'armes turques en Syrie. Ce procès et sa mise en scène, voulus par le président Erdogan, rentrent dans une campagne d'ensemble d'intimidation de l'opposition, de répression, de guerre. Les tendances dictatoriales du régime s'affirment.

Il a lieu juste après une nouvelle manifestation éhontée de complaisance des gouvernements européens et de l'UE à l'égard du régime turc avec la signature de l'accord UE/Turquie sur les réfugiés.

Le procès a été ajourné au 1er avril, non sans qu'Erdogan prenne violemmant à partie les manifestations de soutien, y compris de diplomates, aux journalistes le 25 mars. La campagne internationale d'information et de dénonciation s'intensifie.

 

Appel (SNJ-SNJ-CGT-CFDT-Journalistes) au président de la République, M. François Hollande : la liberté de la presse en Turquie ne peut pas être bradée

Monsieur le Président,

Dans un article publié par le quotidien Le Monde daté du 17 mars, Can Dündar, rédacteur en chef du journal turc d’opposition Cumhuriyet, accuse les leaders européens d’«abandonner les démocrates en Turquie», dont les journalistes, en raison des négociations entre Bruxelles et Ankara sur la question des migrants.

Can Dündar et son confrère Erdem Gül (responsable du bureau d’Ankara du journal) seront appelés à comparaître le 25 mars devant un tribunal d’Istanbul accusés d'«espionnage » et de « divulgation de secrets d’Etat ».

Ils risquent la réclusion à vie pour avoir fait simplement leur travail de journaliste, celui d’informer l’opinion publique.

Arrêtés en novembre et détenus pendant trois mois dans les geôles de la prison de Silivri sans jugement, ils ont été finalement libérés par une décision de la Cour Constitutionnelle «au motif que nous n’avions rien fait d’autre que du journalisme», souligne le journaliste.

Can Dündar se souvient des propos du Premier ministre turc à propos de la liberté de la presse : « Pendant que Davutoglu (le premier ministre) déclarait qu’« en Turquie aucun journaliste n’est en prison à cause de ses activités de journaliste », j’étais devant la télévision de la prison où je me retrouvais pour avoir publié une information sur la livraison d’armes en Syrie par les services de renseignement turcs. Et, dans l’isolement cellulaire où j’étais maintenu, je m’écriais : « Quel énorme mensonge ! »

D’ailleurs, poursuit Can Dündar : « En Turquie, les journalistes étaient libres de poser les questions, à la condition d’accepter le risque de perdre leur emploi ou d’aller en prison. Cette situation avait fait de la Turquie l’une des plus grandes prisons pour journalistes du monde ».

M. Le Président, les syndicats de journalistes français, membres de la Fédération internationale des Journalistes et de ses 600.000 adhérents dans le monde vous demandent instamment que la France pèse de tous son poids pour que la Turquie ne soit plus « une des plus grandes prisons » pour nos confrères. Ce pays compte aujourd’hui une trentaine de journalistes embastillés.

Nous demandons avec la plus grande détermination que le procès de Can Dündar et Erdem Gül soit annulé, car sans base légale d’après le syndicat turc des journalistes (TGS).
Ce procès, comme l’enfermement de journalistes, mais aussi l’affaire récente de Zaman - le quotidien au plus fort tirage en Turquie pris en otage pour le transformer en organe pro gouvernemental - témoignent des atteintes graves à la liberté de la presse et au pluralisme dans un pays candidat à l’Union européenne.
Des entraves gravissimes à la Charte européenne pour la liberté de la presse que l’Europe et en premier lieu la France ne peuvent garder sous silence.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en nos sentiments respectueux.

Montreuil, le 22 mars 2016

Emmanuel Vire, pour les syndicats SNJ, SNJ-CGT et CFDT Journalistes

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 20:50
La position du Parti communiste grec (KKE) sur la question des réfugiés/migrants

8 mars 2016, Traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Secrétaire général du Comité Central du Parti communiste grec (KKE), Dimitris Koutsoumpas, a remis ce vendredi 4 mars 2016, à l’occasion de la rencontre des responsables politiques convoquée par le Président de la République sur la question des réfugiés, un texte présentant la position complète élaborée par le Parti sur ce sujet spécifique.

1. Le KKE, dès que le problème des réfugiés/migrants a commencé à s’aiguiser, a fait en sorte d'en expliquer les causes au peuple grec. Elles se trouvent dans les guerres et les interventions lancées par les USA, l'OTAN et l'Union Européenne dans tout le Moyen-Orient, à l'est de la Méditerranée, en Afrique du nord, dans le cadre de leur compétition avec d'autres puissances, comme la Russie.

2. Il va sans dire que les personnes qui sont victimes des guerres, des interventions et des régimes réactionnaires ont le droit de rechercher une vie plus sûre dans d'autres pays, malgré le fait qu'une solution permanente au problème pourrait être trouvée si les peuples de chaque pays s'organisaient et luttaient pour renverser le système qui crée les guerres, la pauvreté et pousse les gens à fuir.

3. La situation s'est récemment aggravée du fait de la confrontation entre la Russie et la Turquie, du développement des activités militaires turques dans le nord de la Syrie, ainsi que du récent engagement de l'OTAN en mer Égée. Cet engagement a été décidé au récent sommet des ministres de la défense de l'OTAN, à la demande également du gouvernement grec. La question des réfugiés est utilisée comme un prétexte pour cet engagement alors que ses raisons de fond sont liées aux antagonismes et à l'intensification de la guerre en Syrie, tout en ouvrant la possibilité à de nouvelles interventions dans d'autres pays de la région. Un tel développement ne fera qu'aggraver le problème de l'afflux de réfugiés. Dans le même temps, il encourage l’agressivité et les provocations de la Turquie. Les actes récents de cette dernière le montrent. La Turquie conteste les droits souverains de la Grèce en mer Égée en instrumentalisant la conception de l'OTAN qui fait de la mer Égée une zone d'opération unique. Cela pourrait remettre en question les frontières maritimes de la Grèce.

4. Le gouvernement grec doit immédiatement retirer son accord à un engagement des forces navales de l'OTAN en mer Égée. Il ne doit fournir aucune assistance, ni infrastructures, ni bases, il ne doit pas permettre l'utilisation de son territoire terrestre et maritime ou de son espace aérien pour la préparation ou la réalisation d'interventions ou de guerres impérialistes. De plus, il doit retirer son soutien aux décisions de l'Union Européenne, qui, avec l'accord de Schengen et les règlements de Dublin, condamnent des milliers de réfugiés à rester bloqués, piégés, en Grèce contre leur volonté.

5. Le KKE, dès les tout premiers moments, quand l'exacerbation des problèmes liés aux réfugiés/migrants est devenue visible, a dénoncé la ligne politique de l'UE sur cette question comme étant la cause principale de la rétention des réfugiés et des migrants dans certains « pays-portes d'entrée » de l'Europe, notamment la Grèce. La décision du sommet du 23 septembre 2015 a créé les conditions de la situation de blocage insoutenable que nous vivons actuellement. Cette décision, qui a été saluée par le gouvernement grec comme un succès, a prévu la relocalisation vers d’autres pays de l’UE d'un petit nombre de réfugiés, ceux que les économies capitalistes des pays européens veulent absorber, tout en laissant une large majorité des réfugiés retenus dans des pays comme la Grèce, confrontés à la répression et à l'exclusion. Le sommet du 18 décembre 2015 a encore resserré l'étau sur les réfugiés et les migrants en décidant d'appliquer à la lettre les accords de Schengen et de créer un « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes ». Dans le même temps, il est rentré en contradiction avec la Convention de Genève et ne reconnaît pas les personnes venant de pays tels que l'Afghanistan comme des réfugiés, alors que ce pays est une zone de guerre sous occupation impérialiste.

6. La récente décision du sommet de l'UE du 19 février continue dans les mêmes impasses: fermeture des frontières, barrières barbelées, forces de répression et gaz lacrymogène, plafonnements et quotas s'appliquant même aux réfugiés. Le terrain est préparé pour des solutions définitives encore plus douloureuses. Certains passages de la décision sont caractéristiques: “ face aux flux continus et soutenus de migrants irréguliers le long de la route des Balkans occidentaux, qui restent un sujet de vive préoccupation, il faut continuer d'agir de manière concertée, rompre avec la politique du "laisser passer" et pallier l'absence de coordination en ce qui concerne les mesures prises le long de cette route...” « Les demandeurs d'asile n'ont pas le droit de choisir dans quel État membre ils demandent l'asile ». Ces décisions donnent le feu vert à des expulsions et à la rétention des migrants. Elles renforcent la position des Etats qui, comme l'Autriche, ferment leurs frontières de façon inhumaine. Dans le même temps, l'Allemagne et la Suède renforcent les contrôles aux frontières et les restrictions concernant le droit d'asile, ce qui favorise les réseaux de trafic humain et nourrit les organisations fascistes.

7. Partant de ces considérations, et étant donné qu'il ne peut pas y avoir de solution ni même d’allègement du problème tant que continueront les guerres et les interventions impérialistes et tant que les décisions régionales de l'UE et de l'OTAN resteront en vigueur, le KKE propose des positions spécifiques pour soulager le problème, qui requièrent néanmoins l'annulation des décisions des ensembles et alliances impérialistes. Les conséquences ne peuvent être traitées que dans cette direction.

--Transfert immédiat et sécurisé des réfugiés/migrants depuis les premiers pays d’arrivée tels que la Turquie, la Jordanie, le Liban, ainsi que des îles grecques, jusqu'à leur pays de destination ultime, sous la responsabilité de l'ONU et de l'UE, et dans le respect complet des droits découlant de leur statut de réfugiés. Pour ce qui concerne les îles, c'est une réponse directe à ceux qui versent des larmes sur les préjudices pour le tourisme, l'économie...

--Retrait de l'OTAN de mer Égée. L'implication de l'OTAN en mer Égée - sans parler des risques pour les droits souverains de notre pays et de plus grande insertion de notre peuple dans l’enchevêtrement des plans militaires des impérialistes en Syrie et dans l'est de la Méditerranée - est dangereux, inacceptable. Elle marque un engagement plus affirmé de notre pays dans une guerre impérialiste de plus en plus généralisée. Elle se trouve en rupture directe avec les traités des Nations Unies et le Droit international concernant les réfugiés, selon lesquels il est illégal d'empêcher ou de dissuader des réfugiés de demander asile à des pays qui ont accepté et ratifié les traités internationaux sur les réfugiés. Le renvoi de réfugiés est également en contradiction totale avec le Droit international.

-- Respect total de la Convention de Genève et du Droit international concernant les réfugiés. En particulier:

a) Les droits qui découlent du statut de réfugié et de demandeur d'asile doivent être reconnus à toutes les nationalités auxquelles l'ONU attribue un « profil de réfugiés », ce qui inclut les réfugiés afghans.

b) Les mesures policières répressives aux frontières à l'encontre des réfugiés doivent cesser, ainsi que la fermeture des frontières qui se produit en ARYM [Ancienne république yougoslave de Macédoine] et dans d'autres pays.

c) Levée immédiate des plafonnements du nombre de demandes d'asile. Cette pratique a été instaurée au fil du temps selon une logique de répartition proportionnelle, sur la base des quotas qui ont été décidés par l'UE en violation complète du droit des réfugiés.

--Un financement conséquent destiné aux infrastructures et à des personnels de secours, particulièrement au cours des mois d'hiver, notamment pour l'accueil, la prise en charge médicale et l'enregistrement, placés sous la responsabilité exclusive de l’Etat, sans aucune implication des ONG.

--La création de centres d'accueil temporaire décents, qui fonctionneront sous la responsabilité du ministère de l'immigration, pour la durée nécessaire aux procédures d'accueil, de soins médicaux, d'enregistrement et de préparation des papiers qui permettront la poursuite de leur voyage en toute sûreté à ceux qui le souhaitent - c'est à dire l'écrasante majorité des réfugiés - ou l'examen de leurs demandes d'asile pour ceux qui choisissent de faire de la Grèce leur destination ultime, qui représentent une petite minorité.

--Des bases militaires désaffectées, des bâtiments inutilisés, des terrains et des locaux appartenant au secteur public... peuvent être utilisés et adaptés afin de fournir des logements, la satisfaction des besoins des réfugiés et de tous les habitants de la zone concernée étant le premier critère de choix. Le transfert organisé des milliers de réfugiés stationnant au port du Pirée et sur la place Victoria doit mettre un terme à leurs conditions de vie inacceptables actuelles. Des mesures immédiates, employant tous les moyens disponibles, sous la responsabilité de l'Etat, doivent créer des conditions de vie dignes et humaines pour les milliers de réfugiés qui attendent temporairement à Idomeni.

--Les “Hot Spots”, les centres de relocalisation, les camps de réfugiés/migrants sont par essence des centres de tri, d’où un très petit nombre sera transféré, d’une façon ordonnée vers d'autres Etats-membres de l'UE tandis que la majorité sera retenue en Grèce contre leur volonté. Cela a été confirmé après l'échec flagrant du soi-disant programme de relocalisation des réfugiés de l'UE. Les 50 000 abris “temporaires”, selon le gouvernement, sont devenus des lieux de rétention permanent, comme l'avait prédit le KKE, et bien sûr, on n'en restera pas là puisqu'à ce nombre vont être ajoutées plus de 100 000 places supplémentaires en préparation.

--Abolition et dissolution des règlements de Dublin, de l'Espace Schengen, de l'agence FRONTEX et de tous les mécanismes répressifs de l'UE. Refus des nouvelles mesures et des nouveaux mécanismes de l’UE de répression de l'UE et de remise en causes de la souveraineté aux frontières comme le soi-disant « Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes » qui sera bientôt créé. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’instrumentalisation de la question en vue d’intensifier la répression contre les peuples en Europe.

--Aucune participation de la Grèce dans les guerres et les interventions impérialistes, et aucune mise à disposition de ses forces armées dans ces conflits qui sont la cause, parmi tous les tourments qu'ils imposent aux peuples, de la situation de milliers de réfugiés et de personnes déracinées. Toutes les bases militaires de l'OTAN-USA en Grèce doivent être fermées dès maintenant.

8. Le KKE, avec les exigences exprimées plus haut, s'adresse directement et en premier lieu au peuple grec, qui fait face aux graves conséquences de la crise de l'économie capitaliste. Il exprime dans le même temps sa solidarité pleine et entière aux réfugiés par tous les moyens possibles. Le mouvement du peuple et des travailleurs doit lutter pour des mesures immédiates pour soulager et soutenir les réfugiés et pour leur acheminement vers leur pays final de destination, contre les décisions de l'UE. Il doit renforcer la solidarité internationale et la lutte contre les guerres impérialistes et le système d'exploitation pourri qui les suscitent.

9. Il s'ensuit que le KKE rejette les positions du gouvernement en vue du sommet du 7 mars. Il apparaît clairement que les décisions de l'UE prennent une direction qui va aggraver les causes du problème et ne permettront pas de gérer les conséquences négatives pour les peuples de l'UE et les réfugiés eux-mêmes.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 11:20
Attentats de Bruxelles: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES – déclaration du PC belge (de Wallonie-Bruxelles)

Attentats de Bruxelles/Zaventhem: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES

Face aux lâches crimes commis aujourd’hui à Bruxelles, le Parti communiste exprime toute sa douleur et sa solidarité envers les nombreuses victimes, leurs familles et leurs proches. Sa sympathie va également aux pompiers, ambulanciers, policiers et civils qui ont participé au secours des victimes de ces crimes. Bruxelles ensanglantée, la population du pays, plus unie que jamais, l’accompagne en sa douleur.

Mais la profonde compassion envers les victimes de ces crimes abjects ne doit pas nous faire oublier les graves responsabilités de l’Union européenne et de nos Gouvernements qui se sont inscrits, docilement, dans la politique irresponsable et guerrière des États-Unis et de l’OTAN. Ce sont en effet, ces Gouvernements, y compris celui de notre pays, qui ont apporté leur soutien aux aventures militaires contre la Libye hier et qui continuent à le faire contre la Syrie aujourd’hui même. Utilisant hypocritement le concept « droits de l’homme », ces (ir)responsables politiques en déstabilisant et organisant l’assassinat du chef d’état libyen ont fait de ce pays un réservoir du terrorisme international. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont occupés à essayer de faire exactement la même chose en Syrie aujourd’hui.

C’est pourquoi le Parti communiste estime que la vraie solidarité envers les victimes, le vrai combat contre le terrorisme, commencent par la dénonciation des fauteurs de guerres et des marchands de canons et par le soutien aux dialogues et aux négociations comme instrument de solution des conflits. Pour organiser cette solidarité et ces combats il nous semble plus que jamais urgent d’organiser un puissant mouvement pour la paix.

Bruxelles, le 22 mars 2016,

Le Bureau Politique du Parti Communiste

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:30
Attentats de Bruxelles/déclaration du Parti communiste allemand (DKP) : « combattre les causes profondes de la terreur »

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 23 mars 2016

« Le Parti communiste allemand (DKP) condamne les attentats de Bruxelles. Nous adressons aux familles des victimes toutes nos condoléances. Nous souhaitons aux services de secours toute la réussite possible.

Le gouvernement belge a essayé ces derniers mois de prévenir le danger d’une attaque terroriste. Il a déployé des patrouilles de soldats et de policiers. Les perquisitions, les alertes au terrorisme n’ont pas pu empêcher les attentats. Les lois sécuritaires plus dures programmées par le gouvernement belge n’y auraient rien fait non plus.

Au lieu de combattre les causes profondes du terrorisme, les politiciens et les médias ont stigmatisé tous les musulmans en en faisant des terroristes potentiels.

Combattre les vraies causes du terrorisme, cela veut dire : une formation et du travail pour les jeunes, un vivre ensemble dans l’égalité entre immigrés et autochtones, la fin des guerres impérialistes. Qui sème la guerre, récolte la guerre et le terrorisme.

L’horreur à Bruxelles le montre : la sécurité des hommes ne peut être garantie que par une politique qui proscrit la guerre et qui contribue à trouver une solution aux contradictions sociales de nos sociétés. »

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:27
Le SG du CC du Parti communiste grec (KKE) condamne les attentats de Bruxelles

Ces actes meurtriers font monter les dangers de nouvelles interventions et de mesures répressives

Dans sa déclaration sur les attaques meurtrières à Bruxelles, le secrétaire général du Parti communiste grec (KKE), Dimitri Koutsompas a insisté sur les points suivants ( traduction MlN pour Solidarité internationale PCF – vivelepcf »), 23 mars 2016

« Nous condamnons les actes meurtriers commis à Bruxelles et exprimons, naturellement, une nouvelle fois, notre entière solidarité avec le peuple belge et avec les familles des victimes. Ces actes meurtriers servent, fondamentalement, à faire monter encore les dangers de nouvelles interventions, de nouvelles guerres, le développement de l’activité terroriste, comme à susciter des mesures répressives contre les peuples, une poussée de la xénophobie et du racisme. Ces phénomènes sont à combattre, non seulement en Belgique, mais en Europe et dans le monde entier. »

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