Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sur ce site

Le site publie des traductions de déclaration, communiqué, article théorique et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/ ) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

France - Politique extérieure

Sélection d'articles sur la politique extérieure de la France issus de "Cahiers communistes" (site http://vivelepcf.fr/)

25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 03:59
Brexit. Pour le PC de Grande-Bretagne : une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN

Déclaration du Parti communiste de Grande-Bretagne, 24 juin 2016, traduction AS pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

Le résultat du referendum représente un immense coup, susceptible de les désorienter, pour la classe dirigeante capitaliste de Grande-Bretagne, ses politiciens et ses alliés impérialistes dans l’UE, aux Etats-Unis, au FMI et à l’OTAN.

Le peuple a parlé et la souveraineté populaire exige maintenant que le parlement de Westminster accepte et applique cette décision. La gauche doit maintenant redoubler d’effort pour transformer le résultat de ce referendum en une défaite de l’axe l’UE-FMI-OTAN.

Il est clair que le gouvernement Cameron-Osborne a perdu la confiance de l’électorat et qu’il ne peut pas se voir confier la responsabilité de négocier la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne. Il devrait démissionner dès à présent.

Le parti communiste ne compte pas non plus sur la capacité d’un autre gouvernement conservateur, mené par d’autres députés, partisans du monde des affaires, de l’impérialisme, du néo-libéralisme tels que Boris Johnson, Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith, à résister aux pressions de la City de Londres, du monde des affaires, des Etats-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie [réelle] de la Grande-Bretagne de l’UE.

Si aucun gouvernement alternatif ne trouve une majorité à la chambre des Communes alors une élection générale doit être convoquée sans attendre.

Il n’en est que plus important que la direction du Parti Travailliste s’engage immédiatement à respecter et appliquer intégralement la décision du référendum. De plus, elle devra clairement montrer sa détermination à négocier les termes de la sortie de l’UE ainsi que les futurs traités avec l’UE et d’autres pays sur la base de nouvelles dispositions mettant les intérêts des travailleurs (ici et internationalement) avant ceux des grandes compagnies et du “libre échange” capitaliste.

En tout état de cause, il sera également vital de riposter à la recrudescence de la xénophobie et du racisme déchaînée par des acteurs principaux de chaque camp dans la campagne du référendum.

L’unité et la mobilisation des forces du mouvement progressiste et ouvrier seront essentielles afin d’expliquer ce que l’immigration apporte et de contrecarrer l’appel de division, dirigé contre la classe ouvrière, de l’UKIP et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.

Nous devons maintenant nous battre pour garantir que la Grande-Bretagne, désormais en dehors de la « forteresse européenne », utilise sa liberté pour réserver un bon accueil aux personnes qui travaillent, étudient et vivent ici, en provenance du monde entier, et qu’elle entraîne l’Europe à fournir un refuge sûr aux demandeurs d’asile et aux réfugiés.

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:06
La fédération syndicale des transports britanniques - RMT - appelle ses membres à voter pour la fin de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne

Traduction MlN pour “Solidarité international PCF – Vive le PCF”, texte du 13 mai 2016

 

Direction du RMT – Circulaire n° NP/140/16/MC, A tous les unions de région et de branche, Vendredi 13 mai 2016, Référendum sur l’appartenance à l’Union européenne

 

Chers collègues,

 

Comme vous devez le savoir, la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne a maintenant débuté.

La position du RMT à ce sujet a été décidée par les adhérents et leurs délégués à l’Assemblée générale annuelle de 2015. Notre syndicat fait campagne en faveur du vote pour la sortie. La résolution adoptée à la réunion annuelle était ainsi rédigée :

« REFERENDUM SUR L’UNION EUROPENNE

Notre Assemblée générale annuelle prend acte que le résultat des élections générales du 7 mai au Royaume-Uni conduit à l’organisation d’ici la fin 2017 d’un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne.

Nous prenons acte que David Cameron a déclaré que son gouvernement avait l’intention de renégocier les termes de l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’UE en vue de lever des restrictions pesant sur le monde des affaires et de protéger des intérêts spécifiques des banques et des institutions financières basées à la City de Londres, avant de prôner le vote « oui » au maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

Nous constatons que le gouvernement conservateur sera soutenu dans sa tentative de maintenir l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE du patronat par la direction du Parti travailliste au Parlement, les libéraux-démocrates, le parti vert et les partis nationalistes écossais et gallois. Cette coalition pro-UE sera rejointe dans son appel à voter « oui » par la Confédération de l’industrie britannique, l’Institut des dirigeants d’entreprise, les TUC [Trade-Union-Congress : centrale syndicale] et la plupart des milliardaires patrons de presse.

L’assemblée générale annuelle du RMT de 2010 à Aberdeen avait adopté un appel en faveur de la tenue d’un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne et pris la décision de faire campagne pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE en cas de référendum. La position du RMT est ainsi de faire campagne pour un « non » progressiste à l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE.

La dernière assemblée générale annuelle a mandaté le secrétariat général et le conseil exécutif pour qu’ils travaillent à une alliance de syndicats, de militants socialistes et démocrates appelant à voter « non » au référendum à venir sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE en vue de s’assurer que les arguments en faveur des droits des travailleurs et da la propriété publique, hors de la camisole thatchérienne de l’UE, soient exposés aux électeurs britanniques.

Le RMT s’est officiellement inscrit auprès de la Commission électorale comme faisant campagne pour la sortie de l’UE. Le syndicat a été en conséquence affilié aux « syndicalistes contre l’Union européenne » (http://tuaeu.co.uk). Il soutiendra et participera aux initiatives du TAUE. Le syndicat fournira des intervenants aux regroupements socialistes et progressistes contre l’UE. Le syndicat fait aussi campagne publiquement avec d’autres syndicats, des socialistes, des syndicalistes qui partagent nos positions.

En outre, le RMT mettra en avant six points clés en direction de ses membres de tous les secteurs du transport, via RMT NEWS, à travers ses organisations de branche, ses représentants syndicaux et sur les réseaux sociaux syndicaux. Des copies des points ci-dessous seront prochainement à la disposition des conseils de branche et de région sous forme de tracts et d’affiches.

  1. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les travailleurs du rail. Les nouvelles politiques ferroviaires européennes sont conçues pour accélérer la privatisation et l’éclatement du rail. Cela signifiera aussi de nouvelles attaques contre les emplois et les conditions de travail. Les directives européennes rendront impossible le retour de l’ensemble des chemins de fer sous propriété publique.
  2. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les marins et les travailleurs « offshore ». L’UE a imposé le nivellement par le bas et le dumping social conduisant à décimer les marins du Royaume-Uni. Le même processus se produit maintenant dans le secteur « offshore ». Les directives européennes exigent également de soumettre à appels d’offres nos services publics de ferrys.
  3. Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les droits des travailleurs. L’UE en faveur des travailleurs : c’est un mythe. En fait, l’UE développe un nouveau cadre politique pour remettre en cause les droits syndicaux, les négociations collectives, les protections des emplois et les salaires. Ce processus est en train d’être encore renforcé dans les pays qui ont reçu une « aide » de l’UE.
  4. Quitter l’UE pour mettre fin à l’austérité. Si vous rejoignez une union, vous attendez de ses membres de se protéger mutuellement en temps de troubles. L’Union européenne a fait le contraire. Elle a utilisé la crise économique pour imposer aux Etats-membres l’austérité et les privatisations. Au lieu de protéger les emplois et les investissements, l’austérité version UE guide l’austérité version Royaume-Uni.
  5. Quitter l’UE pour arrêter l’attaque contre notre Service national de santé. L’accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP), qui est en train d’être négocié entre l’UE et les Etats-Unis, va faire le jeu des grandes firmes aux dépens des protections et organisations gouvernementales dont notre Service national de santé ! Les règlementations environnementales, le droit du travail, la sécurité alimentaire, les lois relatives à la protection des données personnelles et bien d’autres seront subordonnés au droit des grandes compagnies à réaliser des profits encore plus élevés.
  6. Quitter l’UE pour soutenir la démocratie. Une large majorité des lois qui affectent nos vies sont maintenant élaborées dans l’UE et non plus au Royaume-Uni. Nous n’avons pas notre mot à dire sur ces lois. C’est ce que feu Tony Benn [représentant de l’aile gauche du Parti travailliste, décédé en 2014] disait en 1991…

« Nous discutons de savoir si le peuple britannique va être autorisé à élire ceux qui font les lois sous lesquelles il est gouverné. Le débat n’a rien à voir avec celui de savoir si nous obtiendrions plus de congé de maternité de Madame Papandreou (commissaire européenne) que de Madame Thatcher ».

 

Je serais reconnaissant si vous pouviez faire connaître cette circulaire à tous les membres des branches syndicales et je vous tiendrai informés des développements et des initiatives pendant cette campagne.

Si vous avez des questions à propos de la campagne du syndicat, n’hésitez pas à me contacter.

Bien à vous,

Mick Cash, secrétaire général

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:40
Des travailleurs irlandais appellent à voter pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Article de James Tweedie, publié dans le Morning Star du 18 juin 2016, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »

 

"Le vote pour la sortie serait un « signal de solidarité » en direction des exploités"

 

Des syndicalistes et des communistes irlandais ont appelé les travailleurs à défier l’Establishment et à voter pour la sortie de l’UE la semaine prochaine.

L’ancien dirigeant du Comité d’Irlande du Nord du Congrès irlandais des syndicats (NIC-Ictu), Joe Browers, s’est trouvé en tête-à-tête avec le secrétaire général adjoint du Congrès irlandais des syndicats (Ictu), Peter Bunting, dans un débat organisé par le Conseil syndical de Craigavon, le soir du jeudi 16 juin.

M. Browers a critiqué le soutien de l’Ictu et du syndicat britannique TUC à la campagne pour le maintien dans l’UE.

Il a pointé la contradiction avec les résolutions du congrès du TUC de 2015 qui condamnaient les plans d’austérité imposés par Bruxelles à l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Italie, ainsi que « la situation faite aux réfugiés fuyant l’oppression et la guerre aux frontières sud de l’Europe ».

« Le choix de ne pas totalement expliquer la position syndicale existante contribue à laisser un vide qui est en train d’être rempli par les voix xénophobes les plus stridentes », a ajouté M. Browers.

M. Bunting a concédé que l’Ictu ne soutient pas entièrement l’UE, mais il a caractérisé le débat comme un affrontement pour le leadership entre le premier ministre britannique James Cameron et le leader conservateur de la campagne pour la sortie de l’UE, Boris Johnson, affirmant que celui-ci serait pire que celui-là.

Dans le même temps, le Parti communiste d'Irlande (CPI) a dénoncé, à l’avance, le premier ministre du parti « Fine Gael », Enda Kenny, le leader du Parti travailliste irlandais, Brendan Howlin, et plusieurs de ses députés, en route vers la Grande-Bretagne pour convaincre les résidents de nationalité irlandaise de voter pour le maintien dans l’UE.
Le secrétaire général du Parti communiste d’Irlande, Eugene McCartan, a déclaré que leur intervention dans les affaires britanniques "à la demande du gouvernement Cameron" démontrait "leur relation de servilité à l'UE et au monde des affaires."
M. McCartan a déclaré que les citoyens irlandais, à qui M. Kenny et M. Howlin faisaient appel, "ont été chassés de leur pays précisément par les politiques imposées par l'UE et mises en application par la troïka des partis irlandais « Fine Gael », Parti travailliste et « Fianna Fail »."
"Cela a abouti à l'austérité sauvage, à des coupes claires dans les services publics, à une aggravation de la crise du logement, avec la menace de privatisation de l'eau et à transformer notre peuple en esclave permanent de la dette" a-t-il ajouté.
M. McCartan a exhorté les Irlandais de Grande-Bretagne à "ignorer ces gens-là comme ils vous ont ignorés", affirmant qu’un vote pour la sortie de l’UE était « un acte de solidarité avec les travailleurs de toute l'Europe."

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:12
Référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE : « Période cruciale pour les travaillistes » par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne (qui fait campagne pour la sortie)

Traduction de l’article du Morning Star par JDG pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », paru le 22 Mai 2016. Notes en bas d’article sur le CPB et le Morning Star.

 

Le secrétaire général du Parti communiste de Grande-Bretagne (CPB), Robert Griffiths, analyse les récentes élections en Grande Bretagne et la campagne pour le référendum sur la sortie de l’UE, dans le journal le Morning Star.

 

A son 53e Congrès, qui s’est tenu en 2014, le Parti communiste de Grande-Bretagne CPB a estimé que les deux années à venir, 2015 et 2016, allaient probablement décidé de la place du Parti travailliste dans le mouvement ouvrier.

Pendant l’ère d’Ed Miliband, de 2010 à 2015, précédé à la tête du Parti travailliste par Gordon Brown, et remplacé par Jeremy Corbyn, actuel opposant travailliste au premier ministre James Cameron, le Parti travailliste est retourné à des positions plus social-démocrates, mais ni suffisamment rapidement, ni de manière suffisamment lisible pour répondre aux attentes du moment. La mobilisation, le combat et l’initiative ont été laissés aux syndicats, aux mouvements de défense des droits individuels, du droit au logement, de la paix, et à « l’Assemblée Populaire » [regroupement d’Assemblées Populaires disséminées sur le territoire de Grande Bretagne, groupes non-rattachés à des partis].

Ces différents mouvements n’ont pas pu empêcher la victoire du Parti conservateur aux élections nationales de mai dernier, mais leurs actions ont fourni le socle de la nette victoire de Jeremy Corbyn aux élections internes à la direction du Parti travailliste.

Depuis lors, la lutte des classes politique en Grande-Bretagne s’est intensifiée sur deux fronts majeurs, liés entre eux ; à l’extérieur, contre les politiques de droite poursuivies par le gouvernement Cameron; en interne, contre le néolibéralisme au sein même du Parti Travailliste.

Corbyn a été attaqué férocement et incessamment sur ces deux fronts par ceux qui s’opposent à l’idée même que le Parti travailliste puisse être dirigé par un socialiste qui se réclame de l’aile gauche et de politiques anti-impérialistes.

Avec ses partisans, il a été accusé de maintenir les femmes en retrait dans le parti, de protéger des pédophiles, d’entretenir des amitiés avec des terroristes et des antisémites, et de menacer la sécurité même du pays.

L’équilibre des forces au sein du groupe parlementaire travailliste a impliqué que la nouvelle direction du Parti fasse des compromis, comme laisser la liberté de vote sur les bombardements en Syrie, alors qu’aucune liberté d’expression n’est laissée aux membres du cabinet fantôme [haute direction du parti] sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne.

Le conflit interne sur des questions cruciales, comme celle du renouvellement des armes nucléaires et du missile Trident doit toujours être tranché.

Cependant, il y a eu aussi des avancées significatives : le déplacement du Labour vers une position anti-austérité, tirée par Corbyn et le John McDonnell, « chancelier fantôme » [ministre virtuel de l’économie dans le cabinet fantôme], a contribué à forcer le Parti conservateur à faire machine arrière sur certains crédits d’impôts, la diminution des pensions d’invalidité, et sur les Academy School [écoles privées non-lucratives subventionnées].

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on prédise que Corbyn va échouer sur une nouvelle question et être renversé en interne.

En particulier, il est présenté comme un oiseau de mauvais augure électoral, surtout qu’il s’agit d’électeurs de la classe ouvrière dans les secteurs traditionnellement travaillistes.

Cependant, non seulement le Labour a conservé son siège au Parlement à la partielle d’Oldham West & Royton en décembre dernier, mais son résultat est passé de 59% à 62%. Dans les deux élections partielles non-reportées, qui se sont tenues le 5 mai, le Labour l’a emporté dans l’Ogmore en restant à 53%, et a progressé de 6 % dans la circonscription de Sheffield Brightside & Hillsborough, avec 63% des voix.

Aux élections locales du même jour, le Labour avait à défendre 1344 sièges issus de son bon score de 2012. La perte nette a seulement été de 18 sièges, alors que les Conservateurs en ont perdu le double arrivant derrière en nombre de suffrages exprimés. Le Labour a repris la municipalité de Londres aux conservateurs et celle de Bristol au maire indépendant sortant, tout en conservant Salford et Liverpool.

Aux élections à l’Assemblée nationale galloise, le Labour n’a perdu qu’un siège après avoir eu à appliquer quatre ans de coupes budgétaires votées par les Conservateurs. Cependant, dans les circonscriptions, son résultat est tombé de 42% à 35%.

Les médias qui avaient relayé avec délectation l’exclusion supposée de Corbyn de la campagne travailliste au Pays de Galles, ne peuvent pas maintenant lui imputer ce déclin relatif.

En revanche, le timide manifeste du Parti travailliste gallois n’a contribué en rien à contrer le portrait malhonnête que l’UKIP [parti populiste nationaliste] a peint de lui-même comme l’alternative politique en faveur des ouvriers.

Seul parmi les partis en campagne dans tout le Pays de Galles, le Parti communiste a fortement milité pour la nationalisation de la sidérurgie, de l’énergie et des transports, pour un plan de relance économique pour le Pays de Galles, ainsi que pour une redistribution radicale des richesses au sein de la Grande-Bretagne fédérale. Mis à part nos propres spots électoraux, nous avons été presque totalement tenus à l’écart des grands médias, bien que notre nombre de voix soit resté constant, autour de 2500.

En Ecosse également, les candidats communistes ont fait campagne sur une base de classe dans une solution fédérale à la question nationale en Grande-Bretagne.

Une fédération, entre entités égales, combinée avec une redistribution des richesses, pourrait être la seule base pour faire prévaloir les intérêts de la classe ouvrière et une unité progressiste. Le refus du Parti Travailliste d’adopter cette orientation a été une raison majeure de l’échec de Kezia Dugdale [leader du Parti Travailliste écossais] à surmonter l’héritage désastreux de ses prédécesseurs blairistes.

La poursuite de l’effondrement du Parti travailliste écossais, donné à 23% contre 32% dans les sondages aux élections écossaises [19% à l’arrivée] est pour le parti un énorme obstacle pour remporter les prochaines élections générales au niveau du Royaume-Uni.

On a beaucoup parlé des progressions de l’UKIP en Angleterre et au Pays de Galles (en réalité bien plus au Pays de Galles). Les partisans de Nigel Farage tirent parti sans aucun doute du caractère réactionnaire qui prédomine dans le débat sur l’Europe jusqu’à présent.

Ils prospèrent sur la focalisation des médias sur l’immigration et le terrorisme islamiste.

L’UKIP récupère également de nombreuses voix de la classe ouvrière parce que le Parti Travailliste refuse de s’opposer à l’UE et à ses traités fondateurs, qui exposent les travailleurs et leurs communautés directement au capitalisme monopoliste et à son « marché libre ».

Les règles de l’UE autorisent les entreprises à délocaliser le capital et les emplois n’importe où en Europe et dans le monde, sans freins ni obstacles. Les subventions en faveur de la sidérurgie et des autres industries stratégiques sont interdites, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Aucune mesure ne peut être prise contre les importations depuis le reste de l’UE.

En choisissant cette position pro-UE, le Parti Travailliste passe à coté d’une opportunité historique de prouver qu’il défend les intérêts de la classe ouvrière.

De fait, plusieurs leaders syndicaux ou travaillistes cherchent tellement à soutenir l’UE qu’ils vont jusqu’à dénigrer les conquêtes passées du mouvement travailliste. Dans leur soutien à la cause de l’UE, ils semblent attribuer à l’UE pratiquement toutes les anciennes réformes progressistes du travail.

C’est comme si toutes les luttes dans les entreprises et les campagnes de masse pour la reconnaissance des syndicats, les droits aux négociations collectives, le droit de grève, l’égalité des salaires hommes-femmes, un salaire minimum national et de meilleurs droits à la sécurité sociale, n’avaient jamais existé.

Est-ce que ce ne sont pas des gouvernements travaillistes qui ont fait voter « l’Employment Protection Act » [1975, loi sur les droits des travailleurs] le « Health and Safety at Work Act » [1974, loi sur la préservation de la santé et la sécurité au travail], le « National Minimum Wage Act » [1998, première loi définissant un salaire minimum], le Trade Union Act [1974, loi renforçant les droits syndicaux] et bien d’autres lois? A l’inverse, les traités de l’UE interdisent explicitement toute action européenne pour un renforcement de la reconnaissance syndicale, du droit de grève, ou pour un salaire minimum légal.

Plus encore, un silence extraordinaire s’est abattu sur une série de jugements de la Cour de Justice Européenne pénalisant les travailleurs et les syndicats.

Une nouvelle fois, c’est comme si n’avaient jamais existé les jugements de la Cour européenne condamnant les actions pour l’industrie, les législations régionales ou nationales pour l’égalité de traitement des travailleurs immigrés ou « détachés ». Les syndicats britanniques (TUC : Trade Union Congress) et européens, avaient plein de reproches à leur faire, … avant que la campagne du référendum commence.

Les communistes britanniques doivent rejeter la vision erronée et défaitiste suivant laquelle l’appartenance à l’UE constituerait une quelconque protection contre l’érosion des droits des travailleurs et des syndicats. L’UE n’a jamais levé le petit doigt pour protéger les travailleurs contre les lois antisyndicales, parce que sa priorité de l’UE est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Quel que soit le résultat du référendum à venir, les travailleurs et leurs syndicats, qu’ils soient de Grande-Bretagne ou des autres pays, devront continuer à compter sur leurs seules forces et leur solidarité.

D’ici là, le Parti communiste place tous ses efforts dans le « Lexit » - la campagne de gauche pour la sortie de l’UE [Left-Exit] - avec tous les socialistes et les syndicalistes qui comprennent la nécessité de s’unir dans un mouvement de gauche, anti-impérialiste opposé à l’UE.

Partager une position politique avec des nationalistes du parti conservateur ou du parti UKIP, qui condamnent les immigrés, soutiennent l’OTAN, et qui ne veulent pas remettre en cause la « Forteresse Europe » ou le caractère capitaliste monopoliste de l’UE, prête à illusion et confusion.

Pour notre part, nous insistons sur l’égalité des droits de tous les travailleurs, quelles que soient leurs nationalités. Nous nous prononçons pour la solidarité internationale contre l’UE, et pour la souveraineté populaire, contre elle, ici en Grande Bretagne.

La première priorité des communistes, des socialistes et des syndicalistes, devrait être d’infliger le 23 juin une défaite populaire au premier ministre James Cameron, à George Osborne [Chancelier de l’Echiquier, Ministre de l’Economie], à la CBI [Confederation of British Industry, l’équivalent du MEDEF], à l’IoD [Institute of Directors regroupant 34500 patrons], au FMI, au Pentagone et à l’OTAN.

Cela éclaircirait la voie à la chute du pouvoir conservateur, divisé, et à l’élection anticipée d’un gouvernement travailliste, libre d’appliquer une politique de gauche progressiste.

 

Cet article est basé sur un rapport récent du bureau politique du Parti Communiste.

 

 

Notes du traducteur :

 

Le CPB, Communist Party of Britain, se refonda sur une base marxiste-léniniste après la dissolution en 1988 du CPGB, Parti Communiste de Grande Bretagne, dont les membres choisirent principalement une ligne sociale-démocrate en adhérant au Parti Travailliste. Le nombre d’adhérents du CPB est d’environ un millier en 2016. Son principal slogan est « La voie britannique vers le Socialisme ». La référence idéologique choisie lors de la reconstruction fût celle de la fondation du CPGB en 1920, c’est-à-dire une ligne politique résolument de lutte des classes marxiste-léniniste.

 

Le Morning Star : Ce journal n’est plus depuis longtemps le journal du CPB. Le Morning Star a une ligne de « gauche de la gauche », souvent écologiste, altermondialiste, frondeuse selon l’expression française, et soutient en règle général les candidats travaillistes aux élections. Cependant dans les cas où le CPB présente des candidats, le Morning Star choisit alors de les soutenir.

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Royaume-Uni
commenter cet article
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 20:35
Manifestation des ouvriers de la raffinerie de Ballsh (mai 2016)

Manifestation des ouvriers de la raffinerie de Ballsh (mai 2016)

Albanie : grève des cheminots aussi

Brève ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 15 juin 2016, d’après plusieurs sources dont une déclaration du journal « Organizata Politike »

Ce soir a lieu le match France-Albanie dans le cadre du Championnat d’Europe de football.

L’Albanie était réputée le pays le plus secret d’Europe jusqu’à 1990. Si l’Albanie est moins secrète aujourd’hui, la situation du peuple et des travailleurs albanais, confrontés à des gouvernements corrompus, à la désagrégation des services publics et sociaux, souvent condamnés à l’émigration, est aussi peu voire encore moins relatée dans les médias occidentaux.

Coïncidence avec la situation française, les cheminots, à l’appel du syndicat « Union des travailleurs du chemin de fer » ont entamé une grève le 7 juin. Les salariés du pétrole font aussi grève.

Les cheminots, la plupart payé au misérable smic albanais (200 euros), défendent leurs quelques droits sociaux et la subsistance du réseau de transport en commun national totalement délaissé au profit de l’anarchie du transport routier. Le réseau a été entièrement paralysé le 8.

Voici les principales revendications des grévistes : « - Des investissements plus importants pour le chemin de fer/un transfert de la route au rail d’une large part du transport de fret, notamment les matières premières/la construction et l’ouverture d’une nouvelle gare à Tirana/la suppression de la taxe sur le gasoil et de l’impôt sur le chiffre d’affaires que paye la société publique de chemin de fer/ ».

La grève des cheminots a également été lancée en solidarité avec celle des ouvriers de la raffinerie de la ville de Ballsh en lutte depuis plusieurs semaines pour le paiement de 9 mois d’arriérés de salaire et la réouverture du complexe pétrolier.

France/Albanie : solidarité de lutte !

Published by Solidarité Internationale PCF
commenter cet article
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 20:17

Entretien réalisé par la Ligue de la Jeunesse Communiste du Canada (YCL-LJC Québec), 30 mai 2016, repris pour Solidarité Internationale PCF.

 

Noor Zaheer, militante du Parti communiste de l’Inde (PCI), présidente de la branche de Delhi de la Fédération nationale des femmes indiennes et écrivaine de renom était de passage à Montréal dans le cadre d’une tournée canadienne qui s’est clôturée le 21 mai avec une allocution au 38e Congrès du Parti communiste du Canada.

Elle s’est entretenue avec la rédaction de Clarté, l'organe du Parti communiste du Québec, au sujet des développements politiques en Inde depuis l’élection du gouvernement nationaliste de droite de Modi.

Clarté: Le régime de l’actuel président Modi du parti nationaliste BJP a été qualifié par le PCI de fasciste. Peux-tu nous en dire un peu plus?

Noor Zaheer: Le fascisme de Modi s’articule à plusieurs niveaux. C’est d’ailleurs ce qui le rend difficile à combattre: s’il était unidirectionnel, il aurait probablement été défait beaucoup plus facilement. Or, il opère à l’échelle individuelle, contre le mouvement des femmes, dans les organisations et institutions religieuses, contre les communautés, dans les institutions de l’État et contre les étudiants. Il est présent partout et il serait erroné de croire qu’il est en déclin.

Le mouvement des femmes a été particulièrement ciblé, en particulier les femmes musulmanes, puisque le gouvernement BJP tente d’imposer un code civil unique concernant la pratique religieuse, ce qui attaque de plein fouet les minorités religieuses, pas seulement les Musulmans, mais aussi les Chrétiens, les Sikhs, les Bouddhistes et les Parsis qui bénéficient jusqu’à maintenant d’une liberté de culte.

Le fascisme de Modi est aussi à l’origine d’une recrudescence des assassinats d’Intouchables. Les femmes intouchables quant à elles sont de plus en plus victimes de viols, surtout celles qui réclament justice.

Tout ça sont quelques exemples du fascisme du régime Modi, je ne sais pas pourquoi nous devrions édulcorer la réalité: il est là et nous devons nous mobiliser dès maintenant pour bâtir une riposte frontale contre le gouvernement du BJP.

Clarté: Comment ce fascisme s’est-il installé dans la société indienne?

N. Z. À mon avis, le premier signe avant-coureur a été l’assassinat de Mahatma Gandhi. À cette époque, le BJP n’existaient pas, mais le Sangh Parivar [mouvement fédérant plusieurs associations désireuses d’instaurer l’hindouisme comme religion d’État en Inde et qui a entretenu des liens avec le fascisme de Mussolini dans les années 1930, NDR] a été reconnu comme commanditaire de l’assassinat de Gandhi. Au moment où l’interdiction du RSS [groupe paramilitaire nationaliste, NDR], l’un des principaux constituents du Sangh Parivar, a été levée, les problèmes ont commencé. Ils se sont reconvertis en organisation culturelle, ce qui leur a permis de passer sous le radar. Ils ont commencé à organiser des clubs de sport pour se rapprocher des jeunes.

Selon moi, les jeunes hindous se sont sentis un peu menacés par la création du Pakistan et ont été sensibles aux discours anti-musulman à cause de la propagande haineuse diffusée un peu partout. Le fascisme a donc été quelque peu sanctifié et a pris racine peu à peu.

Il ne faut pas oublier non plus qu’en Inde, il existe une forme de racisme jamais discutée: le système de castes. Nous avons essayé de pousser ce débat, mais le gouvernement indien l’a toujours esquivé. Cette forme de racisme, les nouveaux développements depuis l’élection du BJP et la crise capitaliste forment un mélange explosif qui a permis de paver la voie au fascisme.

Clarté: dans ces circonstances, comment vit-on le fait d’être une femme, progressiste et militante de surcroit?

N.Z.: C’est de plus en plus difficile chaque jour, chaque minute même! Pour moi, c’est d’autant plus difficile que ma fille est impliquée politiquement, donc je reçois des menaces du genre «tu devrais mieux éduquer ta fille». Toutefois, mon cas n’est pas unique: plusieurs mères viennent nous rencontrer pour chercher de l’aide pour les mêmes raisons. Nous essayons de répondre à leurs besoins notamment en les organisant et en les soutenant dans leurs luttes. Il reste qu’être une militante en Inde est très dangereux ces jours-ci: tous les jours, je me fais harceler par les Mullahs ou par les nazillons du RSS.

Clarté: depuis novembre dernier, les étudiants indiens mènent une âpre lutte contre le régime de Modi, en particulier à l’université Jawaharlal Nehru. Que penses-tu de l’importance de cette mobilisation dans la riposte contre le régime de Modi et que penses-tu que les étudiants canadiens et québécois pourraient faire pour témoigner de leur solidarité?

N.Z.: Le plus important dans cette mobilisation, c’est que les étudiants ont réussi à rejoindre plusieurs couches dont les travailleurs, les paysans et les femmes, ce qui est très encourageant pour la suite du mouvement. Si les luttes dans ce genre perdurent et se multiplient dans les trois années à venir, je suis confiante que le régime de Modi ne sera qu’un sombre chapitre de l’histoire indienne.

Concernant la solidarité avec le mouvement étudiant, la première tâche de la jeunesse et des étudiants canadiens est de promouvoir cette lutte par tous les moyens possibles, car il y a un silence total à ce sujet. Ils pourraient aussi organiser des actions de solidarité comme des piquetages devant les représentations diplomatiques indiennes à travers le pays. Même s’ils ne sont que quatre ou cinq avec un tract et une banderole, c’est assez pour piquer au vif le gouvernement qui accorde beaucoup d’importance à son image à l’international. Bien sûr, toute expression de solidarité est également bienvenue.

Clarté: il ne fait aucun doute que le fascisme de Modi soit lié aux problèmes de la question nationale non-réglée en Inde. Comment pensez-vous régler cette question en respectant le droit des peuples à l’auto-détermination et de façon démocratique?

N.Z.: C’est une question qui est de plus en plus discutée en Inde. En effet, la question nationale en Inde s’est imposée dans le débat politique d’une façon très violente. Par exemple, le Cachemire est sous occupation militaire, le Nord-Est où la situation est semblable dans trois États (Manipur, Assam et Nagaland), ce qui a mené à des débats afin de savoir si l’Inde représente vraiment une nation ou si nous ne devrions pas former une fédération. Cependant, ces deux dernières années, toute discussion, tout débat politique ont été muselés. La proposition d’un État fédératif garantissant les droits nationaux de chaque population doit être discutée, car l’Inde est un pays trop diversifié pour que l’on parle d’une nation unitaire.

Clarté: concernant la politique internationale et régionale, le gouvernement Modi a aussi créé des remous notamment en imposant un blocus au Népal après avoir voté une constitution progressiste.

N.Z.: En effet, lorsque le blocus a été décrété, j’étais moi-même à la frontière. Le PCI était sur place également. Ce blocus est un acte imposé à 100% par l’Inde, le Népal n’a aucune responsabilité dans cette affaire si ce n’est que d’avoir voté une Constitution à l’image des aspirations du peuple népalais. La propagande indienne a fait valoir que les Népalais avaient l’intention d’empêcher le commerce transfrontalier, or il n’en est rien: pourquoi un pays dont 30% de la force de travail dépend du commerce avec l’Inde, qui plus est à l’économie ravagée à cause d’un séisme catastrophique, voudrait rompre ses relations commerciales avec son voisin? La vérité, c’est que Modi veut implanter une Constitution hindouiste en Inde alors que le Népal a voté une Constitution laïque et fédérative, ce qui a attiré les foudres du gouvernement indien.

Ceci illustre le fait que les pays qui désirent entretenir des relations d’égal à égal avec l’Inde ont eux aussi intérêt à défaire le gouvernement de Modi. Je suis confiante que lors des prochaines élections il sera battu, mais va-t-il accepter de laisser sa place? Ce n’est effectivement pas dans la logique fasciste, il est possible que par un truchement quelconque, il réussisse à se maintenir en place envers et contre la voix du peuple. Ainsi, nous devons nous maintenir mobilisés, être prêts à lutter sur tous les fronts et être prêts à cette éventualité. Pour le moment, nous devons donner plus de pouvoir aux jeunes et aux femmes qui sont au coeur de la riposte et nous devons leur offrir notre soutien total, car ils constituent une force considérable sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour renverser Modi.

 

Lien de l'article original : http://yclljc-magazine.blogspot.fr/2016/05/entretien-avec-noor-zaheer-militante.html?m=1

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Inde-Asie du sud
commenter cet article
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:28
1er mai jour de la classe ouvrière internationale - Déclaration du 1er mai de la FSM

La Fédération Syndicale Mondiale, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs le 1er mai 2016 adresse ses salutations militantes à tous les hommes et les femmes de la classe ouvrière dans le monde et aux 92 millions de membres de la FSM repartis en 126 pays.

Hommes et femmes, jeunes ou âgés, ayants un emploi ou chômeurs, migrants et réfugiés, la Fédération Syndicale Mondiale vous souhaite force, détermination et courage dans vos luttes de petite ou large échelle.

Les multinationales, les gouvernements, les forces néo-fascistes et racistes, les mécanismes impérialistes redoutent ce jour emblématique parce qu’il est le symbole de l’internationalisme ouvrier, le symbole de la lutte, le symbole de l’unité de la classe ouvrière. Ce sont nos armes les plus efficaces dans nos luttes pour une vie meilleure, contre la pauvreté et les guerres suscitées par la barbarie capitaliste.

En construisant des syndicats de masse, forts, inspirés par la lutte des classes, démocratiques et militants nous renforçons la FSM.

En renforçant la FSM comme une organisation enracinée dans la classe ouvrière, à sa base internationaliste et unitaire, nous renforçons nos syndicats.

Dans tous les pays du monde, par toute forme d’action nous revendiquons nos besoins contemporains, nos droits de travailleurs, nos droits sociaux et syndicaux.

Notre réalité de misère, de chômage, de pauvreté et de guerre en contraste avec le progrès technologique et scientifique et la richesse que nous produisons, prouve que le mode de production capitaliste est pourri et dépassé.

Nous rassemblons nos forces et nous construisons notre alliance sociale avec les couches populaires contre l’exploitation et la barbarie capitaliste.

A l’occasion du 1er Mai nous voulons encore une fois envoyer notre message de solidarité internationaliste aux peuples de Palestine, de Libye, de Syrie, du Liban, de l’Iraq, de l’Afghanistan, du Yémen et à tous les peuples qui souffrent des attaques impérialistes et qui luttent pour leur droit de décider par eux-mêmes de leur présent et de leur futur.

Cette année 2016, le 17ème Congrès de la Fédération Syndicale Mondiale va rassembler les représentants du mouvement syndical de la classe ouvrière internationale dans le pays héroïque de l’Afrique du Sud. Du 5 au 8 Octobre 2016 des milliers des délégués, vrais militants, syndicalistes de tous les continents vont se rassembler à Durban, ils vont analyser les développements globaux et régionaux, ils vont échanger des expériences et des propositions, ils vont décider de la stratégie et du plan d’action de la FSM pour les prochaines cinq années.

Avec ce Congrès nous faisons un pas décisif en avant pour le mouvement syndical international de classe. « En avant ! Pour les besoins contemporains de la classe ouvrière, contre la pauvreté et les guerres suscitées par la barbarie capitaliste ».

Le Secrétariat

Published by Solidarité Internationale PCF
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:32
Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Communiqué du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (NCPN), 9 avril 2016, traduction MlN pour „Solidarité internationale PCF – vivelepcf“

En 2005, une part importante de la population néerlandaise avait dit non à la Constitution européenne. Ceci malgré une tentative écrasante des élites, du gouvernement d’alors et de leurs laquais dans les médias, pour amener l’opinion publique au oui.

La même chose se produit actuellement à l’occasion de ce référendum consultatif. Les opposants au traité ont à peine eu droit à la parole. Le super-spéculateur et anticommuniste George Soros a même payé le voyage à de jeunes Ukrainiens aux Pays-Bas pour qu’ils soutiennent le camp du oui. Pourtant malgré ce violent déploiement médiatique, ou peut-être en partie grâce à lui, plus de 61% des électeurs ont décidé de voter contre le traité, avec une participation nettement supérieure à 30%. Les représentants du gouvernement et les dirigeants de « l 'opposition » unifiée sont sous le choc et la surprise.

Le référendum portait officiellement sur l'accord d'association avec l'Ukraine. Cependant, dès le départ, il a été dévié pour renforcer l'image d'ennemi de la Russie. L'action de l'OTAN, qui ne cesse d’accroître les menaces de guerre, a été ainsi justifiée. La nature du coup d’Etat antidémocratique en Ukraine, commis avec le soutien des fascistes, a été, dès le départ, minimisée et excusée. L'UE a été posée en sauveuse de la démocratie. Pas un mot n'a été dit sur les effets néfastes de cet accord et du plan du FMI pour la majorité de la population, pour les travailleurs.

Une grande majorité de l'électorat ne s’est pas laissée tromper par cette propagande de guerre et a compris que l'accord d'association n'était pas une bonne chose.

Le gouvernement a promis de rediscuter avec Bruxelles, mais il le fait avec une réticence évidente. Rien n’indique qu'il prend en compte le rejet clair du contenu politique de l’accord par le peuple. Le résultat du référendum souligne le progrès de la résistance à l'élargissement agressif et manipulateur de l’UE et à ceux qui font la promotion.

Bien que le camp du «oui» et celui du «non» manquaient d'homogénéité politique, il apparaît qu'un nombre croissant de personnes a voulu donner une leçon au gouvernement et aux partis qui soutiennent sa politique. Le résultat du référendum est un signal clair que, dans une partie de plus en plus grande de la population, l’élite politique n’est plus prise au sérieux. Le résultat peut également nourrir de nouvelles formes de résistance chez les adversaires du traité dans les 27 autres pays de l'UE.

Le NCPN a mené, conjointement avec l'organisation de jeunesse CJB, la campagne contre le traité. Ils continueront de le faire. Ils ont produit du matériel de campagne, des brochures, des articles, dans lesquels les implications du traité pour les travailleurs et les classes dirigeantes en Ukraine ont été exposées. Ont été abordées les implications géopolitiques et les ambitions de l'UE et de l'OTAN que l’accord doit faciliter. Dans nos publications, a été posée la nécessité centrale d’agir contre l'UE capitaliste et les politiques de droite du gouvernement. Le NCPN a organisé le samedi 2 avril une manifestation devant l'ambassade d'Ukraine, à laquelle environ 70 personnes - dont beaucoup de jeunes - ont participé.

La lutte contre la liquidation des droits démocratiques, le démantèlement des services publics, l’abaissement des salaires, des prestations sociales et des pensions connaît une forte impulsion avec le résultat du référendum. C’est pour cela que le pouvoir s’efforce, de toutes les manières possibles, de minimiser le résultat et ses conséquences. Il entend que sa politique de casse sociale, de flexibilisation du travail, de privatisation et de remise en cause des droits démocratiques se poursuive sans contrôle démocratique et avec le moins possible de perturbation. Pour cela, les partis néolibéraux aux Pays-Bas et dans l’UE veulent aller dans la même direction.

Toutefois, le résultat de ce référendum montre clairement qu'il existe un potentiel de briser le front néolibéral. Cette brèche peut être utilisée pour gagner de «vrais emplois», plus de pouvoir d'achat pour les salariés, pour les retraités, une amélioration du secteur public, des transports, des services sanitaires et sociaux. Pour cela, l’opposition à la politique de casse néolibérale doit être sortie des mains des populistes de droite. Par conséquent, nous appelons à:

Renforcer le mouvement ouvrier.
Renforcer le mouvement syndical.
Renforcer le Parti communiste.

La direction du NCPN, le 9 Avril 2016

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Bénélux
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:33
Cuba - 7ème congrès du PCC - discours de Fidel Castro le 19 avril 2016

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit l’être

Discours du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste cubain au Palais des Conventions le 19 avril 2016, « Année 58 de la Révolution » - Source: Granma, édition en français

 

(Version sténographique du Conseil d’État)

Bon, passons à un autre sujet (Rires)

Diriger n’importe quel peuple en des temps de crise, camarades, représente un effort surhumain. Sans eux, les changements seraient impossibles. À une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier – on a expliqué ici qu’ils étaient 921 – de représentants choisis par le peuple révolutionnaire lui-même, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, (Applaudissements) ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience.

Pourquoi ai-je été socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot qui exprime le concept le plus dénaturé et le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui eurent le privilège d’exploiter les pauvres, dépouillés depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine.

Depuis quand l’Homme vit-il ce dilemme tout au long d’un temps sans limite ? Je sais que vous n’avez pas besoin de cette explication, à part peut-être certains auditeurs.

Je parle simplement pour que l’on comprenne mieux que je ne suis pas ignorant, extrémiste, ni aveugle, ni que j’ai acquis pour mon propre compte mon idéologie en étudiant l’économie.

Je n’ai pas eu de précepteur lorsque j’étais étudiant en lois et en sciences politiques, où l’économie a un grand poids. Évidemment j’avais à l’époque environ 20 ans et j’étais amateur de sport et d’escalade en montagne. Sans précepteur pour m’aider dans l’étude du marxisme-léninisme ; je n’étais qu’un théoricien et, bien sûr, j’avais une confiance totale en l’Union soviétique. L’œuvre de Lénine, outragée après 70 ans de Révolution. Quelle leçon historique ! On peut affirmer que 70 ans ne devront pas s’écouler pour que survienne un autre événement comme la Révolution russe, pour que l’humanité ait un autre exemple d’une grandiose révolution sociale qui a représenté un pas énorme dans la lutte contre le colonialisme et son compagnon inséparable, l’impérialisme.

Cependant, il se peut que le plus grave danger qui plane aujourd’hui sur la Terre découle du pouvoir destructeur de l’armement moderne qui pourrait compromettre la paix de la planète et rendre impossible la vie humaine sur la superficie terrestre.

Notre espèce disparaîtrait, tout comme les dinosaures ont disparu, et ce serait peut-être le temps pour de nouvelles formes de vie intelligente, ou peut-être que la chaleur du soleil augmenterait jusqu’à faire fondre toutes les planètes du système solaire et leurs satellites, comme l’affirment un grand nombre de scientifiques. Si les théories de plusieurs d’entre eux s’avéraient exactes, des théories que nous, les profanes, n’ignorons pas, l’homme pratique doit en savoir davantage et s’adapter à la réalité.

Si l’espèce survit durant un laps de temps beaucoup plus grand, les futures générations en sauront beaucoup plus que nous, mais il leur faudra d‘abord résoudre un grand problème. Comment nourrir les milliards d’êtres humains dont les réalités se heurteraient irrémédiablement aux limites d’eau potable et de ressources naturelles dont ils ont besoin ?

Certains ou peut-être même beaucoup d’entre vous se demanderont où est la politique dans ce discours. Croyez que je suis navré de le dire, mais la politique est là, dans ces paroles modérées. Puissent beaucoup d’êtres humains se soucier comme nous de ces réalités ne restions-nous pas comme aux temps d’Adam et Ève à manger des pommes interdites. Qui va nourrir les peuples assoiffés d’Afrique, sans technologie à leur portée, ni pluies, ni barrages, sans autres réserves souterraines que celles qui sont recouvertes par les sables ?

Nous verrons ce qu’en disent les gouvernements qui dans leur quasi-totalité ont souscrit aux engagements climatiques.

Il faut marteler constamment ces questions, et je ne veux pas m’étendre au-delà du nécessaire.

J’aurai bientôt 90 ans. (Applaudissements) Jamais une telle idée ne me serait venue à l’esprit et cela n’a jamais été le fruit d’un effort, mais le caprice du hasard. Je serai bientôt comme tous les autres. Notre tour viendra à tous, mais les idées des communistes cubains resteront (Applaudissements) comme preuve que sur cette planète, si on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les hommes ont besoin, et nous devons lutter sans trêve pour les obtenir, À nos frères d'Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra. (Applaudissements)

Il se peut que ce soit l’une des dernières fois que je parle dans cette salle. J’ai voté pour tous les candidats soumis à consultation par le Congrès, et je vous remercie pour l’invitation et l’honneur que vous m’avez fait de m’écouter. Je vous félicite tous, et en premier lieu le camarade Raul Castro pour son magnifique effort. (Applaudissements)

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit être perfectionné, avec une loyauté éclatante et la force unie, comme Marti, Maceo et Gomez, dans une marche irrésistible. (Applaudissements)

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Cuba
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:11
Brésil : « Ni procédure d’empêchement, ni pacte avec la bourgeoisie. L’issue est à gauche ! », Parti communiste brésilien (PCB)

Note politique du Parti communiste brésilien, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 16 avril 2016

Le PCB respecte les forces sociales et politiques de gauche et du camp démocratique qui seront dans les rues dimanche prochain, mobilisées par des préoccupations sincères devant l’offensive de la droite dans notre pays, et pour beaucoup d’entre elles, encore attachées aux rêves d'un tournant vers la gauche du PT, maintenant ou en 2018, d’une lutte acharnée pour démocratiser, réformer et humaniser le capitalisme. Nous recherchons le dialogue et la construction d’une unité d'action avec ces forces, dans la défense des libertés démocratiques, et pour les droits de la classe ouvrière, en particulier avec celles qui considèrent que la lutte prioritaire est de caractère anticapitaliste, dans les rues et les lieux de travail, sans illusion sur un projet de plus en plus disqualifié de conciliation de classe.

Le PCB a dénoncé les manœuvres que des composantes de la bourgeoisie, majoritaires, ont entreprises pour renverser le gouvernement, non pas parce que celui-ci serait de gauche ou même réformiste, mais parce qu’en raison de ses contradictions, il retarde la radicalisation des politiques d'austérité exigée par le capital. La droite manipule les médias dominants, l'activisme politique de pans de la justice, les failles que la démocratie bourgeoise leur assure pour exercer leur dictature de classe. Elle le peut surtout parce que le PT a creusé sa propre tombe avec sa politique la collaboration de classe.

Nous identifions également comment la bourgeoisie essaie de faire porter sur le seul PT la responsabilité de la corruption, qui est systémique dans le capitalisme, et qui finance outrageusement tous les partis et institutions politiques. Le PCB dénonce le cynisme et la duplicité qui caractérisent la procédure d’empêchement, conduite par un individu clairement corrompu lui-même qui, tout en accélérant l'empêchement de la Présidente, manœuvre pour évacuer son propre dossier du Conseil d'éthique de la Chambre.

Au cours des derniers mois, nous avons participé à plusieurs actions qui pourraient nous ranger parmi les adversaires de la procédure d’empêchement. Elles étaient articulées, sur une base de gauche, avec la protestation contre le gouvernement de collaboration de classe. Mais les actions de ce dimanche seront marquées exclusivement par la défense du gouvernement Dilma/Lula. Par ailleurs, mercredi dernier, 13 avril, devant le risque d’approbation par la Chambre de l’empêchement, Dilma s’est rendue entièrement à la bourgeoisie, en déclarant que, si la procédure était rejetée, le lendemain même, elle lancerait "un pacte national – sans perdants ni vainqueurs - incluant l'opposition".

Donc, nous l’avons dit clairement : nous ne participerons pas aux actions pour défense du gouvernement Dilma/Lula organisées ce dimanche 17 avril. Pour le PCB, il est impossible de défendre un gouvernement qui annonce déjà un virage encore plus à droite, une acceptation plus profonde encore du projet de la bourgeoisie, encore plus d’ajustements et de politiques de droite.
Depuis mars 2015, lorsque la droite a lancé le sujet de l’empêchement, le PCB a dit clairement que, quel que soit le résultat, les travailleurs allaient perdre plus encore que ce qu’ils ont perdu dans ces 13 ans de collaboration de classe sous des gouvernements PT. Nous avons toujours affirmé que la bataille pour garder à tout prix un gouvernement PT n’amènerait pas un virage à gauche, mais un virage à droite, cédant plus de place aux intérêts du capital. Depuis le début de ce roman de mauvais goût, le PT n’a fait que pousser davantage les politiques d’ajustement et les privatisations néolibérales, ainsi que les accords cherchant une base de soutien plus conservatrice.

Les gouvernements PT, issus des mouvements syndicaux et sociaux, ont trompé et désarmé les travailleurs et, pour couronner le tout, construit un cadre juridique pour assurer l'ordre bourgeois et de réprimer les luttes populaires: maintien de la loi de sécurité nationale, création de la Force nationale et adoption des décrets d’application de cette loi et de la loi anti-terrorisme récemment proposée et actée par la présidente.

Indépendamment du résultat du vote de l’Assemblée en séance plénière, nos efforts se concentreront, de plus en plus, dans l'articulation d'un bloc de luttes anticapitaliste et anti-impérialiste, visant à l'unité d'action autour de luttes communes. Nous n’allons pas nous disperser dans le débat sur la gestion du capitalisme – qui va continuer encore pendant des mois de procédures au Sénat et devant la Cour suprême, de manifestations pro ou anti Dilma - tandis que le programme conservateur et néolibéral avance et que le rapport de force se dégrade pour les travailleurs.

Tous les efforts des communistes et des autres forces anticapitalistes, à partir de maintenant, devraient se concentrer sur l'organisation et la mobilisation des travailleurs et des mouvements populaires pour faire face à l'offensive du capital. L’issue est sur la gauche, avec la formation d'un bloc de lutte de caractère anticapitaliste, avec une unité d'action autour d'un programme minimum qui puisse exprimer les revendications de la classe ouvrière pour l'emploi, la terre, le logement, les droits et libertés, dans la perspective de la construction du pouvoir populaire et sur le chemin vers socialisme.

Le PCB propose de réaliser, dans la première moitié de l'année prochaine, une rencontre nationale de la classe ouvrière et du mouvement appelant à un 1er mai de classe, unitaire, dans toutes les villes où ce sera possible, à des initiatives visant fondamentalement l'unité d’action nécessaire dans la lutte anticapitaliste.

Comité central du PCB - Parti communiste brésilien, 16 avril 2016

 

Voir aussi en lien:

Mars 2016 : Le Parti communiste brésilien sur l’aggravation de la crise politique : l’impasse de la réconciliation et le chemin de la lutte

Août 2015 : Brésil. Trois crises ... mais une fait défaut. - Article théorique de Mauro Iasi

Published by Solidarité Internationale PCF - dans Brésil
commenter cet article