Notre lutte

Renforcer la lutte internationaliste
L’internationalisme est une dimension essentielle de notre engagement communiste.
Le combat contre l’impérialisme, les impérialismes, implique une solidarité active entre les peuples en lutte contre sa domination, des échanges poussés entre les partis anticapitalistes, à commencer par les partis communistes du monde entier.
La lutte pour la paix, contre la guerre impérialiste est une part essentielle de l’engagement des communistes. Le PCF est né du rejet de la guerre de 14/18 et du refus du ralliement de l’ancien Parti socialiste à l’Union sacrée. La mobilisation contre la guerre du Rif fut l’un de ses tout premiers combats. Suite...

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Elections européennes

Résultats des Partis Communistes et Ouvriers:

Nom Nombre de voix Sièges Place
Parti du Travail de Belgique (PTB) 0,43% (1,19% en Wallonie) 0 14ème (6ème en Wallonie)
Parti Communiste de Bohême et Moravie (KSCM) 14,18% 4 3ème
Parti Communiste Grec (KKE) 8,35% 2 3ème
Refondation Communiste/Parti des communistes italiens (PRC-PdCI) 3,37% 0 6ème
Parti Progressiste des Travailleurs de Chypre (AKEL) 34,9% 2 2ème
Parti Communiste du Luxembourg (KPL) 1,54% 0 7ème
Parti Communiste Autrichien (KPO) 0,6% 0 8ème
Coalition Démocratique Unitaire (CDU) menée par le Parti Communiste Portugais (PCP) 10,66% 2 4ème
Parti Communiste Slovaque (KSS) 1,65% 0 10ème
Parti CommunisteOuvrier Hongrois (PCOH) 0,98%  0 7ème 
Parti Communiste Allemand (DKP) 0,1% 0 -
No2EU - Yes to Democracy. Coalition à laquelle participe le Parti Communiste de Grande-Bretagne (CPB) 1% 0 11ème
Coalition russophone (SC - Centre de l'harmonie) menée par le Parti Socialiste Letton (LSP) 19,6% 1 (2 pour la coalition) 2ème


Communiqué des Partis Communistes sur le résultat des élections:

Réactions sur le résultat des Elections Européennes

Réflexion sur l'Union Européenne:

Spécial élections européennes: dossier sur l'Union Européenne

Dimanche 5 juillet 2009

« Nous nous battons pour les salaires. Ils sont bas mais les services sociaux sont très développés »


Interview de Raymundo Fernandez – député et dirigeant syndical cubain – par Maria R.Calderoni


dans le numéro de Liberazione du 18 juin 2009


Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Il est venu pour la Fête de Liberazione; c'est une personnalité cubaine de premier plan et cela nous donne quelques motifs d'orgeuil. Vous permettez, nous avons ici face à nous Raymundo Navarro Fernandez, député, représentant du Parti Communiste Cubain, membre du secrétariat national de la Ctc (la Centrale des Travailleurs de Cuba, la Cgil de l'île). 45 ans, marié, deux enfants, médecin de famille. Esprit de camaraderie, beau sourire ouvert, simple, sans cérémonie - « on se tutoie? » -, une rencontre franche.


Député? Il nous vient immédiatement une question hors sujet, dis-moi, Raymundo, quel est ton salaire de député?


Regard surpris: « Nous n'avons pas de salaire en tant que député ». Et donc lui continue à percevoir ce qu'il gagnait auparavant, comme médecin. « Le peuple nous paye. Et le peuple nous a déjà payé ». Regard cubain bien droit: « Je vais te l'expliquer en te racontant mon cas. Ma mère était allée jusqu'au Cours Moyen de Première Année, mon père était allé jusqu'en quatrième, ils étaient pauvres, tous deux sont nés et ont grandi après la Révolution, et je suis médecin, mes deux autres frères sont médecins, bien que ma famille était pauvre. Elle est là, la différence. Et c'est pour ça que je dis que le peuple m'a déjà payé ».


Nous évitons de lui faire savoir justement combien gagne chez nous un député et nous lui posons la première question: quel est le travail d'un syndicaliste à Cuba?


La Ctc est une grande organisation, à laquelle sont inscrits 3,5 millions de travailleurs, sur les 5,8 qui composent la population active de Cuba. Avec une longue histoire: née en 1939, elle a connu le régime de Batista et s'est ensuite réorganisée et consolidée après 1959, avec la victoire de Castro. Syndicat à plein titre, donc, sur deux niveaux: « D'un côté, représenter les travailleurs face à l'Administration, et, de l'autre s'engager dans les collectifs de travail pour le respect des programmes et des objectifs adoptés sur le plan de la production. En tenant compte du fait, qu'à Cuba, la propriété privée n'existe pas. Un mouvement syndical, le nôtre, qui ne se charge pas seulement des revendications des travailleurs, mais se préoccupe aussi du développement de la société. A tous les niveaux et dans tout le Pays. »


En allant jusqu'à la grève, même?


« Oui. Il n'y a rien à Cuba qui puisse empêcher de faire une grève ». Mais vous n'en avez jamais fait une, excuse-moi Raymundo si je te le fais remarquer. « C'est vrai. Jusqu'à aujourd'hui, la nécessité ne s'est fait pas sentir. Il existe des contestations, des revendications. Mais pas de contradictions ni de conflits antagonistes ».


C'est différent, d'accord; mais quand même tout ne se passe pas en harmonie parfaite, et même pas à Cuba où la Révolution est « un cheval blanc immaculé ». C'est vrai, même l'OIT l'a reconnu, le niveau de vos services sociaux est excellent, l'école, la santé, l'enfance, l'université, la culture, le sport. Toutefois, par exemple, on a écrit et on écrit beaucoup, dans nos journaux, sur le bas niveau des salaires cubains. Y compris ceux des travailleurs intellectuels, médecins, ingénieurs, professeurs, instituteurs.


« Oui, c'est vrai. Nos salaires sont bas. Ils sont insuffisants. Largement insuffisants. Et en fait la Ctc se bat sur la question des salaires. Qui malheureusement restent proportionnels aux conditions économiques du pays. Mais, cela dit, il est juste d'y ajouter l'autre face de la situation. Au salaire pur et simple, s'ajoute tout le reste. La santé est gratuite, l'éducation est gratuite (de la maternelle à l'université), tout comme la participation aux activités de loisir, culturelles, sportives. Tout ce que nous appelons le salaire indirect; une fois que l'on met tout ça ensemble et que l'on fait les comptes, la valeur totale du salaire ne semble plus si basse, et, même, cela se rapproche beaucoup du niveau de vos salaires ».


Un taux de chômage à 1,9%; une croissance du PIB qui dépasse les 4%; et cela malgré les trois cyclones qui ont ravagé l'île, « des dégâts énormes et au moins six ans pour reconstruire ». Vingt ans se sont écoulés depuis cette terrible « période spéciale », quand l'effondrement de l'URSS a laissé le pays à genoux; Cuba commence à respirer seulement maintenant, « disons depuis seulement quelques années ».


Le panorama a beaucoup changé, « l'arrière-cour » n'est plus ce qu'elle était, « yankee go home », l'impossible a eu lieu. En moins d'une décennie, huit Etats d'Amérique Latine – le Brésil, l'Argentine, le Vénézuela, l'Uruguay, l'Equateur, la Bolivie, le Nicaragua et aussi le Chili – ont tourné la page, « trente ans de néo-libéralisme sous le talon américain ont ravagé le continent latino-américain, mais la lutte des peuples a permis la libération économique et démocratique. Cuba aujourd'hui n'est plus seule. »


Ce que souligne également le secrétaire du PRC Paolo Ferrero au débat sur les cinquante ans de la Révolution qui se déroule ici à la Fête avec la participation de l'invité d'honneur, Raymundo Navarro Fernandez: « Cuba a ouvert une porte pour elle-même, et elle l'a ouverte aussi pour les autres ».


Cuba respire, la nouvelle Amérique latine ne fait pas seulement du bien à l'orgueil de l'Ile rebelle, elle fait du bien aussi à son économie, à sa balance commerciale. « L'ALBA – Alternative Bolivarienne pour les Amériques – est un accord d'échanges commerciaux, d'intégration et de soutien mutuel. Par exemple avec le cas de PetrolCaribe, des échanges pétroliers, mais avec des conditions et des facilités de paiement entre pays bien différentes des méthodes pratiquées à l'âge du pillage capitaliste ».


Et la Chine est proche.


« Cela ne date pas de maintenant – dit Raymundo -, la Chine a toujours été proche de nous et solidaire, également pendant la « période spéciale ». Elle nous a aidé et soutenu. Aujourd'hui, c'est encore plus le cas, entre nos deux pays il existe un grand rapport de confiance et d'échanges réciproques, d'aide mutuelle et de respect. Non, entre nous la loi du gros poisson qui mange le petit n'existe pas ». Ainsi, la Chine, par exemple, achète le nickel cubain, mais certainement pas à des prix fortement sous-évalués: comme il y a trente ans, sous pression Américaine, l'Occident civilisé le faisait avec le sucre. Par exemple.


Ce n'est pas ce que Pangloss appelerait le meilleur des pays possibles: Cuba a ses problèmes, et même graves; et même aggravés par la crise mondiale actuelle, qui la touche de plein fouet. « Nous devons importer une partie de nos besoins agricoles et aujourd'hui les aides à l'alimentation nous coûtent plus cher. Nous sommes un grand producteur de tabac et aujourd'hui nous en exportons des tonnes et des tonnes de moins. La protection sociale dont Cuba est dotée, fait en sorte que la crise ne retombe pas de manière dramatique sur les épaules de la population, mais le contre-coup de la crise reste fort ».

 

En attendant Obama (mais pas trop...). Le maudit embargo est toujours là, après dix présidents Américains: « Nous verrons le onzième. Nous attendons des gestes concrets. Pour l'instant, nous constatons que l'homme a changé mais pas le système ».


Il y a donc toujours la « libreta », il y a toujours la « pauvreté généralisée ». Et la fameuse exportation cubaine de médecins et d'instituteurs, elle existe toujours?


« Oui, elle existe toujours, et elle va en s'intensifiant. Aujourd'hui, il y a 48 mille cubains, des médecins et des enseignants, qui travaillent dans le monde entier, en Amérique Latine, en Afrique, en Asie, en Chine même ».


Certains l'appelent « Cuba l'impardonnable ».



Le site de Liberazione, journal du Parti de la Refondation Communiste:

http://www.liberazione.it/

 


Traduit depuis l'italien d'après le site de l'Ernesto: http://www.lernesto.it

Par Solidarité Internationale PCF - Publié dans : Cuba - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 4 juillet 2009

Communistes: Que faire?

 

De Fosco Giannini, de la direction de Rifondazione Comunista, directeur de la revue et du courant L'Ernesto

 

sur le numéro de Rinascita della Sinistra du 18 juin 2009

 

Fosco Giannini, dirigeant du courant marxiste de l'Ernesto au sein de Rifondazione Comunista, réaffirme ici son analyse du vote du 7 juin (cf en détail son interview: ). Les 3,4% obtenus par la liste communiste unitaire PdCI-PRC sont bien sûr un échec car ils ne permettent pas d'atteindre le seuil des 4% nécessaires pour gagner des élus. Echec imputable pour Giannini à une alliance objective entre grands médias, Parti Démocrate, liquidateurs et même une partie de l'appareil du PRC visant à tuer dans l'oeuf toute reconstruction d'un véritable Parti Communiste Italien. Toutefois, Giannini n'élude pas les raisons plus structurelles de cet échec, une faiblesse organisationnelle et un vide idéologique, conséquence désastreuse de la stratégie euro-communiste et de 20 ans d'un mouvement perpétuel de mutation-liquidation, de Occhetto à Bertinotti.

Dans cet article, il s'attache à la question « Que faire? », soit les lignes d'action, après les élections européennes, pour permettre la reconstruction d'un Parti Communiste en Italie. Partant du principe qu'il y a la place en Italie – sachant que la liste communiste a fait mieux seule que toute la Gauche Arc-en-ciel (Verts et Socialistes inclus) réunie – et en Europe – avec la crise de la social-démocratie, modèles de type Izquierda Unida y compris – pour un Parti Communiste renouant avec ses fondamentaux, Giannini donne deux pistes pour une action immédiate vers cet objectif. Premièrement, construire l'unité communiste dans les luttes. Deuxièmement, ouvrir un espace de réflexion théorique permettant une reconstruction ultérieure d'un PCI sur des bases idéologiques saines.

 

AC

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Gardez la tête haute! Ne vous découragez pas camarades! Le projet de construction d'un parti communiste en Italie, fruit d'un processus d'unité des communistes, ne peut pas être remis en cause pour 0,6% aux élections européennes. Si nous disons cela, ce n'est pas par idéalisme mais sur la base d'une analyse concrète de la situation concrète. Premièrement: certes, le résultat des élections n'est pas positif puisqu'il ne nous permet pas d'obtenir des parlementaires européens et nous enlève donc aussi d'importantes ressources matérielles, décisives, aujourd'hui plus que jamais, pour que les communistes puissent suivre leur propre voie. Toutefois, c'est la réalité des faits qui nous enseigne que le résultat n'est pas dramatique et qui nous permet d'avancer: nous sommes allés aux élections avec encore tout le poids de la défaite historique de l'Arcobaleno sur nos épaules, qui a eu des effets dévastateurs sur l'état d'esprit de notre peuple, le poussant vers l'absention ou vers un autre vote; nous sommes allés aux élections à la suite de la scission pro-Parti Démocrate, lourde de conséquence, de Vendola qui, aidé par d'Alema et par les médias bourgeois, nous a enlevé 3% des voix; nous y sommes allés malgré le silence total des médias sur la Liste communiste, signe de plus montrant à quel point le système dans son ensemble est contre la reconstruction d'un Parti communiste en Italie; nous y sommes allés malgré toutes les hésitations d'un partie importante du PRC, qui a retardé de beaucoup le lancement de la Liste communiste et n'a certainement pas contribué à mobiliser autour d'elle la ferveur populaire nécessaire; nous y sommes allés malgré la combine Chiesa-Ferrando et malgré « les dirigeants communistes » qui ont travaillé contre la Liste en orientant des voix vers Di Pietro.


Malgré tout cela, les deux partis communistes réunis dans la Liste ont obtenu seuls plus de voix (en termes absolus et en pourcentage) que les nombreuses forces réunies dans l'Arcobaleno. Et il faut apporter une réflexion, décisive: si les deux partis communistes n'avaient pas fait le choix de la Liste unique, ce butin de 3,4% aurait été divisé en deux, portant tant le PRC que le PdCI près du seuil d'extinction. Et cela doit être pris comme une métaphore: divisés, désormais, on meurt.


Deuxième question: les élections européennes nous disent justement que la recomposition d'un parti communiste en Italie n'est ni une idée fixe d'anciens combattants ni une contrainte de répétition. Les forces communistes en question et les forces de la gauche anti-capitaliste au sein de l'Union Européenne, en effet, ne font pas que se maintenir, mais elles progressent et se renforcent, tout en s'insérant dans un contexte mondial qui voit, contairement à la situation de l'UE, le développement impérieux des forces révolutionnaires, de la transformation sociale et de l'anti-impérialisme (Amérique Latine, une grande partie de l'Afrique et l'Asie de la gigantesque triade Russie-Chine-Inde).


C'est seulement en Italie (et dans l'Espagne d'une Izquierda Unida en déroute et désormais mourante) que les communistes sont en peine et cela nous ensegine que la crise n'est pas – donc – celle du mouvement communiste et anticapitaliste européen, mais est toute italienne, celle des héritiers malheureux de l'eurocommunisme et de la triade désastreuse Occhetto-D'Alema-Bertinotti.


D'autre part, c'est la même crise profonde de la social-démocratie européenne qui indique que la seule voie, contre la toute-puissance sociale et culturelle du capital, est celle du retour de la lutte et de la reproposition d'un horizon anti-capitaliste: c'est en fait le temps des communistes et des forces de la gauche d'alternative.


Toutefois, une fois dressé le tableau dans lequel nous agissons, nous devons être clairs sur la question « Que faire »? Nous devons immédialement, en partant de ce point de vue, détourner les yeux du débat entre les différents groupes dirigeants et retrouver le principe de réalité en les tournant plutôt vers l'état d'esprit des militants communistes, du PRC et du PdCI. Ils ne sont évidemment pas dans des conditions psychologiques excellentes et nous devons savoir aussi que toute la diaspora communiste (des centaines de milliers de militants et électeurs potentiels) tient, avec ses certitudes et ses idéaux, sur une corde suspendue dans le vide et peut encore avancer et réinvestir le terrain des luttes ou se précipter dans le vide de la passivité. Ce que je veux dire – et cela est clair pour les communistes qui en vivent l'expérience au sein de leur parti (que ce soit au PRC ou au PdCI) – c'est qu'aucune idée « molle » ne pourra plus permettre de réorganiser et de remotiver ce qui reste du mouvement communiste italien. Il faut, tout de suite, une idée-force. Et une telle idée n'est certainement pas celle d'une Fédération des communistes et de la gauche (ou une de ses variantes organisationnelles), c'est-à-dire une sorte d'Izquierda Unida italienne. Une proposition de ce type serait vécue par les militants communistes comme une énième idée sans envergure, un nouveau cheval de Troie de type Bertinottien destiné à éluder et à effacer la question communiste en Italie (qui a besoin, pour être résolue, d'une pleine autonomie: théorique, de projet, organisationnelle, politique et économique). La seule idée qui puisse aspirer à devenir cette idée-force est celle de la réorganisation des communistes et d'un nouveau parti unifié plus fort (un parti qui devra être ensuite le point de repère pour l'unité d'action de la gauche anticapitaliste dans son ensemble). Seule cette idée – dans l'état actuel des choses, face à la frustration, la confusion, également idéologique, et à la lassitude des militants communistes de ce pays – pourra avoir l'effet mobilisateur d'une idée-force.


Que faire pour mettre sur pied ce projet? Il faut, par exemple, que la Coordination nationale de la Liste communiste qui s'est constituée donne dans l'immédiat des indications de travail destinées à faire en sorte que dans les prochains jours, dans toutes les villes d'Italie, les communistes du PRC et du PdCI – aux côtés des communistes faisant partie d'autres organisations et ceux sans carte et affiliés à aucune organisation – se réunissent pour décider d'initiatives unitaires de lutte (appelant à la mobilisation les autres éléments de la gauche d'alternative) contre le gouvernement Berlusconi. Et que sur le terrain des luttes se construisent tant l'unité des communistes et de la gauche anti-capitaliste que les bases matérielles pour le processus de construction (pas dans des temps éloignés, car le temps joue en faveur d'un affaiblissement et d'une dispersion des communistes divisés) du Parti Communiste. Et puisque nous sommes proches de l'été, proposer que dans chaque ville et village où c'est possible les communistes unis organisent les Fêtes communistes, ouvertes à la gauche. Voilà quel est le niveau de mobilisation sociale nécessaire au projet d'unité. Il y a toutefois un autre niveau d'engagement et qui nécessite, au vu de ce qui est en jeu, la pleine mobilisation des forces: celui de de la rercherche et du débat politique et théorique sur la question de la construction d'un nouveau Parti communiste à la hauteur de notre temps et de la lutte de classes, et qui tire des leçons des erreurs commises tant par le PRC que par le PdCI. Par rapport à cela, j'avance une proposition d'action: que la Coordination nationale de la Liste travaille à mettre sur pied un groupe de travail formé d'intellectuels et de cadres ouvriers (du PRC, du PdCI, de l'extérieur) avec comme tâche d'élaborer en profondeur des plates-formes sur des questions centrales du projet communiste: la crise du capital et le rôle des communistes; la forme-parti; le rapport avec la social-démocratie (traité aussi en termes théoriques et d'après une analyse précise et non d'après des mots d'ordre opposés du type: « jamais avec le PD » ou « toujours avec le PD »); la question – centrale – du syndicat de classe etc. De telles plates-formes devraient ensuite être discutées localement (sans l'angoisse du vote lors des Congrés, mais de manière franche, libérée et ensuite passionnée) par les assemblées de communistes unis, afin d'impliquer les camarades dans une recherche commune et vaste ayant le double objectif d'enclencher un processus pédagogique et unitaire à travers le débat et la recherche ouverte et celui d'unir les personnes en chair et en os au sein d'un procesus unitaire aussi sur le plan de la construction de relations entre les camarades: vers le Parti.

 

Site de Rinascita della Sinistra (journal du PdCI): http://www.larinascita.org/

 

Traduit depuis l'italien d'après le site de l'Ernesto: http://www.lernesto.it

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Vendredi 3 juillet 2009

Les partis communistes aux côtés du peuple du Honduras


Appel à la vigilance lancé à tous les peuples du monde


30 juin 2009, dans Tribuna Popular – journal du PC Vénézulien

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les partis communistes de plusieurs pays, dans des déclarations séparées, se sont rejoints dans la condamnation et le rejet du coup d'Etat fasciste de l'oligarchie hondurienne et mettent en garde sur les dangers qui pèsent sur les peuples du monde entier qui luttent pour se libérer du joug impérial et oligarchique.

 

ILS EXIGENT LE RETABLISSEMENT DU GOUVERNEMENT CONSTITUTIONNEL

 

Le Parti Communiste Paraguayen (PCP), affirme que « les couches réactionnaires du pays frère, qui se sont enrichis pendant des siècles sur le dos des couches populaires, devant les progrès des forces progressistes, ne pouvant tolérer le processus démocratique-participatif, n'ont pas trouvé d'autre solution que le recours à la force brutale pour faire obstacle à la libération du peuple hondurien ».

Le Parti Communiste du Chili (PCCH), en même temps qu'il rejète le coup d'Etat contre le Gouvernement Constitutionnel du Président Zelaya, exige « son rétablissement immédiat dans ses fonctions et nous demandons au gouvernement du Chili qu'il apporte son appui résolu au maintien de l'état de droit et au respect des institutions démocratiques dans le pays frère ».

 

LES ETATS-UNIS DERRIERE LES ACTIONS DES PUTSCHISTES AU HONDURAS

 

Le Parti Communiste de Grèce (KKE) a dénoncé la main des Etats-Unis derrière le coup d'Etat, « eux qui conservent une base aérienne à Soto Cano tout comme la Force d'Intervention commune « Bravo », sont impliqués de manière évidente et ouvertement dans le coup d'Etat qu'a connu le pays », et a affirmé que l'action fasciste doit être mis en relation avec « le fait que le coup d'Etat a eu lieu quelques jours après que se soit déroulée le sommet de l'ALBA auquel le Honduras a participé et où des décisions ont été prises pour son développement futur ».

Le PC Chilien confirme cette position en faisant remarquer qu' « il est nécessaire d'avoir à l'esprit que les coups d'Etat en Amérique Latine ont toujours trouvé leur origine dans ce pays », mentionnant les Etats-Unis et Barack Obama.

Rejoignant le PC Chilien, le Parti Communiste Vénézuelien (PCV), a soutenu que « L'oligarchie hondurienne a agi comme un fer de lance pour mettre en échec ce processus continental de l'Amérique Latine et des Caraibes visant à sa propre libération », appelant les pays et peuples de notre continent à unir leurs efforts pour vaincre le coup d'Etat au Honduras, ajoutant que désormais nous connaissons les objectifs du redéploiement de la Ivème Flotte nord-américaine et des actions du South Command.

Le PCV fait remarquer que les événements au Honduras mettent en évidence le fait que les forces contre-révolutionnaires du continent, soutenues, armées et financées par le gouvernement des Etats-Unis, ont désormais commencé des actions ouvertes visant à faire marcher en arrière la roue de l'histoire vers des formes de domination traditionnelles.

Dans ce même ordre d'idées, le PC Paraguayen a mis l'accent sur le fait que la fin violente du processus démocratique hondurien, « est un appel à la vigilance lancé à tous les peuples Latino-Américains qui dans cette heure cruciale de leur histoire, en faisant de grands sacrifices, luttent pour se libérer du joug impérial et oligarchique pour enfin parvenir à une démocratie participative et sociale qui leur permette de surmonter la misère ».

 

REJET SIGNIFICATIF DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

Alors que tous se rejoignent dans le rejet et la condamnation du coup d'Etat, le Parti Communiste Espagnol (PCE), exige « une action significative de la part des organismes internationaux, en commençant par les Nations Unies et en poursuivant par les organismes directement liés à la Région, qui oblige les putschistes à se mettre en rupture avec la normalité constitutionnelle de la Nation hondurienne », ajoutant que « la communauté internationale ne peut pas permettre que l'on renoue avec une sinistre tradition en Amérique Latine que l'on croyait morte et enterrée depuis des années, l'insurrection militaire sous le prétexte de défendre un ordre supposé est une agression contre toute la légalité internationale »

Le Parti Communiste d'Argentine (PCA), a imputé la responsabilité du coup d'Etat « aux forces Armées et à ses soutiens civils au sein du Pouvoir Judiciaire, du Congrès et de l'Eglise, et financé par les multinationales liées à l'industrie pharmaceutique ».

Le PCA explique l'accusation qu'il lance aux multinationales pharmaceutiques en faisant remarquer: « La décision de ces mafias est une réponse à l'accord passé entre Cuba et le Honduras après son entrée dans l'ALBA qui comprend l'importation de médicaments génériques depuis l'île caribéenne comme manière de lutter contre les prix élevés des médicaments ». Parmi les mesures prises par le nouveau gouvernement de fait, le PCA fait remarquer qu'une des premières fut de sortir de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), fait annoncé aujourd'hui.

 

APPEL AUX PEUPLES A RESTER MOBILISES

 

Tous les partis communistes – ici mentionnés – se rejoignent sur la nécessité de resserrer les rangs des forces populaires pour s'opposer à la menace ouverte des forces oligarchiques et de l'impérialisme qui tentent d'inverser le cours de l'histoire et de nous ramener à l'époque des dictatures militaires, seul moyen qu'ils voient pour s'opposer à la marche des peuples de notre Amérique.

Le PC Paraguayen lance un appel « aux intellectuels, artistes et à ceux qui luttent ainsi qu'à toutes les personnes honnêtes et de bonne volonté, pour utiliser tous les moyens disponibles pour dénoncer ce retour à l'époque sinistre des putschs qui a fait couler tant de sang sur ce continent latino-américain ».

Le PC Espagnol a lancé un appel « à la mobilisation populaire pour défendre le gouvernement constitutionnel du Honduras et en solidarité avec le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».

Le PCV, tout en appelant à la mobilisation nationale et internationale de la Classe ouvrière et des mouvements populaires, a demandé « un châtiment exemplaire pour l'oligarchie putschiste et les sbires pro-impérialistes, et assure que ces faits ne peuvent pas rester impunis »

 

Site de Tribuna popular ainsi que du PC Vénézuelien: http://www.tribuna-popular.org/

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Jeudi 2 juillet 2009

L'ICV (Initiative pour la Catalogne/Verts) rompt l'accord passé avec Izquierda Unida pour les élections européennes

 

26 juin 2009


Avec 3,77% lors des dernières élections européennes du 7 juin 2009, Izquierda Unida a signé son plus faible score historique toutes élections confondues, marquant une nouvelle étape dans le lent déclin de cette coalition née au début des années 1980 et aboutissement de la stratégie euro-communiste de Carrillo. Précurseur des expériences d'effacement des Partis Communistes dans des blocs de gauche voire de liquidation de ces partis (cf le cas italien), Izquierda Unida pouvait mettre à son crédit ses bons scores électoraux obtenus dans les années 1990. Aujourd'hui, sa chute semble montrer que si l'opportunisme et l'électoralisme sont évidemment nuisible aux objectifs que se fixe un véritable Parti Communiste (donner une perspective politique aux luttes, participer à leur convergence), il ne représentent pas non plus un bon calcul électoral. Et le choix de renoncement du PCE, d'abandon de sa théorie et de son organisation, de fusion dans une gauche sans adjectifs fait pâle figure face à la stratégie de son voisin portugais, le PCP, resté fidèle à ses principes tout en restant ouvert à des coalitions avec d'autres forces de gauche.


Mais le PCE ne se contente pas de se présenter sous la bannière d'Izquierda Unida, dans ses bastions telles les Asturies ou la Catalogne, où il pourrait faire seul de bons résultats, il se présente en coalition avec des partis régionalistes et écologistes. Ainsi, aux Asturies, région minière et bastion communiste historique, la fédération des Asturies d'Izquierda Unida dont les principales caractéristiques restent la soumission au PSOE local, les alliances électoralistes à l'échelle locale notamment avec les Verts et les nationalistes ainsi que la chasse aux communistes du PCA (Parti Communiste des Asturies), s'est présentée avec les nationalistes du Bloque por Asturias.


En Catalogne, Izquierda Unida (rebaptisée en Catalogne Esquerra Unida i Alternativa soit la Gauche unie et alternative) s'est présentée, comme d'habitude, avec la formation écologiste et régionaliste de l'ICV-Verts (Iniciativa per Catalunya Verds soit Initiative pour la Catalogne-Verts). Toutefois, pour obtenir l'accord de l'ICV, Izquierda Unida a dû en payer le prix, faire de son leader Raul Romeva le numéro deux sur la liste nationale d'IU, sachant que les élections européennes en Espagne se déroulent dans une seule et unique circonscription électorale. Ironie de l'histoire, pour la deuxième fois, et à la seule surprise des dirigeants du PCE et d'Izquierda Unida, le député européen de l'ICV élu au sein de cette grande formation a décidé de ne pas respecter l'accord passé avec Izquierda Unida. Soutenu par les militants et cadres du PCE et d'Izquierda Unida, il lui a suffi d'une place de vice-président du groupe des Verts au Parlement Européen pour renier à nouveau son engagement à faire partie du groupe GUE/NGL au Parlement Européen.


AC



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le député européen de l'ICV, Raul Romeva, a été désigné nouveau vice-président du groupe Verts/ALE au Parlement Européen, annonce un communiqué du parti Vert.


Romeva, élu sur la liste de la coalition « La Izquierda » [« La Gauche »] (Izquierda Unida - Iniciativa per Catalunya Verds/Esquerra Unida i Alternativa - Bloque por Asturias) reste, de manière suprenante, membre du groupe Les Verts Européenns/Alliance Libre Européenne, ce qui implique la rupture, de la part de l'ICV, de l'accord électroal passé avec Izquierda Unida selon lequel les deux formations s'engageaient à adhérer au même groupe parlementaire.


C'est la deuxième fois que Romeva est élu sur une liste commune Izquierda Unida/ICV, et la deuxième fois qu'il adhère au groupe vert plutôt qu'à celui de la Gauche Européenne. Aprés le rattachement de Romeva au groupe des Verts, Izquierda Unida reste avec un seul représentant au Parlement Européen, Willy Meyer, qui fait partie du groupe Gauche Européenne/Gauche Verte Nordique qui a également élu, hier 24 juin, son président, l'allemand de Die Linke Lothar Bisky.


Justement le 5 juin dernier, le coordinateur général de Izquierda Unida Cayo Lara a été interrogé à ce sujet dans le cadre d'une interview réalisée par Pascual Serrano pour Rebelion (« La Gauche que nous représentons doit peser sur les politiques et être forte dans la contestation des propositions conservatrices et néo-libérales »). Lara a assuré que « l'accord électoral passé avec l'ICV pour ces élections implique que les députés européens qui seraient élus feraient partie du même groupe parlementaire, c'est-à-dire du groupe de la Gauche Unitaire Européenne. Nous nous présentons avec le même programme et nous le défendrons au sein du même groupe »


Site du Parti Communiste Espagnol: http://www.pce.es/

 

 

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Samedi 27 juin 2009

Les députés européens du KKE expriment leur désaccord par rapport à l'élection de Bisky comme président du Groupe GUE/NGL au Parlement Européen

 

25 juin 2009



Déclaration des députés européens du Parti communiste grec (KKE)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



A propos de l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe GUE/NGL (Gauche Unitaire Européen/Gauche Verte Nordique), les députés du KKE, qui font partie du groupe GUE/NGL, ont fait la déclaration suivante:



« Pendant la réunion du groupe GUE/NGL aujourd'hui, à propos de l'élection du président du groupe, le groupe du KKE au Parlement Européen a exprimé son désaccord par rapport à l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe. Sachant qu'il est aussi président du Parti de la Gauche Européenne (PGE), un parti avec lequel le Parti communiste Grec (KKE) a de sérieux désaccords idéologiques et politiques, son élection en tant que président du groupe GUE/NGL risque de remettre en cause le caractère confédéral du groupe GUE/NGL.



Dans le communiqué de presse de la GUE/NGL sur le sujet, il était affirmé que Lothar Bisky avait été élu à l'unanimité, en falsifiant la vérité et en cherchant à taire la position claire du KKE. Les députés du KKE ont immédiatement attiré l'attention sur le sujet dans une lettre envoyée à Lothar Bisky lui-même et au secrétariat de la GUE/NGL, en exigeant que la correction nécessaire soit faite.



Le groupe du KKE au Parlement Européen continuera résolument à exprimer les positions du parti au Parlement Européen et à défendre les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires. »



 

Site du KKE (international): http://inter.kke.gr/

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Jeudi 25 juin 2009

KKE: Sur les derniers événements en Iran



Déclaration du Bureau de Presse du Parti Communiste Grec (KKE)


Traduction AC pour
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le KKE suit les derniers événements en Iran à la suite des élections présidentielles avec beaucoup d'inquiétude.


La situation n'est pas sans rapport avec le cours pris par les plans impérialistes dans la région avec le déplacement de l'épicentre des conflits et de l'instabilité vers l'Asie Centrale et Méridionale. Elle est aussi liée aux contradictions de la bourgeoisie iranienne, à la lutte dans ses rangs pour la domination et le contrôle du pouvoir politique.


Le KKE condamne toute tentative de bafouer la volonté populaire et la mise en place de mesures répressives contre le mouvement populaire.


Le KKE exprime fermement sa solidarité avec les luttes de la classe ouvrière et des couches populaires en Iran visant à défendre et revendiquer leurs droits sociaux et démocratiques, à rétablir les libertés syndicales et politiques ainsi qu'à obtenir la libération des prisonniers qui se battent pour les droits du peuple et des travailleurs.


Le KKE demande la légalisation du Parti Tudeh d'Iran et la liberté d'action politique pour les communistes.


En même temps, le KKE rejète clairement toute ingérence impérialiste qui, prenant prétexte de la situation qui règne en Iran, chercherait à faire avancer le projet pour la reconstitution d'un « Grand Moyen-Orient » aux dépens de tous les peuples dans la région.


En tout cas, seul le peuple Iranien lui-même peut trouver une solution et une voie de sortie à cette crise.


24 juin 2009


Site international du PC Grec: http://inter.kke.gr/

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Jeudi 25 juin 2009

Le PC Libanais en appelle à préparer la résistance au projet Netanyahu-Obama



Déclaration du Bureau Politique du Parti Communiste Libanais


Beyrouth, 21 juin


Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Une fois de plus, les leaders de l'ennemi Sioniste ont mis le monde Arabe au bord du gouffre tandis qu'aucun des dirigeants Arabes n'a levé le petit doigt en réaction.

 

Une fois de plus, Benjamin Netanyahu, détenteur de la double nationalité Américaine et Israélienne, défie les Arabes, et les Palestiniens en particulier, en réaffirmant d'une manière brutale, digne d'un régime d'apartheid, qu'Israel doit rester l'Etat ultime pour tous les Juifs du monde; que la Jérusalem arabe doit être unifiée sous la bannière Sioniste pour devenir la capitale de l'Etat sioniste; qu'il n'y a pas de droit au retour pour les réfugiés Palestiniens; et que les nouvelles colonies ne seront pas démantelées mais au contraire que le gouvernement Israelien apportera toute l'aide nécessaire aux nouveaux colons.

 

Nous n'avons pas du tout été surpris par le contenu du discours de Netanyahu à Bar Ilan, il y a une semaine, puisqu'il constituait la suite logique et attendue de la position exprimée par le Ministre Israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Liberman. En fait, cette position a été renforcée par le discours du Président des Etats-Unis, où il invitait les Arabes à reconnaître le droit des “Juifs” au viol et au pillage de la patrie Palestinienne. Nous avons toutefois été mis en colère (mais pas surpris) par la réaction des dirigeants Arabes, que ce soit en Palestine ou dans tout le monde Arabe, qui ont simplement condamné ces déclarations sans même essayer de mettre en place une session d'urgence des ministres des Affaires Etrangères, sans parler d'un sommet Arabe d'urgence.

 

Ce n'est certainement pas la première fois dans l'histoire récente que les dirigeants Arabes, qu'ils soient dirigeants de régimes Arabes reconnus officiellement ou non, abandonnent leurs devoirs laissant ainsi l'initiative aux Sionistes, et aux Etats-Unis en arrière-plan. Ensuite, quand un laps de temps suffisant est passé, et quand c'est trop tard, ils pleurent pour tout ce qui a été perdu.

 

Le contenu du discours de Netanyahu, et avant cela du discours d'Obama, est vraiment très dangereux. Il ouvre la voie à de nouveaux massacres contre les Palestiniens, alors que nous n'avons pas encore oublié le dernier massacre à Gaza, qui pour Netanyahu fait partie du territoire Judéen. La recrudescence des discussions sur l'alternative d'un “transfert de population” vers le Liban et la Jordanie n'est un secret pour personne depuis qu'elles ont été révélées au grand jour en 2003. Ce qui a été écrit et publié aux Etats-Unis, confirme que des projets sont en cours pour une nouvelle vague d'immigration forcée et de nettoyage ethnique contre le peuple Palestinien pas seulement à Gaza et en Cisjordanie mais aussi pour tous ces Palestiniens vivant sur les territoires originaux de la Palestine de 1948. En réalité, cela a été aussi exposé par les Néo-Conservateurs, qui sont alliés aux Sionistes les plus extrêmistes, et qui sont actuellement représentés dans l'administration Américaine d'Obama dans les mêmes proportions qu'à l'époque de George Bush Junior.

 

Voilà l'Etat “juif”qui est l'objet de toutes les discussions en ce moment entre Washington et Tel Aviv. C'est l'Etat pur, religieux, raciste qui sera construit par de nouvelles injustices et par le nettoyage ethnique contre le peuple Palestinien et sa cause juste. Dans ce contexte, on doit reconnaître que les Juifs n'ont jamais constitué une nation ou une ethnie, et que ce n'est pas la véritable raison pour laquelle les Etats-Unis soutiennent Israel. Au contraire, Israel est un Etat qui se prépare à jouer un rôle majeur dans la relance du projet pour un Nouveau Moyen-Orient, qui est basé sur le morcellement et la division du monde Arabe en de petits Etats religieux, communautaires se querellant et se faisant la guerre entre eux pendant qu'ils sont tous contrôlés et sous la sphère d'influence des Etats-Unis et d'Israel. Israel est l'Etat qui agit comme une rampe de lancement pour permettre aux Etats-Unis de reprendre le contrôle de tous les pays Arabes et de leurs ressources naturelles; prenant ainsi le contrôle de cette position stratégique qui permet de contrôler les mers adjacentes et par-là les routes d'approvisionnement mondiales du pétrole et du gaz.

 

Le projet Américain relooké, qui a été mis en échec par l'Intifada du peuple palestinien, et ensuite par la résistance héroique du peuple Libanais en Juillet 2006, constitue un nouveau danger et une menace pour le peuple Arabe, pour leurs ressources naturelles, leur sécurité et leur indépendance. Il constitue une menace pour l'existence et les droits du peuple Palestinien. Il constitue également une menace pour le peuple Libanais qui peut être l'objet d'une nouvelle agression Israélienne ou pourrait avoir à porter le poids des nouvelles vagues d'immigration venant de Palestine ou alors de l'établissement définitif de centaines de milliers de réfugiés Palestiniens au Liban. Résister à ce projet nécessite la concentration des efforts, des moyens et des compétences pour une résistance populaire totale et nécessite la mobilisation d'une aide internationale en vue d'une telle résistance.

 

Donc, le bureau politique du Parti Communiste Libanais en appelle à tous les progressistes, les Arabes de gauche et communistes, et en appelle à tous ceux qui résistent, pour qu'ils acceptent leurs responsabilités, en concentrant les efforts nécessaires, et pour qu'ils se préparent à mettre en échec ce nouveau projet Américain. Il en appelle aussi à tous pour qu'ils luttent contre l'inflexion continue des régimes Arabes dans le processus de normalisation des relations avec l'ennemi Sioniste: premièrement en imposant une rupture des relations diplomatiques et commerciales avec Israel et deuxièmement en luttant pour pousser les régimes Arabes à revoir leurs relations avec les Etats-Unis, en particulier en réexaminant les accords pétroliers, commerciaux et militaires qui ont été signés avec les Etats-Unis.

 

Le parti en appelle aussi aux partis Communistes et Ouvriers à travers le monde pour qu'ils mobilisent promptement des forces dans leurs propres pays en soutien au peuple Palestinien et au peuple Arabe dans leur résistance à la machine de guerre Sioniste et dans leur résistance aux projets Américains.


 

Site du Parti Communiste Libanais: http://test1.lcparty.org/


Répercuté en anglais par: http://www.solidnet.org/

 

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Mardi 23 juin 2009

KPRF: Déclaration sur les Elections européennes

 

De Leonid Kalshnikov, du Secrétariat du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le quotidien « la Pravda » a déjà publié des articles sur le résultat des élections européennes, qui se sont déroulées du 4 au 7 juin. Aujourd’hui Leonid Kalshnikov, membre du Presidium et du Secrétariat du Comité Central du KPRF, synthétise de manière détaillée les enseignements politiques de ces élections.



Rappelons aux lecteurs que le Parlement Européen est le corps législatif de l'Union Européenne (UE), qui a vu une extension de ces attributions au cours des dernières années: il approuve le budget de l'UE, il est impliqué activement dans la fixation de la politique étrangère de l'UE. Chaque Etat-membre de l'Union Européenne a un certain nombre de mandats de députés qui sont partagés entre les candidats des partis politiques, dans chaque Etat, en fonction du pourcentage des voix obtenu.

 

Donc, au sein du Parlement Européen, on retrouve des élus de dizaines et de dizaines de partis venant de tous les pays Européens. Toutefois, ces partis nationaux se regroupent dans des structures politiques pan-européennes, qui forment leurs propres groupes dans le Parlement Européen. En particulier, les plus grands groupes parlementaires du Parlement Européen ont toujours été le Groupe du Parti Populaire Européen (PPE-DE), qui rassemble des élus des partis de centre-droit, et le groupe de centre-gauche du Parti Socialiste Européen (PSE). Il existe également une fusion, au sein du Parlement Européen, des partis communistes et des partis de gauche – le « Groupe Confédéral de la Gauche Unie Européen – Gauche Verte Nordique » (GUE/NGL)

 

Avant tout, ces élections européennes étaient intéressantes en tant que première grande échéance électorale en Europe depuis le déclenchement de la crise économique mondiale. Quels sont les enseignements à tirer de ces élections?

 

Nos politiciens officiels se sont empressés de parler de « la droitisation » de l'Europe comme la principale leçon à tirer de ces élections. Toutefois, ce jugement est basé sur la dissimulation d'un certain nombre d'éléments importants.

 

Premièrement, on a assisté au plus faible de participation enregistré depuis que le Parlement Européen est élu au suffrage direct (depuis 1979). Seulement 43% des électeurs se sont déplacés pour aller voter. Donc, la majorité des Européens ont en fait « voté avec leur pieds » contre leur système politique.

 


Deuxièmement, tous les discours sur « la droitisation » ne s'appuient en fait que sur la réduction considérable du nombre d'élus du Groupe des Socialistes Européens. Il est vrai que le PSE a perdu à peu près un tiers de ces élus. En particulier avec la loude défaite subie dans leurs pays respectifs par le Labour anglais, les socialistes français et les sociaux-démocrates Allemands. Toutefois, ce n'est pas seulement la représentation des partis de centre-gauche (PSE) qui a été réduite mais aussi celle des partis de centre-droit (PPE). En général, étant donné le faible taux de participation, seulement un quart des Européens ont voté pour les centristes bourgeois, de droite et de gauche.

 


C'est la faillite d'un système, qui a fonctionné jusqu'ici dans quasiment toute l'Europe sans contestation: les partis bourgeois de centre-gauche et de centre-droite, alternant au pouvoir, tout en mettant en place les mêmes politiques. Mais la crise actuelle a aidé les Européens à méditer sur la question: quel type de « socialistes » sont ceux qui ont soutenu les aggressions américaines en Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan, abandonné l'économie européenne entre les mains des entreprises multinationales et ont impulsé cette même politique financière et monétaire à l'origine des convulsions mondiales que connaît aujourd’hui l'économie capitaliste? En générale, les centristes de gauche, ayant abandonné depuis longtemps le socialisme, ont été punis par les électeurs pour leurs promesses non-tenues. Et trois-quarts des Européens ont refusé de jouer cette « roulette russe » bi-partite.

 


Les communistes et les Partis de Gauche (« Groupe de la Gauche Unie Européenne ») seront représentés au Parlement Européen par plus de 40 députés de 12 pays différents. On retrouvera des élus des Partis Communistes de Grèce, du Portugal, de France, de République Tchèque, d'Espagne; des partis de gauche de Lettonie, d'Allemagne, d'Irlande, d'Hollande, de Grande-Bretagne et de Suède.



J'aimerais mettre en avant le succès de nos camarades lettons du Parti Socialiste, qui, dans une coalition des organisations représentant la population russophone, ont été capables de remporter deux des huit mandats accordés à la Lettonie. Nous félicitions particulièrement notre camarade Alfred Rubiks pour son élection au Parlement Européen, communiste convaincu, et qui n'a été découragé ni par la prison, ni par la persécution.

 

Je fais remarquer que l'existence de ce Groupe est d'une grande importance pour la Russie. En réalité, le Parlement Européen a souvent été dernièrement à l'origine ou une tribune pour différentes déclarations anti-communistes et anti-Russes. Il suffit de mentionner la résolution d'Avril du Parlement Européen qui va jusqu'à mettre sur le même plan les Etats socialistes et les régimes fascistes! En fait, c'était une tentative de criminaliser quasiment toute notre histoire au vingtième siècle. Dans la même idée, avec de telles résolutions, certains vont même jusqu'à tirer des conclusions financières: par exemple que nous devons des milliards à l'Europe pour sa libération « illégitime » du Nazisme. Donc, dans de telles situations les députés de la « Gauche Européenne » sont ceux qui élèvent leurs voix pour soutenir la Russie!

 


Dès les premiers jours de travail du Groupe de la Gauche Européenne, nous avons essayé d'établir des relations avec eux et de fournir un certain nombre de propositions concrètes en vue d'une coopération. Selon nous, nous devons travailler ensemble à cela.

 

Le nouveau Parlement Européen a vu également l'augmentation de la représentation des « Verts ».

Un représentant du Parti des Pirates fait son apparition au Parlement Européen (« Les Pirates » ont gagné en Suède plus de 7% des voix!). Le Parti se bat pour la libre diffusion des oeuvres, soumises à la propriété intectuelle, sur Internet.

 

Beaucoup de représentants de partis nationalistes de droite, venant d'Angleterre, d'Hollande, d'Autriche, du Danemark, d'Italie, de Hongrie sont entrés au Parlement Européen.

 


En fait, le principal enseignement de ces élections est la déception des électeurs vis-à-vis du système politique du capitalisme européen. La dépression économique a également stimulé parmi les Européens le désir apparent de changer radicalement le cours de leurs vies. Mais ils n'imaginent sans doute pas encore les contours de ces changements.

 

Site du Parti Communiste de la Fédération de Russie (russe): http://kprf.ru/


Transmis par Solidnet (anglais): http://www.solidnet.org/

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Lundi 22 juin 2009

Parti Suisse du Travail: 20ème Congrès des Communistes du Tessin

 

Changement de direction; la secrétaire mutante, liée au PGE, renversée.

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Le 20ème Congrès Cantonal du Parti Communiste (PC) du Canton du Tessin, membre du Parti Suisse du Travail (PST), a élu comme secrétaire politique cantonal Massimiliano Ay, 26 ans, conseiller municipal à Bellinzone sur une liste civique plurielle, fondateur et depuis longtemps coordinateur du Syndicat des étudiants SISA, seule formation suisse reconnue par la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). Le nouveau secrétaire – qui a battu Sonja Crivelli, secrétaire sortante liée au Parti de la Gauche Européenne – a déclaré vouloir donner la priorité à la construction d'un parti solide, uni et constructif à gauche de la social-démocratie, mais être prêt à discuter aussi avec d'autres forces progressistes, dans le respect réciproque de l'indépendance de classe.


 

Dans la salle du conseil municipal de Bellinzone, où s'est déroulé le Congrès, une cinquantaine de camarades étaient présents, parmi lesquels de nombreux jeunes, et plusieurs textes politiques ont été débattus qui ont tous souligné la nécessité pour les communistes d'être plus présents sur le terrain, de ne pas se réduire à une force seulement folkloriste auto-réferentielle et de savoir développer des formes de communication plus directes vis-à-vis des couches populaires touchées par cette crise économique structurelle. Le camarade Amedeo Sartorio a présenté un texte pour une « ligne de masse » des étudiants communistes dans les écoles et le coordinateur de la Jeunesse Communiste Beat Wyss a souligné l'importance de la formation politique et idéologique des militants et des cadres. Davide Rossi du Centre d'études Anna Seghers a analysé le conosciativisme suisse et le caractère irréversible de la crise du modèle de développement occidental.


 

Aux travaux du Congrès, outre les représentants du Parti des Communistes Italiens (PdCI), il y avait Janosch Schnider, membre du secrétariat du SISA, qui a apporté les salutations du syndicat étudiant fondé par Ay en 2003 et qui a contribué à former les avant-gardes des jeunes communistes dans le Tessin qui aujourd’hui sont à la tête du Parti, pas seulement au niveau cantonal mais aussi au niveau national (le secrétaire national du PST est en fait Leo Schmid, qui a été pendant un moment le bras droit de Ay dans le SISA). Schnider a réaffirmé l'idée d'une solidarité de classe existant entre le SISA et les jeunes communistes, qui travaillent en leur sein de manière unitaire avec des étudiants issus d'autres courants politiques. L'ambassadeur de la République de Cuba a également participé aux travaux et les camarades présents ont approuvé une résolution qui demande la libération de 5 prisonniers politiques cubains détenus depuis une décennie aux Etats-Unis pour avoir déjoués des attentats terroristes anti-communistes organisés contre l'Ile, avec la bénédiction de Washington.


 

Massimiliano Ay est connu pour faire partie de l'aile marxiste-léniniste du PST au niveau national, et du PC au niveau cantonal, tout en étant inscrit à la FGCI. Ay est membre de l'Association Suisse-Cuba, du comité Suisse-Corée et fondateur de l'asociation « Touchez pas à la Chine » (« Giù le mani dalla Cina »). Critique vis-à-vis des syndicats traditionnels, il a été délégué syndical dans le secteur du commerce et de l'alimentation et il a des rapports permanents avec la direction de la FSM, l'internationale syndicale liée historiquement à l'URSS (et que la CGIL a abandonné), mais a pourtant travaillé de 2004 à 2006 avec des syndicats de base libertaires liées à la Fédération Européenne du Syndicalisme Alternatif. Ay est signataire, par ailleurs, d'un texte politique qui demande au PST de remettre au débat sa propre adhésion au Parti de la Gauche Européenne (PGE), de se déclarer contre l'Union Européenne et de s'opposer avec force à toute tentatice du gouvernement suisse de faire adhérer la Confédération à l'UE: « Les marxistes ont l'habitude de jouer des contradictions, mais entre l'UE économique et l'UE politique il n'y a pas de contradiction: l'UE politique est justement un objectif de l'UE économique pour favoriser l'impérialisme. Cela implique que l'UE n'est pas transformable dans un sens progressiste! ».

 

Traduit de l'italien depuis: www.resistenze.org

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Dimanche 21 juin 2009
Parti Communiste Ouvrier Hongrois: A propos des élections européennes 



Déclaration de la direction du Parti Communiste Ouvrier Hongrois



Traduction BL pour l'Idéologie Européenne – transmis pour publication sur Solidarité-Internationale-PCF



1. 36,29 % des électeurs ont participé aux élections. Cela indique que les gens sont insatisfaits de la situation actuelle. Au cours des derniers mois, 100 000 personnes ont perdu leur travail et dans les mois qui suivent 200 000 sont menacées de licenciement. Les gens ont épuisé leurs réserves et n’ont plus de quoi faire face à la nouvelle hausse des prix et à la baisse de leur revenu. La situation qui se dégrade est une source d’insécurité pour tout le monde. Chacun a désormais peur du lendemain et ne voit aucune issue.

 

Les gens sont insatisfaits de la place de la Hongrie dans l’Union européenne, de la « chambre de bonne » que nous occupons dans la « maison européenne ». Pour la majorité d’entre eux, l’appartenance à l’UE n’a rien apporté si ce n’est quelque chose de mauvais.

 

Les travailleurs ont été déçus par les partis parlementaires, particulièrement par le MSZP [Parti Socialiste Hongrois] au pouvoir depuis sept ans. Ils ne leur font pas confiance. Ils sont dégoûtés par le cirque ridicule de la politique, par le fait qu’on ne s’occupe pas des problèmes réels de la population au parlement. La conséquence de tout cela, c’est que très peu ont été voter.


2. Le Fidesz [Alliance des jeunes démocrates, principal parti d’opposition de droite NdT] a gagné les élections. La victoire du Fidesz était attendue et prévisible. Les gens sont à un tel point mécontents du gouvernement socialiste-libéral [alliance du MSZP et du SZDSZ, petit parti libéral NdT] qu’ils ont voté massivement pour le Fidesz.


3. Le MSZP a essuyé une grave défaite, ce qui était aussi prévisible. Le MSZP et le gouvernement socialiste-libéral a bradé le pays. Ils ont plongé des millions de personnes dans la misère. Ils ont poussé le pays dans le crime et ont fait de la corruption et de l’absence de scrupules un trait caractéristique de la politique hongroise. En se proclamant parti de gauche, ils ont discrédité les idées de gauche.

 

4. Le Jobbik [parti d’extrême-droite qui plafonne habituellement à 3-4 % NdT] a obtenu 17,77 % aux élections et entre ainsi au parlement européen comme troisième force politique. La progression du Jobbik a plusieurs causes. Dans la situation difficile actuelle, alors que des millions de personnes connaissent une grande incertitude dans leurs conditions d’existence et la misère, beaucoup se sont reconnus dans les slogans anticapitalistes, anti-juifs et anti-tsiganes du Jobbik. L’anticapitalisme du Jobbik n’est cependant qu’un mensonge et ne sert que les buts de sa propagande. Ils ne luttent pas contre le capitalisme mais imaginent uniquement une autre sorte de capitalisme.


Par ailleurs, le MSZP et le SZDSZ portent une lourde responsabilité dans la progression de l’extrême-droite. Le MSZP et le SZDSZ ont utilisé le Jobbik dans le but d’intimider les électeurs de gauche déçus par le gouvernement. Pour preuve – alors qu’on a fait taire le Munkáspárt [Parti ouvrier] dans les médias ces dernières années – on parlait continuellement du Jobbik et on leur laissait un espace.


5. Le Munkáspart a obtenu 27 829 voix, soit 0,96 %. En pourcentage, c’est le double des élections parlementaires de 2006 où il avait obtenu 0,41 %, mais il fait aussi plus en terme absolu car il avait alors rassemblé 22 000 voix. C’est la première fois depuis longtemps que le parti obtient un nombre de voix supérieur à celui des ‘fiches de soutien’ collectées [fiches de soutien nécessaires à un parti pour se présenter aux élections en Hongrie. Il en fallait 20 000 pour ces élections NdT]. Selon tous les indices, le Munkáspárt a surmonté la grave crise de 2005-2006 et commence à se relever.


Le Munkáspárt s’est investi dans les élections tout en sachant que les règles du jeu ne le favorisaient pas, les forces capitalistes nous écartant des médias et l’argent nous manquant. Dans le même temps, nous savions que les élections européennes nous donnaient une possibilité de diffuser nos positions politiques et de faire connaître nos candidats et nos nouveaux cadres. Nous avons utilisé ces possibilités dans une large mesure.


Le fait que le Munkáspárt ait obtenu suffisamment de bulletins au départ et ait ainsi pu se présenter aux élections européennes parmi 8 partis est un succès significatif. Il s’agit d’un résultat important et il doit nous donner de la force pour envisager l’avenir.


La rassemblement des ‘fiches de soutien’, la campagne, la discussion avec de très nombreuses personnes ont montré que l’appréciation du Munkáspárt était meilleure qu’auparavant. Les gens connaissent le Munkáspárt et apprécient que nous soyons honnêtes et conséquents. Ils venaient vers nous mais de manière encore incertaine. Beaucoup craignaient que nous ne soyons trop faibles, beaucoup se faisaient avoir par la propagande du capital qui suggérait qu’il ne valait pas la peine de voter pour les petits partis. Les slogans mensongers du MSZP ont porté comme celui selon lequel « la droite s’unit avec l’extrême-droite ».


Pour autant, il est vrai que la collecte des ‘fiches de soutien’ s’est faite lentement, et le danger de pas pouvoir en rassembler assez est resté présent jusqu’à la dernière semaine. L’expérience générale montre que le travail se déroule bien là où nous avions déjà travaillé les dernières années. Dans beaucoup de nos organisations, la collecte ne s’est pas faite sérieusement mais seulement de façon sporadique. Beaucoup de membres du parti – d’ailleurs aptes à travailler – n’ont pas pris part aux assemblées.


Il est vrai aussi que nous ne pouvons pas rassembler des milliers de fiches dans chaque district électoral. Les représentants de beaucoup de territoires n’existent que sur le papier et n’ont réalisé aucun travail. Mais il y a du bon dans cette expérience négative : nous savons désormais sur qui et sur quelles organisations nous pourrons construire dans la prochaine période.


La campagne des élections européennes a apporté de nombreux résultats et a été globalement une expérience positive. Les gens accueillent favorablement le discours du Munkáspárt sur les 20 dernières années ainsi que son programme. On l’a ainsi lu dans certains endroits où on ne l’avait pas fait auparavant. Les gens apprécient que le programme parle des travailleurs, soit de gauche et national tout à la fois et le fait que les revendications soient radicales. Le Munkáspárt s’adresse à un public relativement large et beaucoup apprennent à connaître notre programme. Nous avons appris de nouveau moyens de militer, nous sommes plus nombreux dans la rue, dans les marchés et nous nous rendons systématiquement dans les usines.


La campagne a aussi montré de nombreuses insuffisances et a représenté beaucoup d’expériences négatives. Nous ne pouvions imprimer notre programme qu’à un très petit nombre d’exemplaires sans pouvoir, de plus, les utiliser partout. Dans beaucoup d’endroits, le matériel n’a pas été donné de la main à la main mais déposé dans les boites aux lettres, ce qui n’est pas efficace. Dans la plupart des endroits, on s’est contenté de rassembler les ‘fiches de soutien’ pour la campagne des européennes, dans quelques endroits seulement ont été réalisés des porte-à-porte, dans peu d’endroits enfin a été menée une agitation efficace. Nous avons inventé des nouvelles méthodes efficaces pour militer mais nous les avons peu appliquées, le bon exemple se diffusant difficilement.


Les élections ont montré qu’il fallait corriger le travail de direction au centre. Tenir une réunion de la direction du comitat n’est pas suffisant, le fait que le président du parti parcourre le pays n’est pas suffisant non plus. Pour que le centre soit plus efficace, plus de personnes doivent aider les dirigeants du parti dans les comitats et à Budapest.


6. Les élections européennes ont montré que les partis communistes et ouvriers sont présents de manière active dans des circonstances extrêmement difficiles dans la plupart des pays européens. Les communistes grecs ont conservé les trois mandats qu’ils possédaient jusqu’à maintenant, le nombre de députés tchèques a baissé de six à quatre. Nos amis portugais ont augmenté de 2 à 5 leur nombre de députés. En Espagne, le nombre de députés communistes baisse de deux à un. En Slovaquie, ils obtiennent 2,1 % et ne sont donc pas représentés.


7. La présidence du Munkáspárt demande aux membres du parti, à ses organisations : continuons le travail, en nous appuyant sur ces premiers résultats modestes mais tangibles. La lutte n’a pas commencé hier et ne finit pas aujourd’hui. Nous devons continuer à lutter pour l’intérêt des travailleurs, contre le capital.


Budapest, le 8 juin 2009


Site du Parti Communiste Ouvrier Hongrois: http://www.munkaspart.hu/


Publié initialement sur: http://www.ideologie-europeenne.fr/

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