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Le site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ publie des traductions de déclarations, de communiqués, d’articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international.

 

La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » qui refuse la dérive réformiste de la direction du PCF suivant le Parti de la gauche européenne. Notre site s’efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationaliste portée historiquement par le PCF.

 

Parmi ses centres d’intérêts prioritaires :

 

  • la solidarité avec les mouvements anti-impérialistes, notamment le soutien à Cuba, aux expériences socialistes d'Amérique Latine, aux résistances aux guerres impérialistes. Notre site relaie ainsi les mobilisations contre la guerre et l’occupation de l’Afghanistan, les prises de position contre l'OTAN, contre la subordination au bloc impérialiste nord-américain,

  • la mise en valeur des actions des partis communistes qui prennent le parti de la lutte de classe, restent fidèles à leur raison d’être révolutionnaire.

  • les tentatives de reconstituer une forme de coopération politique entre partis communistes, dans le monde comme en Europe, à l’opposé du PGE et de son acceptation de l’UE capitaliste. Le site traduit ainsi régulièrement les appels internationaux de partis communistes.

  • le refus du révisionnisme historique, de la criminalisation du communisme, notamment impulsée par l'Union Européenne, l’examen critique et la défense de l'héritage des expériences socialistes passées.

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Nouveau - Dossiers dans l'onglet à gauche (mise à jour générale 10 août 2012): Plans d'austérité, rencontre communiste internationale du 26 févrierle PGE machine de guerre contre les Partis communistes , révoltes en Afrique du nord etc.

 

Manoeuvres impérialistes et récupérations des 'révoltes arabes': guerre civile alimentée depuis l'extérieur en Syrie et au Mali; protection de l'ancien régime dictatorial au Yémen

 

Luttes historiques sur le continent Américain pour le droit à l'éducation: grève universitaire enseignante au Brésil, mobilisations étudiantes au Québec, professeurs et lycéens main dans la main au Chili une lutte qui s'étend à tout le continent américain!

 

Révolutions latino-américaines et construction du socialisme: nationalisations à l'ordre du jour en Argentine et en Bolivie; réduction des inégalités et de la pauvreté au Vénézuela et en Bolivie; l'exemple cubain: supériorité du socialisme pour le bien-être des mères, des enfants, top 10 mondial de l'IDH non-économique

 

Europe sociale ou UE anti-sociale?: 15 partis communistes s'opposent aux traités européens dont le MES, dénoncer l'illusion de l'Europe sociale: la parole au secrétaire du syndicat des cheminots britanniques

 

Les partis du PGE: aile-gauche de la social-démocratie: une sioniste amie de Sarkozy candidate à la présidentielle de Linke en Allemagne, Izquierda Unida profite de ses résultats pour collaborer dans les gouvernements régionaux avec le PSOE en Espagne, Syriza lance des appels du pied à l'UE et se propose comme social-démocratie de substitution


13ème rencontre des Partis communistes à Athènes, le dossier

 

shinzo_abe_vol_731_1200.jpgAu Japon, politique de relance pour les banques et le capital ... mais austérité et réformes structurelles pour les travailleurs!

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La politique du premier ministre de droite Shinzo Abe constitue une tentative originale de sauver le capitalisme nippon : gigantesque politique de relance pour le capital, politique d'austérité ou de réforme structurelle du côté du travail.

 

236 %, 8 800 milliards d'euros : si le montant de la dette japonaise constitue un péril pour l'économie, un fardeau pour l'Etat japonais, la politique de « relance » menée par le gouvernement prouve le caractère fallacieux de l'argument politique de la dette en Europe pour justifier l'austérité.

 

Pas de méprise toutefois, il serait hasardeux de penser que Abe « prend l'austérité à contre-pied » (L'Humanité, 21 mai). En réalité, Abe a défini sa politique comme celle des « trois flèches » :

 

relance publique des investissements (privatisés) pour alimenter la demande intérieure ; ensuite relance monétaire massive pour doper les exportations du capital ; mais toujours l'austérité et surtout les réformes structurelles pour le travail.

 

Relance monétaire et budgétaire pour les banques et le grand capital

 

La politique de « relance monétaire » constitue une politique keynésienne classique : la Banque du Japon injecte massivement des liquidités dans l'économie afin de baisser le coût du crédit, de dévaluer la monnaie.

 

Il est faux de dire que toute l' « économie » sera gagnante.

 

Les gagnants de cette politique sont le grand capital, en particulier des secteurs exportateurs – automobile, électronique – qui bénéfice de crédit à bon marché pour investir et surtout d'un yen faible pour augmenter ses exportations.

 

Les banques vont, elles aussi, être les bénéficiaires, à travers la relance attendue de l'investissement privé, financé massivement par le crédit, tout comme de l'investissement public, qui continue d'alimenter la dette publique.

 

Le gouvernement a annoncé pour 80 milliards d'euros de travaux publics : deuxième aéroport international à Tokyo, réseau autoroutier express, ports de dimension mondiale. Le tout est prometteur en profits pour le secteur du bâtiment. Dépenses publiques, profits privés !

 

Les grands perdants, ce sont d'abord le petit capital, les PME à faible capacité d'exportation. Elles subissent de plein fouet la hausse des prix des matières premières importées ainsi que la suppression d'une loi de 2008 de facilitation des crédits aux PME.

 

Mais ce peut être aussi le cas de la plupart des secteurs économiques dépendant des importations, on peut penser au secteur de l'énergie, dont le gouvernement prévoit justement la dérégulation.

 

Enfin, il est évident que les premiers perdants de cette politique seront les travailleurs. Alors que le grand capital bénéficie d'une baisse artificielle du « coût du travail » à l'exportation, les travailleurs, eux, verront leur pouvoir d'achat baisser, encore plus avec la hausse générale des prix.

 

Austérité et réformes structurelles pour les travailleurs : encore et toujours !

 

La politique dite « Abenomics » est loin de prendre l'austérité à contre-courant. En fait, elle combine à la fois une politique de relance de la demande publique au service du privée et politique d'austérité pour le travail, visant à assurer la « compétitivité » de l'industrie japonaise.

 

En dépit des déclarations du premier ministre incitant les entreprises à remonter les salaires, le capital n'y a pas intérêt : cela annulerait l'effet de la dévaluation monétaire, tandis que l'économie japonaise (comme celle allemande, chinoise) repose sur les exportations.

 

Un dernier sondage auprès des entrepreneurs japonais révélait que 85% d'entre eux envisageaient de ne pas augmenter voire de baisser les salaires de leurs employés. Les primes, longtemps moteur des rémunérations, sont au plus bas depuis 1990.

 

Les revenus des Japonais ont globalement baissé de 12,5% en quinze ans. La baisse devrait s'accentuer d'autant plus que les prix vont, avec cette politique monétaire, augmenter, en particulier dans l'énergie et les transports, du fait de la dépendance énergétique du Japon.

 

Les milieux patronaux et les économistes ont mis en garde le gouvernement : la « politique de relance » n'est qu'un répit, un stimulus pour relancer la machine, aux effets psychologiques. Mais seules les « réformes structurelles » que va annoncer Abe en juin peuvent relancer la croissance.

 

D'abord, réforme du marché du travail. La précarité est déjà la norme pour les jeunes Japonais. Le projet de loi à venir prévoit l'extension de la période d'essai pour les nouveaux embauchés et la généralisation du temps partiel et des horaires flexibles, notamment pour les femmes.

 

Ensuite, réforme fiscale en faveur des entreprises, dans l'esprit du « plan d'austérité » de l'an dernier. L'impôt sur les sociétés est maintenu à son taux de 25% (30% avant 2012) tandis que la TVA devrait passer de 5 à 10%. Moins d'impôts pour les entreprises, plus pour tout le peuple !

 

La « libéralisation » des grands services. Le Japon a largement privatisé ses grands services publics. Toutefois, dans l'énergie ou les transports, ils restent fortement régulés. Le gouvernement désire déréguler ces secteurs, introduire la concurrence tout en séparant réseau et exploitant.

 

Enfin, la réforme des retraites vient d'être actée qui prévoit le rehaussement de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 65 ans d'ici 2025.

 

Abe a annoncé que ces pistes ne constituaient qu'une partie de sa « troisième flèche », celle qui, pour lui, est le pilier de sa « stratégie de croissance » qui passe par le maintien de l'austérité pour les travailleurs mais surtout par de grandes réformes structurelles destinées à baisser le coût du travail

 

Libéralisation du commerce avec les Etats-unis et nationalisme agressif

 

La politique « à contre-courant » du gouvernement japonais doit être ré-intégrée dans la politique du capital japonais : allégeance à l'impérialisme américain, accélération de la libéralisation du commerce international et nationalisme agressif.

 

Tout d'abord, le gouvernement Abe a ouvert les négociations pour la signature du Trans-pacific strategic economic partnership (TPSEP) qui prévoit la libéralisation quasi totale des échanges commerciaux pacifiques, suscitant l'opposition des syndicats et des associations de consommateurs.

 

Tout en s'inscrivant dans une allégeance à l'impérialisme américain, Shinzo Abe joue la carte du nationalisme populiste, aux accents militaristes et revanchards.

 

Le grand cheval de bataille du premier ministre, c'est la révision de la Constitution pour la rendre compatible avec ses objectifs : constituer une véritable armée pour menacer la Chine et servir l'allié américain, mener des interventions à l'étranger.

 

Récemment, outre les contentieux frontaliers avec la Chine, le premier ministre a rendu hommage aux soldats japonais morts pendant la Seconde Guerre mondiale, occultant les crimes commis alors.

 

« Japan is back » était le slogan d'Abe, signe d'un nationalisme revanchard. Lui-même est issu d'une famille à la longue lignée réactionnaire qui avait participé au régime militariste des années 40, puis à l'ordre anti-communiste sous la tutelle américaine dans les années 50.

 

C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre la politique économique « expansionniste » du gouvernement, aussi comme une attaque face aux économies de la région, notamment chinoises, contraintes de se lancer dans une guerre économique (dévaluations) pour rester compétitives.

 

Loin de constituer une politique de relance-modèle pour nous en Europe, la politique du gouvernement japonais doit constituer une mise en garde face à la politique du capital :

 

financer par l’État une demande qui sert le capital tout en restreignant au maximum les salaires et en préparant des réformes structurelles de casse du monde du travail.

Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 07:01
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wetteren.jpgLes accidents ferroviaires se multiplient en Belgique : conséquences de la libéralisation du rail imposée par l'Europe

Article de Tony Pirard, pour Solidaire (organe du Parti du travail de Belgique-PTB) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L’accident de Wetteren, ce 4 mai, pose des questions fondamentales : depuis des années, les cheminots mettent en garde contre les conséquences de la libéralisation voulue par l’Europe. Un peu facile, donc, d’imputer la seule faute au machiniste, histoire d’éviter de parler du système de sécurité défaillant.

 

Un mort, des dizaines de blessés, des centaines de personnes qui ne pourront regagner leur domicile durant des jours, des milliers de navetteurs et d’écoliers qui, plus longtemps encore, ne pourront prendre le train, un million de litres d’eau empoisonnée largués dans l’Escaut… L’information prétendant que « tout était sous contrôle », diffusée une demi-journée après la catastrophe par le centre de crise de Wetteren, n’avait vraiment rien du « tout va très bien, madame la marquise »…


    Le déraillement d’un train de marchandises à Wetteren, samedi dernier, était particulièrement dangereux : le train transportait un gaz incolore à l’odeur d’amande, extrêmement toxique, mortel même, l’acrylonitrile. Mélangé à l’eau, il dégage du cyanure d’hydrogène, le même que le Zyklon B, le gaz utilisé par les nazis dans les camps d’extermination.


    La catastrophe soulève bien des questions. Comment se fait-il qu’on n’ait pas compris plus vite qu’il fallait dégager une zone bien plus vaste que celle décidée initialement ? Pourquoi la communication n’a-t-elle pas été meilleure ? Et, surtout : pouvait-on empêcher la catastrophe ?

Quand le profit prime sur la sécurité…



Cette dernière question, surtout, est importante. Que faut-il faire pour réduire les risques d’accident au maximum dans le trafic ferroviaire ? Après la catastrophe ferroviaire du 15 février 2010, à Buizingen, une équipe indépendante d’experts avait enquêté. Elle ne s’est pas exprimée spécifiquement sur cet accident et, trois ans plus tard, il n’y a toujours pas de conclusions officielles, au grand dam des familles des 18 morts et des 162 blessés. Ils ont toutefois enquêté sur la sécurité en général. Leur conclusion était que trois éléments, ici, jouent un rôle important : le matériel et les installations de sécurité, l’efficience de l’organisation globale du trafic ferroviaire et les conditions de travail des cheminots. Sur tous ces plans, cela risque de mal tourner, chez nous, en raison de la politique européenne de libéralisation, préviennent les syndicalistes.


    Depuis des années, ils répètent que davantage de catastrophes de ce genre se produront si, dans le transport ferroviaire des marchandises – et hélas dans le transport des voyageurs aussi –,  la maximalisation du profit devient la préoccupation centrale. En Belgique, le transport des marchandises par rail a été complètement libéralisé début 2012, dans le cadre de la politique européenne de libéralisation et de privatisation que le gouvernement belge applique docilement à 100%.


    Depuis lors, nous faisons face à des situations qui, dans certains cas, font penser aux abus dans le secteur du transport routier, où les entreprises de sous-traitance embauchent des routiers polonais pour un salaire moindre et un nombre d’heures supérieur, ce qui en fait un danger sur la route.


    Est-ce chercher trop loin ? Le train qui a déraillé venait des Pays-Bas et se rendait à Gand-Port maritime pour le compte de B-Logistics, la filiale privatisée du groupe SNCB. Le chauffeur de train qui, par miracle, a survécu à l’accident, est un Hollandais. Il roulait avec deux locos allemande de l’entreprise DB Schenker, la filiale marchandises des chemins de fer allemands. Autrement dit, DB Schenker roulait en sous-traitance pour B-Logistics.


    Les entreprises ferroviaires travaillent d’ailleurs de plus en plus avec des sous-traitants. Depuis quelques semaines, par exemple, l’opérateur ferroviaire polonais PKP fait rouler des trains Cargo en Belgique. Les wagons de marchandises sont de plus en plus entretenus en Europe de l’Est. En Roumanie, tout est manifestement meilleur marché, mais quid de la qualité ? Et aurons-nous bientôt des machinistes polonais aussi en Belgique ?

Terminés, les contrôles par les autorités



Naguère, avant la privatisation du transport des marchandises, les trains étaient contrôlés au plan technique et de la sécurité par des agents bien formés par la SNCB. Aujourd’hui, les entreprises privées – elles sont déjà une dizaine – contrôlent leurs trains elles-mêmes. En théorie, il y a encore ensuite un contrôle par les autorités, c’est-à-dire le SPF Transport, mais celui-ci n’a pas le personnel nécessaire. Il n’est donc pratiquement pas question de contrôle des temps de repos et des parcours des machinistes des entreprises privées. Autrement dit, les autorités commettent ici ce qu’on pourrait appeler un délit de fuite permanent.

 

Cinq catastrophes ferroviaires graves en un an


Ce qui est vraiment catastrophique, c’est que l’accident de Wetteren est loin d’être le premier. Et, hélas, ce ne sera probablement pas le dernier. Ces douze derniers mois, il y a eu au moins cinq déraillements de trains de marchandises. Cinq accidents en un an !


• 12 avril 2012. Un train de marchandises déraille à Melsele. Cause : mauvais état des voies.
• 4 mai 2012. Deux trains de marchandises entrent en collision dans un tunnel à Tintigny (près de Virton). Cause : des wagons du premier convoi se sont détachés ; le second convoi les a heurtés.
• 11 mai 2012. Collision entre deux trains de marchandises à Godinne (à 15 km au sud de Namur). Evacuation prolongée des riverains. Cause : perturbations dans la signalisation ; celles-ci avaient déjà été mentionnées plusieurs fois par les machinistes, mais rien n’avait été réparé.
• 19 février 2013. Un train de marchandises déraille à Muizen. Cause : rupture d’essieu d’un wagon polonais.
• 4 mai 2013. Déraillement d’un convoi de marchandises à Wetteren. Un mort, 50 blessés, d’énormes dégâts environnementaux… 

Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 07:58
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non-possiamo.jpg100 000 manifestants à Rome à l'appel de la FIOM, le syndicat des métallos, face à l' « union sacrée » politique et syndicale



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



100 000 manifestants dans les rues de Rome ce samedi 18 mai ont répondu à l'appel lancé par le syndicat des métallurgistes, la FIOM sous le slogan : « Ca suffit, nous ne pouvons plus attendre ».



Face à l' « union nationale » entre la droite de Berlusconi et le centre-gauche démocrate, aux nouvelles réformes à venir contre le monde de travail, en collaboration avec l'UE, la réponse exprimée dans les rues de Rome ce samedi 18 mai a été massive



Et pourtant, aucune des trois principales formations syndicales CISL, UIL et surtout CGIL n'ont appelé à manifester laissant la seule FIOM, le syndicat des métallurgistes, lancer un appel à remettre au centre des priorités du pays le monde du travail.



La classe ouvrière, celle touchée par les restructurations, dans la sidérurgie comme à ILVA-Taranto, dans le pneu à Bridgestone-Bari, touchée par le chantage patronal à FIAT-Pomigliano, a répondu présent. Des dizaines de milliers de « tutte blu » (cols bleu) étaient dans les rues.



Après deux ans d' « austérité » imposée par le gouvernement non-élu de l'ex-commissaire européen Monti, le non moins europhile Enrico Letta prétend appliquer une « politique de relance ».



Relance, cela signifie de nouveaux cadeaux pour le capital :



on commence par la suppression d'une partie de la taxe foncière IMU pour satisfaire la base sociale berlusconienne, puis on attaque le programme de cadeaux aux plus riches avec une nouvelle contre-réforme de flexiblisation du travail, de nouvelles exonérations fiscales pour les entreprises.



Le manque à gagner, rien qu'avec la refonte de la taxe foncière, est estimé au moins à 5 milliards d'€. En continuant à creuser le déficit et la dette, le but est de justifier de nouvelles coupes budgétaires dans le secteur public.



La casse du système de Sécurité sociale est même à présager au vu des déclarations rassurantes de Letta sur l'extension de la protection sociale aux plus « démunis », le tout au prix d'une refonte du système.



Ambiguités et débats internes à la FIOM : une manifestation contre le gouvernement ?



La crise profonde du mouvement syndical en Italie peut être révélée par les positions hésitantes de son aile révolutionnaire, représentée par la FIOM.



landini_fiom.jpegLe secrétaire de la FIOM, Maurizio Landini, a insisté sur le fait que la « manifestation n'était pas contre le gouvernement », le but étant de peser sur le gouvernement pour le forcer à adopter des mesures pour l'emploi.



Le mot d'ordre « Nous ne pouvons plus attendre » de la FIOM répondait au discours de Letta devant la Chambre des députés : « Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre ».



Parmi les propositions de Landini, pas de plan de bataille contre les mesures envisagées par Letta mais des propositions éclectiques : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et taxation des revenus financiers, sans oublier revenu de citoyenneté et vote des étrangers.



L'ancien dirigeant de la FIOM, Giorgio Cremaschi, n'a pas épargné ses critiques contre le mot d'ordre de la FIOM, appelant d'une part à préparer la lutte contre les mesures du gouvernement, d'autre part à préparer l'alternative au gouvernement, enfin à rompre avec l'intégration européenne.



Collaboration des trois centrales syndicales : de l' « union sacrée » syndicale à l' « union sacrée » politique



Les débats internes à la FIOM sont pourtant bien loin de la position des trois principales centrales syndicales, et en particulier celle de la CGIL, héritière du syndicat de classe historiquement lié au Parti communiste italien.



La CGIL n'a pas appelé à manifester le 18 mai, lié de plus en plus organiquement au Parti démocrate, force dominante du nouveau gouvernement.



Il suffit de rappeler que l'ancien secrétaire-général de la CGIL entre 2002 et 2012, Guglielmo Epifani, s'est retrouvé propulsé le 12 mai à la tête du Parti démocrate, récompensé de sa politique de collaboration sous les gouvernements sociaux-libéraux de Prodi (2002-06) et Monti.



monti-camusso-ridonoQuant à l'actuelle secrétaire de la CGIL Susanna Camusso, elle ne peut cacher sa satisfaction face au nouveau gouvernement : « Le discours d'investiture de Letta nous a enchanté, il a mis au centre le travail. Mais les paroles ne suffisent pas, il nous faut des réformes concrètes. »



Susanna Camusso a appelé le gouvernement surtout à négocier avec tous les « partenaires sociaux », patronat et syndicats. Comme Camusso l'avait fait pour la fameuse réforme Fornero, de précarisation du travail, négociée avec le patronat et le gouvernement Monti.



Dans l'institutionnalisation du « dialogue social », les trois centrales (UIL, CISL, CIGL) ont signé un nouvel accord sur la « représentativité syndicale », concerté avec la Confindustria (Medef italien) limitant la représentativité aux seuls syndicats signataires, intégrant le « dialogue social ».



Dans le même temps, dans un grand élan unitaire, les trois centrales – l'UIL et la CISL ont soutenu les mesures de Monti, la CGIL a négocié avant de claquer la porte, sans mobiliser pour autant – annoncent une grande manifestation unitaire le 22 juin, avant les vacances.



L'objectif de la manifestation ne sera pas de lutte contre l'austérité qui vient, mais de proposer des mesures constructives au gouvernement pour sortir de la crise.



Camusso peut saluer la « fin de la période des divisions syndicales ».



Avec la représentativité syndicale et la présence d'un dirigeant de la CGIL à la tête du PD, l' « union sacrée » syndicale légitime l' « union sacrée » politique, dans la soumission à la politique au service de la Confindustria.

Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 07:12
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Dhaka-Bangladesh-005.jpgAu Bangladesh, les travailleurs du textile enfin autorisés à former des syndicats : une conquête dans le sang



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le désastre humain a révélé toute l'hypocrisie des pays occidentaux, et de leurs multi-nationales, pour qui la liberté se limite à la libre-entreprise et s'arrête aux portes de la liberté d'expression, de manifestation, d'organisation syndicale.

 

1 127 morts au dernier décompte macabre : la catastrophe humaine vécue au Bangladesh a dévoilé les conditions d'esclavage moderne des ouvriers du Bangladesh devenu, avec la Chine, l' « atelier du monde » dans le secteur textile.



La catastrophe a ému les travailleurs du monde entier, a enragé les ouvriers et ouvrières locaux qui réclament désormais non seulement des normes de sécurité fermes mais aussi l'expropriation des employeurs et enfin la liberté d'organisation syndicale.



Car les grandes firmes occidentales comme Benetton, H et M ou Carrefour ont choisi le Bangladesh comme terre d'élection pour deux raisons : le pays offre le coût du travail le plus bas au monde (1 $ par jour) ; le gouvernement assure un environnement favorable aux entreprises.



Favorable aux entreprises, cela veut dire peu d'impôts, pas de cotisations sociales patronales, aucun droit du travail contraignant, et surtout répression de tout mouvement syndical organisé.



Au Bangladesh, la répression contre le mouvement syndical est constante : le droit de grève n'est pas reconnu dans les « services essentiels » ; la syndicalisation impossible dans le secteur public mais limité dans le privé à la reconnaissance par les autorités de l'organisation syndicale.



Dans le secteur textile, la situation est encore plus simple : le droit à la liberté syndicale est proprement nié.



La présence d'une organisation aurait, selon plusieurs voix concordantes, sans doute permis de défendre la sécurité sur le lieu de travail, organisé un droit de retrait des salariés au vu des conditions de plus en plus périlleuses de travail, telles que constatées avant la catastrophe.



La portée de la décision adoptée le 13 mai ne doit pas être sur-estimée mais elle vaut pour son symbole : les 4 millions de travailleurs du textile se voient enfin reconnaître le droit à l'organisation syndicale sans autorisation préalable de l'employeur.



Cette mesure s'inscrit toutefois dans une volonté de faire descendre la pression au moment où la colère des ouvriers sur place monte. Dans le même temps, le gouvernement annonçait la fermeture de 18 usines pour raisons de sécurité.



Cette mesure ne doit soulever aucune illusion. Le droit de grève et les droits syndicaux étaient censés être reconnus en droit, mais contredits en pratique par la complaisance de l'Etat avec les multi-nationales, par les multiples réserves à leur application, les rendant inopérants.



Ce que la catastrophe révèle, ce que cette annonce médiatique dévoile, c'est ce que la mondialisation capitaliste est prêt à détruire au nom du profit :



les salaires, les droits sociaux, les services publics pour les travailleurs exploités du cœur ; les droits fondamentaux et la vie pour les travailleurs de la périphérie super-exploités.



Rappelons cette citation du Capital (chapitre XXXI), reprise d'un économiste anglais du XIX ème siècle, d'une tragique actualité :



« Le capital abhorre l'absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10 % d'assurés, et on peut l'employer partout; 20 %, il s'échauffe !, 50 %, il est d'une témérité folle; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines; 300 %, et il n'est pas de crime qu'il n'ose commettre ».



Identifier le taux de profit des multi-nationales du textile, c'est comprendre jusqu'où elles étaient prêtes à aller dans le crime et l'horreur humaine.



Face à de telles crimes, l'indignation humaniste n'est qu'une première prise de conscience. Elle doit mener à l'action politique révolutionnaire visant au renversement de ce système inique.

Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 15:10
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nakba.jpgEtudiants juifs et arabes  commémorent à l'université de Tel-Aviv la 65 ème « Nakba », la catastrophe du peuple palestinien



Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce lundi, plusieurs centaines d'étudiants de l'Université de Tel-Aviv (UTA) ont commémoré le 65 ème anniversaire de la fondation d’Israël non comme un jour de fête mais comme un jour de deuil et de souvenir de la « Nakba », la catastrophe du peuple palestinien.



Cette initiative s'inscrit dans une semaine de commémorations, en particulier dans les territoires occupés, de la catastrophe qu'a constitué la fondation d’Israël avec la destruction de 500 villages palestiniens, la dépossession immédiate de plus de 750 000 Palestiniens, devenus réfugiés.



La particularité et la force politique de cette initiative est qu'elle rassemble étudiants juifs et arabes, à l'appel d'organisateurs étudiants membres du Parti communiste et de son organisation de masse, le Hadash.



Cette initiative constitue un acte de défiance envers les autorités israéliennes depuis la « Loi sur la Nakba » de 2011 qui interdit toute commémoration de la fondation de l’État d’Israël comme d'une journée de deuil.



Pour la seconde année consécutive, l'appel a été massivement suivi sur le campus, et l'initiative devient une tradition politique solidement ancrée dans la première université du pays, selon les mots mêmes de son organisateur, membre du Hadash, Dan Walfish.



Face aux centaines d'étudiants juifs et arabes commémorant ce jour tragique, l'extrême-droite sioniste n'a pu mobiliser que quelques dizaines de militants de l'organisation Im Tirtzu, un groupuscule dévoué au « renforcement des valeurs sionistes en Israël ».



Selon Noa Levy, militante étudiante, organisatrice et membre du Comité central du Parti communiste : « comprendre la Nakba c'est comprendre un certain nombre d'aspects de la lutte palestinienne actuelle et l'injustice aux origines de la fondation de l'Etat juif. »



La reconnaissance du récit palestinien est central à la résolution de la plupart de ses incroyables souffrances puisque « les luttes pour la terre actuelle ont toutes comme origine le même péché originel ».



Bien que la Nakba « soit historiquement reconnue par les Palestiniens uniquement, et en Arabe », Levy insiste sur le fait que les organisateurs de la commémoration ont « cherché des moyens de parler de ce sujet à toute la population israélienne ».



Alternant entre la langue hébreu et l'arabe, les militants ont lu les noms des villages palestiniens détruits en 1948. Lorsque les étudiants arabo-palestiniens ont partagé leur expérience familiale, tout à coup la souffrance collective de la dépossession a pris forme aux yeux des étudiants présents.



Rulah Khalaily, membre du Hadash également, a récité des poèmes de Mahmoud Darwish, le poète national palestinien.



Cinq jeunes femmes ont raconté comment leurs parents, grand-parents ont vécu l'expulsion de leurs terres, ce qu'une étudiante a mentionné comme le fait de « devenir étranger dans son propre pays. »



Dan Walfish a enfin rappelé le but de cette initiative aux marges de la loi israélienne :



« nous voulions montrer que la Nakba n'est pas une douleur extérieure ou lointaine mais l'histoire de cette terre, et qu'elle est l'histoire commune à la fois des Palestiniens et des Israéliens ».

Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 13:47
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130512_martinez_Alicante_Cuba.jpg« Renvoyez-moi à Cuba ! » : le cri d’un « dissident » cubain mis à la rue par la police de son pays d’accueil, l’Espagne

 

Article EDT pour Vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Gilberto Martinez, sa femme et ses trois enfants de 8, 15 et 22 ans font partie de ces « dissidents » cubains qui ont migré en Espagne en 2011 à la suite d’un accord négocié entre l’église catholique et le gouvernement de La Havane.



Aujourd’hui, Gilberto Martinez crie à la face du monde : « Remmenez-nous à Cuba ! ».



Ses illusions sur le monde capitaliste « libre » sont retombées en 26 mois. Le 7 mai 2013, la police espagnole a procédé sans ménagement à l’expulsion de sa famille du logement qu’elle occupait à Alicante. La mobilisation en aide de militants anti-expulsion a été durement réprimée.



Comme des dizaines de milliers de personnes, ils ont été jetés à la rue par un Etat espagnol, plus soucieux des intérêts des banques et des spéculateurs, que de ceux des habitants, même de ses « réfugiés politiques ».



Au bout d’un an, alors qu’on lui avait promis 5 ans de soutien, le gouvernement espagnol (pourtant passé à droite !) a coupé les vivres à la malheureuse famille exilée. Plus d’électricité, plus d’eau, puis plus de toit : le sort de millions de personnes dans les pays capitalistes n’est même pas imaginable pour la plupart des Cubains.



Gilberto Martinez comprend mieux comment il a été manipulé, là-bas à Cuba comme en Espagne. Saluons son courage de le reconnaître!



Le règne de la propriété privée et de la loi du marché fait expulser des centaines de familles alors que 20.000 logements restent vides à Alicante.



Des camarades cubains rappellent que la toute première mesure du gouvernement révolutionnaire, le 26 janvier 1959, a été l’annulation de toutes les expulsions, suivie par la diminution de 30 à 50% des loyers, puis par l’attribution du titre de propriété de leur logement aux locataires.



Deux conceptions du monde, du droit du logement. L’une à combattre, l’autre à préserver et à consolider.



Gilberto Martinez et sa famille seront sans doute maintenant de ce combat !

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 07:18
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redwedgermtLe syndicat des cheminots britanniques pour la rupture avec l'Union européenne



Introduction/Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La colère monte en Grande-Bretagne face à la politique menée par l'UE du capital, payée d'abord par la classe ouvrière et les couches populaires. Mais la bourgeoisie britannique tente de canaliser la colère populaire vers les impasses politiques de la « droite euro-sceptique ».



Les médias britanniques mettent en avant la droite conservatrice traditionnelle, membres du Parti conservateur ou dirigeants du parti d'extrême-droite « UKIP », relayant avant tout la position de la bourgeoisie financière de la City, partagée entre ligne pro-européenne et ligne euro-critique.



Le Syndicat des cheminots britanniques (RMT), connu pour ses positions critiques envers l'Union européenne du capital et syndicat de masse et de classe, a appelé à ne pas laisser ce thème à l'extrême-droite et à lui donner un contenu de classe.



bob-crow.jpgVoici le contenu de la déclaration du secrétaire-général du RMT Bob Crow :



« La position du syndicat RMT est claire, non seulement il doit y avoir pour nous un référendum sur la sortie de l'Union européenne mais nous appelons sans équivoque à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.



Dans toute l'Europe, et en particulier en Espagne et en Grèce qui sont dans l’œil du cyclone, c'est la classe ouvrière qui souffre le plus. Du démantèlement de la démocratie, d'une UE et d'une banque centrale qui exigent des coupes dans les emplois, les salaires et les retraites ainsi que la privatisation intégrale du patrimoine public.



Le RMT ne restera pas les bras croisés et ne permettra pas que le débat reste dominé par l'UKIP et la droite du Parti conservateur. Des ministres comme Michael Gove soulèvent désormais la question du retrait par pur opportunisme politique. Ils se fichent éperdument du taux de chômage des jeunes en Europe, la seule préoccupation des ces euro-sceptiques du lendemain, c'est de sauver leur carrière politique et leur peau.



Le RMT continuera la campagne pour un retrait de l'UE, sur des positions de gauche, de classe, qui mettent les emplois, les conditions de vie, la démocratie au premier plan. La vérité, c'est que vous ne pouvez pas être pro-UE et anti-austérité lorsque toute la structure du projet européen est dominée par les intérêts des banquiers et du grand capital, les forces motrices derrière les mesures d'austérité imposées dans tout le continent. »

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 12:29
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trav-lutte-copie-1.jpg En Grèce, le gouvernement use de la « loi d'exception » héritée de la dictature pour interdire la grève des enseignants

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Dans l'éducation comme dans les autres secteurs en Grèce, le mouvement s'amplifie contre des mesures d'austérité de plus en plus insupportables. Face à ce mouvement, le gouvernement doit en recourir à des « lois d'exception », héritages de la dictature.



Dans la politique du gouvernement, concertée avec la Troïka (BCE-UE-FMI), au service du capital, la casse de l'éducation publique est une priorité non seulement pour briser un foyer de résistance mais aussi pour déconstruire toute ambition à la démocratisation du savoir, de l'esprit critique.



Une semaine de grève pour lutter contre la casse de l'éducation publique



Au programme du dernier plan du gouvernement : la poursuite des fusions-fermeture d'école, le licenciement de 10 000 professeurs du secondaire à temps partiel, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire de 2 heures et enfin les mutations forcées pour 4 000 professeurs.



Face à cette offensive du gouvernement, le syndicat des enseignants OLME a décidé d'une semaine de grève qui débutait ce vendredi par une première journée d'arrêt de travail, coïncidant avec le début des examens nationaux, compris entre le 17 et le 31 mai.



Violant les principes constitutionnels, le gouvernement a eu recours pour la troisième fois de l'année – après les transports, et les dockers – à la « mobilisation civile », une loi d'exception héritée de la dictature, prévoyant l'interdiction d'une grève et la réquisition civile pour remplacer les grévistes.



Le syndicat des enseignants a dénoncé cette mesure « extrême et anti-démocratique » et exigé la convocation d'une grève de solidarité de la part de sa centrale confédérale, l'ADEDY, regroupant les salariés du public.



La centrale syndicale ADEDY dénonce d'abord … la grève !



La réaction de l'ADEDY a plus que déçu les professeurs du secondaire. En effet, la centrale syndicale a dénoncé le mouvement de grève, arguant notamment de la perturbation du bon fonctionnement des examens nationaux.



Un argumentaire proche de celui du porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou qui dit que « nous faisons face à une menace à l'intérêt national ».



Néanmoins, confrontée à la pression de ses bases face à une telle mesure policière, l'ADEDY a appelé à une manifestation de solidarité devant le Parlement, ce mardi boycottée par les syndicats du secondaire.



L'ADEDY a annoncé depuis qu'elle organiserait un débrayage de 4 heures dans la journée de jeudi en solidarité avec les travailleurs de l'éducation, sans pour autant appeler à des grèves de solidarité exigées par les syndicats de l'éducation.



Les syndicats de classe, les communistes soutiennent sans réserves la lutte des enseignants



De son côté, le cortège du PAME (Front militant des travailleurs), syndicat lié au Parti communiste, a été le plus massif ce mardi, mobilisant des milliers de travailleurs de la santé, de l'éducation, mais aussi de l'ensemble du secteur public, insistant sur la convergence des luttes.



Le Parti communiste grec (KKE) a apporté son soutien entier et sans réserves aux enseignants :



« Le gouvernement porte une grande responsabilité dans les mesures impopulaire adoptées et conduisant à des licenciements massifs d'enseignants et des fusions d'écoles, niant le droit à l'éducation de la jeunesse. Cet autoritarisme, ces mesures anti-populaires atteignent de sommets dans la mobilisation civile.



Le KKE insiste sur le fait que le mouvement syndical a ses propres procédures, le gouvernement n'a pas à s'y ingérer. Le mouvement syndical doit pouvoir choisir les formes adéquates de lutte tout comme le contenu en mesure d'assurer une action massive, effective, unitaire.



C'est celle qu'a portée le PAME dans l'OLME, sans se confondre avec les stratégies aventureuses, aux basses considérations partisanes, comme le font certaines autres forces. Dans le débat, surtout pour l'école, c'est le problème de l'éducation qui doit seul entrer en ligne de compte. L'avenir de nos enfants.



Nous condamnons fermement l'autoritarisme, la mobilisation civile. Nous appelons aujourd'hui à être présents aux rassemblements du PAME, comme ici à Athènes, ou dans les autres villes du pays, avec les étudiants, employés, professeurs, instituteurs, parents, tous ceux inquiets de l'avenir de l'éducation et celui de notre jeunesse ».

Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 17:23
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tr}tkp4Les communistes turcs sur les attentats à Reyhanlı : l'échec de la politique de soutien du gouvernement AKP à la rébellion syrienne

 

Communiqué du Parti communiste turc (TKP)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Après les attentats dans la province de Hatay : la politique de sous-traitance à l'impérialisme a échoué !

 

Nous appelons la démission immédiate du ministre des Affaires étrangères, Davutoğlu

 

Selon les estimations actuelles, le nombre de morts à Reyhanlı aurait dépassé la barre des 100 personnes. Nous souhaitons envoyer nos condoléances à nos citoyens qui ont perdu la vie à cause de l'attentat à la bombe et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

 

La raison de ces bombardements n'a pas encore été révélée. Cependant, le gouvernement AKP et toutes les autorités qui en dépendent ne sont pas du tout fiables.

 

Il y eut de nombreux bombardements dans les villes syriennes ces deux dernières années, et des milliers de personnes sont mortes. Il est avéré que ces bombes ont été transportées essentiellement à partir de Reyhanlı!

 

Le gouvernement AKP fait du soutien aux organisations terroristes sa politique étrangère.

 

Le peuple de Turquie n'a aucune confiance en un tel gouvernement. Et le peuple de Reyhanlı a réagi aujourd'hui aux bombardements par des protestations contre le gouvernement.

 

L'origine de ces bombardements pourrait se trouver dans des véhicules piégés ou dans le fait que les conflits entre ces groupes s'est déjà transporté jusqu'aux frontières de la Turquie. En tout cas, la réalité patente, c'est que :

 

Le gouvernement AKP a été un partisan résolu des actions de déstabilisation sanglantes en Syrie.

 

La Turquie a été pris dans une spirale meurtrière derrière les discours diplomatiques.

 

Désormais le peuple de Turquie, en particulier ceux de la province de Hatay, paie le prix des jeux sordides d'une puissance régionale prête à nourrir les ennemis du peuple de Syrie.

 

Les bombardements à Reyhanlı ont mis en évidence le fait que la « politique étrangère de sous-traitance » en Syrie arrive à son terme.

 

L'architecte de ces politiques inhumaines et bellicistes est le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu, il doit se démettre immédiatement.

 

Le gouvernement AKP devra payer pour les crimes qu'il a commis contre l'humanité et contre les peuples de Syrie.

Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 07:19
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20101204 Lafontaine Melenchon2Les dirigeants de Die Linke défendent l'Euro... contre Oskar Lafontaine!

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Rien ne va plus pour Die Linke. En chute libre dans les sondages, la formation « de gauche » allemande est minée par les dissensions internes. La dernière en date, sur la monnaie unique, opposant les dirigeants du parti à leur père fondateur, l'économiste Oskar Lafontaine.

 

Il n'est plus besoin de présenter Oskar Lafontaine. L'ancien ministre des Finances de Schroder se définit comme viscéralement attaché à l'héritage social-démocrate, européiste du SPD, qu'il estime trahi par son actuelle direction.

 

C'est ce cheminement qui le conduit à claquer la porte du gouvernement social-démocrate en 1999, à quitter le SPD en 2005 puis à fonder « Die Linke » avec les dirigeants du PDS (Parti du socialisme démocratique), restes des communistes du Parti du socialisme unifié est-allemand.

 

Mais en 1999, La Fontaine restait un partisan de la monnaie unique européenne. Aujourd'hui, en 2013, fidèle à son orientation social-démocrate, européiste conséquente, sa position a changé. Sa déclaration du 30 avril a créé un débat enflammé dans le parti qu'il a contribué à fonder

 

Pour Lafontaine, il faut sortir de l'Euro pour mener une politique « de gauche »... et sauver l'Europe !

 

Lafontaine rappelle que son enthousiasme initial pour l'Euro allait de pair avec l'idée d'une « coordination économique européenne » allant vers une « harmonisation salariale ». La Fontaine est aujourd'hui déçu que l' « Euro n'ait pas conduit à l'adoption d'un comportement rationnel ».

 

Il souligne, avec acuité, que le capital allemand a en réalité pratiqué une politique de modération salaire pour gagner des parts de marché et ruiner les économies des pays du Sud, qu'il tente d'achever avec sa politique d'austérité.

 

De la crise actuelle de la zone euro, Lafontaine en tire une conclusion radicale en apparence : en finir avec l'Euro, revenir à une monnaie commune dans un Système monétaire européen. En réalité, la position de l'ex-leader du SPD est conséquente.

 

Sur le plan économique car la fin de l'Euro est nécessaire à la mise en place d'une politique de relance social-démocrate. La Fontaine avance l'idée que seule une dévaluation compétitive – supposant la souveraineté monétaire – peut représenter une alternative à la dévaluation salariale.

 

Mais sur le plan politique aussi, la fin de l'Euro est nécessaire au maintien de l'Union européenne. La politique de Merkel et de la classe dominante allemande de la terre brûlée alimente les tensions au sein de l'UE, risquant de faire imploser le projet européen.

 

La politique de nivellement par le bas des salaires imposée par le capital allemand se sert de l'instrument Euro. Paradoxalement, il faut, pour La Fontaine, en finir avec l'Euro pour rétablir un équilibre au sein de l'UE, assurant la pérennité du projet européen.

 

Si la position de Lafontaine est pétrie d'illusions idéalistes passées (« adoption de comportements rationnels » sic), elle est toutefois la plus conséquente, dans son cadre réformiste et européiste.

 

Or, cette position tranche radicalement avec celle promue par le PGE à l'échelle européenne et ses figures Tsipras ou Mélenchon. Elle s'oppose nettement à la position de la direction officielle de Die Linke, et ses architectes liés au PGE, Lothar Bisky ou Gregor Gysi.

 

Une levée de boucliers à la direction de Die Linke : « Nous disons oui à l'Euro ! »

 

La position exprimée publiquement par Lafontaine n'a pas encore reçue de réponse frontale, le respect pour l'illustre aîné, l'aura de l'économiste social-démocrate a conduit les dirigeants à lui répondre de façon détournée, ce qu'ont néanmoins fait les deux co-présidents actuels de Linke.

 

Tout d'abord, Katja Kipping, ancienne dirigeante du PDS (ex-communiste) de l'ex-RDA a répondu par un article dans la presse du parti Neues Deutschland au titre évocateur : « Nous disons Oui à l'Euro ! ».

 

Le principale argument avancé par la dirigeante du parti est la collusion avec le nouveau parti anti-euro « Alternative pour l'Allemagne » (AfD). Kipping a rappelé la position de Gysi en 1998 : oui à l'Euro, mais il faut une harmonisation sociale et fiscale. Donc plus d'Europe !

 

Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA a répondu tout d'abord de façon laconique mais claire : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Les déclarations de soutien à la monnaie unique se sont multipliés dans la presse du parti. Le député européen Jurgen Klute a ainsi émis un vibrant article contre le retour du nationalisme, soulignant en ce sens la « réussite du projet européen » (sic), visant en réalité le retour à la monnaie nationale.

 

A la gauche du parti, la responsable de la plate-forme communiste Sarah Wagenknecht a, elle, rendu des déclarations peu claires. Aucun soutien explicite à la proposition de La Fontaine, puis une dénonciation du programme de l'AfD, enfin le refus de prendre position pour ou contre.

 

En vue de la réunion à Dresde en juin, pour adopter le programme du parti pour les élections de septembre, le groupe dirigeant de Die Linke a déjà tiré des conclusions sur l'UE et la monnaie unique :

 

« Même si l'Union monétaire européenne a été très mal construite, Die Linke ne veut pas la fin de l'Euro. Au contraire, l'Union monétaire doit être totalement réorganisée, afin que l'on défende la coopération pacifique en Europe plutôt que d'exacerber les divisions ».

 

Au moment où l'idée d'une sortie progressiste de l'Euro s'impose de plus en plus dans le débat européen, désormais mises en avant par des Partis communistes au Portugal ou à Chypre, par les JC d'Espagne, le débat parvient au cœur de l'Europe capitaliste.

 

Mais pour les dirigeants de Die Linke et du PGE, malgré le bon sens des meilleurs économistes réformistes, la question de l'Euro est politique : il s'agit de sauver le projet d'intégration capitaliste européenne, coûte que coûte.

Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 07:22
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