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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 13:27

cp-sudan.gifLes communistes soudanais soutiennent les manifestations populaires et construisent une « alternative démocratique » au régime autoritaire d'Omar el Bechir





Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Ce mercredi 4 juillet, les principaux partis politiques d'opposition, parmi lesquels le parti Umma et le Parti communiste, ont signé le document politique intitulé « Alternative démocratique ». Un accord conclu après vingt jour de manifestations de masses ininterrompues contre le régime d'El Bechir. Ces manifestations pacifiques, qui ont embrasé les principales villes et bourgs du pays, rencontrent les mesures répressives les plus impitoyables, les arrestations massives, la torture pour ceux qui sont détenus, le déni des soins médicaux, et les passages à tabac. Malgré tout, les manifestants continuent à défier la répression d’État et envahissent les rues. Hier, les étudiants de l'Université de Khartoum sont descendus dans la rue pour la énième fois.



Les journalistes, membres du Réseau des journalistes démocrates, ont manifesté par centaines devant le bâtiment des droits de l'Homme de l'ONU, exigeant la fin de la répression policière et le respect de la liberté d'expression ainsi que la libération des journalistes incarcérés. Il convient de mentionner que les forces de sécurité ont libéré deux journalistes Égyptiennes et les ont renvoyé dans leur pays.



Les avocats, par centaines, se sont rassemblés devant le Ministère de la Justice, exigeant le respect de la constitution, des procès justes pour les manifestants, des conditions meilleures et plus humaines pour les détenus, y compris le droit à consulter des docteurs ou des avocats de la défense, et enfin la libération de tous les prisonniers politiques.



Il est évident que les manifestations, qui ont commencé comme des expressions de colère face à la hausse des prix et aux mesures d'austérité, prennent progressivement une forme différente, avec de nouvelles forces rejoignant le mouvement de protestations et avec de nouvelles revendications politiques au premier plan. Le mot d'ordre exigeant le renversement du régime devient la revendication première du peuple.



En réponse à ces manifestations et aux luttes, qui ne cessent de monter, du peuple Soudanais, le document sur l' « Alternative démocratique » a été signé. Le document appelle à une période de transition, durant laquelle le pays serait régi par une Déclaration constitutionnelle spéciale, qui commence par la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et doit s'achever par l'organisation d'élections justes, libres et honnêtes.



Par ailleurs, le document lance un appel à la séparation de la religion et de l’État, le bannissement de l'exploitation de la question religieuse à des fins politiques et son instrumentalisation dans la lutte politique, afin d'assurer la stabilité et la paix sociale. Le document a défini la voie tactique privilégiée pour renverser le régime, celle des grèves, des manifestations pacifiques, des occupations, de la désobéissance civile, et de la révolution populaire.



Les différentes forces politiques se sont mises d'accord pour continuer la lutte jusqu'à la victoire finale, insistant sur le fait qu'il n'y a plus de place pour les négociations avec le régime.



Le principal défi désormais est de transformer le document en un manifeste populaire qui pourrait aider à rassembler toutes les forces d'opposition, afin de lancer l'assaut final contre le régime. Le Parti communiste soudanais, qui a signé le document, souhaite insister sur le fait que l'adhésion à ce document par ceux qui l'ont signé, et le soutien d'autres forces qui mènent une lutte acharnée au Darfour, au Sud-Kordufan, et sur le Nil Bleu, ainsi que la solidarité internationale, doivent ouvrir la voie à la fin du régime actuel, aux souffrances de notre peuple, et à l'instauration d'un Soudan démocratique.



Vive la solidarité internationale ! Victoire pour le peuple soudanais !

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:13

Flag-Pins-Algeria-MaliNon aux ingérences impérialistes au Mali!

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) transmis à http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les événements préoccupants qui secouent le Mali sont la conséquence de la sujétion de ce pays au néo-colonialisme français, de l'exploitation de ses maigres ressources par une bourgeoisie compradore et des castes corrompues à la botte de l'impérialisme français. Du fait de cette tutelle, le Mali est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Les puissances impérialistes tentent d'endiguer la montée des luttes démocratiques et patriotiques des masses populaires maliennes qui veulent en finir avec cette domination, de détruire les forces de progrès de ce pays et de la région.

 

Le Mali a acquis une importance stratégique en raison des rivalités qui opposent les grandes puissances impérialistes entre elles pour le contrôle du Sahel, l'accaparement des richesses de son sous-sol, dans le cadre de la lutte pour le partage et le repartage du monde entre rapaces désireux de régler les graves contradictions de la crise du système capitaliste international par l'accentuation de l'oppression des peuples et des travailleurs. Ces puissances s'acharnent à diviser les peuples, à les dresser les uns contre les autres pour pouvoir s'emparer de leurs richesses.

 

De plus, les manipulations, les manoeuvres et les intrigues incessantes de ces puissances s'inscrivent dans un plan d'achèvement de l'encerclement de l'Algérie par des régimes hostiles et complètement à leurs bottes, comme celui qu'elles ont imposé en Libye, d'orchestration de troubles à l'aide d'aventuriers manipulés auxquels elles font miroiter la promesse de les aider à constituer de pseudo Etats indépendants ou des Emirats islamiques. Le but des manoeuvres des puissances impérialistes sur les frontières sud de l'Algérie est aussi de renforcer leurs pressions afin d'amener le régime à céder les richesses du Sahara aux multinationales et de permettre à l'impérialisme américain et français d'y installer des bases militaires. L'enlèvement des diplomates algériens est dans ce contexte un acte de provocation calculé.

 

Les causes et les conséquences de la sécession de l'Azawed de même que les activités des groupes islamistes dans ses territoires du nord et le coup d'Etat militaire du 23 mars, ne peuvent être détachées de ce contexte.

 

Depuis des années ces puissances encouragent les actions armées et le banditisme de groupes qui s'abritent sous la bannière de  l'Islam. A travers ces encouragements, elles cherchent à créer des prétextes de toutes pièces pour justifier leurs interventions militaires. Ces manoeuvres exploitent les mécontentements des populations marginalisées par les régimes de la région, y compris celui de l'Algérie qui dispose de grandes ressources financières. Ces ressources auraient permis de supprimer le chômage dans les régions du sud du pays, améliorer radicalement les conditions de vie des citoyens de ces régions et prêter assistance aux pays voisins démunis dans le cadre d'une solidarité anti-impérialiste conséquente. Le pouvoir algérien ne fait rien et n'a aucune intention de faire quoi que ce soit de sérieux pour un développement économique et social harmonieux  de l'ensemble du pays et, dans ce cadre, des régions sahariennes. Sa politique demeure axée sur le désengagement de l'Etat de la sphère de la production, sur le refus de relancer une stratégie de développement. Elle a de ce fait, comme pour l'ensemble du pays, condamné à l'absence de perspectives d'avenir pour les jeunes du sud, même si les conditions de vie des populations de ces régions se sont relativement améliorées sur le plan de l'éducation, de la santé, du logement, des communications. C'est cette politique de classe réactionnaire qui crée un terrain fertile à l'action démagogique et provocatrice d'aventuriers manipulés ou rétribués par les puissances impérialistes.

 

Une fois de plus, le ministre des Affaires étrangères de la France se distingue par son esprit belliqueux, par ses immixtions ouvertement déclarées dans les questions internes des pays africains. Il affiche son mépris pour la souveraineté de ces pays vis-à-vis desquels il se comporte comme un super-préfet. Il pousse le cynisme jusqu'à crier au danger islamiste alors qu'il a aidé à l'intronisation en Libye de mercenaires camouflés sous le drapeau de l'Islam. De même il fait tout depuis des mois pour les installer à la tête de la Syrie par ses injonctions insolentes quotidiennes, par une propagande mensongère intense visant à les faire passer pour des démocrates pacifistes mais contraints malgré eux à opposer une résistance armée légitime à la dictature du régime. La menace "islamiste" au Sahel est subitement agitée et démesurément grossie par les médias contrôlés par la grande bourgeoisie pour appeler à l'intervention de toute urgence. Il est évident d'autre part que les appels de la France, de l'Union européenne, des USA, à respecter l'intégrité du territoire du Mali sont pure hypocrisie quand on voit que partout, de l'ex-Yougoslavie à la Libye en passant par l'Irak, le Soudan, la Somalie, sans compter leurs tentatives actuelles en Syrie, ils travaillent à morceler les petites nations pour les piller plus facilement. Ces appels servent seulement à faire accepter leur intervention militaire dans la région, directement ou par l'intermédiaire de supplétifs locaux.

 

L'impérialisme français a actionné sa "harka" de la Cédéao, une structure qu'il domine depuis sa création.  Le pantin que ses troupes militaires ont imposé à la tête de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, épaulé par ses caporaux zélés du Burkina Fasso, a placé le Mali sous tutelle pour le compte de ses maîtres français, après avoir entrepris de l'asphyxier sous un embargo criminel. Les militaires maliens ont obtempéré à l'ordre de rejoindre leurs casernes. La "harka" de la Cédéao agite la menace de son débarquement  au Mali pour y faire régner l'ordre néo-colonialiste. Comme au bon vieux temps, des Africains sont enrégimentés pour tuer d'autres Africains pour le plus grand bonheur des colonialistes qui veulent pouvoir continuer à piller en toute quiétude les richesses du continent.

 

Une fois de plus le conseil de sécurité de l'ONU, et en contradiction avec la Charte des Nations-Unies, s'arroge le droit de s'ingérer dans les affaires d'un Etat souverain en condamnant l'action des   militaires. Ce même conseil de sécurité n'avait rien trouvé à redire sur le coup d'Etat réactionnaire des militaires du Honduras, coup d'Etat commandité par les USA contre le président Zelaya. Il n'avait pas condamné la répression et les crimes de la junte. Quoi que l'on puisse penser de l'action, de la sincérité et des volte-face des militaires maliens, cette ingérence de l'ONU est inacceptable. Le conseil de sécurité confirme qu'il est devenu depuis la disparition de l'URSS un organe de repartage du monde entre puissances impérialistes, anciennes ou nouvelles. La banalisation des outrepassements des prérogatives du Conseil de sécurité ne peut être tolérée.

 

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne les ingérences des puissances impérialistes, de leurs fantoches africains et de l'ONU, au Mali.


Il exprime son soutien et sa solidarité aux progressistes et anti-impérialistes maliens face aux pressions de l'impérialisme et de ses valets internes. Il les appelle à éviter de tomber dans les pièges de la division tendus par les néocolonialistes et à développer la concertation entre eux pour faire échouer ensemble les plans mortels des puissances impérialistes

 

Il appelle tous les progressistes algériens à manifester leur sympathie avec la résistance anti-impérialiste malienne.

 

Il dénonce le silence des autorités du pays sur les ingérences impérialistes dans la région et leur incapacité, conséquence des intérêts de classe qu'ils défendent, de mettre en oeuvre une politique de développement du pays, des régions du sud, de solidarité effective avec les peuples africaines, une politique qui neutraliserait les complots et les intrigues impérialistes et renforcerait la résistance unie des peuples aux entreprises de recolonisation.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 07:15

sall wadePrésidentielles au Sénégal: quand le poulain libéral Macky Sall remplace son maître libéral Abdoulaye Wade, la classe dirigeante et l'impérialisme gardent la main


 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Il faut parfois « tout changer pour que rien ne change ». Parfois, il suffit de ne pas changer grand-chose. C'est le constat que l'on peut faire des élections présidentielles sénégalaises, qui ont vu le triomphe au second tour de Macky Sall avec 65% des voix sur le président sortant Abdoulaye Wade.

 

La classe dirigeante sénégalaise ne pouvait rêver meilleure fin que cette « révolution de palais » à neuf mois d'instabilité politique, de contestation et de manifestations populaires, qui ont fait craindre à l'impérialisme une évolution vers un scénario de type « printemps arabe » avec toutes ses incertitudes.

 

Une perspective électoraliste à gauche qui se referme sur le « libéral » Macky Sall

 

Depuis juin 2011, et l'annonce d'une réforme constitutionnelle par le président Wade qui permettait au candidat arrivé en tête de remporter l'élection dès le premier tour, le pays s'est embrasé, les manifestations se sont multipliées prenant comme mot d'ordre : « Wade, dégage ! »

 

La récupération politique a suivi, le « mouvement du 23 juin » n'a donné comme perspective que les élections de 2012. Chaque parti a joué sa carte, concevant le premier tour comme une sorte de « primaire » pour s'imposer comme leader de l'opposition institutionnelle.

 

Le PS est pleinement rentré dans ce cadre avec Ousmane Dieng qui a obtenu 11,3%. Le vieux leader socialiste Mustapha Niasse a rassemblé large à sa gauche sur le plus petit dénominateur commun : battre Wade et a récolté 13,2%.

 

Macky Sall était le candidat de l'opposition officielle, celle de la bourgeoisie sénégalaise et de l'impérialisme, excédés des frasques du « vieux lion » Wade, couvrant la corruption, le népotisme, la répression aveugle, générant colères et frustrations, remettant en cause l'ordre social nécessaire aux affaires.

 

Avec des moyens financiers conséquents et une certaine complaisance médiatique, il est devenu logiquement le candidat officiel de l'opposition officielle. Avec 26,58%, il a gagné cette « primaire » dans laquelle s'était enferrée les forces de gauche, et a su les utiliser comme des rabatteurs sur la base de l'opposition à Wade.

 

Le « poulain » Macky Sall et « Napoléon » Wade : un binôme fort au cœur de tous les mauvais coups de la dernière décennie

 

Faire passer l' « ancien poulain » libéral d'Abdoulaye Wade comme le leader de l'opposition populaire au pouvoir de plus en plus autoritaire du vieux dirigeant libéral, c'est un tour de force !

 

Car son parcours politique s'est fait dans l'ombre de celui qui l'appelait affectueusement « Napoléon ». Dirigeant régional du parti libéral, il devient la tête pensante de la campagne qui permet la première élection de Wade en 2000 et est récompensé par le poste de ministre de l’Énergie en 2001 puis celui de premier ministre en 2004.

 

Entre 2004 et 2007, il est le premier ministre qui se maintient le plus longtemps au pouvoir à l'ère Wade, emblématique en cela de sa gestion : politique d'austérité budgétaire et monétaire loué par le FMI, couplé à des grands travaux démesurés (aéroport Blaise Diagne, autoroute Dakar-Diamniadio).

 

Le comble, c'est que Macky Sall est parvenu à se faire passer dans la campagne comme l'opposant à cette politique d'austérité et de financement d'infrastructures gigantesques dont il a été lui-même un des principaux artisans.

 

C'est sous Macky Sall qu'a également été conclu en 2006 avec le FMI un accord sur base de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), héritière des « plans d'ajustement structurel » qui prévoit la mise en place de politiques d'austérité pour réduire la dette.

 

L'homme de l'ombre derrière Macky Sall : Jean-Pierre Pierre-Bloch, libéral madelinien, bras droit de Tiberi et sioniste invétéré

 

Macky Sall est un libéral pur jus, il l'assume. Il a su canaliser la colère populaire, en particulier dans la paysannerie, avec une campagne habile construite dans le monde rural. Récemment, il confiait qu'il comptait parmi ses modèles politiques : Nelson Mandela, Charles de Gaulle et … Mao Zedong : « Je suis un libéral, mais c'est pas incompatible. Car comme lui, je pense qu'il faut encercler les villes par les campagnes ».

 

Habile manœuvrier, homme d'appareil, maître dans l'art du double discours, il sait aussi compter sur un mentor des plus sulfureux qui a construit sa campagne médiatique. Un personnage bien connu de la scène politique française : Jean-Pierre Bloch recyclé depuis maître de la communication au Sénégal, d'abord au service de Wade puis de Macky Sall.

 

Jean-Pierre Bloch est de toutes les aventures douteuses de la droite française : droite madelienne au sein de l'UDF, bras droit de Jean Tibéri à la mairie de Paris, il participe également à la droitisation de la LICRA sur des positions sionistes qui le feront accuser la chaîne information de TF1, LCI d'être une chaîne hostile à Israël !

 

Accusé de recel d'abus de biens sociaux, impliqué dans l'affaire des emplois fictifs, il se vante lui-même de jamais avoir été condamné. Drôle de mentor dans la lutte anti-corruption au Sénégal.

 

Quelque soit l'entourage douteux de Macky Sall, et les liens qu'on peut tisser avec les milieux politiques et d'affaire français et occidentaux, il ne fait aucun doute que le nouveau président du Sénégal est un homme du système, le « poulain libéral » qui remplace son « maître libéral ».

 

Après Alhassane Ouattara en Côte d'Ivoire, le CNT en Libye, désormais Macky Sall au Sénégal, l'impérialisme ocidental place ses pions en Afrique. Seul un mouvement populaire fort, en dehors d'une simple perspective électoraliste peut induire un véritable changement. Au Sénégal comme ailleurs.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:38

LibyeTortureDans la Libye d'après Kaddafi l'usage de la torture est devenue une pratique banale, dénoncent plusieurs ONG occidentales


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La torture et l'assassinat de prisonniers est une pratique banale dans la Libye d'après Kaddafi et les nouvelles autorités ont ignoré toutes les condamnations exprimées durant ces derniers mois, ont révélé Amnesty International et l'organisation Médecin sans frontières (MSF).

Selon ce que dénonce Amnesty dans son communiqué, publié la semaine dernière, la torture et l'assassinat de prisonniers libyens et émigrés originaires d'Afrique subsaharienne – suspectés d'être des partisans de l'ancien régime – est une chose habituelle dans les centres de détention dont s'occupent les milices, en particulier ceux situés dans la capitale, Tripoli, et à Misrata. La barbarie est tolérée par les responsables du Conseil national de Transition (CNT).

« Plusieurs personnes suspectés d'être partisanes de Kaddafi furent torturées jusqu'à la mort », mais, en dépit de cela « nous n'avons aucun cas où tant les proches des familles que les survivants ont eu accès à la justice ou à une quelconque réparation », a déclaré Amnesty.

L'organisation appuie sa conclusion sur des enquêtes et des témoignages recueillis auprès des proches des victimes et de prisonniers, certains d'entre eux ayant été torturés quelques jours auparavant, dénonce-t-elle.

La « statue » et d'autres types de positions douloureuses, des coups portés avec des objets contondants ou des décharges électriques sont quelques-unes des tortures qu'Amnesty a confirmé comme des pratiques communes.

Les blessures observées sur les cadavres et sur les prisonniers auscultés en sont la preuve, soutient Amnesty. « Nombre parmi ceux dont nous parlons ont admis avoir avoué des crimes qu'ils n'ont pas commis pour échapper aux mauvais traitements, et ont confirmé ne jamais avoir parlé à aucun avocat. »

Amnesty a également déclaré qu'à Misrata, on pratique la torture au QG des milices et que cela fut corroboré par les miliciens eux-mêmes le 23 janvier dernier.

S'ajoutent à cela les témoignages des proches. Amnesty donne l'exemple d'un ancien policier transporté dans un lieu inconnu pendant trois semaines. Passée cette période, il lui fut permis de parler avec son épouse au téléphone, mais quelques jours après la conversation, son cadavre fut livré à l'Hôpital de Tripoli, présentant diverses contusions et des plaies ouvertes sur la plante des pieds, causées par des coups répétés.

A ce cas précis, Amnesty ajoute celui d'un ancien colonel de l'armée, Ezzeddine al Ghool, dont le cadavre fut rendu à la famille dans des conditions similaires.

Cela fait depuis mai 2011 qu'Amnesty dénonce les cas d'abus et de tortures des autorités centrales et locales, mais, jusqu'à présent, « ceux qui détiennent le pouvoir n'ont rien fait pour mettre fin à cette situation et punir les responsables. Les dites commissions judiciaires continuent de réaliser des interrogatoires en toute impunité. »

Une situation inacceptable

Dans la même idée, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a accusé les autorités miliciennes de Misrata d'abuser de ses services ou, dans d'autres cas, de priver certains détenus du traitement médical nécessaire.

« Ils nous emmenaient des patients au milieu des interrogatoires. Après avoir récupéré, ils nous les reprenaient puis continuaient les tortures », a révélé MSF, qui affirme également avoir entamé plusieurs démarches pour dénoncer les faits.

« C'était inacceptable. Notre mission était d'aider les blessés de guerre et les personnes souffrantes, non de traiter des détenus entre deux sessions de torture », a conclu cette structure, qui a suspendu ses activités à Misrata, où, depuis Août, « la torture s'est peu à peu généralisée ».

MSF révèle avoir traité un total de 115 personnes dont les blessures avaient été provoquées par les tortures infligées par les miliciens. Certains des détenus en sont même morts. Les autorités en ont été informées, mais elles ont toujours ignoré les rapports allant dans ce sens.

Plusieurs prisonniers qui avaient déjà été secourus par MSF sont revenus avec de nouvelles blessures causées par la torture, a également déclaré l'organisation. La goutte d'eau aura été le 3 janvier dernier, lorsque neuf patients, sur un total de 14 personnes transportés par les autorités présentaient des traces incontestables de torture. Un seul d'entre eux a pu être transféré dans un hôpial afin de recevoir le traitement adéquat.

Le 9 janvier, MSF déclare s'être adressé au Conseil militaire, au Comité de Sécurité, au Conseil civil de Misrata et au Service de sécurité de l'Armée nationale exigeant la fin de ces pratiques, mais, comme seule réponse, ils n'ont reçu qu'un nouveau groupe de quatre prisonniers qui avaient été torturés.

Source : Avante, quotidien du PC Portugais

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:03

P1020118Le Parti de l'indépendance et du travail (PIT) du Sénégal appelle au rassemblement populaire le plus large pour barrer la route à Abdoulaye Wade

Déclaration du Parti de l'indépendance et du travail (PIT) sénégalais

Communiqué repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Depuis la raclée historique qui lui a été infligée le 23 Juin, Abdoulaye Wade s’est attelé, chaque jour,  à poser des actes de guerre contre son peuple.

Ainsi, si ce n’est  en exerçant une répression aveugle,  souvent suivie de blessures graves, et même parfois de morts,  à l’endroit de manifestants, protestant, de façon pacifique, contre sa politique, ce sont des  nervis qu’il envoie  auprès de membres des forces vives de la Nation pour les provoquer, ou carrément les agresser. Tout  cela étant couvert par l’impunité criarde dont bénéficient  commanditaires et  auteurs de ces agressions !

Cependant, c’est  certainement au Conseil des Ministres du 19 Janvier 2012, que le Chef de l’Etat a révélé, à la face du monde, que c’est lui même  l’ordonnateur suprême de ces actes, à la limite du terrorisme, dans le but d’intimider les populations, c’est-à-dire pour étouffer dans l’œuf toute velléité de résistance populaire d’envergure contre son projet de confiscation du pouvoir.

En effet, après ce Conseil des Ministres, nul ne peut plus douter du bien fondé des déclarations de  Bennoo et du M23,  qui ont  toujours attiré l’attention sur la nature des actes bellicistes que pose le Chef de l’Etat, actes qui montrent bien qu’il  ne prépare nullement la tenue de l’élection présidentielle en Février 2012, mais qu’il  s’attèle, au contraire, méticuleusement, à instaurer une situation d’affrontement majeur avec le peuple, lui permettant de prendre des mesures d’exception, aux fins de pérenniser son règne et d’imposer son fils au pouvoir.

Précisément parce que depuis le 23 Juin, il est convaincu que le peuple l’a rejeté, et qu’il n’a plus de Parti politique en mesure d’inverser cette tendance. D’ailleurs, c’est à son corps défendant qu’il a été obligé de suspendre tous les comités électoraux mis en place  par sa coalition, à cause des contradictions qui les minent et paralysent toutes ses initiatives politiques de reconquérir le cœur de Sénégalais.

Aussi est-ce bien ce sentiment d’impuissance politique  qui nourrit sa détermination à user de la violence d’Etat  pour  se maintenir au pouvoir.

A cet égard, le Secrétariat du P.I.T se félicite de l’engagement unanime des Partis politiques, des organisations et des personnalités de la société civile, ayant tous décidé de travailler, dans une parfaite unité, à la mise en œuvre de la plate forme du M23, contre la candidature inconstitutionnelle d’Abdoulaye Wade et pour l’organisation d’élections fiables.

Le P.I.T proclame, solennellement, dans ces circonstances cruciales et dramatiques pour notre peuple et pour la paix civile,  qu’il n’épargnera aucun effort pour contrer cette  forfaiture de Wade et de ses affidés. Il  en appelle à ses militants et sympathisants,  à tous les  patriotes, y compris ceux qui se trouvent dans la mouvance présidentielle,  pour participer activement, au sein du M23, à une levée de masse, en mesure de stopper l’infamie en cours.

D’autant que les Partenaires techniques et financiers du Sénégal,  les démocrates d’Afrique et du monde entier ont usé, en vain, de tous les moyens diplomatiques et politiques pour que le Chef de l’Etat reprenne ses esprits et renonce à imposer à notre peuple un affrontement majeur, aux conséquences incalculables pour la sous région.

Abdoulaye Wade est de même resté sourd  aux appels pressants des chefs religieux de toutes confessions et confréries, en vue de la préservation de la paix…

Face à  cette situation, il ne reste donc aux forces vives de la Nation qu’à se rassembler le plus largement possible pour lui barrer la route.

Tous, ensemble, nous vaincrons !

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