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    Le site Solidarité Internationale PCF publie des traductions de déclaration, des communiqués, des articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international et la politique étrangère de la France. La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" (site http://vivelepcf.fr/) qui refuse la dérive réformiste du PCF suivant le PGE. Notre site s'efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationale portée historiquement par le PCF.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 10:59

europe_colrat_1.gifLe groupe GUE-NGL au Parlement européen : une auberge espagnole de plus en plus européiste !



Article pour vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le groupe au Parlement européen de la « Gauche unitaire européenne – gauche verte nordique » est en train de se recomposer après les dernières élections.



Créé en 1994, élargi en 1995 à des opposants à l’adhésion des pays nordiques à l’UE, la GUE-NGL a été conçue comme un groupe technique réunissant des partis de gauche hostiles à l’intégration européenne, mutualisant les moyens octroyés par le Parlement, respectant l’autonomie de chaque parti national membre.



Progressivement, le Parti de la gauche européenne, le PGE, a pris la mainmise sur l’organisation et l’expression du groupe. Le PGE et ses principaux animateurs, les Allemands de Die Linke notamment, ont imprimé leur ligne « euro-constructive ».



Aujourd’hui les portes du groupe n’ont jamais été aussi ouvertes. On dirait l’Auberge espagnole du film du même nom…



Les communistes grecs, le KKE, ont jugé impossible que leurs députés restent membres de la GUE-NGL du fait de la rupture avec sa conception technique d’origine et de l’orientation de collaboration avec l’UE du PGE.



A l’inverse, plusieurs nouveaux députés de plusieurs nouveaux partis vont intégrer le groupe. Des partis participant à des ensembles socio-démocrates, comme le SEL italien. Des partis champignons comme les « indignés espagnols » de PODEMOS, guidés par le présentateur de la TV Pablo Iglesias. Des partis nationalistes/régionalistes/fédéralistes comme l’alliance basque « Bildu » qui siégeait auparavant avec Cohn-Bendit. Aussi des députés et des partis plus insolites comme un indépendant irlandais préconisant l’usage du cannabis, ou les défenseurs des animaux néerlandais et allemands qui comptent chacun un député, autant que le PCF maintenant…



Le parti néerlandais de défense des animaux avait d’abord cherché à adhérer au groupe animé par les conservateurs britanniques mais a refusé la discipline de vote qu’il impose.



Le parti allemand de défense des animaux se distingue par l’amalgame qu’il établit entre le sort des animaux aujourd’hui et celui des déportés dans les camps de concentrations nazis. « Pour les animaux, c’est tous les jours Dachau » a affiché son nouveau député européen. Dachau pour les détenus, pas pour les bergers allemands que chouchoutaient les SS, bien sûr.



Sans doute pour les dirigeants du PGE, le seul fait que ces députés soient « pro-européens » les rend acceptables dans la GUE-NGL.



A la suite des communistes grecs, ne serait-il pas temps pour le PCF et son rescapé du Front de gauche de sortir de cet ensemble ?  



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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:13

Tsipras-Juncker.jpgTsipras prêt à se rallier à la candidature à la Commission européenne du politicien de droite Jean-Claude Juncker !



Article pour http://vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait du leader grec de Syriza, Alexis Tsipras son héraut pour les élections européennes. Il a porté sa candidature à la présidence de la Commission européenne.



Communistes français, nous faisons partie de ceux qui ont dénoncé ce choix qui légitime l’institution la plus antidémocratique de l’Union européenne et qui valide la logique d’intégration dans l’UE du capital. Nous avons donné tous les éléments sur les orientations réelles de Tsipras et de Syriza, parti qui sert à recycler la social-démocratie grecque, dont les références sont, entre autres, Roosevelt et le Plan Marshall…



Tsipras a joué un temps une partition de « gauche radicale ». Il est encore présenté comme « radical » par une partie de la presse de droite. Il l’a été en France avec insistance, pendant la campagne électorale, par le Front de gauche, par Mélenchon, par Pierre Laurent. Mais derrière le gauchiste, le social-démocrate s’est déjà largement réveillé en donnant des gages à Obama par exemple, ou en faisant de la défense de l’euro en Grèce sa priorité.



Mais Tsipras est largement passé à l’étape suivante : celle du leader d’un parti d’alternance, aspirant à la gestion loyale des affaires du capital en Grèce.



Voilà donc que Tsipras, dans une déclaration du 3 juin, appelle les députés européens à soutenir la candidature à la présidence de la Commission européenne du politicien luxembourgeois de droite, Jean-Claude Juncker. Il pousse sa logique d’adhésion à l’intégration européenne jusqu’au bout. Il justifie sa défense de Juncker au nom du respect du vote européen et des prérogatives nouvelles du Parlement européen, qu’il invite à parler d’une seule voix.



Extraits du communiqué de Tsipras: « «Pendant la campagne, j’étais candidat pour la gauche européenne. Je me tenais vigoureusement en désaccord avec les orientations politiques du Parti populaire européen et de son candidat, M. Jean-Claude Juncker. Ces désaccords persistent. » «Néanmoins, le Parti populaire européen a remporté l’élection. Par conséquent, il revient à M. Jean-Claude Juncker d’être le premier à tenter de rassembler la majorité requise, en négociant avec les autres groupes politiques ». « C’est une obligation morale du Conseil européen de porter la candidature qui est arrivée en tête aux élections ».



La plupart des partis du PGE, confrontés à d’autres situations nationales, sont pris à contrepied. La présidente sortante du groupe GUE-NGL, l’Allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, se range derrière la position de Tsipras. Mais la direction de Die Linke ne la suit pas et annonce, comme Mélenchon, qu’elle n’appelle pas à voter pour Juncker mais … pour Tsipras lui-même !

 

C’est le crétinisme parlementaire à la puissance européenne !



La stratégie du Front de gauche a réduit la représentation du PCF à un seul député européen (nous en avions 20 entre 1979 et 1984).



Notre parti ne peut pas continuer à suivre les Mélenchon ou les Tsipras dans la course, même par étape, à la validation de l’intégration dans l’UE. Il ne peut pas continuer à renier les positions historiques de notre parti, de combat contre l’Europe supranationale du capital, sur une base de classe, donnant au rejet de classe de l’Union européenne par les travailleurs une perspective de rupture progressiste.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 11:12

140607_KKE_parlement_UE-214x300.jpgParlement européen : le KKE a décidé que ses députés ne siégeront plus au sein du groupe GUE-NGL



Article EDT pour vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste grec (KKE) a fait savoir que ses deux députés européens réélus ne siégeraient plus au sein du groupe « Gauche unitaire européenne – gauche verte nordique ».



Ils continueront à faire entendre leur position en tant que députés indépendants non-inscrits. Mais il n’était plus tenable de servir de caution communiste à un groupe parlementaire dévié de sa conception d’origine et entraîné par le PGE vers toujours plus de soutien à l’intégration dans l’UE du capital.



Le groupe GUE-NGL a été créé en 1994.



Entre les élections européennes de 1989 et de 1994, le passage du Parti communiste italien à la social-démocratie, l’affaiblissement d’autres partis communistes n’a plus permis de maintenir un groupe communiste au Parlement européen, sur la base d’une identité historique commune.



Le groupe GUE-NGL a été alors conçu comme un groupe technique, respectant l’autonomie de chacune de ses composantes nationales. Le point commun était une contestation radicale de l’Union européenne, partagée, notamment après l’élargissement de 1995, par les forces progressistes nordiques qui se sont battues contre l’adhésion de leur pays à l’UE.



Depuis plusieurs années, cet esprit de respect de chaque parti est battu en brèche par la volonté des membres du Parti de la gauche européenne, PGE, d’instrumentaliser le groupe GUE-NGL pour en faire le porte-parole de leur ligne de collaboration aux institutions européennes.



Un pas supplémentaire vient d’être franchi. La présidente sortante du groupe, la députée allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, suivant le leader grec de Syriza, Alexis Tsipras, entend entraîner le groupe dans un soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.



Tsipras s’était présenté à ce poste avant les dernières élections européennes. Sa candidature a été portée notamment par le Front de gauche en France. En elle-même, elle représentait une légitimation inacceptable du cadre antidémocratique européen et de la dictature illégitime de la Commission.



Aujourd’hui, Tsipras et le PGE vont encore plus loin dans la collaboration avec l’UE du capital.



Tsipras estime qu’il faut soutenir la candidature de Juncker, politicien ultra-libéral luxembourgeois, parce que la droite aurait gagné globalement les élections européennes et qu’il faudrait défendre  la place du Parlement européen dans les institutions.



C’est du « crétinisme parlementaire », suivant l’expression célèbre de Lénine, mais à la puissance européenne.



 Le PGE pousse aussi le groupe GUE-NGL à reproduire au niveau européen les alliances avec les verts et les socialistes européens…



Communistes français, nous ne pouvons qu’approuver la décision conséquente de nos camarades grecs, qui continuent de militer pour le développement d’échanges et de coopérations, dans la lutte, entre partis communistes au plan international.



Nous faisons partie de ceux qui dénoncent les positions de collaboration de Tsipras.



Maintenant qu’il soutient une candidature de droite à la présidence de la Commission européenne, nous ne voyons plus du tout comment la direction du PCF, après l’échec terrible du Front de gauche aux dernières élections en France, pourraient continuer à vendre cette orientation sans débat ouvert et honnête.



Que Mme Marie-Christine Vergiat, Maastrichienne et socialiste, que la direction du PCF a fait réélire à Strasbourg, à la place d’un ou d’une communiste, s’y reconnaisse n’est qu’une confirmation de plus de cette ligne totalement erronée.



Les camarades grecs du KKE mènent un combat courageux, à la tête d’un parti de classe et de masse, dans le « laboratoire » des politiques antisociales de l’UE qu’est la Grèce. Nous devons écouter leurs analyses.



Le seul député PCF restant au Parlement européen ne doit pas s’aligner sur le PGE, Tsipras et Juncker.



Le véritable débat sur l’organisation de la résistance et de la rupture à l’UE supranationale du capital doit se rouvrir enfin dans le PCF, le Parti qui, historiquement en France, l’a toujours portée.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 05:24

20140429PHT45558_original.jpgPrès de deux-tiers des citoyens européens déclarent ne pas être intéressés par les élections européennes du 25 mai



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



Voilà un sondage qui ne fera pas la une de nos médias qui tentent désespérément de susciter un intérêt pour le prochain scrutin européen du 25 mai : une large majorité des citoyens européens ne trouvent guère d'intérêt dans ces élections, simulacre de démocratie.



Les panneaux publicitaires fleurissent dans la rue, les transports, nos écrans pour tenter de nous impliquer : « Il va décider qui gouvernera l'Europe, et vous ? ». Qui y croit aujourd'hui, près de dix ans après le désaveu imposé aux « Non » hollandais, français et irlandais ?



Les peuples européens ne sont pas dupes : 62 % pas intéressés par le scrutin



Dans une Union européenne de plus en plus anti-démocratique, où le pouvoir est concentré entre les mains de la BCE et de la Commission – avec leur instrument privilégié l'Euro – au service des banques et des industriels, le Parlement européen sert d'alibi démocratique.



Mais qui peut croire que l'élection des députés européens peut permettre aux peuples européens de décider qui gouvernera de l'Europe ?



Les peuples ne sont pas dupes. Le sondage IPSOS, conduit entre le 1 er et le 25 avril, dans 12 pays de l'Union européenne révèle cette indifférence, qui est aussi une défiance envers cette Europe-là.



Selon ces chiffres, 62 % des citoyens de ces pays participant à l'enquête ne sont pas intéressés par ces élections – dans des pays tels que la Belgique, la Croatie, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, les Pays-bas, la Pologne, l'Espagne et la Suède.



Dans aucun pays, une majorité de citoyens n'est sûre de se déplacer



Dans aucun pays les élections européennes ne suscitent un intérêt dans la majorité de la population.



Ce scrutin éveille un intérêt chez 48 % des Polonais, 47 % des Français et 46 % des Italiens, descendant ensuite sous la barre des 40 % : en Hongrie (40 %), Grande-Bretagne (39 %), Irlande (38 %), Belgique et Allemagne (37 %), Espagne et Croatie (33%), Suède (32%), Pays-bas (20 %).



Cet intérêt faible se manifeste dans le fait que seules 35 % des personnes interrogées sont certaines d'aller voter le 25 mai prochain, tandis que si 30 % pensent pouvoir aller voter, 35 % affirment qu'ils ne se déplaceront pas dans deux semaines.



Hormis en Belgique – où le vote est obligatoire – dans aucun pays une majorité de citoyens n'est certaine de se déplacer pour cette échéance électorale. Les scores les plus élevés d'intention de vote se trouvent en France (44%), Pays-Bas (41%), Italie (39 %), les plus faibles en Espagne (30%), Irlande (30%), Grande-Bretagne (27%) et la Pologne (20%).



Marine Le Pen, la plus populaire des candidats à la Commission européenne … très loin devant Alexis Tsipras



Si c'est une anecdote, elle est révélatrice d'un certain état d'esprit dans l'Europe de 2014. Les enquêteurs ont demandé aux citoyens de ces 12 pays si ils connaissaient les différents candidats à la Commission européenne.



Parmi les candidats les plus célèbres au sein de l'UE : Marine Le Pen, candidate de l'extrême-droite européenne, arrive en tête. 53 % des citoyens des 12 pays européens la connaissent.



Elle arrive très loin devant le candidat socialiste européen, l'allemand Martin Schulz (40 %) et le candidat de la droite européenne, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker (39%), au coude-à-coude avec José Bové, le candidat des verts européens (39%).



Enfin, le moins connu des candidats se trouve être le grec Alexis Tsipras (31%) présenté par le Parti de la gauche européenne (PGE).



Ce sondage n'apprend dans le fond rien de neuf à ceux qui ne suivent pas l' « europtimisme » béat de nos commentateurs médiatiques, du consensus politique dominant, jusqu'à certains dirigeants de partis de gauche dite radicale membres du PGE.



 

Même si pour la frange la plus consciente des travailleurs, il s'agira de trouver si possible le vote de dénonciation, sur des positions de gauche, de l'UE du capital, les peuples n'ont rien à attendre du scrutin du 25 mai, et ce sondage montre qu'ils n'en attendent rien.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 12:39

redwedgermtDéclaration de 6 syndicats cheminots européens sur des positions de classe : « Contre le 4 ème paquet ferroviaire, pour le monopole public! »

 

 

Déclaration des syndicats des travailleurs du transport affiliés et amis de la FSM, réunis à Londres le 25 avril 2014 à l’initiative du RMT, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Etaient présents et sont signataires des représentants des pays suivants : Grèce (PAME), Portugal (CGTP), France (CGT-Versailles), Grande-Bretagne (RMT), Chypre, Italie (USB).

 

 

Cheminots de tous pays, refusez le 4° paquet ferroviaire et les politiques de privatisation, mobilisez-vous pour défendre vos droits sociaux et le monopole public ferroviaire !

 

La commission européenne a adopté le 30 janvier 2013 le « 4ème paquet ferroviaire », et le processus pour son vote par le « parlement » de l’UE est lancé.

 

Ce paquet de mesures voulues par les monopoles vise à généraliser partout en Europe la privatisation du secteur ferroviaire engagée depuis le début des années 90.

 

Pour s’attaquer aux conquêtes historiques de la classe ouvrière, les capitalistes de chacun des pays de l’Union se sert des directives de l’UE comme un prétexte et un moyen de frapper et de briser la résistance des cheminots de leurs pays respectifs.

 

Différentes « réformes » du secteur ferroviaire ont ainsi été mises en application depuis plusieurs années, avec comme prétexte le respect des précédents « paquets », avec une seule et même logique dans tous les pays : la création de monopoles PRIVES, en lieu et place des monopoles PUBLICS historiques, et la casse des statuts et des conditions de travail des cheminots.

 

Selon le même schémas que lors des attaques contre les travailleurs de l’énergie, des postes ou des télécommunications, les cheminots des opérateurs publics historiques sont divisés, éclatés et réorganisés en plusieurs entités, de plus en plus indépendantes en vue de leur privatisation future.

 

De même, les conditions de travail, de formation, de rémunération des cheminots sont lourdement attaquées dans le but de maximiser les profits, la sécurité des voyageurs est aussi menacée et les prix des billets sont en augmentation constante à une vitesse largement supérieure à l'inflation. De ce point de vue, les cheminots subissent les mêmes attaques que l'ensemble de la classe ouvrière.

 

Ce 4ème paquet ferroviaire prévoit dans ses mesures phares :

 

·         L'obligation de séparation intégrale de la gestion de l'infrastructure ferroviaire (aiguillage, maintenance du réseau, etc.) d’un côté, et de l'exploitation des trains (commercialisation des billets, conduite et accompagnement des trains, maintenance du matériel roulant etc.). Le but affirmé étant de faciliter l'entrée de nouveaux opérateurs sur le réseau déjà existant.

 

·         L'ouverture généralisée à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, avec appels d'offres obligatoires pour chaque « délégation de service public », ce qui conduit à la privatisation progressive de l’ensemble des réseaux.

 

Car c’est bien la privatisation, par la création de grands groupe monopolistique privés qui est le but de ces prétendues « ouvertures à la concurrence », car les premiers à organiser l'arrivée de cette « concurrence »… se recrutent avant tout dans les directions des monopoles ferroviaires publics historiques. A l'image du groupe SNCF (France) ou le groupe Deutsche Bahn (Allemagne). Ces groupes ont mis sur pied des milliers de filiales de droit privé, tant dans le transport ferroviaire que routier, pour organiser eux même la « concurrence».

 

Pour nos syndicats, amis ou affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale,

les réformes ferroviaires qui s’appuient sur ce projet

de nouvelle directive à l’échelle européenne sont inacceptables !

 

Nous ne connaissons que trop bien les conséquences de ces politiques :

 

·         En Angleterre, elles ont aboutie à une dégradation catastrophique de la sécurité du réseau, car les opérateurs qui remportent les appels d’offre sont ceux qui proposent le service le moins cher, donc qui font des économies sur la sécurité. Mais cela a aussi conduit à de nombreuses fermetures de lignes « non-rentables » et à la hausse vertigineuse des prix des billets de train, car seule la recherche du profit maximum intéresse les compagnies. Les conditions de travail, de retraite, de rémunération, la précarisation de l'emploi cheminot ont été le lot commun des travailleurs du rail britanniques. Alors même que les champions de la privatisation vantaient les « économies » … les subventions publiques attribuées aux opérateurs privés sont largement supérieures à celles perçues par British Rail avant sa disparition en 1994.

 

·         En Grèce, près de 40% des postes de la compagnie nationale ont été supprimés, avec des reclassements comme brancardiers dans les hôpitaux ou agents de nettoyage dans les écoles et administrations, sans parler de la diminution drastique des salaires et des pensions. Et on a appris en 2013, que le groupe SNCF (France) est sur les rangs de « l’appel d’offre » pour racheter des parties du réseau grec !

 

·         En France, l'expérience de « l'ouverture à la concurrence » dans le transport ferroviaire de marchandises depuis 2006 à confirmé notre analyse. Alors même que le fret SNCF transportait 55 GTK en 2000, le volume global transporté par tous les opérateurs confondus n'est que de 34 GTK. Les tarifs ont augmenté, des triages entiers ont été fermés avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. La « concurrence » est brandie pour justifier les attaques permanentes contre la réglementation du travail des cheminots. Les cheminots sont déjà divisés dans plusieurs « branches » et « activités » prêtes à être privatisées, avec souvent une interdiction absurde de coopérer ensemble. Partout, la priorité est aux économies, y compris sur la maintenance des voies, la formation et le nombre de personnel. Pour les voyageurs, les prix continuent à augmenter chaque année. La réforme ferroviaire en préparation (ouverture des débats au parlement le 16 juin 2014) vise à aggraver cet état de fait en abrogeant la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, pour l'aligner sur ce qui se pratique chez les opérateurs privés, et en réorganisant les cheminots, qui seront divisés dans 3 entreprises distinctes, afin de faciliter la privatisation du réseau.

 

Les syndicats des travailleurs du transport, affiliés et amis de la FSM,

soutiennent la mobilisation nationale des cheminots français,

à partir du 22 mai prochain, contre ce projet de réforme ferroviaire !

 

Pour nos syndicats, amis et membres de la Fédération Syndicale Mondiale, le constat est simple, le patronat de chacun des pays de l’Union, coalisé par le biais des institutions de l'Union Européenne, applique les mêmes recettes partout en Europe.

 

Pour la Fédération Syndicale Mondiale, ces deux dernières décennies n'ont fait qu’illustrer le fait que, sans un monopole public ferroviaire du transport de marchandises et de voyageurs, débarrassé du parasitisme de la recherche capitaliste du profit, il n’est pas possible d’assurer la satisfaction des besoins populaires en matière de transport ferroviaire.

 

C'est le sens de notre revendication affirmant l'exclusion des intérêts privés, la fin de la mise en concurrence dans le chemin de fer partout. La « réforme » dont nous avons besoin, c'est la réunification de tous les cheminots dans chacun des pays au seind’un monopole public, tourné exclusivement vers la satisfaction des besoins populaires, et placé sous le contrôle de ses travailleurs et de ses utilisateurs. Avec les embauches en nombre suffisant etune réglementation du travail de haut niveau, pour assurer un service de qualité et garantir la sécurité des circulations.

 

Pour nos syndicats, membres et amis de la Fédération Syndicale Mondiale, il est grand temps de rompre avec la fuite en avant du « lobbying » en direction des institutions de l’Union Européenne, comme le prône la CES, il est l’heure de remettre à l'ordre du jour dans tous nos pays respectifs, la lutte de classe et de masse par la grève dans les chemins de fer contre les politiques de privatisation et de casse de nos droits sociaux.

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